Le 5 novembre 2025, le jury des Prix et Bourses de la Fondation Napoléon a dévoilé les lauréats de l’édition 2025, distinguant à la fois des ouvrages d’histoire et des travaux de recherche en cours. Deux prix récompensent cette année des auteurs dont les travaux portent sur des aspects marquants de l’époque napoléonienne.
Le 24/11/2025 à 13:16 par Hocine Bouhadjera
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Le Grand Prix de la Fondation Napoléon 2025 revient à Louis Bonaparte. Roi rebelle et mélancolique de François de Coustin (Éditions Perrin).
L’ouvrage de François de Coustin réhabilite Louis Bonaparte, longtemps « broyé par la légende napoléonienne » et réduit à un « pygmée » face au « colosse » qu’aurait été Napoléon. Frédéric Masson en avait forgé une image « impitoyable », celle d’un homme « presque dément », ce que le livre remet en cause. L’auteur redonne sa complexité à ce « personnage tragique, rongé par la maladie », pris entre « loyauté fraternelle et conscience morale », partage la Fondation.
Journaliste, puis responsable pendant vingt ans de la communication d’une grande institution de la République, François de Coustin est également l’auteur de deux biographies saluées, parues chez Perrin : Louis XIX, duc d’Angoulême (2017) et Élie Decazes, le dernier favori (2020).
À LIRE - Louis Bonaparte, roi malgré lui
Le Prix du Jury de la Fondation Napoléon 2025 distingue Les blessés de Napoléon, de Nebiha Guiga (Éditions Passés/Composés).
Les lauréats des Prix 2024 de la Fondation Napoléon sont Florence de Baudus, distinguée par le Grand Prix pour Servir l’Empereur ou trahir la France ? (Éditions Passés/Composés), et Éric Ledru, qui a reçu le Prix du Jury pour l’ensemble de son œuvre.
En parallèle, la Fondation Napoléon attribue plusieurs bourses destinées à soutenir des doctorants dont les recherches portent sur la période révolutionnaire et napoléonienne.
Les bénéficiaires sont :
Cyprien Cheminat, pour La caricature sous Napoléon Ier (1799-1815) : une histoire sociale, économique et politique de la satire en période de censure, thèse sous la direction de Philippe Bourdin (Université Clermont Auvergne).
Vincent Guillaume, pour La Révolution des machines. Puissance publique et collections nationales d’instruments de physique (v.1780 – v.1810), thèse sous la direction de Jean-Luc Chappey (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne).
Pauline La Burthe, pour Formes, représentations et significations des femmes armées sur la scène pendant la Révolution et sous l’Empire, thèse sous la direction de Renaud Bret-Vitoz et Raphaëlle Legrand (Sorbonne Université).
Bourse « Minou Amir-Aslani » 2025 : Loïc Pingot, pour L’impérialisme français en Italie sous la Deuxième République et le Second Empire (1848-1870), thèse sous la direction d’Éric Anceau (Université de Lorraine) et de Silvano Montaldo (Université de Turin).
Diane Bouteiller, pour La pratique de la vènerie dans la fabrique de l’architecture et du paysage en France au XIXe siècle, thèse sous la direction de Jean-Philippe Garric (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne).
• Maréva Briaud, pour Architecture, artisanat et commerce. La fabrique des façades céramiques polychromes à Paris (1827-1914), thèse menée sous la direction de Valérie Nègre (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne).
• Meryl Lavenant, pour La mer Noire et les Russes : appropriations et usages, de la paix de Küçük-Kaynarca (1774) aux lendemains de la guerre de Crimée (1860), sous la direction de Marie-Pierre Rey (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne).
Découvrir les résumés de ces sujets de thèse. La Fondation rappelle que les modalités pour déposer une candidature en vue d’obtenir une bourse d’études 2026 sont disponibles en ligne.
Retrouver la liste des prix littéraires français et francophones
Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com
Paru le 22/05/2025
624 pages
Librairie Académique Perrin
27,00 €
Paru le 04/06/2025
356 pages
Passés Composés
24,00 €
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