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Les Ensablés - Les Réveillés de la vie et Les Irréductibles de Zoé Oldenbourg

Avec Les réveillés de la vie (1956) et Les Irréductibles (1958), Zoé Oldenbourg (1916-2002) retrace l’histoire d’un amour impossible. De la fin des années 1930 à l’aube des années 1950, Elie et Stéphanie se cherchent et se fuient dans une valse-hésitation cruellement heurtée par la guerre. Semblable à son premier diptyque médiéval qu’il l’avait révélée, la romancière-historienne projette ici ses personnages dans la lumière contemporaine du XXe siècle où s’étirent encore les ombres portées du Moyen Age et ses dilemmes spirituels.

Par Nicolas Acker.

Le 23/11/2025 à 10:00 par Les ensablés

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23/11/2025 à 10:00

Les ensablés

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Il y a d’un côté les romans d’amour qui finissent bien et assurent des nuits tranquilles (mais dont la lecture ne laisse qu’un souvenir fugace). De l’autre côté, les romans de désamour, qui vous familiarise avec l’insomnie. Celui de Zoé Oldenbourg appartient à la seconde catégorie. Ce sont les romans des occasions manquées, du sentiment insaisissable ou du désir contrarié. De la Princesse de Clèves à un Amour de Swann, l’éducation sentimentale (par les livres) est un chemin vers la désillusion.

Dans le cas présent, on devine Anna Karénine et La Nouvelle Héloïse, au croisement de la double culture russe et française de la romancière. Née à Saint-Pétersbourg, Zoé Oldenbourg fuit avec sa famille la révolution d’Octobre et finit par s’installer à Paris à l’âge de huit ans en 1925. Elle grandit parmi l’immigration russe, mais aime son pays d’adoption qu’elle ne quittera plus. La jeune femme se passionne pour le Moyen-Âge français. Ses croisades, ses cathares, ses bûchers.

Mais aussi ses chevaliers épris d’amour courtois, malheureux amants de nobles dames inaccessibles. Elle publie Argile et cendres en 1947 puis La Pierre angulaire en 1953 qui remporte le Prix Femina (voir notre chronique ici). À cette saga médiévale qui a eu l’originalité d’associer l’intime à l’épopée médiévale se succède une autre croisade amoureuse qui prend racine dans le Paris d’avant-guerre.

Avant la guerre : Les Réveillés de la Vie

C’est en effet au cœur du Quartier latin vers 1936-37 que Stéphanie Lindberg et Elie Lanskoï se rencontrent. Et ce n’est peut-être pas un hasard si ces deux jeunes gens de 17 ans se donnent souvent rendez-vous au café qui fait face à l’Hôtel de Cluny, survivance médiévale du XIIIe siècle à l’angle des boulevards Saint-Michel et Saint-Germain (et actuel musée du Moyen-Âge).

Ils ont fui l’un et l’autre les fièvres rouge et brune des années 30. Il est le fils d’un officier de l’armée tsariste qui en France n’est plus qu’un simple ouvrier fatigué. Elle est la fille cadette de Léopold Lindberg, un professeur veuf juif allemand contraint de quitter son pays avec ses deux filles devant la montée du nazisme. Il a d’ailleurs fait convertir sa famille au christianisme, au grand étonnement de sa sœur, établie à Strasbourg. 

Elie vit avec son frère aîné André, sa jeune sœur Marianne, son grand-père et ses parents dans le même meublé. Le père rumine sa vengeance contre les bolcheviques pendant que la mère déserte le foyer. Pour échapper à la promiscuité familiale, Elie et André louent un petit studio place Maubert. Négligeant les études au profit d’un boulot dans un cabaret russe, André bientôt suivi par Elie aspirent tous les deux à vivre libre au plus vite et à fréquenter les filles au plus près.

Rien de mieux que les camps scouts de la communauté russe pour cela. Mais un jour leur sœur leur présente Stéphanie, une étudiante des Beaux-Arts aux yeux noirs magnétiques, dont Elie, malgré son indifférence feinte, la décrit « comme un air de musique qui t’obsède sans que tu saches pourquoi ».

Stéphanie elle aussi se sent mystérieusement attirée par Elie malgré le pressentiment que « quelque chose était brisé avant même d’être commencé, quelque chose qui aurait dû être et ne sera jamais », sentiment étrange qui la conduit à « être prise d’un étrange désir de se faire mal et de lui faire mal ». Ainsi pour se rapprocher d’Elie a-t-elle l’idée bizarre de sortir un soir seule non pas avec lui, mais avec son frère, lequel y voit à tort le consentement d’aller plus loin. Pourquoi diable a-t-elle fait ça ? Provoquer le désir, la jalousie, la rivalité ? Jeu puéril ou tactique inconsciente ? Le cœur a ses raisons…

Commence alors pour cette jeune femme travaillée par la foi une (trop) longue méditation où, entre exaltation et pudeur, son « aventure verticale » avec Dieu entre en conflit avec son désir horizontal pour Elie. Ces dilemmes spirituels sont aujourd’hui d’une touchante désuétude malgré le besoin manifeste pour Zoé Oldenbourg de trouver les mots au plus près de la vérité intérieure, donnant la voix à l’un et l’autre amant, à l’image de leurs échanges épistolaires inclus sans transition dans le récit.

Au nom du père

Mais l’élégie romantique ne serait rien sans un redoutable obstacle : le père ! Du haut de son savoir et de sa vie austère, Léopold Lindberg est homme aux principes péremptoires et aux préjugés tenaces. Ainsi a-t-il répudié sa fille aînée Cecilia car elle s’est mariée à un homme qu’il réprouve. Sa réaction est encore plus furieuse lorsqu’il découvre que sa seconde fille fréquente un petit russe inculte et crasseux, fils d’ouvrier par-dessus le marché.

Le patriarche est agacé par la banalité de cette amourette : «l’imagination est une fée qui transforme les citrouilles en carrosses, c’est une loi de la nature ». Il œuvre pour décourager et humilier le jeune homme. Entraînés dans une spirale d’orgueil, ils rendent coup pour coup. Si Stéphanie s’enfuit un temps avec Elie, elle se résout finalement à prendre parti pour son père et renonce à son amant. 

L’entrée en guerre va départager ces mauvais joueurs, dynamiser voire dynamiter l’intrigue qui pour le lecteur, il faut le reconnaître, était bien embourbée dans la glaise de cette drôle de guerre sentimentale. Stéphanie se donne à Elie lors d’une dernière nuit de « permission », juste avant l’effondrement. Le père Lindberg, après avoir renoncé à fuir en Amérique comme sa sœur, meurt en déportation.

Elie est mobilisé puis fait prisonnier. La débâcle de juin 1940 marque ainsi un avant et un après pour les personnages comme pour le pays. Réfugiée solitaire à Nice, Stéphanie entre dans l’Occupation orpheline, sans ressources, mais avec un bébé dans le ventre, et dont le géniteur, vivant ou mort, n’est déjà plus qu’un souvenir. 

Après la guerre : Les Irréductibles

La guerre est passée. Libéré tardivement de sa captivité, Elie ne revient à Paris qu’en 1947. Les sept années de captivité ont fait du jeune homme un fantôme errant. Les Irréductibles (1958) s’ouvre sur sa déambulation spectrale dans une capitale encore endolorie à la recherche de traces du passé. La romancière aborde cette seconde partie de manière inspirée en évoquant ce retour à la vie civile d’Elie « à la fois magnifique et cruellement vide ». Son grand-père est mort. Son père, son frère et sa sœur ne font pas vraiment de son retour inespéré un événement. 

Une chape de silence a lentement recouvert les mémoires. Pour Elie comme pour d’autres revenants, tout dialogue avec autrui reste à la surface. Des copains d’armée retrouvés comme Hervé Lefaucheur (rencontré dans les Réveillés de la vie) tentent d’arracher Elie à sa vacuité par la militantisme politique. Ce fils de la bourgeoisie parisienne « naturellement » converti à la révolution marxiste invite son ami aux réunions de la cellule communiste. Mais Elie est trop suspect aux yeux des camarades. Pas assez exalté, trop sarcastique. Il en est vite exclu.

Les promesses des lendemains qui chantent ne parviennent pas à dissiper son obsession pour Stéphanie. Dans les rues, dans la foule, Elie croit la reconnaître sur d’autres visages. Ses amis finissent par lui apprendre presque à contrecœur qu’elle est revenue vivre à Paris et qu’elle expose ses tableaux en galerie. Lors de leurs retrouvailles, il fait face à une femme devenue artiste, mais aussi mère : Lisbeth, huit ans, est la fille naturelle d’Elie.

Il découvre alors la nouvelle vie de Stéphanie qui, dans son atelier de la rive gauche, reçoit un cercle d’amis cultivés plus hédonistes que romantiques, à la gaité un peu forcée. Au centre de ce monde, Aron Leibowitz, peintre plus âgé à la réputation grandissante, courtise Stéphanie et semble s’amuser de la réapparition du premier amour maudit.

Car Aron Leibowitz n’est pas Elie. Il aime comme on a « une fièvre saisonnière ». Sa santé amoureuse n’est pour lui « qu’une question d’équilibre sexuel ». Stéphanie ne fera pas exception (« Ce que tu peux être belle, ou est-ce la lumière qui fait ça? »). Sa seule passion est son art. Ainsi poursuit-t-il sa vie, dans l’oubli de la guerre et de sa famille disparue, où seule compte l’urgence d’une œuvre à créer.

Les deux anciens amants se croient débarrassés de leurs souvenirs empoisonnés. Elie a une relation sereine et joyeuse avec la belle Madeleine, amie de Stéphanie qui, elle, finit par céder à Leibowitz. Mais le calme et l’harmonie ne peuvent les satisfaire. Même si Elie s’avance cette fois plus prudemment vers Stéphanie, passant de temps en temps voir sa fille, leurs pulsions contradictoires se réveillent. Et la prédestination tragique peut reprendre sa marche inéluctable. 

Un amour agent double

Dans une symétrie frappante avec Les Réveillés de la vie, la romancière change subitement de point de vue passant d’Elie à Stéphanie, intercalant là aussi les lettres qu’ils s’adressent comme ils s’offriraient des fleurs toxiques et précipite le récit vers une issue tragique en quelques courts chapitres. Vivre sans l’autre paraît à la fois impossible et une nécessité vitale. Dernière mise au point dans une garçonnière rue Monsieur-le-Prince : Elie, celui qui au début des Réveillés de la vie considérait que «le devoir d’un homme est d’être chevaleresque » cède à la violence face à Stéphanie. Mortifié devant cette impasse, Elie se sait arrivé au bout de l’histoire comme au bout de sa vie.

Stéphanie, quant à elle, en réalisant qu’elle était « celle qui devait le faire souffrir », doit maintenant s’échapper d’elle-même au plus vite si elle veut survivre. Au contact de Leibowitz, elle fait l’apprentissage d’être amoureuse sans aimer, « comment on fait de l’amour un plaisir simple ». Puis lassée (et délaissée) par Leibowitz, elle devient la maîtresse presque par défaut d’un galeriste traficoteur. La vie a débuté sa corrosion. Le pur et premier amour est définitivement rangé dans un écrin fermé à double tour. Il ne reste plus que l’art où doit renaître la beauté, seule capable d’éloigner la souffrance.

« Que sait‑il de l’amour celui qui n’a pas été obligé de mépriser ce qu’il aime ? » se demande Simone Weil dans son livre posthume La Pesanteur et la Grâce paru en 1947. À sa manière, Zoé Oldenbourg semble elle aussi suivre cette intuition d’une vérité « irréductible comme les battements du cœur », malgré les paradoxes et les désenchantements humains. 

Au détriment parfois d’une certaine efficacité romanesque, par ses langueurs méditatives et ses froides précipitations, Zoé Oldenbourg refuse de schématiser l’histoire de ses héros, comme elle refuse d’abdiquer face à la complexité irrationnelle des relations amoureuses, s’arrêtant bien plus volontiers sur la beauté énigmatique du dépit amoureux plutôt que sur ses engrenages déjà savamment décortiqués par d’autres avant elle. « L’amour n’est pas un rêve, l’amour n’imagine rien. Il n’a faim que de vérité », affirme-t-elle.

Cette incursion dans le monde contemporain ne semble néanmoins pas avoir ému grand monde. L’époque s’affolait alors pour des succès-scandales comme Bonjour Tristesse de Françoise Sagan en 1954 ou Histoire d’O. de Pauline Réage (Dominique Aury) l’année suivante. Pour Zoé Oldenbourg, il était temps en 1959 de renouer avec le Moyen-Âge cathare en publiant le Bûcher de Montségur, une autre histoire cruelle et complexe qui connaîtra cette fois le succès. 

Zoé Oldenbourg, qui a fui la Russie à cause du communisme, se mariera à un communiste juif qui a fui la Roumanie à cause du fascisme. Ils auront deux enfants, qui deviendront artistes eux aussi. Elle reviendra à plusieurs reprises dans son œuvre sur cet amour étrange empoisonné par la guerre dans les milieux immigrés russes. La Joie Souffrance (1980), Les Amours égarées (1987)… Une manière de « traverser le miroir » à nouveau et mesurer les échos du temps ? 

 
 

 

Par Les ensablés
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Les irréductibles

Zoé Oldenbourg

Paru le 01/06/1958

440 pages

Editions Gallimard

25,40 €

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« Nos pays ne sont pas beaux...mais il y a en eux une espèce de grandeur calme et comme un peu dédaigneuse qui est beaucoup plus captivante que la beauté ». Ainsi Charles Braibant (1889-1976), Champenois de lignée et de coeur, décrit-il sa région d’élection dans son roman Le roi dort qui, s’il rata de peu le prix Goncourt, fut couronné du Renaudot en 1933. Par Marie Coat

 

22/06/2025, 09:00

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Les Ensablés - La peau et les os de Georges Hyvernaud

Dans la fosse commune de l’oubli, Georges Hyvernaud n’a non seulement rien fait pour l’éviter - en ne publiant que deux livres de son vivant - mais y a sauté à pieds joints. La Peau et les os (1949), court mais édifiant récit de sa captivité pendant la seconde guerre mondiale, puis Le Wagon à Vaches (1953), roman implacable de l’impossible réadaptation à une vie dite normale, prouvent que l’écrivain avait pris le parti non négociable d’une vérité humaine très difficile à vendre. Par Nicolas ACKER.

08/06/2025, 19:15

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Les Ensablés - Planète sans visa, de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais  (1908-1998) - quitta la Pologne à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Mobilisé en 1939, il fut fait prisonnier, puis parvint à s'évader. Juif et apatride, il partagea alors l'existence précaire de nombre de personnes réfugiées à Marseille dans l'espoir d'obtenir un visa. Grâce à l'aide de son ami Gide, il obtint ce précieux sésame et gagna les Etats-Unis où il vécut plusieurs années, enseignant la littérature. Malaquais n'a publié que trois romans : « Les Javanais » (prix Renaudot 1939),  « Le Gaffeur » (publié en 1953), tous deux objets de précédents articles et  « Planète sans visa », grand roman de la France sous l'occupation, publié en 1947 et qu'il remania jusqu'à ses derniers jours. Ce roman de plus de 500 pages a été réédité en 1999 après sa mort.

25/05/2025, 09:41

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Les Ensablés - La Saint-Michel et le Pont Euxin d'Anne Lacroix, par François Ouellet

Anne Lacroix (1897-1982) n’aurait publié qu’un seul roman, La Saint-Michel et le Pont-Euxin chez Grasset en janvier 1933. À cette date, elle a déjà commencé un deuxième roman, Rézle (et même annoncé un troisième titre, Les Bergers d’Arcadie), soumis en décembre de la fin de cette même année pour le Prix du roman du Temps ; les quelques voix qu’elle récolte seront insuffisantes pour qu’elle obtienne ce prix qui consiste dans la publication du roman dans les pages du quotidien. Mais, cinq ans plus tard, en mars 1938, Rézle paraîtra en feuilleton dans Le Temps. Il ne semble pas que la carrière d’Anne Lacroix ait connu d’autres développements. Par François Ouellet.

11/05/2025, 09:00

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Les Ensablés - L'Impassible de Frédéric Berthet (1954-2003)

Lorsque la critique d’un livre est aussi intéressante, voire plus, que le livre dont elle parle, lorsqu’on se régale de son style, de son ironie, de sa drôlerie, et si transparaît à travers ses mots l’originalité de l’homme lui-même, alors on peut se dire qu’elle est elle-même œuvre littéraire, et que son auteur est un sacré bonhomme. Voilà la réflexion que je me suis faite après la lecture de ce recueil d’articles de Frédéric Berthet, récemment paru chez La Table Ronde sous le titre L’Impassible. Par Hervé BEL

27/04/2025, 09:00

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Les Ensablés - Happe-Chair de Camille Lemonnier (1844-1913)

Happe-Chair, un titre qui a tout de suite attiré mon attention. Je me trouvais alors dans une des dernières librairies anciennes de la rue Saint-Sulpice (pour combien de temps encore sera-t-elle là ?), dans la bonne odeur des vieux livres, lorsque je suis tombé sur la réédition de 1908 de ce roman de Camille Lemonnier publié une première fois en 1886 chez Kiestmaeckers…  par Hervé Bel. 

13/04/2025, 12:28

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Les Ensablés - Jacques Rivière, Sentiments et critique

À l’occasion du centenaire de sa mort, la collection Bouquins consacre un volume à Jacques Rivière, critique et essayiste, véritable cheville ouvrière de la Nouvelle revue française dont il assura la direction durant plus de 10 ans. Mort prématurément en 1925 à l’âge de 39 ans, celui qui fut à la fois le grand ami et le beau-frère d’Alain Fournier, l’auteur du Grand Meaulnes, révèle par la quantité d’articles qu’il donna à la revue une perspicacité critique étonnante. Sensuelle et inspirée. Par Denis Gombert

30/03/2025, 09:00

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Les Ensablés - Lire sous l'occupation de Jacques Cantier

Le monde des livres sous l’Occupation a déjà été étudié par l’historien Jacques Cantier qui s’était intéressé à la trajectoire de l’une des figures maudites des lettres françaises avec sa biographie de Pierre Drieu La Rochelle (Perrin, 2011). Cette fois, avec Lire sous l’Occupation, publié en 2019 et en poche en 2024 aux Éditions CNRS, il nous présente un panorama global de la lecture entre 1939 et 1945. , par Nicolas Acker.

16/03/2025, 16:50

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Les Ensablés - La femme qui boit de Colette Andris, par Marie Coat

En mars 2023, Gallimard publiait dans sa collection L’imaginaire un grand succès de son catalogue paru en 1929, réédité à huit reprises puis repris en 1934 dans sa collection de poche : La femme qui boit », première oeuvre d’une jeune femme de 29 ans, Pauline Toutey. Par Marie  Coat

02/03/2025, 19:56

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Les Ensablés - Le gaffeur de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais - quitta la Pologne  à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Cette période de sa vie fut marquée par une grande précarité et  par la volonté farouche de vivre de sa plume. Mobilisé en 1939 puis fait prisonnier, il s'évada et émigra vers le continent américain. Par Isabelle Luciat

16/02/2025, 10:09

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Les Ensablés - Le Boucher des Hurlus de Jean Meckert

Jean Meckert (alias Jean Amila, 1910-1995) est mort il y a trente ans… Pas tout à fait mort, car ses romans ont continué d’être réédités et nous n’avons pas manqué d'en parler dans nos colonnes (1). Cette fois, c’est la courageuse Ronces éditions (2) qui republie Le boucher des hurlus paru chez Gallimard en 1982 et signé du nom Jean Amila qu’il avait adopté pour ses romans publiés dans la Série Noire. Par Hervé BEL

02/02/2025, 19:38

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France-Maroc : les Bleus avalent les Lions de l’Atlas

Je vous écris ce matin les yeux fermés (c’est beau la confiance) : cette Coupe du monde outre-Atlantique va me coûter encore quelques nuits sans assez de sommeil. Des cernes, certes, mais qu’au moins je ne dois pas à une peine que la défaite face au Maroc aurait provoquée. Une fatigue victorieuse, avec quelques réserves.

11/07/2026, 12:19

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La collision

11/07/2026, 09:20

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La colonisation rend-elle fou ? Une enquête après Fanon

À partir des dossiers retrouvés des personnes internées à Anjanamasina (Madagascar), l’un des premiers asiles d’aliénés des colonies françaises, Raphaël Gallien prend au sérieux des paroles jugées délirantes, des gestes incompris, des trajectoires brisées, pour approcher les effets intimes de la colonisation. 

11/07/2026, 09:00

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Le roman d’un père qui refuse de voir son fils lui échapper

Sur l’île de Muckle Flugga, le point habité le plus septentrional du Royaume-Uni, se dresse le phare de l’impossible, un des fameux phares de Stevenson. Un père et son fils le gèrent ensemble, depuis des années, accueillant parfois des pensionnaires, ornithologues pour la plupart. L’île est en effet peuplée d’une immense variété d’oiseaux, dont certains inattendus.

11/07/2026, 08:00

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Un homme de 456 ans veut rejoindre la maison d’Elvis

Quand Will Somersby débarque en titubant dans le hall d’un hôpital psychiatrique canadien, il prétend être venu à pied depuis le Tennessee, guidé par le chant d’un rossignol. Il affirme, en outre, être âgé de 456 ans. Il est alors confié aux bons soins du Dr Miranda Gosling, peu à peu convaincue d’avoir déjà croisé l’étrange individu...

11/07/2026, 07:00

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Federica Zombie

10/07/2026, 16:53

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Freida McFadden reprend la tête, devant les cahiers de vacances

Nouveau livre de Freida McFadden en poche rime souvent avec nouvelle entrée dans le Top 10 — et pas à n’importe quelle place : Le Dîner s’installe directement en tête, avec 88.707 ventes en une seule semaine, du 29 juin au 5 juillet. Une entrée phénoménale. Derrière, les cahiers de vacances conservent pourtant leur mainmise sur le classement, dont ils occupent huit des dix premières places.

10/07/2026, 13:00

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Houaria : fragments de vies algériennes

Houaria, roman de l'auteure algéro-syrienne Inam Bioud, est paru en 2025, dans la collection Khamsa, co-créée par les éditions Barzakh en Algérie et les éditions Philippe Rey en France. Ce roman polyphonique met en avant plusieurs personnages. Leur point commun, la lettre « H » présente dans le prénom de chacun.e : Hadia, Hicham, Houari… Par Ghozlène Benabi.

10/07/2026, 09:40

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Le fabuleux piano : Sonia Devillers enquête sur les pianos volés aux juifs

Dans Le fabuleux piano, à paraître le 27 août chez Robert Laffont, Sonia Devillers retrace l’histoire d’un instrument disparu, le piano de la famille Enoch, éditeurs de partitions, en l’inscrivant dans celle des milliers de pianos volés aux familles juives à Paris pendant l’Occupation, puis déplacés jusqu’aux confins du IIIe Reich. À travers cette enquête, l’autrice explore à la fois la spoliation, la mémoire familiale et la place intime que peuvent occuper les objets dans la transmission.

10/07/2026, 08:56

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Un week-end entre proches fait éclater les certitudes de deux familles

Avec Entre amis (Actes Sud), premier roman de Hal Ebbott traduit de l’anglais (États-Unis) par Laure Manceau et publié le 26 août, l’auteur met en scène deux familles liées par une amitié ancienne, soudain confrontées à un acte de violence qui bouleverse leurs certitudes et révèle les tensions sociales, intimes et familiales longtemps restées sous silence.

10/07/2026, 06:56

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John, Fils de John : Douglas Stuart revient au pays des hommes blessés

Cal Macleod revient d’Édimbourg vers Falabay, dans les Hébrides extérieures, avec un sac à dos, un sac-poubelle et des secrets que l’île devine avant même qu’il pose le pied sur le quai. Son père John, tisserand, éleveur et chantre d’une foi sans souplesse, l’attend avec Ella, les moutons, la mer et le poids du nom familial. Traduit de l’anglais d’Écosse par Charles Bonnot, John, Fils de John, noue retour au pays, désir, honte et filiation dans un roman rude, drôle et profondément habité. Généalogie à ouvrir le 26 août.

09/07/2026, 13:07

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Argentine-Égypte : le calvaire des champions du monde avant le miracle Messi

Hier, la terre a tremblé. Les bars autour de chez moi étaient en ébullition : l’Égypte menait 2-0 contre l’Argentine, championne du monde en titre, dans le dernier huitième de finale de la Coupe du monde. L’Albiceleste n’avait pas dit son dernier mot ; moi, je perdais les miens. En quelques minutes seulement, Lionel Messi a mis le match à l'envers. À l’arrivée : 3-2, pleurs, soulagement. Et vertige. 

 

08/07/2026, 22:51

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Résoudre ce qu’Albert Einstein qualifiait d’”éternel mystère”

S’il est loisible de méditer sur les mystères insondables du monde que nous habitons, le fait que la science parvienne à le rendre compréhensible devrait, en soi, être un sujet d’étonnement. Pourquoi l’ingéniosité du vivant anticipe-telle nos techniques ? Pourquoi les mathématiques les plus abstraites décrivent-elles le réel ? Conjuguant sciences sociales et sciences du vivant, Bernard Lahire remonte aux racines du réalisme pour élucider l’« éternel mystère » : pourquoi comprenons-nous le monde ?

08/07/2026, 08:00

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Malraux, un homme fondamentalement paradoxal

Françoise Theillou explore la relation complexe d’André Malraux à l’amour et aux femmes, à peu près absente de son œuvre et des grandes biographies qui lui ont été consacrées. L’écrivain a volontairement brouillé les pistes entre réel et imaginaire, taisant l’intime et rejetant toute lecture biographique de son œuvre. Ce sont surtout les femmes qui l’ont aimé, Clara, Josette, Madeleine, Sophie, qui ont permis de lever en partie le voile, chacune révélant un Malraux différent.

08/07/2026, 07:00

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Jeunesse à la Fleur : grandir dans l’ombre de la violence

Jeunesse à la Fleur est le premier roman de Rym Khelil paru en 2025 aux éditions Barzakh. Le récit autofictif - c'est-à-dire que l'auteure s'inspire de son vécu en y mêlant la fiction - se déroule à Alger, pendant la décennie noire et met en scène des adolescents se préparant au BAC. Par Ghozlène Benabi.

07/07/2026, 17:18

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Dans les coulisses de Bahreïn, un roman d’espionnage très actuel

Si vous avez envie de jouer aux espions à l'ombre de Téhéran pour apprendre tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'émirat de Bahreïn. Une ambiance à la John Le Carré dans ce roman qui a été écrit en 2023 mais qui éclaire parfaitement les conflits d'aujourd'hui.

07/07/2026, 16:17

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Raconter l’Amérique eugéniste à hauteur de femme : Mon corps donné pour vous

En 1924, Carrie Buck, 17 ans, est envoyée dans une institution de Virginie où médecins, juges et travailleurs sociaux préparent sans le lui dire le procès qui doit légitimer sa stérilisation. À partir de l’affaire Buck v. Bell, Marouane Essadek construit, chez Noir sur Blanc, un premier roman documenté et rageur sur l’eugénisme américain, ses discours de progrès et les vies qu’il a méthodiquement confisquées.

07/07/2026, 11:10

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Notre-Dame-des-Anges : Célia Houdart à l'écoute des voix disparues

À l’automne 1938, Henri vit auprès de Rachel, son épouse atteinte de sclérose en plaques, dans une clinique près de Liège. Marcelle, pianiste en tournée entre le Maroc, l’Égypte et l’Italie, lui écrit depuis les gares, les paquebots et les chambres d’hôtel. Célia Houdart publie chez POL Notre-Dame-des-Anges et transforme une correspondance familiale couvrant les années 1935 à 1944 en un roman de désir, de maladie et de guerre imminente. Révélation le 20 août.

07/07/2026, 11:03

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Clémentine Mélois, le grand déménagement des souvenirs

Un verre Musclor brisé, des assiettes sorties des placards, des coupures du Dauphiné libéré : sur le point de déménager après une rupture, la narratrice de Choses que je croyais perdues emballe davantage qu’un appartement. Clémentine Mélois transforme ces restes domestiques en récit d’apprentissage vif, drôle et fissuré, où chaque objet remet une histoire en circulation. À retrouver, le 20 août.

07/07/2026, 11:02

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Le roman qui imagine Israël sans ses Palestiniens

Plus d’ouvriers, plus de conducteurs de bus, plus de vendeurs… La société israélienne est à l’arrêt. À Tel-Aviv, Ariel et Alaa sont voisins et amis. L’un est journaliste, un sioniste libéral, critique à l’égard de l’occupation militaire de la Cisjordanie et de Gaza, mais fidèle au projet du pays ; l’autre, cameraman palestinien, est hanté par les souvenirs de sa grand-mère récemment décédée, jamais remise de la Nakba et de la perte de sa ville, Jaffa. 

07/07/2026, 09:00

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Amateurs de Shameless, une nouvelle famille dysfonctionnelle vous attend

Vous pensez avoir une famille dysfonctionnelle ? Attendez de rencontrer les Flynn. Rien ne va plus chez eux. La mère tente de sauver son mariage en s’essayant au couple libre, tandis que le père s’enfonce dans une crise existentielle forcément pathétique.

07/07/2026, 08:00

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Alizée Delpierre enquête sur l’esclavage moderne en France

Après Servir les riches, sa première enquête retentissante chez les grandes fortunes, Alizée Delpierre poursuit sa réflexion sur les rapports de domination et d’exploitation. Dans ce nouveau terrain inédit nourri de nombreux témoignages et de scènes stupéfiantes, elle fait tomber un tabou : aujourd’hui en France, autour de nous, dans tous les secteurs d’activité, il existe des travailleurs que leurs employeurs traitent comme des esclaves. 

07/07/2026, 07:00

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Nouvelle-Zélande – France : les copains du rugby

34-32 à Christchurch, samedi 4 juillet : pas besoin de canicule pour suffoquer durant cette première journée des phases de poule. Nouvelle-Zélande – France, affiche de rêve du Championnat des Nations. Oppressés, les Bleus ont cédé face à des All Blacks qui les ont usés sans jamais vraiment les écraser. Duel de titans ? Sûr. Et pour mieux le mesurer, je vous propose trois œuvres pour mieux le comprendre.

 

06/07/2026, 20:30

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De Shefa Amr à Paris, la grande traversée familiale de Jadd Hilal

À Shefa Amr, Aïda grandit parmi les champs, les figuiers, les bœufs et Adam, le garçon juif du voisinage. Puis viennent les mariages contraints, l’exode, Beyrouth, les guerres et les appartements que l’on quitte avant d’avoir pu les appeler maison. Dans Ici commence la terre, Jadd Hilal suit plusieurs générations palestiniennes à travers une mémoire qui refuse de se laisser déraciner. Généalogie à suivre le 21 août.

06/07/2026, 13:15

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De guerre ou d’ailleurs : Séverine Chevalier refuse l’effacement

Rémi a longtemps cru sa mère morte. À quinze ans, il découvre que Minerve vit sous le nom de Lolita B., ancienne figure de téléréalité devenue matière à requêtes, moqueries et fantasmes publics. En suivant son fils, sa mère et ceux qui ont contribué à la transformer en spectacle, De guerre ou d’ailleurs compose un roman noir et social d’une violence saisissante. Dans les tranchées, le 20 août.

06/07/2026, 11:32

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Celle que je suis

06/07/2026, 11:01

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Dimitri Bortnikov : Tombeau de Parsifal revisite les blessures du passé

Tombeau de Parsifal, de Dimitri Bortnikov, paraîtra le 19 août aux éditions Rivages. Dans ce roman, un écrivain franco-russe retourne dans sa ville natale après vingt ans d'absence afin de comprendre les circonstances de la mort de sa mère. Ce voyage, nourri par les souvenirs, la culpabilité et la quête de justice, devient une exploration de la mémoire et des frontières entre vengeance, pardon et responsabilité.

06/07/2026, 09:29

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Un roman rural plonge dans les blessures d'une famille québécoise

Lait cru, premier roman de Steve Poutré, paraîtra le 20 août 2026 aux éditions Les Escales. Lauréat du Prix littéraire du Gouverneur général, ce roman plonge le lecteur dans une ferme laitière québécoise où un enfant grandit au sein d'une famille marquée par les troubles psychiques, la rudesse du monde agricole et une violence omniprésente.

06/07/2026, 08:23

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Suzanne Valadon, l'insoumise : Agnès Clancier retrace le destin d'une artiste libre

Suzanne Valadon, l'insoumise, d'Agnès Clancier, paraîtra le 25 août aux éditions des Instants. Ce roman biographique retrace le parcours de Suzanne Valadon, artiste majeure de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, en revenant sur son ascension dans un univers artistique largement dominé par les hommes et sur l'affirmation d'une liberté qui irrigue toute son œuvre.

06/07/2026, 07:14

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En vacances : 7 romans français à lire avant la rentrée littéraire

Du retour d’Adamsberg au conte végétal de Charlotte Monsarrat, le premier semestre 2026 a fait émerger des succès de librairie aussi bien que des échappées plus discrètes. Tous publiés entre le 1er janvier et le 30 juin, ces sept romans écrits en français offrent, avant le déferlement de la rentrée, une cartographie vivante des lectures qui ont compté. Et compteront encore ces prochaines et estivales semaines. 

05/07/2026, 14:48

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Une bibliothèque conjugale devient le vrai enjeu d’un divorce

« Aucune histoire ne devrait débuter de cette façon », se dit Cécile Blain, cinquante-six ans, en jetant un ultime regard sur son appartement vide. Après un divorce, elle s’apprête à déménager le dernier vestige de sa vie passée : sa bibliothèque. 

05/07/2026, 08:00

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Un roman social sur ceux que personne ne vient sauver

Dans les tours de béton aux confins de la ville, Virginia chasse le poids des années et la violence qui l’entoure avec ses rêves de fête et ses dessins d’oiseaux. Entre deux étages, un jeune homme scrute les taches bleues qui naissent sous ses yeux. 

05/07/2026, 07:00

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Méthane : pourquoi ce gaz devient l’urgence climatique oubliée

Cette semaine, la Booksletter traverse un Brésil gagné par la dictature de Vargas, ausculte l’autoportrait de Donald Trump, remet le méthane au cœur de l’urgence climatique, suit le destin d’un caïd colombien et interroge notre rapport au soleil. Une revue de presse où l’histoire, la politique, la science et la littérature se répondent, jusque dans la mise à l’écart, à Moscou, de 18 000 livres ukrainiens sous couvert de conservation patrimoniale.

04/07/2026, 10:42

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Face à un monde en ruines, deux survivants refusent de céder à la haine

Chercher la bête, sixième roman de Loulou Robert, paraîtra le 20 août aux éditions de L'Observatoire. Dans ce récit d'anticipation, l'autrice imagine une société gagnée par une violence inexpliquée, tandis que deux personnages tentent de préserver leur humanité face à un monde qui semble basculer dans la barbarie.

04/07/2026, 08:06

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Quand Montaigne devait préparer l’indocile Henri de Navarre à devenir roi de France

Le Chat de Montaigne, premier roman en français de Nils Minkmar, paraîtra le 20 août aux Presses de la Cité. Dans ce récit historique, l'auteur imagine Michel de Montaigne appelé par Catherine de Médicis à une mission politique au cœur des guerres de Religion, tandis qu'un chat accompagne le philosophe dans une France traversée par les violences et les luttes de pouvoir.

 

04/07/2026, 07:26

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Une relecture romanesque de la vie de Vincent van Gogh

Rien que de grands tournesols, premier roman de Vincent Vigneron, paraîtra le 20 août en librairie. Dans ce récit inspiré de la vie de Vincent van Gogh, l'auteur retrace le parcours intime du peintre, de son enfance aux Pays-Bas jusqu'à ses dernières années, en s'attachant à explorer les doutes, les aspirations et la naissance de sa vocation artistique.

04/07/2026, 06:18