Le Prix Goncourt mobilisera l'attention cette semaine, mais la littérature ne s'arrête pas aux récompenses de la rentrée. France Culture l'a bien compris, et la station multiplie, dans sa grille, les occasions d'évoquer les auteurs, les textes et les imaginaires. Cette semaine, Laurent Gaudé, Sophie Benech, Grégory Le Floch ou Felwine Sarr sont conviés.
Du lundi au vendredi de 12h à 13h30
12h La Critique
Mardi 4 novembre : Bande Dessinée, avec Joseph Ghosn et Catherine Robin
Funestes amours de Charles Burns (Cornelius)
Gen aux pieds nus (tome 1) de Keiji Nakazawa, traduit par Vincent Zouzoulkovsky et Koshi Miyoshi (Le Tripode)
Vieille de Delphine Panique (Misma)
13h La Rencontre
Mardi 4 novembre : Emission spéciale Prix Goncourt, dès 12h50
Avec Antoine Leiris et Johan Faerber, critiques littéraires : discussion critique sur le livre lauréat du Prix Goncourt 2025 et analyse des tendances des prix littéraires. Témoignages recueillis par Marie Sorbier en direct du restaurant Drouant.
Du lundi au vendredi de 15h à 16h
Lundi 3 novembre : Chronique d’un monde englouti avec Laurent Gaudé
Avec Laurent Gaudé pour Zem (Actes Sud)
Mardi 4 novembre : Plonger dans Les Frères Karamazov de Dostoïevski
Avec Sophie Benech traductrice de la nouvelle édition intégrale des Frères Karamazov (Zulma)
Mercredi 5 novembre : Comment les histoires façonnent-elles le monde ?
Avec l’écrivain et journaliste américain Ta-Nehisi Coates pour Le message (Autrement)
Jeudi 6 novembre : “Peau d’ourse“, le bestiaire queer de Grégory Le Floch
Avec Grégory Le Floch pour Peau d'ourse (Seuil)
Vendredi 7 novembre : Dans la bibliothèque de Felwine Sarr
Du lundi au vendredi de 20h à 20h30
La vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker (Rediffusion)
Réalisation Pascal Deux / Adaptation Sophie Lemp
L’histoire ? À New York, Marcus Goldman, jeune auteur à succès, est en panne d'inspiration. Plus son éditeur le tanne, plus il est sec. Un événement va tout faire basculer : son vieil ami et professeur, l'écrivain renommé Harry Quebert, est accusé du meurtre de Nola, commis trente ans plus tôt. Le corps de l'adolescente de 15 ans vient d'être retrouvé dans son jardin. Convaincu de l'innocence de son mentor, dont il découvre qu'il fut éperdument amoureux de Nola, Marcus abandonne tout pour mener sa contre- enquête dans le New Hampshire et sortir Harry du cauchemar.
Avec notamment Florent Cheippe (Marcus Goldman), Frédéric Pierrot (Harry Quebert), Eric Herson-Macarel (Perry Gahalowood), Thierry Bosc (Robert Quinn), Carole Franck (Jenny Dawn)
Lundi 03 novembre : 6/10 La vérité sur Nola Kellergan
Marcus découvre que Nola était battue par sa mère et avait de nombreuses liaisons avec des hommes plus âgés, notamment, le chef de la police de l’époque.
Mardi 04 novembre : 7/10 Libéré sous caution
Nola Kellergan a été enterrée avec le manuscrit du grand livre d’Harry Quebert, celui qui devait faire son succès…
Mercredi 05 novembre : 8/10 Sea Side Motel
Avec l’aide du sergent Gahalowood, Marcus tente d’éclairer les zones d’ombre autour de la courte vie de Nola.
Jeudi 06 novembre : 9/10 La fin ?
Harry Quebert est innocenté. Marcus Goldman publie son livre. Tout pourrait s’arrêter là… Mais il reste des éléments d’enquête inexpliqués.
Vendredi 07 novembre : 10/10 La vérité sur l’affaire Harry Quebert
Depuis la résolution de l’affaire, Harry Quebert est introuvable. Marcus rentre à New York quand il est réveillé en pleine nuit par un coup de téléphone…
Du lundi au vendredi de 20h30 à 20h35
Semaine spéciale poésie haïtienne : les mots d'Haïti (Rediffusion)
Lundi 3 novembre : "La Ronde infinie" de Evelyne Trouillot, la pudeur du lien filial
Instant Poésie de Gaël Faye
Le poème est lu par Marie-Sohna Condé
Mardi 4 novembre : "Séparation" de Ida Faubert, chagrin d'amour
Instant Poésie de Bruno Doucey
Ce poème est lu par Mélissa Barbaud.
Mercredi 5 novembre : "Nostalgie" de René Depestre, la tendresse pour remède
Instant Poésie de Gaël Faye
Le poème est lu par Gaël Kamilindi.
Jeudi 6 novembre : "Je m’envertige" de Frankétienne, langue chantée
Instant Poésie de Gaël Faye
Le poème est lu par Lucien Jean-Baptiste
Vendredi 7 novembre : "La lettre sous la langue" de Georges Castera, la poésie en sport de combat
Instant Poésie de Gaël Faye
Le poème est lu par William Nadylam.
Du lundi au vendredi de 20h35 à 21h
Les Rêveries du promeneur solitaire de Jean-Jacques Rousseau
Réalisation : Christophe Hocké / Coordination éditoriale Céline Geoffroy / En collaboration avec Juliette Coroller / Lu par Eric Ruf
Lorsqu’il entreprend la rédaction de ces « Rêveries », Rousseau est seul, rejeté par ses contemporains. « Me voici donc seul sur la terre, n’ayant plus de frère, de prochain, d’ami, de société que moi-même. […] J’aurais aimé les hommes en dépit d’eux-mêmes. Ils n’ont pu qu’en cessant de l’être se dérober à mon affection. Les voilà donc étrangers, inconnus, nuls enfin pour moi puisqu’ils l’ont voulu. Mais moi, détaché d’eux et de tout, que suis-je moi-même ? Voilà ce qui me reste à chercher. »
Lundi 3 novembre : Seul sur terre
Tout ce qui m’est extérieur m’est étranger désormais. Je n’ai plus en ce monde ni prochains, ni semblables, ni frères. Je suis sur la terre comme dans une planète étrangère, où je serais tombé de celle que j’habitais.
Mardi 04 novembre : L’accident
Ces ravissements, ces extases que j’éprouvais quelquefois en me promenant ainsi seul, étaient des jouissances que je devais à mes persécuteurs : sans eux, je n’aurais jamais trouvé ni connu les trésors que je portais en moi-même.
Mercredi 05 novembre : Sur la foi
Jeté dès mon enfance dans le tourbillon du monde, j’appris de bonne heure par l’expérience que je n’étais pas fait pour y vivre, et que je n’y parviendrais jamais à l’état dont mon cœur sentait le besoin.
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Jeudi 06 novembre : Les mensonges
J’ai vu de ces gens qu’on appelle vrais dans le monde. Toute leur véracité s’épuise dans les conversations oiseuses, à citer fidèlement les lieux, les temps, les personnes, à ne se permettre aucune fiction, à ne broder aucune circonstance, à ne rien exagérer.
Vendredi 07 novembre : La vérité
J’ai souvent débité bien des fables, mais j’ai très rarement menti. En suivant ces principes j’ai donné sur moi beaucoup de prise aux autres, mais je n’ai fait tort à qui que ce fût (…). C’est uniquement par là, ce me semble, que la vérité est une vertu.
Le dimanche de 20h à 22h
Terrasses, Ou notre long baiser si longtemps retardé de Laurent Gaudé
Adaptation et réalisation Volodia Serre / Compositeur Antoine Duchêne
Avec notamment Nina Meurisse, Zita Hanrot, Eléonore Bernheim, Constance Dollé, Frédéric Pierrot,
Vincent Dedienne...
Vendredi 13 novembre 2015, il fait exceptionnellement doux à Paris – on rêve alors à cette soirée qui pourrait avoir des airs de fête. Deux amoureuses savourent l’impatience de se retrouver ; des jumelles s’apprêtent à célébrer leur anniversaire ; une mère s’autorise à sortir sans sa fille ni son mari pour quelques heures de musique. Partout on va bavarder, rire, boire, danser, laisser le temps au temps. Rien n’annonce encore l’horreur imminente.
Par Dépêche
Contact : depeche@actualitte.com
Paru le 20/08/2025
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Actes Sud Editions
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