Vanity Fair a dévoilé, ce jeudi 16 octobre 2025, les premiers lauréats de son nouveau prix littéraire, en partenariat avec Netflix, Mediawan et l’hôtel Le Meurice, où la remise a eu lieu. Cette récompense, « au carrefour des livres, du cinéma et des séries télé », a pour ambition de saluer les romans, romans graphiques et ouvrages de non-fiction « que l’on imagine avec ferveur adaptés à l’écran ».
Ce lancement est également pour le magazine l'occasion d'inaugurer une nouvelle rubrique mensuelle dédiée à la littérature : chaque mois, un réalisateur viendra partager l’adaptation de ses rêves.
Présidé par Pierre Lescure, le jury réunit des figures incontournables du monde littéraire, du cinéma et de la production : Élisabeth d'Arvieu, directrice générale de Mediawan ; Anne Berest, romancière ; Camille Cottin, actrice ; Pauline Dauvin, vice-présidente de Netflix Content ; Noé Debré, scénariste et réalisateur ; Sayyid El Alami, acteur ; Thibault Gast, producteur ; Elisha Karmitz, directeur de MK2 ; Léa Marchetti, productrice de podcasts ; Karine Tuil, romancière ; Alice Winocour, scénariste et réalisatrice.
Le premier Prix Vanity Fair du roman a été décerné à Mathilda Di Matteo pour La Bonne Mère, publié aux Éditions de l’Iconoclaste. Originaire de Marseille et diplômée de Sciences Po Paris, Mathilda Di Matteo a d’abord mené une carrière de consultante avant de se consacrer entièrement à l’écriture. La Bonne Mère est son premier roman.
Elle y explore la relation orageuse entre Clara, jeune Marseillaise installée à Paris, et Véro, sa mère haute en couleur restée dans le Sud. Huit cents kilomètres les séparent, mais le véritable fossé est ailleurs : celui d’une honte sociale, née de la distance entre leurs milieux et leurs codes.
Lorsque Clara revient à Marseille pour présenter Raphaël, son compagnon issu d’un monde bourgeois, l’équilibre fragile entre ses deux univers menace de s’effondrer. Face à ce gendre au ton feutré et aux manières policées, Véro comprend d’instinct qu’elle ne l’aimera pas. La rencontre tourne au choc des classes, des valeurs et des tempéraments, révélant tout ce que mère et fille n’osent plus se dire.
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Dans la catégorie roman graphique, le Prix Vanity Fair est attribué à Albertine a disparu (Glénat), de Vincent Guerrier, François Vignolle et Vincenzo Bizzarri. Un album graphique qui interroge le monde rural et notre rapport à l'entraide, à la vieillesse et à la mort.
Le prix du non-fiction revient quant à lui à Negar Haeri pour La Jeune Fille et la mort, paru au Seuil. L'avocate pénaliste revient dans ce livre sur un de ses dossiers : celui de Shaïna Hansye, « violée à 13 ans, passée à tabac à 14 ans, et poignardée et brûlée à 15 ans ».
Enfin, Adèle Yon se voit remettre le Prix du jury pour Mon vrai nom est Elisabeth, le récit phénomène de la rentrée d'hiver 2025. Une enquête sur le poids de l’hérédité, des violences faites aux femmes, de la psychiatrie du XXe siècle et d’une famille nombreuse et bourgeoise renfermant son lot de secrets.
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Crédits photo : Marie Rouge (L'Iconoclaste)
Par Ugo Loumé
Contact : ul@actualitte.com
Paru le 21/08/2025
368 pages
Iconoclaste (l')
20,90 €
Paru le 11/06/2025
144 pages
Glénat
24,00 €
Paru le 26/09/2025
192 pages
Seuil
19,50 €
Paru le 06/02/2025
416 pages
Editions du Sous sol
22,00 €
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