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Pour le Syndicat de la Librairie, Amazon “se considère au-dessus de la loi

La multinationale américaine Amazon a annoncé, ce jeudi 16 octobre, qu'elle appliquerait une remise de 5 % sur les prix de vente des ouvrages récupérés par ses clients dans des points de retrait situés au sein de commerces qui vendent des livres. Aux yeux du Syndicat de la Librairie française, Amazon « se considère au-dessus de la loi française » en reprenant à son compte cette remise réservée depuis 2014 aux détaillants.

Le 16/10/2025 à 15:30 par Antoine Oury

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Publié le :

16/10/2025 à 15:30

Antoine Oury

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Depuis la loi du 8 juillet 2014 encadrant les conditions de vente à distance des livres, qui venait modifier la loi sur le prix unique du livre, la remise de 5 % sur le prix de vente public des ouvrages était réservée aux détaillants, puisque, comme le précise encore son article 1er, « [l]orsque le livre est expédié à l'acheteur et n'est pas retiré dans un commerce de vente au détail de livres, le prix de vente est celui fixé par l'éditeur ou l'importateur ».

Cette disposition cherchait justement à offrir un avantage concurrentiel aux librairies — mais aussi, par la même occasion, aux grandes surfaces spécialisées — et tentait ainsi de rétablir une équité avec Amazon et d'autres concurrents en ligne.

Ce jeudi 16 octobre, Amazon a annoncé qu'il appliquait la remise de 5 % sur le prix de vente public des livres commandés sur sa plateforme et récupérés par les clients dans un point de retrait (comptoir ou casier automatisé) situé au sein de commerces qui vendent des livres. Il peut donc s'agir de supermarchés, d'hypermarchés ou encore de Maisons de la Presse, tant que ces enseignes disposent d'ouvrages en rayon.

Rappelons qu'Amazon applique à ces mêmes points de retrait la livraison gratuite. La firme y inclut ici aussi les casiers automatisés situés dans des commerces qui vendent des livres, malgré un avis contraire du médiateur du livre. « [L]a mise à disposition de livres dans des casiers de consignes automatiques (“lockers”) ne saurait se prévaloir de la possibilité de retrait gratuit prévue par le législateur », soulignait ce dernier en février 2025.

Le « caractère illégal » des pratiques d'Amazon

Interrogé, le Syndicat de la Librairie française (SLF), organisation patronale de la profession, critique bien entendu la décision d'Amazon. « [L]e SLF considère qu’Amazon était déjà en infraction avec la loi de 1981 relative au prix du livre en offrant la gratuité des frais de livraison pour les commandes retirées dans ses casiers ou dans des points relais ne vendant pas de livres », nous répond Guillaume Husson, délégué général.

« Le caractère illégal de ces pratiques a été confirmé à deux reprises par le Médiateur du livre sans qu’Amazon accepte pour autant de se mettre en conformité », poursuit-il. Comme indiqué précédemment, le médiateur du livre a d'abord estimé que « la mise en place de points de retrait gratuit par un “pure player” de la vente en ligne semble pouvoir être conforme à la loi pour autant que l’acte de retrait est véritablement effectué auprès d’un commerce (caisses, accueil client) qui vend effectivement des livres », en février dernier.

En mai, il se livrait à un compte-rendu de la mise en œuvre de ses recommandations, constatant à cette occasion qu'Amazon continuait de proposer la livraison gratuite pour les livres déposés dans certains casiers automatisés, soulignant qu'il s'agissait du « principal défi posé aujourd’hui à la mise en œuvre de la loi ».

À LIRE - “La culture ne se résume pas à un clic

Pour le SLF, « [l]’annonce de ce matin sur l’ajout du bénéfice systématique du rabais de 5 % pour ces commandes ne fait que renforcer encore davantage ces pratiques illégales et conforte l’idée selon laquelle la multinationale américaine se considère au-dessus de la loi française », nous déclare Guillaume Husson. « Une saisine du Médiateur du livre a été engagée sur ce sujet il y a quelques semaines et est encore en cours à ce jour », affirme-t-il.

Photographie : illustration, Erik Mclean, Pexels

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

Par Antoine Oury
Contact : ao@actualitte.com

41 Commentaires

 

koinsky

17/10/2025 à 07:42

Amazon n'est qu'un montre engendré par la voracité capitalistique. Il ne fait que jouer avec les règles du jeu du système qui l'a produit et qui vous/nous nourrit. Si vous ne voulez plus d'Amazon, mettez fin au capitalisme ou alors mettez-la en veilleuse car vous vous comportez exactement comme ceux que vous pointez du doigt avec les auteurs des livres que vous vendez : ça ne vous empêche pas de dormir sur vos deux oreilles qu'il ne touchent au maximum que 2€ sur un livre que vous vendez 20€ ... Le sentiment d'injustice n'est pas à géométrie variable.

olitel

17/10/2025 à 15:29

excusez moi de vendre votre livre !
Mais je ne suis pas loin des 2€ moi aussi sur la vente dudit livre

Pourtant

19/10/2025 à 02:25

Dans le détail, pour un livre vendu 20 € en librairie, la répartition de la somme entre tous les postes est la suivante :

TVA : 1,10 €.
Auteur : 1,40 €.
Diffusion : 1,40 €.
Distribution : 2,20 €.
Fabrication : 2,80 €.
Édition : 4 €.
Point de vente : 7, 10 €.

koinsky

19/10/2025 à 10:24

CQFD

Complément d'informations

19/10/2025 à 11:02

Bonjour,

Je lis votre répartition avec intérêt. Mais, n'étant pas du secteur, j'aurai besoin d'une précision.
Si je comprends que l'auteur écrit le livre, le point de vente c'est la marge du libraire, la fabrication c'est l'impression du livre. Qu'est-ce qu'on entend par édition, distribution et diffusion ? Car pour moi, l'intérêt de faire appel à une maison d'édition, c'était justement pour qu'elle s'occupe de la communication et de la diffusion du livre sur le territoire, donc c'était un tout. Plus précisément, à quoi sert la maison d'édition pour un auteur, si ce n'est pas pour gérer cette com autour de son ouvrage et sa distribution ? Un auteur peut-il se passer d'une maison d'édition ?
Merci pour vos lumières

Tom_75007

19/10/2025 à 11:30

Bref, les libraires sont biens lotis ... qu'ils arrêtent de chouiner.
L'auteur, sans qui rien n'existerait, si on regarde sa part, c'est une plaisanterie ...

koinsky

26/10/2025 à 05:22

une plaisanterie... de très mauvais goût.

JBF

21/10/2025 à 16:06

Bonjour,
Il me semble que vous confondez prix hors textes et prix TTC. Si 20€ est le prix de vente en librairie alors c'est le prix TTC et le prix HT est donc de 18,96€. Donc une TVA de 1,04€. De même la remise consentie aux libraire est calculée sur le prix HT. Vous semblez estimer la remise moyenne à 35,5%, cela me paraît optimiste (du point de vue libraire), surtout si la librairie vend beaucoup de livres scolaires dont la remise tourne plutôt autour de 20%. Ne pas oublier non plus que les frais de transport aller sont pris en charge à 50% par le libraire et à 100% pour les retours. C'est sans parler des ventes aux bibliothèques pour lesquelles il faut consentir une remise de 9% à laquelle s'ajoutent les 6% ponctionnés par la SOFIA.

Pour finir, pourriez-vous citer vos sources pour ces chiffres ?

Bonne journée

koinsky

22/10/2025 à 18:43

Ce qui est insupportable c'est d'escroquer les auteurs à ce point. Jamais je n'ai vu les maillons de la chaîne du livre se mobiliser pour exiger que soit revu à la hausse le % des droits d'auteur...

JBF

23/10/2025 à 11:59

À mon avis la raison est simple : ce ne sont pas les auteurs qui prennent les risques financiers dans l'édition et la commercialisation de leur livre.

Cela dit, combien êtes vous prêt à payer en plus vos livres pour augmenter la part des auteurs ?

PPK

24/10/2025 à 00:16

Lorsqu'un auteur passe des mois, voire des années sur un livre, même à "temps perdu", on peut néanmoins parler d'un risque financier. On sait bien qu'on n'écrit ni pour l'argent ni pour la gloire, mais si l'on passe 1000 heures sur un manuscrit (ce n'est pas rare), imaginons ces 1000 heures travaillées chez McDonald à 11,67 €, on peut donc parler d'un investissement financier minimum de 11,670 € (soit à peu près les droits sur 10 000 livres vendus, lorsque l'on sait que la moyenne des ventes par titre en Francophonie se situe de 500 à 800 exemplaires pour un premier roman, et autour de 3000 pour les autres — ce qui est très variable puisque certains en vendront 200 et d'autres 50 000).
Bref, plus qu'un simple risque, il s'agit d'une témérité financière (et parfois familiale, car les 1000 heures qui ne sont pas passées près des enfants et de l'alter ego ne seront jamais retrouvées).

koinsky

26/10/2025 à 05:36

Sérieux, vous osez suggérer qu'un auteur ne prend pas de risques pour lui et sa famille quand il passe des centaines d'heures à travailler gratuitement sur un texte qui ne verra peut-être jamais le jour et au mieux sera payé au lance-pierres ? Le problème n'est pas le risque, les éditeurs savent très bien qu'imprimer un livre de nos jours ne coûte rien. Non, le problème c'est la visibilité, le pas de porte. Et les groupes d'édition l'ont bien compris qui ont acheté tous les maillons de la chaîne pour gagner à tous les étages.

PPK

18/10/2025 à 05:55

L'article ne dit pas s'il s'agit uniquement des ouvrages édités par Amazon (et qui seraient ainsi disponibles à la commande en librairie) ?
Si tel est le cas, le Syndicat de la Librairie française aurait tort de s'en offusquer (à moins d'être noyauté par les éditeurs "traditionnels").

Tisslha

19/10/2025 à 10:37

Non, il ne s'agit pas uniquement des livres auto-édités sur Amazon (ne pas confondre avec "édité par Amazon", cette entreprise n'est en aucun un éditeur, seulement un diffuseur de contenus).

olitel

17/10/2025 à 10:34

oui est après que l'on a dit tout cela, il se passe quoi, ....... on laisse toujours faire Am....

olitel

17/10/2025 à 10:42

en fait cela va fonctionner jusqu' à Noel avant d'une décision soit prise, et les librairies indépendantes n'auront qu'à mourir la bouche ouverte !

Tom_75007

22/10/2025 à 10:29

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Tom_75007

22/10/2025 à 16:40

Tant pis pour elles... ;)
Oui, le business est difficile et sans les subventions des contribuables, ça fait longtemps que ce secteur serait liquidé.

Etienne Normand

26/10/2025 à 11:59

Toujours cette histoire de subventions, mais vous n'étayez jamais vos propos. La moindre des choses lorsque vous affirmez, c'est de développer. Je crains cependant que ces subventions n'existent que dans votre tête.

Etienne Normand

26/10/2025 à 13:54

Tout d'abord, merci de votre réponse développée.

Je comprends tout à fait que dans certaines circonstances, notamment géographiques, Amazon soit une solution là où les commerces de particuliers ont disparu, ou là où ils ne souhaitent pas s'installer. Amazon l'a bien compris et se place comme un défenseur des zones rurales.
Je comprends également que certaines circonstances, comme les livres scolaires, exigent des délais rapides de livraison, mais soyons honnête, le livre scolaire ne fait pas le gros du chiffre d'affaires du secteur livre d'Amazon.

Oui, les auteurs sont les plus mal payés de la chaîne du livre. Les producteurs sont d'ailleurs en France toujours très mal payés comparés aux distributeurs qui, eux, ne produisent rien tout en se faisant de fortes marges (même si "fortes marges" en librairie est relatif).
Mais détrompez-vous, fréquenter les médiathèques permets de rémunérer les auteurs. D'une part parce que les librairies qui sont en marché avec les bibliothèques/médiathèques reversent 6% du montant des achats HT à la SOFIA. Mais également parce que l'Etat reverse à la SOFIA, une contribution calculée sur le nombre d'usagers inscrits.
L'autre contribution que médiathèques et librairies font (ce que ne fait ni Amazon et de moins en moins les autres structures culturelles), c'est d'organiser des rencontres avec les auteurs, et rendre visible leur travail.

Je crois pour ma part, que le seul concurrent de taille face à Amazon ne sont pas les librairies indépendantes, mais les médiathèques. Implantées dans les centres-villes, souvent gratuites (sauf dans les petites villes où le budget est serré, et où une contribution est demandée aux usagers) et parfois en prêts illimités. Aucun commerce privé ne peut concurrencer cela.

Quant aux petits commerces, ce n'est certes pas incompatibles de consommer en grande surface et en commerce de proximité, mais il faut bien avouer que peu de clients achèteront leur PQ et leur lessive en grande surface, pour ensuite revenir chez eux, poser leurs courses et ressortir acheter leur pièce de boeuf, leurs carottes et leur pain dans les commerces proches de chez eux.
C'est d'autant plus vrai en librairie. Vous n'allez pas acheter La promesse de l'aube dans une librairie, puis aller dans une autre pour en acheter un deuxième, et continuer vos achats de livres.

C'est toute l'intelligence des grandes surfaces : avoir repris le principe de la rue commerçante, et pouvoir naviguer de rayon en rayon, comme les clients naviguaient de commerce en commerce.
La seule nouveauté des "drives", dont Amazon fait partie, est d'éviter aux clients de se déplacer. Ce qui s'avère effectivement assez pratique lorsqu'il n'y a aucun commerce à proximité.
Voilà la seule innovation d'Amazon.

Alors effectivement, Amazon et grandes surfaces ne sont pas responsables de tout, mais ils sont un facteur aggravant pour les petits commerces. Mais au final, le seul facteur aggravant sont les choix de consommation d'une clientèle qui, ne souhaitant pas "se prendre la tête", va au plus simple.

Et encore une fois, ma critique se dirige davantage vers la clientèle des centres urbains qui, eux, ne sont pas géographiquement limité, ont ce qu'il faut en commerces à proximité, mais ne réfléchissent pas forcément à la manière dont ils consomment.

Désolé du pavé !

Lecteurdu34

17/10/2025 à 22:10

Les libraires récoltent ce qu'ils ont eux-mêmes semés !
Depuis leur guerre ouverte et complètement stupide qui n'a eu pour but que d'augmenter le coût aux lecteurs, je n'ai jamais aussi peu acheté de livres (en réponse à cette mesure) : c'est eux qui ont plombé leurs revenus !
Arrêtez de vous en prendre à Amazon, assumez vos actions, car n'oublions pas qu'il n'y a pas qu'amazon qui propose et depuis bien longtemps 5% de remise sur tous les achats...

Non mais

18/10/2025 à 18:55

Ce sont les maisons d'édition qui fixent les prix... Donc reprocher aux libraires d'avoir augmenté le coût des livres, euh...

Lecteurdu34

19/10/2025 à 10:54

Je ne reproche pas aux libraires le prix de vente des livres ! Je reproche aux libraires leur guerre contre la vente en ligne et les frais de port minimum obligatoire qu'ils ont tout fait pour mettre en place, ce qu'ils ont obtenu du gouvernement, et qui, j'en suis la preuve même, a conduit à moins de livres vendus, et donc une perte sèche pour tout le secteur. Les libraires ont voulu cette loi, prétextant une concurrence déloyale, sauf que, quand la librairie la plus proche de chez vous est à 30 ou 40 kms, il n'est pas normal que le client doive payer des frais de port souvent bien plus cher que le prix du livre lui-même ! Donc oui, Amazon et les autres permettaient à nous, habitants à la campagne, loin d'une librairie, de pouvoir tout l'année s'acheter des livres, quand nous en avions envie. Ce qui ne m'empêchait pas de faire un tour en librairie physique quand je passais en ville et d'y faire des achats ! Je dépensais avec mon fils entre 1000 à 1500€ par an entre Amazon, sites divers et librairies physiques...
Aujourd'hui, je n'achète plus sur Amazon et autres pour ne pas payer les frais, je ne vais plus en librairie non plus (puisqu'ils sont à l'origine de ce texte). Je n'ai pour autant pas arrêter de lire, mon fils non plus : je lis soit en ligne des ouvrages gratuits, soit je vais à la bibliothèque pour 10€ l'année... Et croyez-moi je ne suis pas la seule avec ce raisonnement aujourd'hui.
Résultat : les libraires ont causés leurs pertes et celles du secteur en entier...

Tom_75007

20/10/2025 à 20:32

Bravo ! Vous avez raison. Ils creusent leur tombes... on ne va pas pleurer pour eux.

Etienne Normand

21/10/2025 à 18:50

C'est drôle tout de même de s'installer dans des lieux reculés mais de vouloir tout de même consommer comme à la ville.

Finalement le combat des libraires n'aura pas été vain et vous êtes la preuve vivante que la contrainte économique est efficace : vous ne donnez plus rien à Amazon, mais vous continuez à lire et faites fonctionner votre médiathèque de proximité.

Question tout de même : lorsque vous achetiez vos livres sur Amazon, est-ce que vous alliez tout de même dans votre médiathèque ?

Etienne Normand

23/10/2025 à 13:33

Je ne comprends pas. Vous admettez vous-même que vous achetiez en librairie lorsque vous passiez en ville. Je ne vois pas ce qu'il y avait de compliqué à vous constituer un stock de livres à ce moment-là. Le problème est que vous voulez consommer comme en ville : je veux immédiatement, donc j'achète. Sauf que vous n'êtes pas en ville. Vous payez malheureusement les contraintes liées à votre zone géographique et à la dégradation du maillage commercial en campagne, dorénavant dépendante des grandes enseignes, qui ont, elles-mêmes, oeuvré à tout bousiller.

Si vous voulez vous insurger, insurgez vous plutôt sur ce qui a bousillé ces petits commerces au lieu de cracher sur ceux qui souhaitent ne pas ajouter aux décombres (en plus de sauver leurs trésoreries).

Mais voyez le bon côté des choses, ne plus acheter sur Amazon ne vous a pas fait perdre le goût de la lecture, et vous avez découvert le service public en vous rendant dans votre bibliothèque. Merveilleux ! Merci les libraires ! Et merci la contrainte économique. Vous êtes la preuve vivante que cela marche. Bien que cela soit tout de même triste d'en arriver là pour faire changer vos habitudes.

Lecteurdu34

24/10/2025 à 19:04

Pour répondre à vos questions dans l'ordre.
J'ai toujours été membre de bibliothèques (et même bénévole active).
Ce n'est pas forcément tout vouloir tout de suite... Quand le professeur à l'école vous demande dans la semaine un livre pour la semaine suivante, en campagne, c'est impossible... Sauf par Amazon et autres... D'où d'ailleurs ma remarque de livres moins cher que les frais de port.
Cette loi aura fait une chose : me faire faire des économies non négligeables, au détriment du secteur du livre... Car consommer en médiathèque ou bibliothèque, c'est très bien, mais ce n'est pas rémunérer les auteurs...
Quant aux petits commerces, au risque de vous déplaire, les deux ne sont pas incompatibles et j'ai géré un commerce de proximité dans un village de 350 habitants... Donc je sais très bien de quoi je parle. Amazon et autres ne sont pas responsables de tout ! Il faut savoir donner envie aux clients de venir, il faut pratiquer des prix raisonnable même en milieu rural (ce qu'oublie malheureusement bon nombre de commerces ruraux)...

PPK

24/10/2025 à 23:23

Ce n'est pas Amazon qui a tué et désertifié les centre-villes en tuant les petits commerçants et surtout les artisans, ce sont les grandes surfaces.
Amazon et ses pairs, aujourd'hui, commencent à étrangler les grande surfaces, et c'est parfait ! Lorsqu'il n'y en aura plus — on le souhaite — les artisans réapparaîtront et les centre-villes des petites et moyennes villes reprendront vie.
À présent, je m'interroge surtout sur votre notion (disons péjorative) des "coins reculés" ; pouvez-vous expliquer pourquoi les habitants des campagnes ne devraient pas s'estimer le droit de consommer la culture comme les habitants des villes ? Pourquoi le cultivateur ne pourrait-il pas lire le dernier prix Goncourt en même temps que la réceptionniste à l'hôtel de ville ? L'évolution des communications permet justement à ceux qui ne vivent pas en ville de pouvoir néanmoins profiter des productions culturelles, vous êtes contre cela ou est-ce le fait de contribuer à l'enrichissement d'un Bezos qui vous dérange ? Si ce n'est que Bezos, soyez convaincu que si ce n'est pas lui, c'en sera un autre tout aussi... — et l'autre ne cédera peut-être pas une partie de sa fortune à son ex-femme qui s'empresse de la reverser dans des oeuvres charitables (19 millards d'US$ à ce jour)
Enfin, il n'y a pas que des "coins reculés" à dix ou vingt kilomètres, prenez mon exemple : je suis canadien, je vis sur la côte du Pacifique et la librairie de langue française la plus proche se trouve à Ottawa, soit à 4800 km ; ne voulant (ni ne pouvant) pas payer deux fois le prix d'un livre en coût de transport, dans mon cas Amazon (et maintenant la liseuse Kobo, qui me permet d'emprunter des titres français à la bibliothèque de Vancouver) est l'unique moyen de lire en français (inutile de dire que j'achète tous mes livres de langue anglaise à la petite librairie du coin — qui ne se dit pas du tout incommodée par Amazon partant du principe qu'Amazon ne lui retirera rien en volume commercial tant et aussi longtemps qu'elle saura apporter au lecteur ou bibliophile ce qu'Amazon ne peut pas).

Etienne Normand

26/10/2025 à 16:06

Vous avez raison, ce n'est pas Amazon qui a tué et désertifié les centre-villes en tuant les petits commerçants et surtout les artisans, ce sont les grandes surfaces. Cependant l'innovation qu'apporte Amazon suit la même logique que l'innovation apportée par les grandes surfaces : c'est un moyen de se rendre la vie plus simple. En ne bougeant pas de chez soi pour le cas d'Amazon, en retrouvant toute une rue commerçante au sein même d'un entrepôt (avec parking à côté) pour la grande surface. Ce que ne souhaite cependant pas voir la clientèle, c'est que ses habitudes de consommation ont des conséquences. Moins de chiffre d'affaires pour les petits commerces, plus de pollution dans l'air, une moins bonne rémunération pour les producteurs, des conditions de travail parfois déplorables, etc...

Et effectivement, je crois que les principaux concernés par Amazon, sont les grandes surfaces culturelles plus que les librairies détenues par des particuliers. Je ne suis cependant pas du tout convaincu qu'en cas de disparition de ces grandes surfaces, la clientèle changerait ses habitudes de consommation.

Je n'ai pas utilisé le terme "coin" mais "lieu". L'usage de "coin" est effectivement plus péjorative, mais c'est vous qui l'utilisez. J'aurai pu dire "trou" ou mieux, "trou du cul du monde" mais je ne l'ai pas fait non plus.

Je n'ai pas dit non plus que ceux des campagnes n'avaient pas le droit de consommer la culture comme les urbains. D'une part parce que le "droit de consommer" n'existe pas. Ensuite parce que, si ils le souhaitent, ils le peuvent. Il suffit de se déplacer dans les lieux concernés (médiathèques ou librairie).

Je ne suis contre rien, je constate juste que certains commerces de livres sont déjà là mais que certains refusent d'y aller pour diverses raisons, et leur préfèrent des solutions simplistes comme Amazon, leur évitant de se déplacer (et pour cause, c'est quelqu'un qui se déplace pour eux).
Je ne vois pas ce qu'il y a de compliqué à se rendre, lorsque l'on a envie d'un livre, dans la librairie la plus proche, et de se faire un bon stock de livres si cette librairie est loin de son domicile.

Contribuer à l'enrichissement d'un Bezos me dérange effectivement. Bezos ou un autre; mais je ne peux pas forcer les gens à avoir la même "sensibilité politique". Cela me regarde.

Non, ce qui m'emmerde, c'est que tout un territoire se transforme sous les habitudes de consommation d'une masse. Et je vis dans la société que ces gens façonnent. Je ne tiens personnellement pas à vivre dans une société où les rapports humains sont virtuels, où les échanges commerciaux se font sur le pas d'une porte ou dans des caissons en aluminium, où l'individu est considéré comme un portefeuille sur patte, monnayant la promesse de le "libérer de tous efforts physiques et intellectuels", où les déplacements se font sans sortir de sa bagnole, où la bouffe est de basse qualité parce que produite à grand rendement, où l'ont fait ces courses et où l'on déjeune en famille dans des zones industrielles; et où, à part shooter dans des boites de conserve sur un parking désaffecté de grande enseigne, il n'y a rien à foutre.
Il n'y a que les gens atrophiés qui voient de la poésie dans cette société.
Une ville sans boulangeries, sans cafés, sans restaurants, sans primeurs, sans marchands de journaux, et sans plein d'autres choses, n'est qu'une ville dortoir à côté d'une zone industrielle, traversée par une autoroute à quatre voies. En France, les politiques aiment bien discourir sur le patrimoine pour mieux se masquer cette réalité là. Il n'y à qu'à regarder ce que sont devenues une partie des campagnes françaises. Voilà ce qui m'emmerde.

Vous me parlez du Canada comme si vos conditions nationales étaient similaires en France.
Je ne me hasarderai pas à parler de spécificités que je ne connais pas, mais 4800 km sans librairies, ça n'existe pas en France. Il y a plus de 3500 librairies indépendantes, plus celles qui appartiennent à des maisons d'édition, plus les grandes surfaces spécialisées (Fnac, Cultura), plus les espaces culturels des supermarché. Et je ne compte même pas les bibliothèques et médiathèques. Pour paraphraser le ministère de la culture, c'est un pays où le nombre de librairies est le plus important au monde. Pour passer à côté d'un commerce de livres, il faut le vouloir ou en avoir rien à foutre (ce qui est tout autant entendable).

Par curiosité, y-a-t-il un prix unique au Canada ? Ou chaque librairie est libre de vendre au prix qu'elle souhaite ?

Vous m'exposer un cas particuliers - et je comprends qu'il existe des cas particuliers, tout comme le fait que les handicapés ne peuvent pas se déplacer, que les profs demandent des livres pour le lendemain ou que certains cas sociaux refusent de sortir de chez eux - pour banaliser l'achat sur Amazon. Ce qui m'inquiète, ce ne sont pas ceux qui font la part des choses et achètent avec discernement, mais ceux qui ne le font pas. Et ils sont légions.
Amazon n'est pas nécessaire, en France en tout cas, simplement parce que les distances sont courtes et les alternatives à Amazon existaient déjà avant et existent toujours (certes, de façon plus concentrée dans les grandes villes). Il faut juste prendre le temps d'y aller.

Pour ce qui est de votre librairie, je crains qu'elle ne se tire une balle dans le pied. C'est très beau de prêcher les convertis du commerce de proximité, mais ce nombre ne va cesser de diminuer avec le temps; le nouveau public, sensibilisé au virtuel et à l'achat dématérialisé dès le plus jeune âge, préférant des interactions plus virtuelles que sociales.
Mais sans vouloir être méchant, l'Amérique du nord ayant embrassée goulument toutes les innovations commerciales, technologiques et numériques, je ne suis pas certain que la solution est à chercher outre-Atlantique.

Mais d'ailleurs, pourquoi votre librairie ne peut pas vous fournir vos livres en langue française ?

Tom_75007

18/10/2025 à 00:04

Mais ouiiiiii, bien sûr, c'est vrai qu'Amazon n'a pas les moyens d'avoir des avocats compétents qui s'assurent que tout soit réglo dans le business de la société ! MDR !

Les librairies, le SLF, tout une corporation poussiéreuse en grande majorité de gauche (tiens donc !) sont justes incapables de se remettre en question. Pourquoi ne montent-ils pas le concurrent français d'Amazon ? Ils chouinent sans cesse alors qu'ils survivent, pour la plupart, grâce à l'argent des contribuables...

Expérience personnelle pour avoir bossé dans le milieu une quinzaine d'années : les librairies (indépendantes, dans mon cas), ce sont les premiers à frauder sur les contrats de travail, harcèlement des salariés, salaires minimums, heures supplémentaires à rallonge / non payées, annualisation du temps de travail non respectée, conventions collectives non appliquées, etc... un milieu d'une hypocrisie rare.

Tisslha

19/10/2025 à 10:34

Bonjour, il y a tellement de contrevérités dans votre message qu'il ne vaut même pas peine qu'on réponde à toutes. Vous posez votre expérience personnelle (que j'aurai la bonté de ne pas croire fictive) en généralité, ce qui fait de vous un nombriliste patenté. Allez donc travailler dans un entrepôt Amazon, nous reparlerons de la législation de travail après.
Quant à "montrer un concurrent français à Amazon", vous n'avez vraiment rien compris à la question. Il ne s'agit pas de créer un mastodonte capitaliste de plus, mais de défendre une certaine idée du commerce et de la vitalité de nos centre-villes.
Pour en venir au fond, et au sujet de l'article : vous prétendez qu'Amazon, par le biais de ses avocats, s'inquiète de savoir si ses actions sont légales. C'est d'une naïveté sans nom. A ce niveau d'argent, on ne cherche pas la légalité, mais comment la contourner en exploitant des zones d'ombre. Depuis l'application de la gratuité des frais de port jusqu'à celle de la remise de 5%, tout est en contradiction avec la loi pour peu que l'on sache lire.

Tom_75007

20/10/2025 à 20:41

"Allez donc travailler dans un entrepôt Amazon, nous reparlerons de la législation de travail après." => ça ne serait pas pire (oui, toujours selon mon expérience personnelle - mais j'ose espérer que je suis un cas isolé, j'ai entendu de tout, dans mes relations ...)

"mais comment la contourner en exploitant des zones d'ombre. Depuis l'application de la gratuité des frais de port jusqu'à celle de la remise de 5%, tout est en contradiction avec la loi pour peu que l'on sache lire. " => donc rien d'illégal. N'importe qui ferait pareil, le business est le business.

Etienne Normand

21/10/2025 à 19:09

Laissez tomber Tisslha.

Tom_75 est un de ces salariés frustrés qui a finit par associer les mauvais traitements qu'il a subit (et j'en suis désolé, le milieu professionnel en est plein, et c'est intolérable) et la nécessaire fonction d'un commerce de proximité dans une ville. Il préfère dorénavant applaudir ce qu'il ne connaît pas et jouir de sa satisfaction de n'être qu'un simple consommateur anonyme qui se fait servir, sans aucune considération pour celui qui le sert (sauf à prendre son colis d'un sourire gêné, en lui disant "bon courage", tout en refermant la porte). Comme quoi son expérience de libraire, de personne qui assure un service auprès d'un client, ne lui a pas non plus inculqué quelques leçons d'empathie.

koinsky

20/10/2025 à 11:40

La jalousie est un vilain défaut. :)

Sophie

23/10/2025 à 09:38

Bizarrement, ce syndicat oublie l'article 5 de la loi Lang, quasiment jamais appliqué, à savoir qu'après 2 ans il peut y avoir des soldes sur les livres déjà approvisionnés et non vendus.

Tom_75007

23/10/2025 à 10:12

Syndicat à côté de la plaque, à l'image du secteur entier.
La haine contre Amazon à 100%, incapable de réussir à lancer un concurrent français.

Concernant la loi Lang, elle devrait être supprimée... mais la France étant un pays communiste... mal parti.

Etienne Normand

26/10/2025 à 16:15

Vos concurrents existent déjà, ce sont les médiathèques. De proximité, gratuites pour la plupart et prêts illimités. Imbattable.

Cessez d'agiter votre langue militante et détendez-vous, camarade !

JBF

23/10/2025 à 12:10

Les libraires font peu de soldes parce qu'ils savent gérer leur stock et qu'ils savent reconnaître et retourner à temps les livres qui finalement ne correspondent pas à leur clientèle et donc se vendent mal.
Les soldes ça sert à atténuer les ratés de la gestion du stock.

Tom_75007

24/10/2025 à 09:48

Pratique, les droits de retours ...
Quel autre commerce de détail a cet énorme avantage ?

Et malgré tout, ça chouine 24h sur 24 !

JBF

24/10/2025 à 17:44

Ah, d'accord. Et vous prétendez avoir travaillé dans des librairies indépendantes pendant 15 ans et vous ne savez pas que le droit de retour est la contrepartie du fait que le prix d'un livre est fixé par l'éditeur et non par celui qui le vend ? Quel autre commerce ne fixe pas lui-même ses prix et sa marge ?

Bravo, vous avez fini de me convaincre que vous n'êtes qu'un troll au service d'Amazon.

koinsky

26/10/2025 à 05:20

Le problème ça n'est pas qu'Amazon “se considère(rait) au-dessus de la loi”, c'est que la Loi fait le constat qu'elle est en_dessous d'Amazon.
La Loi se sait impuissante face au capitalisme car le capitalisme est sauvage, par nature, et la Loi, policée, par culture, et la nature l'emporte toujours sur la culture, l'histoire de l'humanité nous l'enseigne chaque jour un peu plus. Les deux ne sont pas miscibles, donc forcément, dès que ça veut se mélanger ça se rejette, d'où la frustrations/le complexe d'infériorité de la Loi, son impuissance face au "monstre" Amazon, qui la font baver de rage.

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Rémunération “dérisoire” de l'auteur : la justice annule deux contrats d'édition

Le 8 juillet dernier, le tribunal judiciaire de Paris a rendu une décision notable, qui s'appuie sur la notion de « rémunération appropriée » de l'auteur inscrite dans le Code de la propriété intellectuelle. Il a en effet estimé que la rémunération prévue par deux contrats des éditions L'Harmattan avait un caractère « dérisoire », les rendant de fait nuls et entraînant leur anéantissement rétroactif.

10/08/2026, 11:36

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À Chavannes-près-Renens, une chapelle accueille la librairie La Maison des Feuilles

La Chapelle de la Gare, située à Chavannes-près-Renens (canton de Vaud), en Suisse romande, abritera, à compter de ce 10 août, une librairie généraliste indépendante, La Maison des Feuilles. Codirigée par Pablo Thüler et Léa Bourquin, l'enseigne mettra à disposition de sa clientèle habituée ou de passage 10.000 références en langue française ainsi qu'un petit espace café...

10/08/2026, 10:31

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Barnes & Noble : fin de la centrale d'achat, 700 librairies reprennent la main sur les livres

Pour remettre Barnes & Noble sur pied, James Daunt a supprimé l’un des mécanismes qui entretenaient son uniformité : des remises accordées par les éditeurs en échange d’une présence et de mises en avant déterminées dans tout le réseau. Dans Fortune, le patron de l’enseigne détaille une transformation fondée sur l’autonomie locale, des commandes plus prudentes et un assortiment élargi. Sept ans après son arrivée, Barnes & Noble dépasse de nouveau 700 librairies.

09/08/2026, 08:38

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Érythrée : les 12 écrivains disparus sont-ils encore en vie ?

Près de vingt-cinq ans après la fermeture de la presse indépendante en Érythrée, PEN International réclame une « preuve de vie » pour douze écrivains et journalistes arrêtés dans le sillage de la répression de septembre 2001. À l’approche du 18 septembre, l’organisation remet leurs noms en circulation — pendant que le Comité pour la protection des journalistes distingue seize professionnels érythréens réduits au silence. Deux périmètres, un même trou noir documentaire.

08/08/2026, 12:17

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Serbie : PEN alerte sur une répression qui gagne les écrivains et la culture

Coups contre un romancier, procédure pénale visant un auteur, pertes de financements culturels, accès aux espaces publics restreint : PEN International estime que la liberté d’expression continue de se dégrader en Serbie. Son alerte du 22 juillet replace l’agression de Vladimir Arsenijević, déjà documentée par ActuaLitté, dans un ensemble plus large de pressions sur les écrivains, les médias, les universitaires et les artistes.

08/08/2026, 11:32

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Gibert cherche un repreneur : le maire d’Évreux monte au créneau

Promise à la cession dans le cadre du plan de redressement de Gibert, la librairie d'Évreux peut désormais compter sur le soutien de la municipalité. Le maire, Guy Lefrand, s'engage au maintien d'une librairie en centre-ville et annonce la mobilisation des services de la ville pour trouver une solution de reprise. 10 salariés sont concernés par cette recherche de reprise, tandis que l'établissement reste la seule librairie généraliste du centre-ville.

07/08/2026, 18:03

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Et si, pour faire lire les jeunes, il fallait réinventer la librairie ?

En Corée du Sud, les ventes de livres progressent en 2026 tandis que les jeunes lecteurs reviennent vers la fiction et, surtout, vers les librairies physiques. Un phénomène que l’éditeur et auteur Jérôme Oliveira résume par une formule : « La librairie n’est plus seulement un magasin. C’est un lieu de vie. » Et en creux, une question : plutôt que d’opposer lecture et écrans, faut-il réinventer les lieux dans lesquels le livre se rencontre ?

07/08/2026, 17:31

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Trêve des nouveautés : la décroissance “semble ne plus être un sujet tabou”

En 2024, plusieurs librairies s'essayaient à une trêve des nouveautés. Comme son nom l'indique, l'opération consiste à créer des pauses dans le travail des offices avec les diffuseurs, pour prendre le temps de mieux défendre les ouvrages présents sur les tables et ne pas les remplacer à une cadence infernale. Une seconde « recherche action » de ce type a été menée, et l'Association pour l'écologie du livre relève un « changement de perspective ».

07/08/2026, 11:43

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Royaume-Uni : des mini-bibliothèques en gare pour encourager les enfants à lire

Great Western Railway a installé des mini-bibliothèques dans 10 gares de son réseau britannique pendant les vacances d’été 2026. Les familles peuvent y prendre, échanger ou déposer des livres gratuitement. L’opération a été lancée avec l’auteur jeunesse Michael Rosen après une enquête commandée par la compagnie, dans laquelle un parent sur cinq dit avoir constaté à la rentrée des difficultés avec des mots que son enfant connaissait avant les vacances.

07/08/2026, 11:38

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Diversité linguistique : les livres “garantissent que les langues restent vivantes”

Tandis que les outils basés sur l'intelligence artificielle font craindre une uniformisation des modalités d'expression et une domination renforcée de la langue anglaise, un imposant catalogue d'ouvrages souhaite faire entendre la diversité linguistique. L'Union internationale pour les Livres de Jeunesse (IBBY) et l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) sont à l'origine de cette initiative.

07/08/2026, 10:31

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À Santander, le conflit israélo-palestinien emporte une présentation de poésie

L'auteur Marcos-Ricardo Barnatán et son fils Jimmy devaient présenter un recueil écrit à quatre mains à la Foire du livre de Santander. Des manifestants propalestiniens ont empêché le déroulement normal de la rencontre pour protester contre les positions publiques du poète en faveur d’Israël. Une plainte déposée est désormais examinée par l’unité spécialisée dans les crimes de haine du parquet de Cantabrie.

06/08/2026, 17:44

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“Je vous ai fait vivre un enfer” : les excuses du mangaka Yūki Tabata (Black Clover)

Yūki Tabata présente ses excuses aux éditeurs, assistants, graphistes et imprimeurs de Black Clover dans la postface du 38e et dernier tome, publié au Japon le 4 août 2026. Le manga s’est achevé le 30 avril, après plus de dix ans de publication. L’auteur reconnaît avoir épuisé certains collaborateurs, retardé le travail d’autres professionnels et provoqué des difficultés au fil de la production.

06/08/2026, 13:09

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Hautes-Alpes : la librairie Les Adventices fleurira bientôt Embrun

À Embrun, dans les Hautes-Alpes, Annaïck Le Menestrel finalise la reprise de la librairie Charabia, pour en faire Les Adventices. Sa librairie généraliste et indépendante correspondra à ces « plantes qui poussent là où on ne les attend pas », pour porter haut la « résistance discrète » et la « vie dans les marges ». Un lieu idéal pour les lecteurs et lectrices, a priori.

06/08/2026, 13:09

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En pleine expansion, Barnes & Noble perd une librairie historique

À Redwood City, en Californie, Barnes & Noble fermera le 16 septembre 2026 une librairie exploitée depuis trente-trois ans. L’enseigne affirme que le propriétaire des murs n’a proposé aucune solution pour prolonger son occupation. Une disparition imposée qui tranche avec la croissance retrouvée du premier libraire de détail américain, désormais fort de plus de 700 adresses.

06/08/2026, 12:52

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La dépression de George RR Martin : “Vieillir n’a rien d’amusant” et le pire n'est jamais certain

Plus de cinq mois après son dernier billet personnel, George R.R. Martin a repris la plume sur son site, le 3 août. L’auteur du cycle du Trône de fer y décrit une année éprouvante, marquée par la perte d’amis, la tristesse et la dépression. Aucune nouvelle éditoriale n’accompagne cette confidence : The Winds of Winter, attendu depuis quinze ans, n’est pas même cité.

06/08/2026, 11:51

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Comment un éditeur chrétien conservateur prépare des centaines de lectures simultanées

Le 3 octobre 2026, l’opération See You at the Library entend réunir des familles dans « des centaines de bibliothèques » aux États-Unis. Portée par Brave for Good, organisation liée à l’éditeur chrétien BRAVE Books, la campagne repose sur une nuance décisive : les établissements ne programment pas ces rendez-vous. Des groupes locaux réservent leurs salles, puis y installent lectures, prières et valeurs patriotiques.

06/08/2026, 11:12

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L'Italien Feltrinelli grandit en espagnol : publier plus, oui, mais combien ?

Feltrinelli connaissait déjà le chemin de Barcelone, où le groupe italien contrôle Anagrama. En 2026, il change d’échelle : nouvelle maison pour le marché hispanophone, relance de Gribaudo, librairie à Montevideo et fondation culturelle. Une expansion répartie entre plusieurs enseignes, au moment où des éditeurs espagnols rappellent que multiplier les parutions ne garantit ni les ventes ni la rentabilité.

06/08/2026, 11:08

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“Il faut laisser la place aux jeunes” : l'après Thierry Magnier

Le fondateur des Éditions Thierry Magnier cessera ses fonctions le 1er novembre 2026, à un an du trentième anniversaire de la maison. Thierry Magnier reconnaît avoir préparé sa succession, tout en disant avoir été surpris par son calendrier. Actes Sud présente de son côté cette décision comme l’aboutissement d’une transmission engagée depuis plusieurs années au profit de l’équipe éditoriale.

06/08/2026, 10:30

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Christian Clavier, Catherine Pégard, Manuel Carcassonne : les hommages à Didier Decoin

La disparition de Didier Decoin, mort à 81 ans, a suscité de nombreux témoignages dans le monde de l’édition, des lettres, du cinéma et de la télévision. Son éditeur et ami Manuel Carcassonne salue un « capitaine et un styliste hors pair », tandis que ses proches évoquent unanimement sa culture, sa douceur et sa générosité.

05/08/2026, 18:24

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La Fnac en périphérie ? À Lons, les libraires lancent une pétition

L’éventuelle arrivée d’un magasin Fnac à Montmorot, dans la périphérie de Lons-le-Saunier, mobilise les quatre librairies indépendantes de la ville. Leur pétition, lancée le 29 juillet, a dépassé 2200 signatures. Au-delà d’une nouvelle concurrence sur le livre, elles redoutent un déplacement des achats vers la zone commerciale et un affaiblissement de la vie culturelle du centre.

05/08/2026, 16:31