#Rencontres / dédicaces

Interroger la rémunération des dédicaces : des questions aux réponses

Faisant suite à l’article « Rémunération des dédicaces : 2020 une année de la BD sans auteurs », paru ce 26 juin sur ActuaLitté, nous avons reçu un courrier d'un professionnel du secteur – à la fois auteur, éditeur, journaliste et organisateur de salon. Il a souhaité apporter un faisceau de réflexions, et un peu d'eau au moulin qui n'en manque pas. 

Le 27/06/2019 à 12:37 par Auteur invité

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27/06/2019 à 12:37

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La promotion de l’auteur

La SGDL a mis en ligne l’an dernier un contrat d’édition annoté de remarques afin d’engager les auteurs à mieux lire, définir et négocier leur contrat d’édition (qu’on trouvera ici). 

À l’article 12-1 relatif à l’exploitation d’une œuvre, il est mentionné en remarque la chose suivante : « Par ailleurs, les parties peuvent discuter, au moment de la négociation du contrat, de la promotion envisagée par l’éditeur lors de la sortie du livre (salons, festivals, prix... etc.) et de la disponibilité de l’auteur pour cette promotion, à charge pour l’éditeur de supporter les frais liés aux déplacements et éventuellement d’envisager une rémunération pour le temps passé par l’auteur à faire la présentation promotionnelle de son œuvre publiée par l’éditeur. » 

Combien d’auteurs lisent-ils leur contrat d’édition jusque dans les moindres détails, et combien négocient-ils avec leur éditeur la clause de la promotion après publication ? Combien d’éditeurs envisagent cette question dans leurs contrats et selon quelles formes ? La SGDL, dans ce contrat commenté, indique clairement un lien entre promotion et rémunération de l’auteur « pour le temps passé » et pris en charge par son éditeur. 

Étrangement cette question de la prise en charge par l’éditeur de la représentation promotionnelle de l’auteur, n’est pas, ou très peu, soulevée par les syndicats d’auteurs. C’est pourtant un des organismes s’occupant d’eux qui la soulève comme un des éléments de la négociation du contrat d’édition... mettant de facto l’éditeur en position d’interlocuteur premier sur cette question. 

À la présence, ou à la signature ?

À ce jour, concernant les manifestations littéraires, le CNL distingue les rencontres et autres formes de participation des auteurs (qui sont rémunérées), de ce qu’il nomme « la seule promotion directe de l’œuvre (les ventes-dédicaces) ». Les syndicats d’auteurs/illustrateurs demandent la reconnaissance d’un statut professionnel impliquant que l’acte de signatures lors de manifestations soit considéré comme un travail à part entière nécessitant une rémunération, et non plus justement comme un acte de promotion. 

Le SNAC BD nomme cela une « rémunération à la présence ». Cette formule pose question dans une logique de droit du travail : une rémunération « à la présence » ne signifierait pas grand-chose en terme légal. Même les « jetons de présence » des conseils d’administration sont désormais soumis à non seulement un acte de présence et d’assiduité aux réunions, mais aussi à une « activité effective » en tant qu’administrateur. On n’imagine donc pas une personne rémunérée seulement pour « être présente » à son poste.

Lorsque les auteurs font des ateliers, des animations, des rencontres, des formules spectacles, etc., ils sont rémunérés pour un travail effectif. Il faudrait donc parler, comme la Charte des auteurs jeunesse le fait depuis plusieurs années, de rémunération des signatures/dédicaces et non à la présence. L’acte de signer un livre étant alors entendu comme un travail créatif, ce qui est particulièrement justifié pour les illustrateurs (jeunesse ou BD), comme le souligne le rapport Lungheretti cité dans l’article d’ActuaLitté.

Quel mode de rémunération ?

Une question se pose aussi sur le mode de rémunération. À ce jour, l’URSSAF n’est pas claire quant à la déclaration d’une rémunération pour des dédicaces dans le cadre de revenus accessoires, ni pour le diffuseur, ni pour l’auteur. On ne sait trop si cette rémunération peut s’effectuer en droits d’auteur, ne faisant pas partie de la liste indicative des activités permettant ce type de rémunération. 

Sauf à interpréter la circulaire de 2011 sur les revenus accessoires sous un certain angle mais sans valeur juridique stricte. Si c’est en salaire, et non en droits, les modes de calculs et de charges sont très différents pour l’employeur et le salarié. L’impact sur les coûts ne serait pas le même : en salaire, sous forme de CDD de quelques heures, ou de salariat horaire, il faut pour le diffuseur doubler la somme en incluant les charges...

Et pour l'auteur déclarer ces revenus avec un statut d'indépendant et non sous le régime des artistes auteurs. Pour rémunérer ces dédicaces, il faudrait donc au préalable une réforme de la circulaire de 2011. 

L’auteur, un travailleur comme les autres

Dans cette optique cependant, le rapport entre créateurs et structures organisatrices changerait. À ce jour, dans la plupart des salons, les auteurs/illustrateurs sont des invités, qui répondent à des propositions (d’ateliers, de rencontres, de spectacles, etc.), qu’ils sont tout à fait susceptibles de décliner ou d’accepter. 

Avec un statut professionnel identifié, les auteurs/illustrateurs ne seraient plus « invités » par les manifestations, mais considérés comme des travailleurs, « employés » par elles, puisqu’ils y toucheraient une rémunération (et pas une indemnité, quand bien même cette rémunération s’effectuerait en droits et non en salaire) pour une tâche effective, dans le cadre d’un contrat, écrit ou moral, et cela impliquerait de fait, selon le Code du travail, un lien de subordination avec un organisateur/employeur. 

Reste que, comme dans tout cadre employeur-employé, cela suppose des deux côtés des droits et des devoirs. Si l’auteur-illustrateur est rémunéré en droit pour des heures de signature, en devoir il se doit de respecter notamment sa présence sur un stand. Si l’organisateur est en devoir d’accueillir l’auteur dans les meilleures conditions, il est aussi en droit de ne pas le rémunérer si celui-ci ne suit pas les règles liées à son travail. 

De même faudrait-il fixer un seuil minimum à partir duquel une séance de signature serait rémunérée, puisqu’il est bien normal de payer un travail effectif, et non pas seulement « déclaré » et non effectué en tout ou partie. La Charte des auteurs jeunesse propose un tarif à la journée ou la demi-journée et non pas un système horaire par exemple. 

Ainsi, sauf cas de force majeure, les auteurs/illustrateurs qui changent d’avis au cours d’un salon, modifient leurs billets pour rentrer plus tôt, ceux qui arrivent systématiquement en retard sur les horaires de signatures, ne les respectent pas ou à moitié, voire ne viennent pas sur le stand où un libraire les attend, ceux-là devraient ne pas être rémunérés. 

En revanche, ceux qui effectuent (et bien souvent dépassent de bon cœur) des journées entières de dédicaces à se tordre le poignet, en toute logique de droit du travail, seraient rémunérés pour la tâche effective. 

Dédicaces rémunérées, seulement pour les manifestations littéraires ?

Si l’on suit cette logique légale, il n’y aurait alors aucune raison de différencier les lieux où s’appliquerait cette rémunération. Si l’auteur dispose d’un statut reconnu de travailleur, dont le travail est une dédicace qui donne droit à rémunération, alors en tous lieux cette « loi » doit s’appliquer, que l’auteur effectue des signatures sur un salon, dans une librairie, ou tout autre cadre événementiel, et la structure qui l’accueille serait en devoir de le rémunérer, que ce soit une manifestation littéraire, une librairie, une galerie d’exposition, une médiathèque, etc.

Si tel n’était pas le cas, alors cette loi serait tout simplement inégalitaire, puisque rien ne justifierait une différence de traitement entre les structures.

Absorber un coût supplémentaire

Si quelques auteurs connaissent l’organisation d’un salon pour y avoir participé eux-mêmes, un très grand nombre font preuve d’une méconnaissance totale du secteur. Certains salons ont modifié, adapté, fait évoluer leur fonctionnement selon plusieurs approches ces dernières années. 

Des manifestations ont décidé de n’inviter que des auteurs disposant d’une rencontre rémunérée sur le salon suivie de dédicaces en bannissant les dédicaces sèches (sans rencontre) ; d’autres organisent une foule de rencontres scolaires qui permettent de rémunérer les auteurs en ateliers avec des dédicaces à titre gracieux le week-end ; d’autres rémunèrent à la présence tous les invités, mais en revanche ne donnent un temps de débat autour d’une œuvre qu’à certains.

D’autres se tournent principalement vers des animations ou des performances-lectures afin de rémunérer les auteurs qui effectuent des dédicaces par ailleurs ; d’autres font un mix de ces différentes formules. Et sans nul doute il y a-t-il parmi les dizaines de salons en France de bons et de mauvais élèves (mais pas plus qu’il n’y a de bonnes et de mauvaises pratiques chez les éditeurs). 

Anna Gavalda

Pour l’essentiel, tout est négocié pour tirer sur la moindre dépense et équilibrer chaque poste d’une année sur l’autre, de l’impression d’un programme au prix d’une chambre d’hôtel, en passant par des mises en concurrence de prestataires dans tous les domaines ou la multiplication de partenariats. En 2015, le CNL a durci les critères d’attribution de subventions, critères repris par nombre d’organismes locaux, régionaux, départementaux avec une rémunération obligatoire et un barème idoine pour les rencontres et animations d’auteurs. 

#PayeTonAuteur, le séisme

On sait qu’en 2019 le Salon du livre de Paris a dû, lui aussi, se plier à ces règles. Chacun, les syndicats des auteurs-illustrateurs en premier lieu, reconnaît que cela a impacté les budgets de toutes ces manifestations qui, vaille que vaille, ont absorbé ce coût supplémentaire sur deux ou trois ans. Avec cependant des fragilités encore pour divers salons dont les budgets ont été réduits. 

La seconde étape serait donc la rémunération systématique des dédicaces. « Systématique » parce qu’il serait difficile de faire admettre à un auteur de littérature, de jeunesse, ou un scénariste de BD que seuls les illustrateurs par exemple soient rémunérés pour des signatures et pas eux, quand bien même tout le monde reconnaîtra que produire un dessin correct en dédicace ne demande pas le même travail qu’une dédicace manuscrite « Pour untel, amicalement et bonne lecture ». 

Si l’on prend l’exemple d’un salon de taille moyenne, avec une base 100 en nombre d’invités pour faire simple. Et si chaque auteur est présent le week-end (samedi dimanche), le coût pour la manifestation sera d’environ 22.500 euros par journée, soit 45.000 euros (224 euros brut/jour de dédicaces, 134 par demi-journée), ramené à environ 40000 (sachant que certains ne restent qu’un jour ou un jour et demi sur place). Pour un festival comme celui d’Angoulême, qui a réuni 1500 auteurs en 2019, en réduisant à une journée et demie de présence par auteur en moyenne (certains ne viennent qu’une demi-journée, ou ne dédicacent pas, d’autres deux voire trois jours entiers), cela reviendrait à un budget de 53.5000 euros. 

À charge pour les manifestations, selon leurs dimensions, de trouver ces budgets, ou plutôt de réduire différentes parties de leur budget pour dégager une somme équivalente. La plupart des salons sont gratuits pour le public : il faudrait soit instaurer une entrée payante quand ce n’est pas le cas, ou augmenter le prix pour ceux qui font déjà payer un ticket d’entrée, et donc reporter tout ou partie du coût sur les lecteurs... 

Peu d’organisations feront ce choix, ne serait-ce que parce que la politique locale ne leur permettra pas de le faire. Et d’autant plus que les rares manifestations qui font acquitter un droit d’entrée sont déjà largement montrées du doigt, y compris et surtout par les auteurs eux-mêmes (comment ? Que le lecteur paye une entrée pour avoir le droit d’acheter un livre ? Autant faire payer un client pour entrer dans une librairie dans ce cas ?). Ou bien encore, augmenter très considérablement la location des stands aux libraires et éditeurs exposants ? 

Vic James

Le fond de l'air effraie

Avec les libraires, les limites sont très vite fixées, ils n’ont pas les moyens. Avec les éditeurs, on voit ce que cela donne à Livre Paris notamment, avec une désertion du nombre de maisons d’édition ne voulant plus ou ne pouvant plus payer la location d’un stand.

Donc, il leur faudra faire d’autres choix : pas sur les frais de sécurité qui ont été multipliés par deux, trois ou dix selon les cas depuis 2015, dans des proportions parfois étouffantes et ce malgré la sortie de l’état d’urgence ; pas ou peu sur les structures techniques qui doivent être en mesure de continuer à accueillir correctement à la fois les invités et le public (et les auteurs sont les premiers à se plaindre s’ils sont reçus dans une salle des fêtes pas chauffée, mal éclairée, pas sonorisée, ou des tentes au rabais ouvertes à tous les vents...). 

Quant au fameux et ridicule budget « plantes vertes » qui avait été pris pour exemple à Livres Paris, c’est méconnaître les salons de France pour en faire un étendard qu’on généralise à tous, dans la plupart des cas, ce budget n’existe pas, et quand il existe, il est le fruit d’un partenariat ou de toute façon si réduit qu’il ne couvrirait jamais la somme nécessaire. Pas sur les frais d’hébergement, de restauration ou de transport (à moins de placer tous les invités dans des hôtels Formule 1, de leur donner un sandwich et un verre d’eau, et d’utiliser blabla-car pour les faire venir).  

Il reste les frais de personnel, mais le recours au bénévolat des organisateurs a aussi ses limites, et il faut bien continuer de rémunérer le travail des médiateurs, interprètes, techniciens, etc. qui accompagnent les auteurs dans leurs rencontres, débats, spectacles, animations. Il reste la com, pointée du doigt régulièrement, sans conscience du paradoxe qu’une réduction trop drastique de ce poste de dépenses sous-tend.

On ne peut s’en passer totalement sinon à risquer de perdre beaucoup de public peu ou mal informé, et ce serait oublier aussi que la communication et ses retombées sont ce qui motive bien souvent les partenaires privés à donner des subsides sous forme de mécénat. Une manifestation sans surface médiatique perd ses mécènes, sans ses mécènes elle ne dispose plus que des subventions publiques qui, elles, diminuent d’année en année (si justement la manifestation n’atteint pas une certaine reconnaissance, notamment médiatique) ou au mieux se maintiennent sans augmenter. 

Remettre en question la programmation

La seule variable d’ajustement qui ferait véritablement diminuer quasiment tous les coûts est de réduire la programmation d’un festival : moins d’auteurs, moins d’animations, moins de rencontres dans un programme implique moins de frais d’hôtel, de transport, de restauration, de rémunération, voire la réduction de certains espaces et donc moins de frais techniques. Avec moins d’auteurs, on peut faire remonter l’assiette globale de rémunération de ceux qui sont présents. 

La manifestation à base 100 peut n’en accueillir que 70, celle à base 1500, seulement 1000 par exemple, ou établir des critères comme privilégier les locaux, ou les Français au détriment d’étrangers, etc. C’est une piste de réflexion que les manifestations ont déjà eue quand il s’est agi de rémunérer toutes les rencontres, puis quand il s’est agi d’augmenter considérablement la sécurité. 

Il serait donc faux de dire que les manifestations littéraires n’ont pas la volonté d’évoluer dans le domaine ni ne respectent les auteurs. Elles n’ont de cesse d’évoluer en la matière. Certains ont déjà réduit un peu la voilure en conséquence depuis 2015, la plupart ont essayé de maintenir le cap en démultipliant les partenariats, y compris en nature pour limiter des frais, et en développant le plus possible le recours aux subsides du secteur privé.

Il est affligeant d’entendre dire que les manifestations traîneraient des pieds par manque de respect envers les auteurs, alors qu’elles passent leur temps à s’adapter dans tous les domaines, que ce soit la rémunération des auteurs, mais aussi la sécurité et l’accueil du public. 

Les auteurs au centre, le public en périphérie ?

Cette donnée du public est elle aussi très largement sous-estimée, comme si... elle allait de soi... ne posait pas question : il y a un programme de qualité, avec des auteurs de qualité, donc les gens viendront ? Vraiment ? Ce serait aussi simple que cela ? Pas de travail de terrain ? Avec les établissements scolaires et les enseignants, avec les familles, les lecteurs des médiathèques, les médias locaux et nationaux, etc. ? Vraiment ? Et l’environnement proposé au public serait secondaire aussi sans doute ? Le restaurer, l’accueillir dans de bonnes conditions, le sécuriser, devrait passer après en regard du cœur d’un salon que sont les auteurs ?  

Les manifestations littéraires sont pourtant devenues un outil de transmission culturelle de proximité, au même titre qu’un media (presse, radio, TV) l’est à une autre échelle. Est-il d’ailleurs nécessaire de rappeler que la mission première d’une manifestation littéraire n’est pas la promotion des auteurs, comme semble le suggérer nombre de positions d’auteurs sur ce sujet, mais bien cette transmission du livre et de la lecture, laquelle passe par la présence des auteurs (et par effet corollaire, leur promotion).

Mais pas seulement : évoquons les opérations de diffusion du livre en milieu fermé tels qu’hôpitaux ou prisons, la mise en place de jury de lecteurs dans le cadre de prix, la médiation culturelle auprès d’enfants et de jeunes dans des structures périscolaires, des expositions autour du livre, des journées professionnelles auprès des étudiants, etc, etc.

Et la qualité d’accueil d’une manifestation participe aussi à la diffusion du livre et de la lecture, fait qu’un événement s’installe dans la durée et fait perdurer, alimenter ou naître le goût de la lecture de générations différentes de lecteurs. 

Si les festivals et salons ont besoin d’auteurs dans la programmation pour exister, force est de constater que le succès de ces manifestations, les ventes de livres qu’elles génèrent (certaines petites librairies ne survivant que grâce au CA réalisé sur un salon), la visibilité qu’elles apportent à certains auteurs, les revenus annexes qu’elles dégagent pour les auteurs (et c’est une goutte d’eau, la question des contrats d’édition, des taux de droits, des modes de diffusion, de la surproduction qui a réduit drastiquement les ventes moyennes, etc. étant sans nul doute bien plus essentielle) les rendent aussi nécessaires aux auteurs eux-mêmes. 

Comme le réseau des bibliothèques, et celui des librairies, elles participent au maintien de la lecture et du livre auprès du grand public, ce qui est tout aussi important pour l’avenir des auteurs. Sans auteurs pas d’éditeurs, et pas de salons du livre non plus, certes, mais sans développer et maintenir l’appétence des lecteurs, à terme, plus d'auteurs non plus...

Crédits photo : ActuaLitté, CC BY SA 2.0

12 Commentaires

 

Christophe

27/06/2019 à 14:22

Un professionnel ?
un anonyme surtout...

Marc-Antoine Boidin (SnacBD)

28/06/2019 à 08:40

J'engage l'auteur de l'article (qu'on aimerait d'ailleurs un peu moins anonyme) à bien relire notre proposition de rémunération minimale des auteurs à la présence et à nous contacter, nous sommes ouvert au débat au SnacBD.

Ernestine M

28/06/2019 à 13:50

Le Fibd d'Angoulême ne va pas perdre 53.5000 euros puisqu'il n'invite pas d'auteurs: ce sont les éditeurs qui s'en chargent. Voire, assez souvent les auteurs eux-même. Ceci n''étant qu'une approximation parmi d'autres; vous me semblez plus anonyme qu'auteur professionnel.

Roger

01/07/2019 à 10:48

Pour Ernestine M. C'est bizarre votre remarque, si le FIBD n'invite aucun auteur, cela veut dire que ce sont les éditeurs qui font le programme du salon alors ? Le FIBD ne sert qu'à l'organisation pratique alors ? Mais pourquoi ils ont un directeur artistique qui dit le contraire de ce vous dites dans ce cas ? Voir l'extrait d'un entretien avec ce directeur artistique du FIBD, paru sur Actualitté le 30/1/2018. A retrouver ici : https://www.actualitte.com/article/culture-arts-lettres/programmation-finances-paiement-des-dedicaces-le-bilan-du-fibd-2018/87036

Il dit :
«  Nous sommes un festival culturel, la dédicace est un outil de promotion commerciale, qui ne relève donc pas de nos prérogatives », explique Stéphane Beaujean, qui exclut toute possibilité que le FIBD prenne en charge cette rémunération. « Nous invitons des auteurs pour les faire participer à des animations, et ils sont rémunérés pour cela, mais la dédicace n'est pas un outil de médiation culturelle. Je pense qu'il faut que chacun s'interroge sur ses missions et en assume les responsabilités. » ».
Le Directeur artistique du FIBD dit bien donc : « nous invitons des auteurs »... CQFD.

Après si on vous suit, ce serait effectivement génial que les auteurs puissent s'inviter eux-mêmes ! (même s'ils ne pourront se rémunérer eux-mêmes... mais bon, ça, faudra voir avec leurs éditeurs quoi...).

Coin coin

01/07/2019 à 13:02

Merci beaucoup d'avoir intégré dans votre article la question du mode de rémunération des séances de dédicaces (j'en avais parlé en commentaire dans l'article précédent). Si l'urssaf n'est pas claire sur ce point, la solution la plus sécurit (à la fois pour l'auteur et le diffuseur) est à mon sens de salarier les auteurs (sauf si les auteurs en question ont un autre "statut" qu'artiste auteur leur permettant de facturer les dédicaces), et ce dans l'attente d'une réponse claire de l'urssaf (et dans l'idéal de l'agessa et de la mda en plus) ainsi que de la réforme de la circulaire de 2011 que l'on espère prochaine.

Après, comme vous l'indiquez, cela présente une certaine lourdeur. Outre des cotisations plus importantes pour l'employeur, il convient d'ajouter une paperasse administrative conséquente. Pour un auteur salarié, il faut éditer bulletin de salaire, certificat de travail, solde de tout compte et attestation employeur destinée à pole emploi (entre autres). Lorsque l'employeur est une association, il y a le dispositif du Chèque Emploi Associatif qui permet de simplifier les déclarations relatives au salarié, mais cela ne retire pas toute la complexité liée à l'embauche d'un salarié en CDD.

Roger

01/07/2019 à 14:34

Je ne comprends pas trop votre remarque sur le FIBD, parce que leur directeur artistique dit l'inverse de vous... Dans un entretien, paru sur Actualitté le 30/1/2018, qu'on peut retrouver ici : https://www.actualitte.com/article/culture-arts-lettres/programmation-finances-paiement-des-dedicaces-le-bilan-du-fibd-2018/87036
« L'un des sujets de discussion de ce Festival d'Angoulême fut la rémunération des auteurs pour le temps passé en festival, et en particulier pour les dédicaces. « Nous sommes un festival culturel, la dédicace est un outil de promotion commerciale, qui ne relève donc pas de nos prérogatives », explique Stéphane Beaujean, qui exclut toute possibilité que le FIBD prenne en charge cette rémunération. « Nous invitons des auteurs pour les faire participer à des animations, et ils sont rémunérés pour cela, mais la dédicace n'est pas un outil de médiation culturelle. Je pense qu'il faut que chacun s'interroge sur ses missions et en assume les responsabilités. » ».
Ce Directeur artistique du FIBD dit bien : « nous invitons des auteurs »... CQFD donc. Ou alors le FIBD ne fait pas le programme du salon, mais laisse ça aux éditeurs ? A quoi sert un directeur artistique dans ce cas, et qui mentirait sur le fait qu'il invite les auteurs... ?
Après quand vous dites que ce sont même souvent les auteurs qui s'invitent eux-mêmes, ce serait effectivement génial que ce soit le cas... (même s'ils ne pourront se rémunérer eux-mêmes... mais bon, ça, faudra voir avec leurs éditeurs quoi), mais j'ai comme un doute quand même.

Gerard

01/07/2019 à 15:30

Cher professionnel du secteur – à la fois auteur, éditeur, journaliste et organisateur de salon, c'est en ma position de membre du pilotage du groupement BD du SNAC que je te réponds. Comme je ne suis pas anonyme et que j'aime bien personnaliser, je vais t'appeler Didier, parce que c'est un joli prénom et un bon film.
Cher Didier, donc, quand nous parlons de la rémunération de la présence, c'est bien sûr de la présence invitée et non pas de la présence "je passais par là, oh, il est sympa ce festival.". Quand un festival invite un auteur, ce n'est que très rarement par hasard. Il l'invite parce que c'est sa qualité (?) d'Auteur qui l'intéresse. Et en tant que tel, il le rémunère pour qu'il passe du temps et du travail sur le lieu de son festival (même s'il ne fait rien comme Denis Bajram qui ne dédicace plus au sens où on l'entend habituellement en BD, mais quel festival ne rêverait pas d'avoir Denis parmi ses invités). Il l'invite parce qu'il pense que sa présence, au delà de créer de la joie autour de lui, créera de l'animation. Et donc, il est tout à fait normal de le rémunérer pour cette animation...
Il ne veut pas l'inviter, mais pas de soucis. ça permettra d'en inviter d'autres...
Il ne peut pas inviter autant d'auteurs qu'il voudrait ? mais il en invite moins, ça sera mieux pour tout le monde.
ça l'ennuie vraiment d'inviter un scénariste qui n'a pour lui quasiment aucune valeur ajoutée en dédicace ? mais il lui propose des tables rondes, des ateliers, des conférences... il y a l'embarras du choix.
Je sais que tu avais déjà compris tout cela mon cher Didier, ne serait-ce qu'après la réponse de Marc-Antoine, mais il vaut mieux parfois répéter les choses pour qu'elles soient parfaitement comprises et acceptées.

Gerard Guero, Groupement BD du SNAC.

Alfred

01/07/2019 à 18:26

En fait Gérard, tu dis à peu près la même chose que le Didier de l'article... en gros que pour payer les auteurs qui seront sur un salon x, il faudra juste en faire venir moins qu'avant et faire un peu plus de tri. Et pareil, pour le scénariste de ton exemple qui ferait plutôt un débat ou autre pour être payé, il en parle aussi. Je crois seulement que l'article pose la question de payer les auteurs à la fois pour les ateliers, conf et autres ET aussi pour les signatures. Et que c'est là que ça coince. Visiblement, du côté de ton groupement, c'est surtout le problème de la BD qui compte et des dédicaces à rallonge des illustrateurs, alors que le papier semble parler des festivals en général et de tout type d'auteurs. La solution ce serait peut-être de faire une catégorie à part pour les dessinateurs de BD ? A voir comment les autres artistes prendraient ça. Après, il y a un truc quand même dans le mot "invitation". Si les auteurs sont payés à la présence parce que le simple fait d'être là ça crée la manif, ils ne sont plus vraiment invités, mais plutôt des employés allant au turbin pour faire l'animation sur place. Ca change un peu la façon de voir un salon pour le lecteur de BD ou de bouquins comme pour les villes et les asso qui l'organisent.

Alfred

01/07/2019 à 18:48

Esprit d'escalier (après avoir répondu à Gérard), mais donc, y'a quand même un truc là. Si comme Gérard le dit dans son com, l'auteur par sa présence est celui qui fait l'animation, et qu'on doit le payer pour ça, l'article dit quand même quelque chose sur ce que ça pose : quand on invite un auteur en médiathèque, il fait l'animation de cet endroit par sa présence, non ? Donc, il doit être payé aussi. Pareil dans une librairie je suppose. Dans tous ces cas, il faut penser que l'idée de la promo n'a plus sa place comme avant, que le créateur prend sur son temps et que ça mérite salaire. Voilà tout. Après je sais, ça va être encore les histoires d'administration, de statut de l'auteur et tout le bazar, mais c'est le principe de départ sur lequel se mettre d'accord en fait. La promo, c'est seulement les journalistes, les plateaux TV, la radio bref, et le reste c'est du boulot.

Gerard

01/07/2019 à 20:41

Alfred, quand un auteur est invité en médiathèque, il est payé.
Tarifs de la Charte.
et s'il ne l'est pas, c'est mal.

Pour répondre à la première partie de ta réponse, c'est justement parce que dédicace à une connotation particulière dans la BD que nous insistons sur présence.
Et bien sûr que c'est une relation de travail entre l'orga et l'auteur, avec des tarifs d'ailleurs encadrés par le CNL. Quand un auteur est présent sur un festival en tant qu'auteur, c'est son travail. Il bosse.

Valpoesie

05/07/2019 à 11:08

A nous de s'organiser pour faire sans eux. 3% sur l'ensemble du travail c'est de l'esclavage, or nous pouvons exister sans eux mais ils ne peuvent exister sans nous, la matière première. A nous d'inventer autre chose, un circuit court sans passer par eux. Je ne suis pas dans la BD mais le roman. Si cela intéresse sérieusement certains de bouger, je suis partante pour aider à la création d'une telle association. C'est à nous de bouger.

Grug

05/07/2019 à 16:00

Pardon, mais qui a écrit cet article ?

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04/05/2022, 11:47

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Perpétuité pour Osman Kavala et urgence à sanctionner la Turquie

La condamnation de l'homme d'affaires et éditeur Osman Kavala à la prison à vie par un tribunal turc a été perçue comme une nouvelle étape dans la répression de l'opposition par le régime de Recep Tayyip Erdoğan. La Ligue des droits de l’Homme (LDH) et la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) demandent à Emmanuel Macron d'intervenir pour sa libération ou pour sanctionner la Turquie.

28/04/2022, 14:56

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Condamnation d'Osman Kavala : un “verdict injuste” pour le PEN Club

La condamnation à la prison à vie du mécène et éditeur Osman Kavala, prononcée ce lundi 25 avril par un tribunal turc, a représenté une nouvelle manifestation de la répression de l'opposition par le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan. Le PEN Club français, comme d'autres organisations internationales, dénonce cette parodie de justice destinée à faire taire tous les opposants au régime. Nous reproduisons ci-dessous le texte qu'ils nous ont communiqué, en intégralité.

27/04/2022, 09:30

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Élection présidentielle : “Plus qu’un choix de société, un choix de civilisation”

#Presidentielle2022 — Le débat entre les deux candidats passé, la prochaine échéance de l'élection présidentielle n'est autre que le second tour, ce dimanche 24 avril. Une partie du monde de la culture s'est exprimé sur les dangers de l'extrême droite, et les élus de Fédération Nationale des Collectivités territoriales pour la Culture (FNCC) invitent à leur tour à bien peser les conséquences du vote. Tout en appelant, dans la tribune reproduite ci-dessous, à plus de budget pour la culture.

22/04/2022, 09:39

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À quand un vrai “Marché des droits” en France ?

L’Alliance des agents littéraires français (AALF) profite de l’occasion qui lui est donnée pour ouvrir le débat : du 22 au 24 avril, s’ouvre le Festival du livre de Paris, destiné au public. En parallèle, un marché de vente de droits, réunissant éditeurs étrangers et français s’est organisé. Il exclut cependant les agents littéraires, pourtant parmi les premiers concernés. Dans une tribune communiquée à ActuaLitté, l’AALF relève quelques points qui interrogent. Leur texte est ici proposé dans son intégralité.

21/04/2022, 12:34

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De Kyiv à Paris, deux éditeurs entrent en résistance contre Poutine

UkraineUnderAttack – Les éditions Medusa (Kyiv) et Syllepse (Paris) ont communiqué à ActuaLitté une déclaration commune. Cette dernière pose les bases d'une collaboration entre les deux structures, pour résister à l'oppression et l'invasion russes. Leur texte, sous forme d'un quasi Manifeste, est proposé ci-dessous en intégralité. 

20/04/2022, 16:59

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Festival littéraire ou cluster : “La pandémie n’est pas terminée”

Les manifestations littéraires reprennent, et les risques de contamination Covid avec elles. Un collectif d’une centaine d’auteurs signe une tribune pour rappeler les impératifs sanitaires et s'engage à ne plus participer aux événements qui ne mettraient pas œuvre des mesures simples.. Du bon sens et ce, pour la protection du plus grand nombre. Leur texte est ici publié dans son intégralité. 

18/04/2022, 22:34

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Des lecteurs de la BnF pointent une “dégradation définitive du service public”

Lecteurs, lectrices et personnel de la Bibliothèque nationale de France se sont accordés pour dénoncer de nouvelles conditions d'accueil du public, qui changent notamment les modalités de communication des documents. La direction a avancé des arguments dans nos colonnes, mais l'opposition persiste et signe. Elle déplore une « fin de non-recevoir » adressée par la direction à l'Association des lecteurs et usagers de la Bibliothèque nationale de France (ALUBnF), en refusant de recevoir l'organisation lors d'un comité technique, ce 14 avril.

15/04/2022, 15:18

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Les auteurs montent au créneau pour leurs revenus

Officialisée par les services de Valois, la mission confiée au professeur de droit Pierre Sirinelli aura pour objet d’aborder la question de la rémunération, entre auteurs et éditeurs. Une déclaration de la Société des Gens de Lettres et de l’Association des Traducteurs Littéraires de France savoure ce qui ressemble à une victoire : « Les demandes des auteurs ont été entendues », indiquent les associations. Leur message est ici présenté dans son intégralité.

14/04/2022, 12:46

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“Ensemble, c'est mieux” : entre manifestations littéraires, une nécessaire solidarité

LAM2022 – Travailler avec des partenaires, Le Livre à Metz sait faire et développe un bon nombre de ses actions en collaboration avec des institutions locales depuis plusieurs années. Claire de Guillebon, responsable de la programmation de l'événement qui se tiendra du 8 au 10 avril 2022, expose ici les bases d'un projet fédérateur et collectif.

29/03/2022, 15:30

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Ukraine : “Nous sommes prêts à accueillir ceux qui n'ont que leur plume et leur voix”

UkraineUnderAttack - Depuis 20 jours et lancement de l'invasion russe de l'Ukraine, l'émotion internationale reste vive, et les soutiens à la population et au pays agressés très forts. Le Pen Club français, qui défend la liberté d'expression des auteurs, assure les écrivains ukrainiens de son soutien, mais refuse toute « censure culturelle » à l'égard des créateurs russes. Nous reproduisons ci-dessous le texte de l'organisation. 

15/03/2022, 10:16

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ImagiNon : des auteurs de BD s'opposent au parc d'attractions Imagiland

À la veille du festival d'Angoulême, une tribune contre Imagiland, projet de parc d'attractions sur le thème de la BD, a été signée par 51 auteurs et autrices de BD. Parmi les signataires, Lewis Trondheim, Catherine Meurisse, Marion Montaigne, Manuele Fior ou encore François Bégaudeau. Cette tribune est à l'initiative du collectif ImagiNon, qui s'oppose depuis l'été 2020 à la construction du parc sur la ville de La Couronne (16). Le texte est retranscrit ici dans son intégralité.

14/03/2022, 14:24

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Appel à manifester pour protéger une langue française en danger

C’est un grand rendez-vous qui est donné, ce 20 mars à 14 h, et devant l’un des bâtiments les plus emblématiques peut-être, le Panthéon. Pourquoi cette manifestation ? Eh bien, les attaques perpétrées contre la langue française que dénonce le Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie. Interpellant les gouvernements, l'organisation appelle à « proclamer leur rejet de l’arrachage de la langue française et réclamer un sursaut civilisationnel urgent ».

14/03/2022, 00:29

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Sécurité sociale : des auteurs désormais démunis

Le gouvernement a diminué par décret la protection sociale des artistes-auteurs et autrices qui en ont le plus besoin, indique un collectif d'organisations d'artistes-auteurs dans une lettre ouverte. Ils appellent donc au rétablissement du bouclier social pour les artistes-auteurs et autrices. Leur courrier est ici présenté dans son intégralité.

11/03/2022, 11:18

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Bibliothèques, lecture publique : quelles ambitions pour les présidentielles ?

#Presidentielle2022 — 12 candidats sont donc officiellement lancés dans l'élection présidentielle 2022. L'actualité chargée, par la guerre en Ukraine, bien sûr, mais aussi et toujours par la pandémie, laisse peu de place aux débats. L'association des bibliothécaires de France (ABF) adresse une lettre ouverte aux candidats et candidates pour connaitre leurs propositions en matière de lecture publique, que nous reproduisons en intégralité ci-dessous.

07/03/2022, 15:59

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“Chacun fait ce qu'il peut pour aider à sauver notre peuple, notre Ukraine”

UkraineUnderAttack – Les gestes de solidarité à l'égard du peuple ukrainien passent par de multiples choses, parfois avec de toutes petites initiatives. Mais chacune à sa manière apporte un peu plus à l'édifice. Alain Serres, directeur des éditions Rue du monde, a fait parvenir à ActuaLitté un courrier, pour expliquer son engagement. Ainsi que le témoignage de deux auteurs de sa maison, Romana Romanyshin et Andriy Lesiv.

07/03/2022, 10:35

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“L’avenir des éditeurs indépendants russes semble bien sombre”

UkraineUnderAttack – Depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, les manifestations ou actes de soutien à l'égard des Ukrainiens se multiplient. À l'international, mais aussi depuis la Russie, pays agresseur, où l'ensemble de la population russe ne soutient pas les décisions guerrières de Vladimir Poutine, bien au contraire. Avec son autorisation, nous reproduisons ci-dessous la déclaration de Vitali Ziusko, éditeur et fondateur de la maison d’édition de livres jeunesse russe KompasGuide.

05/03/2022, 08:30

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Ukraine : les bibliothécaires français s'engagent à diffuser “une information vérifiée”

UkraineUnderAttack — Dans le conflit ouvert par la Russie contre l'Ukraine, au coeur de l'Europe, le sentiment d'impuissance est parfois grand. Il est pourtant possible d'aider le peuple ukrainien agressé : l'Association des bibliothécaires de France appelle ainsi la profession à se mobiliser pour diffuser « une information vérifiée » sur le conflit. Nous reproduisons ci-dessous en intégralité le communiqué de l'ABF. 

01/03/2022, 15:43

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Les auteurs de Suisse solidaires “de la toute jeune démocratie ukrainienne”

UkraineUnderAttack – Les combats se poursuivent en Ukraine, alors que l’armée russe intensifie son action. Un important convoi de véhicules militaires a été observé ce 1er février, non loin de la capitale Kyiv. Malgré les premiers pourparlers, le conflit ne semble pas s’apaiser. Les condamnations et sanctions se multiplient contre la Russie, sans pour autant tempérer la volonté de Moscou.

01/03/2022, 08:56

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“Décoloniale, écologique, féministe, libre, sociale et solidaire” : une bibliodiversité à défendre

Des éditeurs et éditrices du monde entier se sont réunis à Pampelune-Iruñea, en novembre dernier, pour les Assises internationales de l’édition indépendante, organisées par EDITARGI (Association des éditeurs indépendants de Navarre) et l’Alliance internationale des éditeurs indépendants. L'événement a aussi été l'occasion d'adopter la Déclaration de Pampelune, qui rappelle les engagements pour « une édition indépendante décoloniale, écologique, féministe, libre, sociale et solidaire ». Nous reproduisons ci-dessous cette déclaration.

25/02/2022, 15:33

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Festival littéraire annulé, auteurs à moitié payés ?

« Pas de garanties pour une rémunération des auteurs et autrices jeunesse à 100 % en cas d’annulation des salons. » Dans un courrier adressé à ses membres, la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse revient sur une problématique que l'on pensait réglée : celle du maintien du paiement des auteurs invités pour une manifestation, même en cas d'annulation. Leur communication est ici reproduite dans son intégralité.

24/02/2022, 10:45

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#StopBolloré : “La tradition démocratique est aujourd’hui menacée”

Ils sont issus des milieux d’avocats et juristes et se présentent comme des lanceurs d’alerte. On y retrouve également des figures. Le collectif StopBolloré pointe du doigt les dérives de la concentration, désignant spécifiquement le patron du groupe Vivendi, mais déployant une vigilance plus large. Ce 16 février, ils tiennent une conférence pour dénoncer toutes les dérives qu'engendre ce regroupement des pouvoirs dans les mains de quelques-uns.

16/02/2022, 00:21

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En Algérie, une multiplication des “mesures attentatoires à l’État de droit”

En Algérie, le mouvement populaire désigné sous le nom de « Hirak » (« mouvement »), réclamait en 2019 le départ d'Abdelaziz Bouteflika, resté 19 ans à la tête de l'État. Après le départ de ce dernier, les citoyens avaient dénoncé la mainmise de l'armée et des anciens responsables, qui prolongeaient finalement le régime contesté. Le contexte sanitaire a permis aux autorités de sévir, en visant directement les manifestants et opposants. Le Pen Club français, dans un texte reproduit ci-dessous, appelle à la libération des opposants et prisonniers politiques.

15/02/2022, 09:55

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L'édition indépendante appelle “à lutter pour la défense de la bibliodiversité”

L'association L'Autre livre multiplie les interventions depuis quelques semaines : réunissant des structures d'édition indépendantes, loin des salons parisiens, elle avait déjà annoncé sa volonté de cannibaliser le Festival du Livre de Paris. Un geste empli de panache, dans la veine de Cyrano de Bergerac. Mais désormais, l'organisation appuie ses positions concernant la fusion Edithachette.

14/02/2022, 09:16

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Bibliothèques : la suspension du passe nécessaire à “la reconquête de nos publics”

Quelques heures après l'annonce de la fin de l'obligation de port du masque dans les bibliothèques, dès le 28 février prochain, l'interprofession appelle les pouvoirs publics à « programmer rapidement » la suspension des contrôles des passes sanitaire et vaccinal, « afin de pouvoir enfin travailler à la reconquête de nos publics ». Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de l'interprofession.

12/02/2022, 07:02

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Présidentielle : des autrices et auteurs de BD s'adressent aux candidats et candidates

#Presidentielle2022 — Déplorant un faible intérêt témoigné pour les questions culturelles par les candidats et candidates, à quelques semaines des deux tours de l'élection présidentielle, le collectif AAA (Autrices Auteurs en Action) a rédigé une lettre ouverte à leur intention. Nous la reproduisons ci-dessous, en intégralité.

07/02/2022, 16:01

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La lecture comme facteur d'inclusion sociale : le manifeste de l'Alliance pour la lecture

Suivant l'annonce du gouvernement, qui a fait de la lecture une Grande cause nationale pour l'année 2021-2022, 70 associations, organismes et fédérations se sont coordonnés pour obtenir, ensemble, le Label Grande cause nationale attribué par le Premier ministre. L'objectif ? Rendre encore plus efficace le plaidoyer pour la lecture. Nous reproduisons ci-dessous le manifeste de cette Alliance pour la lecture.

01/02/2022, 11:35

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La stratégie Audible auprès des éditeurs : “Aidez-nous à éliminer la concurrence”

Depuis quelques années maintenant, la filiale Audiolivre d’Amazon a posé le pied en France, les achats de droits d’adaptation fleurissent. Audible travaille activement à développer ce marché, de même que Kindle tentait de structurer celui de l’ebook voilà quelques années. Volonté hégémonique reproduite, en changeant de support, les mêmes causes provoqueraient les mêmes effets… 

31/01/2022, 11:55

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Bibliothèques : les mesures sanitaires risquent “de rompre durablement un lien social”

Depuis le mois d'août 2021, les bibliothèques et médiathèques territoriales, en France, doivent se plier à des impératifs de contrôle, tant pour les usagers que pour les agents, du passe sanitaire et, à présent, du passe vaccinal. Ces restrictions d'accès à la lecture publique ne sont pas sans conséquences, préviennent les élus de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC). Nous reproduisons ci-dessous leur communication, en intégralité.

28/01/2022, 12:12

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Censure, gratuité, formation : les bibliothèques désormais protégées par la loi

Promulguée avec une étonnante rapidité, la loi Bibliothèques, aussi dite Robert, du nom de la députée Sylvie Robert qui l’a portée, fut une avancée que la profession a savourée. Pour autant, nuance l’interprofession, plusieurs points nécessitent d’être éclaircis. Et de se dire prête à prendre part aux échanges qu’ils impliqueront.

26/01/2022, 15:03

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Festival du livre de Paris : en 2022, ce sera sans les Régions

FLP2022 – On savait qu’autour du Festival du livre de Paris, il y avait de l’eau dans le gaz entre les organisateurs et les éditeurs indépendants. Empêchés, pour des raisons tarifaires, de prendre part à l’événement, ces derniers déploraient « un coup sévère porté à l’édition indépendante ». Dans un courrier commun, porté par la Fédération interrégionale du livre et de la lecture, ils annoncent la couleur : Paris se fera sans les régions.

20/01/2022, 17:43

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Plus de 600 acteurs de la culture dénoncent la politique sanitaire, “outil puissant de division”

Corinne Masiero, Alain Damasio, Edmond Baudoin, Dominique A, Alexandre Jardin... L’appel à sortir du silence lancé par des bibliothécaires le 14 janvier dernier, et que nous avions relayé, semble avoir été entendu. Plus de 600 artistes, professionnels et professionnelles du secteur culturel (dont nombre d’acteurs du livre) s’associent pour dénoncer une politique sanitaire « dangereuse » et stigmatisante.

18/01/2022, 12:39

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Joyce, anniversaires, expo virtuelles : le Centre Culturel Irlandais dans tous ses états  

Riche saison 2022 pour le Centre Culturel Irlandais (CCI) : installé dans l’ancien Collège des Irlandais au coeur du Quartier Latin, l'organisme célèbre cette année le centenaire de la publication du plus célèbre des romans irlandais du XXe siècle, Ulysse (Trad. Jacques Aubert) de James Joyce, l’indépendance de l’Irlande, et surtout les 20 ans de ce centre dédié à la culture du pays d’Edna O’Brien. A cette occasion, l’institution inaugure cette semaine un module d’expositions virtuelles : 8 propositions inédites pour permettre de découvrir les collections patrimoniales du centre, entre imprimés datant du XVe au XIXe siècle, manuscrits ou encore archives historiques. 

20/05/2022, 13:08

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“La Comédie du Livre – Dix jours en mai continue d'écrire son histoire”

Imaginée au milieu des années 80 par des libraires qui rêvaient de rencontres au grand air, la Comédie du Livre à Montpellier a connu, au cours des 37 dernières années, de nombreuses métamorphoses. Attentive à l’évolution des pratiques, à celle des attentes du public, des autrices et auteurs, des libraires, des éditeurs, la manifestation a su se réinventer régulièrement, étoffer sa programmation, accueillir des écrivains venus du monde entier. Par Régis Penalva Directeur littéraire et artistique.

19/05/2022, 11:27

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L'incroyable histoire du vin, le jeu : grains de raisin et vendanges s'emmêlent 

Le jeu de société, un temps oublié, revient sur le devant de la scène : soirées, bars à jeux et parties en tout genre font de cette activité un passe-temps de plus en plus plébiscité. Les Arènes surfent sur la vague avec ludicité et pédagogie : un nouveau jeu de plateau, L'incroyable Histoire du Vin, nous apprendra l'histoire du vin... en s'amusant. Pas même besoin de modération. De quoi profiter d'une partie, sans se refuser un verre ou deux.

19/05/2022, 08:01

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Valoriser la présence web pour ne pas “occulter le savoir-faire de l'éditeur”

Voilà bien longtemps, dans une galaxie bien éloignée de l’internet que nous pratiquons aujourd’hui, surgissait un site : Le Domaine de Gorn. Cet espace, fut développé par un passionné autour de la bande dessinée éponyme de Tiburce Oger, parue en 1992. Matthieu Moreau, comme d’autres à cette époque, constatait le peu d’engouement des éditeurs pour la Toile. Alors, avec une approche communautaire, le voici parti en vadrouille.

18/05/2022, 10:05

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Belgheis Jafari-Alavi : “Dans la culture persane, la poésie fait partie du quotidien”

ENTRETIEN – Belgheis Jafari-Alavi, enseignante-chercheuse, officie à l'INALCO, l'Institut national des Langues et Civilisations orientales, où elle enseigne la langue persane. Durant son cursus de recherche, elle a étudié la culture orale persane, et en particulier de l'Afghanistan, pour en détailler certains thèmes récurrents, notamment celui de l'exil.

17/05/2022, 11:00

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Ce cafard qui surgit à la fin d'un livre, ou le mal de lire

La lecture, remède contre le stress, plus personne ne le nie. D’autant que la science l'affirme : les bienfaits de cette activité sur le cerveau font l’objet d’études multipliées — l’imagerie cérébrale aidant les chercheurs dans leur démarche. Qu’une œuvre suscite également des émotions, les plus diverses, se comprend par certains mécanismes. Mais pourquoi, une fois l’ouvrage achevé, garde-t-on en soi une certaine mélancolie ?

17/05/2022, 09:15

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Écrivains : de joyeux lurons aux espoirs aussi hauts qu’un gratte-ciel

Le Graal dans l’édition, c’est d’être publié dans une maison d’édition respectable ni à compte d’auteur, encore moins sur Amazon. Certes, ils sont légions à voir leur manuscrit refusé, et par paresse souvent, ou par urgence, se précipitent tels les figurants de la littérature. Ils ne risquent pas pour la plupart d’en devenir les acteurs. Il faut choisir. Quant au Graal, on finit par l’oublier, on veut tout, le beurre, l’argent du beurre, la fermière et sa ferme. Par Gilles Paris.

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Crise du papier : “On est pris en otage par ces hausses de prix" 

#PenuriePapier - En marge du Prix Maison de la Presse, remis ce mardi 10 mai au siège de la SGDL, crise du papier et difficultés dans l'édition sont sur toutes les lèvres. Sophie de Baere, lauréate, et Constance Trapenard, son éditrice, se réjouissent des retombées de la récompense sur l'avenir des Ailes Collées. Toutefois, Arnaud Ayrolles, président fondateur du groupe NAP, estime que l'augmentation du coût des matières premières reste une vraie préoccupation. 

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Nathalie Bauer : l'expérience d'un italien atypique et international

ENTRETIEN – Elle vient de traduire le roman de Fabio Bacà pour les éditions Gallimard, Une chance insolente : Nathalie Bauer entretient avec l’italien une relation nécessairement passionnée, pour avoir fait métier de donner voix aux auteurs et autrices du Bel Paese. Et les projets ne manquent pas en cette année 2022.

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Webtoon : piccoma, “l'ambition de faire lire un petit peu tous les jours”

Depuis maintenant un mois et demi, la plateforme de webtoons piccoma Europe est disponible pour les utilisateurs français. Hyung-Rae Kim, président de la filiale européenne d'une des principales applications manga du monde, a accepté de répondre à quelques questions. Une façon de faire le point alors que l’application iOS est disponible – et bientôt, une solution directement accessible sur navigateur.

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Eszter T. Molnar : “La langue est une partie importante de la personnalité”  

FLP2022 - Parmi les stands d’éditeurs, comme à chaque édition, le salon de Paris, devenu festival, offre une tribune aux littératures nationales. À côté d’un pavillon grec et ukrainien, s’est installé le stand hongrois. Entre agrégation de maisons et uniformité, sous la bannière de la langue de Sandor Marai. L’occasion pour l’écrivaine Eszter T. Molnar de nous présenter son premier roman traduit en français chez Actes Sud, Teréz, ou la mémoire du corps, mais également d’évoquer la littérature hongroise contemporaine avec Zoltán Jeney, qui a monté l’emplacement.

11/05/2022, 15:47

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“Il est possible de proposer de nouvelles expériences littéraires”

Les genres de l’imaginaire se prêtent extrêmement bien au transmédia. Voilà longtemps que le Japon l’a compris – un peu moins longtemps que manga et anime sont acceptés comme d’authentiques véhicules culturels en France. Voilà longtemps, aussi, que les pays anglo-saxons nous abreuvent de films, de jeux vidéo, de romans tirés de licences, quand ce n’est pas l’inverse. Par l’équipe Pangar Studio.

10/05/2022, 17:46

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“Le renouvellement des générations joue en faveur de l'Imaginaire”, Lloyd Chéry

ENTRETIEN – En quelques années, il s’est imposé comme le journaliste incontournable dans le domaine de l’Imaginaire. Depuis ses premières armes de lecteur, à son passage en bibliothèque, Lloyd Chéry en a fait une signature. Créateur du podcast C’est plus que de la SF, il récidivera prochainement avec une nouvelle émission : C’est plus que de la Fantasy. Car tout cela, c'est plus que de la passion...

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Médiateur du livre : “Ce qui compte, c’est la clarté du cadre juridique”

Le Médiateur du livre, autorité indépendante chargée de traiter les litiges concernant le prix unique du livre entre les acteurs du secteur, a récemment fait le bilan d'une année 2021 bien chargée, et des prochains mois de 2022 qui s'annoncent tout aussi studieux. Le Médiateur et ses services comptent d'ailleurs communiquer plus souvent et largement sur leurs actions : Jean-Philippe Mochon, titulaire du poste, a répondu à nos questions.

02/05/2022, 09:55

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L'art délicat de la désinformation, cette “arme de guerre”

UkraineUnderAttack – La désinformation, comme arme de destruction massive : cette idée revient en force avec le conflit en Ukraine. Une forme de guerre moins coûteuse, qu’expose depuis une dizaine d’années le chef d’État major des forces russes, le général Valeri Gerasimov. Mais en remontant le fil de l’histoire même du terme, on retrouve un écrivain d’origine russe, qui en avait fait un thème majeur de ses romans : Vladimir Volkoff.

27/04/2022, 16:49

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Michaela Pavlátová : “En Afghanistan, l’intimité est très importante”

ENTRETIEN - Adaptation du roman Freshta de Petra Procházkova, le film d'animation My Sunny Maad sera diffusé dans les salles de cinéma sous le titre Ma Famille Afghane dès ce mercredi 27 avril. Herra, jeune femme d’origine tchèque, quitte tout pour épouser Nazir, désireux de retourner en Afghanistan. Le film, qui suit le regard d'une femme européenne dans un pays aux traditions diamétralement opposées, est notamment nommé aux Golden Globes. Sa réalisatrice, Michaela Pavlátová, nous a accordé un entretien. 

26/04/2022, 16:02

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“Ainsi disparaît cette sagesse de ne plus avoir de guerre sur le continent européen”

UkraineUnderAttack – Le Pen club français poursuit ses attaques et déclarations contre le régime de Vladimir Poutine. Cette fois, c'est en citant Léon Trotski que l'organisme de défense de la liberté d'expression, accompagne ses réflexions. « Peut-être ne vous intéressez-vous pas à la guerre, mais elle s’intéresse à vous. » Leur texte est ici proposé dans son intégralité.

                                                                                                          

26/04/2022, 08:00

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Strasbourg Capitale du livre ? “Cette candidature s’est imposée à nous”  

ENTRETIEN - La maire de Strasbourg a profité du premier jour du nouveau Festival de Paris, le 22 avril, pour annoncer la candidature de sa ville au label Capitale du livre de l’UNESCO. À cette occasion, ActuaLitté a pu s’entretenir avec Jeanne Barseghian, afin d'évoquer avec elle les atouts de la ville du Bas-Rhin et tracer les contours du projet porté par la mairie écologiste. Si la préfecture alsacienne est choisie, elle deviendra la première ville française à recevoir ce label. 

25/04/2022, 16:20

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Le livre d'occasion à l'âge des grandes plateformes

ENTRETIEN - Engagé dans des recherches sur le marché du livre depuis une quinzaine d'années, le sociologue Vincent Chabault dévoile cinq ans d'études sur le livre d'occasion avec Le livre d'occasion. Sociologie d'un commerce en transition. Dans la continuité de son livre précédent, Eloge du magasin : contre l'amazonisation, sorti en 2020 aux éditions Gallimard,  le maître de conférences et chercheur au CNRS s'attelle à décrire un marché en constante évolution depuis une trentaine d'années – et sa nécessaire transition vers le numérique.

22/04/2022, 09:51

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Pierre Buraglio : “J'ai mis ma maison dans celle de Balzac”

EXPOSITION — La maison de Balzac accueille du 13 avril au 4 septembre prochain l’exposition Buraglio à l’épreuve de Balzac. Sous forme de carte blanche à Pierre Buraglio et à travers une quarantaine d’œuvres préexistantes, mais aussi inédites, le parcours réécrit Balzac sous l’œil de celui qui est surnommé « le peintre sans pinceau ».

20/04/2022, 10:54

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La résurrection de Gaston Lagaffe “trahit la volonté d’un auteur”

Mi-mars, Dupuis dévoilait le retour du Héros Sans Emploi, Gaston Lagaffe, création d’André Franquin. Le dessinateur québécois Delaf se voyait confier une délicate mission de poursuite de l’œuvre. Mais rapidement, la fille de l’auteur, Isabelle Franquin, a décidé de s’interposer, et d’attaquer en justice, faisant valoir son droit moral dans la procédure.

20/04/2022, 09:47

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Marine Le Pen, “des pressions inédites et dangereuses” sur la presse

Ce 24 avril interviendra le second et dernier tour de l’élection présidentielle. Face à face, un revival de 2017, avec Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Or, le PEN Club français manifeste dans nos colonnes différentes préoccupations en regard du traitement de la presse. Et du travail de journaliste.

15/04/2022, 11:54

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“La fatigue d'esprit de Descartes n'a pas grand-chose à voir avec celle de l'ouvrier”

LAM2022 - L'historien Georges Vigarello a construit une bonne partie de ses recherches - et de sa bibliographie - autour du corps, de la manière dont les sociétés et les personnes le considèrent, parce que, selon ses propres termes, « faire l’histoire du corps montre autre chose que le corps ». Son Histoire de la fatigue (Seuil, 2020) dresse ainsi une considération changeante des sociétés à l'égard de cette dernière...

15/04/2022, 11:17

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Une chevauchée de quelques instants avec Craig Johnson

Du 8 au 10 avril dernier, se tenait, comme d’habitude hors les périodes d’aléas sanitaires, entre l’Église Sainte Croix et le Conservatoire National de Musique à Bordeaux, une belle manifestation mettant à l’honneur le livre et nombre de tous ceux qui sont les acteurs de son rayonnement local : L’Escale du Livre. 

15/04/2022, 09:58

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Champollion ou la renaissance des Pharaons  

Environ 1500 ans : c’est le nombre d'années qui séparent la dernière inscription hiéroglyphique connue, et le déchiffrage de cette écriture énigmatique par Champollion. Après plus d’un millénaire de silence, la langue figurative avait été reléguée au rang de symboles hermétiques – porte vers des secrets ensevelis. Du 12 avril au 24 juillet, la BnF propose une exposition en forme d'initiation ludique et savante à la « méthode Champollion ». L’occasion de redonner corps à une des civilisations les plus fascinantes que la terre ait jamais portées. Une exposition qu’a pu visiter ActuaLitté en avant-première. 

13/04/2022, 15:30

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“Tout le tragique du XXe siècle se lit sur le visage” de Milan Kundera

LAM2022 — Connue pour ses enquêtes publiées par le journal Le Monde, consacrées à des figures littéraires ou non, Ariane Chemin s'est arrêtée au festival Le Livre à Metz pour évoquer le livre dans lequel elle tente d'approcher Milan Kundera - sans jamais le rencontrer. Disparu volontaire depuis près de 40 ans, l'écrivain tchèque vivant à Paris incarne pour elle « l'histoire tragique du XXe siècle ».

11/04/2022, 11:09

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“On ne trouve jamais sa place tout seul” (Claire Marin)

LAM2022 — « Même pas peur ! » proclamait fièrement le festival Le Livre à Metz. Inventer sa propre vie peut faire partie des défis que nous lancent la société, les proches et le regard porté de l'extérieur. La philosophe Claire Marin, après avoir étudié les ruptures, s'intéresse à cette définition de soi dans Être à sa place: Habiter sa vie, habiter son corps, publié aux éditions de l'Observatoire.

10/04/2022, 19:33

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“Le féminisme est devenu très mainstream, ce qui peut être un problème”

LAM2022 - Invitée du festival Le Livre à Metz, l'autrice allemande Julia Korbik sortait d'une résidence à la Maison Robert Schuman, à Scy-Chazelles, non loin de Metz. Elle a pu travailler avec des habitants de la commune et des alentours, mais aussi parfaire sa maitrise du français en l'écrivant, ou encore poursuivre des travaux sur Unica Zürn. Rencontre avec l'autrice qui a remis en avant Simone de Beauvoir avec Oh, Simone ! (traduit par Julie Tirard, La Ville Brûle).

10/04/2022, 19:28

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“L'Odyssée est un roman d’aventures, mais aussi un texte très contemplatif”

LAM2022 – Mariette Navarro est la lauréate du prix littéraire Frontières – Léonora Miano 2022. Pourtant, son roman se déroule sur les mers, dans un cargo où les marins s'agitent : les vagues, les embruns, les étoiles, c'est pour les poètes. Eux traversent l'Atlantique dans un voyage extrêmement structuré. Jusqu'à un événement... inapproprié dans la vie de ces hommes et leur commandante.

 

09/04/2022, 15:26

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France et Italie, sœurs jumelles de l’édition

En prévision du Festival Italissimo, qui se déroule du 6 au 10 avril à Paris, une table ronde a eu lieu le 4 avril 2022 à l’Institut italien de Culture à Paris – L’édition en France et en Italie : problématiques, transformations et traductions. Diego Marani, l’actuel directeur a rappelé les paroles d'Umberto Eco, « la traduction est la langue de l’Europe ». « Le rêve », souligne encore Marani, est celui d’un « monde bilingue avec une distribution commune. »

06/04/2022, 17:02

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Exploding Kittens : si tu aimes les chatons, ils ne te le rendront pas...

JEU D'APÉRO – De par son succès lors d’une campagne de financement participatif – 8,7 millions $… – et avec plus de 10 millions d’exemplaires écoulés, Exploding Kittens DEVAIT figurer parmi les jeux que la rédaction expérimente. Nous avons traîné, depuis juillet 2015, et arrivant amplement après la bataille, nous n’aurons rien de plus à ajouter – tout a déjà été dit. Fort bien, et tant pis : on a tout de même envie de vous en parler !

04/04/2022, 09:22

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“Les auteurs sont peut-être tous narcissiques, mais pas à Metz !”

LAM2022 – La romancière Fabienne Jacob comptera parmi les invités du festival Le Livre à Metz, qui se déroulera du 8 au 10 avril 2022. Partenaire de l’événement, ActuaLitté donne aujourd’hui la parole à l’auteure, qui entretient avec l’événement une relation forte. Et plus largement encore, avec la ville elle-même.

01/04/2022, 10:34

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Du métavers aux multivers propriétaires : le piège de la cage dorée

Marvel et DC Comics partagent cette notion d’univers fictifs coexistants et susceptibles de se croiser : le Multivers. Des dimensions parallèles, peuplées d’êtres semblables sans être identiques, se déclinent pour mieux assurer la commercialisation d’histoires. Pendant ce temps, dans les monstrueux ordinateurs d’entreprises de tech, se développent des métavers, réalités virtuelles prochaines, comme autant d’El Dorado. Or, à l’époque de la ruée vers l’or, seuls les vendeurs de pioches firent vraiment fortune…

31/03/2022, 11:19

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“C'est demain que nous partons”, des lettres pour raconter l'indicible

À l'occasion du 80e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv, au sous-sol de son bâtiment inauguré en septembre 2012, le mémorial de la Shoah de Drancy présente de nouveaux trésors, les lettres d’internés des camps de Drancy et du Loiret, du Vel d’hiv à Auschwitz. C'est demain que nous partons est une exposition à découvrir du 27 mars au 22 décembre 2022, et raconte l'histoire de la Shoah différemment.

29/03/2022, 15:47

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“Mon premier amoureux était Charles Bronson”

J’avais prévu de l’épouser pour mes 10 ans. Ses beaux yeux un peu bridés me laissaient croire que j’avais une chance, vu que j’avais les mêmes. Mais en moins bleus. Et en moins beaux, aussi. Steve McQueen, je savais que c’était sans espoir. Par Nébine Dominguez.

25/03/2022, 15:57

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La Russie en guerre contre l'Ukraine, ou Ivan le Terrible vs Woody Allen

UkraineUnderAttack – Voici un texte rédigé par l'écrivain Emmanuel Ruben, agrégé de géographie et ancien directeur de la maison Julien Gracq. À l'occasion d'un colloque consacré à l'Ukraine, il a proposé la lecture de ce récit devant quelque 300 étudiants réunis à l'université Lyon 3, sur le campus de la Manufacture des tabacs (Lyon 8e). Il nous l'a fait parvenir.

25/03/2022, 14:21