#Economie

Le fantasme d’un équivalent de l’intermittence pour les artistes-auteurs”, bientôt ?

Depuis plusieurs années, le statut des artistes-auteurs s’invite régulièrement dans le débat public, révélant les fragilités économiques et sociales d’une profession essentielle à la vie culturelle. Alors qu’un projet de loi envisage pour la première fois une continuité de revenus sur le modèle de l’intermittence, Adrien Thomas témoigne de son quotidien et s’interroge sur ce que changerait une telle avancée...

Le 04/10/2025 à 10:23 par Auteur invité

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04/10/2025 à 10:23

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Je fais partie des élus. De ceux qui vivent de leur art, qui peuvent se permettre de ne faire que créer toute la journée, toute la semaine, toute l’année. On m’a souvent dit que j’avais de la chance. Et c’est sans doute vrai. Mais quand on gratte un peu, je ne suis pas sûr que tout le monde envie ma chance.

Depuis 2017, date à laquelle j’ai quitté un emploi en CDI, stable, raisonnablement rémunérateur et plutôt intéressant, mais qui m’avait conduit au burn-out, je suis uniquement artiste-auteur. Un statut bâtard, compliqué pour Pôle Emploi (désormais France Travail) à qui j’ai dû expliquer les subtilités de mon nouveau métier pour conserver mes allocations chômage, compliqué pour ma banque quand je demande un prêt, compliqué pour mes assurances, ma retraite, mon autre retraite (la complémentaire). Et compliqué pour les gens, autour, qui se demandent ce que ça signifie, « artiste-auteur », surtout à plein temps.

Alors, venez, suivez-moi, laissez-moi vous ouvrir la porte sur mon merveilleux quotidien.

Mon travail, c’est d’écrire des livres. Des romans, la plupart du temps, et quelques scénarios de BD. Écrivain, c’est comme ça que je me définis. Pourtant, l’écriture créative compte pour, au mieux, un peu plus de la moitié de mon travail.

À LIRE - Pourquoi je soutiens le projet de loi sur la continuité de revenus des artistes-auteurs

Le reste ? L’administratif, les réponses aux sollicitations, les réseaux sociaux pour « avoir une présence en ligne », les corrections éditoriales, les négociations contractuelles, les relances régulières de tel ou tel partenaire qui a oublié/pris du retard sur un versement, les mails pour discuter de la com d’une prochaine sortie, d’un synopsis pour un futur projet, d’une date pour une prochaine rencontre scolaire.

Tenir les comptes, aussi. Enregistrer les avances reçues pour écrire tel ou tel roman, noter les droits d’auteurs, versés une ou deux fois par an, correspondant à telle ou telle œuvre qui marche bien, ou le déprimant « zéro » qui montre que tel bouquin rapporte moins que son avance. Garder le compte des frais avancés, des versements pour les tables rondes, les rencontres scolaires, les ateliers.

Et puis il y a les voyages, les allers et retours en train pour dédicacer, rencontrer, échanger, participer à des festivals, souvent le week-end. Deux, trois, quatre jours qui « sautent » dans les transports et les salons, des moments chouettes, où on rencontre son public, où on bavarde avec les copains et les copines du milieu des dernières actualités littéraires et des plus récentes dingueries touchant notre métier.

À LIRE - L'Assemblée nationale planche sur la continuité de revenus des auteurs

Des dingueries comme cet éditeur accusé de harcèlement sexuel, ou ce nouveau bug sur le site de l’URSSAF, ou cette maison d’édition indépendante qui ferme faute de fonds.

Ou, plus récemment, cet agrément renouvelé en interne à la SSAA, ex-AGESSA éclaboussée par le scandale des retraites des artistes-auteurs, quand un rapport de la Cour des Comptes, écrit à l’acide, pointe les gigantesques dysfonctionnements de cette usine à gaz en carton-pâte qui dilapide l’argent public et celui des auteurs et autrices.

Ou alors cette rumeur, porteuse d’espoir, elle, autour de ce projet de loi, cette continuité de revenus pour les artistes-auteurs.

Je l’avoue, quand j’en ai entendu parler, je n’y ai pas cru. Le fantasme d’un équivalent de l’intermittence pour les artistes-auteurs, ça revient régulièrement, et c’est toujours repoussé dès qu’on s’y intéresse de plus près. Trop compliqué, trop bizarre, trop contraignant, ça ne marcherait jamais avec les revenus ponctuels, aléatoires et complexes des artistes-auteurs. Et puis, tout l’intérêt des avances, que je négocie de plus en plus hautes, est de me permettre de vivre pendant que j’écris. Je complète mes revenus avec les rencontres scolaires et les droits d’auteur annuels. À quoi bon, alors, imaginer une sorte de « chômage » entre deux romans ?

À LIRE - Artiste-auteur : quand il manque une case

Et puis, finalement, la dinguerie s’est avérée solide. Construite, réfléchie, polie aussi bien à l’angle économique que législatif. Soudain, elle est devenue possible. Et j’y ai vraiment réfléchi. Qu’est-ce que ça changerait, réellement ?

Imaginons. À la place de vivre pendant huit mois d’écriture sur quatre ou cinq mille euros d’à valoir, trois ou quatre rencontres payées 500 euros (le tout en brut) et ce que j’ai réussi à mettre de côté de droits d’auteur de l’année, je pourrais déclarer que, pendant huit mois, j’écris ce roman, et pendant les quatre derniers mois de l’année, je touche la continuité de revenu.

Artistiquement, cela me permettrait de rester encore un peu sur mon roman actuel, au lieu de bondir, sitôt le mot « fin » écrit, sur le projet suivant, déjà négocié en amont, déjà prévu dans mon planning, dont j’ai déjà touché une partie de l’avance.

Parce que huit mois, c’est court, et en avoir quelques-uns de plus pour laisser reposer, réfléchir, améliorer et bidouiller, ce n’est jamais de trop. Cela donnerait de meilleures œuvres, plus abouties, moins contraintes par les impératifs financiers. Je ne serais pas obligé de me précipiter sur le prochain projet, je pourrais prendre mon temps pour m’assurer que ce texte me ressemble, me convienne, et offrir sa meilleure version possibles à mes lecteurs et lectrices.

Je ne serais pas obligé de prospecter un nouveau contrat tout de suite, d’interrompre mon écriture en cours pour réfléchir à un synopsis, un projet, une accroche à fournir à un éditeur alors que j’ai encore la tête pleine de mon texte actuel.

Je pourrais même refuser des projets qui ne m’intéressent pas vraiment, mais sont bien payés. Des novélisations de médias préexistants, des textes avec une liste d’obligations, des adaptations. Du « mercenariat », comme on dit dans le milieu. J’aime bien ça, j’avoue, je trouve que c’est une chouette manière d’écrire, une sorte d’écriture avec contraintes, comme une rédaction de collège. « Inventez la suite ». Cela a renforcé mon écriture, et j’encourage les auteurs et autrices à essayer. Mais il n’y a rien de plus frustrant qu’écrire un roman de commande quand un autre, personnel, bouillonne à l’intérieur, surtout quand on sait qu’un éditeur est intéressé. Sauf que cet éditeur paie moins que la somme rondelette promise pour la commande, et moi j’ai besoin de manger, alors il va devoir attendre.

Avec la continuité de revenus, je ne prendrais des projets de commande que si j’en ai vraiment envie, et pas par obligation financière.

On en parle peu, bien que de plus en plus, mais cela aurait aussi un impact sur la santé mentale. Les auteurs et autrices comme moi sont stressés. Financièrement, créativement, temporellement. On doit produire, suffisamment vite et bien pour que ce soit publiable, qu’on puisse continuer à manger des pâtes et dormir sous un toit. Je prends de vraies vacances, sans mail, sans écriture, sans rien, peut-être une fois tous les deux ans, au mieux. Le reste du temps, c’est ma vie. Je n’ai pas le choix, je dois y penser, je dois créer, écrire, travailler. Résultat ? Des burn-outs, des épisodes de fatigue intense, de dépression, d’anxiété aggravée.

Avoir un filet de sécurité me permettrait de souffler, juste un peu. Et donc de mieux écrire, de mieux faire mon travail.

Imaginez, si tous les auteurs et autrices avaient la possibilité de fonctionner avec une ligne de vie ?

Des romans qui mettraient peut-être plus de temps à sortir, mais de meilleure qualité, parce que leurs auteurs ont pris leur temps pour qu’ils soient vraiment, vraiment parfaits à leurs yeux.

Mécaniquement, des romans moins nombreux, mais est-ce une mauvaise chose ? Imaginez l’effet sur la surproduction, sur les tables chargées des libraires qui peinent à lire tout ce qui dégringole chaque semaine sur leurs étagères ?

Moins de romans, de meilleure qualité, et écrits par des professionnels moins stressés, à la créativité reposée et fonctionnant mieux. Une vraie reconnaissance de mon métier, une manière de soutenir la création française, une volonté claire d’admettre que sans nous, il n’y a pas d’œuvres.

Et pour cela, il faudrait juste que la contribution des diffuseurs à notre régime social, fixée à 1 % en 1975 et destinée à augmenter tous les ans jusqu’à être équivalente aux cotisations d’un employeur vis-à-vis d’un salarié, et qui atteint aujourd’hui l’extraordinaire taux de… 1,1 %, augmente enfin réellement. Il faudrait juste une volonté politique, puisque nous sommes déjà raccordés au régime général, que nous payons déjà la CSG qui finance notamment les droits au chômage des autres travailleurs — mais pas les nôtres.

Pour une fois, j’aimerais bien qu’une dinguerie entendue en salon ait un effet positif sur nos vies. Cela nous changerait.

NDLR : Déposé le 31 octobre 2024 au Sénat par la sénatrice Monique de Marco (groupe Écologiste - Solidarité et Territoires, Gironde), avec le soutien de plusieurs collègues, ce projet de loi entend instaurer un mécanisme d’allocation de remplacement destiné à assurer une continuité de revenus aux artistes-auteurs et autrices entre deux périodes d’activité.

Le dispositif proposé s’appuierait sur les derniers revenus déclarés et serait ouvert sous réserve d’une durée minimale d’activité. Il garantirait un revenu plancher équivalent à 85 % du SMIC brut, sa gestion étant confiée à l’Unédic et à France Travail.

Son financement reposerait sur une augmentation des cotisations des diffuseurs, portées de 1,1 % à 5,15 %, tout en maintenant le respect du droit d’auteur. S’il venait à être adopté, ce texte constituerait une avancée majeure pour les artistes-auteurs, qui demeurent à ce jour exclus des dispositifs de protection tels que l’assurance chômage.

Crédits photo : ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 
 
 
 
 
 

 

 

 

DOSSIER - Continuité de revenus : la fin de la précarité pour autrices et auteurs

Par Auteur invité
Contact : contact@actualitte.com

20 Commentaires

 

bcarminan

05/10/2025 à 08:31

Un chiffrage donne donc un coût annuel entre 150 et 200 millions €. Il sera répercuté sur le prix de vente final. Toujours en estimation soit un coût unitaire de 1 à 2 € par livre (pour moi coût final : 75 à 150 € annuel).

Suis-je d'accord pour payer ? Non. Lorsqu'on fait un choix, il faut l'assumer complètement. Il en est de même pour les écrivains.

Locke

05/10/2025 à 12:27

Heureusement qu'on ne demande pas leur avis aux égoïstes qui refusent aux autres la protection sociale dont ils disposent parce que leurs loisirs risqueraient d'en être impactés, dans ce cas.

bcarminan

17/10/2025 à 10:55

Ah oui ?

Plus de 40 ans de cotisations chômage et 0 jours de chômage pour ma part.
Et vous considérez que ce ne n'est pas contribuer à la protection sociale des autres.

Avez-vous jamais téléphoné à un éditeur pour protester car il faisait imprimer ses livres à l'étranger ?
Moi je l'ai fait. En l’occurrence je préfère payer plus cher et que le travail soit fait en France.
Et je peux vous en citer d'autres. Alors les leçons ?

En France, on fait des choix et on attend de l'état qu'il résolve les problèmes liés à ceux-ci (perte de pouvoir d'achat ...).

Et au final, cher Monsieur Locke, il est facile d'être généreux avec l'argent des autres.

Vincent

05/10/2025 à 15:38

N'importe quoi, commentaire d'ignorant. Vous calculez comme une savate, sur du vide. Les éditeurs n'augmenteront pas les prix, ils savent qu'ils se tireraient une balle dans le pied.

bcarminan

06/10/2025 à 09:03

Bonjour Vincent,

Manifestement mon commentaire ne vous a pas plus. Alors expliquez nous, donnez nous les bons chiffres.

Par ailleurs, il est vrai que les éditeurs/distributeurs peuvent ne pas augmenter les tarifs du livre. Dans ce cas, pour récupérer les millions perdus, ils vont restructurer et donc licencier. Ce serait paradoxal quand même que les indemnités des écrivains soient payées par le chômage des salariés du livre ou de l'impression.

Cher Vincent, cela s'appelle de l'économie. Et c'est la réalité.

Samantha

06/10/2025 à 10:44

Devons-nous aussi expliquer à tous les salariées du monde de la culture, y compris de l'édition, qu'ils doivent "assumer leur choix" et donc ne plus avoir aucun droit social élémentaire, comme le chômage, pour avoir "choisi" de travailler dans le domaine de la culture ?

Line Guillemot

11/10/2025 à 19:07

L’éditeur il est payé par le droit que lui accorde l’auteur de diffuser, d’exploiter son travail. Si ce n’est pas contractualisé, si il n’y a pas de contrat, écrit, noir sur blanc, avec toutes les clauses de la « CESSION D’EXPLOITATION » -, « d’exploitation », autrement m’al nommée, « DROITS D’AUTEUR » (non c’est une CESSION D’EXPLOITATION » l’auteur autorise le diffuseur à vendre sa création a lui auteur, aux conditions définies par la juridiction. Il y a des lois, il faut les faire appliquer.
Pas la peine d’aller faire du décalcomanie sur une loi qui n’est pas la tienne.

bcarminan

07/10/2025 à 08:50

Bonjour Vincent,

Pour rappel voici un extrait d'un article sur Actualitte le 06/10/25 :

"Le point le plus contesté reste la hausse proposée de la cotisation des diffuseurs, qui passerait de 1,1 % à environ 5,15 %. Cette mesure permettrait de récolter environ 152,5 millions d’euros supplémentaires, selon les projections citées. Pour les institutions culturelles modérées, cette charge pourrait sembler acceptable dans le grand schéma. Mais pour des petits éditeurs ou galeries, le débat est ouvert."

J'espère que ce rappel vous incitera à modérer vos propos.

Locke

07/10/2025 à 09:27

On rappellera quand même que la contribution diffuseur était à l'origine conçue, en 1975, pour augmenter de 1% par an jusqu'à être équivalente aux contributions patronales.

On va peut-être éviter de pleurer sur les maisons d'édition qui ont fait du lobbying pendant 50 ans pour que ce taux passe seulement de 1 à 1,1%.

Si un employeur ne peut pas assurer la protection sociale de ses employés, il coule : idem pour les editeurs.

Peut-être qu'à la place de répercuter sur le public, les ME pourraient renégocier le pourcentage qu'elles refilent aux distributeurs, plutôt...

Locke

07/10/2025 à 09:27

On rappellera quand même que la contribution diffuseur était à l'origine conçue, en 1975, pour augmenter de 1% par an jusqu'à être équivalente aux contributions patronales.

On va peut-être éviter de pleurer sur les maisons d'édition qui ont fait du lobbying pendant 50 ans pour que ce taux passe seulement de 1 à 1,1%.

Si un employeur ne peut pas assurer la protection sociale de ses employés, il coule : idem pour les editeurs.

Peut-être qu'à la place de répercuter sur le public, les ME pourraient renégocier le pourcentage qu'elles refilent aux distributeurs, plutôt...

Vincent

07/10/2025 à 23:40

Vous ne comprenez rien à rien, ça ne vous handicape pas dans la vie?
La contribution diffuseur conçue en 1975, devrait être de 5,15% depuis 1980, soit 45 ans.
Imaginez les sommes que les éditeurs/diffuseurs ont arnaqué aux artistes/auteurs depuis 45 ans;
Ce sont aussi eux qui "géraient" la sécu des auteurs les AGESSA, et là aussi ils ont escroqué les auteurs en leur faisant payer des "cotisations vieillesses" qui n'ouvraient droit à aucune retraite.

Jean-Gabriel de Saint Éloi

12/10/2025 à 08:24

Absolument, merci infiniment pour votre commentaire éclairé ! Vous avez parfaitement saisi l’esprit de la théorie du ruissellement, cette conviction que, depuis 40 ans, nous milliardaires humanistes mettons en œuvre sans relâche pour faire descendre la richesse jusqu’aux plus petits. C’est un vrai débat de civilisation sur le long terme, et nous sommes enchantés de voir que vous l’avez si bien compris. Votre lucidité nous touche, et nous serions ravis de vous compter dans notre équipe de communication pour continuer à porter haut et fort cet idéal. Merci à vous !
Jean-Gab.

bcarminan

13/10/2025 à 10:04

Bonjour,

Or vous faire plaisir, quel est le rapport avec mon commentaire ?

seingelt

06/10/2025 à 08:17

Beau témoignage, mais prouvez moi que ça ne ressemble pas au gouffre des intermittents du spectacle, ce régime parasitaire qui ne vit que de spoliation au crochet d'un système en faillite totale. Je n'ai pas envie de me transformer en clown de l'Etat. Mieux vaut vivre libre financièrement instable qu'être à la merci d'une technocratie totalisante.

jak

06/10/2025 à 11:06

comme si c'était ton pognon gnolgui de foire aux bovins hein ton pognon

Jojo

06/10/2025 à 10:30

Avant d'imaginer une intermittence de l'auteur, il faudrait imaginer une rémunération pour le travail d'auteur. Des charges prélevées sur le travail et non plus sur un droit de propriété. Parce qu'à force de confondre en fonction de ce qui arrange l'État et les éditeurs, c'est devenu du grand n'importe quoi.

Lorsqu'un éditeur signe un contrat pour un livre. Ce livre n'existe pas encore. L'auteur doit travailler pour le faire exister. Ce travail n'est pas rémunéré. Il est gratuit. Ce contrat pour un livre à venir, est donc un contrat de commande.

Pour l'instant, les éditeurs ne payent pas le travail des livres qu'ils commandent. Ils se contentent d'acheter des droits avec des avances intégralement remboursables.

Supprimons les avances ! Payons le travail ! Et qu'au premier exemplaire vendu, un pourcentage du bénéfice net de l'exploitation soit versé par l'éditeur !

Et terminée la surproduction débile qui est une solution de facilité pour les éditeurs amis qui est en train de tout détruire.

« 

11/10/2025 à 18:49

« rémunération pour le travail d'auteur. Des charges prélevées sur le travail et non plus sur un droit de propriété«  dit ce commentaire.
Bonne réflexion mais mauvaise réponse. Le droit de propriété, le CPI, qui est la législation spécifique à l’auteur et non pas le droit du travail spécifique juridiquement au salarié, rapporte plus que le chômage. Mais à force de faire de la décalcomanie sur le droit de la majorité - le droit du « travail » ou plutôt de l’emploi pour la majorité, 70 %. des Actifs travailleurs que sont les salariés, contre 0,3% des auteurs que sont DE FAIT DE LA LÉGISLATION, les artistes-auteurs, selon l’INSEE, personne ne veux comprendre et tout le monde se tourne vers sa dernière série télé sur son smartphone. Désolée. Législation d’abord. Sans décalcomanie d’une loi sur l’autre.

Ravachol

06/10/2025 à 11:51

Multiplions les taxes parafiscales (sur le prêt en bibliothèque, sur le livre d'occasion etc) et les usines à gaz pour éviter de toucher aux profits des groupes d'éditions et d'imposer à leurs employeurs de fait une rémunération décente des auteurs et des auteurs secondaires. Qui, on peut toujours rêver finiront peut être un jour par cesser de se draper dans leur exceptionnalisme culturel pour se reconnaître comme ce qu'ils sont : les soutiers d'une industrie financiarisée qui ménage quand même de belles rentes à ses nantis médiatiques, ni plus ni moins, et comme beaucoup d'autres.

Patok

06/10/2025 à 16:51

L'enfer vécu par cet auteur est absolument épouvantable.
Sauf que dans la vie tout est affaire de choix.
Si les conditions de la création sont si difficiles,renoncez.
Par ailleurs, le statut d'intermittent de la création est assez soviétique comme concept.
Oui,les "bons,les pas subversifs" dans ce meilleurs des mondes y trouvent leur comptant.
Et les autres.
Créer c'est aussi souffrir un peu.
Le confort est nuisible.
En France personne ne doit mourir de faim ,même ceux qui n'écrivent rien.

Line

11/10/2025 à 18:24

Je dis qu’il faut définir ce que signifie « droit d’auteur ». Précisément. Chaque mot. Précisément d’un point de vue législatif. Précisément par rapport au « Code du Travail » et le Code de l’auteur (le CPI). . Il y a un code du travail pour les salariés, et il y a un code du travail pour les auteurs qui sont tous des artistes-auteurs.
Comme il y a déjà trop de mots, , tout le monde va zapper. Et on recommence avec le hamster dans sa roue à vouloir des droits sociaux, comme ceux du voisin, comme ceux de la majorité des travailleurs, les 70 % de travailleurs salariés. Nous sommes travailleurs indépendants, nous les auteurs, donc obligatoirement, artiste-auteur.
La CGT, elle s’occupe très bien du social, mais elle ne connaît absolument rien aux droits , au code de la propriété artistique et intellectuelle.
Arrêter de confondre le « travail » et « l’emploi ».
La « cession d’exploitation de la création », mal nommée « droit d’auteur » rapporte beaucoup plus que le chômage.

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Quatre ans après son lancement, le Paris Book Market s’impose comme un rendez-vous majeur du commerce international des droits. Pierre Astier et Laure Pécher saluent ce succès dans un texte adressé à ActuaLitté... Tout en appelant à ouvrir plus largement l’événement aux agents, scouts et professionnels étrangers qui gravitent déjà autour de la place parisienne.

08/06/2026, 11:47

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Le livre survivra-t-il à l’économie de l’instant ?

Guilhem Méric, auteur de romans de l’imaginaire, analyse les difficultés croissantes du monde du livre. Entre baisse des ventes, concurrence des écrans et transformation des usages culturels, il alerte sur une crise de l’attention qui touche aujourd’hui toute la chaîne de l’édition.

05/06/2026, 16:57

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L'union fera-t-elle la force des librairies indépendantes ?

La vente en ligne a changé d’échelle. Pour rester visibles, les librairies indépendantes doivent-

elles construire une puissance collective ? Renny Aupetit, propriétaire de la librairie Le Comptoir des Lettres (Paris, 5e), pose la question.

04/06/2026, 11:47

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“Le libraire ne reste peut-être qu’un commerçant”

Tout le secteur du livre s'interroge aujourd'hui sur la place des librairies indépendantes face à la montée de l’extrême droite, le poids du groupe Bolloré dans l’édition et la responsabilité des libraires dans la défense du pluralisme démocratique. Dans ce texte proposé par Christophe Marie, co-gérant de la librairie Au saut du livre, à Joigny, dans l’Yonne, tout un pan de l'industrie du livre est questionné. Et ses clients avec lui.

21/05/2026, 10:21

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“Pour que la pensée demeure libre, il faut que l'édition soit libre” - Jean-Yves Mollier

Les auteurs Grasset ont initié ce 13 mai les Etats généraux de l'édition, devenus Etats généreux – s'inscrivant dans le sillage des actions menées par les auteurs de Fayard pour la récupération de leurs droits. A ce titre, l'universitaire Jean-Yves Mollier intervenait au théâtre de la Concorde où nom de 87 autres écrivains de la maison, mais également pour présenter son propre combat.

14/05/2026, 09:03

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Gibert Joseph : “La routine a anesthésié l’esprit commerçant des libraires”

Après l’« affaire Nora » et le placement en redressement judiciaire de Gibert Joseph, Francis Kapétanovic, fondateur des éditions Abak, interroge l’effet ciseaux qui frappe les librairies indépendantes — baisse des ventes de livres neufs, hausse des coûts fixes — et les pistes possibles pour sortir de l’ornière. ActuaLitté lui donne la parole.

13/05/2026, 17:18

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Au Maroc, le chantier qui scandalise archéologues et défenseurs du patrimoine

Le sociologue Mustapha Saha et l'archéologue Youssef Bokbot alertent sur le devenir de Sijilmassa, ancienne cité caravanière du Tafilalet et haut lieu de la mémoire maghrébine. Face à un projet d’aménagement touristique et muséal jugé destructeur, ils dénoncent une atteinte irréversible aux vestiges encore enfouis. Le texte plaide pour l’arrêt du chantier, la poursuite des fouilles archéologiques et une approche respectueuse des équilibres historiques, écologiques et humains du site.

11/05/2026, 14:44

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“Pas de liberté de création sans indépendance éditoriale”

La fronde des auteurs et autrices des éditions Grasset choqués par le limogeage du PDG Olivier Nora, ordonné par l'actionnaire Vincent Bolloré, a ouvert tout un champ de réflexion et d'interrogations quant au manque de protections des écrivains face aux maisons d'édition et leurs propriétaires. Les membres de la Scam et les lauréats et lauréates du Prix Albert Londres affirment leur solidarité, dans un texte reproduit ci-dessous.

07/05/2026, 13:13

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Éditeur “référent”, cession de 10 ans maximum... Comment éviter une nouvelle affaire Grasset

Le limogeage d'Olivier Nora, ex-PDG de Grasset, par Vincent Bolloré a mis en lumière la puissance de l'actionnaire, mais aussi la faiblesse de l'auteur dans la relation contractuelle avec une maison ou un groupe d'édition. Dans un texte reproduit ci-dessous, le Conseil Permanent des Écrivains (CPE) appelle les pouvoirs publics à agir pour renforcer le droit d'auteur, via plusieurs mesures.

05/05/2026, 12:14

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IA : “Un secteur économique se construit sur le pillage généralisé” des oeuvres

Après l’adoption unanime, le 8 avril, d’une proposition de loi instaurant une présomption d’utilisation des contenus culturels par les fournisseurs d’IA, 81 organisations de la culture, de la presse et de la création interpellent les députés. Elles défendent un marché de licences volontaires, fondé sur l’autorisation, la transparence et la rémunération, face à ce qu’elles décrivent comme un pillage généralisé des œuvres protégées.

05/05/2026, 10:38

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IA : la présomption d’utilisation des oeuvres attendue à l’Assemblée nationale

Une proposition de loi visant à instaurer une présomption d’utilisation des œuvres par les systèmes d’intelligence artificielle, dans un contexte de débats sur l’entraînement des IA à partir de contenus culturels protégés, doit encore être inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Le Syndicat national de l’édition (SNE) souscrit à une tribune collective appelant les députés à examiner sans délai ce texte, déjà adopté par le Sénat. 

28/04/2026, 10:27

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Témoignage : le démantèlement d'une librairie, vu de l'intérieur

Au cœur d'une époque particulièrement anxiogène, la fermeture d'une librairie pourrait passer inaperçue. L'événement n'est toutefois pas anodin, parce que la librairie n'est pas un commerce comme les autres. À l'heure où les difficultés s'accumulent pour le secteur, le témoignage publié ci-dessous vient rappeler ce que ces commerces ont de si spécial, et ce que l'on perd, collectivement, avec l'abaissement définitif du rideau.

28/04/2026, 09:39

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La coopérative éditoriale, réponse à la déferlante Bolloré

La crise ouverte chez Éditions Grasset, après l’éviction d’Olivier Nora dans un contexte de reprise par Vincent Bolloré, suscite une riposte politique et intellectuelle. Trois acteurs liés aux Éditions Syllepse et au Réseau Bastille avancent une hypothèse radicale : transformer l’éditeur en coopérative pour préserver le pluralisme.

27/04/2026, 16:41

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La crise chez Grasset “révèle des déséquilibres structurels anciens”

Le licenciement d'Olivier Nora par Vincent Bolloré et le mouvement de départ de plusieurs centaines d'auteurs de la maison d'édition Grasset, en guise de protestation, a jeté la lumière sur la fragilité de l'indépendance éditoriale. La Ligue des auteurs professionnels et la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse rappellent, dans un texte publié ci-dessous, que les créateurs restent bien peu protégés face à la puissance des groupes éditoriaux.

27/04/2026, 16:02

ActuaLitté

“Défendre le livre c’est défendre la liberté de penser et de créer”

L'industrie du livre deviendra-t-elle enfin un échosystème ? Un espace collectif, commun, en mesure de faire corps pour assurer sa pérennité. Jérôme Sion, président de L'Agence Unique, Occitanie Culture adresse à ActuaLitté une tribune exhortant les professionnels à « garantir leur liberté collective ». Une adresse autant qu'un espoir.

24/04/2026, 20:32

ActuaLitté

Le 23 avril, journée mondiale du livre : il faut célébrer “le droit d’y accéder”

Ce 23 avril marque la journée mondiale du livre, l'occasion d'en ouvrir un et de profiter des bienfaits de la lecture. Mais cette activité reste très limitée pour les personnes atteintes d'une déficience visuelle, qui ne peuvent pas lire des ouvrages imprimés d'une manière standardisée. La Fédération des Aveugles et Amblyopes de France rappelle, dans un texte reproduit ci-dessous, les obstacles auxquels ils font face, ainsi que le manque de volonté politique pour lever ces barrières.

23/04/2026, 15:56

ActuaLitté

Après Grasset, où aller ? 4000 éditeurs indépendants prêts à accueillir les auteurs

Partir, oui, mais où ? La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) annonce son soutien aux nombreux auteurs et autrices souhaitant quitter leur maison pour rejoindre les « 4000 maisons d’édition indépendantes » et faire vivre autrement le livre et la création. Quitter les grandes maisons pour une édition plus indépendante : tel est le pari de la Fill.

22/04/2026, 12:08

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Artistes-auteurs : le ministère de la Culture “dénature le sens” du vote de l’Assemblée nationale

En janvier, l’intersyndicale réunissant une trentaine d’organisations réagissait déjà à un courrier de l’URSSAF : « Artistes-auteurs : ce qui change pour votre protection sociale en 2026 ! ». Quelques mois plus tard, le ministère de la Culture présente un projet de décret d’application de la réforme, vivement contesté par les organisations, qui y voient un détournement du vote des députés. Le texte de l'organisation est reproduit en intégralité ci-dessous.

22/04/2026, 11:06

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Contrats d’auteur : les écrivains réclament une réforme face à la concentration

Le Conseil permanent des écrivains (CPE) alerte sur les effets de la concentration croissante dans l’édition, relancée par l’éviction d’Olivier Nora chez Grasset. Dans une tribune reproduite ci-dessous, l’organisation appelle à adapter le cadre légal et à rouvrir les discussions avec les éditeurs, notamment sur les contrats d’auteur, la durée des cessions de droits et le respect du droit moral.

21/04/2026, 16:03

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“L’enfance est précieuse et fragile, la littérature essentielle” : les auteurs Grasset Jeunesse inquiets

Un collectif d'auteurs des éditions Grasset Jeunesses se mobilise à travers une tribune pour soutenir « la liberté de création [qui] est indispensable aux bons livres ». Alors que la maison fait l'objet d'une attention médiatique à la hauteur de ce qu'elle traverse, ActuaLitté publie leur texte en intégralité.

21/04/2026, 15:31

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À quelques pas de toi : le podcast qui a relié les générations

Il y a des a priori auxquels il faut tordre le cou : « il ne se passe pas grand-chose en milieu rural » est un préjugé qui vient de prendre du plomb dans l’aile grâce à une dynamique mise en place dans une petite commune de Gironde.

14/09/2026, 16:07

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Intuition : “Le corps sait souvent avant nous”

Pourquoi devient-il parfois si difficile de savoir ce que l’on pense vraiment, ce que l’on ressent ou même ce que l’on veut ? Sollicitations permanentes, rythme soutenu et bruit mental finissent par couvrir cette perception plus discrète que l’on appelle intuition. Fondatrice du centre d’enseignement Infinite Spirit, formatrice et thérapeute, Johanna Hani propose de retrouver un peu de silence, de revenir aux sensations du corps et d’apprendre à distinguer l’intuition de l’anxiété ou de la peur. 

14/09/2026, 14:58

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Ben Templesmith, l'homme qui a appris à l'ombre comment mordre

Ben Templesmith se reconnait en humant les planches, les yeux fermés : des histoires où le papier sent l'humidité, la lumière malade et les personnages contaminés par quelque chose qui les dépasse. En 20 ans, de Hellspawn, 30 Days of Night à Wormwood, l'Australien a construit un dessin qui s'est métamorphosé sans s'assagir : juste plus précis dans l'angoisse. Il suffit de regarder ses noirs.

13/09/2026, 07:00

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La Médecine du Travail interdit le retour au boulot à ces six héros de roman

Dans les romans, le Code du travail semble avoir été imprimé en caractères minuscules, puis abandonné quelque part entre la page de copyright et la table des matières. Enquête à l’autre bout du monde, magie non déclarée, poisons au Vatican, cadavres à restaurer : six personnages passent aujourd’hui leur visite médicale. Certains auraient dû venir plus tôt.

12/09/2026, 06:00

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25 ans après le 11-Septembre, les vies derrière l’Histoire

Le 11 septembre 2026, New York commémore les 2977 morts des attentats d’al-Qaïda tandis que la ville ouvre plus de 170.000 pages d’archives sur leurs conséquences sanitaires. Un quart de siècle après, l’événement déborde encore Ground Zero : guerres, soupçon et Guantánamo ont prolongé son histoire. Huit livres rendent à ce récit ce que les doctrines effacent : des enfants, des corps, des familles et des voix.

 

11/09/2026, 13:08

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Entre deux rives
: ni robe, ni linceul, mais un deuil blanc

Clinique sauvage, c'est le nom de la chronique que Salim Rzin, psychanalyste et essayiste, ethnoclinicien et praticien en psychosomatique, inaugure pour la rentrée dans nos colonnes. Pour ce premier texte, Tanger devient le point de départ d’une réflexion sur l’exil, la perte et ce « deuil blanc » qui maintient parfois l’adulte sur une rive intérieure qu’il ne parvient plus à rejoindre. Entre psychanalyse, littérature et cinéma, il interroge ce qui demeure vivant en nous lorsque le désir semble s’être retiré.

09/09/2026, 12:48

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Libraires en grève : “Ce n'est pas possible qu'on gagne le Smic encore aujourd'hui”

À 25 ans, quatre années de librairie derrière elle et un salaire toujours au Smic, une jeune libraire venue débrayer ce mardi 8 septembre résume en quelques phrases ce qui pousse une partie de la profession à tenter un exercice encore inhabituel : la grève.

08/09/2026, 18:33

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Visite insulaire : les rituels de Victor Hugo à Guernesey

« Car le mot, qu’on le sache, est un être vivant. » Dans une maisonnette en pierre, surveillée par une rose trémière jaune, dans le silence du matin, je pose sur la table une tasse en porcelaine blanche, remplie d’un café noir, et j’ouvre Les Travailleurs de la mer de Victor Hugo. Je le fais le premier matin, et je ferai ainsi chaque matin de la semaine passée à Guernesey. Suivez la guide...

07/09/2026, 17:25

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Silver Surfer : Parabole, le jour où Moebius redessina un dieu avec Stan Lee

En 1988, une rencontre improbable se produit chez Marvel. Stan Lee reprend le personnage dont il avait façonné la voix vingt ans plus tôt ; face à lui, Moebius, maître de la science-fiction européenne, accepte de se plier aux contraintes du comic book américain. À peine cinquante pages plus tard, Silver Surfer: Parable a transformé le combat entre Galactus et son ancien héraut en réflexion sur la foi, le pouvoir et la liberté.

05/09/2026, 11:50

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Rentrée scolaire : six professeurs convoqués par l'Inspection

Les élèves ont repris le chemin de l’école ce 1er septembre 2026. Pour certains enseignants, la rentrée pourrait tourner court. Expérience autoritaire, lancer d’élèves, fascination fasciste, bacchanale et cours particulier achevé au couteau : les dossiers ont ébranlé les services de l'Inspection. Pour l'Éducation nationale, une question : peut-on vraiment les laisser poursuivre ?

05/09/2026, 06:00

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Lamartine, Nerval, Gautier : les écrivains français amoureux d’Istanbul

Carrefour des civilisations, théâtre où se sont jouées les destinées de l'Orient et de l'Occident, Istanbul a fasciné des générations d'écrivains français qui, du XVIIe au XXe siècle, ont tenté de refléter dans leurs œuvres l'indicible beauté de cette cité millénaire. Par Amel Aït-Hamouda.

04/09/2026, 14:58

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“Pourquoi tu n’écris pas un livre sur le sexe ?” : la naissance de SexOD

À l'occasion de la sortie de son premier thriller (SexOD - juin 2026 - Patchenco éditions), que ActuaLitté vient de chroniquer, Patrick Collignon a bien voulu répondre à nos questions. On y apprend notamment que si l'écrivain belge a choisi de placer l'intrigue de son roman à Stockholm, ce n'est pas tout à fait par hasard ou pour suivre la mode !

03/09/2026, 18:13

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Une IA explore la mémoire moléculaire des livres anciens

Exclusif - Après avoir identifié protéines, médicaments ou autres résidus sur les documents de Vlad III, Jack London, Casanova et Alessandro Volta, l’équipe de Gleb et Svetlana Zilberstein veut franchir une nouvelle étape. Son « Cabilly Project » associe données biochimiques, archives et intelligence artificielle pour générer des hypothèses historiques. ActuaLitté révèle aussi l’existence de travaux, encore non publiés, sur André Malraux, Stendhal et Marcel Proust.

03/09/2026, 17:07

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Yannick Haenel : comme un air de déjà-lu dans la rentrée littéraire

Exclusif - Un manuscrit de professeur refusé chez Gallimard, le roman d'un ex-professeur publié trois ans plus tard par la maison et de l'un à l'autre ouvrage des scènes, motifs et références parfois voisins. La comparaison de Grand Poisson, de Fabrice Sanchez (Plon, août 2025), avec La solitude des professeurs est infinie, de Yannick Haenel (Gallimard, août 2026), ne révèle pas de contrefaçon, mais soulève quelques sourcils.

02/09/2026, 17:01

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Écris-moi une danse.... De la page au mouvement avec Myriam Gourfink

Un roman s’écrit avec des mots, une partition de musique avec des notes, et pour la danse ? Comment expliquer à des danseurs et danseuses les mouvements imaginés par un ou une chorégraphe, des intentions scénographiques qui soient intelligibles par tous et mémorisables. Rencontre avec Myriam Gourfink, danseuse, chorégraphe, riche d’un parcours international, reconnue et très appréciée pour son travail de recherche chorégraphique. 

02/09/2026, 15:56

ActuaLitté

Harcèlement scolaire : apprendre dès 4 ans à poser ses limites

Avec Éduquer contre l’exclusion et le harcèlement – Méthode et outils pédagogiques adaptés au programme EVAR, paru aux éditions Dangles, Chloé Ségneré s’adresse aux enfants de 4 à 7 ans, mais aussi aux adultes qui les accompagnent. Sa méthode Empatikids passe par les émotions, le respect des limites, le consentement ou encore la sécurité pour tenter d’agir avant que les situations d’exclusion ou de harcèlement ne s’installent.

01/09/2026, 17:32

ActuaLitté

Antonin Artaud : la guerre des archives n’est pas terminée (réponse à Florence de Mèredieu)

Le 7 août 2026, ActuaLitté publiait l’article Comment la souffrance a forgé le jeune Artaud, version abrégée, sans photographies ni appareil de sources, de l'étude d'Ilios Chailly, Une géographie de la souffrance : les cures d’Antonin Artaud, de La Rouguière au Chanet, 1915-1919. Florence de Mèredieu, biographe d’Antonin Artaud, a réagi à cet article dans les commentaires. Quelques échanges ont suivi. Ilios Chailly propose ici une réponse plus développée, pour revenir point par point sur les questions soulevées.

01/09/2026, 17:05

ActuaLitté

De Proust à Perec : comment Shéhérazade a changé la littérature française

Au XXe siècle, les écrivains français n’ont pas seulement lu Les Mille et Une Nuits : ils s’en sont emparés comme d’un modèle d’écriture. De la mémoire proustienne à l’ambition romanesque de Perec, en passant par le merveilleux surréaliste et la figure de Shéhérazade devenue symbole de résistance, ce recueil sans auteur ni fin a profondément travaillé l’imaginaire littéraire. Par Amel Aït-Hamouda.

31/08/2026, 17:44

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“Dieu est mort, mais il n’arrive pas à s’en consoler”

Romancière, poétesse, psychanalyste et traductrice franco-suédoise, Kristina Ifwarson vient de cosigner avec l’éditeur Olivier Gallon la traduction d’un texte de Stig Dagerman inédit en français : Le Jour dernier. Parue de son vivant en 1952, cette pièce radiophonique est l’ultime œuvre de Stig Dagerman. Qu’est-ce qui fait la singularité de ce texte ? Pourquoi a-t-il été « oublié » jusqu’ici en Suède ? Et comment cette traduction pourrait-elle renouveler notre lecture de l’œuvre de Stig Dagerman ? Le point avec Kristina Ifwarson. Par Karim El Haddady.

31/08/2026, 17:11

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Freida McFadden : anatomie d'une machine, aux accents bien connus

Voilà des semaines et des mois, des années bientôt qu'elle trône au sommet des meilleures ventes, au point qu'on ne sache plus trop comment s'en dépatouiller... Un peu comme dans ses livres : Freida McFadden connaît la fin avant de commencer. Le retournement vient d’abord et le roman s’organise en fonction. Indices, fausses pistes, silences, informations données trop tôt pour être comprises : tout permet au lecteur de voir après coup ce qu’il n’avait pas vu venir. Mais comment ?

29/08/2026, 10:00

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Neuf mois plus tard : 80 livres à lire avant l’arrivée du bébé

Après neuf mois de silence, Elsa donne enfin de ses nouvelles. Et il s’en est passé, des choses : une grossesse, une année cabossée, des bibliothèques à trier, une pile à lire toujours bien garnie et une tentative très sérieuse de remplacer le doomscrolling par 100 pages quotidiennes. Avec, au passage, trois lectures qu’elle avait laissées dormir beaucoup trop longtemps.
 
 
 

29/08/2026, 09:00

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Six livres créent une application de rencontre pour éviter de finir seuls en rayon

On a longtemps cru qu’un livre abandonné sur une table de librairie souffrait en silence. Erreur. Il regarde les autres partir. Le prix littéraire avec son lecteur pressé, la romance dans un tote bag, le polar sous le bras de quelqu’un qui assure « ne lire que du vrai ». Lui reste là, tranche vers le public, à feindre l’indifférence.

29/08/2026, 08:00

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Après Perec, Queneau et Calvino : l’Oulipo peut-il encore surprendre ?

Le 5 mai 2026, jour de naissance de Karl Marx, Clémentine Mélois a dû mourir pour obtenir le droit de démissionner. À 18h16 exactement, au café L’Arrêt, anciennement L’Espérance, dans le VIIe arrondissement de Paris, l’écrivaine et plasticienne a retrouvé, selon sa propre formule, sa « liberté de manœuvre pour l’éternité ».

28/08/2026, 17:22

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Livre sur les quais 2026 : se renouveler sans rompre le fil

Pour sa 17e édition, Le Livre sur les quais cherche à renouveler ses formes sans perdre ce qui fait son identité. À Morges, Adélaïde Fabre défend un festival plus participatif, ouvert aux autres arts et aux nouveaux publics, mais toujours construit autour de la rencontre et de la transmission.

27/08/2026, 16:45

ActuaLitté

Henri-Frédéric Amiel, écrivain d’une “vie manquée” devenue monument littéraire

Douze tomes, 16.900 pages… Publié en intégralité par L’Âge d’Homme entre 1976 et 1994, le Journal intime d’Henri-Frédéric Amiel (1821-1881), aujourd’hui revendu fort cher sur le marché de l’occasion, demeure peu lu, du moins en intégralité. Agrégée, docteure ès lettres, Géraldine Sauquet a, en quelque sorte, débroussaillé l’épais maquis de ce texte total, récit intime de quatre décennies, histoire de la vie quelque peu terne d’un professeur genevois, extrêmement cultivé, séduisant physiquement, mais miné par une timidité et une aboulie pathologiques. Par Étienne Ruhaud.

26/08/2026, 18:22

ActuaLitté

Quand le format vertical bouscule l’écriture des séries

Pensées pour être regardées sur un smartphone, les fictions verticales ne se cantonnent plus aux productions amateurs des réseaux sociaux. France Télévisions et Arte investissent désormais ce terrain, où la brièveté impose ses propres règles : installer une situation immédiatement, caractériser un personnage en quelques secondes, concentrer les dialogues et maintenir le récit sous tension. Une autre manière d’écrire la fiction ?

25/08/2026, 11:11

ActuaLitté

Du marathon au bain glacé : ce que notre culte de la performance dit de nous

Marathons, bains glacés, yoga, sommeil surveillé, alimentation contrôlée : et si nos disciplines du corps avaient pris la place des anciens rituels ? Dans cette « Petite anthropologie du Dépassement », Salim Rzin observe comment la quête de performance, de purification et de maîtrise transforme le corps en refuge, en temple et en territoire moral, jusqu’à faire surgir la figure du « nano-démon », menace intérieure qu’il faudrait maintenir en sommeil.

25/08/2026, 09:09

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Anxiété de la rentrée : pourquoi le retour au travail peut être si difficile

Pourquoi le retour au travail suffit-il parfois à faire ressurgir stress, ruminations et boule au ventre, avant même d’avoir rouvert sa boîte mail ? Après les vacances, le changement de rythme, les contraintes et l’anticipation peuvent réactiver l’anxiété, sans forcément révéler un rejet de son métier. Dans L’Anxiété dédramatisée (Piktos Poche), Mélissa Manacorda propose de comprendre ces mécanismes et livre des pistes concrètes pour reprendre sans laisser l’angoisse occuper toute la place.

25/08/2026, 09:05

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Six romans recalés à l’aéroport pour excédent de bagage... émotionnel

Les compagnies aériennes sont formelles : au-delà de 23 kilos, il faut payer un supplément. La littérature, beaucoup moins regardante, autorise ses personnages à embarquer avec une enfance traumatique, trois générations de non-dits, un père mort, plusieurs amours compliquées et parfois une résurrection complète. Au retour des vacances, il était temps que quelqu’un contrôle tout cela.

22/08/2026, 11:05

ActuaLitté

La bienveillance, “complément idéal d’un monde de plus en plus brutal”

Il fallait bien que quelqu’un finisse par manquer de bienveillance envers la bienveillance. Le psychanalyste Jean-Charles Bettan s’y risque ici, en prenant au sérieux ce que nos précautions, nos bons sentiments et notre vocabulaire soigneusement capitonné disent de notre rapport au conflit. Une humeur volontairement piquante, où la politesse des mots se retrouve priée de s’allonger sur le divan.

22/08/2026, 10:05

ActuaLitté

Voyageuses en Orient : entre émancipation et clichés

Si Flaubert, Chateaubriand ou Nerval ont construit l’Orient rêvé du XIXe siècle, des écrivaines-voyageuses en ont, elles, franchi les portes closes. De Lady Montagu à Isabelle Eberhardt, elles ont observé l’intimité des harems et la vie des tribus. Mais ce regard « de l’intérieur » les a-t-il vraiment affranchies des clichés orientalistes ? Récit d’une émancipation littéraire aux mille contradictions. Par Amel Aït-Hamouda.

19/08/2026, 18:18

ActuaLitté

Journée mondiale du moustique : les insectes réclament des dommages et intérêts à la littérature

Ce 20 août, Journée mondiale du moustique, les insectes ont déposé une plainte collective contre plusieurs siècles de littérature. Motifs : diffamation, séquestration, exploitation et atteinte répétée à la dignité des arthropodes. Cinq livres comparaissent. Les fourmis se constituent partie civile, les papillons demandent réparation et Gregor Samsa exige qu’on cesse enfin de l’appeler cafard. L’audience promet d’être piquante. (ceci est une fiction, hein...)

19/08/2026, 14:46

ActuaLitté

Gestion contestée et conflit familial : un été au tribunal pour l'Harmattan

Exclusif - La gestion des Éditions L'Harmattan, dirigées depuis 2010 par Xavier Pryen, est vivement contestée depuis quelques années, tandis qu'un conflit familial se joue en arrière-plan : Denis Pryen, cofondateur du groupe, estime que son neveu a engagé le « démantèlement » de ce dernier. Deux décisions de justice, rendues cet été, se sont révélées favorables au cofondateur de L'Harmattan.

19/08/2026, 09:09

ActuaLitté

Babel Indoor : quand les temples deviennent des livres de pierre

Que devient un lieu sacré lorsque la prière s’efface mais que la verticalité demeure ? Psychanalyste et ethno-clinicien, Salim Rzin lit les églises devenues salles d’escalade, hôtels ou espaces de passage comme autant de livres de pierre réécrits par les corps. Dans ce texte, il interroge ces architectures comme des palimpsestes : les usages changent, mais quelque chose de leurs anciens récits continue de s’écrire.

18/08/2026, 18:18

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“Ma mère est partie en Espagne” : Lavinia Braniște écrit l’exil ordinaire

Le 21 août paraît aux éditions des Syrtes le roman Camping de Lavinia Braniște, traduit du roumain par Sylvain Audet-Găinar. Un roman sur l’exil ordinaire et des vies en transit. Dialogue avec son éditrice, Olimpia Verger.

17/08/2026, 17:51

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“Les richesses du sol africain l’ont carrément appauvri”

Elvis Ntambua Mampuele, romancier, lauréat du Prix Senghor du public du premier roman : « La culture ne met pas fin à une guerre, mais elle peut aider une société à guérir, à se rassembler et à préparer les conditions d’une paix durable » Par Karim El Haddady.

14/08/2026, 16:15