#Economie

Le fantasme d’un équivalent de l’intermittence pour les artistes-auteurs”, bientôt ?

Depuis plusieurs années, le statut des artistes-auteurs s’invite régulièrement dans le débat public, révélant les fragilités économiques et sociales d’une profession essentielle à la vie culturelle. Alors qu’un projet de loi envisage pour la première fois une continuité de revenus sur le modèle de l’intermittence, Adrien Thomas témoigne de son quotidien et s’interroge sur ce que changerait une telle avancée...

Le 04/10/2025 à 10:23 par Auteur invité

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04/10/2025 à 10:23

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Je fais partie des élus. De ceux qui vivent de leur art, qui peuvent se permettre de ne faire que créer toute la journée, toute la semaine, toute l’année. On m’a souvent dit que j’avais de la chance. Et c’est sans doute vrai. Mais quand on gratte un peu, je ne suis pas sûr que tout le monde envie ma chance.

Depuis 2017, date à laquelle j’ai quitté un emploi en CDI, stable, raisonnablement rémunérateur et plutôt intéressant, mais qui m’avait conduit au burn-out, je suis uniquement artiste-auteur. Un statut bâtard, compliqué pour Pôle Emploi (désormais France Travail) à qui j’ai dû expliquer les subtilités de mon nouveau métier pour conserver mes allocations chômage, compliqué pour ma banque quand je demande un prêt, compliqué pour mes assurances, ma retraite, mon autre retraite (la complémentaire). Et compliqué pour les gens, autour, qui se demandent ce que ça signifie, « artiste-auteur », surtout à plein temps.

Alors, venez, suivez-moi, laissez-moi vous ouvrir la porte sur mon merveilleux quotidien.

Mon travail, c’est d’écrire des livres. Des romans, la plupart du temps, et quelques scénarios de BD. Écrivain, c’est comme ça que je me définis. Pourtant, l’écriture créative compte pour, au mieux, un peu plus de la moitié de mon travail.

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Le reste ? L’administratif, les réponses aux sollicitations, les réseaux sociaux pour « avoir une présence en ligne », les corrections éditoriales, les négociations contractuelles, les relances régulières de tel ou tel partenaire qui a oublié/pris du retard sur un versement, les mails pour discuter de la com d’une prochaine sortie, d’un synopsis pour un futur projet, d’une date pour une prochaine rencontre scolaire.

Tenir les comptes, aussi. Enregistrer les avances reçues pour écrire tel ou tel roman, noter les droits d’auteurs, versés une ou deux fois par an, correspondant à telle ou telle œuvre qui marche bien, ou le déprimant « zéro » qui montre que tel bouquin rapporte moins que son avance. Garder le compte des frais avancés, des versements pour les tables rondes, les rencontres scolaires, les ateliers.

Et puis il y a les voyages, les allers et retours en train pour dédicacer, rencontrer, échanger, participer à des festivals, souvent le week-end. Deux, trois, quatre jours qui « sautent » dans les transports et les salons, des moments chouettes, où on rencontre son public, où on bavarde avec les copains et les copines du milieu des dernières actualités littéraires et des plus récentes dingueries touchant notre métier.

À LIRE - L'Assemblée nationale planche sur la continuité de revenus des auteurs

Des dingueries comme cet éditeur accusé de harcèlement sexuel, ou ce nouveau bug sur le site de l’URSSAF, ou cette maison d’édition indépendante qui ferme faute de fonds.

Ou, plus récemment, cet agrément renouvelé en interne à la SSAA, ex-AGESSA éclaboussée par le scandale des retraites des artistes-auteurs, quand un rapport de la Cour des Comptes, écrit à l’acide, pointe les gigantesques dysfonctionnements de cette usine à gaz en carton-pâte qui dilapide l’argent public et celui des auteurs et autrices.

Ou alors cette rumeur, porteuse d’espoir, elle, autour de ce projet de loi, cette continuité de revenus pour les artistes-auteurs.

Je l’avoue, quand j’en ai entendu parler, je n’y ai pas cru. Le fantasme d’un équivalent de l’intermittence pour les artistes-auteurs, ça revient régulièrement, et c’est toujours repoussé dès qu’on s’y intéresse de plus près. Trop compliqué, trop bizarre, trop contraignant, ça ne marcherait jamais avec les revenus ponctuels, aléatoires et complexes des artistes-auteurs. Et puis, tout l’intérêt des avances, que je négocie de plus en plus hautes, est de me permettre de vivre pendant que j’écris. Je complète mes revenus avec les rencontres scolaires et les droits d’auteur annuels. À quoi bon, alors, imaginer une sorte de « chômage » entre deux romans ?

À LIRE - Artiste-auteur : quand il manque une case

Et puis, finalement, la dinguerie s’est avérée solide. Construite, réfléchie, polie aussi bien à l’angle économique que législatif. Soudain, elle est devenue possible. Et j’y ai vraiment réfléchi. Qu’est-ce que ça changerait, réellement ?

Imaginons. À la place de vivre pendant huit mois d’écriture sur quatre ou cinq mille euros d’à valoir, trois ou quatre rencontres payées 500 euros (le tout en brut) et ce que j’ai réussi à mettre de côté de droits d’auteur de l’année, je pourrais déclarer que, pendant huit mois, j’écris ce roman, et pendant les quatre derniers mois de l’année, je touche la continuité de revenu.

Artistiquement, cela me permettrait de rester encore un peu sur mon roman actuel, au lieu de bondir, sitôt le mot « fin » écrit, sur le projet suivant, déjà négocié en amont, déjà prévu dans mon planning, dont j’ai déjà touché une partie de l’avance.

Parce que huit mois, c’est court, et en avoir quelques-uns de plus pour laisser reposer, réfléchir, améliorer et bidouiller, ce n’est jamais de trop. Cela donnerait de meilleures œuvres, plus abouties, moins contraintes par les impératifs financiers. Je ne serais pas obligé de me précipiter sur le prochain projet, je pourrais prendre mon temps pour m’assurer que ce texte me ressemble, me convienne, et offrir sa meilleure version possibles à mes lecteurs et lectrices.

Je ne serais pas obligé de prospecter un nouveau contrat tout de suite, d’interrompre mon écriture en cours pour réfléchir à un synopsis, un projet, une accroche à fournir à un éditeur alors que j’ai encore la tête pleine de mon texte actuel.

Je pourrais même refuser des projets qui ne m’intéressent pas vraiment, mais sont bien payés. Des novélisations de médias préexistants, des textes avec une liste d’obligations, des adaptations. Du « mercenariat », comme on dit dans le milieu. J’aime bien ça, j’avoue, je trouve que c’est une chouette manière d’écrire, une sorte d’écriture avec contraintes, comme une rédaction de collège. « Inventez la suite ». Cela a renforcé mon écriture, et j’encourage les auteurs et autrices à essayer. Mais il n’y a rien de plus frustrant qu’écrire un roman de commande quand un autre, personnel, bouillonne à l’intérieur, surtout quand on sait qu’un éditeur est intéressé. Sauf que cet éditeur paie moins que la somme rondelette promise pour la commande, et moi j’ai besoin de manger, alors il va devoir attendre.

Avec la continuité de revenus, je ne prendrais des projets de commande que si j’en ai vraiment envie, et pas par obligation financière.

On en parle peu, bien que de plus en plus, mais cela aurait aussi un impact sur la santé mentale. Les auteurs et autrices comme moi sont stressés. Financièrement, créativement, temporellement. On doit produire, suffisamment vite et bien pour que ce soit publiable, qu’on puisse continuer à manger des pâtes et dormir sous un toit. Je prends de vraies vacances, sans mail, sans écriture, sans rien, peut-être une fois tous les deux ans, au mieux. Le reste du temps, c’est ma vie. Je n’ai pas le choix, je dois y penser, je dois créer, écrire, travailler. Résultat ? Des burn-outs, des épisodes de fatigue intense, de dépression, d’anxiété aggravée.

Avoir un filet de sécurité me permettrait de souffler, juste un peu. Et donc de mieux écrire, de mieux faire mon travail.

Imaginez, si tous les auteurs et autrices avaient la possibilité de fonctionner avec une ligne de vie ?

Des romans qui mettraient peut-être plus de temps à sortir, mais de meilleure qualité, parce que leurs auteurs ont pris leur temps pour qu’ils soient vraiment, vraiment parfaits à leurs yeux.

Mécaniquement, des romans moins nombreux, mais est-ce une mauvaise chose ? Imaginez l’effet sur la surproduction, sur les tables chargées des libraires qui peinent à lire tout ce qui dégringole chaque semaine sur leurs étagères ?

Moins de romans, de meilleure qualité, et écrits par des professionnels moins stressés, à la créativité reposée et fonctionnant mieux. Une vraie reconnaissance de mon métier, une manière de soutenir la création française, une volonté claire d’admettre que sans nous, il n’y a pas d’œuvres.

Et pour cela, il faudrait juste que la contribution des diffuseurs à notre régime social, fixée à 1 % en 1975 et destinée à augmenter tous les ans jusqu’à être équivalente aux cotisations d’un employeur vis-à-vis d’un salarié, et qui atteint aujourd’hui l’extraordinaire taux de… 1,1 %, augmente enfin réellement. Il faudrait juste une volonté politique, puisque nous sommes déjà raccordés au régime général, que nous payons déjà la CSG qui finance notamment les droits au chômage des autres travailleurs — mais pas les nôtres.

Pour une fois, j’aimerais bien qu’une dinguerie entendue en salon ait un effet positif sur nos vies. Cela nous changerait.

NDLR : Déposé le 31 octobre 2024 au Sénat par la sénatrice Monique de Marco (groupe Écologiste - Solidarité et Territoires, Gironde), avec le soutien de plusieurs collègues, ce projet de loi entend instaurer un mécanisme d’allocation de remplacement destiné à assurer une continuité de revenus aux artistes-auteurs et autrices entre deux périodes d’activité.

Le dispositif proposé s’appuierait sur les derniers revenus déclarés et serait ouvert sous réserve d’une durée minimale d’activité. Il garantirait un revenu plancher équivalent à 85 % du SMIC brut, sa gestion étant confiée à l’Unédic et à France Travail.

Son financement reposerait sur une augmentation des cotisations des diffuseurs, portées de 1,1 % à 5,15 %, tout en maintenant le respect du droit d’auteur. S’il venait à être adopté, ce texte constituerait une avancée majeure pour les artistes-auteurs, qui demeurent à ce jour exclus des dispositifs de protection tels que l’assurance chômage.

Crédits photo : ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 
 
 
 
 
 

 

 

 

DOSSIER - Continuité de revenus : la fin de la précarité pour autrices et auteurs

Par Auteur invité
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20 Commentaires

 

bcarminan

05/10/2025 à 08:31

Un chiffrage donne donc un coût annuel entre 150 et 200 millions €. Il sera répercuté sur le prix de vente final. Toujours en estimation soit un coût unitaire de 1 à 2 € par livre (pour moi coût final : 75 à 150 € annuel).

Suis-je d'accord pour payer ? Non. Lorsqu'on fait un choix, il faut l'assumer complètement. Il en est de même pour les écrivains.

Locke

05/10/2025 à 12:27

Heureusement qu'on ne demande pas leur avis aux égoïstes qui refusent aux autres la protection sociale dont ils disposent parce que leurs loisirs risqueraient d'en être impactés, dans ce cas.

bcarminan

17/10/2025 à 10:55

Ah oui ?

Plus de 40 ans de cotisations chômage et 0 jours de chômage pour ma part.
Et vous considérez que ce ne n'est pas contribuer à la protection sociale des autres.

Avez-vous jamais téléphoné à un éditeur pour protester car il faisait imprimer ses livres à l'étranger ?
Moi je l'ai fait. En l’occurrence je préfère payer plus cher et que le travail soit fait en France.
Et je peux vous en citer d'autres. Alors les leçons ?

En France, on fait des choix et on attend de l'état qu'il résolve les problèmes liés à ceux-ci (perte de pouvoir d'achat ...).

Et au final, cher Monsieur Locke, il est facile d'être généreux avec l'argent des autres.

Vincent

05/10/2025 à 15:38

N'importe quoi, commentaire d'ignorant. Vous calculez comme une savate, sur du vide. Les éditeurs n'augmenteront pas les prix, ils savent qu'ils se tireraient une balle dans le pied.

bcarminan

06/10/2025 à 09:03

Bonjour Vincent,

Manifestement mon commentaire ne vous a pas plus. Alors expliquez nous, donnez nous les bons chiffres.

Par ailleurs, il est vrai que les éditeurs/distributeurs peuvent ne pas augmenter les tarifs du livre. Dans ce cas, pour récupérer les millions perdus, ils vont restructurer et donc licencier. Ce serait paradoxal quand même que les indemnités des écrivains soient payées par le chômage des salariés du livre ou de l'impression.

Cher Vincent, cela s'appelle de l'économie. Et c'est la réalité.

Samantha

06/10/2025 à 10:44

Devons-nous aussi expliquer à tous les salariées du monde de la culture, y compris de l'édition, qu'ils doivent "assumer leur choix" et donc ne plus avoir aucun droit social élémentaire, comme le chômage, pour avoir "choisi" de travailler dans le domaine de la culture ?

Line Guillemot

11/10/2025 à 19:07

L’éditeur il est payé par le droit que lui accorde l’auteur de diffuser, d’exploiter son travail. Si ce n’est pas contractualisé, si il n’y a pas de contrat, écrit, noir sur blanc, avec toutes les clauses de la « CESSION D’EXPLOITATION » -, « d’exploitation », autrement m’al nommée, « DROITS D’AUTEUR » (non c’est une CESSION D’EXPLOITATION » l’auteur autorise le diffuseur à vendre sa création a lui auteur, aux conditions définies par la juridiction. Il y a des lois, il faut les faire appliquer.
Pas la peine d’aller faire du décalcomanie sur une loi qui n’est pas la tienne.

bcarminan

07/10/2025 à 08:50

Bonjour Vincent,

Pour rappel voici un extrait d'un article sur Actualitte le 06/10/25 :

"Le point le plus contesté reste la hausse proposée de la cotisation des diffuseurs, qui passerait de 1,1 % à environ 5,15 %. Cette mesure permettrait de récolter environ 152,5 millions d’euros supplémentaires, selon les projections citées. Pour les institutions culturelles modérées, cette charge pourrait sembler acceptable dans le grand schéma. Mais pour des petits éditeurs ou galeries, le débat est ouvert."

J'espère que ce rappel vous incitera à modérer vos propos.

Locke

07/10/2025 à 09:27

On rappellera quand même que la contribution diffuseur était à l'origine conçue, en 1975, pour augmenter de 1% par an jusqu'à être équivalente aux contributions patronales.

On va peut-être éviter de pleurer sur les maisons d'édition qui ont fait du lobbying pendant 50 ans pour que ce taux passe seulement de 1 à 1,1%.

Si un employeur ne peut pas assurer la protection sociale de ses employés, il coule : idem pour les editeurs.

Peut-être qu'à la place de répercuter sur le public, les ME pourraient renégocier le pourcentage qu'elles refilent aux distributeurs, plutôt...

Locke

07/10/2025 à 09:27

On rappellera quand même que la contribution diffuseur était à l'origine conçue, en 1975, pour augmenter de 1% par an jusqu'à être équivalente aux contributions patronales.

On va peut-être éviter de pleurer sur les maisons d'édition qui ont fait du lobbying pendant 50 ans pour que ce taux passe seulement de 1 à 1,1%.

Si un employeur ne peut pas assurer la protection sociale de ses employés, il coule : idem pour les editeurs.

Peut-être qu'à la place de répercuter sur le public, les ME pourraient renégocier le pourcentage qu'elles refilent aux distributeurs, plutôt...

Vincent

07/10/2025 à 23:40

Vous ne comprenez rien à rien, ça ne vous handicape pas dans la vie?
La contribution diffuseur conçue en 1975, devrait être de 5,15% depuis 1980, soit 45 ans.
Imaginez les sommes que les éditeurs/diffuseurs ont arnaqué aux artistes/auteurs depuis 45 ans;
Ce sont aussi eux qui "géraient" la sécu des auteurs les AGESSA, et là aussi ils ont escroqué les auteurs en leur faisant payer des "cotisations vieillesses" qui n'ouvraient droit à aucune retraite.

Jean-Gabriel de Saint Éloi

12/10/2025 à 08:24

Absolument, merci infiniment pour votre commentaire éclairé ! Vous avez parfaitement saisi l’esprit de la théorie du ruissellement, cette conviction que, depuis 40 ans, nous milliardaires humanistes mettons en œuvre sans relâche pour faire descendre la richesse jusqu’aux plus petits. C’est un vrai débat de civilisation sur le long terme, et nous sommes enchantés de voir que vous l’avez si bien compris. Votre lucidité nous touche, et nous serions ravis de vous compter dans notre équipe de communication pour continuer à porter haut et fort cet idéal. Merci à vous !
Jean-Gab.

bcarminan

13/10/2025 à 10:04

Bonjour,

Or vous faire plaisir, quel est le rapport avec mon commentaire ?

seingelt

06/10/2025 à 08:17

Beau témoignage, mais prouvez moi que ça ne ressemble pas au gouffre des intermittents du spectacle, ce régime parasitaire qui ne vit que de spoliation au crochet d'un système en faillite totale. Je n'ai pas envie de me transformer en clown de l'Etat. Mieux vaut vivre libre financièrement instable qu'être à la merci d'une technocratie totalisante.

jak

06/10/2025 à 11:06

comme si c'était ton pognon gnolgui de foire aux bovins hein ton pognon

Jojo

06/10/2025 à 10:30

Avant d'imaginer une intermittence de l'auteur, il faudrait imaginer une rémunération pour le travail d'auteur. Des charges prélevées sur le travail et non plus sur un droit de propriété. Parce qu'à force de confondre en fonction de ce qui arrange l'État et les éditeurs, c'est devenu du grand n'importe quoi.

Lorsqu'un éditeur signe un contrat pour un livre. Ce livre n'existe pas encore. L'auteur doit travailler pour le faire exister. Ce travail n'est pas rémunéré. Il est gratuit. Ce contrat pour un livre à venir, est donc un contrat de commande.

Pour l'instant, les éditeurs ne payent pas le travail des livres qu'ils commandent. Ils se contentent d'acheter des droits avec des avances intégralement remboursables.

Supprimons les avances ! Payons le travail ! Et qu'au premier exemplaire vendu, un pourcentage du bénéfice net de l'exploitation soit versé par l'éditeur !

Et terminée la surproduction débile qui est une solution de facilité pour les éditeurs amis qui est en train de tout détruire.

« 

11/10/2025 à 18:49

« rémunération pour le travail d'auteur. Des charges prélevées sur le travail et non plus sur un droit de propriété«  dit ce commentaire.
Bonne réflexion mais mauvaise réponse. Le droit de propriété, le CPI, qui est la législation spécifique à l’auteur et non pas le droit du travail spécifique juridiquement au salarié, rapporte plus que le chômage. Mais à force de faire de la décalcomanie sur le droit de la majorité - le droit du « travail » ou plutôt de l’emploi pour la majorité, 70 %. des Actifs travailleurs que sont les salariés, contre 0,3% des auteurs que sont DE FAIT DE LA LÉGISLATION, les artistes-auteurs, selon l’INSEE, personne ne veux comprendre et tout le monde se tourne vers sa dernière série télé sur son smartphone. Désolée. Législation d’abord. Sans décalcomanie d’une loi sur l’autre.

Ravachol

06/10/2025 à 11:51

Multiplions les taxes parafiscales (sur le prêt en bibliothèque, sur le livre d'occasion etc) et les usines à gaz pour éviter de toucher aux profits des groupes d'éditions et d'imposer à leurs employeurs de fait une rémunération décente des auteurs et des auteurs secondaires. Qui, on peut toujours rêver finiront peut être un jour par cesser de se draper dans leur exceptionnalisme culturel pour se reconnaître comme ce qu'ils sont : les soutiers d'une industrie financiarisée qui ménage quand même de belles rentes à ses nantis médiatiques, ni plus ni moins, et comme beaucoup d'autres.

Patok

06/10/2025 à 16:51

L'enfer vécu par cet auteur est absolument épouvantable.
Sauf que dans la vie tout est affaire de choix.
Si les conditions de la création sont si difficiles,renoncez.
Par ailleurs, le statut d'intermittent de la création est assez soviétique comme concept.
Oui,les "bons,les pas subversifs" dans ce meilleurs des mondes y trouvent leur comptant.
Et les autres.
Créer c'est aussi souffrir un peu.
Le confort est nuisible.
En France personne ne doit mourir de faim ,même ceux qui n'écrivent rien.

Line

11/10/2025 à 18:24

Je dis qu’il faut définir ce que signifie « droit d’auteur ». Précisément. Chaque mot. Précisément d’un point de vue législatif. Précisément par rapport au « Code du Travail » et le Code de l’auteur (le CPI). . Il y a un code du travail pour les salariés, et il y a un code du travail pour les auteurs qui sont tous des artistes-auteurs.
Comme il y a déjà trop de mots, , tout le monde va zapper. Et on recommence avec le hamster dans sa roue à vouloir des droits sociaux, comme ceux du voisin, comme ceux de la majorité des travailleurs, les 70 % de travailleurs salariés. Nous sommes travailleurs indépendants, nous les auteurs, donc obligatoirement, artiste-auteur.
La CGT, elle s’occupe très bien du social, mais elle ne connaît absolument rien aux droits , au code de la propriété artistique et intellectuelle.
Arrêter de confondre le « travail » et « l’emploi ».
La « cession d’exploitation de la création », mal nommée « droit d’auteur » rapporte beaucoup plus que le chômage.

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Une proposition de loi visant à instaurer une présomption d’utilisation des œuvres par les systèmes d’intelligence artificielle, dans un contexte de débats sur l’entraînement des IA à partir de contenus culturels protégés, doit encore être inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Le Syndicat national de l’édition (SNE) souscrit à une tribune collective appelant les députés à examiner sans délai ce texte, déjà adopté par le Sénat. 

28/04/2026, 10:27

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Témoignage : le démantèlement d'une librairie, vu de l'intérieur

Au cœur d'une époque particulièrement anxiogène, la fermeture d'une librairie pourrait passer inaperçue. L'événement n'est toutefois pas anodin, parce que la librairie n'est pas un commerce comme les autres. À l'heure où les difficultés s'accumulent pour le secteur, le témoignage publié ci-dessous vient rappeler ce que ces commerces ont de si spécial, et ce que l'on perd, collectivement, avec l'abaissement définitif du rideau.

28/04/2026, 09:39

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La coopérative éditoriale, réponse à la déferlante Bolloré

La crise ouverte chez Éditions Grasset, après l’éviction d’Olivier Nora dans un contexte de reprise par Vincent Bolloré, suscite une riposte politique et intellectuelle. Trois acteurs liés aux Éditions Syllepse et au Réseau Bastille avancent une hypothèse radicale : transformer l’éditeur en coopérative pour préserver le pluralisme.

27/04/2026, 16:41

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La crise chez Grasset “révèle des déséquilibres structurels anciens”

Le licenciement d'Olivier Nora par Vincent Bolloré et le mouvement de départ de plusieurs centaines d'auteurs de la maison d'édition Grasset, en guise de protestation, a jeté la lumière sur la fragilité de l'indépendance éditoriale. La Ligue des auteurs professionnels et la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse rappellent, dans un texte publié ci-dessous, que les créateurs restent bien peu protégés face à la puissance des groupes éditoriaux.

27/04/2026, 16:02

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“Défendre le livre c’est défendre la liberté de penser et de créer”

L'industrie du livre deviendra-t-elle enfin un échosystème ? Un espace collectif, commun, en mesure de faire corps pour assurer sa pérennité. Jérôme Sion, président de L'Agence Unique, Occitanie Culture adresse à ActuaLitté une tribune exhortant les professionnels à « garantir leur liberté collective ». Une adresse autant qu'un espoir.

24/04/2026, 20:32

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Le 23 avril, journée mondiale du livre : il faut célébrer “le droit d’y accéder”

Ce 23 avril marque la journée mondiale du livre, l'occasion d'en ouvrir un et de profiter des bienfaits de la lecture. Mais cette activité reste très limitée pour les personnes atteintes d'une déficience visuelle, qui ne peuvent pas lire des ouvrages imprimés d'une manière standardisée. La Fédération des Aveugles et Amblyopes de France rappelle, dans un texte reproduit ci-dessous, les obstacles auxquels ils font face, ainsi que le manque de volonté politique pour lever ces barrières.

23/04/2026, 15:56

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Après Grasset, où aller ? 4000 éditeurs indépendants prêts à accueillir les auteurs

Partir, oui, mais où ? La Fédération interrégionale du livre et de la lecture (Fill) annonce son soutien aux nombreux auteurs et autrices souhaitant quitter leur maison pour rejoindre les « 4000 maisons d’édition indépendantes » et faire vivre autrement le livre et la création. Quitter les grandes maisons pour une édition plus indépendante : tel est le pari de la Fill.

22/04/2026, 12:08

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Artistes-auteurs : le ministère de la Culture “dénature le sens” du vote de l’Assemblée nationale

En janvier, l’intersyndicale réunissant une trentaine d’organisations réagissait déjà à un courrier de l’URSSAF : « Artistes-auteurs : ce qui change pour votre protection sociale en 2026 ! ». Quelques mois plus tard, le ministère de la Culture présente un projet de décret d’application de la réforme, vivement contesté par les organisations, qui y voient un détournement du vote des députés. Le texte de l'organisation est reproduit en intégralité ci-dessous.

22/04/2026, 11:06

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Contrats d’auteur : les écrivains réclament une réforme face à la concentration

Le Conseil permanent des écrivains (CPE) alerte sur les effets de la concentration croissante dans l’édition, relancée par l’éviction d’Olivier Nora chez Grasset. Dans une tribune reproduite ci-dessous, l’organisation appelle à adapter le cadre légal et à rouvrir les discussions avec les éditeurs, notamment sur les contrats d’auteur, la durée des cessions de droits et le respect du droit moral.

21/04/2026, 16:03

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“L’enfance est précieuse et fragile, la littérature essentielle” : les auteurs Grasset Jeunesse inquiets

Un collectif d'auteurs des éditions Grasset Jeunesses se mobilise à travers une tribune pour soutenir « la liberté de création [qui] est indispensable aux bons livres ». Alors que la maison fait l'objet d'une attention médiatique à la hauteur de ce qu'elle traverse, ActuaLitté publie leur texte en intégralité.

21/04/2026, 15:31

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Clause de conscience : “Il s’avère impératif que le gouvernement s'engage”

Exclusif – Vice-présidente du Sénat, membre de la commission culture, éducation et communication, la sénatrice Sylvie Robert (Ille-et-Vilaine, groupe Socialiste, Écologiste et Républicain) appelle aussi de ses vœux, après les événements au sein du groupe Hachette, à la création d'une clause de conscience pour les auteurs. Mais cet ajout au contrat d'édition ne pourra se faire rapidement qu'avec le soutien du gouvernement, qu'elle interpelle par un courrier à Catherine Pégard, ministre de la Culture. Il est reproduit ci-dessous, en intégralité.

21/04/2026, 08:35

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Les festivals littéraires montent au créneau après le départ d’Olivier Nora

Les responsables de festivals et manifestations littéraires réunis au sein du réseau RELIEF prennent la parole après l’éviction d’Olivier Nora. Dans un texte collectif, ils expriment leur attachement au rôle des éditeurs dans la chaîne du livre et leur inquiétude face aux conséquences pour les équipes. Ils rappellent l’importance du lien construit avec les auteurs et le public, dans un contexte de fragilisation de la lecture. Une prise de position qui souligne aussi les équilibres du monde éditorial contemporain.

20/04/2026, 16:12

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Grasset : face à “la mise au pas”, la CFDT réclame des “garanties d'indépendance éditoriale”

L'interventionnisme de Vincent Bolloré dans les entreprises dont il est le propriétaire n'est pas une nouveauté. Mais, en limogeant le PDG des éditions Grasset, le milliardaire réactionnaire a rendu plus visibles les risques que fait courir la financiarisation de l'édition sur l'organisation des maisons et leur production. Dans un texte reproduit ci-dessous, la CFDT Livre-Édition appelle le Syndicat national de l'Édition et les pouvoirs publics à agir, sans tarder.

20/04/2026, 11:52

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Grasset, ou la “prédation” des actionnaires

Après l’éviction d’Olivier Nora de la tête de Grasset, la Société des Gens de Lettres dénonce une emprise croissante des actionnaires sur les orientations éditoriales. Dans un communiqué offensif, l’organisation alerte sur un risque systémique pour la liberté de création et appelle à des mesures d’urgence, de la clause de conscience à une régulation accrue du secteur.

18/04/2026, 10:26

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Fayard, Grasset : les libraires dénoncent la “mise au pas” d'Hachette par Vincent Bolloré

Après Fayard, Grasset : le limogeage d’Olivier Nora cristallise les inquiétudes d’une profession confrontée à une transformation brutale du groupe Hachette. Dans cette tribune, le syndicat des libraires dénoncent une reprise en main idéologique et ses effets sur l’équilibre du secteur. Au-delà d’un départ, c’est toute la chaîne du livre qui se dit fragilisée.

16/04/2026, 18:13

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“Entre grands groupes et précarité, le choix est devenu impossible”

La branche Métiers du livre de SUD Culture Solidaires publie une tribune offensive dans le contexte de la crise chez Grasset. Le syndicat y dénonce une concentration accrue du secteur, qu’il associe à un « tournant politique et économique » depuis la prise de contrôle d’Hachette par Vincent Bolloré. Évoquant une dégradation des conditions de travail et une évolution des lignes éditoriales, il appelle l’ensemble des professionnels du livre à se mobiliser collectivement.

16/04/2026, 18:05

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Vous qui quittez les maisons du groupe Bolloré, “réservez vos écrits à des éditeurs indépendants”

Alors que les réactions d’auteurs et d’éditeurs se multiplient dans le secteur après l'éviction d'Olivier Nora par le groupe Bolloré, Étienne Galliand, éditeur indépendant, prend la plume. Il revient sur sa rencontre avec André Schiffrin, figure majeure de la critique de la financiarisation de l’édition, et livre un texte à la fois personnel et engagé en faveur de l’édition indépendante. L'éditeur alerte sur les dérives actuelles et invite les auteurs à soutenir concrètement le monde de l'édition.

16/04/2026, 15:48

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Francophonie : le braille devient un enjeu mondial d’accès à la lecture

La francophonie affiche une croissance soutenue à l’échelle mondiale, mais se confronte à un défi majeur : garantir un accès réel à la lecture et à l’écriture pour tous. Portée par des initiatives internationales autour du braille et de l’inclusion, une nouvelle dynamique s’organise. Institutions, enseignants et réseaux émergents redéfinissent les conditions d’une langue véritablement accessible.

14/04/2026, 09:43

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“Les auteurs sont en économie de guerre toute l’année”

Face à la précarité structurelle des auteurs, revient l'idée de créer un statut d’« intermittents de l’écrit », inspiré de celui du spectacle, afin de garantir un revenu stable et une reconnaissance professionnelle. Cette tribune met en lumière une économie fragilisée où les écrivains, pourtant au cœur de la chaîne du livre, peinent à vivre de leur activité. Par Mathias de Breyne. 

11/04/2026, 09:47

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Entretien caviardé : Livres Hebdo juge “irrecevable” le droit de réponse de Jean-Yves Mollier

Après la modification d'un entretien sans l'accord du principal intéressé, l’historien Jean-Yves Mollier, la revue Livres Hebdo refuse à présent la publication d'un droit de réponse, selon l'avocat du professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Saclay/Versailles-Saint-Quentin. 

13/03/2026, 16:35

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La première librairie antiraciste de France mise sur le numérique

Ancienne ingénieure à la SNCF, Nawal Kerdougli a créé au printemps ManYaya, la première librairie exclusivement antiraciste en France. Interrogée par ActuaLitté, elle revient sur les origines de ce projet, ses choix éditoriaux et son ambition de rendre ces ouvrages accessibles partout en France, notamment dans les territoires où l’offre spécialisée est limitée.

17/07/2026, 17:27

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Réduire la lecture à un plaisir ? C'est avant tout “un instrument de liberté”

À force de vouloir sauver la lecture, on finit parfois par l’enfermer dans deux cases : le divertissement agréable ou l’effort salutaire. Dans une tribune publiée par Libération, l’avocat et éditeur Jean-Claude Zylberstein déplace le débat. Les livres lui ont permis de franchir des frontières sociales, professionnelles et intellectuelles. Le plaisir ouvre l’ouvrage ; l’émancipation commence parfois à la page suivante.

16/07/2026, 15:07

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Renaud Lefebvre (SNE) : “Les opérateurs d'IA sont en infraction permanente”

L'année 2026 n'est pas de tout repos pour l'industrie de l'édition, confrontée à un repli des ventes et à un recul apparent des pratiques de lecture. Parallèlement, la situation budgétaire de l'État entraine une contraction des soutiens publics, tandis que de puissants acteurs technologiques prennent leurs aises, afin de développer des outils d'intelligence artificielle... Renaud Lefebvre, directeur général du Syndicat national de l'édition (SNE), est revenu pour ActuaLitté sur quelques sujets de préoccupation.

16/07/2026, 11:19

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Antiquité : ce que les Anciens avaient compris bien avant Internet et l’IA

Pourquoi l’Antiquité continue-t-elle de nous fasciner ? La question mérite d’être posée car nous savons aujourd’hui que les sociétés antiques étaient loin d’être parfaites. Elles connaissaient les guerres, les inégalités, l’esclavage, les luttes de pouvoir et les violences politiques. Pourtant, plus de deux mille ans après leur disparition, elles continuent d’habiter notre imaginaire collectif. Léa Varachaud publie aux éditions Grancher un essai sur ces rites et ce qu'ils nous apporteraient aujourd'hui encore.

15/07/2026, 15:12

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On a regardé Au fil des années : Prime Video remet l’amour d’été à flot

Prime Video replonge dans les amours d’été avec Au fil des années, adaptation de Tous nos étés, le phénomène de Carley Fortune. Entre deux temporalités, un lac canadien et 10 ans de non-dits, Percy et Sam rejouent la romance de la seconde chance. Fidèle au cœur du roman mais plus libre avec ses personnages secondaires, la série séduit malgré quelques longueurs et des dialogues parfois trop appuyés. Le charme, lui, demeure jusqu’au dernier épisode.

15/07/2026, 11:50

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C’est l’histoire d’une rencontre avec le livre d'Eleonore Frey

Certaines traductions naissent d’une commande, d’autres d’une fidélité obstinée : en s'attelant à Ainsi va Lipp, la traductrice Camille Luscher n’a cessé de vouloir faire entendre en français la voix singulière d’Eleonore Frey. Quatorze années auront été nécessaires pour que ce roman, paru en allemand en 1998, ne sorte en juin 2026 chez La Veilleuse, dans une version particulièrement soignée. À notre invitation, la traductrice revient sur cette longue aventure, sur une écriture qui déplace les mots et les normes, et sur l’insaisissable figure de Lipp.

13/07/2026, 16:13

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Le génie de Baudelaire : entre fatalité tragique et modernité poétique

PORTRAIT – Lorsqu’on évoque Charles Baudelaire, on songe aussitôt au poète-alchimiste capable de transmuer la laideur en splendeur et la tristesse en allégresse. Pourtant, derrière la figure emblématique du grand poète se dessine l’ombre d’un homme profondément mélancolique. C’est précisément dans cette affliction de l’âme que le génie baudelairien puise sa force et se déploie avec une intensité si singulière qu’il s’impose comme l’un des grands précurseurs de la poésie moderne, ouvrant la voie tant au symbolisme qu’au surréalisme. De Karim S. Rebeiz.

13/07/2026, 10:27

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La lecture, une gourmandise : des recettes d'enfants pour donner envie de lire

Cet été, je lis ! : entre l’assertion et la promesse faite à soi-même, le ministère de l’Éducation nationale annonce la couleur de sa campagne estivale. Ce 10 juillet, à la Fnac des Ternes, une vingtaine d’élèves, du CM1 à la 6e, ont mis leur imagination aux fourneaux avec l’autrice Aurélie Gerlach. Au menu : inventer un gâteau magique, choisir ses pouvoirs et dresser la liste de ses ingrédients. Os humains compris.

10/07/2026, 15:16

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Makassar “unique fautif” ? Pollen refuse le procès trop simple

La crise Makassar ne se résume pas, estime Benoît Vaillant, à la défaillance d’un seul — fut-il diffuseur-distributeur. À la tête de Pollen, il organise actuellement l’arrivée d’une trentaine de structures (principalement de BD), en collaboration avec Vincent Dodivers. Mais le président de Pollen réaffirme surtout le besoin d’une lecture plus collective, face à un modèle qu’ont fragilisé les coûts de stockage.

10/07/2026, 10:14

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OPlibris-Dilicom : une boussole pour la facture électronique

La facture électronique ne changera pas seulement le format des documents comptables. Pour les maisons d’édition indépendantes, elle pose une question plus concrète : où circuleront, demain, les factures, les données clients, les informations fournisseurs, les statuts de paiement et les écritures qui, jusqu’ici, passaient souvent par un outil de gestion, un PDF, un mail et un cabinet comptable ?

09/07/2026, 10:26

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Avec l'iridologie, Coralie Imhoff entend ”porter un autre regard sur votre regard”

Coralie Imhoff a publié aux éditions Quintessence L’iridologie psycho-émotionnelle - Explorer le lien entre terrain, émotions et inconscient à travers l’iris. Elle y présente une lecture de l’iris qui ne se limite pas au terrain physiologique, mais prend aussi en compte les émotions, l’inconscient et certains éléments transgénérationnels. L’ouvrage s’adresse aux thérapeutes comme au grand public, avec une cartographie et des signes observables sans matériel spécifique.

07/07/2026, 11:54

ActuaLitté

“Le pilon, si redouté des auteurs, a-t-il un cœur ?”

En juin dernier, François Belley s’inquiétait de ce que les autrices et auteurs modernes entretiennent leur bronzage à grand renfort de selfies : se montrer ou disparaître, cruel avenir. Ou pas. Tout dépend des tempéraments, certainement. L’écrivain pirate marque une pause, pour mieux observer les ravages de l'industrie, sur ses propres ouvrages... Dans la tête du bourreau des livres, ou les états d’âme du pilon.

06/07/2026, 17:28

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Maison des histoires : jouer dans les albums jeunesse

Ouverte le 9 juillet 2025, la seconde Maison des histoires de L’école des loisirs déploie, au 7 cité de la Roquette, douze univers d’albums jeunesse sur deux niveaux. Un musée à jouer où les enfants peuvent courir, grimper, lire, bricoler et, accessoirement, rappeler aux parents pourquoi les bibliothèques municipales ont inventé le chuchotement.

06/07/2026, 17:19

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Facture électronique : l’édition indépendante ne peut pas laisser filer ses flux

À deux mois de l’obligation de réception des factures électroniques, OPlibris et Dilicom défendent un choix d’organisation : intégrer la réforme aux outils des maisons, plutôt que de les laisser dépendre d’un portail extérieur.

04/07/2026, 10:51

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À Kinshasa, La Maison du Savoir réinvente la librairie francophone

À Kinshasa, La Maison du Savoir s’est imposée en quelques années comme l’un des acteurs majeurs du livre. Fondée par Raïssa Hakim, pharmacienne de formation devenue libraire par conviction, l’enseigne compte aujourd’hui trois points de vente et poursuit son développement avec l’ouverture prochaine d’une quatrième librairie. Loin des réseaux habituels, Raïssa Hakim avance vite et bien dans l’une des plus grandes villes d’Afrique, en portant une image moderne, vivante et ambitieuse de la librairie francophone. Propos recueillis par Agnès Debiage (ADCF Africa).

03/07/2026, 16:39

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Roxane Blondel, un yoga à hauteur de soi : "Le yoga doit pouvoir s’adapter à chacun"

Avec Le Yoga qui vous ressemble – Des pratiques simples et accessibles pour chaque moment de votre journée, publié aux éditions Grancher, Roxane Blondel défend une pratique souple, concrète et inclusive. Professeure de yoga, créatrice d’outils pédagogiques et ancienne pâtissière, elle propose un ouvrage à consulter selon ses besoins, pour faire du mouvement un véritable soutien au quotidien.

25/06/2026, 16:19

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Quand le cloud fait de l'ombre : qui héberge désormais la mémoire culturelle ?

Où vivent vraiment les livres numériques . La Commission européenne estime, à titre préliminaire, que les services cloud AWS et Azure devraient relever du régime renforcé des « contrôleurs d’accès » du Digital Mrkets Act. Le dossier dépasse la concurrence : qui héberge les catalogues, les archives, les liseuses et les usages de lecture ? Voici une sélection de huit ouvrages qui ramènent le cloud à ses serveurs, ses contrats et ses sorties de secours.

 

25/06/2026, 12:56

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Michaël Ferrier, l’écrivain aux semelles de corail

PORTRAIT - Les carnets de voyage de Michaël Ferrier publiés mensuellement dans La Revue des deux mondes se lisent comme  autrefois lorsqu’on s’attachait à un feuilleton littéraire : par épisodes, par haltes, par reprises, avec ce plaisir particulier de retrouver une voix, un rythme, une manière d’entrer dans le monde. De l’Inde à la Guyane, de Pondichéry à Cayenne, il réactive la revue comme lieu d’apparition progressive de la littérature, celle du récit qui avance par fragments, celle de l’aventure donnée non d’un bloc, mais comme une suite précise et vivante.

25/06/2026, 12:17

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Même marché, mêmes règles : ce que la fast fashion explique au livre

En dénonçant le risque d’une loi fast fashion appliquée d’abord aux entreprises françaises, la Fevad soulève une question que l’édition connaît bien : comment réguler les pratiques des grandes plateformes sans faire peser l’essentiel des contraintes sur les acteurs les plus faciles à contrôler ? Dans le livre aussi, la vitesse de production, la rotation des références et la captation de la visibilité déplacent le risque vers les créateurs et les libraires.

25/06/2026, 11:53

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Le webtoon français : une filière en quête de reconnaissance

Protoon, première association professionnelle dédiée au webtoon en France, veut donner une voix collective à une filière encore fragile, mais déjà riche de créateurs, de studios, de plateformes et de lecteurs. Entre succès d’audience, dépendance aux plateformes, précarité des auteurs, manque de données et de reconnaissance institutionnelle, et besoin de formation, récit d'un secteur qui cherche à sortir de l’angle mort pour devenir une véritable industrie culturelle.

24/06/2026, 18:33

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L'urgence de redéfinir “la notion de projet commercial et culturel en librairie”

Librairies : quel avenir au-delà de l’urgence économique ? En trois volets, Évelyne Darmanin, formatrice aux métiers du livre, examine les conditions d’un renouveau. Après la fragilisation économique du secteur, cette série interroge la valeur du conseil, la librairie comme lieu de débat et le projet culturel susceptible de donner sens à l’entreprise. Premier épisode : faire de la relation avec le lecteur une force visible.

24/06/2026, 16:22

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Les librairies, “commerces, d'accord, mais de proximité, de confiance et de relation”

Librairies : quel avenir au-delà de l’urgence économique ? Évelyne Darmanin, auteure de cet article, est sociologue de formation. Elle nous propose une série de trois articles, qui questionnent et interrogent. Alors que les librairies souffrent dans un environnement trop calme, la notion de projet d’entreprise serait plus que jamais nécessaire. Ce premier volet défend une idée simple : la librairie ne se réduit pas à la vente d’un produit dont le prix échappe au libraire. Non, non...

24/06/2026, 16:21

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Librairies : “Il est grand temps de rallumer les consciences”

Librairies : quel avenir au-delà de l’urgence économique ? En trois volets, Évelyne Darmanin, formatrice aux métiers du livre, examine les conditions d’un renouveau. Le premier texte plaçait le conseil et la relation avec le lecteur au cœur de la valeur du métier. Le deuxième défendait la librairie comme espace de dialogue, de circulation des idées et de débat. Ce dernier volet interroge le projet d’entreprise capable d’articuler activité commerciale, transmission professionnelle, ambition culturelle et exigence démocratique.

24/06/2026, 16:15

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IA : comment améliorer les catalogues de bibliothèque sans numériser les livres ?

Alors que l’IA et le RAG s’imposent comme des pistes pour renouveler la recherche documentaire en bibliothèque universitaire, leur déploiement se heurte à une réalité matérielle et juridique : accès aux textes, numérisation des fonds, droits d’usage et coûts de traitement. Derrière la promesse de catalogues plus intelligents, la question demeure celle de l’autonomie des bibliothèques face aux grandes plateformes. Par Cédric Limousin.

23/06/2026, 16:16

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La canicule à son clim’axe : quand les climatiseurs volent la vedette

Une climatisation défaillante peut transformer un bureau d’espions en plage artificielle. Elle peut aussi obséder un conducteur, accompagner une solitude californienne, dérégler une tour de béton ou servir de voie d’accès à une prise d’otages. Dans les romans, l’air conditionné a sa mécanique, son humeur et parfois son sens du spectacle.

23/06/2026, 15:51

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Au cœur des villages, le salon des écrivains nomades rassemble lecteurs et livres

Depuis cinq ans, le Salon du livre Nomade se déplace de commune en commune en Gironde, avec une idée claire : aller à la rencontre des lecteurs là où ils vivent. Porté par le cercle des Écrivaines de la Table Ronde, il défend une littérature plurielle, des premières publications aux auteurs déjà installés, et fait de la rencontre un geste culturel à part entière.

21/06/2026, 10:55

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IA et littérature : Hervé Le Tellier et Abel Quentin face à la grande dépossession

Face à l’intelligence artificielle générative, Hervé Le Tellier et Abel Quentin ne parlent pas seulement de littérature. L’un, venu des mathématiques et de l’Oulipo, interroge la disparition possible du geste d’écrire, le choc professionnel, psychologique et démocratique que provoquent les machines. L’autre cherche des lieux où préserver l’intelligence humaine, la lenteur, la joie et la confiance. 

20/06/2026, 11:22

ActuaLitté

Les Éditions au Pluriel : la maison indépendante qui défend une littérature humaine et engagée

Dans le paysage de l’édition indépendante française et à travers ces différentes collections, les Éditions au Pluriel construisent un catalogue singulier Romans, essais, imaginaire, beaux livres ou récits de voyage. C’est un ensemble cohérent, animé par une même exigence : défendre des textes incarnés, accessibles et profondément humains.

19/06/2026, 17:57

ActuaLitté

Le livre d’occasion, l’économie circulaire d’une filière linéaire

Dix années de commerce de seconde main, le Label Emmaus invitait à fêter son anniversaire à l'Académie du Climat, ce 18 juin. Un appel, finalement, pour comprendre ce qu’est le réemploie, qui le porte : « 10 ans d’engagement, d’innovation sociale et de coopération au service d’une économie plus juste et circulaire », explique l’organisme. Avec un volet consacré au livre d’occasion – toujours objet de fantasmes…

19/06/2026, 16:36

ActuaLitté

“La cage n’est pas simplement un ensemble de barreaux de fer”

Dans Naissances au zoo, Ashraf Al Ashmawi fait du zoo une métaphore de la condition humaine. Ancien juge, il explore justice, pouvoir et fragilité des êtres, sans réduire ses personnages à des archétypes. Lauréat du Sheikh Zayed Book Award 2026 dans la catégorie « Littérature » pour Naissances au zoo, il répond aux questions d’ActuaLitté.

19/06/2026, 11:05

ActuaLitté

“Accompagner la lecture est une affaire collective” (Association des Bibliothécaires de France)

L'Association des Bibliothécaires de France a ouvert, ce mercredi 17 juin, son 71e congrès à Rennes, au sein du Couvent des Jacobins. L'organisation a choisi un thème fédérateur, l'hospitalité, qui rappelle que les établissements de lecture publique incarnent le premier équipement culturel de proximité, par ailleurs libre d'accès. Un statut qui n'empêche ni les remises en cause ni les réflexions... Le bureau national de l'ABF a abordé, pour ActuaLitté, une variété de sujets à l'occasion d'un entretien.

18/06/2026, 13:11

ActuaLitté

“Des chemins de traverse” pour “donner de la joie” : le pari des éditions Poids Plume

Depuis le début de juin, les éditions Poids Plume ont confié leur diffusion et leur distribution à DG Diffusion. Fondée en 2022 à Morlanne, dans les Pyrénées-Atlantiques, par Gaëlle Perret, la maison indépendante entend renforcer sa présence en librairie. Stockage, suivi des ventes et logistique constituent les principaux leviers de ce passage à une diffusion nationale, sans dissocier développement commercial, illustration et transmission.

18/06/2026, 12:42

ActuaLitté

Affaire Samuel Paty : “J'étais susceptible de reconnaître mes étudiants dans tous les jeunes accusés“

Dans Notes d’une enseignante sur le procès de l’assassinat de Samuel Paty publié aux éditions Maurice Nadeau, Eloïse Lièvre propose une approche incarnée et réflexive du procès des huit personnes accusées d’être impliquées dans l’assassinat de Samuel Paty qui s’est tenu à l’hiver 2024. Un livre qui mêle récit personnel, journal du procès, analyse intellectuelle et réflexion morale. Par Olivier Stroh.

17/06/2026, 18:24

ActuaLitté

Intelligence artificielle en librairie : le risque de déposséder un métier

Aux Rencontres nationales de la librairie 2026, l’intelligence artificielle s’était invitée dans un double débat : celui de la création, du droit d’auteur et des œuvres, et celui, plus concret, des usages professionnels en librairie. Entre vigilance éthique et outils d’aide au pilotage, l’enjeu consiste à distinguer la menace du remplacement de la promesse d’une assistance pensée au service du métier. Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco, dépassionne le débat.

17/06/2026, 13:10

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“Sans surmonter ces griefs historiques, aucun dialogue significatif ne peut s’épanouir”

Dans son essai, Zuhair Tawfiq explore la manière dont les stéréotypes se construisent entre Orient et Occident. À travers cette réflexion, il questionne le rôle de l’écrivain dans la déconstruction des idées reçues et des représentations de l’Autre. Lauréat du Sheikh Zayed Book Award 2026 dans la catégorie « Critique littéraire et artistique » pour Perceiving the World: Mutual Stereotypes Between the Self and the Other, il répond aux questions d’ActuaLitté.

16/06/2026, 10:53

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Climat : pourquoi “la lassitude peut vite devenir indifférence”

L’information climatique circule davantage, alerte plus souvent et documente mieux l’ampleur du dérèglement en cours. Pourtant, l’accumulation des faits déclenche parfois l’angoisse, la lassitude ou le repli, au lieu de nourrir l’action. Pour dépasser cette impasse, le monde du livre dispose d’un rôle singulier : faire entendre d’autres récits, d’autres voix, et transformer la prise de conscience en mouvement collectif. Fanny Audibert publie chez Oxus Sortir du déni climatique, entrer en action.

15/06/2026, 13:03