Depuis plusieurs années, le statut des artistes-auteurs s’invite régulièrement dans le débat public, révélant les fragilités économiques et sociales d’une profession essentielle à la vie culturelle. Alors qu’un projet de loi envisage pour la première fois une continuité de revenus sur le modèle de l’intermittence, Adrien Thomas témoigne de son quotidien et s’interroge sur ce que changerait une telle avancée...
Le 04/10/2025 à 10:23 par Auteur invité
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04/10/2025 à 10:23
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Je fais partie des élus. De ceux qui vivent de leur art, qui peuvent se permettre de ne faire que créer toute la journée, toute la semaine, toute l’année. On m’a souvent dit que j’avais de la chance. Et c’est sans doute vrai. Mais quand on gratte un peu, je ne suis pas sûr que tout le monde envie ma chance.
Depuis 2017, date à laquelle j’ai quitté un emploi en CDI, stable, raisonnablement rémunérateur et plutôt intéressant, mais qui m’avait conduit au burn-out, je suis uniquement artiste-auteur. Un statut bâtard, compliqué pour Pôle Emploi (désormais France Travail) à qui j’ai dû expliquer les subtilités de mon nouveau métier pour conserver mes allocations chômage, compliqué pour ma banque quand je demande un prêt, compliqué pour mes assurances, ma retraite, mon autre retraite (la complémentaire). Et compliqué pour les gens, autour, qui se demandent ce que ça signifie, « artiste-auteur », surtout à plein temps.
Alors, venez, suivez-moi, laissez-moi vous ouvrir la porte sur mon merveilleux quotidien.
Mon travail, c’est d’écrire des livres. Des romans, la plupart du temps, et quelques scénarios de BD. Écrivain, c’est comme ça que je me définis. Pourtant, l’écriture créative compte pour, au mieux, un peu plus de la moitié de mon travail.
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Le reste ? L’administratif, les réponses aux sollicitations, les réseaux sociaux pour « avoir une présence en ligne », les corrections éditoriales, les négociations contractuelles, les relances régulières de tel ou tel partenaire qui a oublié/pris du retard sur un versement, les mails pour discuter de la com d’une prochaine sortie, d’un synopsis pour un futur projet, d’une date pour une prochaine rencontre scolaire.
Tenir les comptes, aussi. Enregistrer les avances reçues pour écrire tel ou tel roman, noter les droits d’auteurs, versés une ou deux fois par an, correspondant à telle ou telle œuvre qui marche bien, ou le déprimant « zéro » qui montre que tel bouquin rapporte moins que son avance. Garder le compte des frais avancés, des versements pour les tables rondes, les rencontres scolaires, les ateliers.
Et puis il y a les voyages, les allers et retours en train pour dédicacer, rencontrer, échanger, participer à des festivals, souvent le week-end. Deux, trois, quatre jours qui « sautent » dans les transports et les salons, des moments chouettes, où on rencontre son public, où on bavarde avec les copains et les copines du milieu des dernières actualités littéraires et des plus récentes dingueries touchant notre métier.
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Des dingueries comme cet éditeur accusé de harcèlement sexuel, ou ce nouveau bug sur le site de l’URSSAF, ou cette maison d’édition indépendante qui ferme faute de fonds.
Ou, plus récemment, cet agrément renouvelé en interne à la SSAA, ex-AGESSA éclaboussée par le scandale des retraites des artistes-auteurs, quand un rapport de la Cour des Comptes, écrit à l’acide, pointe les gigantesques dysfonctionnements de cette usine à gaz en carton-pâte qui dilapide l’argent public et celui des auteurs et autrices.
Ou alors cette rumeur, porteuse d’espoir, elle, autour de ce projet de loi, cette continuité de revenus pour les artistes-auteurs.
Je l’avoue, quand j’en ai entendu parler, je n’y ai pas cru. Le fantasme d’un équivalent de l’intermittence pour les artistes-auteurs, ça revient régulièrement, et c’est toujours repoussé dès qu’on s’y intéresse de plus près. Trop compliqué, trop bizarre, trop contraignant, ça ne marcherait jamais avec les revenus ponctuels, aléatoires et complexes des artistes-auteurs. Et puis, tout l’intérêt des avances, que je négocie de plus en plus hautes, est de me permettre de vivre pendant que j’écris. Je complète mes revenus avec les rencontres scolaires et les droits d’auteur annuels. À quoi bon, alors, imaginer une sorte de « chômage » entre deux romans ?
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Et puis, finalement, la dinguerie s’est avérée solide. Construite, réfléchie, polie aussi bien à l’angle économique que législatif. Soudain, elle est devenue possible. Et j’y ai vraiment réfléchi. Qu’est-ce que ça changerait, réellement ?
Imaginons. À la place de vivre pendant huit mois d’écriture sur quatre ou cinq mille euros d’à valoir, trois ou quatre rencontres payées 500 euros (le tout en brut) et ce que j’ai réussi à mettre de côté de droits d’auteur de l’année, je pourrais déclarer que, pendant huit mois, j’écris ce roman, et pendant les quatre derniers mois de l’année, je touche la continuité de revenu.
Artistiquement, cela me permettrait de rester encore un peu sur mon roman actuel, au lieu de bondir, sitôt le mot « fin » écrit, sur le projet suivant, déjà négocié en amont, déjà prévu dans mon planning, dont j’ai déjà touché une partie de l’avance.
Parce que huit mois, c’est court, et en avoir quelques-uns de plus pour laisser reposer, réfléchir, améliorer et bidouiller, ce n’est jamais de trop. Cela donnerait de meilleures œuvres, plus abouties, moins contraintes par les impératifs financiers. Je ne serais pas obligé de me précipiter sur le prochain projet, je pourrais prendre mon temps pour m’assurer que ce texte me ressemble, me convienne, et offrir sa meilleure version possibles à mes lecteurs et lectrices.
Je ne serais pas obligé de prospecter un nouveau contrat tout de suite, d’interrompre mon écriture en cours pour réfléchir à un synopsis, un projet, une accroche à fournir à un éditeur alors que j’ai encore la tête pleine de mon texte actuel.
Je pourrais même refuser des projets qui ne m’intéressent pas vraiment, mais sont bien payés. Des novélisations de médias préexistants, des textes avec une liste d’obligations, des adaptations. Du « mercenariat », comme on dit dans le milieu. J’aime bien ça, j’avoue, je trouve que c’est une chouette manière d’écrire, une sorte d’écriture avec contraintes, comme une rédaction de collège. « Inventez la suite ». Cela a renforcé mon écriture, et j’encourage les auteurs et autrices à essayer. Mais il n’y a rien de plus frustrant qu’écrire un roman de commande quand un autre, personnel, bouillonne à l’intérieur, surtout quand on sait qu’un éditeur est intéressé. Sauf que cet éditeur paie moins que la somme rondelette promise pour la commande, et moi j’ai besoin de manger, alors il va devoir attendre.
Avec la continuité de revenus, je ne prendrais des projets de commande que si j’en ai vraiment envie, et pas par obligation financière.
On en parle peu, bien que de plus en plus, mais cela aurait aussi un impact sur la santé mentale. Les auteurs et autrices comme moi sont stressés. Financièrement, créativement, temporellement. On doit produire, suffisamment vite et bien pour que ce soit publiable, qu’on puisse continuer à manger des pâtes et dormir sous un toit. Je prends de vraies vacances, sans mail, sans écriture, sans rien, peut-être une fois tous les deux ans, au mieux. Le reste du temps, c’est ma vie. Je n’ai pas le choix, je dois y penser, je dois créer, écrire, travailler. Résultat ? Des burn-outs, des épisodes de fatigue intense, de dépression, d’anxiété aggravée.
Avoir un filet de sécurité me permettrait de souffler, juste un peu. Et donc de mieux écrire, de mieux faire mon travail.
Imaginez, si tous les auteurs et autrices avaient la possibilité de fonctionner avec une ligne de vie ?
Des romans qui mettraient peut-être plus de temps à sortir, mais de meilleure qualité, parce que leurs auteurs ont pris leur temps pour qu’ils soient vraiment, vraiment parfaits à leurs yeux.
Mécaniquement, des romans moins nombreux, mais est-ce une mauvaise chose ? Imaginez l’effet sur la surproduction, sur les tables chargées des libraires qui peinent à lire tout ce qui dégringole chaque semaine sur leurs étagères ?
Moins de romans, de meilleure qualité, et écrits par des professionnels moins stressés, à la créativité reposée et fonctionnant mieux. Une vraie reconnaissance de mon métier, une manière de soutenir la création française, une volonté claire d’admettre que sans nous, il n’y a pas d’œuvres.
Et pour cela, il faudrait juste que la contribution des diffuseurs à notre régime social, fixée à 1 % en 1975 et destinée à augmenter tous les ans jusqu’à être équivalente aux cotisations d’un employeur vis-à-vis d’un salarié, et qui atteint aujourd’hui l’extraordinaire taux de… 1,1 %, augmente enfin réellement. Il faudrait juste une volonté politique, puisque nous sommes déjà raccordés au régime général, que nous payons déjà la CSG qui finance notamment les droits au chômage des autres travailleurs — mais pas les nôtres.
Pour une fois, j’aimerais bien qu’une dinguerie entendue en salon ait un effet positif sur nos vies. Cela nous changerait.
NDLR : Déposé le 31 octobre 2024 au Sénat par la sénatrice Monique de Marco (groupe Écologiste - Solidarité et Territoires, Gironde), avec le soutien de plusieurs collègues, ce projet de loi entend instaurer un mécanisme d’allocation de remplacement destiné à assurer une continuité de revenus aux artistes-auteurs et autrices entre deux périodes d’activité.
Le dispositif proposé s’appuierait sur les derniers revenus déclarés et serait ouvert sous réserve d’une durée minimale d’activité. Il garantirait un revenu plancher équivalent à 85 % du SMIC brut, sa gestion étant confiée à l’Unédic et à France Travail.
Son financement reposerait sur une augmentation des cotisations des diffuseurs, portées de 1,1 % à 5,15 %, tout en maintenant le respect du droit d’auteur. S’il venait à être adopté, ce texte constituerait une avancée majeure pour les artistes-auteurs, qui demeurent à ce jour exclus des dispositifs de protection tels que l’assurance chômage.
Crédits photo : ActuaLitté, CC BY SA 2.0
DOSSIER - Continuité de revenus : la fin de la précarité pour autrices et auteurs
Par Auteur invité
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20 Commentaires
bcarminan
05/10/2025 à 08:31
Un chiffrage donne donc un coût annuel entre 150 et 200 millions €. Il sera répercuté sur le prix de vente final. Toujours en estimation soit un coût unitaire de 1 à 2 € par livre (pour moi coût final : 75 à 150 € annuel).
Suis-je d'accord pour payer ? Non. Lorsqu'on fait un choix, il faut l'assumer complètement. Il en est de même pour les écrivains.
Locke
05/10/2025 à 12:27
Heureusement qu'on ne demande pas leur avis aux égoïstes qui refusent aux autres la protection sociale dont ils disposent parce que leurs loisirs risqueraient d'en être impactés, dans ce cas.
bcarminan
17/10/2025 à 10:55
Ah oui ?
Plus de 40 ans de cotisations chômage et 0 jours de chômage pour ma part.
Et vous considérez que ce ne n'est pas contribuer à la protection sociale des autres.
Avez-vous jamais téléphoné à un éditeur pour protester car il faisait imprimer ses livres à l'étranger ?
Moi je l'ai fait. En l’occurrence je préfère payer plus cher et que le travail soit fait en France.
Et je peux vous en citer d'autres. Alors les leçons ?
En France, on fait des choix et on attend de l'état qu'il résolve les problèmes liés à ceux-ci (perte de pouvoir d'achat ...).
Et au final, cher Monsieur Locke, il est facile d'être généreux avec l'argent des autres.
Vincent
05/10/2025 à 15:38
N'importe quoi, commentaire d'ignorant. Vous calculez comme une savate, sur du vide. Les éditeurs n'augmenteront pas les prix, ils savent qu'ils se tireraient une balle dans le pied.
bcarminan
06/10/2025 à 09:03
Bonjour Vincent,
Manifestement mon commentaire ne vous a pas plus. Alors expliquez nous, donnez nous les bons chiffres.
Par ailleurs, il est vrai que les éditeurs/distributeurs peuvent ne pas augmenter les tarifs du livre. Dans ce cas, pour récupérer les millions perdus, ils vont restructurer et donc licencier. Ce serait paradoxal quand même que les indemnités des écrivains soient payées par le chômage des salariés du livre ou de l'impression.
Cher Vincent, cela s'appelle de l'économie. Et c'est la réalité.
Samantha
06/10/2025 à 10:44
Devons-nous aussi expliquer à tous les salariées du monde de la culture, y compris de l'édition, qu'ils doivent "assumer leur choix" et donc ne plus avoir aucun droit social élémentaire, comme le chômage, pour avoir "choisi" de travailler dans le domaine de la culture ?
Line Guillemot
11/10/2025 à 19:07
L’éditeur il est payé par le droit que lui accorde l’auteur de diffuser, d’exploiter son travail. Si ce n’est pas contractualisé, si il n’y a pas de contrat, écrit, noir sur blanc, avec toutes les clauses de la « CESSION D’EXPLOITATION » -, « d’exploitation », autrement m’al nommée, « DROITS D’AUTEUR » (non c’est une CESSION D’EXPLOITATION » l’auteur autorise le diffuseur à vendre sa création a lui auteur, aux conditions définies par la juridiction. Il y a des lois, il faut les faire appliquer.
Pas la peine d’aller faire du décalcomanie sur une loi qui n’est pas la tienne.
bcarminan
07/10/2025 à 08:50
Bonjour Vincent,
Pour rappel voici un extrait d'un article sur Actualitte le 06/10/25 :
"Le point le plus contesté reste la hausse proposée de la cotisation des diffuseurs, qui passerait de 1,1 % à environ 5,15 %. Cette mesure permettrait de récolter environ 152,5 millions d’euros supplémentaires, selon les projections citées. Pour les institutions culturelles modérées, cette charge pourrait sembler acceptable dans le grand schéma. Mais pour des petits éditeurs ou galeries, le débat est ouvert."
J'espère que ce rappel vous incitera à modérer vos propos.
Locke
07/10/2025 à 09:27
On rappellera quand même que la contribution diffuseur était à l'origine conçue, en 1975, pour augmenter de 1% par an jusqu'à être équivalente aux contributions patronales.
On va peut-être éviter de pleurer sur les maisons d'édition qui ont fait du lobbying pendant 50 ans pour que ce taux passe seulement de 1 à 1,1%.
Si un employeur ne peut pas assurer la protection sociale de ses employés, il coule : idem pour les editeurs.
Peut-être qu'à la place de répercuter sur le public, les ME pourraient renégocier le pourcentage qu'elles refilent aux distributeurs, plutôt...
Locke
07/10/2025 à 09:27
On rappellera quand même que la contribution diffuseur était à l'origine conçue, en 1975, pour augmenter de 1% par an jusqu'à être équivalente aux contributions patronales.
On va peut-être éviter de pleurer sur les maisons d'édition qui ont fait du lobbying pendant 50 ans pour que ce taux passe seulement de 1 à 1,1%.
Si un employeur ne peut pas assurer la protection sociale de ses employés, il coule : idem pour les editeurs.
Peut-être qu'à la place de répercuter sur le public, les ME pourraient renégocier le pourcentage qu'elles refilent aux distributeurs, plutôt...
Vincent
07/10/2025 à 23:40
Vous ne comprenez rien à rien, ça ne vous handicape pas dans la vie?
La contribution diffuseur conçue en 1975, devrait être de 5,15% depuis 1980, soit 45 ans.
Imaginez les sommes que les éditeurs/diffuseurs ont arnaqué aux artistes/auteurs depuis 45 ans;
Ce sont aussi eux qui "géraient" la sécu des auteurs les AGESSA, et là aussi ils ont escroqué les auteurs en leur faisant payer des "cotisations vieillesses" qui n'ouvraient droit à aucune retraite.
Jean-Gabriel de Saint Éloi
12/10/2025 à 08:24
Absolument, merci infiniment pour votre commentaire éclairé ! Vous avez parfaitement saisi l’esprit de la théorie du ruissellement, cette conviction que, depuis 40 ans, nous milliardaires humanistes mettons en œuvre sans relâche pour faire descendre la richesse jusqu’aux plus petits. C’est un vrai débat de civilisation sur le long terme, et nous sommes enchantés de voir que vous l’avez si bien compris. Votre lucidité nous touche, et nous serions ravis de vous compter dans notre équipe de communication pour continuer à porter haut et fort cet idéal. Merci à vous !
Jean-Gab.
bcarminan
13/10/2025 à 10:04
Bonjour,
Or vous faire plaisir, quel est le rapport avec mon commentaire ?
seingelt
06/10/2025 à 08:17
Beau témoignage, mais prouvez moi que ça ne ressemble pas au gouffre des intermittents du spectacle, ce régime parasitaire qui ne vit que de spoliation au crochet d'un système en faillite totale. Je n'ai pas envie de me transformer en clown de l'Etat. Mieux vaut vivre libre financièrement instable qu'être à la merci d'une technocratie totalisante.
jak
06/10/2025 à 11:06
comme si c'était ton pognon gnolgui de foire aux bovins hein ton pognon
Jojo
06/10/2025 à 10:30
Avant d'imaginer une intermittence de l'auteur, il faudrait imaginer une rémunération pour le travail d'auteur. Des charges prélevées sur le travail et non plus sur un droit de propriété. Parce qu'à force de confondre en fonction de ce qui arrange l'État et les éditeurs, c'est devenu du grand n'importe quoi.
Lorsqu'un éditeur signe un contrat pour un livre. Ce livre n'existe pas encore. L'auteur doit travailler pour le faire exister. Ce travail n'est pas rémunéré. Il est gratuit. Ce contrat pour un livre à venir, est donc un contrat de commande.
Pour l'instant, les éditeurs ne payent pas le travail des livres qu'ils commandent. Ils se contentent d'acheter des droits avec des avances intégralement remboursables.
Supprimons les avances ! Payons le travail ! Et qu'au premier exemplaire vendu, un pourcentage du bénéfice net de l'exploitation soit versé par l'éditeur !
Et terminée la surproduction débile qui est une solution de facilité pour les éditeurs amis qui est en train de tout détruire.
«
11/10/2025 à 18:49
« rémunération pour le travail d'auteur. Des charges prélevées sur le travail et non plus sur un droit de propriété« dit ce commentaire.
Bonne réflexion mais mauvaise réponse. Le droit de propriété, le CPI, qui est la législation spécifique à l’auteur et non pas le droit du travail spécifique juridiquement au salarié, rapporte plus que le chômage. Mais à force de faire de la décalcomanie sur le droit de la majorité - le droit du « travail » ou plutôt de l’emploi pour la majorité, 70 %. des Actifs travailleurs que sont les salariés, contre 0,3% des auteurs que sont DE FAIT DE LA LÉGISLATION, les artistes-auteurs, selon l’INSEE, personne ne veux comprendre et tout le monde se tourne vers sa dernière série télé sur son smartphone. Désolée. Législation d’abord. Sans décalcomanie d’une loi sur l’autre.
Ravachol
06/10/2025 à 11:51
Multiplions les taxes parafiscales (sur le prêt en bibliothèque, sur le livre d'occasion etc) et les usines à gaz pour éviter de toucher aux profits des groupes d'éditions et d'imposer à leurs employeurs de fait une rémunération décente des auteurs et des auteurs secondaires. Qui, on peut toujours rêver finiront peut être un jour par cesser de se draper dans leur exceptionnalisme culturel pour se reconnaître comme ce qu'ils sont : les soutiers d'une industrie financiarisée qui ménage quand même de belles rentes à ses nantis médiatiques, ni plus ni moins, et comme beaucoup d'autres.
Patok
06/10/2025 à 16:51
L'enfer vécu par cet auteur est absolument épouvantable.
Sauf que dans la vie tout est affaire de choix.
Si les conditions de la création sont si difficiles,renoncez.
Par ailleurs, le statut d'intermittent de la création est assez soviétique comme concept.
Oui,les "bons,les pas subversifs" dans ce meilleurs des mondes y trouvent leur comptant.
Et les autres.
Créer c'est aussi souffrir un peu.
Le confort est nuisible.
En France personne ne doit mourir de faim ,même ceux qui n'écrivent rien.
Line
11/10/2025 à 18:24
Je dis qu’il faut définir ce que signifie « droit d’auteur ». Précisément. Chaque mot. Précisément d’un point de vue législatif. Précisément par rapport au « Code du Travail » et le Code de l’auteur (le CPI). . Il y a un code du travail pour les salariés, et il y a un code du travail pour les auteurs qui sont tous des artistes-auteurs.
Comme il y a déjà trop de mots, , tout le monde va zapper. Et on recommence avec le hamster dans sa roue à vouloir des droits sociaux, comme ceux du voisin, comme ceux de la majorité des travailleurs, les 70 % de travailleurs salariés. Nous sommes travailleurs indépendants, nous les auteurs, donc obligatoirement, artiste-auteur.
La CGT, elle s’occupe très bien du social, mais elle ne connaît absolument rien aux droits , au code de la propriété artistique et intellectuelle.
Arrêter de confondre le « travail » et « l’emploi ».
La « cession d’exploitation de la création », mal nommée « droit d’auteur » rapporte beaucoup plus que le chômage.