Le parcours d’Abel Bonnard (1883-1968) est l’un des plus surprenants parmi les écrivains du XXe siècle. Son destin intellectuel et politique est un précipité d’ambiguïtés, de compromissions et de fulgurances. Par Nicolas Kinosky
Le 28/09/2025 à 10:42 par Les ensablés
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28/09/2025 à 10:42
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Normalien, agrégé, poète néo-classique, académicien célébré, dandy monarchiste, homosexuel revendiqué, il passe des finesses fin-de-siècle à la littérature à thèse des romans héritiers de Stendhal et de Paul Bourget ; il adhère ensuite au fascisme, devient ministre de l’Éducation nationale sous Vichy, soutient sans condition Hitler et décède, octogénaire, en mai 1968 à Madrid, converti au catholicisme.
Parmi ses essais, Les Modérés : le drame du présent, publié chez Grasset en 1936, fait partie de ses textes les plus limpides dans sa noirceur, les plus redoutables par leur séduction et les plus révélateurs de sa pensée — élégante, accusatrice, dangereuse.
Le titre peut d’abord surprendre. Les Modérés : un sujet apparemment paisible, presque fade. Mais chez Bonnard, le mot est une injure. Le modéré n’est pas un homme de mesure : il est l’homme sans passion, sans grandeur, sans croyance. Le modéré est le bourgeois satisfait, le parlementaire stérile, le centriste éternel, l’homme d’entre-deux qui préfère la paix à la justice, le confort au combat, la politesse à la vérité.
Bonnard n’écrit pas ici un traité politique, mais un libelle stylistique, comme une satire morale. Il y dénonce, avec une jubilation inquiétante, la « tiédeur » comme symptôme de la décadence française. La IIIe République, aux yeux de Bonnard, n’est pas seulement inefficace : elle est veule, inféconde, vouée à la médiocrité. Il lui oppose les figures de l’absolu : les héros des épopées, les saints chrétiens et martyrs, les chefs décrits par Plutarque dans les Vies des hommes illustres. Son style rend sa pensée d’autant plus venimeuse.
La phrase est ciselée, classique, comme dans un traité moral du XVIIIe siècle. Chaque mot tombe avec précision, ironie, éclat. Bonnard a du La Rochefoucauld dans la plume et du Barrès dans la voix. Il attaque en conservant la beauté.
Derrière la satire politique, Les Modérés révèle une philosophie implicite de l’histoire : Bonnard croit à une hiérarchie des êtres, à une vision aristocratique du monde. Ce qu’il déteste dans le « modéré », ce n’est pas seulement son positionnement politique, mais sa philosophie implicite : son relativisme, son goût du compromis, son refus de la grandeur. Il le perçoit comme le symptôme d’une société qui a renoncé à l’héroïsme, à la transcendance, à la vision.
L’écriture de Bonnard est ainsi habitée par une tension métaphysique. Elle oppose la verticalité des grandes âmes à l’horizontalité des médiocres. Le modéré, c’est l’homme de la ligne droite, sans élévation, sans chute, sans appel. Face à lui, Bonnard rêve de figures en creux et en flèche : l’homme qui se sacrifie, qui domine, qui souffre.
L’un des aspects les plus troublants du livre est sa proximité avec certaines rhétoriques qui s’épanouiront peu après dans l’Europe des années 1930. La critique du « parlementarisme », du « compromis », de la « tiédeur bourgeoise » est présente aussi bien dans les discours fascistes que dans certains cercles de gauche révolutionnaire. Bonnard, sans jamais se revendiquer explicitement fasciste dans Les Modérés, prépare les esprits à une forme de verticalité autoritaire, voire messianique.
L’ennemi, ici, n’est pas le socialiste ni même le communiste : c’est le républicain tiède, l’homme du juste milieu, qui devient la figure honnie d’une France sans volonté. Bonnard ne plaide pas encore pour une dictature, mais son livre refuse radicalement le pluralisme, la discussion, la lenteur démocratique. Il prépare un terrain : celui de l’intolérance brillante, de l’autoritarisme stylisé.
En 1931, Curzio Malaparte, dans Technique du coup d’État, exposait déjà les velléités de renversement d’un pouvoir qui ne dépend pas d’une idéologie ni d’un soulèvement populaire, mais d’une méthode technique. Selon lui, l’essentiel est de s’emparer rapidement des organes vitaux de l’État moderne. Le coup d’État est donc une opération logistique et mécanique, où la maîtrise des réseaux prime sur l’héroïsme ou la mobilisation des foules.
Ce qui rend Les Modérés redoutable, c’est son écriture et sa capacité à esthétiser l’autoritarisme. Bonnard, comme Léon Bloy ou Drieu La Rochelle, possède ce talent rare d’écrire des phrases qui brûlent, des jugements définitifs, des aphorismes tranchants. Il excelle dans l’invective élégante, le mot juste qui assassine.
Voici, par exemple, comment il décrit les modérés : « La France est le seul pays où la nation ait en permanence son gouvernement contre soi, le seul où une guerre sinistre et grotesque ait été déclarée à Dieu, le seul où l’ordre ne subsiste que par survivance, sans être jamais soutenu ni fortifié, le seul où l’enseignement officiel n’ait pas d’autre tâche que de détruire obstinément tout ce qu’il devrait conserver, et dérobe à la nation la connaissance de sa propre grandeur. La République est le seul régime où rien de sublime, ni seulement d’honnête, n’est donné en aliment à un peuple dont l’âme est à jeun ; c’est le seul régime qui, pressé de tous côtés par les choses, ne parle jamais un langage qui leur réponde, le seul où les problèmes les plus importants ne puissent pas être résolus, ni même posés, parce que l’intérêt du parti régnant entretient partout des fictions qui séparent la nation du réel. »
L’ambiguïté politique d’un esthète
L’ambivalence constante des Modérés entre la critique légitime d’un régime usé et l’appel implicite à une solution radicale peut désarçonner le lecteur actuel. Bonnard perçoit avec justesse la vacuité parlementaire, l’érosion du sens, la rhétorique creuse des politiciens de métier, mais ne propose aucun remède démocratique. Il évoque des vertus, des grandeurs, des fidélités, mais sans jamais dire comment elles pourraient renaître sans violence.
Georges Bernanos a écrit quelque part : « plus terrifiant que le bruit des bottes, le pas feutré des pantoufles. » Si l’on trouve chez l’auteur de La France contre les robots, ou même chez Julien Benda avec La Trahison des clercs, la même diatribe contre un parlementarisme mou et délétère, ces écrivains, partageant le même constat, n’ont pas pris les mêmes chemins : Bonnard se laissera prendre au piège d’une radicalité certaine qui le conduira à des choix terribles et à porter le poids — et, d’une certaine manière, la responsabilité — de certains engagements et de certains noms.
Bien sûr, on pourra être refroidi par le pedigree et le tempérament de Bonnard, rangeant dans une bibliothèque interdite Les Modérés au même titre que Les Décombres de Rebatet ou les pamphlets de Céline. Pourtant, il faut faire l’effort de lire ces textes comme des brûlots certes, pétris d’une rhétorique discutable, mais surtout comme des témoignages éclairants des troubles, des désordres et des menaces qui planent sur toute l’Europe à ce moment-là.
Le livre de Bonnard est ainsi un miroir des années trente, ce moment historique où tant d’intellectuels, déçus par la République, ont glissé vers des engagements funestes. Bonnard y prend date. Il deviendra bientôt un compagnon de route de Vichy, admirateur de l’ordre, de la terre, du chef. Le dandy deviendra ministre. Le styliste deviendra idéologue.
Nicolas Kinosky, enseignant de lettres classiques, doctorant, est chroniqueur dans La Nef et Antipress. Passionné de littérature aussi bien antique que moderne, ses sujets se portent sur l’Italie, la culture sartoriale, la religion catholique, l’art d’occident, les voyages en Europe et la vieille Autriche.
Par Les ensablés
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Paru le 17/08/2023
230 pages
TheBookEdition.com
10,00 €
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Cette semaine, la Booksletter explore l’intelligence artificielle selon Demis Hassabis, les détours de la traduction chez Beckett, la mécanique du private equity, la circulation des nouvelles dans l’Europe moderne et les limites de la rationalité économique. Une traversée des savoirs où les livres éclairent technologies, langues, marchés, histoire de l’information et comportements sociaux, sans céder aux raccourcis faciles ni au bruit médiatique.
16/05/2026, 10:01
« La maison avait toujours été cossue bien qu’elle semblât, dès son achèvement, non pas modeste mais certainement austère. » Rue Scheller se tient une pension, construite en 1801 par un gros marchand de tissus connu à l’époque de toute la ville. Tenue d’une main de fer par Mme Helena Lundgren, ce lieu accueille des âmes très différentes, complexes, qui cohabitent sous un même toit. Et, entre les murs, les échos du passé n’ont pas fini de se faire entendre…
15/05/2026, 15:54
Et quand y'en a plus… y'en a finalement encore. Le raz-de-marée Freida McFadden frappe une nouvelle fois. Deux nouveaux titres ont déjà conquis son public et c’est le retour de la domination américaine pour cette nouvelle semaine (du 04/05 au 10/05). Alors, Force ou Côté obscur ?
15/05/2026, 11:34
Transformer une photographie d’arbre en traversée de Socotra, île yéménite rêvée puis éprouvée. C'est tout l'objet de L’Appel du Dragonnier de Cécile Palusinski Entre récit poétique, rencontres socotries, beauté du vivant et alerte écologique, le refus l’exotisme facile : le dragonnier y devient moins un but qu’une voix, qui oblige à regarder autrement une terre, ses habitants et ce qui menace leur fragile équilibre, loin de toute carte postale.
14/05/2026, 15:48
Voici un livre publié par les éditions Diane de Selliers qui ne se contente pas de remettre Faust entre nos mains : il le fait surgir dans toute sa puissance noire, fiévreuse, presque hallucinée. Faust de Goethe, illustré par Eugène Delacroix, traduit par Gérard de Nerval, ce n’est pas seulement un texte majeur accompagné de belles images. C’est la rencontre d’un mythe, d’un peintre et d’un écrivain, qui créent un pur chef-d’œuvre.
13/05/2026, 15:28
« Depuis que j’ai ouvert la digue des souvenirs, je suis obsessionnellement replongé dans ces jours de ma jeunesse, comme si, de cette humble chambre de bonne, j’avais renouvelé le bail ». Au 5/7 rue de Lille, dans le VIIe arrondissement, a vécu le célèbre psychanalyste Jacques Lacan.
13/05/2026, 10:38
Dans un salon qui ressemble à tous les salons de l’enfance — un peu étroit, encombré d’objets sans importance et pourtant décisifs — un ballon de mousse roule entre deux chaises. Il y a, sur la table basse, des morceaux de sucre, des emballages de Tiki froissés, et dans l’air quelque chose de suspendu, comme une attente. Le match ne se joue pas dans un stade, mais ici, entre le canapé et la fenêtre. Et déjà, au fond de la pièce, une silhouette se détache : celle du gardien.
12/05/2026, 12:55
Avec 29.696 exemplaires vendus sur la semaine, La prof, de Freida McFadden, s’installe directement à la première place des meilleures ventes. Le poche publié par J’ai lu atteint 29.831 ventes cumulées. Derrière lui, L’autre moi, de Franck Thilliez, bondit au 2e rang avec 19.647 exemplaires, tandis qu’Une unique lueur, de Fred Vargas, complète le podium avec 15.271 ventes. Le haut du classement associe une entrée en tête, une forte progression et la résistance d’un titre déjà installé.
12/05/2026, 11:39
Revenue dans son village provençal, la narratrice tient un vieux bar, lutte contre les dettes, les rêves et l’oubli. Entre lyrisme, mémoire et attente, le roman interroge ce qui, d’une passion, survit quand l’absente gouverne encore chaque geste, et quand écrire devient moins un adieu qu’une façon de demeurer vivante.
12/05/2026, 10:52
Frédérique Molay signe un thriller où l’histoire du livre bascule dans le crime. De Paris en 1475 à l’enquête contemporaine de Samuel Riss et Katell Kervadec, le roman relie peaux humaines, pouvoir politique et prédation sociale. Anthropodermia, un polar ample, sensoriel et brutal, qui transforme l’objet-livre en pièce à conviction, sans sacrifier la mécanique de l’enquête ni la tension intime des personnages, jusqu’au malaise durable.
12/05/2026, 10:19
Un premier thriller assez réussi avec pas mal d'humour, une curieuse intrigue et quelques personnages bien sympathiques. Cette « histoire de téléphones tueurs » pourrait bien vous guérir de votre addiction à votre smartphone.
12/05/2026, 10:18
Les derniers jours de grandes actrices sans céder au pur mausolée : de Marilyn Monroe à Judy Garland, de Françoise Dorléac à Annie Girardot, Philippe Durant raconte le prix de la lumière : ce que la célébrité expose, use, isole, puis laisse derrière elle lorsque le mythe rend enfin la place à la femme, à ses peurs, à ses colères, à ses failles. Une élégie documentaire, parfois lyrique, souvent juste.
12/05/2026, 10:17
Comment transformer une rencontre fortuite au supermarché en déflagration intime. Autour de Julia, épouse, mère et fille, le roman explore les zones grises de la maternité, du couple et du désir. Entre ironie domestique et vertige moral, Comme au premier jour de Claire Lombardo interroge ce que le passé continue d’exiger des vivants. Une chronique familiale ample, où le quotidien trivial ouvre sur la honte, la tendresse et la peur d’avoir raté sa vie.
12/05/2026, 10:10
Entre mémoire familiale et geste artistique, Rozebud explore la zone trouble où l’image devient révélation. Héritière d’un appareil photo transmis par son grand-père, Isabelle Rozenbaum transforme cet objet en clef d’un récit et d’une traversée intérieure.
12/05/2026, 07:00
Avec cette « guerre des drones » dans notre capitale, Thomas Bronnec nous plonge dans un futur que l’on pressent comme beaucoup trop proche, beaucoup trop réaliste. Au point d’espérer très fort que le mot « anticipation » veuille dire encore quelque chose. Toute l'infortune du monde, aux éditions Gallimard.
11/05/2026, 11:04
Réédité à titre posthume en 2016 par Le Temps des Cerises, Le Chant de Cuba. Poèmes 1930-1972, présenté, choisi et traduit par Claude Couffon, rassemble une large sélection de l’œuvre de Nicolás Guillén. Publiée à l’occasion du centenaire de la naissance du poète, cette anthologie ne constitue pas seulement une entrée dans une œuvre majeure de la poésie cubaine du XXe siècle : elle en oriente déjà la lecture en privilégiant ses dimensions rythmiques, orales et historiques. Par Fidèle Mabanza.
11/05/2026, 11:03
À travers l’enquête de Safia Kessas et Fabrice Riceputi sur un massacre oublié en Kabylie, ce texte démonte la mécanique des euphémismes qui blanchissent la violence coloniale. Nommer les crimes, ici, n’est pas haïr la France : c’est rendre leur dignité aux morts et aux survivants.
11/05/2026, 10:06
Il y a, dans ce numéro de mai-juin de la Revue des Deux Mondes, quelque chose de rare : une tenue. Non pas seulement une tenue éditoriale — encore que le texte d’Aurélie Julia, « Je hais, donc je suis », en donne d’emblée la mesure exacte, ferme, inquiète, presque classique — mais une tenue intellectuelle, et peut-être même morale, dans la manière d’affronter un mot qui, trop souvent, nous échappe à mesure que nous le prononçons : la haine.
11/05/2026, 09:51
Cette semaine, la Booksletter traverse cinq territoires du savoir et de la mémoire : Claudio Magris relu depuis Trieste, les agences matrimoniales du Paris postrévolutionnaire, la génétique du sexe, un roman historique autour des réseaux trotskistes, et l’étude de la propagande poutinienne par Marc Bennetts. Sélection qui relie littérature, histoire sociale, biologie et politique contemporaine avec précision, sans mode facile, ni bruit éditorial.
09/05/2026, 09:38
Avec Aven, publié aux éditions La Manufacture de livres le 4 juin, Lilian Bathelot construit un roman mêlant préhistoire, exploration souterraine au XIXe siècle et enquête contemporaine autour de l’aven Armand. À travers trois récits reliés par un même lieu et un mystère traversant les siècles, l’auteur explore la mémoire enfouie des hommes dans les paysages du causse Méjan.
08/05/2026, 07:00
Étranger à la dérive, de James Lee Burke, paraît aux Éditions Rivages le 3 juin : le roman suit Weldon Avery Holland, des années de Grande Dépression aux champs pétrolifères du Texas, dans une fresque marquée par la guerre, l’amour, la culpabilité et la violence de l’antisémitisme. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Christophe Mercier.
07/05/2026, 07:19
Les Filatures d’Irène Bouton, roman de Thomas Martinetti publié aux éditions L’Archipel, lance une série de cosy mystery située dans la région d’Annecy. Le livre suit Irène Bouton, costumière appelée sur le tournage d’une série, qui se retrouve soupçonnée après la mort d’un fournisseur local et décide de mener sa propre enquête pour comprendre ce qui s’est passé.
06/05/2026, 07:00
À paraître le 13 mai 2026 aux Éditions Rivages, L’Inconnue de Brooklyn, de Dominique Sylvain, suit trois amis d’enfance dans le Brooklyn des années 1990, entre cinéma, immobilier, ambitions sociales et secrets conservés pendant des années, jusqu’à ce qu’un passé compromettant ressurgisse.
06/05/2026, 06:00
Un petit polar à quatre mains entre Lyon et Reykjavík, porté par Eva Björg Ægisdóttir et Jérôme Loubry, avec une intrigue suffisamment solide pour faire de ce “coup éditorial” un agréable patchwork tricoté entre deux pays et deux cultures.
05/05/2026, 15:41
Nous sommes le lien que nous entretenons avec les autres. Voici ce que l’on pourrait dire de cette petite pépite venue tout droit du Japon. Au centre de ce roman, et donc de la supérette Tenderness Kogane Mura, située sur l’île de Kysushu, un gérant un peu fantasque et très séducteur, Monsieur Shiba, surnommé « Phéro Boss » par une de ses employées.
05/05/2026, 10:27
On dit souvent que les voyages nous révèlent, qu’en dehors de notre quotidien et de nos habitudes, nous sommes obligés d’être nous-même. Mais être soi s’accompagne de notre passé, de notre enfance et de ses ombres qui s’allongent au zénith de notre vie d’adulte.
05/05/2026, 10:27
Avec 25.475 exemplaires vendus cette semaine, Une unique lueur de Fred Vargas conserve la première place du classement (semaine 17, du 20 au 26 avril). Le roman publié par Flammarion totalise désormais 101.508 ventes en trois semaines de présence. Derrière lui, Tata de Valérie Perrin remonte au 2e rang (15.087 exemplaires), tandis que le tome 16 de Spy x Family entre directement sur la troisième marche du podium avec 14.721 ventes.
05/05/2026, 10:15
En octobre 2022 à Lyon, des activistes d’Extinction Rebellion (XR pour les intimes) arpentent nuitamment des quartiers huppés pour y dégonfler des pneus de SUV, Sport Utility Vehicle. Dans les médias, dans les couloirs du conseil régional, sur les réseaux sociaux, l’on s’inquiète de savoir comment les désigner au mieux : écoterroristes ? Petits cons ? Ou bobos woke ?
05/05/2026, 09:00
Barbara Monrose signe avec La fille du Sud un premier roman publié chez Robert Laffont et attendu le 13 mai. Ce texte suit la relation passionnée entre deux étudiantes qui se rencontrent à Paris avant que la séparation ne transforme leur histoire en quête intime et obsessionnelle du désir, du manque et de l’absolu.
05/05/2026, 08:42
Tsunojima, au large des côtes japonaises. Un an après le quadruple meurtre qui a ensanglanté l’île, c’est l’endroit parfait pour la retraite annuelle des membres du Club des amateurs de roman policier. Ils vont pouvoir se concentrer sur la rédaction du prochain numéro de leur revue et, qui sait, résoudre le mystère de ce crime à huis clos, dont l’auteur reste encore inconnu. C’est néanmoins le programme qu’ils se sont fixés… Traduit du japonais par Patrick Honnoré.
05/05/2026, 08:00
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