La shortlist du Booker Prize, plus prestigieuse récompense mondiale pour un roman publié en langue anglaise, a été dévoilée lors d’un événement public au Royal Festival Hall de Londres. Présidés par l’écrivain irlandais Roddy Doyle, lauréat du prix en 1993, les jurés ont retenu six auteurs confirmés, issus de quatre nationalités et de trois continents, pour une sélection célébrée comme « brillamment écrite et brillamment humaine ».
Le 23/09/2025 à 19:22 par Hocine Bouhadjera
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23/09/2025 à 19:22
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Leurs romans explorent avec puissance les liens familiaux et les tensions du quotidien : mariages fragiles, relations entre parents et enfants, poids de l’héritage, rôles imposés par la société. De la Hongrie au Japon, de l’Italie aux États-Unis, de l’Inde à l’Angleterre, ces récits transportent leurs lecteurs à travers continents et décennies, certains se déployant sur quelques semaines, d’autres sur des décennies.
La shortlist du Booker Prize 2025 :
Flashlight, Susan Choi (États-Unis, Jonathan Cape)
The Loneliness of Sonia and Sunny, Kiran Desai (Inde, Hamish Hamilton)
Audition, Katie Kitamura (États-Unis, Fern Press)
The Rest of Our Lives, Ben Markovits (États-Unis, Faber)
The Land in Winter, Andrew Miller (Royaume-Uni, Sceptre)
Flesh, David Szalay (Hongrie–Royaume-Uni, Jonathan Cape)
Présidé par Roddy Doyle, lauréat du Booker en 1993, le jury 2025 est composé d’Ayọ̀bámi Adébáyọ̀, Sarah Jessica Parker, Chris Power et Kiley Reid.
La liste compte une ancienne lauréate : Kiran Desai, qui avait remporté le Booker en 2006 avec The Inheritance of Loss (La Perte en héritage, traduit de l'anglais par Claude et Jean Demanuelli, Éditions des 2 terres, 2007)et revient avec un roman-fleuve de près de 700 pages. Elle pourrait rejoindre Margaret Atwood, Hilary Mantel, J.M. Coetzee et Peter Carey au rang des doubles lauréats.
Les six finalistes incarnent des expériences de vie singulières : Kitamura est une ancienne ballerine, Miller détient une ceinture noire d’aïkido, Markovits fut joueur de basket professionnel, Choi a travaillé comme fact-checker pour The New Yorker, et Szalay, installé à Vienne, a déjà vécu au Liban et en Hongrie.
Créé en 1969, le Booker Prize s’impose comme le plus influent des prix littéraires anglophones. Récompensant chaque année un roman publié au Royaume-Uni ou en Irlande, il a façonné le canon littéraire contemporain. Les finalistes 2025 ont été sélectionnés parmi 153 ouvrages.
Chaque auteur shortlisté reçoit 2500 £ et une édition spéciale de son livre. Le lauréat, proclamé le 10 novembre 2025 à Old Billingsgate (Londres), remportera 50.000 £, un trophée baptisé Iris en hommage à Iris Murdoch, et verra sa carrière bouleversée par une reconnaissance mondiale.
À LIRE - Booker Prize : Sarah Jessica Parker, une jurée trop partiale ?
En 2024, Samantha Harvey a remporté le Booker Prize avec Orbital. En seulement huit semaines, le roman s’est imposé en tête des classements de ventes au Royaume-Uni, dépassant les 700.000 exemplaires écoulés tous formats et territoires confondus. Son succès a décuplé sa diffusion internationale : les droits de traduction sont passés de 8 à 44 pays. Publié en France chez Flammarion en mars 2024, le livre s’est vendu à 2608 exemplaires selon Edistat. Sa version poche, parue chez J’ai Lu en juin 2025, a trouvé pour l’heure 1001 lecteurs.
En miroir du Booker, l’International Booker Prize récompense depuis 2015 une œuvre traduite en anglais, distinguant à la fois l’auteur et son traducteur, avec une portée résolument mondiale. Parmi ses lauréats récents figurent Han Kang, Olga Tokarczuk ou encore David Diop. En 2025, c’est Heart Lamp de Banu Mushtaq, traduit par Deepa Bhasthi, qui a décroché le prestigieux prix.
Crédits photo : Booker Prize
Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com
Paru le 23/08/2007
611 pages
Editions des Deux Terres
22,00 €
2 Commentaires
Félix
24/09/2025 à 19:42
Puisqu'on parle ici de livres "brillamment écrit" et "brillamment humaine", permettez-moi de vous présenter ici un autre livre qui répond excellemment à ces deux critères littéraire et linguistique.
C'est "What Strange Paradise" du journaliste et écrivain canadien d'origine syrienne, Omar El Akkad.
Publié dans l'édition spéciale Hardcover à l'occasion de la 25e Anniversaire de la maison Indigo, il reçut le prestigieux prix national Scotiabank Giller en 2021.
Et met en perspective la crise des migrants globale des pays du pourtour de la Méditerrannée, a travers les yeux d'un enfant, Amir, âgé de neuf ans. Il sera notamment aidé dans cette fuite en avant par une adolescente de 15 ans, Vänna.
Finalement, l'histoire fait appel à notre mémoire collective - avec non seulement beaucoup d'empathie et de compassion, mais aussi dans un monde violent et désespéré.
Superbement écrit!
Félix
24/09/2025 à 19:42
Puisqu'on parle ici de livres "brillamment écrit" et "brillamment humaine", permettez-moi de vous présenter ici un autre livre qui répond excellemment à ces deux critères littéraire et linguistique.
C'est "What Strange Paradise" du journaliste et écrivain canadien d'origine syrienne, Omar El Akkad.
Publié dans l'édition spéciale Hardcover à l'occasion de la 25e Anniversaire de la maison Indigo, il reçut le prestigieux prix national Scotiabank Giller en 2021.
Et met en perspective la crise des migrants globale des pays du pourtour de la Méditerrannée, a travers les yeux d'un enfant, Amir, âgé de neuf ans. Il sera notamment aidé dans cette fuite en avant par une adolescente de 15 ans, Vänna.
Finalement, l'histoire fait appel à notre mémoire collective - avec non seulement beaucoup d'empathie et de compassion, mais aussi dans un monde violent et désespéré.
Superbement écrit!