Le jury de la troisième édition du Prix littéraire Gisèle Halimi distinguera, le lundi 24 novembre prochain, dans sa sélection 2025, l’autrice ou l’auteur d’une œuvre de fiction, rédigée en langue française et publiée entre le 1er janvier et le 1er octobre 2025. Le livre devra mettre en avant la force et le courage des femmes ainsi que leur combat pour la liberté. Le prix est doté d’une récompense de 3000 euros.
Le 16/09/2025 à 16:26 par Hocine Bouhadjera
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Publié le :
16/09/2025 à 16:26
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Voici la sélection :
La nuit au cœur, Nathacha Appanah, Gallimard
Je me regarderai dans les yeux, Rim Battal, Éditions Bayard
Puisque l’eau monte, Adélaïde Bon, Le Soir Venu
Aziza, Valérie Clo, Buchet-Chastel
Ils appellent ça l’amour, Chloé Delaume, Le Seuil
Armures, Stéphanie Hochet, Payot Rivages
Pays Amer, Georgia Makhlouf, Presses de la Cité
Le mauvais rôle, Flore Montoyat, Harper Collins
Marcher dans tes pas, Léonor de Récondo, L’Iconoclaste
La première édition s’est tenue en 2023, à la Cour d’appel de Paris. Le jury avait alors récompensé Un simple dîner, premier roman de Cécile Tlili publié chez Calmann-Lévy. L’année suivante, en 2024, la cérémonie se déroulait à l’Assemblée nationale, à l’Hôtel de Lassay. Le prix a été attribué à Abnousse Shalmani pour son roman J’ai péché, péché dans le plaisir paru chez Grasset.
Pour l’édition 2025, la deuxième sélection sera révélée le 6 octobre prochain. Le ou la lauréat·e sera proclamé·e le 24 novembre 2025, dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.
Le prix a été créé en 2023 par l’Association des Avocats Franco-Tunisiens. À partir de 2025, il est désormais organisé par une structure spécialement fondée à cet effet, l’Association Prix littéraire Gisèle Halimi, présidée par Maître Samia Maktouf.
Cette association rassemble des personnalités issues du monde judiciaire, littéraire, artistique et de la société civile, unies pour préserver le témoignage et l’œuvre de Gisèle Halimi et pour sensibiliser les jeunes générations à la valeur du combat pour les droits des femmes.
Le jury est composé de : Samia Maktouf (avocate aux barreaux de Paris et de Tunisie, présidente du prix et de l’Association du prix littéraire Gisèle Halimi), Ariane Ascaride (actrice, comédienne), Razika Adnani (écrivaine, philosophe), Dominique Attias (avocate, spécialiste du droit des personnes, du droit des mineurs et des violences contre les femmes, ancienne vice-bâtonnière), Christian Charrière-Bournazel (avocat à la cour, ancien bâtonnier de l’Ordre, ancien président du Conseil national des barreaux), Élie Chouraqui (cinéaste), Annick Cojean (journaliste au Monde), Julie Couturier (présidente du Conseil national des barreaux), Nadia Hai (ambassadrice déléguée interministérielle à la Méditerranée), Margot Gallimard (directrice de la collection « L’Imaginaire »), Jeanne Grange (directrice littéraire chez Calmann-Lévy), Aurélie Julia (directrice de La Revue des Deux Mondes), Bariza Khiari (ancienne vice-présidente du Sénat), Jean-Yves Le Borgne (avocat, ancien vice-bâtonnier), Nadia Marouani (fondatrice de l’émission SKILL.S et chroniqueuse au magazine Elle), Estelle Meyer (comédienne, autrice et chanteuse), Christophe Rioux (universitaire, écrivain, journaliste à Lire – Magazine littéraire) et Abnousse Shalmani (écrivaine).
Zeiza Gisèle Taïeb, épouse Halimi, est née le 27 juillet 1927 à La Goulette, dans le quartier juif de Tunis. Avocate franco-tunisienne, écrivaine, diplomate et députée, elle fut une figure marquante, décrite comme rebelle, révoltée et inspirante. Elle aimait elle-même se définir comme une « avocate irrespectueuse ».
Tout au long de sa carrière, elle transforma les tribunaux en tribunes pour changer la loi, les esprits et les mentalités. Elle s’illustra dans des affaires devenues historiques, du procès de Bobigny à celui d’Aix-en-Provence, sans oublier son rôle majeur dans le Manifeste des 343, où elle révéla avoir avorté à une époque où cela était illégal. Sa vie fut consacrée à la défense des droits des femmes, notamment le droit à disposer librement de leur corps.
Son engagement faisait écho aux réformes de son pays natal. Habib Bourguiba, premier président de la Tunisie indépendante, avait promulgué en 1957 un Code du statut personnel qui demeure aujourd’hui encore l’un des plus progressistes du monde arabe. Par sa détermination, Gisèle Halimi a également contribué à moderniser la profession d’avocat : elle obtint que la prestation de serment ne comporte plus d’obligation relative « aux bonnes mœurs, à la sûreté de l’État et à la paix publique », ni au « respect dû aux tribunaux et aux autorités publiques ».
Convaincue que la littérature, comme le combat judiciaire, constitue un instrument puissant pour défendre et diffuser des idées d’égalité et de progrès, Gisèle Halimi lia toujours son engagement à l’écriture. C’est dans cet esprit qu’a été créé le Prix littéraire Gisèle Halimi, afin d’honorer sa mémoire et de perpétuer ses combats.
Crédits photo : Prix littéraire Gisèle Halimi
DOSSIER - Sélections, jurys, lauréats... Les prix de la rentrée littéraire 2025
Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com
Paru le 21/08/2025
288 pages
Editions Gallimard
21,00 €
Paru le 08/01/2025
204 pages
Bayard
16,50 €
Paru le 22/08/2025
160 pages
Le soir venu
16,95 €
Paru le 03/04/2025
192 pages
Buchet-Chastel
18,90 €
Paru le 22/08/2025
169 pages
Seuil
19,00 €
Paru le 05/03/2025
224 pages
Rivages
20,00 €
Paru le 09/01/2025
299 pages
Presses de la Cité
22,00 €
Paru le 05/02/2025
196 pages
HarperCollins France
19,90 €
Paru le 21/08/2025
252 pages
Iconoclaste (l')
20,90 €
1 Commentaire
nico
26/09/2025 à 13:27
https://www.blast-info.fr/articles/2025/serge-halimi-ma-mere-gisele-halimi-aurait-lu-cette-tribune-avec-degout-LhC7TPDMT-aL9Afdazvw5g