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"Ce n'est pas de la science-fiction, c'est de la littérature" : le choc du roman de Mathieu Belezi

Dans sa librairie du 14ᵉ arrondissement, Le Livre écarlate , Philippe Leconte à l'art de raconter les livres qu'il défend. Face à Cantique du chaos de Mathieu Belezi, son enthousiasme est intact, presque fébrile. «  Oui, c'est une fin du monde… ou plutôt toutes les fins du monde réunies dans un seul roman. » Le libraire sourit, mais la gravité perce dans sa voix : ce texte l'a saisi.

Le 15/09/2025 à 17:45 par Nicolas Gary

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Publié le :

15/09/2025 à 17:45

Nicolas Gary

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ActuaLitté

Mathieu Belezi, déjà remarqué pour ses fresques sur la colonisation de l'Algérie (  C'était notre terre , Les vieux fous ) ou pour Le pas suspendu de la révolte , revient ici avec une dystopie où se bousculent catastrophes climatiques, régimes autoritaires et migrations forcées. «  On est dans un monde déjà ravagé : la pollution, les incendies, les guerres, des tyrannies qui s'imposent à nous.  » Impossible de ne pas penser à l'actualité.

#[pub-1]

Ce qui rend Cantique du chaos fascinant, c'est sa capacité à mêler le souffle d'un grand roman d'aventures (road-movie, fuite, quête) à une méditation sur la fin du monde, la responsabilité, la fragilité, sans céder à l'angélisme ni à l'horreur gratuite. Un entretien à écouter en podcast dans notre nouvelle émission :

Le retour de Théo Gracques

Le héros du roman n'est pas inconnu. «  Dans Le pas suspendu de la révolte, il y avait un certain Théo Gracques. Nous les retrouvons dans Cantique du chaos, au cœur de la narration. » Cet homme, rescapé d'un long coma, avance avec une innocence paradoxale, comme lavé de la noirceur de son passé. Peu à peu, ses souvenirs remontent et recomposent son histoire. C'est à travers ses yeux que l'on découvre un monde en miettes.

#[pub-2]

Philippe Leconte insiste sur la construction du récit : «  Tout passe par lui, sa mémoire, sa pensée. Le livre distille des informations par fragments, et c'est fascinant. » Théo devient une figure de témoin, autant qu'un passeur.

Une fuite plus qu'un voyage

Le roman prend des allures de quête, mais il s'agit surtout d'une cavalière. Théo quitte son île devenue bagne, dirigé par une inquiétante « générale-présidente ». La violence, il ne la craint pas : il la fuit pour ne pas s'y associer. «  Il fuit pour faire une fin, mais la vie, la mort, la violence vont le rattraper. »

De l'Atlantique aux Amériques, les lieux s'enchaînent, chacun bouleversé par la disparition de populations entières. «  Les lieux comptent énormément dans ce roman. Ils sont transformés, et Théo, avec sa petite troupe, poursuit sa route vers le Sud, jusqu'à l'Orénoque. » Ces paysages marqués par l'effondrement donnent au récit une ampleur quasi mythologique.

#[pub-3]

Une famille recomposée au milieu du chaos

Sur son chemin, Théo croise une femme et ses deux enfants. Le propriétaire du Livre écarlate raconte : «  Il appartient à ce petit clan, même s'il ne l'a pas choisi. C'est une famille qui n'en est pas une, avec ses ambiguïtés, ses silences et son besoin vital de survie. » Entre les personnages, se dessinent des relations faites d'osmose et de tension, d'autant plus troublantes que tout repère social a disparu.

Le libraire souligne la dimension symbolique : «  Chacun incarne un verbe — croire, aimer, espérer, penser — malgré la violence du monde. » Loin de bâtir une épopée héroïque, Belezi peint des êtres fragiles, contradictoires, ancrés dans la brutalité du réel.

Héritages littéraires et contemporains

Pour Philippe Leconte, ce texte s'inscrit dans une filiation claire : «  On pense à 1984, à Ravage de Barjavel. Mais Belezi n'est pas qu'un conteur d'apocalypse, il est un styliste, un écrivain qui travaille ses phrases comme Faulkner, avec ce rapport intense entre l'homme et le paysage. »

#[pub-4]

La lecture est parfois grossière, mais nécessaire. «  Je le donnerai à des lecteurs qui n'ont pas peur de se heurter à un texte qui ne les caresse pas dans le sens du poil. » À ses yeux, Cantique du chaos dépasse le cadre de l'imaginaire ou de la science-fiction : il appartient à la littérature, tout simplement.

Un livre qui résonne avec notre époque

L'écho avec notre monde est glaçant. Incendies incontrôlables, régimes autoritaires, disparition de l'électricité : tout sonne étrangement plausible. «  Totalement plausible, malheureusement totalement plausible. C'est ce qui fait froid dans le dos. » Et pourtant, la force du roman tient aussi à l'énergie vitale qu'il dégage. «  C'est un livre puissant, une puissance de vie et une puissance des mots. »

En référant au roman, Leconte avoue avoir ressenti un vertige. Mais aussi une admiration intacte pour un auteur qu'il suit depuis longtemps. Cantique du chaos est à ses yeux une étape décisive : «  Belezi nous entraîne de l'histoire vers la fiction dystopique, sans jamais couper le fil qui nous relève à notre réalité. » Une littérature qui nous met face à nous-mêmes.

#[pub-5]

Porté par une écriture tendue, parfois lyrique, toujours habitée, ce roman conjugue l'urgence du récit d'aventures et la profondeur d'une réflexion sur la mémoire, la violence, la responsabilité et la possibilité, même fragile, de la tendresse.

En librairie, comme en lecture intime, il s'impose à la fois comme un objet littéraire singulier et comme un texte en résonance directe avec les préoccupations de notre temps. Roman de chaos, certes, mais aussi roman d'espérance ténue, il invite chaque lecteur à interroger ce qu'il reste de l'humanité quand tout vacille.

Un extrait de l'ouvrage est proposé en fin d'article. 

Crédits photo : ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

DOSSIER - Découvrez les romans de la Rentrée littéraire 2025

Par Nicolas Gary
Contact : ng@actualitte.com

38 Commentaires

 

Gilles Dumay

15/09/2025 à 17:56

J'ignorais que les livres de science-fiction ne relevaient pas de la littérature.
Mais bon, on apprend à tout âge.
Gilles Dumay, directeur d'Albin Michel Imaginaire

Guillaume

16/09/2025 à 06:53

Exactement ce que j'allais répondre.

Les Bouquinistes Nantaises

18/09/2025 à 11:34

Nous plussoyons.

Olivier Girard

16/09/2025 à 08:28

Ostracisme culturel typiquement français, voire parisien. Juste consternant.
Olivier Girard, directeur éditorial des éditions du Bélial', rédacteur en chef de la revue Bifrost

Guillaume Missonnier

16/09/2025 à 09:07

Bonjour Gilles,
Et oui, ça colle aux doigts comme j'ai souvent entendu dire.
La France et son snobisme littéraire.
Au passage bravo pour votre travail éditorial.
Il faudra que l'on discute un de ces jours ;)
Bonne journée.

Curryp

16/09/2025 à 13:11

Ditto !! C'est exaspérant.

Armelle Royline

16/09/2025 à 13:27

Merci ! C'est exactement ce que j'aillais dire !

Dans littérature de l'imaginaire, littérature de genre, n'y a-t-il pas le terme littérature ?

Que l'on veuille s'extraire d'un système qui catégorise, mette dans des cases oui, à l'instar de la transfiction par exemple qui mélange les genres (tiens, encore un terme, encore une case) mais snober la littérature de l'imaginaire, la discréditer, non. Même si c'est une tournure maladroite, même si la citation enlève de son contexte, cela en dit long sur le choix du journaliste.

N'oubliez pas que toutes les littératures sont issues des mythes, des contes, des légendes, des fables. À chaque fois que vous - les journalistes - ou autres personnes tentaient (maladroitement ou non), d'inconsidérer la littérature de l'imaginaire, vous discréditez votre propre "littérature."

Je préfère nettement la littérature de l'imaginaire, la science-fiction notamment qui traite bien davantage de ce qu'est être au monde que l'égocentrisme de la littérature blanche.

Si un jour je parviens à être éditée, je serai fière de me revendiquée, issue de la littérature de l'imaginaire.

Une littérature de genre ne signifie pas une littérature sans style, bien au contraire.

Armelle Royline

Lune

16/09/2025 à 15:31

Ah merci, j'ai bondi en lisant le titre, on est en 2025 et on n'a toujours pas compris que les genres sont aussi de la littérature, et qu'il y a d'autres références que 1984 ou Ravage...

Exode Cosmic

22/09/2025 à 06:58

Oui il y a des gens qui ne savent pas que le romanesque est un vaste système narratif dont les littératures non mimétiques font parties. Pour ceux qui veulent en savoir plus 👉 exodecosmic.fr/la-science-fiction-kezako/

Et en plus vous pourrez lire gratuitement et en ligne des nouvelles de science fiction qui ne parlent pas constamment des mêmes sujets, vus et revus (apo, post-apo, dystopie moralisatrice, etc.).

Sophie Bonin, autrice de SF et éditrice du magazine Exode Cosmic.

Thierry Reboud

15/09/2025 à 18:23

En plus d'être stupide, c'est gonflant, ce genre de remarque : la science-fiction, c'est de la littérature, point barre. Bonne ou mauvaise, c'est une autre question.
Je soupçonne toutefois que, derrière cette distinction d'une consternante stupidité, se trouve en fait le classement habituel en librairie (rayon Littérature, rayon Science-fiction, etc), ce qui ne constitue qu'une demi-excuse.
A titre simplement indicatif, Globalia de Ruffin, c'est de la mauvaise science-fiction parce que c'est de la mauvaise littérature. L'Anomalie de Le Tellier, c'est de la science-fiction pas mal et de la littérature pas mal aussi. A contrario, à peu près n'importe quel roman de Christopher Priest ou Conquest de Nina Allan (comme ça, on ne sort pas de la famille), c'est de l'excellente littérature parce que c'est de l'excellente science-fiction... et on pourrait multiplier les exemples.
Bref, si j'en crois ce que dit Leconte du roman de Belezi, Cantique du chaos est de la très bonne science-fiction : c'est une très bonne nouvelle pour la littérature.

Les Lectures du Maki

15/09/2025 à 21:17

"À ses yeux, Cantique du chaos dépasse le cadre de l'imaginaire ou de la science-fiction : il appartient à la littérature, tout simplement."
Si Philippe Leconte pouvait développer ce propos, j'avoue ne pas comprendre ce qui appartient, ou pas, à la littérature.

Sunflower

16/09/2025 à 13:58

Je rejoins totalement cette question, c'est ce qui est le plus clivant dans l'article qui somme toute donne envie de découvrir ce roman, on sent que le libraire l'a beaucoup aimé.
C'est un sujet qui revient quand même un peu trop souvent ces dernières années même s'il existe depuis longtemps, et les réponses sont souvent tout aussi clivantes, qu'elles viennent du côté littérature générale ou littératures de l'imaginaire... (Le polar face au roman noir galère bien aussi d'ailleurs)

Les Lectures du Maki

16/09/2025 à 18:11

J'ai écouté l'ensemble de l'interview pour me faire une idée plus claire. Et rejeter autant l'Imaginaire et la Science-Fiction va au delà de l'entendement. A la 17ème minute, à propos de ce roman et de celui de Laurent Gaudé (Zem) : ce sont deux romans dystopiques que Philippe Leconte ne placerait pas dans la Science Fiction. Faudra revoir la définition de dystopie !

Sunflower

17/09/2025 à 02:33

Merci pour ton sacrifice 😅
La dystopie est devenue un vrai problème en librairie : la blanche/générale s'en est emparée, parce que oh, ah bon, miracle, en fait ça se vend et c'est apprécié, mais il ne faut pas aller au bout des choses en acceptant (voire ô malheur ! en revandiquant) que la dystopie, c'est de la SF ! Non non non, c'est comme l'anticipation, ce n'est pas de la SF.
Gaudé avec Chien51 et Zem, sa suite, Le Tellier avec L'Anomalie, McEwan avec Une machine comme moi, Hassaine avec Panorama, ce sont tous des titres qui ont très bien marché, publiés par des maisons qui ont des collections d'imaginaire ! Mais les classer dedans ne leur aurait pas permis d'avoir ce succès et ces prix littéraires. Ce sont tous de la SF, que le grand public jure par ses grands dieux ne pas aimer, que c'est pour les gens qui n'ont pas grandi, etc., et le sous-genre littéraire devient une hérésie qu'il faut cacher sous le vernis de la Littérature. Seul compte le succès, et pour ça, la cohérence des genres littéraires est piétinée.
Et en vrai, je ne trouve pas ça si grave, tant que c'est fait avec intelligence, et sans écraser le sous-genre qui n'a rien demandé et souffre au contraire des préjugés. Sauf que ça n'arrive pas souvent, comme le montre cet article.

NG

16/09/2025 à 12:08

Sinon, vous connaissez ces sous-écrivain.e.s minables que sont James Graham B ou Octavia B?

Joëlle Wintrebert

16/09/2025 à 12:09

Franchement, Nicolas, j'étais déjà agacée par ce parti-pris stupide, hier, mais découvrir ce matin :

À LA UNE
"Ce n'est pas de la science-fiction, c'est de la littérature" : le choc du roman de Mathieu Belezi

... comme si vous teniez à insister sur le fait qu'un roman de SF ne pourrait pas être de la littérature, c'est revenir à des clivages que l'on pensait dépassés, et très très décevant.

Céline Marchand

16/09/2025 à 12:10

Encore ?
Mais c'est quoi le problème avec la SF? Ça va s'arrêter quand ? Il faut quoi pour que les snobs arrêtent d'être bornés ?
Moi, je comprends pas le problème.
Et d'abord, dites moi ce que c'est que de la vraie littérature. Et on va bien rigoler.

Edco

16/09/2025 à 15:32

.......ben pour moi
Azimov, K Dick, Huxley, Herbert, Bradbury, J Verne, Barjavel, Lovecraft, etc .......sont de grands littérateurs...!!!!!
C est quoi cet apartheid ?????
😭😭😭😭😭

Guillaume

16/09/2025 à 21:20

Les commentaires sont beaucoup plus pertinents que l'article. J'ai beaucoup lu de littérature traditionnelle, puis grâce, notamment à Terry pratchett, j'ai opéré une mue vers la littérature de l'imaginaire. Et lire un titre pareil sur un article quand on rédige des articles autour du livre ça interroge grandement sur son ouverture d'esprit et sa façon de considérer l'écriture. C'est vraiment triste pour vous. Je suis un lecteur de théâtre, et c'est deux genres restent clairement les enfants pauvres de la littérature. Danse une librairie traditionnel le, les deux plus petits rayons sont souvent les mêmes : le théâtre avec Molière, Corneille... Et la littérature de l'imaginaire avec dune et 1984...

Davenio

17/09/2025 à 17:02

Et vous oubliez les ridiculement petits rayons de poésie..

David Meulemans

16/09/2025 à 23:58

Toute littérature est littérature de l'imaginaire. La littérature générale à la française, c'est-à-dire, la littérature réaliste, est une sorte de protubérance étrange, fabriquée par la bourgeoisie pour expliquer aux gueux qu'il faut accepter le réel sans jamais se rebeller. Vivement que cette branche sèche et périsse. Vive les littératures de l'imaginaire, d'Ovide à Asimov, de Kafka à Butler, de Calvino à Shelley.

Lou

17/09/2025 à 16:01


Je rejoins les commentaires : le terme "SF" est-il donc si mal vu que, dès qu'on voit un bon livre appartenant à ce genre, il faille aussitôt le sortir de sa catégorie, pour supposément l'extirper de la fange ?!
Je vois que dans un autre article, vous avez loué l'initiative "Mois de l'imaginaire", et que vous avez surtout suivi le concept pour de bon, en faisant plusieurs critiques de livres SFFF. Le snobisme français contre l'imaginaire serait-il en train d'être combattu? je m'en réjouirais, mais cet article gâche un peu la chose.
à part ça, Cantique du chaos a l'air intéressant. Bref, encore un effort Actualitté, et bientôt vous arriverez à critiquer la SFFF comme n'importe quel autre genre ;)

Patrice Lajoye

18/09/2025 à 08:20

<Philippe Leconte à l'art de raconter les livres qu'il défend>

Par contre, l'art du Bescherelle, lui, n'est pas défendu.

Lyo

18/09/2025 à 15:48

Je rejoins les autres commentaires.
J'aimerais bien que Actualitté fasse une réponse.
Après, je suppose, les gens ont le droit de considérer que la SF n'est pas de la littérature et nous avons le droit d'être en désaccord avec cette opinion.

Comité Livre Libre

20/09/2025 à 11:07

Bon terminé les propos de salons ?

Est-ce que ce livre est politique ? est-ce que ce livre dérange ? ou va déranger ? est-ce que ce livre est susceptible de changer notre vision du monde ? donne envie de tout envoyer paitre ? est-ce que ce livre dynamite le langage, bref, est-ce que ce livre perturbe notre petit confort bourgeois ?

Des réponses dans la salle ?

Patrice Lajoye

20/09/2025 à 12:21

Fustiger ce qui ressemble bien à un mépris de classe, c'est un propos de salon?
Ah.

Ng

20/09/2025 à 13:54

Les propos de salon ? Dénigrer ainsi des commentaires dont la majorité est issue de personnes directeur/rice de collection, ou à l'autre bout de la chaîne de libraires (c'est mon cas) plus qu'honteux de l'approche, au moins langagière, d'un de leurs "confrères" et du choix de titre d'Actualitté, et qui débattent de différences de traitement d'une oeuvre selon sa classification, ce qui fait beaucoup sur la vie, le succès, la pérennité d'une oeuvre et par delà même de collections / éditions entières?

Vous voulez savoir ce que vaut le livre? Lisez-le donc ou allez lire les retours des influenceurs qui postent sur Babelio leurs résumés Chat GPT des services de presses reçus.

Comité Livre Libre

20/09/2025 à 21:36

Admirable phraséologie, mais vous ne répondez pas à la question. Complètement hors sujet mon cher. Relisez.

Thierry Reboud

21/09/2025 à 13:35

C'est amusant parce qu'en fait c'est vous qui réclamez des "propos de salon", et même de salon où l'on cause littérature.
Comme peut-être la plupart de celles et ceux qui ont commenté cet article, je n'ai pas (encore ?) lu le livre de Belezi. Convenez qu'il serait hasardeux pour quiconque n'a pas lu un livre (celui-là ou un autre) d'en discuter les éventuels mérites... ce que du reste, dans votre propre commentaire, vous ne hasardez absolument pas à faire.
Pour autant, cet article soulève une question dès le titre choisi, question renouvelée dans les propos tenus par le libraire tels qu'ils sont cités : la science-fiction appartient-elle à la littérature, oui ou non ?
Je dois dire que je suis surpris (et pas qu'un peu) qu'on se pose encore cette question après tant d'œuvres majeures issues de la science-fiction (Ballard, Le Guin, Bioy Casares, Shelley, Verne, il y en a tant que la liste est impossible à faire).
Par ailleurs, le titre de l'article pourrait avoir pour conséquence ô combien funeste de faire fuir les personnes éventuellement disposées à lire le roman de Belezi (comme moi) ce qui permettrait, à l'occasion, de répondre à vos interrogations académiques et, pardonnez-moi, presque caricaturalement salonardes.
Ne pas commenter le titre de cet article, c'est un peu ignorer l'éléphant au milieu de la pièce... et c'est surtout ne pas chercher à savoir ce que serait ou ne serait pas la littérature dès lors qu'elle semble se résumer à une technique de classement dans les rayonnages de librairie. Si vous ne comprenez pas cela, il est alors envisageable que vous ayez une idée peu éclairée de la littérature et de ses enjeux.

Un observateur

21/09/2025 à 14:44

"Rions, une fois de plus, de ces feuillistes qui écrivent régulièrement de tel ou tel roman qu'il est "davantage qu'un roman noir". Le roman noir, grandes têtes molles, ne vous a pas attendu pour ce faire en ce siècle une stature que peu d'écoles ont réussi à atteindre". JP Manchette. Vaut aussi pour la sf et les autres genres...

lesmotsdelivrent

22/09/2025 à 15:20

Toujours ravie de découvrir que la science-fiction ce n'est pas de la littérature.
Comment même un libraire peut dénigrer le genre de cette façon ? Ça me dépasse. Et ça oppose encore et toujours de façon arbitraire les œuvres qui seraient de la "vraie" littérature à celles qui ne le sont pas.
Définition de la littérature : "Activité de l’esprit par laquelle un auteur, usant du langage écrit comme d’un moyen de création artistique, transmet les fruits de son imagination, de son savoir ou de sa méditation ; les œuvres résultant d’une telle activité."
La science-fiction, c'est de la littérature.

Comité Livre Libre

23/09/2025 à 14:56

La salle est vide et ne sait pas lire. Finissons.

Patrice Lajoye

23/09/2025 à 15:19

LOL.


Oui, c'est suffisant, comme commentaire.

Edco

23/09/2025 à 15:33

Oui .....on avait un pdt de la République qui disait :
C*sse toi p*uv' c*n ..... MDR...🤭🤭🤭

Thierry Reboud

23/09/2025 à 18:21

La morgue et l'imbécillité en si peu de mots, c'en serait presque admirable si ce n'était si creux.

Jean Daiduis

24/09/2025 à 18:09

N'est-il pas ? vous parlez d'expérience, je présume.

Thierry Reboud

25/09/2025 à 11:21

Par expérience d'admiration de ce dont je suis incapable, sans aucun doute.

Comité Livre Libre

26/09/2025 à 18:21

"On avance, on recule, c'est le principal"

_ Jacques Lacan

Cantique du chaos

Mathieu Belezi

Paru le 21/08/2025

400 pages

Robert Laffont

23,00 €

Attaquer la terre et le soleil

Mathieu Belezi

Paru le 03/10/2024

139 pages

Le Tripode Editions

10,00 €

Moi, le glorieux

Mathieu Belezi

Paru le 07/03/2024

328 pages

Le Tripode Editions

21,00 €

C'était notre terre

Mathieu Belezi

Paru le 20/08/2008

474 pages

Albin Michel

22,30 €

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"Ce roman, c'est le livre d'une voix : en trois mots, coup de coeur"

Dans Ici, maintenant, Tom Newlands suit Cora Mowat, adolescente écossaise des années 1990, ballottée entre précarité, violence sociale, deuil et désir de fuite. Pour Solène, libraire à Atout Livre, la force du roman tient d’abord à cette voix brute, drôle et indocile, qui transforme un récit d’apprentissage en portrait profondément humain.

15/08/2026, 17:16

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“J’ai vraiment eu l’impression de lire une partition de vie”

À 26 ans, Roxane tente de reprendre pied après des années de drogue, de manque et de silence. Dans ce premier roman de Romain Aguila, la musique devient son langage, la guitare son refuge et la quête d’un riff le fil d’une reconstruction fragile. Priscilla, libraire chez Kube, revient sur un texte sombre, sensible et profondément rythmé. Livre sélectionné pour le Prix Envoyé par La Poste 2026.

15/08/2026, 08:30

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“Quand la nuit est là, il y a l’écriture, la poésie”

Arrêté en Iran et accusé d’espionnage, Olivier Grondeau raconte dans Joseph dans la nuit les 72 premiers jours d’une détention qui en durera 887. Pour Raphaële Gueit, libraire à 47° Nord à Mulhouse, ce récit dépasse pourtant l’expérience carcérale : entre poésie, humour, mémoire et solidarité, il dit surtout ce qui permet de tenir quand tout semble avoir été confisqué.  Livre sélectionné pour le Prix Envoyé par La Poste 2026

15/08/2026, 07:30

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“C’est un roman de dépossession complet”

Avec Mon corps donné pour vous, Marouane Essadek revient sur le destin de Carrie Buck, devenue dans la Virginie des années 1920 le symbole tragique des politiques de stérilisation forcée. Pour Sarah, de la librairie Bisey à Mulhouse, ce roman nourri d’archives restitue surtout une voix et une présence à une femme que l’histoire avait réduite à un cas.

13/08/2026, 12:49

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“Beaucoup d’amour. Beaucoup d’amour pour ces personnages”

Dans Les solitudes de Petite Rivière, Kalindi Ramphul entremêle mémoire familiale, musique et départs, de l’île Maurice à Séville. Darienne, libraire à l’Atelier 9, y voit surtout un roman de transmission, traversé par l’amour et les solitudes de femmes.

12/08/2026, 15:57

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“La première page, je pense que je ne l’oublierai jamais”

À quelques jours de la rentrée littéraire, Mordre l’orage d’Isabelle Pandazopoulos s’impose déjà comme l’un des grands coups de cœur d’Aurélie Barlet, libraire à La Pléiade, à Cagnes-sur-Mer. Un roman qui parle de blessures anciennes, de filiation et de reconstruction, où les livres deviennent autant un refuge qu’une manière de revenir vers la lumière. 

12/08/2026, 15:49

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“C'est vraiment un roman qui vous tient du début à la fin”

Élise Rillard, libraire au Café-Librairie Le Tagarin en Bretagne, voit dans Base Toundra bien plus qu’un simple polar historique. Elle y retrouve une grande aventure romanesque, traversée par le froid, la mémoire de la guerre et les fragilités de la neutralité suédoise. Dans le Grand Nord suédois, le froid n’est jamais un simple décor. Il commande les gestes, ralentit les corps, rappelle à chacun ce que vaut une certitude lorsqu’elle rencontre la toundra.

12/08/2026, 15:49

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“C'est un roman rocambolesque pour qui aime être surpris”

Au Stanhope Plaza, Mila a grandi entre une mère happée par la finance et Lupita, nounou devenue famille. Puis la crise de 2008 fissure ce huis clos de luxe. Priscilla, libraire pour Kube, revient sur Le Bruit du melon qui explose, premier roman de Marie Colombe à paraître le 27 août chez Au diable vauvert et déjà en lice pour deux prix : un récit d’apprentissage « rocambolesque », où l’humour protège avant de libérer. Livre sélectionné pour le Prix Envoyé par La Poste 2026.

04/08/2026, 15:44

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“C’est le roman d’amour d’une mère pour son enfant”

Avec ¡Vamos!, Olivia Ruiz entraîne une mère et son fils dans un voyage où l’élan vital se mêle aux blessures intimes. Pour Sébastien, libraire à la Fnac Bercy, ce roman est d’abord une histoire d’amour, de transmission et de retour à soi.

29/06/2026, 16:27

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“Quand l’imaginaire s’allie à l’humain”

Une actrice célèbre que plus personne ne reconnaît, un inconnu soudain happé par la lumière : Stéphane Carlier transforme le quiproquo en vertige intime. Avec Ce qui est arrivé à la célèbre actrice blonde, Nathalie, libraire à Au Traits d’Union, défend une fable drôle, humaine et plus grave qu’elle n’en a l’air.

26/06/2026, 17:18

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“Cette jeune fille a un super-pouvoir : ça s’appelle l’empathie”

Dans Luminous, album sans texte de Guillem Marí publié aux éditions de la Gouttière, la couleur porte tout : le récit, l’émotion, la relation aux autres. Laurent Marioni, libraire à Bulle en Stock, à Amiens, y lit une bande dessinée d’empathie, où une jeune fille colorée traverse un monde gris et découvre que la lumière se transmet dès qu’un lien s’invente.

17/06/2026, 16:18

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Avec Pourpre-sang, “la BD de genre a de beaux jours devant elle”

Pourpre-sang, Le cercle de Nimuée, que signe Léo Chérel inaugure donc le catalogue d’Astrolabe, maison fondée par François Hercouët au sein de Média Participations. Thomas Jacquart, directeur de BDfugue.com, analyse ce premier tome comme un manifeste de BD de genre, entre aventure maritime, fantasy, bestiaire travaillé, cycle en deux volumes et promesse de divertissement. Un lancement éditorial autant qu’un pari de librairie spécialisée.

22/05/2026, 10:22

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“C’était vraiment un livre labyrinthe, qui raconte les silences”

À la Librairie Atout Livre, dans le 12e arrondissement de Paris, Solène Quéré est notre invitée pour parler de Au grand jamais, de Jakuta Alikavazovic, sélectionné pour le prix Frontières 2026. Elle y lit moins une enquête qu’une déclaration d’amour à une mère disparue, traversée par l’exil, les silences familiaux, la poésie et l’acceptation d’une part d’inconnu. Un entretien sur la manière dont un roman approche ce qui échappe, sans le réduire ni l’expliquer.

19/05/2026, 17:39

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“C’est une invitation à la tolérance. C’est un livre très beau.”

Un absent occupe tout l’espace dans Le ciel est immense. Pour Raphaële Gueit, libraire à 47° Nord, à Mulhouse, le roman de Feurat Alani saisit d’abord par cette tension : une disparition familiale, longtemps tue, commande le mouvement entier du récit. Le livre s’ouvre comme une enquête intime, mais son horizon s’élargit vite. Derrière l’oncle effacé, pilote devenu figure presque mythique, se dessinent une famille, un pays, une histoire politique et une manière d’habiter les silences.

18/05/2026, 13:26

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“Magique et fascinante”, Pénélope Bagieu a “marqué la librairie” et ses lectrices

À l’occasion des Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens, Laurent Marioni, de la librairie Bulle en Stock, revient sur l’exposition À la rencontre de Pénélope Bagieu. De Culottées à La Nuit retrouvée, il décrit une autrice passée des blogs BD au patrimoine contemporain, capable d’élargir les publics sans perdre son humour, son goût du papier ni sa liberté graphique.

12/05/2026, 11:47

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“Mickey est courageux, brave, honnête, mais on s’identifie plus rapidement à Donald”

Commissaire de l’exposition Mickey et ses amis, une longue histoire dessinée, organisée aux Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens avec les éditions Glénat, Laurent Marioni relit Disney par le prisme du dessin et par les auteurs. Le propriétaire de la librairie Bulles en stock défend une culture populaire façonnée par Floyd Gottfredson, Carl Barks, Don Rosa et les créateurs européens qui, de Loisel à Keramidas, réinventent Mickey, Donald ou Picsou.

06/05/2026, 12:22

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“Chimamanda Ngozi Adichie est une tradition littéraire à elle seule”

À la librairie Trait d’Union, à La Rochefoucauld, Erick-Amaury Zion défend L’Inventaire des rêves de Chimamanda Ngozi Adichie, traduit par Blandine Longre, sélectionné pour le prix Frontières 2026. Dans cet entretien, le libraire lit un roman ample et accessible, porté par quatre trajectoires féminines, où l’exil, la violence sociale, l’humour et la sororité composent une même matière romanesque.

24/04/2026, 12:35

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“On ne peut pas porter du bleu quand on est une petite fille”

Sélectionné pour le Prix Frontières, le texte de Judith Schalansky, traduit par Lucie Lamy, déploie une traversée singulière entre souvenirs d’enfance et élans d’émancipation. Un récit fragmenté où la mer devient horizon, et les interdits, matière à résistance.

17/04/2026, 18:56

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“Cette histoire parle d'une famille d’exilés sur plusieurs générations”

Un roman ample et profondément humain, où l’exil se transmet de génération en génération, jusqu’à fissurer les identités. Avec Les Maisons de sel, Hala Alyan, traduit par Aline Pacvon, explore ce que signifie appartenir, quand le foyer ne cesse de se dérober.

04/04/2026, 08:30

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Phenyx : “On va vite sentir les fissures de cette organisation”

Entre dystopie et roman d’apprentissage, Phenyx, publié chez Scrinéo, explore un monde où les super-pouvoirs riment avec contrôle politique et perte de liberté. À travers le regard d’une libraire, le livre révèle une tension plus intime : celle d’un héros choisi malgré lui, confronté à un destin qu’il n’a jamais voulu.

26/03/2026, 18:05

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“Une histoire d’amour… mais particulière”

À la librairie Bisey de Mulhouse, Sarah Bio défend un roman court mais saisissant. Avec Nous n’avons rien à envier au reste du monde, sélectionné pour le Prix Frontières 2026, Nicolas Gaudemet met en scène une histoire d’amour sous contrainte, dans une Corée du Nord où les sentiments eux-mêmes deviennent suspects.

19/03/2026, 15:46

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“Les certitudes évoluent, elles se reconstruisent tout le temps”

Dans une librairie de Mulhouse, une conversation s’ouvre autour d’un premier roman qui ne laisse pas indifférent. Les Certitudes, de Marie Semelin, entraîne le lecteur dans une fresque humaine où les trajectoires individuelles croisent la grande histoire, entre Jérusalem et Ramallah. Pour Raphaële Gueit, libraire à la librairie 47° Nord, le livre frappe d’abord par sa capacité à mêler souffle romanesque et profondeur politique.

07/03/2026, 09:30

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“On ne peut pas trop en dire, c’est quelque chose à vivre”

Un homme se réveille sous terre, sans explication, contraint de ramper dans un boyau obscur. Avec Mouette, Dimitri Rouchon-Borie signe un roman exigeant qui transforme l’enfermement en expérience de lecture. Romain, libraire au Grain des Mots à Montpellier, revient sur un texte qui éprouve, dérange, et continue de travailler le lecteur bien après la dernière page.

10/02/2026, 16:54

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Marc Voltenauer et Nicolas Feuz : la Suisse, nouvelle Suède du polar ?

Avec Imperium, paru le 27 août chez Istya & Cie, Nicolas Feuz et Marc Voltenauer réunissent une deuxième fois Norbert Jemsen et Andreas Auer. Mais l’expérience la plus singulière se joue derrière le polar : écrire le héros de l’autre, reprendre librement ses pages et effacer les coutures du quatre-mains. Jusqu’à faire émerger, disent-ils, une « troisième voix ».

18/09/2026, 15:09

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“On peut avoir plusieurs vies” : Agnès Martin-Lugand face au poids du passé

Dans Retour à Folegandros, qui paraît ce 17 septembre chez Michel Lafon, Agnès Martin-Lugand ramène une famille sur l’île grecque où s'est nouée une part de leur histoire. Elle raconte à ActuaLitté un livre construit contre le silence de ses personnages, la place prise par le territoire dans l’écriture et ce texte dont l'écriture, au fil des pages, l'aura bousculée comme rarement.

16/09/2026, 17:32

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Claire Norton : “On a un peu oublié qui nous nourrit aujourd’hui”

Dernière émission de l’été dans les pages d’ActuaLitté, cet entretien avec Claire Norton accompagne la parution de Les Enracinés. L’autrice abandonne le contemporain pour le Centre-Bretagne de 1912, à la veille de la Grande Guerre. Dans ce premier tome paru chez Robert Laffont, Marie, 17 ans, hérite brutalement des responsabilités de sa mère. Claire Norton revient sur ce changement d’époque, la condition des femmes, le monde paysan et cette terre nourricière que la guerre transformera bientôt en champ de mort.

24/08/2026, 09:45

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Anne Percin : Eugénie sous les bombes, de l’archive familiale au roman

Dans Eugénie sous les bombes, Anne Percin redonne une place à une arrière-grand-mère presque effacée de la mémoire familiale. À ActuaLitté, elle raconte comment un document transmis sur plusieurs générations est devenu roman : les hésitations, la colère, les retours éditoriaux, puis cette conviction que l’invention pouvait servir la vérité d’une existence sans se faire passer pour elle. Le livre paraît le 20 août chez Buchet-Chastel. 

19/08/2026, 19:08

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“On tue moins facilement un homme qu’un monstre” : une mère, une vengeance

Dans le septième épisode de L’été dans les pages, Claire Norton revient sur Et que Dieu me pardonne, paru en 2024 chez Robert Laffont. Au cœur du roman : Élodie, une mère qui se croyait incapable de céder à la violence, jusqu’à la disparition de sa fille. L’autrice raconte comment elle a construit cette bascule, nourrie par les réactions de ses lecteurs, et pourquoi elle refuse de réduire le face-à-face à un simple duel entre victime et monstre.

10/08/2026, 12:25

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Ce que les parents transmettent : “Nous sommes nos choix. Mais pas que”

Dans Par la force des choses, Claire Norton oppose ce que chacun décide aux trajectoires imposées par le hasard, la famille ou les choix d’autrui. Pour le sixième épisode de L’été dans les pages, la romancière revient sur Lisa et Céleste, sur ce que les parents transmettent sans le dire, et sur ces silences qui, dans un récit comme dans une vie, finissent parfois par orienter le cours des événements.

03/08/2026, 10:10

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Mourir dans la dignité, c'est “avoir le droit de choisir la fin de son existence”

Le Sens de nos pas commence dans le fracas d’un accident, au plus près d’une femme qui sent la vie lui échapper. De cette scène naît une double traversée : celle d’une adolescente endeuillée et celle d’un vieil homme qui refuse qu’on décide pour lui.  Invitée de notre émission L'Été dans les pages, Claire Norton relie deux âges de l’existence par une même question : que signifie avancer, quand chacun de nos pas porte ceux qui nous ont précédés ?

28/07/2026, 12:09

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Rentrée littéraire : “Lisez, mais laissez donc les lecteurs lire, bordel !”

Pour les lectrices et les lecteurs, la rentrée littéraire commencera fin août. Mais les maisons d’édition, les calendriers sont arrêtés, les services de presse expédiés et les titres à enjeu entourés de soins attentifs. Dans les rédactions, les plis s’empilent et les lectures ont débuté depuis des semaines. Avant même que le public ne découvre les 461 romans annoncés entre août et octobre, une première hiérarchie se dessine et Monsieur Morris s’inquiète de voir les idoles de la fin de l’été, consacrées mi-juillet...

25/07/2026, 09:35

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Violences conjugales: “Nous sommes tous concernés par ce sujet“

Celle que je suis raconte le silence d’une femme que l’emprise conjugale a rendue presque invisible. Invitée de notre émission L'Été dans les pages, Claire Norton nous parle de Valentine, celle vit derrière les murs de sa peur, avec son fils comme seul point de lumière. Une rencontre, celle de Suzette, ouvrira une brèche. Mais à quel prix ? Ce roman de violence, mais surtout de reconquête : retrouver sa voix, son nom, sa place, et peut-être enfin celle que l’on est.

20/07/2026, 13:58

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“On pense sa vie terminée, mais elle ne l'est jamais”

Dans le troisième épisode de L'été dans les pages avec Claire Norton, la romancière revient sur Ces petits riens qui nous animent..., paru en 2020 chez Robert Laffont. Une infidélité fait voler en éclats l’existence d’Aude. La rencontre d’une adolescente au bord du vide rassemble ensuite trois inconnus. L’autrice raconte comment la honte, la culpabilité et le déni cédent finalement devant l'altruisme...

13/07/2026, 16:35

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Claire Norton : “La culpabilité imaginaire est plus tenace que la faute”

Premier épisode de notre série estivale, L'été dans les pages, consacrée aux romans de Claire Norton : elle revient sur En ton âme et conscience, son premier livre édité. La romancière y relie le destin d’Evan, chirurgien hanté par la disparition de sa sœur, aux rencontres qui ont nourri son écriture dans une unité de soins palliatifs. Au centre du récit : cette culpabilité qui survit au temps et ne se résout pas toujours par l’action.

06/07/2026, 11:08

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À Amiens, la BD au prisme du sexe, du désir et des corps

Le 5 juin 2026, les Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens ont consacré leur journée d’étude à la manière dont le 9e art traite de la sexualité. Éveil, intimité, humour, sexualisation des corps : quatre tables rondes devaient réunir huit auteurs et autrices au cloître Dewailly.

02/07/2026, 16:07

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L’été dans les pages, avec Claire Norton : émotion et réparation

Claire Norton a construit, livre après livre, des romans de bascule. Un accident, une faute, une disparition, une trahison, parfois une rencontre ou un héritage familial qui contraignent ses personnages à redéfinir ce qui les tient debout.

01/07/2026, 12:18

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En vrai, “du coup”, on en parle ? 🫢

Monsieur Morris reprend du service, avec une cible à deux syllabes : « du coup ». Entre tic de langage, béquille conversationnelle et poison doux des réunions éditoriales, notre vieux ronchon dissèque un mot devenu omniprésent — et peut-être le miroir sonore d’une époque qui cherche sans cesse à relancer la phrase.

23/06/2026, 15:12

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Ces exposants qui font des Imaginales bien plus qu’un festival du livre

Aux Imaginales, il y a les auteurs, les éditeurs, les tables rondes, les files de dédicaces, les débats sur la fantasy, la science-fiction ou le fantastique. Mais sous les tentes du festival, l’imaginaire prend aussi la forme d’un bijou, d’une céramique, d’une planche de bande dessinée, d’un objet en bois découpé, d’un tarot illustré ou d’un petit catalogue indépendant. Nous sommes allés à la rencontre de quelques exposants, parfois présents depuis plusieurs années, parfois venus pour la première fois à Épinal.

31/05/2026, 09:22

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Longtemps symbole de noblesse, le lévrier est devenu un chien à sauver

Aux Imaginales, il y a les auteurs, les mondes inventés, les rencontres, les costumes, l'artisanat. Mais il y a aussi, au détour du Pôle Histoire, des silhouettes fines, nerveuses, presque sculptées pour la vitesse : les lévriers. Longtemps associés aux rois, aux nobles et aux récits médiévaux, ils sont aujourd’hui encore, en Espagne, traités comme de simples outils de chasse, abandonnés ou maltraités lorsqu’ils ne servent plus.

30/05/2026, 17:38

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Violette Nozière, “une jeune fille libre et un peu perdue aussi”

Directrice de la collection « L’Affaire qui… » à L’Aube noire, Michèle Pedinielli revient sur le nouveau livre de sa collection, Violette Nozière, icône et criminelle, de Jérôme Leroy. À travers l’affaire de 1933, elle lit moins un crime qu’un révélateur social : famille, classe, presse, morale sexuelle, surréalistes et regard masculin composent le portrait d’une jeune femme jugée avant même son procès, et d’une époque dont les journaux fabriquent déjà le verdict.

21/05/2026, 16:29

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David Le Breton : “Il n’est de monde que de corps”

Au Livre à Metz, le thème de cette édition, « Habiter le monde », ne s’est pas seulement déployé sur scène. Il s’est aussi glissé dans les marges du festival, dans les conversations, les rencontres, les moments suspendus entre deux événements. C’est là que nous avons échangé avec le sociologue David Le Breton.

13/04/2026, 09:53

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“On a vraiment laissé pourrir des êtres humains” : une tragédie oubliée qui refait surface

Michèle Pedinielli dirige une nouvelle série au sein de L’Aube noire, « L’Affaire qui… ». Le geste : confier à des plumes du noir un fait divers historique, afin de lire une époque dans ses journaux. « J’ai eu envie de demander à des auteurs de noir, dont je connais la plume, de s’emparer d’un fait divers historique, surtout pour nous parler de la société de l’époque à travers le traitement médiatique. »

13/02/2026, 17:18

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Dans les coulisses de l’édition scolaire, le métier invisible qui relie enseignants et livres

Dans l’ombre des salles de classe, les délégués pédagogiques façonnent silencieusement le lien entre enseignants, élèves et livres. À travers le parcours de Laura Gilles, c’est toute une vision exigeante et incarnée de la transmission des langues qui se dessine.

19/01/2026, 17:00

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Agnès Desarthe : “Ce livre aurait été presque impossible à écrire”

Il y a des livres qui ne naissent pas d’un projet longuement mûri, mais d’un pas de côté. Qui se ressemble, paru en janvier 2026 chez Buchet Chastel dans la collection La Résonnante, appartient à cette catégorie rare : celle des récits qui surgissent presque malgré leur autrice, comme appelés par une nécessité souterraine. Agnès Desarthe le dit d’emblée : sans le hasard d’une commande, ce texte n’aurait sans doute jamais vu le jour. Trop intime, trop chargé, trop risqué peut-être.

13/01/2026, 14:38

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“L’art est politique, il n’y a pas un artiste qui ne soit pas engagé”

À l’aéroport, sur le point d’embarquer pour le Chili, Nicole Mersey-Ortega confie ce que son roman Même le froid tremble a bouleversé dans sa vie. Entre fatigue, lutte politique et désir farouche de liberté, elle raconte comment l’écriture devient un geste pour continuer ailleurs, autrement.

09/12/2025, 15:38

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Les éditions du Faubourg : “Nous sommes des artisans dans un monde industriel”

Le dépôt-vente, ce sont ces circuits parallèles aux lieux habituels de commercialisation des livres, pour toucher d’autres publics. Sophie Caillat, fondatrice et directrice des Éditions du Faubourg, maison indépendante lancée en janvier 2020 et Kézia Lacour, nous raconte comment leur vie a changé dans la gestion de ces stocks, par nature éparpillés…

08/12/2025, 16:33

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“Une idée n’a de sens que si elle passe à l’action” : François Belley, l'anti-brouhaha

François Belley arrive avec une énergie presque contagieuse, celle de quelqu’un qui vit ses idées autant qu’il les écrit. Présenté comme un « producteur d’idées », il s’amuse de cette formule autant qu'il la revendique pleinement. Ou l'inverse ? 

04/12/2025, 17:07

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“J’avais 17 ans…” : comment un choc d'adolescente a donné naissance à Moheeb sur le parking

Au Palais de la Porte Dorée, Clara Lodewick sourit encore de l’effervescence provoquée par Moheeb sur le parking, la bande dessinée qui lui vaut le prix Porte Dorée 2025. L’album, pensé comme un huis clos à ciel ouvert, suit un jeune réfugié afghan, échoué dans une attente interminable. Une histoire qui, comme elle le raconte, « remonte à mes 17 ans, quand je passais mes journées auprès d’un collectif d’Afghans sans papiers ».

01/12/2025, 12:00

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Li-Chin Lin : “Vivre en France m’a apporté plein de ressources”

Dans le silence minéral de la Bibliothèque Abbé-Grégoire à Blois, l’autrice taïwanaise s’installe avec douceur, presque à pas feutrés. Elle a rejoint le festival BD Boum qui a mis Taiwan à l’honneur cette année. Un entretien à pas feutrés…

24/11/2025, 11:46

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Close Call Comics : le label français qui bouscule le comics indépendant

Quand il se présente, Maxime Garbarini esquisse un sourire timide, presque incrédule face au chemin parcouru. Il se décrit d’abord simplement comme « dessinateur et auteur de comics dans mon temps libre ». Et pourtant, quinze ans après la naissance de Close Call Comics, ce label indépendant devenu, presque malgré lui, une petite pépinière internationale, force est de constater que son univers est désormais solidement bâti, réfléchi, exigeant — à son image.

22/11/2025, 16:01

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Quand l’Irlande rencontre la France : l’incroyable parcours du chef Joseph Doverman

Dans la voix chaleureuse de Joseph Doverman, quelque chose accroche immédiatement : un mélange d’enthousiasme juvénile et de profondeur tranquille, comme si chaque souvenir culinaire avait laissé une empreinte vivante. L’auteur d’Irlande – Les meilleures recettes d’un pays chaleureux et authentique raconte son parcours comme on déroule un fil de laine, sans effets ni artifices, mais avec cette sincérité têtue qui le caractérise.

 

16/11/2025, 13:08

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Pourquoi ce livre jeunesse donnera tant envie aux enfants de cuisiner

Lors du Festival du Livre Gourmand de Périgueux, Claire Bergé-Lefranc et Benoist Husson ont offert un moment suspendu, à mi-chemin entre confidence culinaire et coulisses de création. L’un est fondateur de KidSono — une société spécialisée dans l’audio jeunesse — l’autre cheffe et fondatrice du traiteur Chicken Bacon Lettuce. Ensemble, ils racontent cette aventure singulière : Madeleine de cheffes, un podcast devenu livre jeunesse publié chez Gallimard Jeunesse.

16/11/2025, 10:10

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“Les gras intimes, les gras d’enfance, les gras d’amour”, un plaidoyer anti-culpabilité

À Périgueux, la rencontre avec Marion Chatelain a pris des allures de conversation joyeuse autour d’un sujet qu’elle porte avec panache : le gras. Son ouvrage Le gras c’est la vie (Flammarion - photos de Rina Nurra), défend une vision chaleureuse, presque philosophique de cette matière tant aimée que souvent mal comprise. Dès les premières minutes, l’autrice rappelle que « le gras rassemble », comme une évidence qui se vérifie autant dans une cuisine familiale que dans une salle de banquet.

15/11/2025, 18:33

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“Chacun garde en soi des moments d’enfance liés à la gourmandise”

À l’approche du Festival du Livre Gourmand 2025, la ville de Périgueux s’apprête à se transformer, une fois encore, en un vaste théâtre dédié à la littérature culinaire et à l’art de vivre. Pour le maire Émeric Lavitola, l’événement incarne bien plus qu’une célébration des plaisirs de la table : c’est une respiration collective, un moment d’unité. 

12/11/2025, 15:22

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“Le corps de la femme a toujours été un espace de guerre” : Nicole Ortega

Dans Même le froid tremble, Nicole Mersey Ortega explore la fatigue des corps qui ploient sans jamais rompre, ces corps façonnés par le travail, la honte et le désir. Son écriture, charnelle et politique, redonne souffle et dignité à ceux que la société rend invisibles. À travers la voix de l’autrice, la littérature devient à la fois cicatrice et résistance : un cri discret mais inaltérable.

08/11/2025, 09:46

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Largo Winch : un vent nouveau souffle sur l’empire W

Dans l’univers feutré de la bande dessinée franco-belge, rares sont les héros à demeurer aussi vivants après un quart de siècle d’albums. Largo Winch, l’aventurier milliardaire créé par Jean Van Hamme et Philippe Francq, fait partie de ceux-là. Avec Si les dieux t’abandonnent, vingt-cinquième tome de la série, le dessinateur s’associe pour la première fois au scénariste et réalisateur Jérémie Guez. Une rencontre placée sous le signe du respect et du renouvellement.

06/11/2025, 15:11

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“Je voulais que l’écriture fuse comme une cumbia, qu’elle pulse, qu’elle vive !”

Dans Même le froid tremble, Nicole Mersey Ortega fait danser la langue au rythme des rues de Santiago. Entre poésie et pulsation, son écriture respire, tape, trébuche parfois, mais ne s’arrête jamais. Portée par une musicalité organique, l’autrice compose un roman vibrant où chaque phrase semble battue par un cœur collectif.

31/10/2025, 15:22

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Une ville où “les couchers de soleil rouges ressemblent à l’éclat d’une bombe”

Avec Même le froid tremble, Nicole Mersey Ortega raconte le traumatisme d’un Chili qui n’a jamais refermé ses plaies. À travers la voix des femmes et des quartiers populaires, son roman met à nu les fractures d’un pays où la mémoire, la lutte et la tendresse se confondent.

24/10/2025, 13:23

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Dans l'atelier de Joseph Incardona, Prix des Deux Magots 2025

Lauréat du Prix des Deux Magots 2025 pour Le Monde est fatigué (Éditions Finitude), Joseph Incardona signe un roman d’une intensité rare, où la douleur, la dignité et le secret se répondent. On y suit Ève, performeuse-sirène qui plonge dans les aquariums des centres commerciaux, entre spectacle et solitude, qui affronte un deuil impossible. Roman de la chair et du silence, il explore la tension constante entre pardon et vengeance, pudeur et exposition.

13/10/2025, 18:03