La rentrée littéraire bat son plein sur France Culture, avec le retour des programmes habituels convoquant les auteurs, les autrices, leurs récits et leurs œuvres. Au programme, du lundi 8 septembre au dimanche 14 septembre, Laurie Agusti, Fanny Michaëlis, Sorj Chalandon ou encore Javier Cercas...
Du lundi au vendredi de 12h à 13h30
12h La Critique
Lundi 8 septembre : Bande dessinée, avec Lucie Servin et Catherine Robin
Rouge Signal de Laurie Agusti (2042)
Et c'est ainsi que je suis née de Fanny Michaëlis (Casterman)
Mardi 9 septembre : Littérature, avec Johan Faerber et Romain de Becdelièvre
Le livre de Kells de Sorj Chalandon (Grasset)
Les Forces de Julia Vasquez (Sous-sol)
Vendredi 12 septembre : spéciale rentrée littéraire avec des Libraires :
Marie-Rose Guarnieri (Librairie des Abbesses, à Paris)
Héloïse Adam (Librairie Albertine à Concarneau)
Brindha Seethanen (Librairie Millepages à Vincennes)
13h La Rencontre
Lundi 8 septembre : Fatima Daas, écrivaine, à l’occasion de la parution de Jouer le jeu (L’Olivier)
Mardi 9 septembre : Nine Antico, autrice et dessinatrice de bande dessinée, pour Une Obsession (Charivari)
Mercredi 10 septembre : Ovidie, Autrice, réalisatrice et metteuse en scène, pour son spectacle La chair est triste Hélas avec Anna Mouglalis, du 9 septembre au 25 octobre au théâtre de l’Atelier
Jeudi 11 septembre : Javier Cercas, écrivain, à l'occasion de la parution de son roman Le Fou de Dieu au bout du monde (Actes Sud)
Du lundi au vendredi de 15h à 16h
Lundi 8 septembre : Sorj Chalandon : les années rouges
Avec Sorj Chalandon pour Le livre de Kells (Grasset)
Mardi 9 septembre : Premiers romans : des femmes qui partent, avec Reine Bellivier et Louise Rose
Avec Reine Bellivier pour La hideuse (Christian Bourgois) et Louise Rose pour Les projectiles (POL)
À LIRE - Traumas et secrets : la famille brisée de la rentrée littéraire 2025
Mercredi 10 septembre : Bande dessinée : le masculinisme dans les cases de Laurie Agusti
Avec Laurie Agusti pour Rouge signal (Ed.2042)
Jeudi 11 septembre : Archéologie d'un futur sans humains, avec Céline Minard
Avec Céline Minard pour Tovaangar (Rivages)
Vendredi 12 septembre : Dans la bibliothèque d’Arthur Teboul
Du lundi au vendredi de 20h30 à 20h35
Avec Léonie Pernet
Léonie Pernet est une musicienne, chanteuse, compositrice et productrice française. Formée à la batterie, elle s’est d’abord illustrée comme DJ avant de construire un univers musical singulier mêlant musique électronique, influences classiques, sons traditionnels et chant en plusieurs langues. Son parcours artistique s’inscrit dans une recherche de liberté formelle et d’expression personnelle. La poésie occupe une place centrale dans son œuvre, à la fois comme source d’inspiration, comme mode de pensée et comme matière textuelle.
Avec Poèmes pulvérisés, sorti le 6 juin 2025, l’artiste affirme plus clairement encore le lien entre sa musique et la poésie. Le titre est emprunté à un recueil de René Char, poète qu’elle admire depuis plusieurs années : « Quand j’étais adolescente, je voyais ma mère le lire. C’est un poète métaphysique, il ne faut pas toujours chercher à comprendre. Parfois, le mystère touche, il suffit d’ouvrir son cœur. » Le disque s’ouvre par la lecture d’un de ses poèmes, et elle cite un vers de Char – « J’ai pris ma tête comme on saisit une motte de sel et je l’ai littéralement pulvérisée » – comme une référence centrale dans sa démarche de création. Elle y voit un geste radical d’écriture et une manière d’accepter la fragmentation des identités.
Dans cet album, elle cherche à faire dialoguer les éclats de soi, personnels ou politiques, avec les enjeux collectifs. Plusieurs morceaux sont issus d’expériences spécifiques : composition pour le théâtre, pour la série H24 sur Arte, ou encore pour des projets plus personnels, comme Nymphéas, où l’on entend des voix de membres de sa famille paternelle rencontrés au Niger.
Lundi 8 septembre - Spectre de Léonie Pernet
Lecture par Léonie Pernet
Mardi 9 septembre - René Char
Lecture par Florence Loiret Caille
Mercredi 10 septembre - Babouillec
Lecture par Florence Loiret Caille
Jeudi 11 septembre - Mahmoud Darwich
Lecture par Lyes Salem
Vendredi 12 septembre - Andrée Chedid
Lecture par Lyes Salem
Du lundi au vendredi de 20h35 à 21h
Pêcheurs d’Islande
De Pierre Loti / Réalisation Etienne Valles / Adaptation Hervé Prudon
La mort et le vide font de « Pêcheur d'Islande » un chant, un opéra funèbre, rythmé par la saison de pêche et l'hiver à terre, la camaraderie sur le bateau et les fêtes bretonnes où l'on boit, courtise et se fiance. L'histoire est simple. Yann est marin des pieds à la tête. Il est « fiancé à la mer ». Il aime son métier. Il est un Islandais, comme on appelle dans la région de Paimpol et de Tréguier ces jeunes Bretons qui vont pêcher la morue au loin dans les mers du nord. La mortalité sur les bateaux est quatre fois plus importante qu'à la mine, on pêche parfois trente heures d'affilée dans des conditions épouvantables.
Mais Loti n'est pas Zola. Loti est un impressionniste. Il raconte entre genêts et calvaires une histoire d'amour où des sentiments naïfs et pudiques s'expriment en termes attendrissants et surannés. Yann est fier et peu causant. Et il hésite, parce qu'il est pauvre, à marier Gaud, une fille d'armateur, un peu rêveuse, un peu étrangère, mal préparée à la vie d'attente de femme d'Islandais. Il y a aussi Sylvestre, le jeune homme vierge, appelé à mourir au Tonkin sous l'uniforme français. Il y a surtout la mer, qui a droit de vie et de mort sur ces sacrifiés volontaires.
Loti a des mots simples, aussi creux parfois que les mots des chansons, mais au creux desquels se cachent l'amour, l'indifférence de la nature, la condition humaine, la vaillance et le désespoir. Il a aussi des silences, de merveilleux silences où s'engouffre une symphonie pathétique et singulière. « Pêcheur d'Islande » a l'innocence d'un sanglot, et l'émotion des chants désespérés.
Lundi 08 septembre « Chagrin de matelot »
« À regarder ce nuage, il sentit venir une tristesse profonde. Il comprenait maintenant que son pauvre petit frère ne reparaitrait jamais plus. Quelque chose comme un voile tomba malgré tout entre ses paupières. Il ne comprenait pas bien ce que c’était, n’ayant jamais pleuré dans sa vie d’homme. »
Mardi 09 septembre Retour d'Islande
« Rien de vivant, rien de jeune ici, rien. Rien que le vent de la mer, il hurle comme les fantômes. Réveille-toi donc grand-mère, ne vois-tu donc pas que j’ai peur. »
Mercredi 10 septembre Un mariage
« Il adorait ce je ne sais quoi invisible qui était en elle, qui était son âme. Il n’avait jamais connu cette manière d’aimer quelqu’un. »
Jeudi 11 septembre Le départ
« Il y en a pourtant d’autres qui sont bien touchantes avec leurs yeux pleins de larmes. Il y en a aussi des distraites et des rieuses, qui pour le moment n’aiment personne. Des vieilles, menacées par la mort, pleurent en quittant leurs fils. »
À LIRE - Rentrée littéraire : quels sont les coups de coeur de France Culture ?
Vendredi 12 septembre Dernier voyage
« Gaud continuait de se mettre en toilette, par peur de ressembler à une femme de naufragé. S’exaspérant de la compassion des autres, détournant les yeux pour ne pas croiser de ces regards qui la glaçaient. Elle avait pris l’habitude d’aller dès le matin tout au bout des terres, sur la falaise. »
Le dimanche de 20h à 22h
Cycle Racine dans le cadre de l’intégrale des tragédies de Racine avec la troupe de la Comédie-Française 2/3
Iphigénie de Jean Racine
Mise en scène de Stéphane Braunschweig
Réalisation : Sophie-Aude Picon
Par Dépêche
Contact : depeche@actualitte.com
Paru le 22/08/2025
204 pages
2042
28,00 €
Paru le 13/08/2025
379 pages
Grasset & Fasquelle
23,00 €
Paru le 22/08/2025
188 pages
Editions de l'Olivier
20,00 €
Paru le 03/09/2025
480 pages
Actes Sud Editions
24,50 €
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