Assassin ou pas ? Sur le cas Henri Girard, les versions se suivent et ne se ressemblent pas. Après les sorties contradictoires de La Serpe (prix Fémina 2017), de Philippe Jaenada, en 2017, qui affirmait l’innocence de l’auteur du Salaire de la peur, et de La Serpe Rouge, par Nan Aurousseau et Jean-François Miniac, qui prétendait le contraire, c’est sa propre fille, Catherine Girard, qui plaide aujourd’hui pour la thèse de la culpabilité de son père.
Le 28/08/2025 à 15:36 par Ugo Loumé
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28/08/2025 à 15:36
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Le 20 août dernier, elle publiait aux éditions Grasset In violentia veritas, récit familial dans lequel « la fille de l’assassin » sort du silence : alors qu’elle avait 14 ans, son père, Henri Girard, connu sous le nom d’auteur Georges Arnaud, lui aurait avoué être l’auteur du fameux triple meurtre d’Escoire.
Pour rappel, Henri Girard, fils de Georges Girard, archiviste-adjoint au ministère des Affaires étrangères du Gouvernement de Vichy, et de Valentine Girard, née Arnaud — matronyme qu’il utilisera plus tard comme nom de plume, professeure de lycée décédée de la tuberculose en 1926, alors que Henri n’a que 9 ans, ce Henri Girard-là donc, a 24 ans le 24 octobre 1941, quand il arrive dans la demeure de son père, dans le château familial à Escoire, près de Périgueux, où vivent aussi sa tante Amélie et la domestique, Louise Soudeix.
Le jeune homme est en train de préparer le concours pour entrer au Conseil d’État. Il y a déjà échoué en 1940 et fait part à son père de ses hésitations : s’il réussit les épreuves, il devra pour travailler prêter serment à Pétain. Mais il n’aura pas à hésiter longtemps, car dans la nuit qui lie 24 et le 25 octobre, tous les habitants du château sont tués à coups de serpe. Tous, sauf lui.
Au petit matin, seul rescapé, Henri Girard avertit les gardiens du château, la famille Taulu. Compte tenu des circonstances de ce triple assassinat (aucun témoin, pas de trace d’effraction, aucun vol commis), et de son apparente froideur, le jeune homme est immédiatement désigné comme le suspect numéro un de cette affaire, inculpé et enfermé à la prison de Périgueux.
Bien qu’il plaide son innocence, il y passe 19 mois, dans des conditions très difficiles qui couteront à cette période-là la vie de 10 prisonniers. Son procès s’ouvre au printemps 1943 et, défendu par Maurice Garçon, ami de la famille et avocat très réputé, Henri Girard est contre toute attente acquitté.
Dans les mois qui suivent, le jeune homme libre dépense tout l’argent de son héritage. En mai 1947, ruiné et endetté, il quitte la France pour l’Amérique Latine, où il reste deux ans. Dans ce continent l’attend une vie dure, soumise aux aléas de l’aventure. Il enchaîne divers métiers, de chercheur d’or à chauffeur de taxi, et est forcé d’abandonner son costume de « fils de bonne famille » pour celui de « dur à cuir ».
C’est ici que les règles de la littérature commencent à dicter le jeu. D’abord parce qu’à son retour en 1949, Henri Girard, qui prend pour l’occasion le nom de Georges Arnaud, sort son premier roman, Le Salaire de la peur, inspiré de ses années sud-américaines. Le succès est immédiat et massif, et le roman est adapté au cinéma en 1953 par Henri-Georges Clouzot, avec Yves Montand et Charles Vanel.
Mais aussi parce que l’affaire du triple meurtre d’Escoire, qui ne sera certainement jamais résolue, a depuis lors occupé le temps de beaucoup d'écrivains, fait couler des litres d’encres et rempli de nombreuses pages blanches. Dernièrement, c’est donc la propre fille d’Henri Girard qui a publié chez Grasset sa propre version de l’histoire.
Dans In violentia veritas, Catherine Girard est formelle : alors qu’elle avait 14 ans et qu’elle lui demandait pourquoi on la surnommait « la fille de l’assassin », son père lui a avoué être l’auteur de ce massacre à la serpe. Son livre se présente alors comme une enquête littéraire et familiale, dans laquelle la colère et la violence jouent le rôle de fil rouge.
« Quand Catherine Girard écrit : “j’ai remonté mon arbre généalogique de branche en branche”, chaque rameau est marqué par la colère », relevait pour ActuaLitté Raphaële Beurret, de la librairie 47° Nord, à Mulhouse : « La colère de Catherine vient de cette violence paternelle subie très tôt par son père. »
Elle souligne également la maîtrise stylistique de l’autrice : « On sent une exigence, mais jamais de pose. Les images, les métaphores, la richesse du vocabulaire donnent une voix à la fois factuelle et intime. » Ce qui a valu à l’ouvrage d’être sélectionné pour le Prix Le Monde et le Prix Envoyé par la Poste.
Mais, la qualité littéraire du texte mise à part, cette sortie n’a pas plu à tout le monde. Parmi les mécontents se trouve le propre demi-frère de Catherine Girard, Henri de son prénom — le même que son père, donc – qui dans un communiqué a déclaré que « rien, dans la personnalité et le parcours [mon père] ne corrobore ces accusations ». « Ces accusations sont gravissimes et nous les contestons fermement », ajoute-t-il, parlant ici au nom de ses enfants et petits-enfants.
« Mon père a affronté toute sa vie des accusations de gens qui étaient ses ennemis politiques et qui le ramenaient sans cesse à cette histoire. Je me désole que cela ressurgisse aujourd’hui, venant de sa fille. [...] J’avais été rassuré par le livre de Philippe Jaenada, qui me semble avoir fait un travail très sérieux. Pour moi, c’est strictement impossible qu’il ait tué. »
Philippe Jaenada avait en effet sorti La Serpe en 2017, aux éditions Julliard (par ailleurs le premier éditeur de Henri Girard/Georges Arnaud). Livre-enquête de six cents pages pour lequel l’écrivain a épluché, trois années durant, les archives d’époques, des éléments de l’enquête jusqu’aux lettres échangées par la famille, au terme duquel il plaidait pour l’innocence d’Henri Girard, et allait jusqu’à soupçonner le fils des gardiens du château d’avoir commis ce triple meurtre.
Interrogé par le Nouvel Obs, Philippe Jaenada s’est dit « écœuré » par ce qu’il a lu dans le livre de Catherine Girard. « C’est avant tout parce que j’ai un souci avec le massacre de la mémoire des gens qui ne sont plus là pour se défendre », précise-t-il. Selon lui, « tout ce qu’elle décrit des crimes prétendument commis par son père est faux, je veux dire n’est techniquement pas possible. »
Pour Telerama, l’auteur, qui prétend connaitre « par coeur » l’affaire d’Escoire, revient sur de quelques-unes des prétendues erreurs du récit de Catherine Girard — pas toutes, cela occuperait « 50 pages », affirme-t-il — et les confronte à ses propres conclusions de l’époque où il enquêtait sur le triple meurtre. Si on en croit Philippe Jaenada, tout cela ne tient pas debout : « Ce sont donc des mensonges, je ne trouve pas d’autre mot. Des mensonges dans le but de prouver la culpabilité d’un homme. »
Concernant cette histoire, centrale, d’aveu du père à sa fille de 14 ans, Philippe Jaenada, qui est par ailleurs un ami d’Emmanuel Girard, petit-fils d’Henri Girard père, fils d’Henri Girard fils, et neveu de Catherine Girard, déclare : « Bien sûr qu’un aveu est recevable (même si on sait que les faux aveux courent les commissariats et les cabinets de juges d’instruction). »
Mais là aussi, il est loin d’être convaincu. Il rappelle qu’Henri Girard avait déjà fait ce genre de déclaration à « Gérard de Villers, l’auteur des « SAS » (en lui précisant qu’il avait même “tué le chien”, or la famille n’avait pas de chien), à Lella, sa troisième épouse, quand elle a décidé de le quitter, et à une jeune femme qui a vécu avec la famille à Alger, que j’ai rencontrée mais dont je ne peux pas parler. »
Pour l’auteur de La Serpe, il y a une explication simple à ces aveux qu’il croit faux : « On ne peut que supposer (je n’en sais rien, évidemment) qu’il n’en pouvait plus d’être regardé en coin et de devoir, toujours, quarante ans après avoir été acquitté, répondre à la même accusation. »
De faux aveux tout en légèreté et ironie, pour qu'on lui foute la paix. Mais peut-être trop légers, lorsque le soupçon vient de sa propre progéniture. En effet, on imagine mal un père mentir de cette manière à sa fille pour se débarrasser de ses questions sur un triple assassinat. Alors Philippe Jaenada met ici en avant l’avis de son ami Emmanuel Girard qui « pense quant à lui que son grand-père n’a jamais fait cet « aveu » à sa fille, que c’est la base mensongère d’un livre mensonger. » Tout simplement.
À LIRE : Les 10 meilleurs romans de la rentrée, selon France Inter
Quoiqu’il en soit, pour conclure cet article par une touche de cynisme, cette polémique de rentrée devrait faire les affaires de Grasset. Nul doute que de nombreux lecteurs voudront en savoir plus sur cette histoire familiale hors du commun, et se procureront le livre de Catherine Girard. Il en va de même pour La Serpe de Philippe Jaenada, prix Femina 2017, qui pourrait connaître un regain d’intérêt en librairie.
Et si le triple meurtre d’Escoire ne sera certainement jamais résolu, on peut se ranger derrière les mots d’Emmanuel Carrère — qui sort sa propre histoire familiale ce mois-ci — dans Uchronie : « Le réel n’est qu’une option. » Ici, à la fin, c’est la littérature qui gagne.
Crédits image : Henri Girard par Emmanuel Girard, CC BY-SA 4.0
Par Ugo Loumé
Contact : ul@actualitte.com
Paru le 20/08/2025
352 pages
Grasset & Fasquelle
22,00 €
Paru le 17/08/2017
648 pages
Julliard
23,00 €
Paru le 17/08/2021
277 pages
Moissons Noires
18,00 €
54 Commentaires
Dominique Fleury
28/08/2025 à 17:37
Bonjour,
Cette affaire sort du cadre purement littéraire puisqu'il y a une polémique intra-familiale.
Je ne condamne personne, sans doute y a-t-il un motif thérapeutique, narcissique (faire le buzz) ou financier (ou les trois) à mettre en cause un père qu'on dit aimer alors qu'il a été blanchi par les tribunaux, mais le procédé met mal à l'aise : je réserve mon intime conviction sur le sujet et m'en tiendrai, pour ma part, à la décision de justice.
On est loin de la littérature.
PASSANT
28/08/2025 à 22:35
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PASSANT
29/08/2025 à 00:14
... j ' en étais... à la troisième lecture... de son livre... car les deux premières... n' avaient pas reussi... à changer... mon intime conviction ... de la culpabilité de Henri GIRARD... quand a éclaté... le coup de tonnerre... du livre de Catherine GIRARD !... Le bonhomme Philippe JAENEDA... s ' est aussitôt mis à crier au mensonge... Quel mensonge denonce-t-il ?... La réalité de l' aveu... de Henri GIRARD... à sa fille... qui en a elle-même... confié le secret... à ses deux fils ?... Il n ' ose pas aller jusque là... du moins... pas pour le moment... lui qui dans son livre... s' est permis d ' accuser... sans la moindre preuve... et sous le couvert... d' un gros tampon ( ce sont ses propres termes )... HYPOTHÈSE... toute la famille TAULÉ... sur la tombe desquels il irait... joyeusement pique-niquer ( sic ! )... Non... ce que JAENEDA... appelle mensonges... ce sont les cauchemars de Catherine GIRARD... sur le déroulement de cette sinistre nuit... où son père... a massacré... à coups de serpe... son père... sa tante... et la malheureuse... vieille servante... de la famille...
Sans un brin de compassion... pour cette femme... qui a vécu... presque 50 ans... avec un secret... à rendre fou... son ego... bien développé... sous les airs patelins... qu ' il se donne... son EGO blessé... se repand dans les media... en invectives... honteuses !... Et quelle hypocrisie... en plus !... La contestation de l' aveu... il la laisse... au demi-frère de Catherine... Henri... un vieux monsieur octogénaire... dont on imagine... sans peine... le CHOC... qu ' a été pour lui... cette terrible révélation... et dont on comprend... le DÉNI... Monsieur JAENEDA... vieux soutier... du magazine " Voici "... dans lequel il a bavé... 15000 !... potins... ( ce qui ne l' a pas laissé indemne... il n ' est que de lire... les grasses plaisanteries... totalement déplacées... qui viennent faire de sales tâches... dans son pourtant... beau livre... " La petite femelle ")... comme il nous le confie... dans son livre... sait comment les choses se passent... que dans l ' esprit du plus grand nombre... la confusion se fera... entre la révélation de l' aveu... et les imaginations d ' épouvante de Catherine GIRARD... qui ont hanté son esprit... irrepressiblement poussé... à se demander... comment les choses... avaient pu se passer ... N' en serait-il pas allé de même... pour n ' importe qui ?... Une chose m' intrigue... Catherine GIRARD... a une soeur... d ' un an plus jeune... et un autre demi-frère... presque octogenaire... lui aussi... À ma connaissance... ils ont... jusqu' à présent... gardé le silence... et peut-être n ' en sortiront-ils pas... publiquement... Le seul de la fratrie... à s ' être manifesté dans les media... en passant par l' AFP !... est ce Henri GIRARD... père du voisin et ami de JAENADA... ce " MANU "... qui... nous raconte JAENADA... l ' a aiguillé... sur Georges ARNAUD... sans piper mot... sur l' affaire d ' ESCOIRE... paraît - il... Sais pas... mais ... c' est curieux quand même... L ' AFP... sur le champ... hum...
Monsieur JAENADA... qui dénonce des mensonges... et des absurdités... c' est... l ' Hopital... qui se fout... de la Charité !... Sa thèse... abritée... sous le mot hypothèse... n' est que... de la fouthese !... Et elle atteint... un sommet de ridicule... quand il vient... sans broncher... nous faire la psychanalyse ( pas de comptoir !... nous previent-il... De " Voici "... alors ? )... de René TAULÉ ( qu ' il nomme Fernand DOULET... dans son livre )
... qui... adolescent... aurait crevé les pneus... de la voiture d' Amelie GIRARD... Cette delirante psychanalyse... ne sert qu ' à préparer le terrain... à la certitude de JAENADA... qu' il y a eu viol de la tante AMELIE !... C ' est juste suggéré dans son livre... mais je l' ai entendu... l ' affirmer cranement... à la radio ...
JAENADA... s' amuse... dans son livre... à se représenter... en POIROT... COLUMBO... MARLOWE... HAMMER... Helas... il a fini par le croire !... JAENADA... le decouvreur de la Vérité... dans l ' affaire du triple crime d' Escoire !... Oui... oui... BRAVO... Jack PALMER ! ...
SAUTILLANT
29/08/2025 à 07:54
Bonjour...
Le plus important...
Il faut bien prendre garde... de ne pas regarder cette affaire... comme un match... Catherine GIRARD-Philippe JAENADA... comme ça en prend la tournure... par la seule faute... de la reaction... d ' amour propre blessé... de monsieur JAENADA... Les deux livres... n' ont rien à voir... l ' un avec l' autre !... Philippe JAENADA... se démène ... comme un beau diable... pour etablir... et imposer... une... " vérité "... policière et judiciaire... qu ' on peut résumer ainsi... Tout le monde ment... gendarmes policiers juge d' instruction gardiens de prison temoins à charge auteurs qui ont écrit avant lui sur l ' affaire... tout le monde ment !... sauf lui... et l' enfumeur avocat Maurice GARÇON !... Catherine GIRARD... nous livre... un poignant temoignage humain... celui d ' une femme... qui 50 ans durant... a vécu... avec la torture d' un suppliciant secret... l ' aveu d' un horrible crime... que son père lui fit... alors qu ' elle n' etait qu ' une adolescente... de 14 ans !... Que cet aveu... se trouve être... celui d' un criminel... dont un ecrivain.. a... dans un livre... defendu... bec et ongles... l ' innocence ( déclarée par... la... Justice... dans de troubles conditions... qui interrogent même JAENADA !...)... c' est une " tuile "... pour cet auteur... mais c ' est comme ça...
Que... par ailleurs... ledit JAENADA... traite... de mensonges... sans un brin d' empathie... les imaginations... qui se sont présentées à l ' esprit de Catherine GIRARD... imaginations... qui ne pretendent... à aucune vérité policière... comme c' est le cas pour lui... je trouve ça... peu élégant... et même... carrément... meprisable...
Un observateur
29/08/2025 à 08:27
ben dis donc, vous, vous aimez les points de suspension.
Un observateur
29/08/2025 à 08:28
Cher Monsieur Loumé, l'économie du livre y gagne peut-être, la littérature, c'est autre chose.
Dominique Fleury
29/08/2025 à 10:21
Bonjour Sautillant, il me semble que vous avez déjà développé tout ça sur Babelio (je reconnais votre style "sautillant", points de suspensions, majuscules et vocabulaire)
Vous ne faîtes que confirmer que nous sommes loin de la littérature et que nous nous enfonçons dans le fait divers, les ragots et les interprétations de secondes mains, plus dans votre cas une animosité ahurissante envers Jaenada.
Laissons la famille Girard régler ses conflits internes et passons à autre chose.
J'écris le même message à "Passant" qui doit être un de vos avatars.
L'aspect littéraire est étouffé par les commérages.
Bien à vous.
PASSANT
29/08/2025 à 16:41
Bonjour... OISEAULIRE... c ' est bien vous ?...
À qui la faute... l' irruption... de cette affaire ?... Au seul JAENADA !...
Catherine GIRARD... a écrit le livre... qu ' elle avait à écrire... sans la moindre intention agressive... à l' égard de JAENADA !... dont le livre... n ' a strictement rien à voir... avec le sien !... Lui seul... y a vu... une attaque personnelle... et a couru... bille en tête... faire tout un foin... dans les media !... Ce monsieur... qui se la joue... et nous la joue... maitre en auto-derision et en humour... vient de faire... l ' eclatante demonstration... de tout le contraire !... Un veritable... gougeat ... incapable de se mettre un instant... à la place de cette femme !...
Cordial salut...
Ps... " SAUTILLANT... est un lapsus... ma fangue a lourché !... C' est mon pseudo... sur un autre site...
PASSANT
16/09/2025 à 07:14
Bonjour...
Je disais...
" les imaginations... qui se sont présentées à l ' esprit de Catherine GIRARD... imaginations... qui ne pretendent... à aucune vérité policière... comme c' est le cas pour lui... "...
Je n' avais pas... alors... terminé... le livre... pas lu le dernier chapitre..." Le ballet funeste "...
Je ne suis plus sûr... aujourd ' hui... qu' on se trouve... devant des imaginations...
Tout ceci... comme d ' ailleurs... le livre entier... respire trop... le... " vécu "... le temoignage... de première main...
J' en suis à me demander... si Henri GIRARD... sa fille devenue adulte... ( dix années se sont écoulées... entre l ' aveu fait à sa fille... et sa mort...)... ne lui aurait pas laissé... un écrit... dans lequel... il livrait... toute l' histoire... Il était ecrivain... Peut-être... n' etait-il... à ses propres yeux... qu ' ecrivain... Philippe JAENADA... nous rapporte... dans son livre... que sur sa pierre tombale... on lit... " Henri GIRARD... escritor..."...
Peut-être même... lui demanda-t-il... de faire connaître la vérité... plus tard... passées certaines échéances...
Ce sont des interrogations... que la lecture de ce livre... son ton de vérité... font naître en moi... comme en bien d ' autres lecteurs... j' imagine...
Seule... Catherine GIRARD...
Yves
29/08/2025 à 08:18
Quel pataquès !!!
Ce cold case est pourtant bien simple a résoudre.
Le père qui était borgne de l'œil droit courait vers la serre a cause d'une envie pressante. En entrant précipitamment dans le jardin d'hiver ne voilà-t-il pas qu'il s'enfonce dans l'œil une serpe mal rangée qui pendouillait au milieu d'outils. Fou de douleur, la serpe fichée dans l'œil, toujours sous le coup de son envie devenue urgente, il court dans le parc en direction, pensait-il, du château. Il réussit a s'arracher la serpe de l'œil au moment où la servante, affolée par ses cris de douleur, accourt vers lui. Dans ses gestes désordonnés (je vous rappelle, douleur et diarrhée...) il lui tranche la tête, bon, pas de chance. Les 2 s'effondrent, morts, après avoir jeté l'objet du malheur le plus loin possible.
Le fils qui passait par là, son Walkman sur les oreilles (pas a un anachronisme près), et qui, il faut bien le dire n'était pas très malin, confondit la serpe avec un boomerang, aveuglé qu'il était a l'époque par l'histoire australopithèque. Il la lança au loin, la serpe tournoya longtemps dans les airs et vint se planter en plein cœur de la sœur, sortie sur le perron, attirée par ce raffut.
CQFD
PASSANT
29/08/2025 à 16:10
" Bon dieu !... mais c ' est bien sûr "... s' exclame le commissaire BOURREL...
D. L.
29/08/2025 à 09:10
Quelle histoire digne de Gala, ou mieux encore Détective !
Mais surtout, quel intérêt d'en faire un tel article de détails familiaux !
L'intérêt de la littérature, c'est de donner du recul à l'histoire pour mieux en saisir l'universalité, et là, on nous sert la soupe genre Closer !
À quand l'histoire de la famille Halliday, ou je ne sais quel héritier?
Elle devrait aller sur CNews et en débattre avec le clown de service, elle aurait de l'audience !
remy legendre de montreuil
30/08/2025 à 12:56
O S E F comme disait Marcel Proust ou Claude Simon je sais plus
Philippe Jaenada
30/08/2025 à 15:56
Hou, il ne m'aime pas, celui-là. Bon, je ne veux pas polémiquer, moi, Passant Sautillant Pointillant, je déteste ça, même. J'essayais juste d'aider à ma petite mesure, et une seule fois, en répondant à L'Obs, des gens que j'aime bien et qui sont terrassés par ce qu'il se passe ; et de défendre, à ma même mesure, la mémoire dégueulassée de Georges Arnaud (mais je suis sûr que s'il est quelque part, il doit en sourire, donc ce n'est pas le pire), d'Amélie Girard, mais surtout de Georges Girard, dont je suis profondément convaincu que c'était un bonhomme formidable, qui n'a jamais fait de mal à qui que ce soit, ni physiquement ni moralement, et qui se retrouve soudain, 80 ans après sa mort atroce, présenté sans l'ombre d'une raison comme un monstre. C'est pas bien, d'essayer de défendre des gens ?
PASSANT
31/08/2025 à 10:49
Monsieur JAENADA... Bonjour...
Vous ici... quelle surprise !...
Savez-vous... que nous sommes presque compatriotes ?!... Ah ! MARSEILLE !... Elle n ' est pour rien... dans mes points de suspension... mais peut-être... un peu... dans certaine vivacité... toujours présente... après plus de 75 ans ... à respirer son air... pas toujours salubre!... Je connais bien... le Bd Jeanne d' ARC... où votre Papa... Des années... j ' ai campé... rue Sainte-Sophie... pas très loin... Au 55 de cette rue... Pourquoi... je précise ?... Parce que... j' appris... au bout de quelques années... que c ' est à cette adresse... que s' était produit... un crime affreux... dont tout jeune... j ' avais lu le compte-rendu... dans les journaux... Une jeune femme... avait tué son compagnon... à coups de marteau... pendant son sommeil... C' est dans cette chambre... que j ' ai dormi... pendant 7 ans... Je digresse... mais ce n' est pas vous... qui m ' en voudrez pour ça !... Les digressions... c' est la vie... non ?!... Ah !... " Tristram SHANDY " !... Une histoire pour vous... celle que je viens d ' évoquer... mais revenons... à celle qui nous occupe... Detrompez-vous !... et allez... je ne vous hais point... Vous m' avez juste... sérieusement agacé...
Je serai bref...
" De faux aveux tout en légèreté et ironie, pour qu'on lui foute la paix. Mais peut-être trop légers, lorsque le soupçon vient de sa propre progéniture. En effet, on imagine mal un père mentir de cette manière à sa fille pour se débarrasser de ses questions sur un triple assassinat... "...
Je vous cite... l ' observation... pertinente... de " ActuaLitté "... sur le parallèle... que vous faites... entre les aveux ( ambigus... de l' ordre du..." mentir vrai "... d ' ARAGON... en plus subtil même )... que Georges ARNAUD... fit un jour... à Gerard DEVILLIERS... et celui qu' il fit à sa fille...
" On imagine mal... "... en effet... On ne peut même pas... imaginer... du tout !...
Voici pourquoi... " Ouh ! il ne m ' aime pas celui-là... "...
Catherine GIRARD... garde le silence... C' est la reaction... qui s ' impose... Son livre... n' a rien à voir... avec une refutation du vôtre... Il est le récit... du drame... qu ' est devenu sa vie... après l' aveu de son père... Que cet aveu... soit celui d ' un criminel... dont un ecrivain... vous !... s' est dévoué... corps et âme... à etablir l ' innocence ( pourtant reconnue... par la Justice )... c' est comme ça... c ' est la vie... Vous n' auriez quand même... pas voulu... qu ' elle s' abstienne d ' écrire un livre... de nécessité vitale pour elle... juste pour ne pas vous... froisser ?!...
Ma " detestation "... de votre personne... ne va pas plus loin... Si pourtant... l' HYPOTHÈSE... sous un gros tampon... bouclier contre d ' eventuelles poursuites en Justice... de votre livre... m' a écœuré !... Accuser... sans l ' ombre d' une preuve... une famille de gens frustes... que l ' avocat GARÇON... honte à lui... n' a pas eu de mal... " à se payer "... voilà qui m ' a hérissé le poil... bien dru... et bien piquant...
Votre livre... lu... 3 fois !... pour vous donner... et redonner... une chance de me convaincre... n' a pas réussi à m ' oter... l' intime conviction... de la culpabilité de Henri GIRARD... J ' y relève trop de choses qui clochent... Pour résumer mon sentiment... vous avez été entourloupé par GARÇON... et GARÇON par GIRARD... Un drôle de type... quelque chose de dostoivskien... en lui... je trouve... FOU... non comme la psychiatrie... definit les fous... mais comme DOSTOIEVSKI... le fait...
Mon plus courtois salut...
Ps... pour vous... "amuser "... vous qui êtes feru... de psychanalyse... ( ah ! ces pneus qu ' on crève... virilement !... Mes yeux se sont écarquillés... à lire votre analyse du fils TAULU-DOULET )...
Henri GIRARD... escritor... voici ce qu ' on lit sur sa tombe... vous apprenez-nous...
ESCRITOR... ESCOIRE... Presque une anagramme !...
Philippe Jaenada
01/09/2025 à 16:18
Juste un mot, Passant, parce que je ne veux plus intervenir médiatiquement dans cette histoire sordide (au fait, détrompez-vous, Catherine Girard ne garde pas le silence, comme vous le dites, elle répond à toutes les sollicitations, sauf deux fois (pour Elle et L'Obs) quand elle a appris que je serais interrogé aussi dans le papier – d'ailleurs elle sera à la Grande Librairie mercredi, c'est moyennement "garder le silence" ; mais je ne critique pas, hein, elle a bien raison), je sais qu'on n'est pas à proprement parler dans les médias, avec ces commentaires, mais enfin je ne veux pas que ce soit repris ensuite. Mais bon, si je n'aime pas la polémique, j'aime la discussion. Donc bref, juste un mot à propos de "l'aveu" : dans un autre commentaire, vous me reprochez de faire dire "lâchement" à Emmanuel Girard (et non pas à son père, non) qu'ils n'ont peut-être jamais existé, plutôt que de le dire moi-même, mais non : moi, je crois sincèrement que Georges Arnaud a bien dit ça à sa fille. Par ailleurs, comme je le dis dans L'Obs, il a fait ce genre de fausse (du moins c'est mon avis) confidence à d'autres personnes (sa troisième épouse et une autre jeune femme).
Pour ce qui est de la "comparaison" entre le livre de Catherine Girard et le mien, je voudrais vraiment qu'on comprenne que ce n'est pas du tout une préoccupation pour moi, je n'y ai même jamais pensé, j'ai écrit mon livre il y a près de dix ans, il a fait sa vie, il n'a rien à voir là-dedans. Pour moi, cette "polémique" n'a vraiment rien de littéraire, contrairement à ce qu'on veut en faire. (Et alors vraiment, je ne suis pas "froissé" le moins du monde, vous me prêtez des sentiments bien bas...) J'essaie juste, et je vous jure que c'est vrai, d'aider certains membres de la famille Girard qui souffrent beaucoup de ce qui se passe. Ce n'est pas une façon de parler : le "vieux monsieur" que vous évoquez est littéralement dévasté. Et il n'est pas dans le "déni". (Je ne peux pas en dire plus, je ne vais pas me mettre à parler des choses extrêmement complexes et douloureuses qui se sont passées dans la famille Girard, ce n'est pas du tout mon rôle et tout est déjà assez pathétique comme ça. Mais je pense que son fils Emmanuel va intervenir dans la presse.)
Quant à Taulu, j'ai donné mon avis, voilà, c'est tout. (Et je me base uniquement sur des faits, et des témoignages objectifs – de voisins qui disent par exemple que le fils Taulu "détestait" Amélie Girard et faisait preuve à son égard d'une véritable "méchanceté" incompréhensible. Quant à l'histoire des pneus, vous trichez un peu, je précise justement que le parallèle sexuel est trop facile, et que, pour ma part, je n'y vois qu'un moyen de faire du mal, de "crever", de "mettre à plat".) Je n'ai jamais été là pour accuser, toujours pour essayer de défendre. Mais on a le droit de donner son avis, non ? Sans pour autant affirmer de manière péremptoire. Comme une certaine dame. Qui d'ailleurs accuse – plus que péremptoirement –absolument tout le monde. (Vous avez remarqué que son glaive vengeur frappe tous les personnages de son livre ? (Dont ce cher, cher, Georges Girard, le pauvre. J'ai toute la correspondance entre son fils Henri et lui, je vous assure que ça fend le coeur ensuite de lire ce que catherine Girard dit de lui.) Sauf, seule exception, la pauvre vieille Louise Soudeix.) Mais bref, j'avais dit "juste un mot", voilà, je suis trop bavard.
PASSANT
02/09/2025 à 10:37
Monsieur ( ça me fait toujours drôle... d ' appeler ou d' être appelé... Monsieur !... Passons... )...
JAENADA... Bonjour... bien dormi... les boules... " Qui est-ce "... Hi hi... bien enfoncées ( très rigolote... cette scène de vore livre !... J ' ai bien ri... et d' autres fois aussi... les moutons !... tordant !... l ' oeuf ! ... et la blague de... monsieur le divisionnaire !... Bien savoureux tout ça...)...
Je partage votre défiance... à l' endroit... des oreilles indiscrètes... directement connectées... à des langues mal intentionnées... Aussi... si ça vous dit... demandez à " ActuaLitté " ( un titre bien trouvé... soit dit... en passant )... de vous communiquer... mon adresse courriel... Nous serons plus à notre aise... Vous devant un HOGAN... et moi... une " Mort subite "... une gourmandise !... nos reserves de fumigène... à côté de nos verres... La salive pourra suivre... son cours tranquille... avec quelques remous... peut-etre...
Je peux être aussi bavard que vous... et discret comme une tombe... aussi...
En attendant... je vous remercie... de m ' avoir signalé... le passage de Catherine GIRARD... dans " La grande Librairie "... Bien 10 ans... que je regarde plus la télé... et avant... je ne la regardais pas beaucoup... " Mezzo "... et... et... " Equidia " !... l' arrivée des quintés ! ... J ' irai regarder... sur ma tablette...
Quand je parlais du silence... de Catherine GIRARD... je n' avais à l ' esprit... que son intelligence... de ne pas tomber dans le piège... d' une absurde et vaine polemique... comme elle l ' a fait... en déclinant les propositions... de " Elle "... et du " Nouvel Obs "... Pour le reste... il n' y a aucune raison... pour qu ' elle n' aille pas présenter son livre... ici ou là... comme elle le fait... sur " You tube "... par exemple... Ca fait partie du cahier des charges... des auteurs d ' aujourd' hui... non ?...
Savez-vous que je vous trouve bien étonnant... desarmant... même !... Comment pouvez-vous croire... un seul instant... à une blague de son père ?!... Ce serait... MONSTRUEUX !... Tout autant... sinon pire... que le triple meurtre !... Comme le remarque... Ugo LOUMÉ... on a du mal à imaginer !... On ne le peut... tout simplement pas !... comme je le disais déjà l ' autre jour...
Pour le reste... je peux répondre... point par point... à votre message... Quelle surprise... par exemple... de vous voir brandir... les temoignages des voisins... sur les dispositions du fils TAULU à l' egard d ' Amelie GIRARD... alors que vous qualifiez de ragots... les témoignages... des memes voisins... sur le fils GIRARD !...
Vous etes d' un parti-pris sidérant !... Quant à votre fumeuse psychanalyse... tout lecteur peut la retrouver... in-extenso... chapitre 18 de votre livre... et réitérée... avec plus de force même... dans l ' entretien avec Fabrice DROUELLE... à la fin de l' épisode de... " Affaires sensibles "... intitulé... " Petits meurtres en famille " ( tiens... que veulent-ils dire ?) ... consacré à cette affaire... D ' ailleurs... dans cet entretien... vous vous lâchez... sans retenue ( effet HOGAN ?...)... vous y affirmez votre quasi-certitude... d ' un crime sexuel(sic )... et d ' un viol d' Amelie GIRARD !!!... Plus rien ne vous arrête !... Viol... quand dans votre livre... vous nous decrivez par le menu... le dispositif de " la cravate à AUGUSTE "... - comme on appelait populairement... le système compliqué de protection intime... en cours à l ' époque... - dont on a trouvé la demoiselle AMELIE... toute " harnachée ... Le violeur... son crime accompli... aurait tout remis en place ?!... Hum...
Bref... plein plein de choses à vous dire... et des questions aussi... tout particulièrement... sur un pyjama...
Avec mon cordial salut...
PASSANT
02/09/2025 à 12:17
Ps... j ' ai oublié...
Mais non !... Ce n' est pas vous preter des sentiments bien bas... que se dire... que vous avez été... " froissé " ... C ' est une reaction des plus humaines !... Il n' est pas agréable... de constater... qu ' on s' est trompé... et quand notre méprise... a entraîné celle... de centaines de milliers de lecteurs ( dixit... " Le Monde ")...l ' epreuve doit être bien rude !... Ce serait admirable... que n' en eprouver le moindre pincement au coeur !... Mais... je vous crois... quand vous nous dites que non... Je vous crois... car si vous n ' avez pas éprouvé cette blessure d' amour-propre... c ' est que... contre vents et marées... vous êtes toujours convaincu... d' avoir trouvé la vérité... Laissons faire le temps...
J ' en profite... pour dire... que j' ai commis... un inexcusable pleonasme... J ' ai ecrit... fumeuse ... psychanalyse... comme si la psychanalyse... n' etait pas... toujours... fumeuse...
Pour ma part... je la range... dans le rayon... des sciences occultes... dont la lecture du livre du commissaire PENAUD... ce livre... que vous avez trimballé avec vous... dans votre sac " Petit Bateau " ( Jack PALMER aussi... avait un sac... TATI !)... tout le temps de votre enquête en Perigord... m ' a appris que l' avocat Maurice GARÇON... en etait féru !... Inscrit... en plus du Barreau... aux tables tournantes... de la Société AllanKARDEC !...
petricore
24/11/2025 à 16:23
bonjour Monsieur , je viens de poster un petit commentaire à " passant " il est susceptible de vous intéresser , j'en suis à la page 160 de votre livre , je ne manquerai pas de vous faire par de mon opinion ! bien à vous
petricore
24/11/2025 à 16:14
bonjour , je me permet une petite parenthèse vous faites allusion à une anagramme concernant Escoire et en voici une autre , Henri Girard alias Georges Arnaud était un provocateur ! dans sa littérature il laissait ici et là un indice comme un jeu de piste ! c'est dans son livre fétiche " le salaire de la peur que j'ai trouvé le premier , le personnage central " joué par Yves Montant dans le film " c'est Gérard Sturmer "Gérard pour Girard et Sturmer pour meurtres au pluriel" et c'est pas tiré par les cheveux ! Celle là je la tiens de Guy Penaud que j'ai rencontré quelques fois , je tiens a préciser que je demeure dans le secteur d'Escoire , donc il me balance une petite info de dessous le manteau , la fille de Louise Soudex sollicita une rencontre avec Henri Girard quelque temps après sa libération , celui ci accepta et lui donna rendez vous à Paris bien sûr dans un restaurant au non prémonitoire de " l'assassin " ce restaurant existe encore de nos jours , il lui posa un lapin peu être la peur de recevoir une balle de révolver ?? Je vais sur mes 80 balais et cette histoire m'a rendu un peu fou pendant très longtemps ! j'aurais fait n'importe quoi pour avoir une info ! pour ma par je suis convaincu de la culpabilité d' Henri cela ne fait aucuns doutes dans mon esprit ! les Taulu n'ont rien à voir dans cette affaire , le crime ne leur profite pas ,bien au contraire et l'argent n'a pas été volé ! et pourquoi alors laisser le fils en vie ??? non c'est des gens simple et non manipulateur comme Henri ! il ont souffert de cette histoire et en souffre encore aujourd'hui laissons les tranquille les uns comme les autres !!
Digressant
31/08/2025 à 11:24
Coucou... me revoilou ! ...
Juste pour vous remercier... d ' avoir cité le poème de BRAUTIGAN... homme que j' aime... moi
aussi... Je l ' ai beaucoup lu... J' ai... sur la table... le gros pavé... de tous ses poèmes... où je pioche au hasard... de loin en loin... comme dans les haikus de KEROUAC... ou les poemes de Leonard COHEN...
Mon ecrivain préféré... depuis mes 40 ans... c ' est Robert WALSER... un genre d' alter ego... pour l ' essentiel... L' avez-vous lu ?... J ' ai pensé à ses microgrammes... en lisant ce que vous nous dites... des courriers de Henri GIRARD... dans la prison de Belleyme ( quelle saloperie... cette prison !... qu' on soit innocent ou coupable... )...
Et une question... qui me turlupine...
Que sont devenus... les deux poulets... que la JEANNETTE... ce matin la... abandonna... tout vivants... dans la cuisine... avant de prendre ses jambes à son cou ?... Vous avez oublié... de nous le dire...
Allez... JAENEDA... sans racune...
Virginie Mirabelle
02/09/2025 à 10:13
" Il rappelle qu’Henri Girard avait déjà fait ce genre de déclaration à « Gérard de Villers, l’auteur des « SAS » (en lui précisant qu’il avait même “tué le chien”, or la famille n’avait pas de chien), à Lella, sa troisième épouse, quand elle a décidé de le quitter, et à une jeune femme qui a vécu avec la famille à Alger, que j’ai rencontrée mais dont je ne peux pas parler. »
Je suis cette jeune femme, devenue âgée.
Je ne sais pas pourquoi il ne peut pas parler de moi.
J'ai rencontré Philippe Jaenada au moment de la parution de son livre, avant de le lire, car je voulais savoir s'il avait mentionné certains faits que je connaissais pour les avoir vécu (et si je supporterais la lecture). J'ai connu bien Georges Arnaud. C'était un ami de mes parents. Bien avant ma naissance, et ensuite. Bien avant que j'aille chez lui à Alger. Il est venu dans toutes nos maisons avant son installation en Algérie et bien après.
C'est moi qui lui ai dit, à Jaenada, que Lella Arnaud m'avait confié que Georges Arnaud lui avait fait les mêmes aveux que ceux qu'il m'avait fait, et la violence émotionnelle entre autre qui s'en était suivie. Rien à voir avec "une déclaration". Qui plus est, ce n'est pas au moment où elle a décidé de le quitter. Ça c'est de la fiction Jaenadienne. Mais Jaenada ne le savait pas quand il a écrit son livre. Si je me souviens bien il mentionne seulement de Villiers. Son enquête survole les faits, même si son livre est épais, il ne pénètre ni dans les maisons ni dans les âmes, il n'a jamais rencontré Georges Arnaud. Il parle de certains personnages secondaires (dont certains amis de mes parents). Peut-être avait-il besoin de blanchir son héros, grand-père des amis de son fils. Pourquoi n'a-t-il pas cherché à rencontrer les personnes vivantes qui avait côtoyé cet homme de près, avant de publier son livre?
Philippe Jaenada
02/09/2025 à 13:14
Bonjour Virginie. Je "ne peux pas parler" de vous tout simplement parce que c'est votre vie privée, enfin. Vous me voyez faire ça ? Vous êtes venue au bistrot dans une démarche personnelle, vous m'imaginez m'en servir et le raconter sur tous les toits, donner votre nom, vous mêler de moi-même à tout ça ? (Par ailleurs, Catherine Girard parle de vous dans son livre, semble-t-il, je ne voulais surtout pas aller sur ce terrain.) Je voulais seulement dire : c'est une chose qu'Henri Girard a dite plusieurs fois dans sa vie, voilà, il ne faut pas voir une quelconque fourberie de ma part là-dedans.
Et si je n'ai pas cherché à rencontrer les proches de la famille quand j'ai écrit mon livre (je ne le fais d'ailleurs jamais, ou en tout cas pas pour obtenir de témoignages), c'est simplement que ce n'est pas ma manière de travailler, d'écrire. Je n'ai pas la moindre intention d'essayer "d'entrer dans les âmes". (Je suis un peu le contraire de Catherine Girard, en fait. Mais chacun sa manière, non ?) Je ne faisais pas une enquête familiale (et croyez-moi, c'est bien malgré moi que je me retrouve maintenant au coeur de cette bataille de famille pathétique), je voulais m'appuyer seulement sur le dossier, voilà. Et ne dites pas que je voulais "blanchir mon héros", c'est faux. Ce n'est pas mon héros du tout (bon, vous parlez peut-être du "héros" de mon livre), d'ailleurs après deux ou trois mois de "recherches" (la lecture de livres sur l'affaire, d'articles de journaux, etc.), j'étais à peu près persuadé, comme tout le monde ou presque, qu'Henri Girard avait massacré les trois victimes du château – et j'ai dit à Emmanuel que je n'écrirais pas le livre, ça ne m'intéressait pas. Je suis allé à Périgueux presque en vacances, en me disant que ça ne coûtait rien de voir le dossier, et c'est là que mon opinion a radicalement changé. Bref. Je n'ai plus votre mail mais si vous voulez m'écrire, vous avez peut-être encore le mien.
Virginie Mirabelle
03/09/2025 à 23:20
Bonjour Philippe,
Merci pour votre réponse. Et l’éclaircissement que vous proposez.
Je comprends que vous ayez une façon de procéder en tant qu’écrivain, et je le respecte.
Cela étant, quand je dis « âme » c’est parce qu’il me semble qu’un acte procède d’un être vivant, et pas seulement d’une mécanique.
Je pense que pour un sujet si sensible (je ne connais pas vos autres ouvrages) il eut été juste de vous renseigner mieux sur le personnage au centre de votre livre. À moins de vouloir d’avance blanchir (pardon si je me répète) un homme pour des raisons amicales, en faisant pour cela des impasses. Votre livre si je m’en souviens accuse d’autres personnes, ou « prouve » leur culpabilité…
Il m’a mise mal à l’aise en cela, m’a laissée comme « on dit » "sur ma faim " ; sa lecture m’a renvoyée à des faits où c’était les fils du fermier, du gardien, des méchants pauvres voisins qui payaient… Et là l’imagination ne manque pas pour protéger les « puissants » et prouver la crapulerie, la convoitise, des employés.
Ici, c’est la façon dont vous rapporter ce que je vous ai dit qui me choque.
J’avoue que votre façon de balayer la gravité de ses aveux, leur portée tragique, traumatique et de les banaliser pour les transformer en fiction ici sur Actualité (et peut-être pour le Nouvel Obs et pour Elle) est des plus troublantes pour ne pas dire offensantes.
Je ne vous reproche pas de ne pas avoir fait (ou pas) une « enquête familiale » non, ce n’est pas ce à quoi je pense, mais je m’étonne que vous n’ayez pas chercher à obtenir des renseignements, des faits, pouvant nourrir le portrait cet homme et de sa folle complexité.
C’est une âme qui pense, qui vibre, qui fait l’amour, qui fuit, qui s’évade, c’est un corps avec des affects qui fait acte (ou pas) de violence, qui s’exile… Aller à sa découverte permet à mon sens de mieux mener l’enquête. C’est d’ailleurs ce que vous faites me semble-t-il quand vous lisez et mentionnez l’échange épistolaire père fils. De ce qu’on lit, de ce qu’on voit, de ce qu’on entend: on se nourrit et on déduit.(Car tout n’est jamais qu’interprétation (comme en musique.)
Je n’ai pas lu le livre de Catherine Girard. Mais j’ai gardé un immense malaise et un grand sentiment de trahison - en termes de vérité- après la lecture du vôtre. La plaie restait béante (même si je vous ai suivi de bon cœur dans votre raisonnement et que j’avais un a priori favorable).
Je ne me suis pas sentie en présence de l’homme que vous décrivez avec force détails (dont plusieurs m’étaient cependant familiers et entraient en résonance avec ce que je connaissais de lui) durant des pages alors que mes parents en étaient des intimes dès son retour d’Amérique du Sud (peut-être auparavant, je ne saurais le dire). Et que moi-même j’avais vécu chez lui, et l’ai revu, entre autre chez mes parents lorsqu’il a quitté l’Algérie pour revenir en France avec sa dernière femme et leurs deux filles. Et encore ensuite.
En abordant ce sujet - comme d’autres j’imagine - vous le savez,- vous touchiez à l’intimité et à l’intime vérité d’autres personnes.
En lisant votre livre, j’ai vu défiler mon enfance, mon adolescence, les noms d’intimes de mes parents (absents eux de votre livre) comme des vis et des écrous au service d’une machinerie… Vous citez mon parrain, vous citez des amis qui venaient à la maison, vous citez la marraine de l’une de mes sœurs, vous citez ce fou de Cello , vous citez l’un de mes oncles… Vous citez Confortes, vous citez Le Maréchal P (dont mes parents ont accueilli la troupe à Chateauvallon) j’étais vivante, je ne vous demande pas de parler de moi, (non) mais regrette que vous n’ayez pas mieux enquêté sur l’homme avant d’en arriver à votre conclusion. Car votre livre ne rend pas du tout compte du climat particulier à ces milieux artistes intellectuels bohèmes héritiers de parents plutôt fortunés du siècle dernier (depuis leur naissance dans les années 1915/1920 jusque dans les années 1980/90)… Ce n’était pas des bisournous. Vous en négligez la violence qu’apparemment votre vie plutôt confortable dans un quartier « gentrifié » ne vous laisse (semble-t-il) pas imaginer. Je n’ai pas reconnu/retrouvé Georges Arnaud dans vos propos, (nous l’appelions Girard). À part pour certains faits (et accessoirement prises de médicaments (je les ai soulignés à l’époque, en vous lisant, comme d’autres détails) surtout que ma mère prenait les mêmes ;) .
Et j’ai été finalement meurtrie lors de notre entrevue par le déni et votre non prise en compte des effets de sidération.
…
Vous dites: « Ce n'est pas mon héros du tout (bon, vous parlez peut-être du "héros" de mon livre), d'ailleurs après deux ou trois mois de "recherches" (la lecture de livres sur l'affaire, d'articles de journaux, etc.), j'étais à peu près persuadé, comme tout le monde ou presque, qu'Henri Girard avait massacré les trois victimes du château – et j'ai dit à Emmanuel que je n'écrirais pas le livre, ça ne m'intéressait pas. Je suis allé à Périgueux presque en vacances, en me disant que ça ne coûtait rien de voir le dossier, et c'est là que mon opinion a radicalement changé. Bref. Je n'ai plus votre mail mais si vous voulez m'écrire, vous avez peut-être encore le mien. » (fin de citation)
Je ne sais pas qui est ce « tout le monde ».
Comme vous veniez le défendre, (ici sur le site ActuAlitté) - et que vous défendez son père, comme si vous vouliez vous en porter le garant, et sa tante Amélie comme si elle était des vôtres, c’est en ce sens que je dis « votre héros » : Nous sortons alors de votre livre - et vous en faites vos héros: il vous tient à cœur de défendre à tout prix votre thèse. Votre conclusion, comme unique vérité. Comme si vous vouliez sur ActuAlitté attirer la pitié des lecteurs sur cet homme, ou les attendrir pour les rallier à votre avis. Et mieux condamner tout autre vision que celle que vous a laissé imaginer votre séjour à Périgueux.
Ce n’est pas l’absence de témoignages que je souligne, mais celle de l’intérêt (ou pas) pour des éléments qui peuvent participer à la mise en œuvre de la vérité. À l’incarner. (Georges Arnaud savait mener l’enquête).
Il est courant de vouloir protéger les parents, quand une personne de l’entourage commence à évoquer la vérité de son vécu, de leur fait ou de leur faute; il est courant aussi qu’elle soit clouée au pilori ou exclue de la famille si elle cherche à parler. Et l’affaire étouffée.
Car c’est blessant de savoir que son père (ou sa mère) a commis un acte gravissime. Mais c’est aussi mieux l’aimer que de ne pas le nier. S’en libérer et en libérer les descendants. Un acte monstrueux ne fait pas un monstre. Mais le nier maintient sous son emprise, et l’acte de violence continue à produire/induire beaucoup de souffrance. On en subit longtemps les contre coups. Le déni renforce l’effet de violence quand bien même elle est contenue. Nous ne sommes pas là pour condamner mais pour réapprendre à vivre avec la vérité.
Nous sommes des êtres de mémoire.
Pour moi il ne s’est jamais agi de prouver ou pas sa culpabilité, sur la place public, ni de la discuter, mais de tenir compte de ce que j’ai vécu en le côtoyant depuis ma naissance, (sans plus laisser nier la véracité de ce vécu), de ne pas douter des éléments en ma possession, de me fier à mes sens, à mon intelligence, à ma vulnérabilité, à ce qu’il m’a dit, ce qu’il m’a livré comme pour s’en délivrer, (il Georges Arnaud, que nous appelions Girard) et m’a fait subir et permis de vivre: à son agressivité injustifiée, à la folie oui de ce que j’ai vécu de sa part en Algérie et au retour de l’Algérie. (Ce qui est impensable pour le commun), Et, le pire fut la violence du déni de ce vécu. Et le déni de sa violence.
En le côtoyant, (avant l’Algérie, en Algérie, après l’Algérie) en vivant ce que j’ai vécu, il me fut impossible de mettre en doute sa parole, ses paroles, je ne m’attendais à rien de ce qui m’est arrivé, je n’avais aucun préjugé, seul le respect intimidé et peut-être une certaine admiration pour un ami de mon père et de ma mère. Je ne lui ai posé aucune question.
En ce qui concerne la correspondance père fils: des êtres habités par la violence peuvent avoir des sentiments et une plume… J’ai eu l’occasion de lire des lettres merveilleusement écrites par des pères qui avaient maltraité leur fille. Faut-il nier pour cela la maltraitance? J’aime lire les correspondances des temps passés, elles sont presque toutes d’une qualité littéraire qui n’existe plus aujourd’hui… On en gardait des doubles. Elles étaient faites pour durer, pas comme les mails. (Venant de ce milieu, je garde tout et bien sûr les mails aussi et les adresses mail :)
Je ne sais si vos parents ont connu la violence des camps, de la guerre, celle de traumatismes ou de grandes trahisons, mais ceux qui l’ont connue n’en sont pas sorties indemnes. Ni leur descendance.
Je pense que la reconnaitre est à leur avantage, car nul n’est violent par plaisir.
…
Je découvre dans Elle vos propos, je n’avais pas encore eu l’occasion de lire votre interview. Vous dites: « Ce n’est pas la seule fois dans sa vie où il a donné ce genre de réponse cinglante et laconique aux incessantes questions qu’on lui a posées pendant quarante ans. Et elle a imaginé, inventé tout le reste. »
Cela m’insurge. Que dites-vous là? Comment pouvez-vous le dire? Vous n’en parlez d’ailleurs pas ainsi dans votre livre.
Il ne s’agit pas en ce qui me concerne ni en ce qui concerne la personne dont je vous ai parlé, Lella Arnaud (comme nous l’appelions longtemps encore), d’un « genre de déclaration ». Ni de « réponse cinglante à d’incessantes questions » Comme je vous l’ai dit lors de notre rencontre, elle m’a dit - le moment était grave - qu’il lui avait également fait ces aveux. Ni elle, ni moi-même n’avions posé aucune question. Et les aveux furent d’autant plus violents qu’ils surgirent de façon inattendue. C’était glaçant.
Rien à voir avec une réponse « cinglante et laconique à d’incessantes questions » … Vous êtes en pleine méconnaissance apparemment de ces milieux, des personnes, et des conditions dans lesquels il tint ces propos. De même que pour ma part j’ignore comment il est venu à en parler à Gérard de Villiers, le seul si je me souviens bien que vous mentionnez dans votre livre. Je chercherai la référence.
Dernier point: Je vous ai dit ce que Lella m’avait dit, des années après, car je continuais à la voir dans un cadre familial. Mais pourquoi rajoutez-vous: « Quand elle a voulu le quitter » ? )
Vous ne parlez pas de moi, heureusement, mais vous utilisez les propos que je vous ai rapportés en les dénaturant de façon tendancieuse et décrédibilisez ce faisant le reste de votre démonstration. Dans toute enquête la précision est de mise. Si c’est avec cette absence de précision que vous écrivez, et malmenez les propos que l’on vous livre, on peut douter dès lors de votre conclusion.
Cet homme m’a fracassée et vous n’êtes pas loin de vouloir en faire un ange.
Philippe Jaenada
04/09/2025 à 12:57
Virginie, je respecte évidemment tout ce que vous avez vécu, et tout ce que vous écrivez là. Nous en avons d'ailleurs déjà longuement parlé. Vous n'étiez pas alors si, je ne sais pas comment dire, si offensive. Mais vous me direz, vous n'aviez pas lu mon livre. (Pourquoi ne m'avez-vous pas écrit ensuite ?) Et de toute façon, encore une fois, je n'ai pas à le contester – je dis depuis longtemps, et plus encore ces dernières semaines, que tout cela ne me concerne que dans le sens où j'essaie d'aider une partie de la famille, mais ce n'est pas ma famille, et je n'ai connu personne de cette histoire, vous avez raison. (Cela dit, vous continuez à me "reprocher" (je le dis sans agressivité bien sûr) de ne pas m'être "renseigné" auprès des gens qui ont connu Georges Arnaud. Mais si je l'avais fait, si j'avais parlé à Catherine et à son demi-frère Henri, elle m'aurait dit : "C'était un homme formidable mais il m'a avoué qu'il était l'assassin" (et en plus non, elle ne me l'aurait pas dit, puisqu'elle ne le dit que depuis peu – mais bon, supposons) et son demi-frère m'aurait dit "J'ai beaucoup souffert à cause de lui mais il m'a dit qu'il n'avait jamais tué personne". Qu'est-ce que je faisais de ça ?)
"Discuter" (dans le sens apporter la contradiction) avec vous sur ce site me met très mal à l'aise. Que vous disiez ici votre vécu, vos sentiments, votre souffrance, ce que vous savez de lui, est évidemment tout à fait légitime. Mais moi ? Qu'est-ce que je viens faire là ? Tout ce que je peux vous dire, c'est ce qui me concerne directement : vous êtes injuste quand vous dites que je veux en faire un ange, j'ai toujours dit le contraire (y compris dans les 300 premières pages de mon livre), j'ai toujours dit que c'était, au moins, un homme cynique et provocateur (en ajoutant, c'est vrai, qu'il avait des raisons de l'être – et je le pense). Mais enfin, on peut ne pas être un ange et n'avoir pas massacré trois personnes de sa famille, non ? Ça, je peux le dire et le répéter : à mon avis (mais je suis peut-être un âne), d'après les faits, qu'on ne peut pas me reprocher de ne pas avoir sérieusement étudiés, Georges Arnaud n'a tué ni son père, ni sa tante, ni Louise. En écrivant mon livre, c'est ce qui m'intéressait : l'affaire judiciaire. Et les êtres humains qui en ont été les acteurs, bien sûr, mais sans avoir la prétention de tout savoir d'eux, de pénétrer leur âme. Ça, on ne peut jamais savoir, personne.
Enfin, dernière chose qui me concerne, vous dites que j'ai déformé vos propos, vous parlez de "fiction jaenadienne" (au secours). Quand nous nous sommes vus, longuement, vous m'avez dit que Georges Arnaud vous avait "avoué" (sans que vous lui ayez rien demandé, je crois) être l'assassin, vous m'avez raconté dans quelles circonstances il vous l'avait dit, mais c'est à peu près tout. Vous m'avez appris qu'il avait dit la même chose à Lella. Notre conversation, c'était il y a 6, 7 ou 8 ans, je ne sais plus, et je vous assure que je suis sincère (même si je me trompe) en croyant que vous m'avez dit aussi que c'était au moment de leur rupture. (De toute manière, quel intérêt aurais-je à inventer ça, ça ne prouve rien du tout ni dans un sens ni dans l'autre.) Je me suis trompé là-dessus, d'accord. Je n'ai évidemment pas pu parler de ça dans mon livre, puisque je ne le savais pas. (Je l'aurais fait, sinon.) Mais reconnaissez que vous ne m'avez rien dit d'autre. Quand des journalistes, maintenant, me disent "Il a avoué à sa fille", que puis-je répondre d'autre que "Il a avoué à d'autres personnes aussi" ? Je ne sais rien de plus, je répète ce que vous m'avez dit, c'est tout.
Bon, encore une fois, je ne me sens pas bien du tout à "batailler" ici avec vous, j'ai dit dans L'Obs que je ne parlerai plus (je suis très sollicité en ce moment, je refuse tout), ce n'est pas pour le faire ici face à quelqu'un qui a souffert et souffre encore, ce n'est pas ma place, je n'aime pas faire ça. Si vous voulez en parler (je ne crois pas, mais enfin je ne veux pas non plus me "défiler"), vous savez où je suis (et pour le mail, si vous ne l'avez plus, vous pouvez peut-être passer par Emmanuel ?), mais je ne viendrai plus ici.
Edco
04/09/2025 à 19:01
M.Jaenada, vs n' avez pas à vs justifier , après ttes ces années...
Votre travail est tjours très sérieux, il a le mérite de rendre compte de la complexité des êtres et de leurs vies... !
Si pour une affaire , un autre son tinte, qu' y faire ? On ne saura jamais la vérité.... vraie !
Ne dit-on pas ....la réalité dépasse la fiction ? Et la fiction transcende la réalité......
Ces sujets ( comme le Goncourt de Daoud, ou l' inconnu de la poste de Florence Aubenas.....et tant d ' autres.... ) sont des énigmes....qui ont le mérite au moins de faire apparaître des personnes ou des personnages miroirs d' une époque, et d' une société....( d' un pays , d' une culture.....)
Continuez à écrire pour notre plus grand plaisir de lecteurs curieux de la complexité des êtres humains !!!!
Balland Marc
05/09/2025 à 08:57
Bravo !
Virginie Mirabelle
05/09/2025 à 08:58
Bonjour Philippe,
Je vous ai répondu directement sur le site ActuAllité, car c’est sur ce site que le dialogue a commencé: cela me semblait plus juste.
C’est aux propos que vous tenez ici (puis à ceux que rapporte Elle), que je me réfère. C’est à eux que je réagis et non à votre livre lu il y sept ans. J’ai parcouru vos participations à ce forum, comme celles de tous les autres, c’est votre argumentaire qui m’a choquée et que je trouve moche, comme votre façon tendancieuse de déformer des propos avant de les rapporter.
Dans un premier temps, je ne m’adressais pas à vous directement, mais prenais part à une conversation: je m’adressais donc aux lecteurs du site.
Et vous comprendrez que la réaction au message que vous m’adressiez en réponse les concernait également.
Telle est la première raison qui m’a amenée à vous répondre ici quand vous m’invitiez à vous répondre en privé si j’avais gardé votre adresse mail.
Mais vous me demandez: Pourquoi ne m’avez-vous pas écrit ensuite?
Je vous ai écrit ensuite, en juillet 2018, après lecture de votre ouvrage, à votre adresse mail. Et vous n’avez jamais répondu. Sur internet, quand un mail ne parvient pas au destinataire, il y a retour à l’envoyeur!
Voilà la seconde raison pour laquelle j’ai choisi et choisis aujourd’hui encore de vous répondre ici. Je n’ai pas eu envie de me heurter de nouveau à une non-réponse.
Vous aviez invité Emmanuel Girard à notre entrevue, mais c’est vous l’auteur du livre avec qui j’avais eu envie de discuter. Avant et après. Je n’ai aucune raison de passer par lui aujourd’hui.
Et c’est à l’auteur des propos qui paraissent aujourd’hui dans la presse que je m’adresse maintenant.
Aujourd’hui, je découvre qu’un livre sort, et que c’est vous qui parlez, et du vôtre que l’on parle. C’est vous qui répondez avec des arguments étranges à des interviews. Elle, Le Nouvel Obs, Télérama et d’autres j’imagine.(C’est sous votre influence que ce livre est descendu (je dis bien descendu, pas défendu) comme rarement sur France Culture).
Vous essayez d’aider un partie de la famille dites-vous… C’est bon pour votre promo. Vous êtes celui qui savez. Qui détenez la vérité fort de votre enquête. (Et pourtant votre travail est présenté comme un roman.)
Votre façon de vous étaler dans la presse à cette occasion me semble à la limite de l’indécence. C’est ce qui m’a amenée (entre autre) à intervenir ici.
Puisque vous imaginez du conditionnel, je peux aussi m’y exercer:
Vous auriez pu dire: « Voilà un livre qui sort sur un sujet que j’ai déjà traité, j’ai écrit le mien, l’ai vendu comme un roman. Je n’ai pas à me prononcer sur un ouvrage qui traite du même sujet, écrit par la fille de cet homme que je n’ai jamais rencontré »,- par exemple, plutôt que de soutenir ou laisser soutenir que le livre de Catherine Girard est un tissu de mensonges, et qu’elle « dégueulasse » (c’est votre terme) la mémoire….
Je comprends que c’est bien pour la promo de votre ouvrage, pour le relancer. Et néfaste pour celui de Catherine Girard puisque le vôtre a l’autorité du Femina, que vous êtes un auteur connu, que vous avez des soutiens , alors que c’est son premier livre (que je n’ai toujours pas lu.) (Mais que je lirai.)
C’est ainsi que je vous découvre.
Pour continuer à jouer comme vous avec le conditionnel:
Je ne suis pas d’accord avec votre argumentation. Si vous aviez cherché à rencontrer les gens qui l’ont connu avant de vous lancer dans votre enquête ou à votre retire de Périgueux; vous auriez été amené à réfléchir sur la complexité du personnage plutôt qu’à inventer l’homme à votre convenance. Et je pense que vous auriez abordé le dossier différemment. Vous auriez appris des choses que vous ignoriez, et que vous ignoriez peut-être encore, vous n’auriez pas pu ne pas en tenir compte.
Ce que vous venez faire dans tout cela? Demandez-vous… Que répondre? Quand je m’adresse à vous ici, je m’imagine que d’autres lecteurs ou lectrices puissent nous lire. Je ne veux pas rester dans l’entre-soi. C’est à vous que cela s’adresse, mais comme c’est en public, il me semble juste de contextualiser ce que je sais ou ce que je dis. De faire part d’éléments que je connais. C’est pourquoi je parle aussi de moi. Si vous ne voulez rien en faire, ce n’est pas grave pour moi; si vous voulez rester y hermétique, c’est ainsi tant pis pour vous. Mais ça aura été lu. Je ne vous demande pas d’en faire un livre, non. Mais… Juste de l’entendre et peut-être de le repenser…
Il me semble que vous ne tenez pas compte de ce que d’autres disent quand ça ne rentre pas dans votre fiction, vous vous en servez, pour défendre votre thèse, « pour aider dites-vous une partie de la famille ».
Mais en le déformant ou en le salissant, vous montrez que vous ne pouvez laisser place à d’autres, ni à d’autres pensées - d’autres hypothèses - que la vôtre.
Mon précédant message bien que long est assez explicatif.
Et puis, vous vous présentez en sauveur…
Non je ne suis pas injuste. Je n’ai pas dit que vous vouliez en faire un ange, j’ai dit que « vous n’êtes pas loin de vouloir en faire un ange ». Je ne parle pas ici de votre livre sur le sujet, (pardon de me répéter) mais de ce que vous dites ici sur ce site, de la façon dont vous défendez le personnage, et son père qui travaillait au Ministère des Affaires Étrangères du Gouvernement de Vichy… Ce n’est pas rien… Certains s’en sont passés, l’ont refusé et sont entrés en résistance…)
Interventions qui ont pour but d’aider une partie de sa famille dites-vous, et en défoncer une autre (ça c’est c’est moi qui l’ajoute) ?
Si c’est l’affaire judiciaire qui vous intéressait pourquoi ne vous en êtes pas tenu là? Pourquoi dites-vous vouloir défendre une partie de sa famille… ?
Pourquoi après avoir écrit votre livre : ne dites-vous pas: « C’est l’affaire judiciaire qui m’intéresse. Ma conclusion, ma version est dans ce livre, mon roman. C’est la mienne. Je n’ai pas à me prononcer sur le personnage que je ne connais pas sinon par son dossier judiciaire. Ni à intervenir sur un livre dont je ne connais pas l’auteure. »
J’insiste: je n’ai jamais dit que « c’était au moment de leur rupture » . C’est une version ridicule. Digne de Voici. « Comme elle voulait le quitter, il est devenu méchant avec elle, et il lui a raconté n’importe quoi. Et puis, il en avait marre des questions (qu’elle ne lui posait pas). Moi j’étais pas là mais je sais. Tant pis si ce n’est la vérité, je vendrais cette vérité. Le public aime ça. »
Si vous aviez enquêté avant vous auriez compris que ces gens ne fonctionnent pas ainsi.
Pourquoi avez-vous besoin de broder?
Si vous aviez fait l’effort de rencontrer et d’écouter les personnes vivantes qui l’ont côtoyé avant, vous n’auriez pu émis - une fois votre livre écrit et publié - une telle ineptie. À moins de préciser que ce n’est que fiction personnelle. (Cette fois-ci, je fais l’effort de ne pas dire « fiction jaenadienne »). Ou du commentaire Voici. Je me demande si vous avez interprété (ou commenté) de la même façon (jaénadienne) les éléments du dossier que vous avez consulté tout en promettant que « ben non c’est la vérité ».
Au cœur d’un dossier sur une affaire judiciaire ce sont des hommes que l’on trouve. Et des femmes. Il ne s’agit pas de « tout savoir sur eux » (non, on n’est pas dans Voici) mais de les côtoyer. De les entendre. D’apprendre à les connaître.
De comprendre ce qui peut motiver un acte, le climat dans lequel il a eu lieu…(Le régime de Vichy, la collaboration, les conspirations, les morts, …)
Il existe de nombreux auteurs qui savent ce dont il s’agit quand on parle d’imprégnation. Leurs livres en témoignent.
Mais comme je vous l’ai dit, je ne parle pas ici de votre livre (mon mail à l’époque en parlait) (celui auquel vous n’avez pas répondu) mais de ce qui n’est pas dedans (dans votre livre), de ce dont vous n’avez pas tenu compte faute de vous y être intéressé peut-être, et des propos que vous tenez entre autres ici à l’occasion de la sortie d’un livre qui vous dérange.
Mais, quoi qu’on écrive, vous semblez rester rivé dans vos certitudes. Ce qui vous importe c’est vous.
Et vous avez l'art de tirer la couverture à vous, dommage que ce ne soit pas uniquement par vos bouquins.
J’avais, après avoir lu votre livre, beaucoup de doutes quand au traitement de l’histoire que vous mettez en scène et quant à votre version finale, - mais aussi de la sympathie pour vous, - c’était pour moi un point de vue parmi d’autres, - mais c’est vrai que votre attitude à l’occasion de la sortie du livre de Catherine Girard en cette rentrée m’a choquée. Non pas à titre personnel, même si j’ai eu recours à des arguments personnels pour l’exprimer, mais du fait du déni qui cherche à s’imposer quand quelque chose dérange. Et du consensus auquel vous participez comme pour avoir le dernier mot! Et rendre nul son bouquin. (Mais le propre du déni est que ceux qui sont dans le déni n’en ont pas conscience).
Je n’étais pas si offensive, dites-vous? C’est vrai. J’étais à l’écoute. Je n’avais pas lu votre livre. Mais en découvrant vos propos ici et dans Elle je me suis autorisée à être offensive.
N’est-ce pas vous qui avez ouvert la discussion en intervenant dans la presse sur « l’affaire », en répondant à des sollicitations de journalistes? Vous démontez une version autre que la vôtre. Et faites peu cas de la littérature. Le livre qui vient de sortir est effacé par « le traitement de l’affaire » auquel vous avez généreusement (?) participé.
Vous avez étudié sérieusement les faits dites-vous, pour en arriver à votre conclusion, mais si c’est avec le même sérieux que celui de votre argumentaire pour descendre le livre de Catherine Girard, on peut douter de ce sérieux. Ainsi les enfants pensent-ils avoir tout bon à leur copie et n’admettent aucune critique… Certains, certaines, des années plus tard, revoient leur copie et se disent … Ah! Zut! C’est vrai que je m’étais planté, ou c’est vrai que je n’avais pas tout bon. Ou encore, c’est vrai, que le point de vue du prof (ou de la prof) était aussi intéressant.
Je n’ai pas lu tous les articles et les interviews sur le sujet, depuis la sortie, je vais m’appliquer à les retrouver (y compris ceux où vous intervenez).
Car s’il est une chose que j’avais en commun avec un certain personnage c’est le goût de la précision, de l’exactitude et de la vérité et reste.
Celui aussi de la quête de vérité. Ce n’est pas se poser en tant que sauveur. En inventant un bourreau pour lui trouver des victimes.
Philippe Jaenada
05/09/2025 à 11:35
Je n'ai jamais reçu votre mail de 2018, ayez au moins la gentillesse de me croire.
Je n'interviens pas dans la presse depuis que cette polémique a débuté avec le communiqué AFP : j'ai répondu à quelques questions de Elle début août, puis plus longuement à celle de L'Obs le lendemain de la publication du communiqué de Henri et Emmanuel Girard, que je voulais soutenir, et c'est absolument tout. (Je me fous complètement de "relancer" La Serpe – vous parlez de promo, quelle drôle de mentalité...)
S'il vous plaît, ne me parlez pas de précision et de vérité, le cynisme à ses limites.
Je ne reconnais pas la personne à qui j'ai parlé il y a sept ans. Vous vous êtes trouvé une tribune ici (où je ne suis venu au départ que pour répondre, par réflexe, à un commentaire très agressif), je vous la laisse.
Virginie Mirabelle
05/09/2025 à 13:03
« S’il vous plaît, ne me parlez pas de précision et de vérité, le cynisme à ses limites. » demandez-vous.
Si, je continuerai à parler de précision et de vérité, en ce qui me concerne, des notions essentielles (non assimilables l’une à l’autre) et vitales dans ma vie privée et professionnelle.
Et de non précision en ce qui vous concerne pour la façon dont vous dénaturez et utilisez publiquement des propos. Et dont vous balayez les arguments qui vous dérangent. Hors de vos livres (tout du moins).
L’essentiel pour moi a été dit.
Je vais me mettre à la lecture du livre de Catherine Girard.
Le reste est affaire personnelle, (bien que plusieurs éléments amèneraient à reconsidérer votre version).
Personnel aussi est ce qui s’est passé lors de notre rencontre, et le malêtre confus qui s’en est suivi de mon côté. Dont je vous faisais part … gentiment dans mon mail tout en restant alors pudique.
Je n’ai pas besoin de tribune publique sur cette affaire.
« Je n'ai jamais reçu votre mail de 2018, ayez au moins la gentillesse de me croire. » demandez-vous
Quand j’aurai reçu un mail "Undelivered Mail Returned to Sender" ou équivalent, je vous croirai sans détours.
Jusque-là je reste dans le doute. J’ai l’habitude d’être gentille, mais cela peut jouer de mauvais tours.
Pourquoi demandez-vous cette faveur de gentillesse?
Le message que je vous ai adressé alors est toujours sur mon serveur dans la bal « courrier envoyé » à la date d’expédition.
Peut-être pouvez-vous vérifier sur vôtre serveur?
Ce sont vos propres arguments, à l’occasion de la sortie du livre de Catherine Girard, la tonalité de vos interventions publiques et votre agressivité envers l'auteur d'une autre version que la vôtre, qui m’ont invitée à déciller les yeux. Et c'est vrai, à faire preuve d'une certaine agressivité à votre égard.
Mais je souligne, je précise - c’est important: l'auteure du livre qui vient de paraitre chez Grasset n’y est pour rien, elle ne m’a rien demandé, elle n'est au courant de rien. C’est de mon seul fait que je suis intervenue dans la discussion ici. J’écris en mon seul nom. Suite à vos interventions.
Si vous vouliez que cet échange reste entre nous, vous pouviez/vous pouvez trouver mon mail sur internet.
Virginie Merabelle
05/09/2025 à 11:44
Oups! Pardon! La toute fin de mon dernier message est incompressible. Un copié/collé confus incompréhensible.
Lire:
Car s’il est une chose que j’avais en commun avec un certain personnage, c’est le goût de la précision.
C’est aussi celui de la quête de vérité. Une vie ne suffit peut-être pas pour l’atteindre.
Pourquoi vous (Jaenada) qui écrivez des romans, vous poser en tant que sauveur (en dehors de vos romans)? Pourquoi inventer un bourreau et lui trouver des victimes (en dehors de vos romans)?
(Sauveur/Bourreau/Victime)
(Au lieu de: Car s’il est une chose que j’avais en commun avec un certain personnage c’est le goût de la précision, de l’exactitude et de la vérité et reste.
Celui aussi de la quête de vérité. Ce n’est pas se poser en tant que sauveur. En inventant un bourreau pour lui trouver des victimes.)
PASSANT
07/09/2025 à 09:19
Virginie Mirabelle... Bonjour...
" ... je ne m’adressais pas à vous directement, mais prenais part à une conversation: je m’adressais donc aux lecteurs du site. "...
Croyant à une conversation... " privée "... je me suis gardé de m ' adresser à vous... Fort... de la " mise au point "... que je viens de citer... je la prends... comme une invitation...
Juste vous dire... que je partage tous vos propos... que j' ai lus... avec la plus grande attention...
Mais... je suis persuadé... que monsieur JAENADA... foncièrement... n ' est pas un mauvais homme...
Dans son livre... à un moment... il parle... avec un sens... de l' auto-derision... qu ' il manifeste souvent... et qui me le rend... plutôt sympathique... de... son... " regard d' epagneul "... Pour moi... ça en dit long...Monsieur JAENADA... est un gros sentimental... Tres gros... même !...
Dans cette affaire... il a commencé... de se fourvoyer... en se disant... que si Maurice GARÇON... avait accepté... de prendre la défense... de Henri GIRARD... fils de ce GEORGES... son ami de 30 ans... c ' est qu' il devait être convaincu... de son innocence... Et puis... surtout... il y a eu... la découverte... de la correspondance... entre le père et le fils GIRARD... " mon vieux " et " mon petit "... comme ils s ' appelaient... l' un l ' autre... Ça a été... le chemin de Damas.... de monsieur JAENADA... La revelation... de l' immarcescible Vérité... et il est parti en croisade !... De Henri GIRARD... il a fait... un quasi saint... vous avez tout à fait raison... et de cette famille... Georges... Amelie... Henri... une famille... irenique !... Une vraie image saint-sulpicienne... qu ' il nous en donne !... On les voit tous les trois... tout aureolés de la lumière... de l' agapé... rompre le pain et boire le vin... dans une cène intime... ou... partager... la courge bénite... de Bernadin de SAINT - PIERRE... pré - découpée en tranches... par la Providence... pour être consommée en famille ( sacré Bernadin !... dont la douce divagation... fit rire... sans retenue... toute notre classe de 3ème)... Trop c ' est trop !... Monsieur JAENADA... dont il saute aux yeux... de tout lecteur attentif... qu' il s ' est complètement identifié... avec " son petit "... ERNEST... ( dont la présence... dans son livre... d' abord surprenante... trouve là... son explication )... au couple GEORGES-HENRI... en fait des tonnes !!!...
Jusqu ' à se compromettre... avec de plus en plus... de petits arrangements avec les faits... au fil de son
récit... Il dit dans la presse... aujourd' hui... qu ' il peut relever... " 50 " erreurs... dans le livre de Catherine GIRARD... mais... livre et stabilo.. en main... on peut relever... " 50 " petits arrangements avec les faits... dans " La serpe "... et ce... à partir même... des documents qu' il porte à notre connaissance ! ( ce qui montre bien... qu ' il n' a rien d ' un malhonnête homme... contrairement à Maurice GARÇON )... auxquels... viennent s' ajouter... le compte-rendu du procès... et le livre de Guy PENAUD... Ce ne serait pas grave... s ' il ne finissait... par commettre... l' irreparable... l' impardonnable !... Cette honteuse et revoltante accusation... contre la malheureuse famille TAULU... qui n ' a d' autre tort... que d ' être pauvre et inculte... ces frustes TAULU... que le " sinistre "... avocat GARCON... à qui monsieur JAENADA... emboîte le pas... en jappant joyeusement... a degueulassement... trainée dans la boue ( l' anaphore... TAULU... TAULU... TAULU... qui conclut sa plaidoierie... À vomir ! )... Aujourd ' hui... monsieur JAENADA... avec la même absence d' empathie ... ou... tout au moins... de la plus elementaire courtoisie... avec... tout au contraire... la plus grande indécence... se permet d ' agonir d' insultes... Catherine GIRARD... Il faut prendre garde... aux gens... trop sentimentaux ... ils peuvent se muer tres vite... en bêtes feroces... s ' ils ont l' impression... qu ' on s' en prend... aux objets... de leur sentimentalité... De veritables tigresses !...
" Entre l ' arbre et l' ecorce... il ne faut pas mettre le doigt "... Monsieur JAENADA... n ' aurait pas dû l' oublier... Qu ' il laisse la famille GIRARD... si fort qu' il l ' aime... à des affaires... qui ne regardent qu' elle...
... et qu ' il relise..." Crime et châtiment " ( et aussi..." Les freres KARAMAZOV ")... ça l' eclairera... sur la manière... dont une conscience coupable... ne pouvant plus supporter... seule... le poids de son crime... est poussée... à faire... des aveux... plus ou moins voilés... Il faut bien... que la littérature... serve à quelque chose... non ?!...
Avec mes cordiales salutations...
Virginie Megglé
08/09/2025 à 10:52
Bonjour Passant,
Tout d’abord merci pour votre lecture et l’attention que vous avez pu porter à mes précédents propos ici.
Je vous réponds, car je n’aime pas laisser une parole tomber dans le vide quand elle m’est adressée, et que j’apprécie votre point de vue, mais ensuite je m’abstiendrai, (j’espère y arriver :) et retournerai à mes affaires.
Je ne pensais plus intervenir sur ce forum (dont j’apprécie l’ouverture et la possibilité ) mais vos arguments m’ont aussi touchée.
Qu’un auteur de romans puisse attaquer « au nom de la vérité » une femme dont le premier livre vient d’être édité - en disant posséder lui-même la vérité et l’avoir démontrée dans son propre roman est déjà en soit étrange. Le roman relève il me semble de la fiction et donc du « mensonge » (bien sûr ennobli lorsqu’il est élevé au rang de littérature) . Vouloir brandir sa fiction comme preuve de vérité pour accuser l’autre de mensonge frôle le comique!
Dès lors que l’auteur de romans se transforme en détenteur de l’unique vérité et qu’il cherche à abattre au nom de cette vérité les thèses qui le contredisent, - ses romans, et ses écrits, perdent leur valeur.
En effet Philippe Jaenada n’est pas un mauvais bougre, tant qu’on le suit, et que l’on se soumet à son influence, c’est un romantique, un gentil gros nounours. Mais un romantique qui semble fasciné par des actes d’une rare violence.
Un saint-bernard (une autre sorte de gentil nounours) vient au secours des malheureux, mais il ne s’en prend pas à d’autres pour arriver à ses fins. Philippe Jaenada qui se dit sauveur n’est pas un saint-bernard.
Il semble ne pas connaitre non plus la violence qui régnait durant les guerres et entre les guerres y compris dans les familles honorables, argentées et cultivées et dans les milieux littéraires.
Il me semble par ailleurs que pour rester enquêteur sur le chemin de la vérité, il vaut mieux savoir écouter, se laisser émouvoir, se servir de ses antennes, et savoir remettre en doute ses convictions.
C’est pour cela que j’ai eu la méchanceté de faire allusion à sa solide formation à Voici. Qui n’est pas tout à fait la même que celle, quand même plus littéraire, du protagoniste principal de son livre et du père de celui-ci. On sait que dans cette presse torchon le mensonge est de mise pour appâter le lecteur ou la lectrice, qui croit qu’on lui vend la vérité.
Je m’étonne qu’il dénonce de ma part une certaine agressivité à son égard, (et elle est là) mais qu’il ne mentionne pas la sienne à l’égard de Catherine Girard….! (C’est celle-ci qui m’a décidée, son agressivité, pas Catherine Girard, à oser m’exprimer ici, quand j’ai aperçu derrière le gros nounours quelqu’un de beaucoup plus redoutable, gentil à ses heures mais aussi méchant et impitoyable envers une femme. Comme souvent chez ceux qui veulent se faire passer pour des sauveurs, la cause est autre et de l’ordre transférentielle …
Cela m’a choquée, m’a fait mal, (peut-être parce que je suis moi-même une femme?) autant que l’utilisation et la déformation de mes propos pour servir sa thèse (à lui) alors que tels qu’il lui ont été rapportés, ces propos auraient plutôt tendance à l’interroger si ce n’est à l’infirmer.
(Je pense aussi que s’il s’était s’agit d’un homme j’aurais réagi de même ). On peut tenter de démontrer une vérité. Et s’appliquer à blanchir une personne. Sans pour autant s’en prendre aux faibles et persuader le lectorat de leur criminalité.
Mais comme les gros nounours (qui s’avèrent être des fauves) il fait mal sans le savoir, et apparemment sans vouloir le savoir. Tant qu’on reste docile avec lui sans dire aïe tout va bien… Mais il manquerait d’empathie ou de courtoisie comme vous l’évoquez que finalement cela ne m’étonnerait pas.
La lecture des œuvres de Dovstoïevsky, (de Tcgékov aussi) de Rimbaud, de Verlaine, de Edgar Poe, Kafka, David Grossman, de Mauriac, de Pagnol, etc etc …. m’a infiniment appris sur les profondeurs de l’humanité dans laquelle je me reconnaissais y compris dans ce qu’elle pouvait avoir de déplaisant…
Je lis le livre de Catherine Girard, je ne l’ai pas encore fini, j’y reconnais l’homme que j’ai connu. Ce climat si particulier qui a bercé mon enfance.. et l’immense complexité. Y sont présents tant d’éléments que certains lecteurs/lectrices ne relèvent peut-être pas (je ne sais) mais qui sont loin d’être des détails, dans la genèse de la violence, qui est indéniable. Sauf par qui voudrait faire acte d’une extrême violence à son tour en la niant. En en ignorant les mécanismes pervers.
Quant à Ernest dont vous parlez, il faudrait que je relise le livre de Jaenada, - je l’ai gardé, avec toutes les biffures (plus de 50! ) et les commentaires inscrits dans les marges et sur les pages blanches - pour mieux comprendre ce dont il est question.
Oui, sans doute faut-il prendre garde aux gens trop sentimentaux qui reprochent l’agressivité des autres sans considérer la leur, prendre garde à eux pour ne pas se laisser enfermer dans leur filet :) Ou tomber sous leurs griffes (ou le tranchant de leur lame) Comme s’ils ignoraient eux-mêmes en avoir.
Bon j’arrête là, car la gentillesse me va mieux. La douceur, la joie, la bonne entente aussi. Mon goût de la vérité ne doit pas m’en éloigner trop longtemps. La querelle est mauvaise pour ma (la) santé. Et j’ai appris à me guérir de la violence dont j’ai subi tant d’effets (y compris de la blanche (blanche violence), il vaut mieux que je m’en tienne à distance. Mais vous avez bien fait de vous adresser à moi je vous en remercie.
( Il y a plusieurs réponses dans le cadre de l’échange avec Ph. Jaenada que j’ai dû garder pour moi, car elles restaient de l’ordre disons confidentiel et ne concernaient pas les lecteurs de ce forum)
Je vous souhaite une bonne journée.
P.S. Oui, deux fois oui pour votre post-scriptum où vous citez Maigret. Merci infiniment.
Virginie Mirabelle
08/09/2025 à 13:56
P.P.S.: Je me disais que les grands écrivains n’auraient à ignorer ni la psychologie ni les profondeurs de l’âme… et n'imaginais pas le dire ici.
Quand par hasard j'entends sur France Culture une émission qui traite de la violence chez un jeune garçon pourtant si tendre … dans une émission que j’aime beaucoup: Les pieds sur terre de l’excellente Sonia Kronlund
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-pieds-sur-terre/mon-frere-ce-facho-5340610
petricore
24/11/2025 à 16:39
Madame permettez mois de vous remercier pour votre long témoignage ! encore merci
Balland Marc
02/09/2025 à 18:13
On oublie un livre sorti en mai dernier, intitulé "La Dernière Serpe" chez hahaha-éditions. Ainsi que "La Serpette", du même éditeur, complaisamment préfacée par un célèbre auteur de romans, titulaire d'un grand prix littéraire, et racontée par le regretté P. Bellemare, à voir sur Youtube. On pourrait en dire, sur cette serpe !
Philippe Jaenada a mené une enquête et travaillé sérieusement le sujet en compulsant des archives qui venaient d'être rendues publiques. Les ouvrages sortis avant manquaient d'éléments tangibles, ceux sortis ensuite pourraient être suspectés de profiter de l'intérêt du public pour le sujet, à des fins prioritairement mercantiles. C'est le cas de "La Dernière Serpe", qui évoque librement une douzaine d'hypothèses à ranger dans une catégorie d'humour (noir) absurde.
PASSANT
03/09/2025 à 11:29
Bonjour... BALLAND Marc...
" Les livres sortis avant manquaient d ' éléments tangibles..."... ecrivez-vous...
Pas vraiment ... Une quinzaine d' années... avant le livre de JAENADA... il y eu... le très serieux livre... du commissaire Guy PENAUD... " Le triple crime du château d ' Escoire "... qui accompagnait JAENADA... dans son enquête sur les lieux... Le commissaire PENAUD... a consulté les mêmes documents ... Les archives de la Dordogne... et celles de Maurice GARÇON... Vous voyez donc... que JAENADA... n' a pas été le premier... à avoir eu accès... à cette documentation... Le commissaire PENAUD... a-t-il pu ... grâce à une derogation ?... je ne sais... mais il y a eu accès... 15 ans avant JAENADA... Me renseignant sur " Google "... je ne suis pas juriste !... j' y ai lu... que les arrêts des cours d ' assises... etaient consultables... immédiatement... si les audiences avaient été publiques... et 75 ans après... si elles s' etaient déroulées à huis clos... Les audiences du procès GIRARD... ayant été publiques ( sauf une audience à huis clos... pour motif d ' intérêt de la nation )... peut-être... que le commissaire PENAUD... n' a même pas eu besoin... d ' une derogation...
Ceci est sans importance... l' un et l ' autre... ont pu consulter le dossier... et JAENEDA... le premier à le consulter... sous sa forme numérisée... Je ne vais pas m' étendre... mais il est du plus grand intérêt... de constater... l ' usage qu' ont fait... l ' un et l' autre... de la même documentation... Juste deux points...
Un... capital !... Les courriers de Maurice GARÇON... font apparaître... sans contestation possible... qu ' il y eu... magouille sous robe... c' est clair comme de l ' eau de... roche !... Collusion entre le President de la cour et Maurice GARÇON... dont il attendait... certains services... en échange !... JAENADA... par acquit de conscience... y fait vaguement allusion... dans son livre... mais il passe vite à autre chose !...
Deuxième point... important à mentionner... l ' extrême violence... dont fit montre... Henri GIRARD... le jour même de son acquittement !!!... Au restaurant... avec celle qui etait encore son épouse... celle qui l' avait été à supporter... son cauchemardesque sejour... de 19 mois... dans l ' infâme prison de Belleyme... pris d' une rage folle !... il defenestra le cocker de celle-ci... avec l ' assiette et le bifteck... qu' on avait servi au brave toutou !... Certes... il y avait de quoi... tiquer... devant le luxe... du repas canin... lui qui peut-être serait mort de faim... comme d ' autres... en prison... sans les colis de sa femme... mais tout de même !... Une si folle colère !... Là aussi... une evanescente allusion de JAENADA...
Si l' affaire vous intéresse... je vous conseille vivement... le livre de Guy PENAUD... qui contient... en plus... une abondante iconographie...
JAENADA... qui le connaît peut-être sur le bout des doigts... n ' a pas... à ma connaissance... formulé de critiques... à son égard...
Mon cordial salut...
Philippe Jaenada
03/09/2025 à 12:06
Oh si, si, Passant, j'ai bien bien contesté le livre de Guy Penaud, et pas qu'un peu. (Et, non, il n'a pas consulté le dossier aux Archives de Dordogne. Les archives de Garçon à Pierrefitte, oui, mais pas le dossier d'instruction. C'est d'ailleurs la raison des erreurs que je contestais dans son livre. Mais au moins, avec Penaud, que j'ai rencontré, c'était une discussion saine, si on peut dire, il n'a jamais été question d'affabulations ou de délires. Nous avons des avis différents sur l'affaire, c'est tout.)
PASSANT
03/09/2025 à 18:03
Cher JAENEDA... mes hommages...
Juste une question... Un point qui m ' intrigue... et que vous devriez pouvoir eclaircir...
Ce pyjama... que j' ai laissé... se balancer doucement dans le vent... sur le fil à linge... l ' autre jour...
Ce pyjama... vu par LILI... la fille du claque... où Henri GIRARD... a passé la nuit... precedant... son arrivee au château...
On n ' en parle pas au procès... ni dans l' instruction... du moins dans ce que nous en connaissons... grâce à vous... grand merci !... et que LILI repose en paix!... comme vous le dites... pour autre chose que la mention du pyjama... que vous escamotez... avec autant de maestria... que l ' avocat GARÇON... Celui-ci... le degaine... ce temoignage de LILI... dans sa plaidoierie... pour n' en mettre en valeur qu ' une chose... Ah !... cette pince à extraction ( je vous cite )... dont tout le monde use... ni vu ni connu !... il n' y avait pas de vêtements de rechange ... dans la valise... de son si sympathique client... un amour... ce garçon ! ... et un homme intellectuellement malhonnête... ce GARÇON !... Car s ' il n' y avait pas de vetements de rechange... il y avait... un pyjama ! ... sur lequel... on a passé muscade !... De bonne guerre pour la défense ( dans la mesure où... on réduit la recherche de la Justice... à un simple jeu de société... où l ' emporte le plus malin)... mais l' accusation !... Elle dormait ?!... Eh oui... elle dormait... sur une peau d ' ours... trop vite vendue... Il n' est que de lire... les plaidoieries... de l ' avocat de la partie civile... et de l' avocat général !... Interminables certes... mais sans tranchant... émoussées par leur longueur meme... Ce pyjama... pourtant... dans lequel il avait dormi auprès de sa blonde ( ou brune ?)... il aurait fallu questionner Henri GIRARD à son sujet... non ?... Avait-il dormi avec ?... Où etait-il ?... Pas de sang sur le seul costume dont il disposait... plastronne GARÇON !... Et alors ?... Ça prouve quoi ?... Que s ' il a commis ces 3 meurtres abominables... il n' etait pas dans son costume !... On s ' en serait un peu douté... quand même !... Rien d ' autre... Dans son pyjama... peut-être ?..... Bien des mois plus tard... un co-detenu... rapportera... que GIRARD lui avait confié... avoir commis ces meurtres en pyjama... et qu ' il avait caché celui-ci ... Les paroles des prisonniers ne sont certes pas... paroles d' evangile... mais je trouve ce temoignage bien troublant malgré tout... D ' où lui serait venue l' idée... de parler d ' un pyjama ?!......................................
C' est une question sans piège... que je vous pose... Vous n ' avez pu... bien évidemment... nous accabler... des mille pages du dossier... En a-t-il été question de ce pyjama ?... L' a-t-on cherché ?... L ' a-t-on trouvé ?...
Un truc me passe par la tête... Un des mensonges... de GARÇON... La meule à bras... qui nécessite... affirme-t-il sans ciller... 2 personnes... une qui tourne la manivelle... et l' autre qui meule... C ' es FAUX !... Les remouleurs du bon vieux temps... tournaient d' une main... et meulaient de l ' autre !... Pourquoi ce mensonge de GARÇON ?... Pour... degueulassement... detourner l' attention... de Henri GIRARD... sur TAULE... père et fils... Autre saloperie du même... tenor du barreau... Lorsque le gardien de prison... vient temoigner du comportement de Henri GIRARD en prison... Temoignage gênant... car il est révélateur... de certains traits... de la personnalité de l ' inculpé... Que se passe-t-il alors... relisez bien... Les deux complices... le President HURLEAUX et l' avocat GARÇON... qu ' ils rotissent en Enfer... joignent leurs forces... de larrons en foire... ... pour traiter ce malheureux DUPUY... de colporteur de ragots... alors qu' il ne fait que rapporter des faits... dont il a été temoin... Rien à voir avec... les ragots des " moutons "... passez-moi le calembour ( au fait... j ' ai bien aimé votre... " Le sale air du rappeur !... Ne soyez pas si modeste )... Bien plus... GARÇON se fend d' une tirade outrée et hypocrite... sur l ' offense faite à la Justice...( hum... hum... gros raclements de gorge... s' entendre avec le President du proces... ce n ' est pas faire injure à la Justice ?)... et... traitant ce malheureux homme... comme une sous-merde... demande son renvoi... ce que le Président... son complice... s' empresse d ' executer... Vos desirs sont des ordres... cher Maitre ( mais n' oubliez pas... ce que vous m ' avez promis... en echange de mes bons et loyaux services .. )...
Bon... l ' heure tourne... et comme je le disais à l' instant... à deux gais lurons... j ' ai le livre de Catherine GIRARD à terminer...
Salut JAENADA...
... et ANNE-CATHERINE... ca y est... chapeliere emerite ?... A-t-elle confectionné un galurin à la Jack PALMER... à son detective de mari ?...
Philippe Jaenada
03/09/2025 à 19:50
Anne-Catherine, merci de demander, a arrêté de faire des chapeaux. (Elle dessine, maintenant. Beaucoup. Et plus que bien.)
Je ne devrais pas répondre à vos questions, je ne veux plus répondre (arrêtez d'en poser, soyez sympa), mais je ne peux pas m'en empêcher : Ernest Bateau (le codétenu) a dit des âneries (il l'a reconnu après), le pyjama d'Henri Girard (pantalon crème, veste crème à rayures bleues) a bien évidemment été retrouvé par les enquêteurs. Ils ont demandé à la prostituée avec qui il a passé la nuit s'il en avait plusieurs, elle a dit que non, du moins qu'elle n'en avait pas vu d'autre.
PASSANT
04/09/2025 à 11:46
Eh bien... monsieur JAENADA... le moment est venu de se quitter...
Ce fut un plaisir... partagé... je n' en doute pas...
Pour résumer...
De votre point de vue... Henri GIRARD... a fait une blague à sa fille... Quel bonheur... d ' avoir un Papa... pince-sans-rire !... Sa fille en rit encore !...
Du mien... comme le disait ROULETABILLE... à son ami SAINCLAIR... " Le bon bout de la raison "... ne me laisse pas l' ombre d ' un doute... sur la culpabilité de Henri GIRARD...
Je me tâte... Sais pas... si je vais lire... " La desinvolture est une bien belle chose "...
J ' ai lu le magnifique livre de MODIANO ( un ecrivain... situé très haut dans mon estime )... " Le café de la jeunesse perdue "... consacré à la même tragedie... je crois... et je suis tenté de m' en tenir là...
Que me conseillez-vous ?...
Bonne continuation
Ps... finalement... je n ' ai pas regardé Catherine GIRARD... hier soir... Son livre me suffit...
PASSANT
05/09/2025 à 09:06
Juste une dernière remarque... pour souligner... l ' ironie de la vie...
Depuis Novembre 1941... ( pas même un mois... après l' affaire d ' Escoire ! )... les jurys des cours d' assises... ne sont plus constitués...de seuls citoyens... On leur adjoint le President du Tribunal... et les deux juges qui l ' assistent... "Maître " Maurice GARÇON... entre autres ( " Maître" FLORIOT... que vous egratignez dans... " La petite femelle "... par exemple )... se recria bien fort !... Deux ans plus tard... les nouvelles dispositions de la Justice... devaient lui permettre... de faire acquitter... un assassin !... Comme il est aujourd ' hui avéré... il y eut collusion... entre GARÇON et le President HURLEAUX... Celui-ci... n' eut pas de mal... à mettre les jurés populaires... qu ' il etait censé guider... vers la justice et la vérité... dans sa poche... et dans celle de GARÇON !... En deux tours de cuillère à pot... pas même un quart d' heure !... un assassin sauvait sa tête...
À quoi tiennent les choses... quand même !... L ' ironie de la vie... oui...
Le " cold case " est enfin élucidé... Pour l' erreur judiciaire... et les " crimes" des uns et des autres... il y a prescription... L ' affaire est close... C' est comme ça...
PASSANT
16/09/2025 à 16:35
... j ' avais oublié de vous répondre...
Quand on consulte... la liste des sources... de Guy PENAUD... à la fin de son livre...
celle-ci s' ouvre par...
ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DE LA DORDOGNE
dossiers cabinet du Prefet - serie W,
dossier judiciaire GIRARD- articles 1207 W 49-50.
( N.C. )
Je ne comprends pas pourquoi... vous affirmez... qu ' il ne les a pas consultées ?...
Edco
16/09/2025 à 18:06
Pour Passant
Ouh là là ......vous n êtes pas que ..Passant.....vous êtes... Insistant ....voire Harcelant .....
Pourquoi n ' écrivez vous pas un 3 ieme livre ? Vous aideriez la Justice et laisseriez tranquilles ....les écrivains....
Genre
La vérité sur la serpe
ou
Je sais pas tout et je le dis
ou
In Philippio veritas
ou
La contre - enquête, en passant....
......etc....
Ou passez le concours de la magistrature et faites réouvrir l enquête.....Il faut aller jusqu'au bout de ses obsessions ( en respectant autrui ...)
Bref.....je retourne lire Jaenada .....
PASSANT
17/09/2025 à 06:20
Salut EDCO...
Je ne comprends pas... les reactions de cette nature... qui pullulent... sur tous les articles de " ActuaLitté "... ( où... en quelques années... je ' n ai laissé... que 3 ou 4 commentaires !... Ici... l' occasion a fait le larron...)... La solution à votre problème... est pourtant des plus simples... vous passez votre chemin !... et vous transportez vos pas ailleurs... Vous n ' avez que l' embarras du choix !... C ' est grand ... ailleurs !...
Je note au passage... sourire aux lèvres... que vous êtes vous- même ... bien assidu !... Non ?...
Avec mes aimables salutations...
Balland Marc
03/09/2025 à 14:14
Eh bien, Passant qui ne souhaitez apparemment pas passer inaperçu, comme vous auriez pu vous en rendre compte, l'allusion au livre "La Dernière Serpe" était faite pour situer notre position d'auteurs (Michel Loiseau et moi-même) sur une affaire dont le livre de Philippe Jaenada aurait pu être une forme de conclusion. Car bien qu'il penche pour l'innocence du fils de famille, il laisse à chacun la possibilité de se faire une opinion, même autre que la sienne. Je crois qu'il a étudié cette affaire avec un grand sérieux, mais pas avec l'esprit d'un policier probablement plus resserré sur des faits incontestables (comme il pleut dehors (ou pas), il fait nuit, il y a du sang par terre, le dernier survivant n'ayant pas été zigouillé avec toute la troupe, ça le rend suspect, etc.). Je crois qu'il a beaucoup étudié les personnages du drame, le contexte, et que sa vision de l'affaire est assez objective. Je crois également que vouloir relancer le sujet comme il a été fait ensuite, relève d'une tentative mercantile sans réel fondement... tangible, pour employer le mot qui fâche.
Maintenant, sur le roman de Catherine Girard, je n'en dirais rien, ne l'ayant pas lu.
Voilà, pour plus de réponses... tangibles à vos questions, demandez à Philippe Jaenada qui devrait finir par se lasser d'une polémique stérile. Mais si vous voulez rire un peu, si ça vous arrive, le livre "La Dernière Serpe" est disponible chez hahaha-éditions. Respectueuses salutations.
PASSANT
03/09/2025 à 16:55
Coucou... au joyeux tandem !...
Je lis très peu de BD... mais je suis un fan de PETILLON... Les aventures de Jack PALMER... un régal !... ( derviche tourneur... chez RENAULT... est resté gravé dans ma memoire... rien que de le citer... me fait m ' esclaffer !... Je vous quitte... j' ai le livre de Catherine GIRARD... à terminer... Il est moins rigolo... c ' est sûr !...
Je vous promets de lire votre BD... à la condition... que vous me remboursiez... si je ne suis pas déridépar un rire débridé!...
Bonnes rigolades !...
Balland Marc
03/09/2025 à 18:21
Juste une précision : La Dernière Serpe n'est pas une BD, mais une forme d'uchronie égayée de quelques illustrations. Rien à voir avec une BD.
PASSANT
04/09/2025 à 11:51
Dommage... je suis un lecteur boulimique de BD!... AHAHAH !...
Mais il m ' arrive de lire...
Cordial salut...
Edco
04/09/2025 à 11:42
Ouh là là , affaire sensible....comme dirait Fabrice Drouelle !!!!
En tout cas , je me délecte des livres de Jaenada, et suis en train de lire " la désinvolture est une bien belle chose" , magnifique !
Edco
05/09/2025 à 14:16
N' en j'tez plus !!!!!🫣 On n' en sortira pas . ..
Faudrait un 3 ieme bouquin....
Pas Paul et Virginie..... mais Philippe et Virginie....
ou Paul et Mick.....
ou Une serpe peut en casser..une autre ...
PASSANT
07/09/2025 à 09:46
Ps...
Ce cher Philippe JAENADA... pourrait relire aussi... les enquêtes du commissaire MAIGRET... dont les methodes... sont diamétralement opposées... à celles qu ' il vous ( nous ) a dites... être les siennes... Comme vous le faites remarquer... avec justesse... derrière les actes... il y a... une personne... un sujet... avec sa psychologie et sa sensibilité ... MAIGRET le sait bien... Philippe JAENADA... ne veut pas le savoir...
LectorInFabula
14/09/2025 à 18:30
J'avais beaucoup apprécié le livre de Jaenada, aussi je me suis intéressé à celui de Madame Girard et à la polémique qui s'en suit
Qu'en penser?
La thèse de Jaenada est plausible et argumentée, avec tout le talent de son auteur. Elle repose sur un travail d'enquête considérable, effectué évidemment sur documents seulement, et a priori objectif
Celle de Madame Girard est une vérité subjective basée sur les déclarations de son père, qui n'est pas une source fiable. Le récit qu'il a fait à son père de sa "débâcle de 40" est fantaisiste, dit-il, et il en fait un autre à sa fille. Lequel est le vrai ?Et ce n'est qu'un exemple. Alors faut-il le croire lorsqu'il avoue le meurtre ?
Le livre de Madame Girard est émouvant, je crois à sa sincérité, mais est-il fiable ? Beaucoup des choses qu'on lui a raconté et qu'elle rapporte sans recul ( elle ne peut pas en avoir) ne sont pas crédibles. Sa mère n'a pu être la "compagne de Lénine", ni même le rencontrer, pour des raisons trop longues à expliquer ici. Il y d'autres incohérences.
Je ne trancherai pas entre les deux versions, celle de Jaenada me semblant un peu plus crédible.
Quant au verdict, il établit seulement la vérité judiciaire, qui n'est pas la véracité.
LectorInFabula
14/09/2025 à 18:51
Pour Philippe Jaenada
Cher Monsieur,
Pour ma part, j'ai beaucoup aimé votre livre, parce qu'il m'avait convaincu, mais aussi parce que vous parlez très bien de ma chère ville de Périgueux. Si vous y retournez, oubliez un peu le Garden Ice ( la décoration est abominable, ils ont saccagé celle du Café de Paris qui n'avait pas changé depuis l'époque de l'affaire Girard). J' aime bien le Café de la Place, Place du Marché au Bois, dans le vieux Périgueux.
A propos de Single malts... dans le livre de Catherine Girard, il est question d'un MacCallan que Georges Girard aurait fait goûter à son fils. C'est impossible, les Pure et Single malts n'étaient pas importé en France avant les années soixante dix, et d'ailleurs n'étaient presque plus fabriqués dans les années trente.
Amicalement