Silène Edgar, autrice jeunesse et membre de la Charte. Comme de nombreuses créatrices et de nombreux créateurs de livres, elle vient de réagir aux propos de Jacques Glénat, publiés par ActuaLitté. Une réaction qui en suit bien d'autres.
Le 04/07/2019 à 14:15 par Auteur invité
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04/07/2019 à 14:15
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Je suis assez amère et triste de voir qu’un éditeur puisse déconsidérer ainsi notre travail. Heureusement, mes éditeurs actuels sont bien plus respectueux et me soutiennent autant qu’ils le peuvent pour que je puisse continuer à vivre de ma plume et produire de nouveaux livres, sans me faire travailler bénévolement chaque week-end.
Je ne peux m’empêcher de réagir.
Certes, j’aime rencontrer des gens, partager mon travail et entendre des questions et commentaires... mais en fait, j’aime aussi passer mes week-ends à la maison, rencontrer mes amis, partager mes bons petits plats et entendre des conversations passionnantes et des commentaires amicaux sur ma tarte au citron et accessoirement, sur mes livres.
Pourquoi aller quand même en salon, passer souvent 7 ou 8 heures dans le train, deux ou trois jours sur place, à dédicacer dans la chaleur suffocante d’une tente ou dans le froid glacial d’un gymnase, voire dans la rue, parfois sous la pluie (si, si !) et revenir malade alors qu’on doit corriger le prochain roman et écrire le suivant le reste de la semaine ?
La valse des doutes, à 1000 temps
Pourquoi laisser mes filles, attristées par chaque séparation, sur le pas de la porte... : « À la semaine prochaine, maman. Papa filmera mon spectacle, tu pourras le voir quand même... » ? Pourquoi passer des heures à gérer les papiers à remplir, les trains à confirmer, les mails à rédiger afin d’être sûre d’avoir un transport, un lit, un repas à l’arrivée ? Pourquoi s’évertuer à vendre 100 livres dans le week-end en répétant 250 fois votre pitch à des inconnus, pour toucher 60 euros net dans 1 an ?
Pourquoi attendre, des heures durant, dans le bruit et l’agitation, qu’un lecteur arrive, pas un de ceux qui vous humilient en disant que vous feriez mieux de faire de la vraie littérature ou qui vous demandent combien coûte le roman de quelqu’un d’autre ou l’emplacement des toilettes, ni celui qui vous désespère en disant que votre livre est trop cher ou qu’il n’aime pas la SF, ou celui qui vous insulte en disant qu’il trouve scandaleux que vous écriviez sur cette traînée de Marguerite de Valois (si, si !).
Pourquoi ?
Pour les lecteurs bien sûr, qui viennent vous voir vous, pour vous dire qu’ils ont aimé votre livre, qu’ils achètent le suivant ou qui sont heureux de vous découvrir, ou juste de vous voir, et pour les auteurs-rices et les libraires que j’ai la chance de rencontrer, avec qui j’échange.
Mais... Est-ce que cette opportunité vaut tout le reste ? Ce serait bizarre, non ? Pourtant, je l’ai fait des années, parce que cela m’a apporté beaucoup de joie, de moments magiques, de pur bonheur. Mais voilà, je ne veux plus faire ça bénévolement. Pourquoi ?
Parce que je suis épuisée de devoir déployer tant d’efforts pour saisir cette opportunité. N’importe qui le serait à moins.
Que gagne-t-on “à dénigrer notre travail ” ?
Je sens que je dois me préserver pour écrire. Et que mon vrai travail n’est pas la promotion, que je ne dois pas user mes cartouches de vie dans ces multiples salons sans compensation. Si j’étais payée pour chaque salon, je pourrais me permettre d’écrire moins. Mais ce n’est pas le cas alors je dois travailler 7 jours sur 7 : quatre jours à la maison pour écrire, trois jours en salons pour la promotion.
Les rencontres scolaires me facilitent la vie, en me fournissant un revenu complémentaire. Mais ça ne suffit pas, je dois quand même publier au moins deux livres par an, si ce n’est trois. Je prends 2, maximum 3 semaines de vacances chaque année et je travaille un week-end sur trois, souvent de manière concentrée, ce qui fait que j’ai travaillé à plusieurs reprises un mois d’affilée, sans un jour de pause.
Et je suis fatiguée de tant travailler.
Alors maintenant, je diminue la voilure, au moment de ma carrière où j’ai de plus en plus de lecteurs, je me retire, je refuse de nombreux salons, je n’accepte plus que les salons qui me payent les dédicaces ou me proposent au moins une journée de rencontres scolaires pour que ces deux ou trois jours de salon ne soient pas de la fatigue pure, que je puisse m’octroyer un ou deux jours de repos ensuite. Cela me fend souvent le cœur, car certaines associations ne peuvent pas me proposer ce que je demande. Mais je ne peux plus...
Alors, quand je lis les propos de Monsieur Glénat, je suis amère. Je ne vois pas ce qu’un éditeur a à gagner à dénigrer ainsi notre travail, notre engagement permanent dans une promotion dont il récolte aussi les fruits. Surtout en regrettant par ailleurs la surproduction !
Qu’il nous aide au lieu de nous enfoncer ! Qu’il nous permette de créer mieux au lieu de devoir créer plus ! Que la promotion soit reconnue comme un travail qui mérite salaire !
En conclusion, ne crachez pas dans la soupe, car après, il faudra la manger.
Par Auteur invité
Contact : contact@actualitte.com
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23/02/2026, 15:31
Sur le quai de l’Hôtel de Ville, Pierre est assis avec son camarade Maxime. L'ancien libraire et chineur invétéré nous présente ses « outils » : des textes « utiles », des archives de luttes, des classiques qui reviennent, des fonds devenus introuvables ou presque - et surtout, des ponts.
20/02/2026, 18:22
Bibliothécaire à la médiathèque Jean Rousselot, à Guyancourt (Yvelines), Grégory Launay est membre du jury du Prix Les Visionnaires 2026. À travers ce prix littéraire et territorial, il défend une vision de la lecture comme outil de médiation, de réflexion sur le monde contemporain et de dialogue avec les différents publics.
17/02/2026, 15:54
La Saint-Valentin déborde de cœurs rouges, mais sous le vernis sucré, Luciana Peker tranche dans la chair du mythe romantique. Son enquête dissèque l’amour comme un champ de bataille intime, saturé d’héritages politiques, de domination feutrée et de déséquilibres affectifs. Entre désir sincère et architecture sociale, elle dévoile une cartographie du sentiment où le pouvoir circule, s’infiltre et modèle les corps, les choix et les silences, loin du conte amoureux vendu comme universel.
17/02/2026, 09:35
C’est un petit séisme auquel a assisté l’édition voilà une semaine : après la publication d’une quinzaine d’ouvrages et près d’un million de livres vendus, Patricia Darré décidait de collaborer avec Mickaël Palvin fondateur de l’agence littéraire Héraklès. Pourquoi ce choix, quand la notoriété et la réussite sont avérées ? Et que dit cette relation nouvelle de l’époque ?
13/02/2026, 17:01
Comme les éditions Anacharsis misent sur les vies effacées, l’historien Philippe Braunstein ouvre le bal de cette collection si brassensienne. Et l’intéressé (Philippe, pas Georges) d’attaquer d’emblée un détail éditorial : « Donc je peux dire tout de suite que je suis furieux de la couverture qui a été faite, parce que ça n’a aucun rapport avec Venise, ni avec un noble vénitien, ni avec un ambassadeur, et ils ont inventé un portrait qui n’existe pas. »
09/02/2026, 17:19
Dans cet article, Charles Garatynski relit l’œuvre de Witold Gombrowicz comme une entreprise radicale de déstabilisation des identités, des rôles et des formes sociales. De Ferdydurke à Cosmos, l’écrivain polonais apparaît comme un penseur de l’inauthenticité, pour qui la littérature devient un espace de résistance contre les assignations culturelles, nationales et symboliques.
09/02/2026, 16:33
Depuis quelques semaines, Bernard Werber s’installe comme un horloger mystique prêt à disséquer l’imaginaire humain et la littérature, à travers un podcast qu'il a monté. Ici, pas de nostalgie confortable : place au moteur brut, à l’idée nue, au monde qui naît sous le scalpel narratif. Entre méthode d’atelier et pulsion de création, il démonte la fiction pièce par pièce, puis la relance comme une machine vivante prête à happer l’auditeur.
06/02/2026, 14:11
L’Amérique tangue, ivre de sa propre légende, coincée entre les néons sales du pouvoir brut et les fantômes électriques de Ginsberg qui hurlent encore sur l’asphalte. Dans le cockpit, un milliardaire enragé joue avec les boutons rouges comme un enfant trop riche dans un magasin d’armes. Pourtant, sous la tôle froissée, le moteur démocratique gronde. Les poètes, les musiciens, les libraires, les profs, les types fatigués qui votent sans illusions tiennent encore la ligne. Ce texte parle d’une chute possible. Mais surtout d’une résistance culturelle qui mord, qui encaisse, qui refuse de plier. Par Mathias de Breyne.
06/02/2026, 14:08
De la découverte sidérante de la mort de Marilyn Monroe à l’enquête intime sur Norma Jeane Baker, ce Daniel Charneux retrace ici une fascination née dans l’enfance et devenue projet littéraire. Entre mémoire personnelle, immersion dans les archives, films et biographies, et réflexion sur l’identité, l’auteur traque la femme derrière l’icône. Une plongée sensible dans la fracture entre mythe hollywoodien, violence médiatique et destin humain brisé. Il publie ce 5 février I'm not M.M. chez Arléa.
04/02/2026, 09:00
Beyrouth s’accroche aux branches du cèdre du Liban comme par miracle, ce pays reste un mystère pour Marwan Khalil, désormais à la retraite. Sa pension de flic n’étant pas suffisante, il a ouvert dans son quartier, un cabinet de détective privé. Pas de quoi vivre dans le luxe, mais bien assez pour s’acheter de quoi fumer et mettre de l’essence dans sa bonne vieille Alfa dans laquelle, dans ce nouvel opus, il écoute les cassettes de Chris de Burgh en boucle.
02/02/2026, 10:53
Un livre à petit prix posé entre des chargeurs de téléphone, des timbres et des chariots de supermarché : la scène a quelque chose de trivial et de politique à la fois. Avec le rachat d’Expodif et de Temps Livre, Maxilivres revendique une vision industrielle de la lecture : faire circuler des millions d’ouvrages hors des circuits consacrés, capter l’achat d’impulsion, épouser les contraintes budgétaires et transformer l’économie circulaire en moteur culturel.
29/01/2026, 10:00
Entre 1930 et 1932, Antonin Artaud séjourne à plusieurs reprises à Berlin, au moment même où la République de Weimar s’effondre. À partir d’archives, de lettres, de manuscrits et d’une relecture attentive des textes asilaires, Ilios Chailly retrace ces séjours berlinois et interroge l’une des affirmations les plus troublantes d’Artaud : sa rencontre supposée avec Adolf Hitler.
27/01/2026, 13:06
La poésie se joue souvent sous néon blafard, entre un verre tiède et une rage froide. Ici, on dégoupille la grenade avec un sourire carnassier : la Maison de la poésie, ses VIP, ses têtes d’affiche, son petit théâtre bourgeois. Le texte grince, éructe, ricane. Un pamphlet en roue libre, entre PMU, Johnny imaginaire et satire sociale, où la littérature se cogne au star-system comme un poète contre une vitrine.
27/01/2026, 11:33
Il y eut After, Calendar Girl et bien d'autres : un autre phénomène se profile, sur fond de patinoire. Heated Rivalry, romance sportive homosexuelle d'après l'oeuvre de Rachel Reid, connaît un engouement fulgurant depuis son adaptation télévisée – avec un raz de marée sur les livres en bibliothèques et librairies américaines. Parue sans faire de bruit en France dès 2021 (avant de disparaître des rayons), la saga reviendra dans une nouvelle traduction.
24/01/2026, 10:38
Plonger dans Eldorado, c’est embarquer à l’arrière d’un camion brinquebalant, quelque part entre une saga familiale, une radiographie politique et un western tropical sans héros. Marcello Quintanilha raconte le Brésil comme on raconte une cicatrice : sans pathos, avec précision, en laissant affleurer la colère, la tendresse et les regrets. Un roman graphique comme une confession à ciel ouvert, où l’histoire intime devient un procès-verbal du siècle.
23/01/2026, 16:00
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18 Commentaires
Etienne Denis
04/07/2019 à 20:33
Rappel : de toute la chaîne du livre, du grand patron d'une maison d'édition prestigieuse jusqu'à l'employé qui passe le balai entre les allées de la librairie la plus obscure, c'est l'auteur qui est le moins payé pour chaque heure travaillée.
Il y a des exceptions, bien sûr. Ce sont des exceptions.
Quelqu'un ici trouve cette situation normale?
Jean Suibaba
06/07/2019 à 08:32
Vous, on voit bien que vous ignorez le nombre de libraires qui ne payent pas du tout...
Domi7992
04/07/2019 à 23:44
Comment peut on critiquer avec un passé comme le sien et si ses parents lui avaient pas prêter l argent pour demarer et pour frauder après d ailleurs : un exemple : En avril 2016 son nom ressort dans l'affaire des Panama Papers, prouvant qu'il a acheté la société Getway S.A., spécialisée dans l'achat d'art et possédant un compte domiciliée aux Seychelles, en 2009. Il l'utilise jusqu'en 2014 afin d'acheter et de placer des tableaux de maîtres et de l'ébénisterie ancienne[11]. Jacques Glénat dénonce un « amalgame scandaleux », expliquant que ses actions sont légales et que le compte a été déclaré puis clôturé, les œuvres concernées ayant été léguées par donation à ses enfants ou placées dans la fondation(voir Wikipedia) il ferait mieux de se taire
Continuer Silene ne vous occupez pas de gens comme ça bravo à vous??
Lecteur aterré
06/07/2019 à 14:56
Ah bin wi allorre, s'ait vré sa, iffo can m'aime papoucé, cinon on finniręr par ferdéfotte daure tograv !
koinsky
05/07/2019 à 06:30
Je crois pour ma part que Macron a décomplexé les classes dirigeante qui étaient encore jusque là à peu près tenues par la laisse des droits du travail. En nettoyant les écuries d'Augias, notre bon maître a ouvert les vannes du libéralisme qu'il a rendu à sa vraie nature féroce et vorace. On assiste aujourd'hui au défouloir des nantis qui sortent du bois et montrent enfin leur vrai visage plein de mépris et d'arrogance. Monsieur Glénat, vous et vos sbires incultes et corrompus, petit conseil, retournez-vite dans vos écuries et barricadez-vous avec tout ce que vous pouvez, la foule des auteurs gronde, à laquelle va s'agglutiner celle de tous les sans-dents de la terre. Eux-aussi ils sont en marche et ils sont armés de pics...
Laurent Whale
05/07/2019 à 07:37
Chère Silène,
Je ne peux qu'abonder dans ton sens. Ecrire 7/7 et en plus devoir faire un travail pour soutenir ma passion, pour ensuite passer des heures de weekend dans les transports et des heures de salon (certes parfois sublimes), cela mérite compensation. Seule lumière au tableau, les interventions en tables rondes, conférences et ateliers-rencontres sont maintenant rémunérés. Bravo pour ton coup de gueule.
Laurent.
Solzasco
05/07/2019 à 08:52
et de plumes aiguisées :coolsmirk:!
koinsky
05/07/2019 à 08:19
Ils nous tiennent par les c... puiqu'ils tiennent les cordons de la bourse que sont les points de deal, les charbonneurs et les approvisionneurs... Il faudrait créer nos propres circuits indépendants avec une répartition des droits et des rémunérations beaucoup, mais alors beaucoup plus juste.
Solzasco
05/07/2019 à 08:51
Pas mieux :-)! Ou alors écrire en anglais...?
Etienne Denis
05/07/2019 à 15:43
« Il faudrait créer nos propres circuits indépendants » ---> C'est dans ce contexte que certains auteurs font un pacte avec le diable (lire : Amazon).
Tara
14/08/2019 à 14:42
Bonjour Etienne et un immense merci pour votre propos aussi bref que sensé !
Si on ne peut pas généraliser, je remplacerai « les » éditeurs par « des » éditeurs.
Quelques-uns sont très honnêtes mais ils sont une infime minorité. Les exemples affligeants jalonnent mon parcours d’auteure (ou co-auteur). Bref florilège édifiant : d’un éditeur à qui je n’ai jamais envoyé de manuscrit je reçois la fameuse lettre « malgré …. ». D’un autre dont j’ai vendu 500 exemplaires (et porté les cartons) au cours d’un salon miraculeux, je n’ai jamais touché mes droits. Depuis il a disparu dans la nature… J’abrège et vire pensée positive.
Non seulement votre idée est la seule efficace, mais elle existe. J’ai le projet, il est totalement prêt. Il a concouru il y a plusieurs années pour une bourse Oséo. Il est arrivé en 3ème position. J’avais le matériel et le partenaire mais la réponse fut si longue à venir, qu’entre temps ce partenaire avait été contraint de se lancer dans un autre projet.
Ayant perdu tout courage pour courir après l’éditeur qui voudra bien me faire la charité d’accueillir mes nouveaux manuscrits, je me suis résolue à passer sur un site dont je n’apprécié pas l’éthique. (NB cela dit leur suivi est très correct). Ex. : les livres sont présentés dans l’ordre des plus grosses ventes. Ainsi, - mieux vaut en rire… quoique ! » lorsque j’ai publié un ouvrage totalement novateur dont le héros sont l’Impératrice Elisabeth d’Autriche et le Prince Albert 1er de Monaco (deux grands esprits novateurs), si vous cliquez Sissi, apparaissent en 1er les ouvrages datant des années 60, voire 50. Dont un qui la copie à peine déguisée de son prédecesseuer…
C’est indiscutable tant que nous ne nous unirons pas (ex. sous forme coopérative) entre auteurs dont les ouvrages tiennent la route mais qui n’aiment guère les mondanités ou ne jouissent pas de la bonne relation, nous mourrons tous tristes, désabusés et… fauchés.
Oui, créons notre structure avec une authentique éthique. Grâce à ce réseau nous sortirons de ce marasme épuisant autant que décourageant. Et surtout… injuste ! Car ne l’oublions pas les distributeurs sont autant fautifs. EX : un ami monégasque vient de publier un très bon livre qu’un éditeur a accepté en 10 mn. Le croirez-vous ce livre n’est même pas en vente à Monaco, ni à la FNAC ni chez les libraires de la région à qui il n’a jamais été proposé.
Je serais heureuse d’en parler avec tous les auteurs de bonne volonté. J’ai déjà publié cette offre il y a un ou deux ans et j’ai reçu… 0 réponses… Qui sera le 1er ou la 1ère… Bon courage à tous et à toutes.
Steeve
05/07/2019 à 11:01
J'ai un profond respect pour Jacques Glénat et ce qu'il a construit au cours de toutes ces années.
Mais comment un homme aussi immensément riche peut-il comprendre ne serait-ce qu'un instant le quotidien d'un auteur qui vit avec le RSA?
Son analyse est maladroite, autant que celle de notre président qui encourage les chomeurs à traverser la route pour trouver un boulot...
Du haut de leur tours d'ivoire, ils ont du mal à voire la vraie vie, et leur ton moralisateur est fraichement accueilli.
Maya
05/07/2019 à 15:39
Je ne vois pas pourquoi qui que ce soit est surpris. Je ne sais plus quel president du SNE a pu dire qu'"auteur, ce n'est pas un vrai métier, c'est quelque chose que l'on fait en plus d'un vrai métier". C'était rapporté ici, sur actualitté, il n'y a pas si longtemps et ça n'a pas choqué grand monde...
Ça m'a choqué, et fait perdre tout le respect qui me restait pour les auteurs qui se laissent traiter de la sorte et la chaîne du livre en général.
Si les propos de ce magnat de l'édition vous étonnent encore, c'est que vous êtes encore bien crédule. Leur idéal serait apparemment que les auteurs travaillent gratuitement, pour la beauté de l'art.
C'est malheureux car je sais qu'il y a des éditeurs corrects et honnêtes avec leurs auteurs, mais ils sont écrasés par les 5 gros et on ne les connait pas.
Sep
05/07/2019 à 17:58
Serait il possible que les auteurs se mettent à boycotter les éditeurs qui tiennent ce genre de propos ? Si plus aucun auteur n'accepte d'être publier par ces tristes sires, quelles seraient les conséquences pour ces éditeurs ?
Bulmablue
07/07/2019 à 14:24
Conséquences d'un boycott des auteurs pour Glénat ? Aucune !
Glénat publie majoritairement des traductions de mangas vendus par les éditeurs japonais sans avoir aucune relation avec leurs auteurs.
koinsky
05/07/2019 à 18:26
Aucune, il s'en foutent comme de l'an 40. Ils travaillent de plus en plus avec des agents étrangers.
koinsky
07/07/2019 à 15:09
Kesque j'disais. On l'a dans l'os de toutes façon par quel bout qu'on le prend. Donc il est grand temps de s'affranchir des acteurs de la chaîne éditoriale traditionnelle qui ont tout verrouillé à leur unique profit depuis belle lurette et qui ne comptent nous laisser que des miettes. Si les librairies ne veulent pas de nos livres, si les distributeurs ne veulent pas nous distribuer et les diffuseurs nous représenter, soit, ben créons nos propres lieux, nos propres réseaux et faisons-leur un doigt d'honneur. ;)
Jacky
09/07/2019 à 17:59
Bravo Silène pour ce coup de gueule. Il est indispensable que les auteurs se prennent en charge et refusent ce genre d'exploitation par des éditeurs peu scrupuleux.