Mardi 15 juillet, le premier ministre a exposé les mesures envisagées par le gouvernement pour atteindre 43,8 milliards € d’économies en 2026. Une « année blanche », la suppression de deux jours fériés, une hausse des franchises médicales, et 5,3 milliards € d’économies supplémentaires demandées aux collectivités territoriales. Un plan drastique qui a suscité des réactions virulentes dans l’opposition comme chez les syndicats. Anticipant certainement des annonces qu’ils pressentaient particulièrement austères, des élus socialistes appelaient, dès le matin même dans une tribune, à sanctuariser les budgets culturels, face à un désengagement croissant des pouvoirs publics.
Le 16/07/2025 à 13:54 par Hocine Bouhadjera
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16/07/2025 à 13:54
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« La culture est menacée. » Ce constat, sans appel, ouvre la tribune. Le message des auteurs, Nicolas Mayer-Rossignol et Michaël Delafosse, maires socialistes de Rouen et Montpellier : face à la baisse continue des soutiens publics, il est urgent de considérer la culture comme un bien essentiel, à sanctuariser dans les budgets municipaux. Face à ce qu'ils considèrent comme une fragilisation du tissu culturel local, ils appellent les futurs candidats de gauche aux municipales 2026 à inscrire la culture comme une priorité politique.
Les auteurs s’appuient sur les données publiées par l’Observatoire des politiques culturelles, dans un baromètre annuel, paru le 9 juillet dernier. Ce dernier révèle qu' entre 2024 et 2025, les budgets spécifiques sont en baisse dans près de 50 % des collectivités. Une tendance à la baisse qui concerne 47 % des collectivités interrogées, contre seulement 21 % l’année précédente.
Le phénomène touche l’ensemble du territoire : régions, départements, communes et intercommunalités ont taillé dans leurs crédits culturels. Dans le détail, 26 % des collectivités déclarent une baisse comprise entre 1 % et 9,9 %, 14 % une baisse allant de 10 % à 20 %, et 7 % indiquent une réduction de plus de 20 % de leur budget culturel. Les départements apparaissent comme les plus touchés, avec 27 d’entre eux affichant une baisse supérieure à 10 % entre 2024 et 2025.
L’enquête repose sur les réponses de 214 collectivités interrogées par questionnaire en ligne entre mars et juin. L’échantillon comprend douze régions, 74 départements, 75 communes de plus de 50.000 habitants, 46 intercommunalités et sept collectivités d’Outre-mer.
Un chiffre d’autant plus alarmant, d'après les auteurs de la tribune, qu’il touche à un maillon essentiel du soutien à la création artistique : les collectivités locales, qui, historiquement, représentent près de 70 % du financement public de la culture en France, d'après les chiffres 2024 du ministère de la Culture.
Vincent Guillon, codirecteur de l’Observatoire, a même parlé d’un « moment de bascule très net, une rupture historique ». Cette tendance n’est pas nouvelle selon les deux élus socialistes, mais elle s’accentue dans un contexte de tensions budgétaires généralisées, où les arbitrages conduisent de plus en plus à considérer la culture comme une variable d’ajustement.
Ils citent en exemple la région Pays de la Loire, présidée par Christelle Morançais (Horizons), où « le tissu associatif, artistique et indépendant est décimé ». Elle a supprimé 10 millions € du budget culturel, dans le cadre d’un plan global d’économies de 100 millions €. La région Centre-Val de Loire a, de son côté, réduit de 780.000 € les subventions allouées au secteur culturel.
Ou encore la région Auvergne-Rhône-Alpes dirigée par Laurent Wauquiez (Les Républicains), qui a engagé une politique de baisse continue des subventions. Entre 2022 et 2024, elle a supprimé quatre millions € de subventions à 140 structures culturelles. En 2025, la région a adopté un budget Culture de 89,2 millions €, en hausse de 10,5 % par rapport à 2024.
Pour certains responsables, la culture ne serait plus un vecteur d’émancipation, mais un « luxe », un « ornement pour élites urbaines », assurent les deux élus socialistes.
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La tribune déplore par ailleurs l’absence de réaction de la part de l’État. « Le ministère n’est plus un bouclier », assènent les élus, fustigeant le « silence assourdissant » de la ministre Rachida Dati face à l’effondrement du soutien public. Cette absence de cap national, selon eux, contribue à fragiliser encore davantage les collectivités, privées de soutien, de vision et d’incitation. Et de rappeler qu'en 2025, le budget du ministère de la Culture représente à peine 0,8 % du budget de l’État, un chiffre en stagnation, voire en baisse si l’on prend en compte l’inflation.
Une inaction qualifiée de « trumpisation du débat culturel », en référence à une vision de la culture comme un ennemi idéologique, potentiellement subversif.
Les maires réclament « une culture partout, pour tous et par tous. Une culture populaire ». Un idéal qu’ils défendent dans les actes, assurent-ils, en maintenant, dans leurs villes, le soutien aux compagnies locales, aux médiathèques, aux MJC, aux tiers-lieux, aux opéras et aux musées. « La culture est ce qui permet encore de faire société », analysent-ils : « Elle tisse du lien là où le repli menace. » D'autant que les cas les plus marquants de baisses figurent l’Hérault, département de Nicolas Mayer-Rossignol, qui, avec l’Ille-et-Vilaine, ont chacun divisé par deux les subventions destinées à la culture, au sport et à la jeunesse.
À la veille des municipales de 2026, les auteurs souhaitent faire de cette question un marqueur politique : « Les programmes des candidats de gauche devront intégrer la sanctuarisation des budgets en faveur de la culture. » Selon eux, dans un paysage politique fracturé et face à une extrême droite aux portes du pouvoir, la culture ne peut plus être considérée comme un supplément d’âme. Elle est le cœur battant de la République, et son financement, une responsabilité collective et urgente.
Parmi les signataires, PS, de cet appel en faveur de la sanctuarisation des budgets culturels des collectivités, on y retrouve notamment Anne Hidalgo, maire de Paris, Johanna Rolland, maire de Nantes, Nathalie Appéré, maire de Rennes, Martine Aubry, maire honoraire de Lille, Matthieu Klein, maire de Nancy.
Des parlementaires se joignent à eux, tels que Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, Emmanuel Grégoire, député de Paris, Fatiha Keloua Hachi, présidente de la commission des Affaires culturelles à l’Assemblée nationale, ainsi que Philippe Brun, député de l’Eure et Florence Herouin Leautey, députée. Plusieurs élus locaux engagés dans leurs territoires, comme Olivier Bianchi à Clermont-Ferrand, Karim Bouamrane à Saint-Ouen, Sébastien Miossec à Riec-sur-Bélon ou encore Marc Gricourt à Blois, participent également à cet appel collectif.
Une ambition qui se heurte frontalement aux mesures annoncées par le gouvernement, dont les 5,3 milliards d’euros d’économies supplémentaires exigés des collectivités territoriales. Elles avaient déjà été fortement sollicitées dans le cadre du budget 2025, qui prévoyait 2,2 milliards d’efforts à leur charge, notamment par le biais d’une ponction directe d’un milliard € sur leurs recettes fiscales.
Ce mécanisme de « lissage » des recettes sera reconduit en 2026, « à un niveau plus élevé », a ajouté François Rebsamen, Ministre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation, sans en préciser le montant. Il a également évoqué des « modalités de retour » à discuter avec les représentants locaux, ainsi qu’une « nouvelle conférence financière » prévue « avant la fin de l’été », rapporte l'AFP.
Ces annonces ont provoqué un tollé parmi les élus. André Laignel, président du Comité des finances locales (CFL) et premier vice-président délégué de l’Association des maires de France (AMF), a par exemple estimé que ces économies étaient « inacceptables pour l’ensemble des élus locaux ». Et de prévenir : « Si ces propositions étaient maintenues, nous serions conduits à en appeler au Parlement pour refuser ce budget. » L’élu craint un impact encore plus important que les 5,3 milliards annoncés : « À l’arrivée, leurs 5,3 milliards seront probablement 9 milliards. Il faut penser aux baisses de beaucoup de budgets qui concernent les territoires : les budgets de la culture, la ville, les sports, l’aménagement du territoire. »
Nicolas Lacroix, représentant l’Assemblée des départements de France (ADF) lors de la présentation, pointe de son côté : « 5,3 milliards, c’est plus que les efforts que devra faire l’État dans ses dépenses de fonctionnement », évalués à 4,8 milliards €. Les Régions de France ont également exprimé leur opposition ferme à cette orientation budgétaire : « Nous nous opposons avec force à cette façon de faire peser sur les collectivités territoriales une part disproportionnée de l’effort », rejetant l’idée d’être « la variable d’ajustement des équilibres budgétaires de la nation ».
Sébastien Miossec, président délégué d’Intercommunalités de France, a souligné que les efforts exigés étaient « sans commune mesure avec leurs poids dans la dépense et dans la dette publique ».
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Le gouvernement prévoit un soutien exceptionnel de 300 millions € pour les départements en difficulté, une somme jugée très insuffisante par Nicolas Lacroix, qui rappelle que l’ADF en réclame 600 millions. Le gel partiel des recettes de TVA pour 2026 sera maintenu, après un manque à gagner de 1,2 milliard € en 2025. François Rebsamen assure que la dotation globale de fonctionnement ne baissera pas. En revanche, les aides à l’investissement des collectivités seront réduites, sauf pour les territoires ruraux et les quartiers prioritaires. Les élus locaux dénoncent une pression financière accrue.
Récemment, Rue89 Strasbourg apprenait qu'en 2025, la Collectivité européenne d’Alsace réduisait de 3,29 millions € son budget culture et patrimoine (20,78 millions €, contre 24,07 millions € en 2024), malgré un excédent de 109 millions € en 2024. La lecture publique perd, par exemple, 53 % de ses crédits.
Crédits photo : Jacques Paquier (CC BY 2.0)
Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com
19 Commentaires
Inc Cred145
16/07/2025 à 14:22
L'austérité, dans le pays champion du monde de la dépense publique, est une douce farce.
Notons aussi la relative hypocrisie de certains élus socialistes, qui tout en réclamant la sanctuarisation des budgets culturels ne sont pas les derniers à se servir de la culture comme variable d'ajustement financier.
C'est très facile d'être généreux avec l'argent des autres (contribuables ou État pour les collectivités territoriales).
Un petit mot au sujet de la trumpisation du débat culturel : il s'agit d'une réaction normale à l'instauration déjà bien établie d'un genre d'art "officiel" où le festival d'Avignon est porté aux nues et le spectacle "Murmures de la cité" à Moulins voué aux gémonies.
Les élus de gauche seraient bien plus crédibles s'ils ne faisaient pas, malgré eux ( ? ), la confusion entre culture et culture de gauche.
Une petite citation pour conclure :
- Lorsque vous dépensez votre argent pour vous-même, vous le faites judicieusement.
Lorsque vous dépensez votre argent pour les autres, vous minimisez les coûts.
Lorsque vous dépensez l’argent des autres pour vous-même, il y a du gaspillage.
Le pire, c’est de dépenser l’argent des autres pour les autres.
Baltasar Gracián
17/07/2025 à 03:08
Encore une 💩 de "Nicolas" qui pense que couper les moyens de tous les autres le rendra plus riche 🤦♂️ et bien NON votre Monde de rêve est un cauchemar, voilà votre "monde" que vous appelez de vos vœux :
https://www.senscritique.com/film/la_route/488457 🙃
("Mad Max" ça marche aussi, mais "The Road" est plus "réaliste")
L'apport de la Culture en France (purement économique vu que vous êtes tellement "limité") :
https://modelesdebusinessplan.com/blogs/infos/marche-culture-chiffres
https://www.youtube.com/watch?v=1532YAsE4HA&ab_channel=FLIM
Inc Cred145
17/07/2025 à 11:14
A propos de route, vous êtes à contresens !
Ce sont les délires dispendieux du socialisme argentin qui ont ruiné le pays. Plus de 200 % d'inflation annuelle pour avoir fait tourné la planche à billet, autrement dit dépenser l'argent qu'on a pas. Entre autres vilenies.
Le libéralisme de Milei a remis le pays dans le bon sens, au niveau économique et financier, mais pas que : le taux de pauvreté a aussi reculé.
L'avantage de l'expérience argentine c'est qu'elle debunke en temps réel l'inanité des programmes socialistes ainsi que leur vanité à se croire les meilleurs du monde !
Le petit Nicolas a encore beaucoup de boulot sur la planche pour convaincre les cancres de la classe.
Baltasar Gracián
18/07/2025 à 00:02
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Baltasar Gracián
18/07/2025 à 00:05
L'humanité à SA place "écrasé comme des cafards" :
https://www.youtube.com/watch?v=upKEBJUt7G8&ab_channel=deniz
Route pour route...
17/07/2025 à 21:26
Lire "La route de la servitude" de Hayek.
Aurélien Terrassier
16/07/2025 à 15:10
Malheureusement c'est sont les mêmes élus socialistes qui relativisent l'islamophobie dont ils contestent le terme dans une tribune dans Marianne qui sont contre la sanctuarisation de la culture. Je ne doute pas cela dit que ce soient les seuls à s'insurger contre ces coupes budgétaires ignobles et injustifiés de la part d'élu.e.s de droite qui se représentent.
L'islamophobie est un devoir...
16/07/2025 à 19:44
Pour tout honnête homme préoccupé par les questions de sexisme, d'homophobie et d'antisémitisme.
Ne sont pas concernés bien sûr les islamo-gauchistes qui ont piscine !
Aurélien Terrassier
16/07/2025 à 22:44
C'était juste une parenthèse sur cette tribune réactionnaire signé par ces personnalités de la la droite du PS et qui contestent le terme islamophobie. L'islamophobie est un racisme comme l'antisémitisme et doit être combattu de la même manière point barre. Ces mêmes personnalités s'insurgent cependant contre ́les coupes budgétaire et pour la sanctuarisation de la culture mais je pense que vu vos propos haineux, vous devez peut-être cautionner les baisses drastiques des municipalités vis-à-vis de la culture de même ce qu'a pu faire Christelle Morancais.
Raté !
17/07/2025 à 11:28
L'islamophobie n'est pas un racisme, puisque qu'elle vise une idéologie (politico-religieuse) et non des individus. Dans ce cas on parle de racisme antimusulman.
Vous estimez peut-être que la charia est un modèle désirable de vie en société, ou qu'au moins il n'est pas questionnable, en tout cas pas avant que LFI n'investisse l'Elysée.
Merci mais sans moi !
Aurélien Terrassier
18/07/2025 à 10:44
Mais oui vous déballez les arguments classiques des neo-reacs dont certains se prétendent encore de gauche, de la droite dure macroniste et de l'extrême droite du Rn et de Reconquête. A savoir que le droit au blasphème existe et que critiquer un dogme ce n'est pas l'islamophobie qui est un racisme d'un. De deux, certains même s'ils n'ont rien de répréhensible au niveau de la loi ont par certains dessins ou critique sous prétexte de défendre la laïcité ont tenu des propos ou véhiculer des clichés islamophobes. Ce sont des faits. Cessez de me donner des leçons donc!
Rien compris à votre charabia...
18/07/2025 à 17:17
Mais je pense que je ne perds pas grand chose...
Comme dirait Sandrine...
16/07/2025 à 23:39
Rien à péter du budget de la Culture, ce n'est pas le sujet !
Rose
17/07/2025 à 07:00
Le PS est encore crédible après l'histoire du conclave fantôme ? Et ce gouvernement à majorité millionnaire illégitime qui va nous faire porter la dette ? Et ce personnage qui se dissout dans la production d'armes pour enrichir les marchands de mort au lieu de parer aux catastrophes naturelles, style canadairs ? Non seulement la culture est en danger mais tout le reste aussi ; 15.4% de pauvreté en 2023 avec discrimination selon les catégories, fin 2025, on sera où ? Nous ne pourrons plus acheter de livres, de musique ? Quand la taxe Zucman est refusée alors qu'elle apporterait une recette d'environ 25 milliards d'€ ciblant seulement 18 foyers, la gestion politique est évidente. Je ne parlerais pas des ajouts de pesticides votés et de la réduction des remboursements médicaux pour les personnes ALD. C'est un monde bien moche que l'on nous impose.
Epine
17/07/2025 à 11:31
C'est beau de croire au père Noël, celui qui distribue des taxes à 18 foyers pour récolter 25 milliards pour les petits enfants déshérités...
Mais c'est plus de votre âge !
Rose
18/07/2025 à 07:36
Voyez donc le sujet avec l'économiste Zucman.
Epine
18/07/2025 à 10:54
Déjà vu.
C'est une sinistre farce, ne vous en déplaise.
Ca me rappelle la taxe sur les yachts, qui nous ramenait malgré nous au début de l'ISF et ses signes extérieurs de richesse.
Une taxe très symbolique, dont on annonçait 10 millions de recettes et qui a rapporté... 60000 euros ! 😝
Zucman tout économiste qu'il est - mais ultra-keynesien et à gauche, presque un pléonasme - est resté aveugle à la courbe de Laffer, et pense donc qu'on peut redresser un pays à coups d'impôts !
Bayrou, pourtant littéraire, a tout compris quand il a dit l'autre soir :
- nous sommes les champions des prélèvements fiscaux, si cela apportait la richesse, nous devrions être les plus riches du monde.
Croyez-moi, au point où nous en sommes, il est temps d'oublier ces âneries qui font du riche un bouc émissaire mais qui ruinent le pays !
Rose
19/07/2025 à 08:21
Epine dans le pied,
Les vieux clichés récurrents sont usés, ces fonctionnements financiers sont à la dérive et néfastes pour l'économie du pays ; ce n'est pas une idée de l'esprit, je regarde les résultats, les voyez-vous ?
Sans faire de politique, c'est salissant, les choix de ce "gouvernement" font penser à des croquemorts et à des charognards. Je ne crois que les faits constatés, sans parti pris délirant.
Aurélien Terrassier
17/07/2025 à 16:19
Des propos indécents venant de ́la droite et l'extrême droite comme "Cramer ́la caisse" et "l'Etat obèse" sont aussi insupportables quand on sait que c'est bien Emmanuel Macron qui a supprimé l'ISF, continue à exonérer des cotisations patronales à hauteur de 70 milliards d'euros par an et qui n'a rien fait contre l'évasion fiscale qui s'élève à 80 milliards d'euros par an. Je ne parle même pas de l'optimisation fiscale de Total, Mc Do et les Gafam qui est tout aussi injuste. Sur les 210 milliards d'aides aux entreprises là aussi il y aura des choses à revoir quand on voit le nombre de licenciements. Cherchez l'erreur. Taper sur la culture et les gens les plus modestes en leur supprimant l'Ald, deux jours fériés tout en augmentant le plafon des franchises medicales à 100 euros par an est indigne et ignoble alors que les ultra-riches ne se sont jamais autant enrichir depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir en 2017.