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Qui était l'anti-muse d'Antonin Artaud ?

Docteure en Histoire de l’Art, médiéviste et commissaire d’exposition, Laurence Meiffret a choisi de revenir sur la figure, désormais bien oubliée, de Génica Athanasiou (1897-1966). Originaire de Bucarest, Génica demeure célèbre pour avoir partagé la vie d’Antonin Artaud, puis celle du réalisateur Jean Grémillon. Pourtant, l’actrice existe derrière la muse, ou plutôt derrière l’anti-muse, pour reprendre les termes de Laurence Meiffret. Par Etienne Ruhaud. 

Le 24/06/2025 à 10:27 par Auteur invité

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Publié le :

24/06/2025 à 10:27

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Essentiellement comédienne pour le théâtre, attachée à la troupe de Charles Dullin, Génica interpréta également quelques rôles au cinéma, notamment, en 1928, dans La coquille et le clergyman réalisé par Germaine Dulac. L’actrice, qui finit sa vie dans un hospice pour artistes de Seine-et-Marne au milieu des années 60, retrouve ici une forme d’existence. Très documentée, écrite souvent avec lyrisme, cette biographie originale intéressera à la fois les lecteurs d’Artaud, les curieux, ou encore les fans de Grémillon.

ActuaLitté : Parlez-nous de votre rencontre avec Génica Athanasiou. Pourquoi vous êtes-vous intéressée à cette figure oubliée ?

Laurence Meiffret : Adolescente, j’étais passionnée par le théâtre et la poésie, que je pratiquais assidûment. D’où, entre autres, ma rencontre avec Antonin Artaud. Les « Lettres à Génica Athanasiou » m’ont bouleversée. J’ai eu envie de savoir qui était la femme derrière cette correspondance, si déchirante.

Puis j’ai découvert, dans le livre d’Alain Jouffroy La Vie Réinventée, un portrait de Génica en Antigone par Man Ray : ça a été pour moi un choc plus qu’esthétique – une sorte de « reconnaissance ». Mais je n’en savais pas plus sur elle, bien que les derniers témoins aient encore été présents…

La vie m’a emmenée ailleurs que vers mes amours surréalistes, puis deux décennies plus tard, je me suis reposée la question à l’ère d’Internet. Et j’ai pu constater que l’on n’en savait pas beaucoup plus. Alors j’ai commencé à chercher pour moi, sans vouloir faire un livre et moins encore une exposition…

Puis tout s’est enchaîné : la découverte de deux fonds d’archives inédits, les recherches en Roumanie grâce à l’Institut français, la présentation d’un projet d’exposition dans le cadre de la Saison France-Roumanie en 2019. Bucarest, la ville natale de Génica, m’a séduite aussi, il faut dire.

Voilà, j’ai rencontré Génica Athanasiou justement parce qu’elle était trop discrète, trop mystérieuse. Puis ce que j’ai découvert de sa personnalité, passionnée, intègre, exigeante au sens noble du terme, a dessiné une femme à la mesure d’Artaud. Mieux la connaître a été aussi m’approcher de lui dans son intimité, comme dans celle de Jean Grémillon, qui fut son autre grand amour.

ActuaLitté : Votre biographie est très documentée. Comment se sont effectuées vos recherches ? Les sources ont sans doute été difficiles à retrouver.

Laurence Meiffret : J’ai commencé par la fin, en cherchant où pouvaient avoir été déposées ses archives personnelles après son décès. Cela m’a conduite à la maison de retraite des comédiens à Pont-aux-Dames, où j’ai été très bien reçue. Il y avait en effet dans le grenier un carton « Génica Athanasiou », empli de dossiers de photos et de documents. J’ai passé une journée à tout inventorier et photographier.

Quelles découvertes ! Des éditions originales d’Artaud dédicacées, des tirages photo de Man Ray, des portraits inédits, des clichés de famille, des gouaches d’artistes, quelques lettres… En rentrant, ma décision était prise : je n’allais pas garder cela pour moi, il fallait le faire connaître. Sans le savoir, j’étais partie pour dix ans d’enquête ! À partir de là, il m’a fallu suivre la piste roumaine, Génica a passé les vingt-trois premières années de sa vie à Bucarest, et là, j’avais tout à découvrir.

L’Institut français m’y a aidée, puis sur place le Musée National de la Littérature roumaine a été un relais précieux. Enfin, à force de chercher, j’ai soupçonné que de proches amis de Génica avaient certainement conservé une autre partie de ses archives. Il m’a fallu près de cinq ans pour localiser leur héritier, qui s’était installé… à Kyoto !

Il avait chez lui un ensemble de documents complétant le fonds de Pont-aux-Dames. C’était inespéré qu’il ait tout conservé, à l’autre bout du monde. Ensuite, il y a eu des archives plus proches, celles des familles de Charles Dullin et d’André Barsacq. Puis tous les fonds publics bien sûr, en particulier la BnF.

ActuaLitté : Vous vous êtes rendue en Roumanie afin d’en savoir davantage. Comment Génica est-elle perçue sur place ?

Laurence Meiffret : Malheureusement, elle y est encore plus méconnue qu’en France. Encore que j’espère avoir contribué un peu à changer cela grâce à l’exposition de Bucarest, qui a démarré à la Galeria Galateca et a ensuite tourné dans le pays, notamment au Festival de théâtre de Sibiu. Mais il se trouve que les premières personnes à qui j’ai parlé de mes recherches étaient des amateurs éclairés d’Artaud et voyaient très bien qui était Génica.

Cela les a enthousiasmés d’en apprendre davantage et de pouvoir la relier à la ferveur artistique bucarestoise de l’immédiat après-guerre (1919-1920). C’est pour cela qu’ils ont soutenu mon projet, ouvert des portes et aidé à aller dans les archives. Et pour une chercheuse, il est passionnant d’enquêter dans un pays aussi différent, latin et européen, certes, francophile aussi, mais fortement marqué par l’occupation ottomane, l’héritage austro-hongrois, la culture orthodoxe, et bien sûr plus tardivement par le communisme.

Ces strates historiques se retrouvent dans les retours de Génica Athanasiou à son pays natal, en 1924, en 1935 et en 1964, deux ans avant son décès. Symboliquement, elle appartient à ce terroir, à ses langues et ses mythologies, à ce creuset balkanique d’où elle tient sa singularité d’un père albanais, sans doute aroumain, et d’une mère originaire de Transylvanie. Pour les Roumains épris de leur histoire et de leur art théâtral, elle s’impose comme l’une des passeuses artistiques entre leur pays et la France.

ActuaLitté : Génica est d’abord comédienne de théâtre. Pourtant on retient d’elle, essentiellement, son rôle dans La Coquille et le Clergyman, moyen-métrage réalisé par Germaine Dulac en 1928. Par la suite, Génica n’a pas vraiment fait carrière au cinéma. Comment l’expliquer ? Le passage du muet au parlant joue-t-il un rôle ?

Laurence Meiffret : C’est l’éternel problème du manque de captations filmées pour le théâtre de l’entre-deux-guerres : nous ne pouvons le connaître que par les critiques et quelques trop rares photographies de plateau… Pourtant, s’il y a des rôles emblématiques au palmarès de Génica Athanasiou, c’est bien sur les planches qu’il faut les chercher, à commencer par l’Antigone de Jean Cocteau en 1922.

C’est ce rôle que retiendront ses contemporains, mais pour nous, cent ans plus tard, il est évident que l’on doit se référer à sa carrière beaucoup plus brève et stéréotypée à l’écran.

Elle débute en 1924 au côté de Conrad Veidt dans Le Comte Kostia de Jacques Robert, un drame quasi-expressionniste. Puis c’est la rencontre avec Jean Grémillon, dont elle tourne les deux premiers longs-métrages, Maldone et Gardiens de Phare, remarquables tous deux. Vient le premier film surréaliste sur un scénario d’Artaud, La Coquille et le Clergyman, de Germaine Dulac – un an avant Un Chien andalou de Bunuel et Dali.

Ces trois opus muets, où elle interprète le principal rôle féminin, restent ses principaux titres de gloire. Pour le reste, on peut rappeler qu’elle a joué sous la direction de Georg-Wilhelm Pabst dans Don Quichotte et a été le rôle-titre de Colomba. Il y a eu aussi des occasions manquées : Abel Gance l’avait choisi pour être Théroigne de Méricourt dans son Napoléon, mais le rôle fut supprimé avant tournage pour raison économique – et lorsqu’il fut rajouté dans la version de 1935, ce fut l’épouse de Gance qui en hérita.

Mais avant l’explosion du parlant, elle trouvait déjà peu de rôles à sa mesure, les producteurs l’ayant cataloguée dans des emplois « exotiques » : vamp gitane, passionaria corse ou fiancée bigoudène… Son physique typé et dramatique en est sans doute la cause. Peut-être aussi son image d’égérie de l’avant-garde faisait-elle peur aux producteurs ? Avec le parlant se posa aussi la question de l’accent, qu’elle avait encore assez marqué.

Mais des comédiens comme Elvire Popesco ou Georges Pitoëff en firent leur marque de fabrique. Toujours est-il qu’elle ne tourna plus après 1934, faute de propositions intéressantes. Quant à l’après-guerre, il ne s’agit plus que de figuration alimentaire, qu’elle fera généralement sous pseudonyme. Seule la télévision naissante lui proposera encore quelques rôles intéressants.

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Génica Athanasiou. Echo Antonin Artaud.

ActuaLitté : La Coquille et le clergyman fut conspué par les surréalistes, dès sa première diffusion au Studio des Ursulines, et Artaud lui-même, comme tant d’autres, fut exclu par Breton. Existait-il des liens entre Génica et les surréalistes ? Ou était-ce purement fortuit ?

Laurence Meiffret : Il ne faut pas oublier que Génica a connu les dadaïstes avant de croiser Antonin Artaud. Elle a été une amie intime du couple de Bianca Maklès et Théodore Fraenkel, ceux-là même qui ont fait se rencontrer André Breton et Simone Kahn. Comme elle, Bianca était Bucarestoise et comédienne dans la troupe de l’Atelier de Charles Dullin. Génica appartient donc au cercle des proches : même génération, même désir de faire table rase, même si pour elle, il s’agit de le faire au théâtre – ce médium honni par Breton.

Par la suite, elle est de toutes les expériences scéniques liées au surréalisme. Elle interprète avec Artaud les premières pièces jouées de Louis Aragon et de Roger Vitrac. Elle essuie d’ailleurs nombre de scandales chers aux surréalistes, en scène comme lors de la première du film de Dulac. En dépit de ces querelles, elle participe à l’aventure du Théâtre Alfred-Jarry lancé par Artaud, Vitrac et Aron.

Elle soutient les initiatives d’Artaud et croit en lui en tant que metteur en scène, même après leur séparation. A sa façon, elle incarne le théâtre dadaïste et surréaliste, en tout cas dans l’esprit de ses contemporains.

ActuaLitté :  Votre pseudo sur Facebook est « Alba Muse d’Artaud ». Pensez-vous que Génica ait joué le rôle de muse pour le fameux poète maudit ? Ou encore pour Jean Grémillon, lui aussi cinéaste maudit ? Pourquoi parler d’« anti-muse » dans le titre ? Que signifie cette expression ?

Laurence Meiffret : J’ai commencé il y a une quinzaine d’années par écrire une biographie croisée de trois compagnes, muses ou amies d’Artaud : Génica Athanasiou, Alexandra Pecker et Sonia Mossé. Certaines ont partagé son intimité, toutes ont partagé ses aspirations artistiques. Quant à lui, il a puisé dans leurs relations plus qu’une source d’inspiration, une complicité « d’âme à âme » comme il aime l’écrire. Muse a été un terme « fourre-tout » pour évoquer cela.

Et le premier pseudo « Muse d’Artaud » le disait assez, fait pour surprendre voire provoquer. Comment un diable d’homme comme Artaud aurait-il pu avoir « besoin » d’une muse ?! Justement, il ne fallait pas y voir l’acception de la muse romantique avec sa lyre : dans le cas de Génica en tout cas, il serait faux de le croire. Elle a été une créatrice à part entière, innovant un art complet de la scène, mime, danseuse, diseuse, interprète.

À LIRE — Muses, suppliciées et ressuscitées : les femmes selon Artaud 

Elle a également écrit de très belles lettres et, à la fin de sa vie, des réflexions poétiques. C’est en cela qu’elle n’est pas « que » muse, au sens passif du terme qui se contenterait de verser l’inspiration au penseur et au poète. Elle est artiste avant d’être muse, elle devient muse parce qu’artiste, et ça reste secondaire dans son propre parcours. Elle est l’égale d’Artaud et se comporte comme telle, ce qu’il reconnaît et admet, même si au cœur de la passion ça semble parfois difficile.

En cela, plus qu’une muse, je la vois en « anti-muse » imposer sa conception de femme et d’artiste, prenant sa part de pouvoir dans leur relation de couple et de comédiens. Elle s’impose à lui et parfois s’oppose à lui, et il lui faut bien de l’énergie et de l’amour pour parvenir à faire entendre son propre idéal face à un tel partenaire. Voilà d’où est venue à la réflexion cette formule, qui pourrait sembler un argument marketing, mais qui est bien plus que ça.

ActuaLitté :  Et, précisément, Génica Athanasiou semble d’abord connue à travers Artaud, puis Grémillon. Croyez-vous qu’elle sera un jour célèbre en tant que telle, pour ce qu’elle est en tant que personne et actrice ?

Laurence Meiffret : Je l’espère et j’y travaille ! La reconnaissance peut mettre du temps, il y a des cycles, mais on revient toujours à la redécouverte de telles personnalités. Regardez par exemple le cas d’une Camille Claudel ou d’une Lee Miller, elles nous semblent aujourd’hui incontournables dans leur discipline.

Il y a une trentaine d’années, une exposition monographique de l’une ou de l’autre passait forcément par Rodin ou par Man Ray. Après bien des livres et quelques films, leur œuvre et leur destin sont à présent intégrés à l’histoire culturelle du XXè siècle. Il n’y a pas de fatalité, il faut juste susciter la curiosité et apporter quelques ressources inédites.

ActuaLitté : Artaud connut des relations difficiles avec les femmes, du fait de sa maladie. Génica fut-elle sa seule véritable maîtresse ?

Laurence Meiffret : Comment pourrais-je répondre à cela ? Et est-ce d’ailleurs si important pour s’approcher d’eux et tenter de mieux les connaître ? Le légendaire artaldien prétend juste que Génica aurait été sa première maîtresse – c’est du moins ce que disait Paule Thévenin d’après de soi-disant confidences de Génica à la fin de sa vie. Ça semble assez correspondre à ce que nous savons de lui, de ses aspirations à la pureté et de son exigence amoureuse.

Après, il révèle dans un questionnaire médical de 1937, je crois, avoir été rendu tôt impuissant par l’usage des drogues. Pour autant, il entretient des relations intenses avec bien des femmes, mais que sont au juste ces relations : sentimentales avec Janine Kahn, d’amitié amoureuse avec Alexandra Pecker, passionnelles avec Anaïs Nin, fraternelles avec Anie Besnard, triangulaires avec Cécile Schramme et Sonia Mossé… pour ne citer que les plus importantes d’avant l’internement.

Sont-elles platoniques ? Il semble que oui dans la plupart des cas, il aurait mieux écrit l’amour physique qu’il ne l’aurait fait. C’est du moins ce dont témoigne Anaïs Nin, qui le décrit aussi incandescent qu’impuissant (mais on connaît l’art du mensonge de l’écrivaine). Il y a aussi la comédienne Josette Lusson qui partage sa vie au début des années 30, et qui, lassée de lui, le trompe avec un « bellâtre » du cinéma, s’insurge Artaud… Il suscite en tout cas beaucoup de passions autour de lui et y répond.

ActuaLitté : Une certaine tristesse semble émerger. Génica n’a pu vivre longtemps avec Artaud, ni même avec Grémillon, qui tous deux mourront relativement jeunes, au terme d’un parcours chaotique. Génica elle-même connut des phases dépressives, et mourut assez seule, dans un hospice. Peut-on parler d’un destin tragique, et pourquoi ?

Laurence Meiffret : Triste oui, en ce qui concerne sa fin de carrière, écourtée par la guerre et le renouvellement de générations et d’enjeux artistiques. Mais pour le reste, je m’inscris plutôt en faux avec l’interprétation d’un destin tragique. Elle a connu une vie intense et riche, des amitiés indéfectibles, des amours passionnés. Cette intensité a pu être son talon d’Achille et elle l’a payée de sa santé nerveuse.

Mais cette richesse l’a nourrie tout au long de sa vie. C’est pour ça qu’il y a de la nostalgie dans sa maturité, certainement, mais de la tristesse foncière, non, sauf évidemment pendant les épisodes dépressifs. Le fait de n’avoir pu être mère et de n’avoir pu trouver un équilibre avec ses deux amours restent bien sûr des cicatrices.

Mais elle a en revanche toujours été soutenue par un cercle amical d’une rare fidélité. Quant à son séjour à la maison de retraite des comédiens de Pont-aux-Dames, il n’a rien eu à voir avec un abandon dans un quelconque hospice. Pont-aux-Dames est tout le contraire, un havre de paix où elle n’est pas seule et où jouit d’un jardin, d’une bibliothèque et de silence.

C’est alors qu’elle trouve une forme d’apaisement et se met véritablement à oser écrire. Au terme de ce destin, elle n’a certes pas connu la gloire et la réussite matérielle, mais elle a été la femme indépendante qu’elle voulait être, allant jusqu’au bout de ses engagements artistiques et sentimentaux, vivant pleinement.

ActuaLitté : Vous êtes historienne de formation. Très rigoureuse, vous vous laissez toutefois aller à un certain lyrisme. Cette biographie peut-elle se lire comme un roman ? Et pensez-vous écrire un jour de la fiction, passer à la littérature « pure » ?

Laurence Meiffret : Bien sûr, j’espère que cette biographie peut se lire comme un roman ! D’abord parce que c’est une destinée romanesque en soi. Ensuite parce que j’ai eu beaucoup de bonheur à retracer ce parcours de vie et que j’en souhaite autant aux lecteurs qui vont le découvrir au fil de ses rebondissements.

Quant à écrire de la fiction, j’en ai toujours écrit, romans, nouvelles, poésies. La vraie question est de rencontrer le « bon » éditeur, celui qui vous donne envie de lui confier un texte. Pour Génica, qui est un travail plus académique, le parcours a été long et puis il y a eu la rencontre avec Michel Carassou, un éditeur atypique dont je connaissais un peu le catalogue : surréalisme, avant-garde, littératures méditerranéennes et balkaniques…

Il a lu le manuscrit avec l’œil d’un expert, c’était la bonne personne, avec une démarche de transmission pour créer un livre qui dure, pas juste un produit marketing de plus.

Alors pour des textes encore plus personnels, il est évident qu’il faut une telle rencontre, une telle complicité qui vous guide vers votre public, ou qui le guide vers vous, sinon, à quoi bon publier ? Ce qui m’intéresse vraiment, c’est l’écriture. Ce qui est du partage est une autre histoire, une autre aventure humaine, ça peut se compléter, mais ce n’est pas indispensable. Alors qu’écrire, ça oui, c’est vital. Dans la mesure où un livre paru n’est plus à écrire, il me semblera toujours moins exaltant que celui en chantier !

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Crédits image : Laurence Meiffret, Non Lieu

 

Par Auteur invité
Contact : contact@actualitte.com

3 Commentaires

 

Laetitia Pacareau

25/06/2025 à 17:50

je me suis reposé*** la question

ETIENNE RUHAUD

29/08/2025 à 06:29

Quelle question?

Claudine Sigler

05/09/2025 à 09:06

J'ai très envie de lire ce livre !.. Au delà, je connais un peu la maison de retraite des artistes, à Pont-aux-dames. Il y a là sans doute bc de choses à découvrir ?

Genica Athanasiou

Laurence Meiffret

Paru le 23/04/2025

240 pages

Non Lieu Editions

24,00 €

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À l’heure où les distinctions littéraires cherchent à se renouveler, l’écrivain et psychanalyste Vincent Hein lance, avec le photographe Sylvain Holtermann, le Prix Lumière d’août. Un projet singulier, à la croisée de la littérature et de l’image, nourri par une histoire commune, mais aussi par une prise de position face aux mutations du monde éditorial.

08/05/2026, 13:54

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Quitter Grasset ? Pour Gilles Ascaride, “on reste, on occupe le terrain et on se bagarre”

Alors que le licenciement d’Olivier Nora accaparait l’attention médiatique, l’auteur Gilles Ascaride adressait un email entre désinvolture et bravade, intitulé “Je quitte Grasset.”. Curieux ? Non, enfin, un peu tout de même. ActuaLitté est allé à la rencontre de l’écrivain qui revendiquait déjà d’avoir « tué Maurice Thorez (Maurice qui ?) ». 

05/05/2026, 16:11

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La Mutinerie : former les lecteurs d’aujourd’hui à devenir les citoyens de demain

Face au recul du temps de lecture chez les adolescents, La Mutinerie défend une conviction simple : l’écriture peut ramener les jeunes vers les livres, mais aussi vers eux-mêmes. Créée par Guillaume Le Cornec, cette structure associe auteurs, établissements scolaires, lieux culturels et scientifiques pour faire des collégiens de véritables coauteurs. À travers ces projets collectifs, la littérature devient un outil de médiation, de confiance et d’apprentissage du monde.

30/04/2026, 12:52

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Accessibilité numérique : “Les bibliothèques des collectivités territoriales sont en retard”

La Journée mondiale du livre, le 23 avril dernier, a été assombrie par un constat implacable, établi par la Fédération des aveugles et amblyopes de France. L'accès aux livres numériques reste extrêmement complexe pour les personnes atteintes d’une déficience visuelle, en particulier via les bibliothèques et médiathèques publiques. Le ministère de la Culture, conscient de cette problématique, envisage plusieurs pistes d'action.

29/04/2026, 12:54

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Gabrielle de Tournemire, une entrée remarquée “dans la cour des grands”

Lauréate du Prix Le Livre à Metz | Marguerite Puhl-Demange 2026 pour Des enfants uniques (Flammarion), Gabrielle de Tournemire signe un premier roman déjà largement salué. Elle revient, pour ActuaLitté, sur cette distinction, son travail d’écriture et la manière dont son roman s’inscrit dans le thème de cette édition du Livre à Metz, « Habiter le monde ».

09/04/2026, 14:34

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Camille Giordani et Thomas Baas : habiter le monde à hauteur de Paulette

À l’occasion de l’édition 2026 du Livre à Metz, dont le thème « Habiter le monde » irrigue l’ensemble de la programmation, le Prix Graoully-Batigère a été attribué à Mais où va Paulette ? (Actes Sud jeunesse), écrit par Camille Giordani et illustré par Thomas Baas. Ce prix distingue chaque année une œuvre qui, par son écriture et son regard, se situe à la croisée de la littérature et d’une certaine manière de raconter le réel. Rencontre croisée avec ses deux lauréats.

08/04/2026, 15:59

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Felix Macherez : une épitaphe comme ultime oeuvre

Né en 1989, écrivain et rédacteur en chef des pages Livres d'Art Press, Felix Macherez revient aujourd’hui avec un quatrième livre, trois ans après la surprenante fresque Les Trois Pylônes. Le propos relève cette fois de l’humour noir, cher à Breton : jeune nihiliste de trente-trois ans, Cid Sabacqs résout de se suicider. Par Étienne Ruhaud.

07/04/2026, 10:42

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“On cherche des livres qui interrogent le monde”

À l’occasion de l’édition 2026 du prix du livre Les Visionnaires, porté par le réseau des médiathèques de Saint-Quentin-en-Yvelines, son directeur, Pascal Visset, revient sur l’origine et les enjeux de cette distinction née en 2022. Entre réflexion sur le rôle des auteurs, importance du style et interrogations sur l’intelligence artificielle, il défend une littérature qui propose une véritable vision du monde et de son avenir.

01/04/2026, 17:29

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Ludothécaires et bibliothécaires : “Il y a une réelle complémentarité des profils”

Deux organisations nationales, l'Association des Bibliothécaires de France et l'Association des Ludothèques Françaises, ont lancé un appel pour politique commune du jeu en tant que pratique culturelle. Organisation des services, cadre juridique ou formation des professionnel·les, le sujet soulève de nombreuses questions. Suffisamment pour se prendre au jeu...

31/03/2026, 09:32

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Écrire la version française : l’art du dialogue selon Manchette-Niemiec

Un débat anime depuis longtemps les amoureux du cinéma, qui semble opposer les « vrais cinéphiles » aux « simples amateurs » : VOST contre VF. 

27/03/2026, 17:18

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IA : “Aujourd’hui, les auteurs ne peuvent rien prouver”, alerte Pierre Ouzoulias

Après l’avis du Conseil d’État sur la proposition de loi portée par plusieurs sénateurs pour encadrer l’usage des œuvres par les systèmes d’intelligence artificielle, le débat se précise. Aux côtés des sénatrices Laure Darcos et Agnès Evren, Pierre Ouzoulias, du Groupe Communiste (Hauts-de-Seine), défend un texte qui entend agir concrètement sur le terrain juridique, mais aussi provoquer une recomposition des rapports entre plateformes technologiques et ayants droit.

26/03/2026, 13:15

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Laure Darcos, l'IA et les ayants droit : “On veut siffler la fin de la récré“

Après un avis du Conseil d’État salué comme une avancée, mais loin d’être une victoire totale pour les ayants droit, la sénatrice Laure Darcos détaille la stratégie derrière sa proposition de loi. Entre rééquilibrage juridique, pression politique et volonté de forcer les acteurs de l’IA à négocier, elle défend un texte « pesé à la virgule près », et conçu comme le premier étage d’une réforme plus large.

25/03/2026, 12:16

ActuaLitté

Financer, imprimer, publier : le défi des éditions étudiantes L’Apprentie

À Bordeaux, les éditions étudiantes L’Apprentie ont ouvert une campagne de financement participatif pour finaliser l’impression de sept ouvrages. Porté par des étudiants en master et en BUT, le projet repose sur une organisation collective qui permet aux étudiants de pratiquer en conditions réelles les métiers de l’édition. Face à une collecte en ralentissement, l’équipe a décidé de prolonger la cagnotte et de renforcer sa communication pour atteindre ses objectifs financiers.

23/03/2026, 15:32

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“Un livre visionnaire parle avant tout de notre époque“

Médiathécaire engagée dans le prix littéraire des Visionnaires, Nathalie Pascal participe à la sélection des romans proposés aux lecteurs. Pour elle, un texte visionnaire ne se contente pas d’imaginer l’avenir : il éclaire le présent et invite à réfléchir. À condition, insiste-t-elle, que la force du sujet s’accompagne d’une véritable écriture.

17/03/2026, 18:06

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Entre Montaigne, Nerval et Pascal Quignard : le voyage littéraire d’Éric Poindron

Passionné par les auteurs mineurs, les petites éditions, le tout jeune sexagénaire Éric Poindron nous parle de livres, de voyages et d’amitié à travers un récit autobiographique qu’on pourrait qualifier d’hybride. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.

 

13/03/2026, 15:37

ActuaLitté

La Peuplade a 20 ans : “Plus la maison va bien, plus on peut prendre des risques”

Fondateur de La Peuplade en 2006 aux côtés de Mylène Bouchard, Simon Philippe Turcot dirige aujourd’hui une maison québécoise solidement implantée au Canada et désormais installée dans le paysage français. À l’heure des 20 ans, il revendique moins la taille que le mouvement, moins la posture que l’élan. Portrait d’un éditeur qui traverse l’Atlantique comme il défend ses livres : sans relâche.

12/03/2026, 12:34

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Mineurs, nudité, algorithmes : Apple et Google sommés de protéger l'enfance

Lors de la London Tech Week, le Premier ministre du Royaume-Uni a sommé les entreprises technologiques de bloquer, sur les appareils utilisés par des mineurs, l’envoi et la réception d’images sexuellement explicites. Derrière l’urgence de protection, les livres déplacent le débat : consentement, honte, cyberviolence, économie de l’image, surveillance et responsabilité des adultes.

08/06/2026, 14:36

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Une taxe pour aider l'édition : le blanc-sain très sélectif du SNE

Le Syndicat national de l’édition n’a rien contre les prélèvements. Il a simplement ses pudeurs. Quand l’argent remonte vers les auteurs et les éditeurs, le vocabulaire se fait noble : rémunération, compensation, gestion collective, partage de la valeur. Quand il risque de redescendre vers les librairies indépendantes, les éditeurs fragiles ou les auteurs, le ton change. Le même geste devient un « réflexe » qui ne serait « pas forcément sain ». Mais alors, à quel sain se vouer ?

08/06/2026, 12:28

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“Paris, place forte du commerce des droits internationaux”

Quatre ans après son lancement, le Paris Book Market s’impose comme un rendez-vous majeur du commerce international des droits. Pierre Astier et Laure Pécher saluent ce succès dans un texte adressé à ActuaLitté... Tout en appelant à ouvrir plus largement l’événement aux agents, scouts et professionnels étrangers qui gravitent déjà autour de la place parisienne.

08/06/2026, 11:47

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Hiro Mashima à l’honneur : Amiens célèbre les 20 ans de Fairy Tail

Un arbre suspendu au-dessus d’un îlot rocheux, la guilde de Fairy Tail reconstituée à taille réelle, des fac-similés de planches et des croquis de travail : aux Rendez-vous de la BD d’Amiens, l’exposition Fairy Tail, une épopée draconique propose une traversée de l’univers créé par Hiro Mashima. Un parcours qui s’intéresse autant à l’imaginaire de la série qu’à sa fabrication.

 

07/06/2026, 19:26

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“Je suis plus français que toi, parce que moi, j’ai choisi” : dans les allées de Passeurs de Livres

Au festival Passeurs de Livres, il y a les grands rendez-vous annoncés, les conférences, les auteurs attendus, les maisons mises à l’honneur. Et puis il y a les allées. Les tables serrées sous le chapiteau, les livres empilés, les affiches accrochées aux grilles, les auteurs qui se lèvent pour présenter un roman, un témoignage, une vie. C’est là aussi que se raconte une partie de cette édition 2026, consacrée aux « Difficiles libertés ».

07/06/2026, 09:30

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Emil Ferris : les monstres ont pris leurs quartiers à Amiens

Aux Rendez-vous de la BD d’Amiens, Les Monstres d’Emil Ferris fait dialoguer Moi, ce que j’aime, c’est les monstres avec la collection du Frac Picardie. Le parcours explore le journal intime, le polar, le gothique, Chicago, la Shoah ou encore la puissance féministe d’une œuvre où les monstres deviennent une façon de lire le monde.

06/06/2026, 19:46

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Tom Gauld à Amiens : les bibliothécaires n’ont pas dit leur dernier mot

À la bibliothèque Louis Aragon, dans le cadre des RDVBD 2026, La Revanche des bibliothécaires déploie l’univers de Tom Gauld avec une élégance rare. Le dessinateur écossais y confirme ce talent singulier : faire rire avec trois traits, un sens parfait du décalage et une culture graphique qui ne pèse jamais. Une exposition vive, malicieuse et profondément réjouissante.

05/06/2026, 18:41

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Le livre survivra-t-il à l’économie de l’instant ?

Guilhem Méric, auteur de romans de l’imaginaire, analyse les difficultés croissantes du monde du livre. Entre baisse des ventes, concurrence des écrans et transformation des usages culturels, il alerte sur une crise de l’attention qui touche aujourd’hui toute la chaîne de l’édition.

05/06/2026, 16:57

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Mickey à Amiens : la souris de Walt Disney sort de sa boîte

À la Maison de la Culture d’Amiens, les 30es Rendez-Vous de la Bande Dessinée accueillent « Mickey, tout a commencé par une souris ». L’exposition du Fonds Glénat, visible du 5 juin au 14 septembre 2026, remonte le fil d’une icône née au cinéma, passée par la presse et devenue, vitrine après vitrine, une petite machine à souvenirs.

05/06/2026, 15:32

ActuaLitté

Librairie indépendante : derrière le récit héroïque, une brutale réalité économique

En 2024, David Piovesan proposait une analyse des Rencontres nationales de la librairie, qui s'étaient déroulées à Strasbourg : désormais, le marché de la librairie se relit sous un jour plus politique. Les libraires ont bâti un récit collectif puissant face aux plateformes. Reste une épreuve plus rude : convertir cette identité professionnelle en modèle économique durable.

04/06/2026, 16:55

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L'union fera-t-elle la force des librairies indépendantes ?

La vente en ligne a changé d’échelle. Pour rester visibles, les librairies indépendantes doivent-

elles construire une puissance collective ? Renny Aupetit, propriétaire de la librairie Le Comptoir des Lettres (Paris, 5e), pose la question.

04/06/2026, 11:47

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Face aux grands groupes, l’édition indépendante n’a plus le luxe de jouer seule

La réponse de l’édition indépendante à la concentration doit passer par le collectif. Car, pour ne rien arranger, le plus important parmi ces groupes la double d’une offensive idéologique délétère. La coopérative OPlibris nous adresse un texte, affirmant ses valeurs, autant que ses objectifs.

02/06/2026, 17:37

ActuaLitté

Le livre se meurt, lancez-le plus fort

Voici un petit texte, rafraîchissant – ce qui ne manque déjà pas d'à-propos quand il pleut. Il est extrait d'une suite théâtrale que Christophe Esnault est en train de constituer. Et qui s'autorise pensée critique et humour. « Comme toujours je suis très mignon avec ce microcosme éditorial et simili culturel », nous explique-t-il. Et on le croit sur parole, bien entendu. Jugez sur pièce.

02/06/2026, 12:24

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Rochefort et les tristesses de l’enfance de Pierre Loti

Les petites poupées, collées sur des morceaux de carton, sont si minuscules, si délicates, qu’elles semblent n’exister que par la fantaisie d’un enfant : des nuages soufflés par le rêve, fragiles comme les bateaux des pêcheurs bretons qui naviguaient pendant des mois dans la brume, autour de l’Islande.

02/06/2026, 11:10

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Le “don” en voyance : de quoi parle-t-on vraiment ?

Malgré une meilleure visibilité sur les réseaux sociaux ou dans les médias, le sujet de la voyance reste encore tabou. Toutefois, je peux accorder aux sceptiques que leur méfiance n’est pas toujours sans objet, car tout dépend de quel type de voyance on parle. Il règne effectivement une grande confusion dans ce monde mystérieux et inquiétant, mais, cependant, très attirant de la voyance. Alors vous êtes en droit de vous demander : illusion, arnaque ou don réel ? Par Sabrina Depraz, autrice de La voyance : mode d'emploi.

02/06/2026, 06:25

ActuaLitté

Les catalogues de bibliothèque ont-ils déjà perdu face à l’IA ?

Au début de l'année 2005, j'avais posté sur biblio-fr un vœu que le BBF reprit en ouverture de son numéro consacré à la "Mort et transfiguration des catalogues" : "Le catalogage et l'indexation prennent leur place au musée de la bibliothéconomie." Anne-Marie Bertrand y voyait une transfiguration en marche. Vingt ans plus tard, je rouvre le dossier, cette fois avec l'IA générative comme pièce à conviction.

31/05/2026, 10:48

ActuaLitté

Canicules : quand la France étouffe sous les alertes météo

La France ne connaît pas une canicule généralisée, mais certains départements restent concernés par une vigilance canicule, après un épisode de chaleur inédit pour un mois de mai. Derrière le dôme anticyclonique, la masse d’air subtropicale et le réchauffement climatique, la question météorologique se déplace : non plus seulement combien de degrés, mais quelles vies deviennent plus fragiles sur une planète moins habitable ?

30/05/2026, 16:10

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Narbonne fait vibrer les livres, les voix et les idées

Du 29 au 31 mai 2026, le Grand Narbonne donne rendez-vous aux passionnés de lecture, aux familles et aux jeunes lecteurs pour la 12e édition de son Salon du livre. Pendant trois jours, la ville de Narbonne devient un espace de circulation des textes et des idées, entre rencontres, lectures et propositions artistiques, attirant chaque année un public toujours plus nombreux.

 

26/05/2026, 17:16

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Époque, le festival des livres qui éclairent notre temps

Cette 12e édition d’Époque, festival et salon du livre de Caen, fera la part belle au voyage et à l’ailleurs, sans se départir de son identité : éclairer les grands sujets de notre temps.

26/05/2026, 17:02

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En librairie, la profusion de nouveautés rend-elle le fonds invisible ?

La nouveauté domine-t-elle désormais trop fortement l’économie de la librairie ? Dans cette analyse, Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco, analyse le ralentissement du réassort du fonds, moins comme un désintérêt des libraires que comme le symptôme d’un marché sous tension, pris entre trésoreries fragilisées, rotation ralentie, surproduction et pression permanente de l’actualité éditoriale.

22/05/2026, 09:06

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IA et livres : la France protège, mais sait-elle vendre ?

En Corée du Sud, le livre ne se défend plus seulement contre l’IA : il devient une donnée qualifiée, négociable, rémunérée. En France, le législateur avance par un autre chemin, plus contentieux mais décisif : rendre prouvable l’usage des œuvres par les modèles. Entre opt-out, AI Act et présomption d’utilisation, l’industrie du livre quitte l’indignation pure pour entrer dans le dur du rapport de force.

21/05/2026, 13:00

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“Le libraire ne reste peut-être qu’un commerçant”

Tout le secteur du livre s'interroge aujourd'hui sur la place des librairies indépendantes face à la montée de l’extrême droite, le poids du groupe Bolloré dans l’édition et la responsabilité des libraires dans la défense du pluralisme démocratique. Dans ce texte proposé par Christophe Marie, co-gérant de la librairie Au saut du livre, à Joigny, dans l’Yonne, tout un pan de l'industrie du livre est questionné. Et ses clients avec lui.

21/05/2026, 10:21

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Après Grasset, Canal+ : quand la critique de Bolloré vaut liste noire

Canal+ a donné un nom à la peur qui traverse désormais l’édition : la liste noire. L'intervention de Maxime Saada, président du directoire de Canal+, qui refuse désormais de travailler avec les 600 personnes ayant signé une petition contre son patron, Vincent Bolloré, introduit une singulière logique de groupe. 

18/05/2026, 13:09

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Britannica pillé par ChatGPT : comment Umberto Eco avait prévu ce vertige

Encyclopaedia Britannica et Merriam-Webster poursuivent OpenAI, accusé d’avoir utilisé leurs contenus pour entraîner ChatGPT et de capter leurs lecteurs par des réponses proches de leurs textes. Au-delà du droit d’auteur, l’affaire pose une question qu’Umberto Eco avait placée au cœur du Nom de la rose (trad. Jean-Noël Schifano) : qui garde la bibliothèque, qui classe le savoir, qui vérifie la réponse quand la source disparaît ?

16/05/2026, 11:17

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La crise Grasset “exige du discernement : chaque contrat est différent, chaque situation unique”

La crise Grasset dépasse le tumulte médiatique : elle interroge le lien intime entre auteurs, éditeurs et contrats. Dans un texte qu'elle adresse à ActuaLitté, Liliane de Carvalho appelle au discernement juridique. Rapporteure de la réforme du contrat d’édition numérique 2013 et spécialiste de la propriété intellectuelle, elle invite à examiner les situations au cas par cas et refuse les réponses automatiques. 

15/05/2026, 17:33

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“Un enfant ne regarde pas une saison. Il la vit”

Entre ville et campagne, enfance et parentalité, Alexandra MacCorvus interroge notre rapport aux saisons. À travers les gestes simples d’une vie de famille — récolter des pommes, sentir l’air changer, attendre les fêtes — il rappelle que le temps ne se mesure pas seulement au calendrier : il se ressent, se partage et se transmet dans l’émerveillement quotidien. Elle vient de publier Beltane, chez Piktos jeunesse.

15/05/2026, 15:19

ActuaLitté

Quand ActuaLitté se découvre, malgré lui, encarté chez La France Insoumise (LFI)

Un visuel diffusé sur Facebook associe un article d’ActuaLitté consacré au scandale Agessa au logo de La France insoumise. L’exercice entend sans doute servir la cause des artistes-auteurs. Il réussit surtout une (contre)performance graphique plus douteuse : transformer un travail journalistique indépendant en élément de communication politique. 

15/05/2026, 13:01

ActuaLitté

L’Autre Livre : un rendez-vous à taille humaine qui fait vivre les éditeurs indépendants

Le Salon international de l’édition indépendante de L’Autre Livre avance à son rythme pour l'édition de mai 2026 — calme, posé, propice aux échanges, bien que chahutée. Dans les allées, on circule sans heurt, on s’arrête facilement, on engage la conversation. Ici, le temps ne se mesure pas seulement au nombre de visiteurs.

14/05/2026, 09:19

ActuaLitté

“Pour que la pensée demeure libre, il faut que l'édition soit libre” - Jean-Yves Mollier

Les auteurs Grasset ont initié ce 13 mai les Etats généraux de l'édition, devenus Etats généreux – s'inscrivant dans le sillage des actions menées par les auteurs de Fayard pour la récupération de leurs droits. A ce titre, l'universitaire Jean-Yves Mollier intervenait au théâtre de la Concorde où nom de 87 autres écrivains de la maison, mais également pour présenter son propre combat.

14/05/2026, 09:03

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Des États généraux aux États généreux : les auteurs Grasset prennent leur avenir en main

Était-ce un jour historique ? Ce 13 mai avait des accents d’appel du 18 juin : une volonté de résistance, de libération, quand tout un pan de l’industrie du livre mesure « à quel point c’est un rapport de force ». Ces États généraux de l'édition, conséquence du licenciement d’Olivier Nora ont en effet engendré un mouvement hors norme : des centaines auteurs décidés à quitter leur maison, contre la figure du croque-mitaine, Vincent Bolloré.

13/05/2026, 17:43

ActuaLitté

Gibert Joseph : “La routine a anesthésié l’esprit commerçant des libraires”

Après l’« affaire Nora » et le placement en redressement judiciaire de Gibert Joseph, Francis Kapétanovic, fondateur des éditions Abak, interroge l’effet ciseaux qui frappe les librairies indépendantes — baisse des ventes de livres neufs, hausse des coûts fixes — et les pistes possibles pour sortir de l’ornière. ActuaLitté lui donne la parole.

13/05/2026, 17:18

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Philip Roth et Franz Kafka contre la démocratie au guichet de Donald Trump

Deux fronts obsèdent actuellement l’administration Trump : une poussée fédérale vers des scrutins gérés localement et une pression accrue sur les universités, des visas étudiants aux données d’admission. Ces affaires, ancrées dans le droit électoral et académique ouvrent cependant une question de lecture : que deviennent des vies quand l’État transforme le contrôle en procédure, l’arbitraire en formulaire et le soupçon en méthode ?

12/05/2026, 12:48

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Au Maroc, le chantier qui scandalise archéologues et défenseurs du patrimoine

Le sociologue Mustapha Saha et l'archéologue Youssef Bokbot alertent sur le devenir de Sijilmassa, ancienne cité caravanière du Tafilalet et haut lieu de la mémoire maghrébine. Face à un projet d’aménagement touristique et muséal jugé destructeur, ils dénoncent une atteinte irréversible aux vestiges encore enfouis. Le texte plaide pour l’arrêt du chantier, la poursuite des fouilles archéologiques et une approche respectueuse des équilibres historiques, écologiques et humains du site.

11/05/2026, 14:44

ActuaLitté

L’odeur des livres ardéchois ne plairait-elle pas aux Parisiens ?

Depuis l’Ardèche, Fabienne De Dyn défend une édition indépendante, lente et vivante, trop souvent ignorée par Paris. Un appel à ouvrir les librairies, les chroniques et les salons aux livres venus des territoires.

11/05/2026, 14:32

ActuaLitté

Les livres qui veulent vous réparer vous détruisent

L'auteur Charles Garatynski interroge l’essor d’une littérature dite thérapeutique, pensée pour réparer, rassurer ou réconcilier le lecteur avec lui-même. À rebours des promesses de consolation, il défend une littérature de l’inconfort, capable non de guérir la souffrance, mais de lui donner une forme, une langue et une dignité.

11/05/2026, 13:35

ActuaLitté

TikTok, enfance et attention : qui raconte encore l’adolescence ?

Le signalement de TikTok au parquet de Paris par le ministère de l’Éducation, dans un contexte mondial de restrictions d’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs, pose une question plus ancienne que l’algorithme : qui raconte encore l’adolescence ? Face à l’écran infini, les romans réinstallent la chambre, l’ennui, la honte, le désir, le regard des autres et le temps long, fragile, de la formation de soi, loin des réponses administratives. 

07/05/2026, 14:38