Dans Jean-Luc Mélenchon sur le divan (Dunod, 2025), Gianpaolo Furgiuele, psychanalyste et sexologue, livre une lecture incisive de la figure mélenchonienne. Entre faille narcissique, stratégie de provocation et reconversion symbolique de l’Histoire, ce portrait analytique d’un chef politique est aussi celui d’une époque en crise.
Le 01/06/2025 à 11:55 par Yves-Alexandre Julien
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01/06/2025 à 11:55
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La psychanalyse n’a jamais eu peur de la politique. Freud ouvrait déjà le bal en 1911 avec son étude sur le président Schreber, Lacan allait jusqu’à dire que « l’inconscient, c’est la politique ». Gianpaolo Furgiuele, dans la lignée d’un Jacques-Alain Miller ou d’une Laurie Laufer, inscrit résolument son essai Jean-Luc Mélenchon sur le divan dans cette tradition qui confronte les structures psychiques aux structures de pouvoir.
Il ne s’agit pas d’un diagnostic à distance — la règle Goldwater est clairement contournée ici, à la française — mais d’une lecture symbolique, méthodique et incisive des affects et des discours d’un homme qui, depuis deux décennies, hystérise la vie politique française. Mélenchon n’est pas seulement analysé : il est interprété, déconstruit, exposé dans ses tensions, ses figures de style, ses lapsus et ses mythes personnels.
Le livre s’ouvre sur un récit d’exil. Né à Tanger, élevé dans une famille catholique où les femmes règnent à l’intérieur et les hommes à l’extérieur, Mélenchon parle de son départ du Maroc comme d’une « faille fondatrice ». Gianpaolo Furgiuele en fait le fil rouge de son ouvrage : une fracture intime qui se meut en moteur politique.
Il y a là un traumatisme originel, une déterritorialisation vécue comme une déportation, qui, transposée dans le champ politique, alimente la posture de l’insoumis. Mélenchon se conçoit comme un homme de rupture, non pas malgré cette faille, mais grâce à elle.
Freud évoquait dans Le Malaise dans la civilisation l’origine névrotique de certaines ambitions sociales. Gianpaolo Furgiuele transpose cette idée à la lettre : l’exil initial se transforme chez Mélenchon non pas en inhibition, mais en production de discours, en énergie polémique, en fureur oratoire. La faille identitaire s’observe ici comme une stratégie rhétorique.
Dans la lignée de Marie-France Hirigoyen, qui parle d’un narcissisme « flamboyant à tendance paranoïaque », Gianpaolo Furgiuele souligne la double dynamique chez Mélenchon : grandeur prophétique d’un côté, posture victimaire de l’autre.
L’homme s’est toujours rêvé en Prométhée politique — il vole le feu de l’Histoire pour éclairer les peuples — mais semble condamné à rester à ses marges. Cela le pousse à réinvestir les figures tutélaires : Robespierre, Hugo, Gracchus Babeuf, Anacharsis Cloots… Furgiuele y lit moins une fidélité historique qu’une mythologie personnelle.
« Robespierre, c’est moi », avait déclaré Mélenchon. Ce n’est pas une boutade. Lacan parlait du « Nom-du-Père » comme d’un signifiant maître structurant le sujet. Chez Mélenchon, le Père n’est jamais pleinement incarné : ni dans l’enfance ni dans la République. D’où cette quête permanente d’un substitut symbolique, qu’il trouve chez les figures révolutionnaires — autant d’identifications pour combler le vide.
L’une des contributions majeures de Gianpaolo Furgiuele tient à son analyse de la provocation comme stratégie. Le titre du chapitre en dit long : Le bruit et la fureur. Mélenchon se sait minoritaire, souvent marginal. Il mise donc sur l’excès, le fracas, la conflictualité. À la manière d’un hystérique au théâtre du pouvoir, il exhibe sa colère comme d’autres leur symptôme : à la fois dénonciation et demande d’amour.
Là où Marine Le Pen apparaît chez Agostini comme une héritière tragique, Mélenchon, chez Furgiuele, incarne la théâtralité politique à son paroxysme. Il est, en ce sens, un maître de la scène oratoire, un « acteur du désordre » qui cherche moins à gouverner qu’à incarner une tension. Le tribun se fait symptôme : il dérange, clive, fascine.
Gianpaolo Furgiuele pousse l’analyse encore plus loin en identifiant chez Mélenchon une forme de « jouissance de l’échec ». Depuis 2012, il échoue aux portes du pouvoir, mais y revient sans cesse. Une mélancolie politique l’habite — l’auteur parle même de « mélencholie ». Comme s’il ne voulait pas gagner tout à fait. Comme s’il préférait rester dans le désir que dans l’acte.
Freud, dans Essais de psychanalyse appliquée, parlait de ces sujets « qui échouent devant le succès ». Ils répètent inconsciemment un schéma de sabotage, d’auto-exclusion. Mélenchon s’y inscrirait parfaitement : il rejoue sans fin l’impossible accession au sommet, peut-être pour éviter de s’y confronter.
Mais le plus intéressant chez Furgiuele est peut-être ce que son livre dit… de nous. Car si Mélenchon est symptôme, il est symptôme de quoi ? D’un peuple en quête d’un père ou d’un sauveur ? D’une gauche qui cherche encore ses mots et ses mythes ? D’une démocratie qui ne sait plus comment produire du symbolique autrement que par la crise ?
Gianpaolo Furgiuele n’apporte pas de réponse définitive. Il laisse le lecteur dans une zone d’incertitude, comme tout bon analyste. Il ne pathologise pas, il interprète. Il ne juge pas, il observe. En cela, Jean-Luc Mélenchon sur le divan est bien plus qu’un essai politique. C’est un miroir tendu à notre époque. Un miroir qui, hélas, ne rassure pas.
CHRONIQUE - Marine Le Pen sur le divan : une psychanalyse du pouvoir et du père
Gianpaolo Furgiuele livre ici un essai magistral, rigoureux et stylisé, qui dépasse largement le cadre de la biographie politique. En analysant la figure de Jean-Luc Mélenchon, il interroge l’époque, les discours de pouvoir, les pulsions collectives, la mémoire révolutionnaire, et même l’avenir de la démocratie représentative.
Mélenchon apparaît ici comme un cas d’école, non pas pour être jugé, mais pour être compris. Et si, en fin de compte, c’était là sa véritable utilité historique ?
Un extrait du livre est proposé en fin d'article.
Crédits photo : Rue89 Strasbourg, CC BY NC ND 2.02
Par Yves-Alexandre Julien
Contact : kokto@hotmail.fr
Paru le 14/05/2025
124 pages
Dunod
16,90 €
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29 Commentaires
Anna
01/06/2025 à 14:21
Il ne fallait et ne faut toujours pas (vidéo récente dans un avion et le traitement médiatique ahurissant !) surtout pas accorder de crédit aux analyses psy concernant Emmanuel Macron et sa biographie sur le plan sentimental et sexuel (La relation avec Brigitte, son ancienne professeure).
Mais pour Mélenchon, là encore, le traitement médiatique est différent. Ni ses mensonges sur son grand-père soit disant d'origine sociale modeste. Ni ses mensonges sur ses mentors...
L'un a un programme, l'autre toujours pas. Mais s'entoure d'une meute de personnages d'extrême droite violents, que le cartel protège, admire.
perkeo
01/06/2025 à 15:11
La démolition de Mélanchon, le monstre qui ose dire qu'il y a un processus génocidaire qui s'est mis en place à Gaza. Et qui "hystérise la vie politique française". C'est sûr que les politiciens occupés à regarder ailleurs, c'est pas hystérique.
La psychanalyse, c'est comme l'astrologie: on peut lui faire dire tout et son contraire. Et la psychanalyse à distance, c'est merveilleux: il suffit d'acheter une boule de cristal ou des journaux. Ceux qui ne révèrent pas chacune des paroles ailées des psychanalystes sont bons pour la camisole de force.
Si le plan est de déclarer perturbés tous ceux qui osent dire quelque chose sur le Proche-Orient, ça va faire du monde.
Ouaip
02/06/2025 à 13:43
Heureusement pour les Juifs, le processus génocidaire initié par le Hamas a du plomb dans l'aile.
Les nazislamistes subiront le sort de leurs ancêtres de 39-45.
Aurélien Terrassier
02/06/2025 à 15:43
Et certains universitaires qui répètent ce genre d'ineptie vis-à-vis de LFI seront sans doute expulsés de leur université pour avoir nie ́le genocide de la politique militaro-coloniale de Netanyahu et aussi condamné par ma justice pour negationnisme comme le fut Robert Faurisson en son temps à propos du genocide juif.
Ouaip
02/06/2025 à 19:23
Ne rêvez pas.
Revisez plutôt la définition du génocide.
Aurélien Terrassier
02/06/2025 à 21:18
Non je ne rêve pas par contre ça serait bien que vous arrêtiez vos calomnies vis-à-vis de LFI qui nuisent au débat et n'apportent rien.
Aurélien Terrassier
02/06/2025 à 21:24
Ce qui se produit en Palestine de ́la part de Tsahal est un génocide. C'est documente de la part d'ONG et de journalistes qui sont sur le terrain et depuis au moins un mois les médias mainstream reconnaissent la politique criminelle et militaro-coloniale de Netanyahu au lieu de pointer uniquement le Hamas. S'agissant de LFI, les qualifier comme vous le faites est purement injurieux et mensonger. Mais de la part de gens comme vous rien ne peut me surprendre hélas.
Ouaip
03/06/2025 à 08:24
Bon, rappel, puisque vous refusez de comprendre.
Le point fondamental d'un génocide est l'intention génocidaire, c'est-à-dire la volonté d'éliminer un peuple. C'est le cas du Hamas et de tous ceux qui reprennent le slogan "From the river to the sea".
Ce n'est pas le cas d'Israël dont le seul objectif est de mettre le Hamas, organisation terroriste, hors d'état de nuire.
Vos organisations peuvent raconter ce qu'elles veulent, elles ne siègent pas au tribunal.
Et par pitié, ne sombrez pas dans l'amagalme. J'ai qualifié Mélenchon d'escroc (politique) mais n'ai rien dit encore sur LFI. Je reste cependant à votre disposition pour le faire...
Car je vais arrêter là le debunkage des âneries lues plus haut sur Gaza, qui sont passablement hors-sujet, le sujet étant Mélenchon. Ça peut me libérer du temps pour dire ce que je pense de LFI et de "gens comme vous"...
Aurélien Terrassier
03/06/2025 à 11:00
Vous ne dites que des inepties! Le 7 octobre est un massacre pas un pogrom! Le Hamas c'est comme le FLN durant la guerre d'Algérie, c'est à la base un parti politique qui est considère comme belligeran au niveau du droit international mais qui a malheureusement commis des crimes de guerres, des actes terroristes en somme. Tsahal commet un génocide c'est largement documenté par des Ong et journalistes qui vont sur place. Netanyahu est toujours vise par un mandat d'arrêt et des étudiant.e.s sont parfois en GAV car pro-palestinien quand certaines manifestations pour la Palestine sont interdites. La politique répressive du gouvernement Macron-Bayrou-Retailleau est digne d'un État fasciste quand il s'agit aussi de dissoudre Urgence palestine. Vous êtes au delà de ́la malhonnêteté intellectuelle car vous calomniez encore LFI et je reste poli. Vous n'avez donc rien à m'apprendre!
Ouaip
03/06/2025 à 16:54
"La politique répressive du gouvernement Macron-Bayrou-Retailleau est digne d'un État fasciste"
Je crois que je vais m'en tenir là. Je n'ai pas beaucoup de patience face aux fous.
Aurélien Terrassier
08/06/2025 à 22:42
Vous soutenez la répression et la politique réactionnaire de ce gouvernement votre reponse ne m'étonne pas. Vous psychiatrisez les gens vous êtes hors sujet. On verra vos arguments ici quand le sujet portera sur la psychiatrie je doute que vous en ayez.
RdC
04/06/2025 à 09:49
En France, le Hamas est considéré comme un mouvement terroriste, non comme un belligérant. Vous êtes limite apologie du terroriste.
A part ça, Ouaip a raison : le Hamas vise la destruction d'Israël et des Juifs, exactement ce qu'on appelle une "volonté génocidaire".
C'est indiqué en toutes lettres dans la Charte du Hamas (art.7) :
"L’Heure ne viendra pas avant que (…) les pierres et les arbres eussent dit : « Musulman, serviteur de Dieu ! Un Juif se cache derrière moi, viens et tue-le. »"
Quant à l'article 32, il ressemble étrangement aux mantras nazis : "Leur plan se trouve dans Les Protocoles des Sages de Sion et leur conduite présente est une bonne preuve de ce qu’ils avancent"
Ouvrez les yeux, bon sang, si vous en êtes capable.
Aurelien Terrassier
04/06/2025 à 13:00
Ne me faites pas dire ce que je ́ n'ai pas dit. Je parlais du droit international et non de ́la France et de l'UE qui considère le Hamas comme une organisation terroriste et non comme belligeran. Vos insultes sont tellement grotesques que cela traduit chez vous une islamophobie et un soutien à peine voilé à la politique genocidaire de Netanyahu.
Aurélien Terrassier
04/06/2025 à 13:04
Je dis bien que le Hamas est une organisation de belligérants qui a le droit de se défendre selon le droit international face à un gouvernement qui nie le droit international et dont l'armée Tsahal commet un génocide. J'ai aussi dit que le Hamas avait commis des crimes de guerre le 7 octobre qui sont aussi des actes terroristes pour ma part. Mais je vois que vous prenez un malin plaisir à déformer mes propos tout en cautionnant la politique criminelle de Netanyahu.
RdC
04/06/2025 à 14:26
"organisation de belligérants qui a le droit de se défendre selon le droit international face à un gouvernement"
Nous sommes en France et vous êtes Francais.
Au sens du droit français, après le 7 octobre, et vue la charte du Hamas, même si habilement vous n'avez pas employé le mot "résistance" vous faites donc clairement l'apologie du terrorisme.
Je vous signale à Actualitté.
Aurelien Terrassier
04/06/2025 à 15:22
Ne déformez pas mes propos! Les mots ont un sens. Au niveau du droit international, le Hamas a le droit de se défendre face à une armée d'occupation qui commet un génocide et que vous cautionnez. En revanche quand le Hamas commet des crimes de guerre ce sont des actes terroristes que je condamne sans ambiguité. Mais vous dites n'importe quoi. 55000 palestiniens morts depuis le 7 octobre mais ça vous vous en fichez ce qui vous permet de criminaliser des gens qui denoncent le genocide en cours. D'un depuis 2017, il n'y a plus aucune mention antisémite dans ́la Chartre du Hamas qui souhaite un Etat bi-national, deux c'est un massacre et non un pogrom le 7 octobre car il y a aussi eu des civils palestiniens durant ce massacre et enfin trois votre intimidation dangereuse n'engage que vous et le fait que vous cautionnez la politique criminelle de Netanyahu est assez grâce au point que vous devriez aller vous exprimer sur la Tribune Juive si vous n'êtes pas content. Critiquer la politique genocidaire de Netanyahu n'a rien à voir avec l'apologie du terrorisme par contre nier le génocide en Palestineque certaines personnalites courageuses qualifient aussi un massacre comme Jean-Pierre et Dominique De Villepin comme vous le faites c'est très grave ici-meme.
RdC
04/06/2025 à 10:08
Et donc, question subsidiaire, vous faites quoi face à une organisation qui veut vous génocider ?!
https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/conflit-israel-hamas-ce-que-dit-le-droit-979937.html
04/06/2025 à 15:43
https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/conflit-israel-hamas-ce-que-dit-le-droit-979937.html "Le droit international prévoit qu'un peuple sous occupation a le droit de s'opposer". Quand le Hamas commet le massacre de 2000 civils, il entrave clairement le droit international. Quand Tsahal commet un génocide depuis le 7 octobre et avant des crimes aussi en tant qu'armee d'occupation c'est contraire au droit international. Si la solution deux peuples deux États n'est plus la seule privilégié, celle d'un État bi-national qui n'est pas la destruction de l'Etat d'Israël mais la fin du sionisme en tant que projet colonialiste et criminel à long terme dont on s'en apercoit maintenant, est bien plus crédible et souhaitable pour le cessez le feu et la paix.
RdC
04/06/2025 à 16:06
L'Etat binational... Me fait penser à cette maxime de Woody Allen :
- Le loup et l'agneau peuvent dormir côte à côte, mais l'agneau ne dormira pas bien.
rez
03/06/2025 à 09:59
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Félix
01/06/2025 à 20:29
Cet article me rappelle définitivement la chanson de Serge Lama "Les ballons rouges", dans laquelle il raconte sa vie comme "gosse dans son quartier" et où il ajoute aussi qu'à cette époque il "aimait déjà les divans.....".
Et si au temps de la république romaine, le "tribunus" était primitivement un des trois chefs des tribus de Rome, par la suite ce terme latin a bien désigné surtout un fonctionnaire politique (trésorerie, soldats, plèbe).
Par contre, durant la Révolution Française, le tribun fut un magistrat représentant la souveraineté populaire, et ce au sein de l'assemblée, nommée "tribunat".
Par contre, dès 1649, le terme avait pris le sens figuré et péjoratif de "factieux, agitateur" (page 2360 du DHLF, Dictionnaire historique de la langue française d'Alain Rey, édition 2010).
Finalement, ainsi dans le cas de Jean-Luc Mélenchon - même prénom que mon petit-fils - et un des chefs de la gauche insoumise, "le régime démocratique, en se fondant sur les dialogues et la diversité des opinions, ouvre aux imaginaires politiques une carrière indéfinie" (in "Dictionnaire de Sociologie", page 406, article de Pierre Ansart, édition Universalis 2010).
Adrien
01/06/2025 à 21:32
Vivement plus de livres de ce genre. Lire la vie de ces figures publiques à travers le prisme de la psychanalyse, c’est non seulement audacieuxmais salutaire. Pourquoi devrait-on se contenter des analyses des éditorialistes, des pseudophilosophes ou des influenceurs ?
La psychanalyse dérange parce qu’elle ne rassure pas. Simplement
Aurélien Terrassier
02/06/2025 à 11:13
Entièrement d'accord. Ce qui compte c'est ́la critique des idées, les arguments contre certaines déclarations de Jean-Luc Melenchon mais la psychanalyse, autant laisser cela à la presse people ou à une émission qui banalise l'extrême droite tel que Confession intime sur M6. De même que bon nombre de gens de gauche en 2022 ont voté Jean-Luc Melenchon non pas pour sa personnalité mais bien pour les valeurs et les idées de gauche qu'il était le mieux placé à les incarner. A part pour les gens comme ici sous d'autres article qui font du LFI-bashing avec la même énergie intellectuelle qu'un certain Pascal Praud, je ne vois pas à quoi peut̂ servir ce genre de livre.
Aurélien Terrassier
02/06/2025 à 01:26
Jean-Luc Melenchon a deux gros défaut c'est le fait qu'il soit autocrate au sein de son mouvement quand il l'a dirigé et certaines de ses provocations parfois outrancieres. C'est un homme politique très cultivé aussi mais au pouvoir je pense qu'il serait un mix de Tsispras et de son mentor Mitterrand qui n'appliquerait tout son programme et ferait pas mal de déçus parmi ses fervent.e.s militant.e.s. Des gens de gauche notamment ceux qui s'abstiennent veulent unes autre personnalité charismatique qu'un politicien professionnel aussi. Il faut pourtant une personnalité pour incarner la gauche en 2027 et ainsi faire durer le NFP pour les législatives aussi. Sur le plan de la psychanalyse, je ne pense pas qu'on apprenne grand chose de Jean-Luc Melenchon au vu sa médiatisation.
Flo
02/06/2025 à 08:24
Bravo pour ce livre et bravo aussi à Joseph Agostini pour son travail sur Marine Le Pen. Ça fait du bien de voir la psychanalyse revenir dans le débat public. À rebours des slogans recyclés sur les plateaux, ces lectures inquiètent et c’est tant mieux. On comprend l’agacement de certains quand le réel devient moins confortable
Ouaip
02/06/2025 à 13:37
Lacan : "Notre pratique est une escroquerie ; bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué…"
La psyK traitant du cas Mélenchon... Donc, une escroquerie parlant d'un escroc.
Alors SVP, ne mêlons pas le peuple à ces vilenies, dont seule la gauche est responsable.
Anjo
05/06/2025 à 13:59
Quoi qu'on écrive, le panurgisme défile et cet homme a plein de qualités, n'est pas tribun qui le proclame!
Néron aussi...
13/06/2025 à 04:52
Avait plein de qualités !
Faites vos jeux !
13/06/2025 à 09:29
Il suffit de voir comment fonctionne le parti pour comprendre ce qu'il donnerait au pouvoir.
A droite, on est plutôt légitimiste : on fait une élection pour désigner le chef et on s'y tient...
La droite nationale : pas d'élection tant l'aura du chef est incontestable, on dirait une monarchie...
Chez les socialistes : peu d'élections sans suspicion de fraudes, pour élire un chef qui ne veut pas s'appeler chef, mais secrétaire général ; gros problème avec l'autorité...
A LFI : un vrai chef, avec de fréquentes purges à la moindre critique ; une forme de tyrannie...