Comment les libraires peuvent participer à la Grande Cause Nationale "Santé Mentale". Voici l'intitulé de la lettre ouverte et pétition adressée au Syndicat de la Librairie Française. Elle invite « à une plus grande clarté sur l'offre éditoriale en boutique en évitant autant que faire se peut le mélange des genres sur les étals, confondant développement personnel, psychiatrie et ésotérisme », explique le chercheur Mickael Worms-Ehrminger. Elle est ici reproduite en intégralité.
Le 31/05/2025 à 12:36 par Auteur invité
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31/05/2025 à 12:36
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La pétition est disponible à cette adresse.
Dans la chaîne du livre, la librairie occupe une place singulière : elle est à la fois lieu de découverte, de conseil, de médiation culturelle et, trop souvent, le dernier rempart entre le lecteur et l’immensité — souvent hétérogène et hétéroclite — de l’offre éditoriale.
C’est en tant que lecteurs passionnés, mais aussi en tant que professionnels et acteurs de la santé mentale, que nous nous permettons d’attirer votre attention sur un phénomène dont l’impact croît à mesure que la santé psychique devient un sujet de société : la juxtaposition, sur les mêmes étals, d’ouvrages de psychologie et psychiatrie scientifique et d’ouvrages de développement personnel, voire d’ésotérisme ou de spiritualité non fondée sur des données probantes.
Un exemple récent est proposé en photographie jointe à cette lettre. On y voit sur la même étagère des livres sérieux comme « Comment ça va, toi ? » du psychiatre et vulgarisateur Hugo Baup à quelques centimètres de deux manuels de sorcellerie et de magie, ainsi que d’ouvrages de développement personnel, domaine souvent dénoncé pour ses potentielles dérives sectaires ou l’entraînement de retards, voire refus de soins. Les manuels de magie ou sorcellerie sont d’ailleurs mis en avant avec une place en hauteur.
Ce mélange des genres peut être nuisible à trois niveaux.
La majorité des lecteurs — même curieux et informés — ne dispose pas spontanément des outils pour distinguer le caractère fondé d’un ouvrage écrit par un professionnel sérieux de livres proposant des méthodes miracles, souvent promus comme best-sellers. Or l’urgence — personnelle ou familiale — qui pousse à chercher de l’aide accroît la vulnérabilité au marketing des promesses rapides, a fortiori dans un contexte de fortes tensions dans le système de santé, et encore plus en psychiatrie.
La psychologie, la psychiatrie, les neurosciences et la psychothérapie sont des disciplines qui ont, depuis un siècle, construit des méthodologies rigoureuses. Leurs acteurs publient dans des revues à comité de lecture, évaluent l’efficacité des interventions, reconnaissent leurs limites et apprennent de leurs erreurs. Quand des ouvrages de vulgarisation grand public relayant ces travaux se retrouvent alignés avec des propositions qui relèvent davantage de la croyance ou de la démarche spirituelle, c’est toute l’image de la santé mentale qui se brouille, glissant vers un concept flou et sans limites de « bien-être ». Le public pourrait ainsi finir par conclure que « tout se vaut », ouvrant la porte à la méfiance envers le soin fondé sur des preuves.
L’éthique professionnelle des libraires a toujours reposé sur la qualité du conseil et la défense de la diversité. Or la confusion actuelle expose celles et ceux qui tiennent boutique à une forme de responsabilité morale : vendre, parfois, des ouvrages qui encouragent des pratiques dangereuses (interruption d’un traitement médicamenteux, jeûne détox contre la dépression, recours à des gourous sans diplôme).
Le Syndicat National de l’Édition indique dans sa synthèse 2022-2023 que le segment santé mentale « est toujours porté par une abondante production qui se situe parfois aux frontières de la psychologie grand public ou de l’ésotérisme ».
L’enquête IFOP - Centre national du livre d’avril 2025 « Les Français et la lecture » indique que plus d’un tiers des ouvrages lus entrent dans la catégorie indistincte « développement personnel, psychologie ». Ces livres représentent même plus de la moitié des ouvrages lus par les 20-24 ans. Il est évident que depuis quelques années, en particulier depuis le faîte de la crise sanitaire, les enjeux de santé mentale intéressent de plus en plus les jeunes.
La MIVILUDES documente la porosité entre certains courants de coaching ou de soins non conventionnels avec des mouvances sectaires. Son dernier rapport d’activité, sur l’année 2024, publié en mai 2025 est inquiétant à ce titre. La santé reste le premier motif de signalement de dérive ; et la plupart de ces dérives sont le fait de personnes sans qualification dans le domaine de la santé.
Des tables de librairie accessibles à tous sont, hélas, devenues un vecteur de diffusion pour des idéologies dangereuses : dérégulation émotionnelle prônée comme spiritualité, refus des traitements psychiatriques remplacés par des « fréquences vibratoires » ou de « naturopathie quantique », etc.
À l’heure où la médecine appuie de plus en plus le concept d’empowerment du patient, c’est-à-dire son autonomisation et la reprise éclairée de pouvoir sur sa santé et sa maladie, il est paradoxal de brouiller l’accès aux connaissances fiables. La littérature scientifique vulgarisée donne des repères au grand public ; elle mérite un écrin distinct, identifiable, valorisé.
Les chercheurs et cliniciens qui acceptent d’écrire pour un large lectorat subissent déjà le filtre de la clarté pédagogique. Les placer à côté d’un best-seller promettant de « réinitialiser vos chakras en 48 heures » revient à invisibiliser l’effort, voire à décourager la relève : pourquoi investir un, deux ou trois ans dans un livre rigoureux si la visibilité sera identique, voire plus faible, à celle d’un ouvrage ésotérique placé au même rang ?
Face à l’explosion de l’offre numérique et des réseaux sociaux, la librairie physique demeure un repère. En faisant le choix d’une mise en valeur de la psychologie scientifique et de la vulgarisation médicale rigoureuse, le Syndicat de la Librairie Française enverrait un signal fort. Oui, la curiosité du lecteur est respectée. Oui, la santé mentale mérite la même rigueur que la santé somatique. Oui, les libraires sont des passeurs capables d’articuler liberté de penser et qualité de l’information.
Il ne s’agit pas de retirer des titres, mais d’aider le lecteur à exercer son discernement – exactement comme les rayons Jeune adulte, occultisme ou true crime coexistent sans confusion. Un simple balisage – étiquettes, kakémono – coûte peu et peut s’adapter à toutes les surfaces. L’essentiel étant la séparation visuelle, pas l’agrandissement physique du rayon.
Bien sûr ; séparer n’est pas déprécier. Au contraire, clarifier l’offre évite la déception ou l’appropriation de techniques dangereuses par des personnes vulnérables et en recherche d’aide sérieuse : quiconque cherche un récit d’éveil spirituel le trouvera plus vite s’il n’est pas noyé dans des manuels de psychiatrie, et inversement. Les ouvrages de psychanalyse sont d’ailleurs souvent catégorisés clairement sur les étals pour les distinguer des ouvrages de psychologie d’autres courants (psychologie cognitive, psychologie sociale, neuropsychologie, ...).
Nous, lecteurs ou acteurs de la santé mentale, restons à votre disposition pour contribuer à des formations ou à la mise en place de supports pédagogiques, et également pour venir à la rencontre des lecteurs. Ensemble, faisons de la librairie un lieu où la rigueur peut côtoyer sans confusion la diversité des imaginaires.
Nous vous remercions pour votre attention et, surtout, pour le travail quotidien que vous accomplissez au service du livre et de la démocratie culturelle.
Dr. Mickael Worms-Ehrminger
La pétition est disponible à cette adresse.
Par Auteur invité
Contact : contact@actualitte.com
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Alors que le licenciement d’Olivier Nora accaparait l’attention médiatique, l’auteur Gilles Ascaride adressait un email entre désinvolture et bravade, intitulé “Je quitte Grasset.”. Curieux ? Non, enfin, un peu tout de même. ActuaLitté est allé à la rencontre de l’écrivain qui revendiquait déjà d’avoir « tué Maurice Thorez (Maurice qui ?) ».
05/05/2026, 16:11
Contrairement à une idée reçue, Hachette ne fait pas bouillir la marmite en vendant l’image d’Asterix à l’industrie agroalimentaire : elle était déjà sur le feu. En héritant d’un personnage compatible avec la consommation de masse, le groupe l’a simplement inscrit dans une exploitation plus systématique. Le banquet est devenu une stratégie de licensing qui cette année sert les intérêts d'une société spécialisée en préparations charcutières...
04/05/2026, 16:53
Réduit à la divination, le tarot de Wirth perd sa singularité. Redessiné il y a un siècle par l’occultiste Oswald Wirth, ce jeu puise dans l’Égypte ancienne, la kabbale, le pythagorisme et l’alchimie. Autrice du livre Lire le tarot avec l'Oswald Wirth (éditions Trajectoire) Régine Brzesc-Colonges en éclaire chaque arcane, entre traditions initiatiques, mythes et symboles, pour rappeler la portée spirituelle d’un tarot pensé comme science de l’âme.
04/05/2026, 16:34
La Commission européenne s'est intéressée à la découvrabilité des œuvres au sein de l'environnement numérique, concept qu'elle explore dans un épais rapport de 300 pages. Une partie dédiée au livre pointe le risque que font courir réseaux sociaux, plateformes de vente et autres algorithmes pour la diversité linguistique et la variété des œuvres et artistes mis en avant.
04/05/2026, 16:01
Elon Musk, Sam Altman, Mark Zuckerberg et Jeff Bezos ne vendent plus seulement des technologies. Ils imposent des infrastructures qui redessinent l’espace, l’attention, les corps et la mémoire. Face à cette privatisation du futur, la science-fiction et l’anticipation offrent une contre-enquête : leurs romans montrent ce que l’innovation masque lorsqu’elle devient pouvoir, marché et langage commun, jusque dans l’industrie du livre.
04/05/2026, 15:36
Aux États-Unis, les interdictions de livres ne relèvent plus d’incidents locaux isolés. Voilà des années que l’American Library Association et de PEN America décrivent une censure structurée, portée par des groupes de pression, des élus et des décisions administratives. Ses effets touchent les bibliothèques, les écoles, les auteurs et l’édition jeunesse, désormais confrontée à un risque économique direct.
02/05/2026, 14:51
Trump, Poutine, Netanyahu, Macron, Merz, Kagame, von der Leyen. Vous qui faites la guerre, la prolongez, la financez, ou en préparez de nouvelles. Vous qui lisez des projections de pertes acceptables. Certains d'entre vous, du moins. Il existe des hommes et des femmes qui ont regardé en face ce que vous produisez. Pas depuis un bureau. Ce sont des romanciers.
02/05/2026, 09:52
À Trébeurden, l’avenir de la maison de Kenneth White oppose deux visions de son héritage. D’un côté, le légataire, la mairie et Stéphane Bigeard défendent un projet culturel à redéfinir, porté par une nouvelle structure. De l’autre, l’Institut international de géopoétique, par la voix de Régis Poulet, exige le respect strict des volontés de l’écrivain et la création d’une maison d’artistes à Gwenved. Entre enjeux patrimoniaux, querelles associatives et incertitudes juridiques, le dossier reste loin d’être tranché.
30/04/2026, 16:02
Face au recul du temps de lecture chez les adolescents, La Mutinerie défend une conviction simple : l’écriture peut ramener les jeunes vers les livres, mais aussi vers eux-mêmes. Créée par Guillaume Le Cornec, cette structure associe auteurs, établissements scolaires, lieux culturels et scientifiques pour faire des collégiens de véritables coauteurs. À travers ces projets collectifs, la littérature devient un outil de médiation, de confiance et d’apprentissage du monde.
30/04/2026, 12:52
La Journée mondiale du livre, le 23 avril dernier, a été assombrie par un constat implacable, établi par la Fédération des aveugles et amblyopes de France. L'accès aux livres numériques reste extrêmement complexe pour les personnes atteintes d’une déficience visuelle, en particulier via les bibliothèques et médiathèques publiques. Le ministère de la Culture, conscient de cette problématique, envisage plusieurs pistes d'action.
29/04/2026, 12:54
La question taraude de plus en plus de professionnels du livre, dans le monde entier : comment expliquer la baisse de l'intérêt pour lecture, souvent observée à travers l'ensemble de la population ? Une enquête de l'Ifop, consacrée aux pratiques culturelles des Français, suggère une absence d'envie pour la lecture, plus qu'un manque de temps ou d'argent.
27/04/2026, 16:05
Publier un livre reste entouré d’illusions tenaces, entre promesses de succès fulgurant et doutes paralysants. À rebours de ces représentations, Nathalie Philippe démonte, avec précision et sans complaisance, les principaux mythes qui freinent ou déforment le passage à l’écriture. De la légitimité à l’autoédition, l'éditrice et fondatrice de La Sirène aux Yeux Verts éditions remet l'église au centre du village.
26/04/2026, 19:03
Le travail de Michael Roch s’inscrit dans celui d'une génération d’auteurs cherchant à renouveler les formes narratives pour mieux rendre compte des réalités politiques et culturelles du monde contemporain. Dans ce texte, il défend une « esthétique du dévoilement » qui rompt avec les formes héritées et revendique une littérature qui nomme, explicite et engage le lecteur face aux mécanismes de domination.
21/04/2026, 16:22
Sous couvert de réforme administrative, la transformation annoncée de la Sécurité sociale des artistes-auteurs ravive un vieux soupçon : celui d’un pouvoir qui consulte sans jamais infléchir ses décisions. Entre continuité assumée des pratiques, marginalisation des représentants élus et contournement du cadre législatif, le récit d’une modernisation tourne à la critique d’un système fermé sur lui-même. Lady En Passant quelque chose à nous en dire.
19/04/2026, 14:34
ANALYSE – La séquence ouverte par la reprise en main de Grasset, au sein d’un groupe lui-même intégré à l’écosystème constitué par Vincent Bolloré, s’inscrit dans une logique désormais identifiée au-delà du seul cas français. Le rapport Right to Write de la Fédération des scénaristes d’Europe décrit précisément ces configurations, où concentration des médias, recomposition des directions culturelles et transformation des conditions éditoriales convergent vers un même objectif : encadrer les récits en circulation dans l’espace public.
19/04/2026, 12:26
Concentration capitalistique, soupçons d’alignement idéologique et rupture avec une tradition éditoriale pluraliste : la mise à l’écart d’Olivier Nora après vingt-six ans à la tête de Grasset agit comme un révélateur. Thibault Leonard, fondateur de Primento, analyse cette recomposition du paysage du livre interrogeant l’indépendance des catalogues et, au-delà, le rôle démocratique de l’édition.
19/04/2026, 12:02
10 Commentaires
EhBien!
31/05/2025 à 22:36
1) nous ne sommes pas en démocratie
2) Pendant du 1, nous vivons dans un contexte capitalistique et néolibérale, les librairies -quoique l'on en pense- sont des commerces
3) Il n'y a pas là lien à la santé mentale, à la psychologie ou à la psychiatrie, mais uniquement au développement personnel qui n'est en rien de la santé mentale
Necroko
31/05/2025 à 23:57
Santé mentale et hikikomori
Le phénomène de hikikomori est étroitement lié à la santé mentale, car il entraîne souvent des troubles psychologiques importants chez les individus concernés. Selon le contexte, les personnes hikikomori peuvent souffrir de divers troubles mentaux, notamment :
Dépression : L'isolement prolongé peut provoquer ou aggraver des troubles dépressifs, caractérisés par une tristesse persistante, une perte d'intérêt pour les activités, et un sentiment d'impuissance.
Troubles anxieux : La peur sociale, la phobie sociale ou l'anxiété généralisée sont fréquemment associées au hikikomori, renforçant leur retrait du monde extérieur.
Troubles de l'estime de soi : La méfiance envers soi-même et le sentiment d'échec peuvent conduire à un cercle vicieux d'auto-isolement.
Troubles du sommeil : Le retrait social peut entraîner des inversions du rythme veille-sommeil, avec des nuits blanches et des journées passées à dormir.
Troubles liés aux réseaux sociaux : La dépendance aux écrans et aux médias numériques peut renforcer l'isolement et aggraver la détresse psychologique.
Il est important de noter que, dans certains cas graves, le hikikomori peut être associé à des troubles psychiatriques comme la schizophrénie ou d'autres psychoses, nécessitant une prise en charge spécialisée. La reconnaissance précoce de ces troubles et une intervention adaptée sont essentielles pour aider ces personnes à retrouver une santé mentale stable. Des approches thérapeutiques telles que la thérapie cognitivo-comportementale, le soutien familial et l'accompagnement psychologique jouent un rôle clé dans la gestion de ces troubles et la sortie de l'isolement.
Santé physique des hikikomori
Les personnes atteintes de hikikomori peuvent subir plusieurs effets négatifs sur leur santé physique en raison de leur isolement prolongé. Le manque d’activité physique, associé à une alimentation déséquilibrée et à l’absence de contact avec la lumière naturelle, peut entraîner divers problèmes de santé. Parmi ces effets, on trouve :
Une dégradation de la santé cardiovasculaire, notamment par l’augmentation des risques d’hypertension et de maladies coronariennes.
Une vulnérabilité accrue aux maladies chroniques, dues à un mode de vie sédentaire.
Une augmentation du risque de développer un handicap lié à la faiblesse musculaire et à la perte de mobilité.
Une vulnérabilité à la dénutrition ou à une alimentation déséquilibrée, pouvant entraîner des troubles nutritionnels.
Une perturbation du cycle du sommeil, pouvant conduire à une fatigue chronique et à des troubles du rythme circadien.
Le manque d’exposition à la lumière naturelle et l’absence d’activité physique régulière peuvent également avoir des impacts directs sur leur santé mentale, en renforçant la dépression et l’anxiété, qui sont souvent associées au hikikomori.
Prise en charge des hikikomori en France
La prise en charge des personnes atteintes du syndrome de Hikikomori en France est complexe, en raison notamment de leur réticence à demander de l’aide et du manque de données statistiques précises. Selon le Dr Ludovic Gadeau, la prise en charge doit être adaptée à chaque individu, en tenant compte de la nature primaire ou secondaire du syndrome.
Pour les hikikomori secondaires (avec une problématique psychopathologique sous-jacente), une approche médico-psychologique est recommandée, pouvant inclure des soins psychiatriques, voire une hospitalisation si nécessaire. Ces patients nécessitent souvent une prise en charge spécialisée pour traiter la pathologie sous-jacente (autisme, schizophrénie, dépression, troubles anxieux, etc.).
Pour les hikikomori primaires (sans pathologie psychiatrique identifiable), la démarche est plus délicate, car ces individus ne manifestent pas toujours de demande d’aide. La prise en charge repose principalement sur une approche psycho-socio-éducative, visant à instaurer un lien de confiance et à accompagner progressivement la sortie de l’isolement. Ludovic Gadeau souligne l’importance d’une approche personnalisée, collaborative, et souvent non coercitive, intégrant des médiations telles que l’art-thérapie, la musicothérapie, ou la médiation animale, y compris à distance dans un premier temps.
Stratégies recommandées :
Établir une communication ouverte et un environnement rassurant.
Utiliser les technologies pour maintenir un contact sans pression.
Encourager une réinsertion progressive par des activités simples et adaptées.
Favoriser la thérapie psychologique, notamment les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), qui peuvent aider à traiter l’anxiété ou la dépression.
Créer un réseau de soutien familial et amical pour réduire la stigmatisation et encourager la discussion sur la santé mentale.
Impliquer la personne dans des activités sociales et professionnelles adaptées, en valorisant chaque petite victoire pour renforcer sa confiance.
Difficultés spécifiques en France :
Le manque de données précises en raison de l’absence de définition consensuelle.
La difficulté à repérer ces personnes, car elles ne demandent pas spontanément de l’aide.
La nécessité de sensibiliser les proches et les professionnels pour mieux repérer et accompagner ces individus.
En résumé, la prise en charge en France nécessite une approche multidisciplinaire, adaptée à chaque situation, et souvent longue, avec une importance particulière donnée à la relation de confiance et à la médiation.
Dans les faits c'est zero nada walou
Position de la France Insoumise sur les hikikomori
La France Insoumise n'a pas publié de position officielle spécifique sur les hikikomori, mais le phénomène est reconnu comme une fragilité sociale liée à l'évolution sociétale, nécessitant une approche multifactorielle et une prise en compte des causes sociales, économiques et psychologiques.
voilà voilà le point de vue tellement intéressant de ces pourris de LFI sur les gens avec ma pathologie (hikikomori secondaire), pas assez minorité visible pour ces ordures (tous les politiques mais les preux LFI adore se draper de blanc, alors qu'ils valent pas mieux que les autres = TOUS POURRIS!!!).
https://www.youtube.com/watch?v=cgKspcEbmuA&ab_channel=CMOVIES
la meilleure réplique ever.
rez
03/06/2025 à 10:17
hikikomori n'est pas un vrai mot donc on ne comprend pas ni de quoi vous parlez ni à quoi ce commentaire.
la seule phrase lisible c'est l'attaque à LFI niveau terraplaniste.
Necroko
03/06/2025 à 10:39
Oh! un message DEBILE de https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=12685.html
Missa rez membre de la secte la meute
03/06/2025 à 12:00
Missa rez membre de la secte la meute = "Ce n'est pas le couteau le plus tranchant du tiroir"
Missa rez est aussi validiste
03/06/2025 à 21:03
Missa rez est aussi validiste (ignoble / surtout pour quelqu'un qui se prétends de gôche).
EhBien!
05/10/2025 à 20:28
Ce n'est pas parce que vous n'avez la culture ou les connaissances pour comprendre un mot qu'il n'existe pas...
Marie
02/06/2025 à 07:39
En gros il suffit de lire "santé mentale" pour dévier sur pathologie, manque de psychiatres, à défaut consultation de psychologues pour pas grand chose...Relire Ivan Illich. Pour simplifier, est malade mental celui qui ne se conforme pas au comportement du plus grand nombre, de sa culture.
Luna
02/06/2025 à 08:53
La santé mentale, grande cause nationale c'est de promouvoir la lecture, pas la chienlit sectaire.
C'est de faire reculer l'illettrisme, quand lire est un art qui ne s'achète pas et que l''on n'apprend plus à l'école.
C'est de faire barrage à l'hystérisation du débat public, quand lire renforce l'empathie.
C'est s'extraire de la tyrannie de l'urgence quand lire comme le disait Georges Pérec " ce n'est pas seulement lire un texte, déchiffrer des signes, arpenter des lignes, explorer des pages, traverser un sens ; ce n'est pas seulement la communion abstraite de l'auteur et du lecteur, la noce mystique de l'Idée et de l'Oreille, c'est, en même temps, le bruit du métro, ou le balancement d'un wagon de chemin de fer, ou la chaleur du soleil sur une plage et les cris des enfants qui jouent un peu plus loin, ou la sensation de l'eau chaude dans la baignoire, ou l'attente du sommeil..."
La santé mentale c'est de lire et de lire encore, oui c'est une grande nationale, c'est même gratuit en bibliothèque.
Lisons du jeune, du vieux, nos classiques et lisons encore !
Toto74
15/06/2025 à 21:48
Les libraires employeurs ne font rien non plus pour améliorer la santé mentale de leur salariés-esclaves smicards.