Ce lundi 12 mai, le jury du Grand Prix de l’Imaginaire révèle les lauréats pour les ouvrages publiés en 2024. Ils sont annoncés en amont de la cérémonie de remise des prix prévue le samedi 17 mai 2025 à 18h, au Centre Rabelais, dans le cadre de La Comédie du Livre, à Montpellier.
Le 12/05/2025 à 12:22 par Hocine Bouhadjera
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12/05/2025 à 12:22
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Tous les ouvrages relevant du domaine de l’Imaginaire peuvent prétendre au Grand Prix, à condition d’être publiés à compte d’éditeur, disponibles en librairie et parus au cours de l’année en cours. Les rééditions d’œuvres anciennes sont également éligibles, mais uniquement dans le cadre du prix Spécial.
Voici les lauréats :
Grand Prix de l’Imaginaire Roman francophone
L’Ost céleste, de Olivier Paquet, L’Atalante
Le roman met en scène un patriarche redouté, et banquier le plus puissant de la république de Jirone, Eugen de Basfortt, qui manœuvre dans l’ombre pour éliminer toute menace susceptible d’ébranler son autorité sur la ville.
De l’autre côté de l’océan, la souveraineté d’Indira IV, reine des Francheterres, demeure fragile : son trône est contesté depuis le premier jour par sa cousine, et elle se voit contrainte de respecter les lois rigides de la Monarchie qui régit son archipel.
Tiraillée entre les obligations de son rang et ses aspirations personnelles, Indira IV doit apprendre à se connaître, à comprendre ce qu’elle défend et pour qui elle lutte. Elle peut cependant s’appuyer sur un allié discret : Eugen de Basfortt, avec qui elle entretient une correspondance secrète...
Docteur en science politique, Olivier Paquet est un passionné de science-fiction, d’animation japonaise et de mangas, des univers qu’il explore également en tant que chroniqueur dans l’émission radiophonique Mauvais genres sur France Culture.
Sa première nouvelle, La Première Œuvre, paraît en 1998 dans la revue Galaxies, mais c’est avec Synesthésie qu’il se distingue en 2002 en remportant un premier Grand Prix de l’Imaginaire, catégorie nouvelle. L’année suivante, il publie son premier roman, Structura Maxima, récompensé par le prix Imaginales des lycéens. Il faudra attendre 2012 pour découvrir sa trilogie Le Melkine, qui reçoit le prix Julia-Verlanger. En 2016, sa nouvelle Graine de fer est couronnée par le prix Joël-Champetier et publiée dans la revue Solaris.
Olivier Paquet fait partie des rares auteurs de science-fiction à inscrire ses récits dans un cadre européen. Sa fiction convoque les grands motifs de la tragédie grecque, avec une portée politique marquée par la violence, sans pour autant exclure l’idée d’un renouveau possible.
Roman étranger
La Maison des soleils, d’Alastair Reynolds, Le Bélial’ (trad. Pierre-Paul Durastanti)
Ils forment la Lignée Gentiane, aussi appelée la Maison des Fleurs.
Ils sont mille, mille clones issus d’Abigail Gentian, créés il y a six millions d’années, à une époque où l’humanité n’en était encore qu’aux prémices de son expansion stellaire. Depuis, ces fragments d’un même être sillonnent la galaxie, témoins des destinées humaines à travers les âges, là où les empires se déploient et s’effondrent au rythme implacable du temps.
Tous les deux cent mille ans, après avoir achevé un tour complet de la Voie lactée, les membres de la Lignée se retrouvent pour partager souvenirs, récits et expériences. Ce rassemblement porte un nom : la Millième Nuit, une célébration unique en son genre. Mais pour cette trente-deuxième édition, deux clones, Campion et Purslane, arrivent en retard. Un contretemps anodin ? Pas vraiment. Car ce retard pourrait bien peser sur le destin non seulement de la galaxie, mais peut-être même au-delà…
Né au Pays de Galles en 1966, Alastair Reynolds a longtemps mené une double vie, entre l’écriture et une carrière d’astrophysicien à l’Agence Spatiale Européenne, avant de se consacrer pleinement à la littérature en 2004. Son célèbre cycle des Inhibiteurs est traduit dans de nombreuses langues.
Salué par le Publishers Weekly comme l’un des meilleurs auteurs de hard science-fiction de sa génération, il s’inscrit dans la lignée directe d’Olaf Stapledon, maître du vertige cosmique et de l’émerveillement spéculatif. À ce titre, La Maison des Soleils s’impose sans conteste comme un chef-d’œuvre du genre.
Nouvelle/Novella francophone
Les Essaims, de Chloé Chevalier, Robert Laffont
Nouvelle/Novella étrangère
Mieux vivre grâce aux algorithmes, de Naomi Kritzer, Galaxies in G’laxies nouvelle série n° 88
Roman jeunesse francophone
De délicieux enfants, de Flore Vesco, L’École des loisirs
Roman jeunesse étranger
Catégorie sans lauréat cette année
Le jury déplore cette année encore que certains éditeurs compromettent les chances de leurs auteurs en omettant de soumettre leurs publications aux jurés ou en leur faisant parvenir les livres à la dernière minute. Cette situation nous conduit d’ailleurs, à notre grand regret, à renoncer cette année à distinguer un lauréat dans la catégorie Roman Jeunesse Étranger faute de combattants.
- Le comité du Grand Prix de l'Imaginaire.
Traduction (Prix Jacques Chambon)
Mikaël Cabon pour Les Beaux et les Élus de Nghi Vo (L’Atalante)
Graphisme (Prix Wojtek Siudmak)
Kévin Deneufchatel pour Les Nefs de Pangée de Christian Chavassieux et l’identité graphique du label Mu chez Mnémos (Mu)
Essai
Scientifiction. La physique de l’impossible, de Roland Lehoucq, Le Bélial’
Prix spécial
Les éditions Au Diable Vauvert pour la première traduction et la première publication en France de la trilogie Xenogenesis d’Octavia E. Butler, et plus généralement pour leur dévouement à l’œuvre de cette autrice essentielle aux littératures de l’imaginaire
La composition du jury comprend dix membres votants. Joëlle Wintrebert, autrice, anthologiste, scénariste et traductrice, occupe le poste de présidente, tandis qu'Olivier Legendre, représentant chez Harmonia Mundi Livre et critique à Bifrost, est le vice-président. Jean-Claude Dunyach, auteur et anthologiste, est trésorier.
Les autres membres du jury incluent Audrey Burki, bibliothécaire responsable du département Langues et Littératures à Lyon, Lloyd Chéry, rédacteur-en-chef adjoint de Métal Hurlant, Benjamin Spohr, ancien libraire chez Sauramps à Montpellier, et Nicolas Winter, blogueur sur Just a Word. Sylvie Allouche est universitaire diplômée en lettres classiques et philosophie, et Catherine Dufour est autrice et enseignante à l'Université Paris 8.
Sylvie Le Jemtel officie en tant que secrétaire du Grand Prix de l'Imaginaire.
Selon la règle établie et dans un souci d’impartialité, les délibérations et les votes pour le Prix du Roman Francophone se déroulent cette année en l’absence d’Audrey Burki, partie prendre son train plutôt que de s’exposer au risque d’un conflit d’intérêts.
Parmi les lauréats 2024, on compte Chris Vuklisevic et Kim Stanley Robinson dans les catégories roman francophone et étranger, Esmée Dubois et Ray Nayler pour la nouvelle.
Crédits photo : À gauche : Alastair Reynolds (Robert Day, CC BY-SA 2.0) / À droite : Olivier Paquet (OPaquet, CC BY-SA 4.0)
Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com
Paru le 19/09/2024
352 pages
L'Atalante Editions
22,50 €
Paru le 18/04/2024
504 pages
Belial'
24,90 €
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