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Les Ensablés - Happe-Chair de Camille Lemonnier (1844-1913)

Happe-Chair, un titre qui a tout de suite attiré mon attention. Je me trouvais alors dans une des dernières librairies anciennes de la rue Saint-Sulpice (pour combien de temps encore sera-t-elle là ?), dans la bonne odeur des vieux livres, lorsque je suis tombé sur la réédition de 1908 de ce roman de Camille Lemonnier publié une première fois en 1886 chez Kiestmaeckers…  par Hervé Bel. 

Le 13/04/2025 à 12:28 par Les ensablés

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13/04/2025 à 12:28

Les ensablés

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Happe-Chair, drôle de nom… Selon le Littré, il désigne les policiers ou bien une personne très avide. Ici, rien à voir (encore que ?). Happe-Chair est un laminoir situé en Belgique. C’est là où se déroule le drame que nous conte Camille Lemonnier avec un talent qui, je dois le dire, stupéfie.

Quelques mots sur ce Camille Lemonnier (à ne pas confondre avec Léon Lemonnier, apôtre de la littérature dite « populiste). D’origine flamande, Camille Lemonnier est l’auteur d’une soixantaine (certains disent quatre-vingts) de volumes, dont pas moins de 25 romans, auxquels s’ajoutent des critiques d’art, des contes et des pièces de théâtre.

Il vécut entre Paris et la Belgique, et sa littérature évolua au cours du temps. D’abord qualifiée de naturaliste, elle s’attacha ensuite à l’amour de la nature, ce qui explique la biographie (1904) que lui consacra Léon Balzagette, le thuriféraire de Thoreau dont nos colonnes ont déjà parlé. 

Des premiers pas réussis

Il est assurément un des auteurs belges les plus éminents du début du vingtième siècle, avant de sombrer dans un incompréhensible oubli. Son roman Un Mâle publié en 1881 fit grand bruit en France, recueillant notamment l’estime de Huysmans avec qui il eut une correspondance, et celle de Zola qui lui écrit en octobre 1881 :

Aujourd’hui, je puis vous envoyer une chaude et cordiale poignée de' main, car je connais votre oeuvre, et je l’aime pour sa puissance. Il y a là des pages très vivantes. 
J’aime surtout le dialogue si vrai, si simple, si coloré. Peut-être la langue des descriptions est elle un peu tourmentée, mais j’ai tant de péchés de ce genre sur la conscience, que j’aurais mauvaise grâce à vous le reprocher.

Je ne cite pas Zola par hasard : on a rapproché Lemonnier du grand maître jusqu’à le considérer, pour ce que concerne justement Happe-Chair (mais également La fin des bourgeois et d’autres), comme un de ses disciples, rien de plus. Lemonnier en fut mortifié. 

Happe-Chair ressemble effectivement à Germinal en ce qu’il raconte la vie ouvrière, mais, tandis que le premier parle des laminoirs, le second porte sur la mine.

Lemonnier a toujours affirmé, et on peut le croire, que la ressemblance des thèmes était fortuite. Les dates de composition semblent le confirmer : Germinal paraît quelques mois avant Happe-Chair, certes, mais le travail de documentation et de rédaction est plus ou moins concomitant, et Lemonnier a commencé son roman en juillet 1884 pour l’achever en avril 1885 (Germinal est sorti en février 1885).

En outre, si le destin des héros a forcément quelque chose de commun (la grève, l’amour désespéré, et la catastrophe industrielle), disons-le, le style est radicalement différent. Celui de Lemonnier est d’une richesse incomparable qui fait d’ailleurs penser à Huysmans (lui-même à l’époque membre du cercle de Médan, avant de s’en détacher), et même d’un lyrisme échevelé, d’une sombre beauté, dans la description de l’horreur.

Francis de Miomandre ne s’y est d’ailleurs pas trompé. Dans son article publié dans La France du 15 juin 1913, à l’occasion de la mort de Lemonnier, il écrit :

On a parlé, justement à ce sujet d’imitations. On a voulu voir, dans ses œuvres, des influences de Maupassant, de Zola, d’autres encore. Ce n’est point exact. Lemonnier n’imitait point. Il avait un tempérament d’une richesse prodigieuse, et un grand besoin de dire toujours des choses nouvelles. Il est évident qu’une telle tendance amène quelquefois à des rencontres.

Albert Tinchant (compositeur, ami de Debussy), dans Le Chat noir du 20 mars 1886, déclare de son côté :

Nous avions eu Germinal. Voici Happe-Chair. Non qu’il y ait à établir le moindre rapprochement entre Zola et Lemonnier. Ils ont tous les deux traité le même sujet, dans une forme et avec une vue tout à fait différente (…) L’éminent auteur de Happe-Chair se manifeste au contraire par un sens exact et implacable. Il a rendu brutalement, sans un frisson, sans un apitoiement, les terribles misères qu’il a étudiées. Le style en a gardé une empreinte d’impassibilité et une tenue hors de pair. C’est l’œuvre très consciencieuse d’un observateur; et aussi d’un artiste, froid, mais vrai, grave, mais impeccable.

Il faut croire que les époques suscitent, comment dire ?... Des styles convergents qui n’ont rien à voir avec des imitations. Je l’ai déjà dit à propos de Simenon.

Dabit, et d’autres ont écrit plus ou moins comme lui. Il y a des vagues, des modes, une intertextualité, et des auteurs qu’on oublie ou pas. Lemonnier l’a été. Pas Zola. Est-ce parce qu’il était belge ? Que son audience était forcément moindre ? Les cause de l’oubli en littérature sont multiples.

Cela étant dit, parlons de ce Happe-Chair étonnant, et commençons par cette description formidable qui commence ce roman :

(…) Il y avait une heure à peu près que la dernière coulée, sortie pétillante et rouge du ventre des hauts fourneaux, s’était solidifiée dans les lingotières. À coups de masse, des hommes aux pectoraux nus rompaient à présent cette lave froidie, en empilaient les blocs dans leurs mains munies de paumes de cuir, le torse projeté en arrière, avec la saillie violente des côtes, l’un après l’autre allait vider leurs charges sur des roulottes qui ensuite prenaient à grand bruit le chemin des laminoirs, cahotant parmi les scories des cours et de rails en rails rebondissant à travers les voies ferrées qui sillonnaient l’aire en tous sens. Tout en haut, dans les flammes pâles du jour, l’énorme gueulard, pareil à un cratère, exhalait des tourbillons de gaz bleus, allumés par moments d’un rose d’incendie; plus bas, le long de la ligne des fours à coke, crépitaient des rangs de feux clairs, dans un brouillard de puantes fumées noires; et constamment les longues cheminées grêles des fours à puddler et à chauffer lançaient leurs flottantes spirales grises parmi les jets bouillants éructés des chaudières.

 

Jacques Huriaux travaille dans cet enfer. Taiseux, il est bon travailleur, possède une petite maison du côté de Culot et n’est pas trop malheureux. Il est vaguement attiré par Rinette (alias Clarinette), une belle fille, également employée du laminoir avec son père, Lerminia. Un accident de travail tue ce dernier. Plus par pitié qu’autre chose, du moins au début, Huriaux épouse Rinette, pour la sauver de la déchéance.

Commence alors la vie de couple. Toute rose au début. Rinette est charmante… Mais légère et dépensière. Très vite, comme elle ne travaille plus, elle délaisse le soin du foyer, emprunte de l’argent sans le dire à son mari, et va avoir un amant de la ville, un miteux représentant de commerce qui « se la joue », Ginginet, avant de tenir un bistrot. La catastrophe se prépare, que l’on sent venir avec angoisse. 

Au fond, il y a du Madame Bovary dans cette histoire, une madame Bovary qui se déroulerait dans le milieu ouvrier. Jacques Huriaux, plus intelligent que Charles Bovary, s’en sortira in extremis, mais pas Rinette (tout comme Emma), à la suite de péripéties qui nous font découvrir d’autres personnages, souvent marqués par la misère et l’alcool : Zinque, le rigolo, Simonard, l’estropié, Berlu, le bon géant. Tous parlent un dialecte wallon que Lemonnier a utilisé pour les dialogues, et auquel le lecteur finit par s’habituer.

Tout n’est pas noir. Il y a des moments de grâce comme la naissance de la fille d’Huriaux, bien vite négligée par sa mère, mais aimée par son père. Il y a la solidarité des travailleurs. Mais aussi leur égoïsme, leur méchanceté… pas d’a priori positif ou négatif chez Lemonnier.

Encore que le trait caractéristique de tous ces malheureux, femmes et hommes, soit une bestialité sexuelle un peu trop appuyée. Le ventre des femmes a soif des hommes. Ceux-ci ne résistent pas au spectacle des grosses poitrines... C’est un peu trop automatique. L’analyse psychologique à laquelle Lemonnier excellera dans d’autres romans manque un peu ici. Mais la psychologie n’a jamais été le fort du naturalisme.

Ce qui frappe dans Happe-Chair, c’est le style, le goût des mots rares, l’accumulation des adjectifs : tout cela donne une énergie et une force peu communes au texte… Jusqu’à lasser parfois, jusqu’à nous faire penser qu’il y a aussi du procédé là-dedans. Mais quand même, quel talent ! On se laisse porter. Lisez ça plutôt.

Des pluies durèrent dix jours, croulant en lavasses presque ininterrompues d’un ciel brouillardeux, horriblement gris et lourd, où toute lumière semblait morte; et à travers les guilées, de brusques tourmentes, comme des volées de mitrailles parties d’en haut, s’abattaient dans les rues, défonçaient les toits, émiettaient le long du pavé les cheminées. (…)
Comme toujours, d’ailleurs, le désastre frappa surtout les plus marmiteux. De pauvres diables qui chichement vivaient du produit de leur lopin, seigle, légumes et pommes de terre remisés depuis la dernière récolte, toute leur fortune et leur nourriture d’hiver, virent s’en aller dans le coup de balai du torrent et tourbillonner à vau-l’eau leur unique chevance. Quelques petits marchands, nouvellement remontés en provisions de boutique, furent ruinés net; et des femmes, des enfants, des vieux, à mi-corps dans les houles limoneuses, râclaient avec des fourches et des râteaux les épaves pour s’en nourrir. Chez Leurquin, dont la maison se trouvait à une portée de fusil des berges, la rivière était entrée pendant la parturition de Sélénie qui justement donnait le jour à son seizième. La crue avait monté si rapidement qu’on n’avait pas eu le temps de déménager la patiente; mais l’enfourneur l’avait roulée dans son grabat, puis hissée sur une table où, cinq minutes après, elle lâchait son faix qui, sans Leurquin, les mains ouvertes pour le recevoir et jusqu’aux genoux dans le flot, eût roulé à l’eau.

Ainsi de suite…

Vous trouverez l’intégral du roman sur Wikisource, et une occasion de découvrir un écrivain remarquable. 

Dans son discours prononcé à l’Académie royale de Littérature de Belgique, Iwan Gilkin (poète, 1858-1924) déclarera en 1921 à propos de Camille Lemonnier (cité également dans les Belles Phrases) :

(...) Et certes, la nature avait doué Camille Lemonnier d’un génie véritable. Elle lui avait donné, comme aux meilleurs de nos peintres, un œil prodigieusement sensible à toutes les richesses des couleurs et des formes, à toutes les vibrations de la lumière. Avec la faculté de voir le monde innombrable des choses mille fois plus intensément et plus magnifiquement que les autres hommes, elle lui avait donné le pouvoir non moins splendide de les nommer. Aucun écrivain du XIXe siècle, si ce n’est Victor Hugo, n’a possédé, comme Camille Lemonnier, les richesses du dictionnaire, n’a disposé pour formuler sa pensée ou ses sensations d’un nombre aussi considérable de mots; nul ne s’est grisé comme lui de sa puissance verbale. Celle-ci lasse parfois le lecteur; mais dans les meilleurs ouvrages de Lemonnier elle finit par le vaincre, elle l’entraîne dans son ivresse, dans sa folie, dans son orgie, qui ressemble aux orgies sacrées des Bacchantes; son mouvement irrésistible, son bruit étourdissant, son délire surhumain révèlent la présence d’une divinité.

 

 
 
 

Par Les ensablés
Contact : contact@actualitte.com

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Happe-Chair

Camille Lemonnier

Paru le 19/04/2018

432 pages

Espace nord

9,50 €

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Les Ensablés - Le gaffeur de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais - quitta la Pologne  à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Cette période de sa vie fut marquée par une grande précarité et  par la volonté farouche de vivre de sa plume. Mobilisé en 1939 puis fait prisonnier, il s'évada et émigra vers le continent américain. Par Isabelle Luciat

16/02/2025, 10:09

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Les Ensablés - Le Boucher des Hurlus de Jean Meckert

Jean Meckert (alias Jean Amila, 1910-1995) est mort il y a trente ans… Pas tout à fait mort, car ses romans ont continué d’être réédités et nous n’avons pas manqué d'en parler dans nos colonnes (1). Cette fois, c’est la courageuse Ronces éditions (2) qui republie Le boucher des hurlus paru chez Gallimard en 1982 et signé du nom Jean Amila qu’il avait adopté pour ses romans publiés dans la Série Noire. Par Hervé BEL

02/02/2025, 19:38

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Les Ensablés - L'inconstante de Marie de Régnier

Fille de José Marie de Heredia, épouse du poète Henri de Régnier, Marie de Régnier n’eût peut-être d’autre choix que de devenir une femme de lettres. Mais en adoptant un nom d’homme tout de même, société corsetée oblige ! C’est ainsi que Marie de Régnier entama très tôt une carrière littéraire au confluent de deux siècles, à la période de la Belle Epoque, sous le nom de de Gérard d’Houville, puis de Gérardine (la renommée de Caroline Rémy, dite Séverine, étant peut-être passée par là). Par Denis Gombert.

19/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Autour des trônes que j’ai vus tomber (1921), de la princesse Louise de Belgique

L’Avenue Louise est l’une des plus importantes artères de Bruxelles. On oublie souvent qu’elle fut dédiée à la princesse Louise (1858-1924), fille aînée de Léopold II, le roi bâtisseur qui rénova la ville. Et l’on a tout autant perdu le souvenir de l’histoire rocambolesque et tragique de sa déchéance au sein des cours européennes de son temps... Ces mémoires romancés offrent au lecteur les confessions rares d’une princesse égarée par le destin. Par Louis Morès.

05/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Mes amis d'Emmanuel Bove, centenaire d'un chef-d'oeuvre

On ne pouvait pas laisser s’achever cette année 2024 sans célébrer les cent ans d’un des chefs-d’œuvre romanesques du XXe siècle. Des chefs-d’œuvre, la littérature française en a produit son lot, et les centenaires à venir ne manqueront pas : en 2026, ce sera Les Faux-monnayeurs, en 2032, Voyage au bout de la nuit, en 2038, La Nausée, etc. Mais les auteurs ensablés aussi ont leurs grands et petits chefs-d’œuvre, dont certains ont été chroniqués ici même : L’Enfant à la balustrade, Les Javanais, par exemple. Et maintenant Mes Amis d’Emmanuel Bove : avis à ceux qui ne l’auraient pas encore lu. Par François Ouellet.

15/12/2024, 16:14

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Les Ensablés - Le Poil de la bête de René-Jean Clot

Un peu avant l'excellent Elisabeth que nous avons chroniqué , les éditions Le Passeur avaient réédité en 2023 le roman Le poil de la bête  de René-Jean Clot (1913-1997). Une fois de plus, soyons reconnaissants à cet éditeur d’oser ainsi remettre au goût du jour des auteurs injustement oubliés. René-Jean Clot l’est inexplicablement. Par Hervé Bel

01/12/2024, 09:00

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Les Ensablés - Jabadao (1951) de Anne de Tourville

Lorsqu’il y a tout juste vingt ans, Anne de Tourville  (1910-2004) décéda à 94 ans, elle était bien oubliée du monde littéraire et l’est encore à ce jour. Elle avait pourtant remporté le Prix Femina en 1951 avec son roman «Jabadao» devançant entre autres, dès le deuxième tour, Louise de Vilmorin et Michel de Saint Pierre. Par Marie Coat

11/11/2024, 09:40

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Les Ensablés - L'invitation chez les Stirl, de Paul Gadenne

La vie de Paul Gadenne (1907-1956) a été marquée par l'épreuve de la maladie qui le contraint à abandonner une prometteuse carrière de professeur de lettres classiques et à séjourner périodiquement au sanatorium de Praz-Coutant, en Savoie (cadre de son premier roman « Siloé », objet d'un précédent article). Paul Gadenne termina ses jours à Cambo-Les-Bains, station thermale du pays basque reconvertie dans les années 30 en centre de cure pour les tuberculeux. Par Isabelle Luciat.

27/10/2024, 09:00

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Les Ensablés - La Conspiration de Paul Nizan (1905-1940), par Nicolas Acker

Non, Paul Nizan (1905-1940) ne fut pas seulement l’auteur d’un incipit resté célèbre et redécouvert par la jeunesse étudiante de mai 1968. « J’avais 20 ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie ». Cette « accroche » solennelle cache hélas un peu trop une oeuvre hybride passionnante. Mort en soldat à 35 ans en 1940, il fut jeté aux oubliettes de l’Histoire, répudié par ses camarades communistes. 

Par Nicolas Acker

13/10/2024, 18:34

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Les Ensablés - Octave Feuillet (1821-1890), un parfum de province

On ne lit plus Octave Feuillet (1821-1890), auteur à très grand succès du Second Empire et favori de lˊImpératrice Eugénie ; seul son nom sur la plaque bleue dˊune rue tranquille et banale du XVIème arrondissement, où habitaient de bons amis, m’a un jour rendu curieux de le connaître.
Les titres de ses romans ont l’odeur des armoires à linge bourgeoises, encaustique et lavande : « La Petite Comtesse » (1856), « Histoire de Sybille » (1862), « Julia de Trécoeur » (1872), voire réminiscents de la Comtesse de Ségur « Le Roman dˊun jeune homme pauvre » (1858)… Par Herbert Dune.

29/09/2024, 09:00

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When the Moon Hatched : la fantasy phénomène qui transforme les dragons morts en lunes

Il y a des livres qui entrent par la porte. Celui-ci fracasse le plafond. Dragons fossilisés, lunes qui chutent, désir comme une embuscade, royaumes bâtis sur l’os : Sarah A. Parker ne demande aucune permission. Elle cogne, flambe, déborde. Sous les ors de la romantasy, When the Moon Hatched (trad. Laurence Le Charpentier) cache une machine plus noire, plus charnelle, plus politique, qui avance avec des griffes et laisse des marques.

17/03/2026, 10:57

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Le dernier clan : une fresque préhistorique où vacille notre idée de Néandertal

On croyait la préhistoire rangée dans les vitrines, les fiches pédagogiques et les silhouettes de musée. Éloi Audoin-Rouzeau la rend à la boue, au souffle, au désir, à l’angoisse nue. Dans Le Dernier clan, il ne s’agit pas de reconstituer un décor ancien, mais de regarder un monde vivant sentir venir sa propre fin. Et cela change tout : le roman ne contemple pas le passé, il le fait trembler sous nos pieds.

17/03/2026, 10:56

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Alkhâne T.1 : Le stagiaire mise sur l’aventure, l’humour et le mystère

Chez Stand Alone Production, Chong YONG ouvre le bal avec Alkhâne T.1 : Le stagiaire, à paraître le 29 avril 2026. Signé et illustré par l’auteur, ce premier volume entraîne le lecteur dans une aventure de fantasy pensée pour accompagner le passage de l’enfance à l’adolescence. Entre stage martial, quête de reliques et mystère ancien, l’ouvrage promet une entrée vive dans la collection Alkhâne.

17/03/2026, 07:30

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Polar rétro et cinéma français : l’énigme de La Poupée sans tête

Rodolphe et Christian Maucler font revivre l’univers du commissaire Raffini avec La Poupée sans tête, premier volume des Nouvelles Enquêtes du commissaire Raffini, publié aux Éditions du Tiroir. Dans cet ouvrage, les auteurs plongent le lecteur dans les coulisses du cinéma français des années cinquante, où un tournage vire brutalement au drame. Une intrigue policière élégante, nourrie d’atmosphère rétro et de suspense. À paraître le 16 avril 2026.

17/03/2026, 07:00

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Histoire de l'empire colonial chinois

16/03/2026, 18:11

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Avec La Vallée aux échos, Scott Alexander Howard frappe très fort

On croyait ouvrir un roman d’anticipation, on entre dans une chambre froide où l’amour, l’administration et la mort signent les mêmes formulaires. Sous les pins, dans l’ombre des archives et des salles de classe, Scott Alexander Howard serre la gorge avec une idée simple et monstrueuse : un pouvoir tient d’autant mieux qu’il règle nos deuils. Et soudain, la douceur d’un violon suffit à faire vaciller tout l’édifice, jusque dans nos élans les plus intimes.

16/03/2026, 11:52

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La Fin de la récré : Luc Chomarat dissèque une jeunesse plongée dans l'abîme

La Fin de la récré compte parmi ces ouvrages qui sentent la naphtaline des années 1970, le formica, la nicotine, les cafés de province et la peur de rater sa sortie. Luc Chomarat remonte cette matière inflammable sans nostalgie décorative : il fouille le désir, la classe, la maladie, les illusions politiques et la panne d’avenir. Au bout du scalpel, une jeunesse française cesse de poser, trébuche sur le réel, se cogne au siècle et recommence à saigner sous les néons.

16/03/2026, 11:09

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À toute épreuve, de Philippe Croizon : l’accident qui l’a détruit… et sauvé

Un accident électrique. Vingt mille volts. Et un homme suspendu entre la vie et la mort. Philippe Croizon raconte ce moment où tout s’arrête : le corps brûlé, les amputations, la plongée dans un gouffre médical et psychologique. À toute épreuve ne se contente pas de narrer un drame : le livre dissèque la naissance d’une volonté, celle qui transforme une survie improbable en défi existentiel. 

16/03/2026, 11:07

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Mort blanche : un sniper finlandais au cœur de la guerre d’hiver

Un récit de guerre inspiré par deux histoires vraies mais qui souffre beaucoup de l'ombre portée par le roman d'Olivier Norek (Les guerriers de l'hiver).

16/03/2026, 10:49

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De la Préhistoire à aujourd’hui : expliquer la sculpture aux jeunes lecteurs

La sculpture – J’ai tout compris, de Colline Zellal, illustré par Rémi Saillard, paraît le 9 avril 2026 aux éditions Privat. Destiné aux jeunes lecteurs à partir de 9 ans, l’ouvrage propose cinquante questions-réponses pour parcourir l’histoire de la sculpture, depuis la Préhistoire jusqu’à aujourd’hui, à travers différentes cultures et continents.

16/03/2026, 09:00

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Génération désenchantée

16/03/2026, 08:00

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Pourquoi je mens

16/03/2026, 08:00

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Louison Bobard revient avec un deuxième tome centré sur un drame et une enquête

Bruno Bazile retrouve les Éditions du Tiroir avec Louison Bobard T2 : 10 minutes de silence - une histoire vécue par Louison Bobard, attendu le 16 avril 2026. Dans ce nouvel album, un drame vient bouleverser l’équilibre de Louison, tandis que Remington se voit entraîné dans un dossier brûlant sur les morts de la route. Le décor est posé, la tension monte et leurs trajectoires, longtemps séparées, pourraient bien se recroiser de façon brutale.

16/03/2026, 07:30

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André Taymans et Elisabetta Barletta relance l’univers de Caroline Baldwin avec Miss Tattoo T2

André Taymans et Elisabetta Barletta signent aux Éditions du Tiroir un retour qui ravivera des souvenirs chez les lecteurs de Caroline Baldwin. Avec Miss Tattoo T2 : La Chèvre et le Tigre, attendu le 16/04/2026, le tandem boucle un premier diptyque où héritage familial, figures familières et climat politique sous tension se croisent dans une intrigue qui relance un univers très suivi, sans le figer dans la nostalgie. Le livre referme ce lancement avec netteté.

16/03/2026, 07:00

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Espagne, Japon, IA, Rousseau : 5 livres pour comprendre le monde autrement

Comme chaque semaine, voici la Booksletter, ou l’actualité à la lumière des livres. On l’ouvre comme une traversée d’idées : identité espagnole, biologie synthétique, mémoire argentine, hiver démographique japonais, Rousseau réinventé. Une revue qui met les ouvrages au travail, non pour illustrer le monde, mais pour le lire autrement.

14/03/2026, 08:39

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Une BD sur le jeu vidéo, l’humour et la pédagogie : Aux pixels près... La pré-prod

Stand Alone Production publie Aux pixels près... Tome 1 : la préprod, un album signé Shong, alias Chong Yong. Avec ce premier volume, l’auteur et illustrateur entraîne le lecteur dans les coulisses d’une production de jeu vidéo, entre festival geek, recrutement inattendu et projet menacé. Cet album raconte, avec humour, les métiers, l’ambiance et les tensions d’un univers fascinant, dans un récit pensé pour tout public. Pédagogique et humain, l’ouvrage ouvre aussi la porte aux plus jeunes lecteurs curieux.

14/03/2026, 07:30

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Florence Magnin revisite Alice au pays des merveilles avec la BD La Dernière Alice

Le 16 avril 2026, les éditions Varou publieront La Dernière Alice, Le pays perdu, un album signé et illustré par Florence Magnin. L’artiste y rouvre la porte d’un territoire que l’on croyait familier pour mieux le dérégler, et entraîne le lecteur dans une traversée où l’enfance, le rêve et l’inquiétude avancent d’un même pas, au bord d’un merveilleux univers soudain traversé de fissures. Un retour ambitieux, pensé pour séduire les curieux autant que les familles, et pour relancer dans l’année un diptyque annoncé d’emblée en deux volets.

14/03/2026, 07:00

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Demande à la brûlure, de Simon Johannin

13/03/2026, 18:22

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Un chef-d’œuvre oublié de la fantasy féminine refait surface en librairie

Abandonnée alors qu’elle n’est encore qu’une enfant, la jeune Halla, orpheline, grandit d’abord au contact du monde sauvage. Recueillie par une ourse, puis élevée par un dragon, elle découvre peu à peu les mystères et les dangers de l’existence avant de croiser la route des humains.

13/03/2026, 18:12

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Le coquelicot noir de Diane Peylin : dans la solitude d’une secret étouffant

Jim est un jeune homme solitaire, peu bavard, timide avec les femmes, mal à l’aise dans les rapports physiques. Il tombe amoureux. Il en est même presque surpris. Elle l’appelle « son Indien », pour lui, c’est « son amoureuse ». Ils filent le parfait amour, mais, il y a un mais... Jim est parfois absent de lui-même, il a des crises d’angoisse, et ses crises vont s’accentuer lors de la naissance de sa fille.

13/03/2026, 17:30

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Coup de balai sur le classement : Guillaume Musso s’empare du podium

Un vent de fraîcheur souffle sur les meilleures ventes cette semaine (du 02/03 au 08/03). Et si vous m’aviez dit, il y a quelques mois, que le classement prendrait cette tournure, je vous aurais sans doute ri au nez...

13/03/2026, 13:11

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Survivre dans un monde où tout semble vouloir vous détruire

Alice, 26 ans, pensait avoir tout oublié de son agression par le mystérieux Lapin. Mais lorsqu’un incendie dévastateur embrase l’hôpital psychiatrique où elle est internée, la jeune femme se retrouve plongée dans les tréfonds de la Vieille Ville, un labyrinthe sordide aux allures de Pays des Merveilles cauchemardesque. 

13/03/2026, 07:00

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Savoir-vivre avec l’IA : l’essai qui démonte le mythe de la machine consciente

Pas une plaisanterie du tout, cette parution prévue le 1er avril. On croyait ouvrir un essai sur la technique ; c’est une alerte sur nos nerfs, nos habitudes et notre docilité qui surgit. Laurence Devillers entre dans le vacarme des promesses algorithmiques comme on pénètre une cathédrale de verre bâtie par les Big Tech, avec ses prophètes, ses séductions et ses angles morts. Derrière la conversation fluide des machines, elle traque une question plus rude : que reste-t-il d’un humain qui délègue son jugement ?

12/03/2026, 12:13

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Les Disparus de Noël : l’un des plus grands mystères criminels français rouvert

Les villages savent enterrer les secrets mieux que les villes. À Boutiers, une nuit de Noël n’a jamais cessé de circuler entre les tables de bar, les souvenirs et les silences. Une famille s’est évaporée en 1972 et, depuis, chacun possède sa version du drame. Entre rumeur, enquête et mémoire collective, le mystère n’a pas disparu : il s’est installé. Et parfois, la littérature devient le seul moyen de regarder ce vide en face.

12/03/2026, 12:13

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Les rêves des grands vus par une enfant

Comment imaginer son futur quand notre famille le fait déjà si bien pour nous ? Celle de la petite héroïne de Dans les rêves des grands n’imagine que le meilleur pour elle : sa maman rêve qu’elle devienne pilote, ou encore son papa la voit être la première femme présidente. 

12/03/2026, 08:00

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Adam Silvera publie un nouveau roman dans l’univers de Death-Cast

Celui qui survit veut mourir à la fin, roman d’Adam Silvera traduit de l’anglais par Fabien Le Roy et Cécile Ardilly, paraîtra le 23 avril aux éditions Robert Laffont. Dans ce nouveau volet situé dans l’univers de Et ils meurent tous les deux à la fin, l’auteur explore la rencontre entre deux jeunes hommes dont la trajectoire va être bouleversée par le service Death-Cast, capable d’annoncer à chacun le jour de sa mort.

12/03/2026, 07:14

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Fonction publique : quand la souffrance au travail devient une question politique

Avec Souffrance au travail dans le service public, l’avocate Christelle Mazza livre un ouvrage massif – plus de sept cents pages – qui se présente à la fois comme un diagnostic et comme un appel. Diagnostic d’une crise profonde du service public français ; appel à une prise de conscience juridique et politique de ceux qui y travaillent. Préfacé par le psychiatre du travail Christophe Dejours, ce livre s’inscrit dans une tradition critique qui interroge le destin des institutions publiques à l’heure du management et de la dématérialisation de l’État.

11/03/2026, 09:00

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Avec Brûle bébé, Matthieu Barbin raconte une trajectoire artistique et intime

Brûle bébé, premier livre de Matthieu Barbin, connu sur scène sous le nom de Sara Forever, paraîtra le 9 avril 2026 aux éditions Au diable Vauvert. Ce récit suit la trajectoire d’Alex, jeune homme issu de la banlieue bordelaise dont la découverte de la danse ouvre un chemin artistique et intime où s’entremêlent quête identitaire, création et rupture avec son milieu d’origine.

11/03/2026, 08:15

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Romance challenge : quand une passionnée de BookTok cherche l’amour comme dans les livres

Romance challenge, de Susan Lee, paraît le 9 avril dans la collection dédiée aux romances chez Robert Laffont. Ce roman met en scène une passionnée de littérature sentimentale qui tente d’appliquer dans sa propre vie les codes narratifs qu’elle analyse et commente en ligne, avec l’espoir de vivre une histoire digne des romans qu’elle dévore. Un livre traduit par Karine Forestier. 

11/03/2026, 07:11

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Ambre d'Eclair et l'appel des dragons

10/03/2026, 18:00

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Le temps de la terreur : John Gwynne relance les Terres Bannies avec une fureur intacte

Ici, personne n’entre dans l’âge adulte à pas feutrés. Dans les Terres Bannies, on grandit sous la menace, entre fidélités imposées, récits officiels et violence prête à rompre ses chaînes. Avec Le temps de la terreur (trad. Thomas Bauduret), John Gwynne relance sa mythologie par l’héritage empoisonné : une génération née après les grandes batailles découvre que la paix n’était qu’une trêve armée, et que les vainqueurs, eux aussi, cachent leurs failles sous l’armure. par Théo.

10/03/2026, 11:34

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Avec Terra Murata, Laura Ulonati signe un grand roman d’initiation au bord du gouffre

Sous le soleil trop vif d’une île du golfe de Naples, l’adolescence n’a rien d’un été léger. Elle ressemble plutôt à un territoire miné : rivalités, regards, hiérarchies invisibles, premières morsures du désir. Avec Terra Murata, Laura Ulonati installe son roman dans cette zone trouble où l’apprentissage du monde passe par les ruines, la mémoire et les corps qui cherchent leur place. Sortie le 25 mars.

10/03/2026, 11:02

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Un non pour un oui. Pensées-poèmes

10/03/2026, 10:57

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Un roman fait de voix et de sons : Bruits, l’expérience immersive d’Anne Savelli

Moi qui désormais ne me passionne plus guère que pour le doux silence de la nature ou pour les Suites pour violoncelle de Bach — et qui dois pourtant quotidiennement batailler avec l’horrible patron du bar sis au rez-de-chaussée de mon immeuble afin qu’il renonce aux basses abrutissantes de sa sono —, je dois confesser que Bruits, le titre du dernier roman d’Anne Savelli, avait de quoi m’agacer…

10/03/2026, 10:36

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Somber Jann : elle espionne ses voisins… et découvre qu’un tueur en série habite en face

Jaylen, Jonas et Joshua Jann viennent d’emménager dans la maison voisine. Trois frères, silencieux, presque insaisissables, dont la présence trouble immédiatement l’équilibre du quartier. Depuis la fenêtre de sa chambre, la narratrice les observe chaque nuit. Ce rituel d’observation devient rapidement une obsession. Somber jann : saison 1 de Cynthia Havendean, sera disponible le 16 avril.

10/03/2026, 09:00

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Un amour mort, une mémoire effacée : le thriller sombre de Tendre promesse assassine

Et si le danger ne résidait pas dans ce que l’on ignore, mais dans ce que la mémoire refuse de restituer ? Découvrez Tendre promesse assassine signé Laura Ezrena, à paraître le 16 avril...

10/03/2026, 08:30