Vivre avec les hommes

Manon Garcia

Philosophe féministe, Manon Garcia propose dans Vivre avec les hommes une analyse des rapports entre les sexes, s'appuyant sur son expérience lors du procès des viols de Mazan. Elle interroge la justice pénale et les normes de genre qui perpétuent les violences sexistes et sexuelles, soulignant que la justice, bien que fondamentale, ne suffit pas à elle seule pour éradiquer ces violences.

Manon Garcia y décrit sa confrontation directe avec la réalité des violences sexuelles, soulignant l'impact émotionnel profond de l'écoute des témoignages et du visionnage des preuves vidéo. Elle exprime sa sidération face à la banalisation de la violence et à la pauvreté de l'intelligence morale des accusés, rappelant les réflexions d'Hannah Arendt sur la banalité du mal. 

L'ouvrage met en lumière les limites de la justice pénale dans le traitement des violences sexistes et sexuelles. Elle observe que les audiences montrent que la justice, bien que fondamentale, ne suffit pas à elle seule pour éradiquer ces violences, mettant en évidence la nécessité d'une réflexion sociétale plus profonde. ​

En adoptant une approche personnelle et subjective, la philosophe partage ses propres réactions et questionnements, illustrant la complexité de la position d'une philosophe féministe face à de telles atrocités. Elle souligne la nécessité d'une introspection collective sur la culture du viol et les normes de genre qui perpétuent la domination masculine. 

Vivre avec les hommes s'inscrit dans la continuité de ses travaux et précédents ouvrages sur la soumission féminine et le consentement. En confrontant la théorie à la réalité judiciaire, elle enrichit le débat féministe contemporain et invite à une remise en question des structures patriarcales de la société.

 
 

 

Une michronique de
Victor De Sepausy

Publiée le
29/03/2025 à 09:26

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8 Commentaires

 

Smooth rodeo in the grass

29/03/2025 à 11:34

"la justice, bien que fondamentale, ne suffit pas à elle seule pour éradiquer ces violences"

Il y a toujours un peu de l'inquiétant dans ce genre d'affirmations. Et dans ce regard qui transforme un fait divers (un drame exceptionnel) en fait de société (le patriarcat).
Car l'étape suivante, c'est souvent la volonté de "changer l'homme", porte ouverte au totalitarisme.

NAUWELAERS

02/04/2025 à 02:03

Exact.
Derrière ces propos qui apparaissent sensés, on voit la culture de l'amalgame.
De façon feutrée, sournoise et insidieuse.
Cette philosophe (qui est philosophe au fait ? Je pose la question car les mots ont un sens) a fait état, dans une interview à «Libération», d'une étude canadienne -sans l'ombre du moindre détail- qui ose conclure après une enquête (laquelle et auprès de qui ?) que...un homme sur trois serait prêt à violer une femme si l'impunité était assurée !
Une étude biaisée -pour dire le moins -voire totalement inventée pour les besoins de la cause reprise avec empressement par Giulia Foïs dans son dernier opus.
Dans n'importe quelle assemblée d'hommes d'âges divers, de toutes conditions socioéconomiques et de tous niveaux culturels, je défie quiconque d'en trouver un sur trois voire un sur dix qui serait prêt à violer une femme en cas d'impunité assurée !
Je n'y crois pas une seconde.
Sauf chez des masculinistes extrémistes, cela va de soi.
Mais Manon Garcia n'évoquait pas des masculinistes mais des hommes lambda, ce qui prouve que le ver XXL est dans le fruit.
Cela ne tient pas debout.
C'est du délire toxique.
Face à ce genre d'impostures et de mensonges, il faut réagir pour éviter que l'ambiance devienne de plus en plus pestilentielle entre les sexes.
Elisabeth Badinter a raison de ne plus se reconnaître dans ce type de féminisme qui en arrive à la guerre des sexes.
Et les viols de Mazan (mal nommés mais passons) ne concernent qu'une poignée de détraqués qui sont passés par un site spécialisé pour en arriver à commettre leur forfait ou crime.
Que rien n'excuse et que ce soit clair.
Ils sont coupables, point.
Mais l'amalgame fait avec tous les hommes d'après ce fait divers démesurément amplifié par un effet de loupe médiatique et du web, dans trop de cénacles très mal inspirés et faussement progressistes, est révoltant car faux.
Faux, faux et encore faux !
C'est du mensonge qui passe crème.
Il y a la masculinité toxique...de certains hommes.
Certains hommes seulement et non de cet imaginaire «Monsieur Toutlemonde».
Il existe aussi un radicalisme néoféministe qui n'est qu'extrémisme hors sol et déconnecté de la réalité et des gens.
Il faut relire «La Paix Entre Les Sexes» de Tristane Banon.
Tristane, reviens, on a besoin de toi !
Comme de vraies féministes comme Badinter ou Claude Habib !
Assez de ces extrémistes qui salissent tout et qui convainquent des armées de crédules de façon effrayante et effarante...
Une situation typiquement orwellienne.
Ces propos ne sont en rien misogynes mais opposés à l'extrémisme militant qui utilise tous les mensonges et endoctrinements à sa portée pour imposer ses thèses.
Et tant pis si au printemps on considère que dire à une femme qu'elle est jolie est une émanation de la culture du viol patriarcale...
C'est à vomir, à pleurer.
C'est un crachat à la vie, carrément.
Avis aux imbéciles: ces propos sont apolitiques et évidemment pas d'extrême droite.
Gardez vos invectives chez vous, merci, les obsédé(e)s de la politique victimes d'un lavage de cerveau.
CHRISTIAN NAUWELAERS

rez

04/04/2025 à 11:51

votre commentaire est à vomir. L'infantilisme de vouloir imaginer une dictature mussolinienne des femmes contre les hommes n'arrange rien.

NAUWELAERS

04/04/2025 à 16:15

Rez,
C'est votre minable commentaire et non le mien qui est à vomir !
Lisez Badinter et Tristane Banon et Claude Habib et Peggy Sastre et d'autres et peut-être vos posts indispensables ne seront plus des immondices.
Vous m'insupportez.
Il y a des limites à ma tolérance à la bêtise -chimiquement pure dans votre triste cas.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Nolim

05/04/2025 à 13:41

Votre effort pour minimiser la portée de l'affaire Pélicot est impressionnant, mais ce que vous passez sous silence - ou que vous ne voulez pas voir, c'est que dans cette affaire, au-delà du nombre effarant d'agresseurs (56 identifiés, 83 auteurs recensés par la police), c'est leur diversité de profils et justement leur banalité. Âgés de 22 à 67 ans, vous trouverez qu'ils présentent des situations très diverses, du retraité au pompier en passant par le conseiller municipal. Tous volontaires pour commettre ces viols. Des expertises psychiatriques ont démontré qu'il ne s'agissait pas de "fous" ou de marginaux, mais de gens intégrés dans leur tissu social.

C'est cela le coeur du problème. Pourquoi ces hommes a priori sans histoires et bien sous tous rapports se sont ils permis de tels actes ? Qu'est ce qui permet de différencier que tel ou tel homme pourrait passer à l'acte ? Voilà pourquoi la question est complexe, et qu'il est nécessaire d'invoquer la notion de patriarcat, non pour invoquer un dieu tout puissant rendant les hommes fous, mais en tant que notion expliquant un sentiment d'impunité, ou de légitimité à commettre de telles atrocités.

A la suite de Mazan, d'autres nouvelles sont tombées, avec moins d'écho cependant, de réseaux Whatsapp contenant plusieurs milliers de participants à travers le monde permettant l'organisation de viols à travers le même modus operandi que celui de monsieur Pélicot.

Vous avez bien entendu le droit de croire ce que vous voulez, mais votre argumentaire ne tient pas debout face à la réalité des faits, et n'apporte rien à la réflexion sur ces questions pourtant cruciales.

NAUWELAERS

05/04/2025 à 23:16

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NAUWELAERS

06/04/2025 à 22:01

Nolim,
J'espère cette fois être publié.
Je prétends que si une poignée d'hommes commettent des crimes style les violeurs de Mazan, cela n'autorise pas à pratiquer un amalgame scandaleux contre toute la gent masculine.
Comme d'horribles crimes -je pense à deux infanticides récents dont un contre un bébé -commis par des femmes qui semblent banales -des Mmes Toutlemonde -ne légitime la même attitude contre la gent féminine.
C'est aussi bête ou plutôt aussi normal que cela.
CHRISTIAN NAUWELAERS

NAUWELAERS

05/04/2025 à 02:15

Rez,
C'est vous -non moi - qui dans vos délires évoquez une «dictature mussolinienne des femmes contre les hommes» et me le reprochez ensuite !
Ce qui prouve votre rigueur intellectuelle.
Je déconstruis vos procédés sentant très mauvais: raté !
Il existe des dérives et excès à dénoncer, point barre.
Quand on n'est pas un pharisien, un tartuffe, un faux progressiste en carton-pâte, veule et lâche et borné.
Entre vous et un témoin de Jéhovah, je préfère le second.
Et vive les formidables femmes lucides et intelligentes et donc humanistes que j'admire et que je mentionne dans mon post.
Bien sûr, vous ne répondez pas à cela, vous l'impuissant intellectuel.
Voilà, j'attends une réaction impressionnante de vous...
CHRISTIAN NAUWELAERS
CHRISTIAN NAUWELAERS

Vivre avec les hommes

Manon Garcia

Paru le 05/03/2025

232 pages

Flammarion

21,00 €