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Par-delà la tutelle de l’extrême droite française, libérez Boualem Sansal !

Contrairement au Grand Soir que promeut Kamel Daoud dans Le Point (27/02/25) au sujet de la soirée organisée le 18 février 2025 à l’Institut du monde arabe pour soutenir la libération de Boualem Sansal, à savoir la prétendue absence des écrivains maghrébins de cet événement, les seuls Arabes et Algériens qui étaient conviés, à quelques exceptions près, étaient les agents de sécurité. Une réponse aux tartufferies de Kamel Daoud.

Le 26/03/2025 à 16:34 par Faris Lounis

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26/03/2025 à 16:34

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Monsieur Daoud,

Plus je vous lis, plus je ris. Naturellement, l’objet de ce rire n’est aucunement votre personne, encore moins le personnage du « traître » que vous avez fabriqué pour vous soustraire à la critique, mais la vacuité de votre discours qui se veut plein d’un « courage » et d’un sens de la « nuance » jusqu’à présent introuvables. Un discours de la croyance et d’une « sincérité » mièvre qui, par son rejet de la notion même de vérité objective, ne cesse d’engloutir le réel sous les montagnes du baratin « littéraire » que vous produisez à une échelle industrielle. 

En ce sens, votre « Adresse à [vos] compatriotes silencieux sur Sansal » (Le Point, 27/02/25) résume les contradictions et la sécheresse intellectuelle de votre monologue idéologique, elle résume aussi votre refus de dialoguer réellement avec les intellectuels algériens et maghrébins dont vous semblez regretter l’« absence » à l’Institut du monde arabe. Derrière le syntagme dévitalisé de « liberté d’expression », ce n’est pas du droit de toutes et de tous d’exprimer des idées contradictoires et critiques dans le champ intellectuel dont vous vous revendiquez, mais, tout au contraire, du monopole de la parole publique par votre camp politique, celui de l’anti-intellectualisme, de la réaction et du néoconservatisme français ô combien nostalgique de la barbarie et de l’inhumanité du « temps béni des colonies ».

Avant de répondre à votre « Adresse », c’est-à-dire aux injonctions faites à vos « compatriotes » de se conformer à l’idéologie des droites dures et extrêmes dont vous êtes l’excellentissime ambassadeur « indigène », je vais redire ce que j’ai déjà exprimé dans la presse tant arabophone que francophone au sujet de la libération de votre « ami Sansal » et je vais aussi rappeler la fausseté des prémisses de votre bavardage : nommer, critiquer les idées néofascistes et colonialistes pour lesquelles milite Sansal en collaboration avec CNews, TV Libertés, Valeurs actuelles, Atlantico, Boulevard Voltaire et autres tribunes du racisme néocolonial ne s’oppose aucunement à l’exigence de sa libération inconditionnelle, ne justifie en rien l’arbitraire qu’il subit de la part du gouvernement algérien. 

Si j’ai décidé de prendre la plume et de répondre à vos tartufferies – que vos alliés de la gauche libérale nomment « les mots du courage » (Le Un hebdo, 08/11/24), ce n’est pas pour « contester un homme en prison », comme vous aimez à le marteler, mais pour dire que vous parlez, vous et vos thuriféraires, d’une personne qui n’existe point, dans le dessein de faire taire la pluralité des voix et des idées : « Sansal l’humaniste, le démocrate, le résistant, le courageux, le libre penseur. » Sachez que votre fétichisation outrancière de la figure de l’écrivain ne saurait jamais valoir un argument vérifiable empiriquement.

Vous jouez à l’homme « éclairé » et « nuancé », mais, en vérité, vous refusez la parole à tout écrivain algérien qui ne pense pas comme vous et qui ne reconnaît pas en votre personne un « guide » spirituel de nature « dissidente ». Vos « mots du courage » en témoignent. Écoutons-les ensemble : « Je ne contesterai jamais ce que dit Boualem [Sansal]. […]. Le “oui mais”, moi je le traduis par “je suis un lâche, mais je suis un savant. Je sais bien parler”. […]. On conteste un homme libre et on soutient un homme en prison », professez-vous sur France Inter (11/12/24). En quadrillant le champ du dicible avec un tel autoritarisme « doux », vous persistez à considérer les intellectuels algériens comme des imbéciles heureux qui devraient vous dire : « Monsieur Daoud, nos sincères excuses, on a vraiment tardé à adopter le langage éminemment subversif de votre combat pour la liberté et la démocratie ! »

Maintenant, et après avoir posé les termes de mon désaccord avec vous, je peux vous dire le fond de ma pensée au sujet de la libération de votre « ami ». Et je rappelle que je n’ai aucunement besoin de votre tutelle pour déclarer : Je réclame, je crie haut et fort, j’exige la libération immédiate et inconditionnelle de Boualem Sansal, le visage algérien de l’extrême droite française, privé scandaleusement de sa liberté, emprisonné arbitrairement en Algérie depuis le 16 novembre 2024. Je refuse catégoriquement la judiciarisation et la militarisation du débat d’idées. Aucun être humain, aucun citoyen algérien ne mérite le cachot pour l’expression et la communication de ses opinions, aussi réactionnaires et rétrogrades soient-elles.  

Dans un pays véritablement démocratique, les déclarations stupides de l’écrivain algérien (fraîchement naturalisé français) sur la prétendue « marocanité » de grandes villes de l’Ouest de l’Algérie au média d’extrême droite (et pro-Éric Zemmour) Frontières (des déclarations dignes d’un mauvais collégien à la mémoire défaillante en histoire-géographie), à côté de son âge et de sa gravissime maladie, auraient dû constituer le motif central de sa remise en liberté. On n’emprisonne pas un citoyen pour ses opinions, et surtout un écrivain pour ses inepties pseudo-historiques.

Mais, quand je médite les bons aveuglements du pôle hégémonique de la presse française qui, du Monde à Valeurs actuelles, s’évertue à voir en ce militant-écrivain d’extrême droite « une voix qui dit des choses que ‘‘personne ne voudra entendre’’ » (Zineb Dryef, Le Monde, le 27/12/24),  un « esprit de lumière » (Virginie Bloch-Lainé, Libération, 06/07/23), je réclame le droit de m’opposer au cabotinage de la raison journalistique, de réfuter les « vérités alternatives » de la (non) pensée unique qui domine et noie le champ du dicible dans une mer d’arrogance essayant de convaincre le lecteur ordinaire du fait que quand les idées néofascistes et colonialistes d’Éric Zemmour sont exposées et promues par un Algérien (ou par un Arabe), elles deviennent, comme au temps des rois thaumaturges, des leçons de « courage », de « dissidence », de « liberté » et de « démocratie ».

Ne vous en déplaise, les repères inversés de votre novlangue « républicaine » (la même que celle d’un autre grand « penseur » français nommé Pascal Praud !) asphyxient le langage, la notion de « liberté » au premier chef.

Revenons aux faits

Partons de cette bêtise à laquelle vous adhérez et que vous prêchez énergiquement : le « combat de Boualem Sansal » est « le combat des Lumières contre l’obscurité des cachots et des régimes despotiques » (Loris Chavanette, Le Figaro, 18/12/24). Vraiment ? Regrettablement, et sans vouloir remettre en question votre « lucidité », votre sens aiguisé de la « nuance », il suffit d’un clic sur la toile pour démentir cette antienne.

Prenons au mot les déclarations de votre « ami ». Évoquant dans un entretien accordé au Figaro Vox (19/09/24) les « ennemis de l’intérieur » qui voudraient, comme vous le craignez dans nombre de vos écrits, « détruire » la République (Le Point, 01/05/2024), Sansal, fidèle à son ethos d’extrême droite, a énuméré les « responsables » du « déclin français » contre lesquels il mène ses « guerres culturelles ». Les voici : « Les ennemis ne manquent pas, ceux de l'extérieur que nous connaissons et ceux, plus nocifs, de l'intérieur, parmi lesquels on signale les islamistes, les chantres des Lumières et les Insoumis réunis, les apparatchiks des partis, les socialistes dégoûtés du peuple, les médias de service, les wokistes qui surveillent les horizons et alertent la justice du moindre écart par rapport à la doxa, etc. »

Voyez-vous, les merveilles du journalisme hégémonique en France ne cesseront jamais de me ravir l’esprit : un écrivain qui dénonce « les chantres des Lumières » comme source principale de la « décadence » française devient, en raison de son origine et de sa coloration politique, et malgré lui, un « chantre des Lumières ». Je le sais, le burlesque ne tue pas, mais je serais heureux que vous puissiez réfuter ce que je viens d’avancer.

En attendant, je continue en citant cette fois-ci des extraits du nouveau livre de votre « ami », Le français, parlons-en (Le Cerf, 2024). Je le sais, vous avez loué les vertus « humanistes » et « républicaines » de ce texte dans l’une de vos publications (Le Point, 15/09/24). Et comme à l’accoutumée, votre rhétorique de l’inversion des valeurs a tout lissé. Relisons donc les faits, méditons ce qui crève les yeux, je vous prie, un instant : « Aujourd’hui, les nouveaux stratèges de la « Nouvelle Algérie » plaident officiellement pour la mort de la France jusque chez elle afin de pouvoir écrire la chronique de ladite « Nouvelle Algérie », colonisant la Vieille France sans crainte d’être contredits » (page 151) ; « la France est sur la pente de la guerre civile, doublée d’une guerre de religion et d’une guerre d’indépendance contre le colonialisme arabo-islamo-turco-africain qui la tient par là où ça fait mal aux garçons… » (page 22).

Comme vous venez de le voir (je l’espère en tout cas !), celui qui a écrit ces lignes, apparemment très « courageuses » et « dissidentes » selon le paradigme de votre monologue idéologique, n’est ni Éric Zemmour ni Renaud Camus : c’est monsieur Sansal, le « père courage » (Franz-Olivier Giesbert, Revue des Deux Mondes, mars 2023) qui veut « sauver » la France du « grand remplacement », de son « islamisation sous-jacente » (page 33) qui serait imminente.

D’ailleurs, dans un récent édito du Point (20/03/25), vous semblez vouloir le rejoindre frontalement dans cet extrémisme « républicain » quand vous avez doctement exposé la énième version algérienne de ce hideux « grand remplacement », puisque vous nous avez expliqué que « le flux migratoire » algéro-arabo-musulmano-africain serait l’« arme « nucléaire » par laquelle « le Sud », résumé par votre habituel essentialisme à sa « démographie », voudrait orchestrer l’« invasion migratoire du Nord riche et trop heureux ». Rien n’étonne sous le règne du mensonge, la théorie du complot formulée par le prix Goncourt 2024 serait synonyme de « courage de la vérité ».

Je reprends. L’adoption de cette thèse complotiste qu’on trouve chez les idéologues nazis (cf. Olivier Mannoni, Traduire Hitler, 2022) n’est pas une nouveauté sous la plume de votre « ami » que d’aucuns « stigmatisent » en raison d’un racisme imaginaire qu’on lui attribue. Dans Frontières (ex-Livre Noir, N°1, 2023), l’écrivain, membre du « comité scientifique » de cette même revue aux côtés d’un autre grand « humaniste », l’ancien ambassadeur de France en Algérie Xavier Driencourt, a déjà avancé le concept éminemment « patriote » de « grande conversion » de la France et de l’Occident à l’islam. Mais, comme vous, un autre « dissident » de l’esprit voit en l’énonciation de ces faits la dénonciation haineuse de « la grotesque "extrême droitisation" de l’écrivain » (Étienne Gernelle, Le Point, 20/03/25). Difficile de faire mieux en matière de falsification...

En lecteur assidu de vos livres et de vos éditos, je sais que l’argumentation n’est pas votre métier. Votre ouverture sur le monde est celle du soliloque néoconservateur farouchement opposé aux données empiriques du terrain. Mais, je vous rassure, vous n’êtes pas seul. Méditons le sens de la « probité » d’une journaliste de Libération qui voit en Sansal un « trop libre penseur ». Lisons ensemble : « Sansal a accordé récemment un entretien au média d'extrême droite Frontières y affirmant que le Sahara-Occidental est marocain, non algérien. On lit dans quelques articles, on entend dire sur des plateaux de télé que Sansal a des convictions d'extrême droite. Nous aurions aimé lui demander si c'est vrai. Les circonstances nous en empêchent, peut-être pour longtemps » (Virginie Bloch-Lainé, 01/12/24).

Ma joie est immense de découvrir une autre merveille du journalisme français de votre acabit. Cette journaliste feint l’incapacité de comprendre des déclarations accordées à un média néofasciste en raison de l’absence de son énonciateur, lequel doit confirmer la véracité des propos que chacun peut consulter librement sur n’importe quel moteur de recherche. Ainsi, la leçon de cette « probité » journalistique est évidente : les mots de Boualem Sansal ne seraient intelligibles qu’en sa présence. Quelle prouesse de l’esprit !

Probablement, vous allez voir dans les déclarations du Cassandre de Boumerdès annonçant la délirante « invasion musulmane » de la France des « campagnes diffamatoires du régime algérien ». Heureusement, vous n’avez pas le monopole des bons aveuglements. Des universitaires nous ont même prévenus dans un appel que « ne pas soutenir Boualem Sansal » tout en occultant la nature de ses engagements politiques extrêmes droitiers, « c'est alimenter la peur et le totalitarisme » (L’Express, 28/12/24). Sincèrement, je trouve cette inversion axiologique d’une beauté saisissante : l’anti-humanisme provenant d’un sur-citoyen algérien néo-naturalisé en France, c’est l’humanisme dans toute sa splendeur.

L’extension du domaine des aveuglements

L’extension du domaine de la (non) pensée unique a laissé la gauche libérale absolument muette face à ‘‘l’affaire Sansal’’. Engoncée dans son européocentrisme et dans son émerveillement enfantin face à de très moyens intellectuels francophones venus d’Algérie, du Maghreb et du Machrek, elle a perdu la bataille des mots en se soumettant aux règles du débat tel imposées par les médias réactionnaires, alliés fidèles de Sansal, fils spirituels de l’OAS et industriels de la haine. Ceux qui ont lynché l’historien Nedjib Sidi Moussa pour avoir nommé, sur le service public (« C Politique », le 24/11/25), la filiation coloniale et extrême droitière des idées prêchées par l’auteur de 2084 (Gallimard, 2015), votre cher « ami » ! 

Nedjib Sidi Moussa, ce nom vous dit-il quelque chose ? Il est historien, politiste, écrivain, enseignant et penseur anticlérical. Il est Français et Algérien. Ses travaux universitaires traitent des questions coloniales, post-coloniales et nationales en Algérie avec la distance critique nécessaire. En France, il sait mettre dans ses écrits les mots sur le racisme et les discriminations socioéconomiques qui visent les populations précarisées et minorisées.  Nombre de ses publications portent sur le droit à l’athéisme en contexte islamique, mais du point de vue de l’émancipation sociale et politique. Vos alliés l’ont lynché médiatiquement et à une échelle industrielle au nom de ce que vous abhorrez entendre : le « oui, mais… ». 

Sur cette offensive raciste dirigée contre un intellectuel déclarant pourtant son opposition frontale « à tous les racismes et à toutes les prisons » sur le plateau de « C Politique » (24/11/25), vous avez opté pour le choix du silence acquiesçant à l’algérophobie la plus primaire, vous qui parlez de tout et de rien (pour remercier le politiste criblé d’attaques dégradantes, et en totale fidélité à l’esprit de la croisade que vous menez contre le « oui, mais… », la direction de « France 5 » a supprimé l’émission de son site). Et après, vous osez écrire, avec arrogance, que vos « compatriotes » « désertent » le terrain de la lutte des mots pour libérer Sansal. Dites les choses clairement, monsieur Daoud : les écrivains maghrébins et algériens ne peuvent aucunement parler, sinon ruminer le discours avarié de la réaction dont vous êtes l’ultime ventriloque.

D’ailleurs, durant la soirée organisée à l’IMA en faveur de la libération de Sansal, le caricaturiste Xavier Gorce, celui qui, sur le réseau X, a insulté Nedjib Sidi Moussa en le qualifiant de « petit voyageur de commerce qui […] met le pied dans la porte pour fourguer ses tapis de prière islamistes » avant de dire qu’« il y a de l’égorgeur en puissance dans [son] argumentaire », projetait ses dessins faisant l’éloge de la « liberté ». Oui, votre monde est orwellien. Au sein de votre camp politique, la notion de « liberté » est synonyme de « servitude volontaire » au Souverain. Je vous prie, essayez de temps à autre d’éclairer vos lecteurs. Souvent, ils trouvent votre langage obscur par sa vacuité lumineuse.

Quand je lis dans Le Monde que « Boualem écrit pour libérer l’âme humaine » (Kamel Bencheikh, 16/01/25), qu’il mènerait un combat « à la pointe de la plume et au nom des Lumières, contre un islamisme qu'il sent gagner du terrain » et que son « engagement […] dans la défense de la démocratie n’a jamais faibli » (Nicolas Weil, 02/12/24) – malgré la tribune signée le 4 juillet 2024 contre la constitution du Nouveau Front populaire dans Le Figaro – ; quand je lis Libération qui le dépeint en « esprit de lumière » et « trop libre penseur » (Virginie Bloch-Lainé, 06/07/23 ; 01/12/24) ; quand je lis vos déclarations dans Le Figaro nous expliquant que « Sansal est l’incarnation de la Résistance », que l’entretien qu’il a donné au magazine « anti-woke » Frontières est « banal » et que, comme vous l’écrivez dans Le Point, « l'hystérisation de la mémoire, qui incite les jeunes générations, désœuvrées et confinées dans un pays éloigné du monde, à revivre la guerre d'indépendance, a fait de l'écrivain franco-algérien une cible de choix » (17/01/25), je ne peux pas que rire de cet immense naufrage intellectuel.

Les déformations du réel se pérennisent, les bons aveuglements se radicalisent. Le panurgisme que vous promouvez est un succès, un festin de fadaises : il a même conquis certains journalistes du Monde. 

Admirons maintenant l’analyse de Michel Guerrin « lucidement » intitulée « L’écrivain Boualem Sansal est instrumentalisé comme Donald Trump instrumentalise la liberté d’expression » (Le Monde, 22/02/25). Sa thèse est simple : « La droite, et surtout l’extrême droite, soutient Boualem Sansal, tout comme le trumpiste Louis Sarkozy, fils de l’ancien président de la République, qui, s’il était à l’Elysée, aimerait brûler l’ambassade d’Algérie. Notre petit doigt nous dit que ce soutien n’est pas juste guidé par l’humanisme, l’amour de la littérature ou de la liberté d’expression. »

A l’image de ses collègues cités plus haut, les écrits zemmouristes de Sansal n’intéressent guère le journaliste. La posture prime sur les faits. Et le dénigrement de la gauche en soi est le véritable objet de la bataille culturelle. Vive le néo-campisme ! 

Sans revenir sur la fausseté de la comparaison hilarante avec Alexandre Soljenitsyne, Michel Guerrin considère que le fait de rappeler le racisme, l’islamophobie et l’algérophobie de votre « ami » par « les figures culturelles parmi les plus à gauche » serait un « brouhaha (qui) vise à masquer une dérive sur la liberté d’expression ». On le sait, cela fait plus d’un demi-siècle que la liberté d’expression n’existe pratiquement pas en Algérie, mais j’ai l’impression de redécouvrir la lune en lisant ce passage. En France, on peut encore dire certaines choses, mais, étonnement, les élites culturelles parlent le même langage.

Lisons ensemble la suite du texte de notre journaliste du Monde : « Un écrivain embastillé pour ses mots et ses écrits n’a droit au soutien total que s’il est parfait – peu importe que son geôlier soit gangrené par la dictature. Or, la gauche radicale lui reproche, non sans condescendance, de penser mal, d’avoir déserté son camp (l’Algérie meurtrie par le colonialisme), en gros de ne pas vouloir être ‘‘l’Arabe de service’’, comme dit Kamel Daoud, autre écrivain algérien regardé de travers à gauche ». Ce sophisme qui vous prend comme la caution « progressiste » du siècle mérite réflexion. Tout d’abord, je précise que votre « ami » n’a pas été emprisonné pour « ses mots et ses écrits », comme on l’ânonne partout, mais pour son militantisme extrême droitier qu’il dirige contre l’existence de l’Algérie en tant qu’entité politique, contre l’existence des Algériennes et des Algériens en tant que peuple capable de parler pour lui-même. 

Soyons clairs, le gouvernement algérien a fait preuve de faiblesse en optant pour l’arbitraire. Le militantisme et les opinions de votre « ami » ne méritent guère la punition carcérale. Je suis pour le débat et la critique raisonnée et raisonnante. Je suis surtout pour le rire face aux errances politiques des écrivains. Point. Ensuite, ladite « gauche radicale » qui lui reprocherait de « penser mal » a raison de nommer le suprémacisme et la radicalité de droite extrême que laissent apparaître les dits et écrits de l’écrivain. Seulement, elle a échoué à faire une proposition politique indépendante de celles des droites « républicaines » et intégristes pour appeler à sa libération immédiate et inconditionnelle. Et certains de ses membres ont failli moralement (des membres de La France insoumise surtout) en s’alignant sur le récit de l’autoritarisme algérien. C’est une faillite éthique pour le camp de l’émancipation. Mais cette fascination d’une partie de la gauche française pour les despotismes militaires ne blanchit en rien votre adhésion et votre militantisme « littéraire », vous et votre « ami Sansal », en faveur du camp de l’autoritarisme français.    

Honnêtement, je trouve notre époque intéressante. Elle est celle de l’effacement du réel. Le constat est simple, mais désastreux : dans la France de 2025, appeler à la libération immédiate et inconditionnelle de Sansal en dehors du ‘‘cercle de la raison’’ reprenant le discours de l’actuel gouvernement, c’est se rendre coupable du délit de lèse-écrivain. Cette cause est devenue une orthodoxie. S’en écarter reviendrait à se ranger derrière les « idiots utiles, bien installés dans leur sofa parisien, qui pinaillent » et vont « jusqu’à insinuer que, au fond, Sansal l’a bien cherché » (Jean Birnbaum, Le Monde, 21/02/25).
Les écrivains algériens peuvent-ils parler ?

Je relis votre « Adresse » du Point et je ne cesse de me dire en riant : quand vous écrivez : « Ce soir, l'absence des écrivains maghrébins se fait sentir comme une désertion. Elle met en évidence un triste constat : beaucoup préfèrent rester silencieux, voire se contenter de protestation pour la forme, plutôt que de s'engager véritablement. La peur en est souvent la cause. S'opposer au régime algérien est risqué : intimidation, procès, persécution médiatique, campagnes de diffamation, attaques contre les proches. » Où voulez-vous en venir ? Êtes-vous sincèrement animé par une volonté de dialogue ?  

À l'IMA, le mardi 18 février, vous avez pris la parole pour rendre hommage à votre « ami Sansal » et exiger sa libération, au milieu d’un public de notables (dont le plus jeune était âgé de 50 ans !) électrisé par ce que vous appelez « les principes occidentaux de liberté et de respect des différences ». Je ne peux que soutenir une telle démarche. Mais, vous auriez pu vous arrêter là, sans pour autant ajouter au malheur du cirque pathétique des élites culturelles françaises qui voudraient nous imposer l’idée qu’un suiveur d’Éric Zemmour est un « combattant de la liberté ».

Sans craindre le ridicule, vous lancez des accusations infondées à l’encontre de vos « compatriotes » qui auraient « déserté » le terrain des luttes pour votre conception étriquée de la « liberté ». Mais, qui a été invité parmi les écrivains maghrébins dont vous déplorez « l’absence » ? D’après un responsable de l’IMA avec lequel j’ai pu m’entretenir par téléphone, les invitations à cet événement auraient été distribuées par la maison Gallimard et le « Comité de soutien à Boualem Sansal » (ce « Comité » qui voudrait « sauver » la « démocratie » en Algérie est présidé par un nostalgique de la présence française en terre algérienne, Arnaud Benedetti, et comporte, entre autres, parmi ses membres, le député Nord du Rassemblement national Sébastien Chenu qui, le 27 juillet 2024 sur BFMTV, exprimait fièrement sa volonté de priver les binationaux des hautes fonctions de l’État).

Je suppose que le peu de plumes maghrébines invitées à cet événement étaient celles que le camp de la réaction peut entendre. Dans ce type de messe « républicaine », on ne tolère que la figure de l’Arabe entendable (celle qui assimile toute critique de la politique et de l’histoire française à ce que vous appelez, à l’instar de Marine Le Pen, la « haine de la France »)… On veut bien aussi tolérer la figure de l’agent de sécurité, parce que sa parole n’intéresse personne !

La soirée était révélatrice des soumissions à l’œuvre dans le monde littéraire. Des écrivains de renom jouaient scrupuleusement le rôle d’enfants obéissants aux causes de leur éditeur, et le camp des réactionnaires, représenté par Sylvain Tesson et Pascal Bruckner, semblait parler le langage de « l’humanisme » et des « droits humains ». Une mascarade postmoderne, un triomphe foudroyant de la post-vérité. Si j’ai pu assister à cette soirée, il faut le reconnaître, c’était en intrus, grâce au billet d’un ami invité et qui vit à l’étranger. Il n’était pas à Paris ce soir-là. J’étais présent à cette soirée parce que ma parole n’est pas entendable. Objectivement, j’ai pu apercevoir quelques figures des lettres algériennes et maghrébines au moment de l’accueil du public. Mais, il faut l’avouer, les seules présences algériennes tolérées à l’amphithéâtre de l’IMA étaient celles des vigiles. Le reste n’est que votre verbiage.

On le signale rarement, votre discours de l’inversion du réel est à lui seul un Dictionnaire des idées reçues à la Gustave Flaubert. Quand vous énoncez dans votre « Adresse » : « "Sansal ? Pas question !" Certains lettrés croient qu'être contre Sansal c'est être pour l'Algérie », vous adhérez à la bassesse d’un culturalisme orientalisant et accusatoire. Ce ne sont pas les personnes qui sont comptables de leurs actes, mais toute une nation, tout un peuple. L’origine justifierait l’accusation. La culpabilité devrait être éternelle.  Le simplisme de vos idées déforme tout. La critique serait synonyme de « sainteté postcoloniale » et d’« hypernationalisme algérien ». Nommer le réel reviendrait à applaudir « l'emprisonnement d'un homme de 80 ans ». Quelle étrange défaite d’une « Adresse » qui voudrait rétablir le dialogue entre « compatriotes » !

Avec vos formules contorsionnées, vous trompez le lecteur qui n’a pas connaissance de la complexité du terrain algérien. Vous écrivez que les lettrés qui se taisent pensent que « Sansal ? C’est la France ! », qu’il mènerait, comme vous le dites, « un combat français » pour la « liberté » et la « démocratie » (Le Point, 20/03/25). Moi, je vous dis non : Sansal, c’est l’extrême droite française. Par la laideur et le cynisme des idées qu’il défend, il est loin d’être la France, celle des humanistes réduits au silence, affublés des stigmates de « wokisme » et de « décolonialisme » par votre camp politique.

Certes, les écrivains scélérats et subalternes qui soutiennent et justifient lâchement l’emprisonnement de Sansal existent. Je m’oppose et je condamne leurs compromissions, leurs applaudissements de l’inacceptable. Mais, contrairement à ce que vous dites, ceux qui se « taisent » sur son emprisonnement ne justifient guère cet arbitraire : ils ne peuvent pas s’exprimer dans leurs mots, parce que vous êtes partout. Ils ne sont pas entendables, parce que vous avez assiégé le champ du dicible.

Quelle crédibilité ?

Nous rebattre les oreilles avec Dieu et son Livre « révélé » sans être capable, comme tout libre penseur, de nous dire que ce Dieu n’existe pas et que son Livre est une fabrication humaine ; vous alourdissez nos journées avec vos prêches à la sincérité douteuse, voire trouble, sur le féminisme et la « libération de la femme musulmane », mais je constate votre dédain conspiratoire à l’égard de Saâda Arbane qui vous accuse dans Mediapart d’avoir « volé [s]on histoire » dans votre dernier roman (Nejma Brahim et Faiza Zerouala, 14/02/2025) ; vous vous « battez » pour la « démocratie » en Algérie avec ceux qui s’affairent à la détruire en France ; vous voulez « libérer la Palestine » de ce que vous nommez les « armées imaginaires de libérateurs médiatiques » (Le Point, 13/10/23) en vous alignant sur les thèses génocidaires des suprémacistes israéliens et de ceux qui demandent de déchoir des Français de leur nationalité en raison de leurs origines et de leur opposition politique à la guerre de destruction totale des Palestiniens qui dure depuis le 8 octobre 2023.

Vous ne vous arrêtez jamais ! Vous voulez « libérer » l’islam de l’intégrisme religieux, mais vous dites que l’islamophobie est « une mythologie d’avenir » qui serait destinée à « culpabiliser » la France (Le Point, 03/05/24) ; vous vous agitez sur le moindre fait-divers exploité par la galaxie des médias Bolloré, mais quand on brûle une mosquée à Jargeau, vous persistez à croire que le racisme dirigé contre les Arabes et les musulmans n’existe pas ; vous voulez dialoguer avec les écrivains algériens, tout en faisant de leurs romans sur la guerre civile des années 1990, par vos mensonges de « briseur du tabou de la décennie noire », un autodafé symbolique ; vous regrettez le « silence » de vos « compatriotes » sur cette guerre fratricide, mais vous avez copié le travail d’Ajouad (ActuaLitté, Nicolas Gary, 18/01/25) dans Houris (Gallimard, 2024) sans citer vos sources.

Sachez, Monsieur Daoud, que pour ma génération, celle née dans les années 1990, celle qui a appris la langue française dans l’école algérienne arabophone, publique et gratuite, celle qui n’éprouve aucun complexe de son bilinguisme et de son multilinguisme, celle qui ne tremble pas devant la critique des racismes et des autoritarismes d’Algérie, de France et d’ailleurs, vous n’avez aucune crédibilité. Vous vous êtes noyé dans les « dissidences » de vos lâchetés. Vos balivernes sur un « Sansal [qui serait] le non éternel à l'islamisme » font rire tout le monde, car sa prétendue critique de l’intégrisme islamique n’est que la rumination de leur vision mortifère du monde.

À l’image des écrivains qui s’agenouillent devant le Souverain d’Alger, vous êtes l’éternel agenouillé devant le Souverain de Paris. Votre fascination caricaturale pour le pouvoir perpétue un ethos de la soumission présent chez nombre de plumes algériennes. Personnellement, je ne vois aucune différence entre vos odes à l’intégrisme républicain en France et les éloges de l’intégrisme religieux et/ou de l’hypernationalisme chez un écrivain de cour en Algérie. Cela étant clarifié, revenons à l’histoire de votre « ami ». Concluons.

Un écrivain-militant d’extrême droite déclarant sur CNews (24/09/24), lors de la promotion de son livre Le Français, parlons-en, que « l’islam, c’est comme l’humidité », que « les mosquées convertissent à la chaîne », que ce « processus d’islamisation est bien construit » et que la France « dans cinquante ans » serait musulmane, n’est pas un homme des « Lumières » (dans un entretien accordé à Frontières le 17 octobre 2024, il s’est même interrogé sur la nécessité de « fermer toutes les mosquées » de France en raison du fait qu’elles seraient, toutes et sans exception aucune, non des lieux de culte, mais des lieux de « gouvernement »). Arrêtez de vous moquer de vos « compatriotes » en les appelant à se mobiliser, avec vous et avec vos mots, pour quelqu’un qui pense que « la France a trop aimé l’Algérie » durant plus d’un siècle de colonisation inhumaine, que leur langue, l’arabe, n’a « aucune ouverture sur le monde », qu’elle « a une ouverture sur la mosquée. Point ! », que leur pays « n’existait pas » avant l’éden colonial français (Boulevard Voltaire, 29/09/24).

Contre l’arbitraire qui sévit à Alger à l’encontre de plus de deux cents prisonniers politiques, j’appelle à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les opprimés, Boualem Sansal y compris, mais par-delà la tutelle hideuse des industriels de la haine et du suprémacisme néocolonial !

Faris Lounis

Crédits photo : ActuaLitté (CC BY-SA 2.0)

 

Par Faris Lounis
Contact : farislounis27@outlook.fr

25 Commentaires

 

Willy Bones

26/03/2025 à 17:58

Pas la peine de vous mettre dans des états pareils !

C'est un fait que la gauche - en tout cas sa partie radicale et islamophile - est aux abonnés absents depuis l'arrestation de Sansal par la dictature algérienne.
Et quand elle n'a pas piscine, on préférerait être sourd ou aveugle. Une telle le qualifie de "mec pas net". D'autres ne votent pas de résolution réclamant sa libération. Et tous n'ont de cesse de rappeler les supposées accointances extrême-droitières de Sansal.
Jusqu'aux medias dits progressistes qui rappellent, le plus souvent in cauda venenum, mais quelquefois in capita, que son arrestation serait liée à des propos tenus dans Frontières, comme si il ne l'avait pas un peu cherché...

Ah, que c'est beau le progrès et l'humanisme de gauche !

Comme est magnifique le chantage que fait l'Algérie à la France depuis la position de celle-ci sur le Sahara occidental !

A minima, l'appartenance de ce territoire, depuis le retrait des Espagnols, il y a une cinquantaine d'années, est controversée.
En temps normal, je serais disposé à jouer le Ponce Pilate.
Mais au vu des méthodes de v... pratiquées par le pouvoir algérien, je serais ravi de voir le match gagné par le Maroc !
C'est ainsi, je suis humain, je n'aime pas que le méchant l'emporte à la fin du film.

Je connais bien l'Algérie pour y avoir passé un certain temps dans une autre vie. Je voyais déjà à l'époque, malgré l'extrême sympathie de ses habitants, poindre les difficultés liées à un pouvoir autoritaire et paranoïaque. C'est de pire en pire. L'extrême-droite française, si tant est qu'elle existe là où on dit qu'elle se trouve, c'est peanuts à côté.

Chrif

27/03/2025 à 09:04

Vous écrivez : "en tout cas sa partie radicale et islamophile"
Pour s'exprimer de cette façon il faut vraiment être un islamophobe obsessionnel.
Donc, pour reprendre vos propos, il devrait y avoir aussi quelques part "une partie radicale judéophile" ou "une partie radicale christianophile" ...
Laissez la religion en dehors de vos élucubrations et continuer à défendre l'extrême droite dont vous minimisez la dangerosité et leur intérêt dans l'affaire Sansal. En effet, cet ancien haut fonctionnaire algérien qui a servi durant des décennies avec zèle le pouvoir du FLN, est venu soudainement en France pour prêcher et réconforter leurs idées extrémistes racistes et islamophobes. Sinon l'extrême droite ne se serait jamais intéressé à lui comme elle ne s'intéresse d'ailleurs pas à d'autres prisonniers politiques en Algérie ou ailleurs et parmi ceux-ci des français detenus en Iran depuis trois ans !

Cyril Balcon

27/03/2025 à 01:25

Lol (voir le CV de l'auteur wokislamique de cette "tribune")

Kamel Daoud dans Le Point (27/02/25) à 100% raison

Rime

30/03/2025 à 05:47

Faudrait descendre de votre balcon et regarder la réalité de ce pseudo écrivain Daoud auteur de plagiats pas que pour son soi disant « roman » Houries couronné abusivement par ses amis du Goncourt.
Rien que ce titre ça n’a aucun sens au départ il avait choisi le prénom de celle qui le poursuit en justice pour vol de sa vie privée.
S’il n’a rien à se reprocher qu’il aille devant la justice de son pays à Oran, la ville où il a toujours vécu avant de faire le choix de la France et demander la nationalité française…

J.Cutler

27/03/2025 à 08:02

Qui a lu (ou vu) Tartuffe est offusqué par l'abus de langage (ici tartufferie) associé à Kamel Daoud, dont je suis en train de relire "Houri". Quant à la gauche sus nommée, on se croirait revenu aux années 80 où, sur le marché, on distribuait des tracts promettant être dénué de tout, mais oui mais oui!!

Lina

27/03/2025 à 08:33

Parmi les milliers de combats à mener, vous choisissez de consacrer, votre reflexion, votre accès à l'espace médiatique, pour dénigrer Sansal, un écrivain emprisonné. Parmi toutes les personnes de pouvoir qui aujourd'hui menace nos libertés, c'est à lui que vous vouez votre haine, votre colère, que l'on sent brûlantes. J'aimerais tant que vous puissiez voir à quel point votre bataille est vaine et se trompe de cible...

Chrif

27/03/2025 à 21:21

Relisez l'article.
Le journaliste critique les écrits de Kamel Daoud. Ce dernier s'était fait connaître en critiquant Albert Camus et sa manière de traiter "l'arabe" dans son roman "l'Etranger".
Avec le temps Daoud a finalement fait le choix de venir vivre en France sur les pas du prix Nobel de littérature et même de quémander la nationalité française. Pire, il est devenu le chantre des nostalgiques de l'Algérie française et de l'extrême droite francaise comme ensuite Sansal plus tardivement. Ces deux transfuges, critiques tardifs du pouvoir du FLN dont ils s'étaient longtemps accommodés, donnent raison au choix qu'avaient fait les Harkis qui s'étaient opposés par les armes à une indépendance bâclée et précipité de l'Algérie.

Hervé

27/03/2025 à 08:36

En plus de Boualem Sansal, des centaines de personnes sont emprisonnées pour s’être exprimées librement, avoir vanté le Hirak, le mouvement de contestation sociale né en 2019, ou défendu les droits humains.

Il y a, bien sûr, le cas de l’écrivain algéro-français Boualem Sansal, largement médiatisé depuis son arrestation et son placement en détention en Algérie le 16 novembre 2024, malgré son âge avancé et un état de santé qui se détériore, selon ses proches. Et puis il y a tous les autres : plus de deux cents détenus d’opinion (une majorité d’hommes et quelques femmes) dont il n’est presque jamais question, souvent arrêtés et enfermés de façon arbitraire, qui croupissent en prison dans l’attente d’une potentielle grâce présidentielle – la dernière date de novembre 2024 et avait concerné une dizaine d’entre eux.

nath

27/03/2025 à 08:43

Ce qui se conçoit bien s'exprime clairement. (et j'ajoute de façon concise).

De deux choses l'une .

Soit M. Sansal est un écrivain et seulement cela, et il peut s'exprimer de la façon qu'il souhaite, surtout dans ses romans, et même en disant des inepties dans des gazettes de droite ou de gauche.
Soit il est un homme politique , et alors , il a le droit d'exposer ses visions du monde , même si elles ne plaisent pas à un pouvoir. Tant qu'il n'a pas "agi" violemment contre des habitants algériens, ou contre une institution algérienne, rien ne peut lui être reproché .

Là, on embastille ce monsieur pour des écrits, alors qu'il ne lui est jamais reproché aucun ACTE délictueux .
Donc ce sont les écrits qui sont poursuivis ! et c'est pour cela que l'on est en droit de demander sa libération ! et en droit de demander à discuter / échanger / s'écharper avec des tribunes et des textes !

Chrif

27/03/2025 à 21:24

Pas pour ses écrits mais pour ses paroles politiques jugées pro extrême droite et pro régime marocain.
Relisez l'article.

Lucien

27/03/2025 à 10:18

Ce laïus est affligeant. Les choses sont pourtant claires. Un écrivain français est arbitrairement détenu par un Etat non démocratique, et tout doit être fait pour le sortir de sa geôle. Tant qu'il sera incarcéré, ses idées politiques n'ont pas à être évoquées. Elles peuvent bien sûr prêter à débat, mais attendons sa libération.

Mitsouko

27/03/2025 à 10:50

C’est long…mais fascinant. Je retiens surtout votre aigreur - très bien argumentée!- à l’égard de Daoud, la reprise des raisons de l’emprisonnement de Sansal, mais aussi - et heureusement - votre rejet absolu d’enfermement de quiconque pour ses idées.
Vous pourriez maintenant mettre votre réel talent au service de sa libération et envoyer la même diatribe au gouvernement algérien qui agit comme un Trump (ou Poutine, Erdogan, Lukashenko, Modi etc…) punissant tout journaliste, juge, avocat, étudiant … n’étant pas de son avis!

Le médiathécaire

27/03/2025 à 11:08

Bonjour,

En toute honnêteté, j’aurais besoin d’éclaircissements.

Tout d’abord, je suis d’accord sur le fait que la position de LFI est floue.
D’un côté Emma Fourreau rappelle que « La France insoumise a toujours été pour la libération de Boualem Sansal » et qu’il n’y a pas de complaisance envers les autorités algériennes « puisque nous avons déposé des amendements critiquant la législation algérienne ».
De l’autre côté ils n’ont pas voté pour sa libération à cause de ses idées d’extrême droite et islamophobe.

Ensuite, malgré ses opinions et ses discours, il ne mérite pas d’être emprisonner.

Cependant il y a quelque chose que je ne comprends pas…
Quand dans ses écrits, comme pour Le Village de l’Allemand, il fait le lien entre le nazisme et l’islamisme, et dans l’article « Gare au terrorisme à bas coût ! », dans Le Monde du 13 juillet 2016, où il compare « la bataille d’Alger en 1956 » à l’attentat terroriste de Nice.
Quand dans ses écrits il falsifie l’histoire nationale algérienne et qu’il renforce les visions alarmistes de l’islamisme en Europe.
Quand comme le 2 octobre dernier au micro de Frontières (qui est clairement un média d’extrême droite mais qui a sa place dans le débat politique), Boualem Sansal fait allusion à la marocanité historique de l’ouest de l’Algérie.
Enfin quand on voit la liberté d’expression et la justice en Algérie... Pourquoi est-il allé en Algérie ?
N'importe qui sait qu’à jouer avec le feu on finit par se brûler.
Pourquoi a-t-il pris un tel risque ?

Rime

30/03/2025 à 05:41

Vous pensez que cet ancien fonctionnaire du régime FLN devenu écrivain tardif en France exprimant des thèses extrémistes aurait servi d’appât à un traquenard pour que l’extrême droite s’attaque de front au pouvoir algérien ?

adnstep

01/04/2025 à 12:13

Il souhaitait peut-être tout simplement mourir sur les terres de son enfance... C'est parfois naïf, un écrivain.

adnstep

01/04/2025 à 12:14

L'un est connu et a réussi, l'autre l'envie...

Edco

27/03/2025 à 14:29

Oh la la , quelle diatribe !!!! Pourquoi tant d acrimonie !!!! Dis moi qui tu hais ...je te dirai qui tu ..... fréquentes !
Ce même article est paru ds Mediapart, ds son blog ..,.!
Bon , ben je vais lire le 1 sur .................. l'amitié ! ou vais regarder C ce soir du 24/3 .....🤔

Dedess

29/03/2025 à 00:13

Tout simplement brillant, tant que le fond que sur la forme !

Edco

29/03/2025 à 19:38

Parfois quand ça brille trop... ça aveugle .....🤔

Un observateur

31/03/2025 à 21:43

L'obsession maladive de Monsieur Lounis pour Monsieur Daoud relève de la psychiatrie. Il faut consulter plutôt que de se livrer à cette indigeste logorrhée. Ou alors doit on y lire la jalousie d'un médiocre? La question reste posée...

Aurélien Terrassier

05/04/2025 à 18:22

Ce que vous dites est insultant et hors sujet. Vous avez le droit de défendre l'écrivain neo-reac Kamel Daoud mais s'il vous plaît éviter la psychiatrisation des gens avec qui vous n'êtes pas d'accord. On verra quand un sujet sera consacré à Raphael Gaillard si vous avez des arguments tenables sur la psychiatrie...

Un observateur

08/04/2025 à 08:14

Ce commentaire a été refusé parce qu’il contrevient aux règles établies par la rédaction concernant les messages autorisés. Les commentaires sont modérés a priori : lus par l’équipe, ils ne sont acceptés qu'à condition de répondre à la Charte. Pour plus d’informations, consultez la rubrique dédiée.

un observateur

09/04/2025 à 13:47

Ce commentaire a été refusé parce qu’il contrevient aux règles établies par la rédaction concernant les messages autorisés. Les commentaires sont modérés a priori : lus par l’équipe, ils ne sont acceptés qu'à condition de répondre à la Charte. Pour plus d’informations, consultez la rubrique dédiée.

Aurélien Terrassier

04/04/2025 à 22:35

Tout en combattant les idées néfastes que défend Boualem Sansal qu'il a pu exprimer sur divers sites d'extrême droite et pas que Frontieres, sa libération doit être inconditionnelle n'en déplaisent à certaines personnes qui par ailleurs defendent le régime ultra-reactionnaire et militaire du président algerien. Ne laissons pas non plus L'extrême droite demander seule la libération de Boualem Sansal! Il en va aussi de même par ailleurs pour les journalistes et militants de l'Irak qui sont aussi emprisonnés pour des raisons tout aussi injustes car leurs droits d'informer et de critiquer un régime ultra-reactionnaire est fondamental et ne mérite pas la prison!

Julien sorel

13/07/2025 à 16:10

Visiblement, actualitte n'est pas tout à fait neutre dans les commentaires qui ont le droit d'être publiés...(et bien sûr les articles).
L'accusation de collusion avec l'extrême droite (ou d'islamophobie) de tout article critiquant la clique d'Alger, les islamistes,...a fait long feu.
Et les trolls du pouvoir, qu'il soit chinois, algérien, russe, ...mettent notre sens critique à l'épreuve.
Il est profondément attristant de voir des auteurs comme MM Sansal, Daoud ou d'autres se faire persécuter : on peut ne pas être d'accord mais le respect et la liberté de parole sont des fondements indispensables de la démocratie, que nous devons défendre à tous prix

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Monsieur Le Prof devant les tribunaux : Flammarion “m'a totalement abandonné"

Poursuivi pour diffamation par un inspecteur qui s’est reconnu dans son récit d’inspection, William Lafleur, alias Monsieur Le Prof, comparaît ce 24 février à Toulouse. Si l’auteur conteste les accusations et évoque un sentiment d’abandon de la part de son éditeur, Flammarion affirme que la plainte ne vise pas le livre lui-même, mais des propos publiés sur les réseaux sociaux.

24/02/2026, 16:33

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Affaire Epstein : un projet de livre de Jack Lang intrigue la justice

Des courriels révélés par la justice américaine font apparaître, dès 2012, la promesse de 100.000 € de Jeffrey Epstein pour soutenir un projet de livre porté par Jack Lang. Un ouvrage qui ne verra jamais le jour. Treize ans plus tard, alors qu’un autre livre de l’ancien ministre est reporté par son éditeur dans un contexte judiciaire tendu, la question du financement éditorial s’invite dans le dossier.

20/02/2026, 13:06

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Contrefaçon : la culpabilité présumée des IA examinée par le Conseil d'État

Déposé au Sénat en décembre dernier, un projet de proposition de loi instaurant la culpabilité a priori des opérateurs d’IA sera examiné prochainement par le Conseil d’État. Les porteurs de ce texte cherchent l’approbation de cette autorité juridique, pour défendre ce véritable chamboulement des règles du droit, indique L'Informé.

20/02/2026, 11:09

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Droits d’auteur : la décision américaine qui menace les contrats “monde entier”

Une décision rendue le 12 janvier 2026 par la cour d’appel fédérale du 5th Circuit dans l’affaire Vetter v. Resnik modifie la compréhension de nombreux contrats culturels internationaux. Elle porte sur les « termination rights », un mécanisme du droit américain qui permet à un auteur ou à ses ayants droit de résilier, après plusieurs décennies, certaines cessions anciennes de droits d’auteur.

16/02/2026, 14:33

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KISS : des objets de collection volés réapparaissent dans une librairie d'occasion

Une effraction dans une maison de Tall Pine Lane a débouché, quelques jours plus tard, sur une scène inattendue au comptoir d’une grande librairie d’occasion : des objets de collection, issus du cambriolage, ont refait surface au moment d’une tentative de revente. Selon une déclaration sous serment de la police de Chattanooga, l’intrusion se situe le 4 janvier 2026, sur un créneau d’absence du propriétaire, entre 13 h et 17 h 20. Les enquêteurs relèvent des traces d’arrachement sur la porte d’entrée, cohérentes avec une entrée forcée.

14/02/2026, 12:24

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Affaire Guillaume Meurice : la blague ne fait toujours pas l’unanimité

Réuni le 9 février 2026, le conseil de prud’hommes de Paris n’a pas réussi à statuer sur la contestation du licenciement de Guillaume Meurice par Radio France. Le dossier sera rejugé par un magistrat professionnel, dans un délai compris entre six mois et deux ans.

11/02/2026, 14:32

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Aux États-Unis, une plainte contre Amanda Palmer et Neil Gaiman classée sans suite

Une plainte déposée contre l'autrice-compositrice Amanda Palmer et son ex-mari, l'auteur britannique Neil Gaiman, dans l'État du Massachusetts, a été classée sans suite par la justice américaine le vendredi 6 février dernier. Le tribunal a estimé que la procédure devait se dérouler en Nouvelle-Zélande, où les faits allégués d'agressions sexuelles se seraient produits. 

11/02/2026, 10:46

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Un procès en vue pour Isabelle Saporta, face à Patrick Poivre d'Arvor

Dans l'émission Touche pas à mon poste ! du 8 février 2023, Isabelle Saporta, alors PDG des éditions Fayard — et éditrice du présentateur Cyril Hanouna lui-même — présentait le livre PPDA le Prince Noir, de Romain Verley. Elle évoquait à cette occasion une « enquête incroyable » et revenait sur les accusations d'agressions sexuelles et de viols à l'encontre de l'homme de télévision. Celui-ci l'a assignée en justice, avec Fayard, C8 et le groupe Canal +, pour « atteinte portée à son droit au respect de la présomption d'innocence ».

09/02/2026, 15:17

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Scandale Agessa : quand l’État préfère les finances du régime aux droits des artistes

Un courrier ministériel du 15 janvier 2026 révèle ce que beaucoup redoutaient : les ministères de tutelle s'opposent officiellement à deux votes du conseil d'administration de la SSAA qui mettaient un terme aux appels systématiques contre les victimes du scandale AGESSA.Une victoire morale annulée, et une violence institutionnelle qui se poursuit.

07/02/2026, 08:50

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Fnac–Editis : comment une OPA reconfigure la distribution du livre — et son marché

Le 26 janvier 2026, Daniel Křetínský lance l’offensive sur Fnac Darty. 36 € par action, cash, et une ligne rouge : dépasser 50 % ou l’offre s’effondre. Derrière le geste financier, une secousse industrielle. Car dès qu’Editis plane dans le décor, l’opération quitte le terrain boursier pour entrer dans la zone grise du droit de la concurrence. Distribution, édition, données, accès au lecteur : tout se rejoue ici, brutalement.

04/02/2026, 18:39

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Cour de cassation : Zemmour et CNews définitivement condamnés dans l’affaire Ined

La condamnation est désormais irrévocable. Par un arrêt rendu le 27 janvier 2026, la Cour de cassation a rejeté les pourvois formés par Éric Zemmour et par Jean-Christophe Thiery de Bercegol du Moulin, directeur de la publication de CNews. La plus haute juridiction judiciaire a ainsi rendu définitive leur condamnation pour diffamation publique envers l’Institut national d’études démographiques, l’Ined, confirmant une procédure engagée près de cinq ans plus tôt.

01/02/2026, 09:55

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Derrière les festivals, une activité méconnue toute l’année

Les festivals littéraires ne se résument ni à trois jours de rencontres ni à une succession de signatures. L’étude que dévoile le réseau RELIEF mesure, pour la première fois à cette échelle, le travail de fond mené toute l’année : ateliers, résidences, actions scolaires, projets en prison, à l’hôpital ou en Ehpad. Un panorama qui documente enfin la face la moins visible, mais la plus structurante, de ces manifestations.

17/04/2026, 17:00

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Contrats d’édition : pourquoi tant d’auteurs cèdent des droits jamais exploités ?

Un déséquilibre durable dans les contrats d’édition ressort d'une enquête menée par l’ADAGP, la SGDL et le Snac auprès de 475 autrices et auteurs. Sur 659 contrats analysés, les cessions de droits dérivés apparaissent très étendues, mais rarement suivies d’une exploitation effective ou d’une rémunération. Lisibilité des clauses, opacité des relevés et faiblesse des engagements promotionnels composent un tableau préoccupant.

17/04/2026, 13:35

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Au Festival du Livre de Paris, Emmanuel Macron défend le “pluralisme éditorial”

Emmanuel Macron a réagi à l’éviction d’Olivier Nora par le groupe Bolloré, en marge du Festival du livre de Paris. Il a défendu le « pluralisme éditorial » en France : « C’est très important », a-t-il déclaré ce vendredi 17 avril, d'après l'AFP.

17/04/2026, 13:35

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Après l'affaire Grasset, “le statu quo n'est plus possible” pour la sénatrice Sylvie Robert

Seule ou en binôme avec sa collègue Laure Darcos, la sénatrice Sylvie Robert (Ille-et-Vilaine, groupe Socialiste, Écologiste et Républicain) est devenue, en quelques années, une figure politique incontournable quant aux questions relatives à la culture et à l'information. Dans le tumulte qui suit la reprise en main de la maison d'édition Grasset par le milliardaire Vincent Bolloré, elle interpelle le gouvernement, pour une véritable réaction à la mainmise de quelques-uns sur l'édition, pour la défense du modèle culturel français.

17/04/2026, 13:14

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Hachette résiste malgré le recul du marché du livre en France

L'affaire Grasset-Olivier Nora agite le Landerneau de l'industrie culturelle, après l'éviction du patron de la maison, filiale du groupe Hachette. Lequel, fidèle aux exigences légales et réglementaires, publie ses résultats financiers. Et Lagardère Publishing ouvre 2026 sur une croissance limitée mais réelle en données comparables.

17/04/2026, 11:45

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Ventes de livres en France : un premier trimestre 2026 en érosion continue

Exclusif – Au terme des trois premiers mois de l’année 2026, le bilan contredirait toute étude rassurante sur l’affinité qu’entretiennent les Français vis-à-vis la lecture. En tout cas, pour ce qui est des achats d’ouvrages. Avec un chiffre d’affaires de 722,647 millions €, contre 773 millions sur la même période l’an passé, le marché fait grise mine.

17/04/2026, 11:44

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La BnF numérise le fonds patrimonial de l’Alliance israélite universelle

La Bibliothèque nationale de France, l’Alliance israélite universelle et l’association Vaincre la Haine ont signé une convention tripartite de pôle associé, marquant une première collaboration entre les trois institutions. L’accord vise à numériser et à rendre accessibles, via Gallica, les collections patrimoniales conservées par la bibliothèque de l’Alliance israélite universelle.

17/04/2026, 11:31

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Le Lombard et Gallmeister lancent une collection BD inédite

Avec une collection commune annoncée pour l’automne 2026, Le Lombard et Gallmeister entendent faire circuler les romans du catalogue Gallmeister vers la bande dessinée sans céder au rythme industriel. Trois premiers albums sont déjà programmés, puis plusieurs adaptations jusqu’en 2027 et au-delà. Derrière l’opération, les deux maisons revendiquent un partenariat éditorial rare, pensé pour mêler les publics autant que les formes et installer une ligne durable en librairie.

17/04/2026, 10:57

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À la Brasserie Lipp, le Prix Cazes recase un certain Gabriel Matzneff

La cérémonie de remise du Prix Cazes, ce mardi 14 avril à la Brasserie Lipp, à Paris, a abrité un bien sombre personnage des lettres françaises, en la personne de Gabriel Matzneff. Sous le coup d'une enquête pour viols sur mineur de moins de 15 ans, il aurait été invité par Claude Guittard, ancien directeur de la Brasserie Lipp et secrétaire général du Prix Cazes.

17/04/2026, 10:45

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Artistes-auteurs : le gouvernement accusé de vider la réforme

Six mois après un vote historique à l’Assemblée nationale, la réforme des artistes-auteurs se heurte à une réalité aussi violente que prosaïque : celle d’un appareil administratif qui, manifestement, n’entend pas changer de cap, quitte à aller contre la volonté du législateur. ActuaLitté apprend en effet que la rue de Valois s'accommode d'un vote parlementaire, avec une certaine frivolité.

17/04/2026, 10:22

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Sécurité et accessibilité en médiathèque : les obligations cruciales des collectivités

Au cœur des territoires, les médiathèques incarnent aujourd’hui des lieux de rencontre, d’apprentissage et de partage. Mais derrière cette ouverture au public se cache une réalité réglementaire exigeante. Sécurité incendie, accessibilité, responsabilités juridiques : les collectivités doivent composer avec un cadre strict pour garantir un accueil sans risque.

17/04/2026, 08:58

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Gallimard, Olivennes, Nyssen, Nourry : l’édition française s’unit contre Vincent Bolloré

Le limogeage d’Olivier Nora à la tête de Grasset déclenche une riposte sans précédent dans le monde du livre. D'Antoine Gallimard à Françoise Nyssen, en passant par Denis Olivennes, Véra Michalski ou Arnaud Nourry, les plus importantes figures de l’édition françaises ont signé une pétition pour dénoncer un tournant idéologique et alerter sur une menace directe contre la diversité éditoriale.

16/04/2026, 19:11

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Pas vu, pas prix ? Une charte pour encadrer les codes sur les livres et en librairies

Syndicat national de l'édition et Syndicat de la librairie française ont signé, ce jeudi 16 avril, une charte interprofessionnelle sur le prix du livre et le recours aux codes prix. Sous l'égide du ministère de la Culture et du médiateur du livre, le texte vient encadrer, sans contraindre, les pratiques en matière de codes prix et d'évolution des tarifs des ouvrages, deux phénomènes plus fréquemment observés ces dernières années.

16/04/2026, 18:00

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Une autre manière de voir le paysage, en courant

Dans Paysages pauvres, Fanny Chiarello explore les marges urbaines et rurales au rythme de la course, transformant l’errance en geste d’écriture. Entre relevé sensible et dérive poétique, elle cartographie un territoire où le regard se déplace autant que le corps. Un texte hybride, à la fois récit, essai et déclaration d’amour aux espaces délaissés.

16/04/2026, 17:33

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Gaston Lagaffe : un 23e album attendu en librairie pour la rentrée littéraire 2026

Gaston Lagaffe reprend du service. Après avoir déjà relancé le personnage avec un album signé Delaf en 2023, les éditions Dupuis poursuivent sur leur lancée. Le 23e album des aventures du célèbre antihéros, intitulé Des Boum et des Paf, sera disponible en librairie le 21 octobre. Tiré à un million d’exemplaires, il a été annoncé mercredi par l’éditeur.

16/04/2026, 17:14

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Une bibliothèque miniature avec une porte réservée aux enfants

Avec une porte réservée aux enfants, la bibliothèque de Maebashi (100 km nord de Tokyo) impose aux adultes de se courber et place les plus jeunes au centre du dispositif. Pensée comme une « tiny library », l’architecture agit ici comme un outil de médiation : elle modifie la perception du lieu et engage le corps dans l’expérience de lecture, dès le seuil franchi.

16/04/2026, 15:57

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Chez Bayard, une logique d'économie qui “pèse sur les équipes”

L'annonce d'« un plan de compétitivité » au sein du groupe Bayard a été reléguée, dans un communiqué de presse, après les présentations d'une gamme de jeux et d'une application internationale de prières, ou encore l'acquisition du parc d'attractions Kingoland. Près de 70 emplois devraient pourtant disparaitre, principalement dans les activités liées à la presse. L'édition n'est toutefois pas épargnée par le plan d’économies.

16/04/2026, 13:19

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Sur un an, les prix des livres ont augmenté de 0,9 %

L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié, ce mercredi 15 avril, l'indice des prix à la consommation pour le mois de mars 2026, ainsi que l'évolution des prix sur un an. Pour les livres, entre mars 2025 et mars 2026, l'augmentation est estimée à 0,9 % par l'Insee. L'inflation ralentit, puisque la variation annuelle entre 2024 et 2025 atteignait 1,2 %. 

16/04/2026, 12:01

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Afrique du Sud : le prix du livre au cœur d’un débat explosif

L’Afrique du Sud relance le débat sur la régulation du prix du livre. Entre volonté de soutenir les librairies indépendantes et crainte d’une hausse des coûts pour les lecteurs, le projet cristallise des tensions profondes. Inspirée de modèles étrangers, la réforme interroge l’équilibre entre accessibilité, diversité éditoriale et viabilité économique des acteurs du livre.

16/04/2026, 11:54

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L'Abominable Oracle ou le 13e Opus d'Arsenic & Boule de Gomme

Carine-M & Élian Black’Mor, auteurs-illustrateurs depuis 20 ans, dévoilent l’Abominable Oracle. Plus qu’un jeu, ce projet fusionne 12 albums de bibliographie en 42 arcanes immersifs. Après deux décennies d'onirisme sombre, ce deck concentre notre essence graphique. Il s’accompagne du Livre des Augures, notre 13e opus : un Codex officiel contant l’histoire de chaque créature. Un pont radical entre l’art du beau livre et le monde du jeu. L'alchimie entre narration et illustration enfin révélée. 

16/04/2026, 10:43

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Esprit critique ou situation critique ? Les bibliothèques au coeur du débat

Le 2 juin prochain, la Bibliothèque publique d'information, relocalisée sur le site Lumière, à Paris, accueillera une journée d'étude, sous l'intitulé « Bibliothèques : lieux des possibles, lieux en tension ? ». Coorganisée par l'institution et l'Enssib, elle proposera notamment un état des lieux des recherches en cours dans le domaine des bibliothèques.

16/04/2026, 10:33

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115 auteurices suivent Olivier Nora après son licenciement, contre “l'autoritarisme”

La « méthode Bolloré » s'est à nouveau appliquée au pan éditorial de ses activités, après le licenciement d'Olivier Nora, PDG de la maison d'édition Grasset, le mardi 14 avril. En écartant cet éditeur historique, véritable pilier de la structure, le milliardaire s'est toutefois mis un peu plus à dos certaines figures du catalogue. 115 auteurs et autrices, dont Virginie Despentes, Sorj Chalandon ou Anne Berest, ont ainsi annoncé qu'ils ne signeraient pas leur « prochain livre chez Grasset ».

16/04/2026, 10:24

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Auteurs de BD : le cri d’alarme relancé après un rendez-vous manqué

L’absence du SNE, du CNL et de représentants de l’État à la présentation des résultats 2025 des États généraux de la bande dessinée a provoqué une riposte immédiate des organisations d’auteurs. Leur communiqué s’appuie sur une enquête documentée : revenus faibles, pauvreté élevée, inégalités persistantes et inquiétude massive quant à l’avenir composent un diagnostic que les signataires jugent désormais impossible à ignorer.

15/04/2026, 16:35

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Trop cher, trop lourd : le glas sonne pour le livre Grand format, au profit du Poche

Au Royaume-Uni, plusieurs maisons d’édition remettent en cause la chronologie traditionnelle qui faisait du grand format l’étape obligée avant le poche. Ce virage, nourri par les usages de lecture, la contrainte de mobilité et la pression économique, redéfinit la manière de lancer un titre, de l’exposer en librairie. Et de le distinguer dans un paysage où l’audio continue de progresser.

15/04/2026, 16:18

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Dalila Zein nommée directrice générale d'Editis

Dalila Zein a été nommée directrice générale d’Editis. Jusqu’ici directrice générale déléguée, elle prend en charge les opérations du groupe d’édition aux côtés de Denis Olivennes, dans une organisation resserrée destinée à conduire les évolutions engagées.

15/04/2026, 15:53

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Face à “l’automatisation croissante”, une proposition de loi s'attaque aux lockers

Mondial Relay en aurait installé 9000 à ce jour, Amazon quelque 4500. Ils ont poussé dans les villes et les campagnes en quelques années, jusqu'à changer les habitudes de consommation. Les casiers automatisés de retrait de colis, ou lockers, ont connu un « développement exponentiel », pointe la députée socialiste du Finistère Mélanie Thomin. Elle avance une proposition de loi pour encadrer et surtout limiter leur installation.

15/04/2026, 15:13

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L'actrice Whoopi Goldberg inaugure sa propre collection de livres, avec WhoopInk

Whoopi Goldberg renforce sa présence dans le livre avec WhoopInk, une collection ouverte chez Blackstone Publishing. L’initiative dépasse l’effet de notoriété : elle confie à une personnalité médiatique un rôle direct dans le repérage des textes, leur fabrication et leur promotion. Un signe supplémentaire de la transformation des circuits de prescription dans l’édition américaine.

15/04/2026, 14:37

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Olivier Nora viré de Grasset : la guerre à Vincent Bolloré est déclarée

En débarquant Olivier Nora de la tête de Grasset, Vincent Bolloré a franchi le Rubicon : en quelques heures, l’éviction de l’éditeur historique — remplacé par un dirigeant issu de l’entourage direct du milliardaire, et des plus éloignés de la passion littéraire de son prédécesseur — a déclenché une vague de réactions d’une rare intensité. Auteurs qui claquent la porte, prises de position alarmées, appels à la mobilisation : pour beaucoup, bien plus qu’un changement de direction, il s'agit là de la nouvelle étape d'une lutte culturelle. 

15/04/2026, 13:11

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Dans un entrepôt Amazon, un employé meurt, le travail continue autour du corps

Un drame survenu dans un centre de tri de l’Oregon met en lumière la brutalité des méthodes managériales du leader mondial du e-commerce. Alors qu’un collaborateur succombait à un arrêt cardiaque, l’activité s'est poursuivie sans interruption, illustrant une déshumanisation dénoncée tant aux États-Unis qu'en France. 

15/04/2026, 12:41

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Joaquin Phoenix, Kristen Stewart... Hollywood vent debout contre la fusion Paramount–Warner

Plus de 1000 professionnels du cinéma et de la télévision ont publié, le 13 avril, une lettre ouverte contre le projet de fusion entre Paramount et Warner Bros. Discovery. Ils demandent aux procureurs généraux des États américains, notamment en Californie, d’examiner l’opération et de la bloquer. Les signataires estiment que ce rapprochement aggraverait la concentration du secteur, avec des effets sur l’emploi, les structures indépendantes et la diversité des œuvres.

15/04/2026, 12:33

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Une nouvelle maison d’édition voit le jour : Paloma Grossi ouvre Les Intranquilles

Une nouvelle structure éditoriale fait son apparition dans le paysage français. Fondée par Paloma Grossi au sein du groupe Les Nouveaux Éditeurs, Les Intranquilles entendent publier aussi bien des auteurs confirmés que de nouvelles voix, en fiction comme en non-fiction.

15/04/2026, 12:33

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Les éditions Mayeges sont de retour sur Ulule !

Après le financement à 108% d’Opales des Abysses, de Masseni sur Ulule l’été dernier, les éditions Mayeges reviennent sur la plateforme pour une deuxième campagne de précommandes, afin de défendre une fantasy celto-nordique en seul tome : La Geste de Crocs et de Ronces écrit par Margaux Salliot. Toulousaine de naissance, elle a toujours adoré les littératures de l’imaginaire et les dessins animés. Elle travaille aujourd’hui dans le cinéma d’animation en parallèle de ses activités d’autrice.

15/04/2026, 11:43

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Journée mondiale du livre 2026 : “tout le monde lit” dans les gares et les trains

Le 23 avril 2026, la Belgique célébrera la Journée mondiale du livre avec une ampleur inédite. À travers l’opération « Destination : lecture, pour tous ! », auteurs et institutions se mobilisent pour transformer les trajets en train en expériences littéraires. Entre dispositifs pédagogiques pour les écoles et actions solidaires, ce programme national ambitieux vise à ancrer durablement le plaisir des mots dans le quotidien de chaque citoyen.

15/04/2026, 11:33

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La lecture plutôt que les écrans : Macron instaure une “journée hors ligne”

Au lendemain de la publication d'une étude qui confirme le déclin des pratiques de lecture chez les jeunes Français, le président de la République se rendra à la Cité internationale de la langue française de Villers-Cotterêts pour lancer une « journée hors ligne », un « rendez-vous de déconnexion ». L'idée étant aussi de promouvoir la lecture comme alternative.

15/04/2026, 11:15

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Plus de 500 lieux où déposer vos livres : BSF ouvre sa collecte d'ouvrages

Bibliothèques Sans Frontières lance, du 18 avril au 10 mai 2026, une nouvelle édition de « La très grande Collecte de livres » avec la Fnac et plusieurs partenaires. L’opération se déroule dans plus de 500 points de collecte répartis dans six pays, dont la France, la Suisse, la Belgique, l’Espagne, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. 

14/04/2026, 17:15

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Pass Culture : ce qui changera dans le budget lecture

À l’occasion du Festival du Livre de Paris, le Pass Culture et le Syndicat national de l’édition (SNE) officialiseront un partenariat triennal. Il vise à impliquer les jeunes dans l’univers du livre à travers des actions concrètes. Avec plus de 32 millions d'ouvrages vendus depuis 2021, le dispositif confirme la mutation des habitudes de lecture des adolescents.

14/04/2026, 17:07