Une errance ferroviaire, une obsession devenue projet littéraire, une Histoire de l’Iran à travers ses rails... Ehsan Norouzi a transformé des intérêts personnel en un récit d’aventure où l’introspection dialogue avec la mémoire d’un pays. Trainspotter raconte une année de chemin de fer, traversant le territoire iranien à la rencontre des fous du train : des hommes, des femmes qui ont vu, bâti et animé la trans-iranienne, ligne mythique du XXe siècle.
Le 24/03/2025 à 08:30 par Victor De Sepausy
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24/03/2025 à 08:30
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À un tournant de sa vie, le narrateur quitte Téhéran sans date de retour, avec une seule certitude : suivre le tracé des voies ferrées. Des déserts arides aux montagnes escarpées, des gares désaffectées aux postes d’aiguillage, il croise conducteurs de locomotives à vapeur, chefs de gare désœuvrés, ingénieurs astucieux, chacun porteur d’un fragment d’histoire.
Les trains deviennent le prisme à travers lequel se dessine un Iran en mutation, entre ambition moderniste et inertie bureaucratique. Le récit ne se limite pas à une errance géographique. Les rails conduisent aussi dans le passé, là où le projet ferroviaire croise la politique et la guerre.
Reza Shah et ses rêves de modernité, l’occupation alliée durant la Seconde Guerre mondiale, la concurrence acharnée entre puissances étrangères pour le contrôle des infrastructures : chaque wagon transporte une part de cette grande histoire.
Loin du simple récit de voyage, Trainspotter capte l’obsession d’un homme pour un monde en voie de disparition. L’écriture, à la fois précise et teintée d’humour, révèle une passion dévorante pour ces monstres d’acier et ceux qui les entourent. Un texte où l’érudition ne pèse jamais, où chaque découverte alimente une quête plus vaste, entre curiosité historique et vertige existentiel.
À travers cette odyssée – cette épopée ! – ferroviaire, le train devient un symbole de persistance et de rupture, une métaphore du pays lui-même. Un livre où le voyage compte plus que la destination, où l’Iran se raconte dans le sifflement des locomotives et le silence des gares oubliées. Et tout le visage d'un pays se dévoile, entre les chantiers et les voyages qu'ils ont permis.
Par Victor De Sepausy
Contact : vds@actualitte.com
Paru le 03/04/2025
296 pages
Zulma
22,00 €
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La ville respire le chlore et le crédit immobilier, un décor si propre qu’il en devient obscène. Puis quelqu’un appuie sur « play ». Des milliardaires lâchent des tueurs comme on lance une start-up, avec pitch deck et stratégie d’IP. Exquisite Corpses débarque comme un slasher sous cocaïne, un rêve américain filmé par drone, où la violence sert d’argument marketing et le massacre de business plan.
28/01/2026, 17:18
2019. Le week-end le plus chaud de l’été. Londres est en effervescence, les contraintes de la semaine sont laissées de côté jusqu’à lundi prochain. Ce vendredi soir marque le début de ces deux jours tant attendus… Autre particularité, qui provoque une sorte de séisme à travers la ville : cette baleine coincée dans la Tamise, s’imposant comme le grand sujet à travers tout le pays depuis déjà quelques heures. Comment a-t-elle réussi à arriver jusqu’ici ? Et surtout, comment l’aider à retrouver son habitat naturel sans la blesser ?
28/01/2026, 15:48
Avec Cécile Delacoudre, on entre dans sa Baptiste comme on plonge dans une rave à 3h du matin : avec la certitude que quelque chose va dérailler, et l’envie que cela arrive. Dès les premières pages, la narratrice impose sa voix, une voix sous tension, lucide et possédée à la fois. « À l’assaut de la nuit, je sors de chez moi vivifiée grâce à la beuh et au speed que je viens de m’envoyer. » Tout est là : la nuit, le corps, la chimie, le récit en mode accéléré.
28/01/2026, 10:31
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1 Commentaire
Rémi Vincent
24/03/2025 à 18:57
À l'image de chemin de fer libanais, construit par les français, et, qui n'existe plus.
Jadis, il y avait une ligne Beyrouth <> Damas.
Rémi Vincent.