Intenable plus qu’un enfant face aux cadeaux de Noël, le président de la République intervenait sur France 2 la veille du Sommet pour l'action sur l'Intelligence Artificielle. La bouche pleine des milliards d’euros que les partenaires mettront sur la table – sans traçabilité aucune –, Emmanuel Macron avait l’optimisme frénétique qu’on lui connait. Tristement.
Le 09/02/2025 à 23:46 par Nicolas Gary
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09/02/2025 à 23:46
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« Une révolution scientifique, technique, comme notre monde moderne en a peu connu », assure le président de la République devant les journalistes Laurent Delahousse (France 2) et la journaliste indienne Palki Sharma Upadhyay, invitée spéciale. C’est que la France et l’Inde collaboreront main dans la main, vers des lendemains high-tech qui chantent (ou chanteront) et que le locataire de l’Élysée assure travailler avec le pays depuis 2018 sur de nombreux sujets.
Les deux nations, grandes puissances, partageraient « une intimité particulière : cette volonté de travailler avec les États-Unis et la Chine, sans dépendre de personne », relève-t-il. De là cette perspective de l’IA, qui sera la passerelle entre les peuples… Certes, oui : ou l’impasse-relle ?
Les interventions d’Emmanuel Macron s’alimentaient d’une dynamique rassurante : aujourd’hui, on ne gouverne plus à coups de menton, mais de punchline. On veut « mettre l’IA au service de l’humain » et pour cela « être dans la course ». D’ailleurs, l’IA « ne remplacera pas les hommes », au contraire : elle leur conférera du temps, les accompagnera pour qu’ils soient « plus présents humainement ». Elle « redonnera de l’espace pour mieux faire ».
Tout cela, difficile de le démontrer, alors Emmanuel Macron verse dans la foi : « Je le crois profondément », répète-t-il. Libérer du temps, libérer l’Homme des tâches répétitives, « dégager du temps mécanique pour plus de temps humain, du temps de bienveillance ».
L’État formera, enseignera — ils étaient 40.000 jeunes, ils seront 100.000 dans quelques années à suivre des enseignements allant dans ce sens. Mais pour tout cela, il faut investir, développer, construire.
Réguler ? Plus tard, assure le président, oubliant que l’Europe se dote actuellement de l’AI Act, en cours d’adoption, qui établit une classification des systèmes d’IA selon leur niveau de risque (minime, limité, élevé et inacceptable). Et en parallèle, interdit certains usages comme la surveillance de masse et la notation sociale.
« Si l’on régule avant d’avoir innové, pas un seul acteur [européen] n’émergera », souligne-t-il. Et de toute manière, la régulation impliquera un consensus mondial, que l’on responsabilise les plateformes, que les gouvernements du monde entier s’engagent – et tant pis si les acteurs de la tech, comme le pointe Delahousse, ont déjà la puissance financière d’États…
Grossièrement, Emmanuel Macron passe outre le scénario le plus probable, celui de règles divisant le monde en trois catégories. À savoir : l’UE, avec une IA strictement encadrée ; les États-Unis et leurs alliés, favorisant l’innovation avec une autorégulation ; la Chine et d’autres régimes autoritaires, où l’IA est régulée dans un but de contrôle étatique…
De même, on balaie les inquiétudes des artistes et créateurs, qui ont massivement signé une tribune dans Le Parisien : « Une atteinte inacceptable au respect de nos œuvres », clament près de 34 400 personnalités de la culture. (voir Le Parisien) Des court-termistes , riposte Emmanuel : voyez comment Jean-Michel Jarre s’est toujours servi de la machine pour composer. Que changera l’IA en réalité, interroge-t-il avec une fausse candeur ?
Car le président est empressé de parler de milliards d’euros investis, sans expliquer d’où viendront les sommes ni les contreparties qu’elles impliquent. Il se régale de comparer les 109 milliards € aux 500 milliards $ de Stargate, le pendant américain. Des annonces, des investisseurs et des demi-vérités pour endormir le chaland.
Il nous promet même une France où les data centers sont plus propres qu’ailleurs : créer des centres pour l’IA se fait dans une perspective de développement durable dans l’Hexagone, revendique Emmanuel Macron. Pourquoi ? Parce que notre électricité est plus verte qu’ailleurs, notre énergie plus décarbonée qu’ailleurs.
Certes, nucléaire, découlant des plans mis en œuvre dans les années 60. Mais aussi d’énergies renouvelables. Comme si un data center, par nature, pouvait être écologique.
Comme s’il ne se nourrissait que d’amour et d’électricité — pas de refroidissement, usant des réfrigérants nocifs pour l’environnement. Qu’ils ne produisaient pas de e-déchets, du fait d’équipements informatiques qui ont une durée de vie limitée et génèrent des déchets électroniques lorsqu’ils sont mis au rebut.
TRIBUNE - Mettre l'IA sous haute surveillance, crucial pour la création
Qu’ils n’avaient pas besoin d’eau, et en grande quantité, justement pour assurer leurs systèmes de refroidissement. Cette même eau qui sera le combat d’avenir pour la planète. Mais Emmanuel Macron intervenait pour parler d’avenir, pas s’encombrer de détails logistiques. « Nous entrons dans une nouvelle ère de progrès : la France et l’Europe peuvent devenir des champions », affirme-t-il.
S’il faut saisir quelque chose, ce n’est assurément pas l’opportunité que le PR changé en VRP nous aura vendue — méprisant les dégâts d’ores et déjà dénoncés, au profit d’un futur glorieux. La Fontaine avertissait : un tien vaut mieux que deux tu l’auras. « Créer avec l’IA est une chance, mais la création doit rester protégée », osera-t-il tout de même.
Quid des acteurs déjà spoliés ? Eh bien, c'est connu : on ne fait pas d’IA sans casser des œuvres…
Crédits photo : ActuaLitté, CC BY SA 2.0
Par Nicolas Gary
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22/01/2026, 10:14
Ce 22 janvier parait la première édition intégrale bilingue des poèmes de Robert E. Howard (1906-1936), intitulée Toujours vient la nuit/Always Comes Evening. Imaginée par Mecanic Books, cette publication jette une nouvelle lumière — assez noire — sur l'œuvre du créateur de Conan le Barbare et de Solomon Kane, en présentant ses poèmes traduits par François Truchaud et Patrice Louinet. Les éditeurs reviennent sur cet ouvrage insolite, au façonnage audacieux, sublimé par les illustrations d'Antoine Leisure.
22/01/2026, 09:57
Dans l’édition photographique, le livre n’est jamais un simple contenant. Format, papier, rythme des pages, respiration des images : tout concourt à transformer une série de photographies en un objet lisible, manipulable, partageable. Ce travail de mise en forme, souvent invisible pour le lecteur, est pourtant au cœur de la création éditoriale. Designer graphique spécialisée en identité visuelle et typographie, autrice et enseignante, Lucie Baratte en a fait son terrain de pratique et de réflexion, notamment à travers sa collaboration de longue date avec les éditions Light Motiv.
22/01/2026, 07:16
Au Congo, Jevic Josué Otiléon, fondateur de Centrale Comics, est le lauréat du Prix Lili 2025, mais c’est aussi un auteur, dessinateur, entrepreneur, acteur engagé, rêveur, passeur et bâtisseur. Une belle personnalité, calme et attentive aux autres, qui construit un catalogue ambitieux en accompagnant patiemment ses auteurs de BD. Propos recueillis par Agnès Debiage (ADCF Africa).
19/01/2026, 12:34
La branche Métiers du livre de SUD Culture Solidaires a tenu, vendredi 16 janvier 2026, une conférence de presse à l’annexe de la Bourse du travail de Paris. Ses membres, aux côtés d’autres acteurs engagés du monde du livre, y ont dénoncé la multiplication des attaques d’extrême droite contre les librairies et le climat politique, policier et médiatique qui les rend possibles. Un fait jugé inédit depuis des décennies a été particulièrement souligné : la perquisition, le 7 janvier dernier, de la librairie féministe Violette and Co.
16/01/2026, 18:22
Créée en 1991 et basée à Viroflay dans les Yvelines, la maison d’édition Feryane, spécialiste des rééditions en grands caractères, a annoncé sur son site sa cessation d’activité au 31 décembre 2025. L’entreprise familiale laisse derrière elle plusieurs centaines de titres, et une histoire de lecture partagée, portée dès l’origine par une femme convaincue qu’un lecteur malvoyant devait pouvoir lire « la même chose que sa cousine ».
15/01/2026, 17:10
« L’Histoire ne se répète pas, elle bégaie » avait déclaré Mendès-France à la tribune de l’Assemblée Nationale. L’Iran, pour son grand malheur, se prête parfaitement à cette maxime. Massoumeh Raouf, journaliste iranienne, a fui son pays à la suite de sa condamnation à 20 ans de réclusion. Elle réussit à s’évader de prison et a raconté sa détention ainsi que son évasion en 2022 aux éditions Balland dans Évasion de la prison d’Iran.
15/01/2026, 16:46
À l’origine de Bang!, il n’y a ni pitch de start-up calibré ni fascination naïve pour la technologie. Il y a d’abord un constat, presque évident que pose Clément Cousin : l'offre de BD numérique actuelle, ne fonctionne pas. Ou plutôt, « la façon de consommer de la BD en digital est cassée », résume-t-il sans détour. Trop souvent, l’adaptation numérique se contente de transposer la page papier sur un écran qui n’a jamais été pensé pour elle (ni peut-être à elle). Résultat : une expérience inconfortable, peu fluide, parfois décourageante.
15/01/2026, 16:09
Marion Mazauric rend hommage à Pierre Bordage, compagnon de route et géant de l’imaginaire, en retraçant trente ans d’amitié, de livres et d’audace littéraire. Un texte personnel et puissant, à la mesure d’un écrivain dont l’œuvre et la vie n’ont jamais cessé de se confondre. Voici l’hommage que le Diable lui a rendu par la voix de Marion Mazauric.
15/01/2026, 11:45
Première moitié du XIXème siècle… Fils d’une tenancière de bordel, l’aventurier viennois Redo Hauptsammer débarque dans l’austère commune de Szonden, bourgade imaginaire située dans le détroit de l’Oder, en Prusse orientale. Par Étienne Ruhaud.
14/01/2026, 11:48
“Les sources“. En arabe, cela se dit Laâyoune, aujourd’hui la plus importante ville du Sahara occidental. Riche en nappes phréatiques dans une zone de désert, la ville a toujours représenté un lieu de repos. Et d’approvisionnement. En eau. Donc en vie. Et c’est là que Nicolas Rouillé installe son nouveau livre, Laâyoune, en attendant. Et malgré le silence du désert, de nombreux échos se font entendre.
14/01/2026, 11:15
Il y a des transmissions qui ressemblent à des bilans. Or celle de Simon de Jocas, ancien président des Éditions Les 400 coups, tient plutôt du déplacement : quitter la barre sans quitter la route. Au moment où l’on voudrait l’installer dans une « après-vie » paisible, il rectifie le récit, d’un ton ferme et souriant. « Quand on me demande si je prends ma retraite, je dis non, ce n’est pas prendre ma retraite. »
14/01/2026, 09:33
Dans une lettre ouverte, le photojournaliste franco-iranien Reza Deghati interpelle le président de la République, Emmanuel Macron, sur la répression en cours en Iran. À travers le destin de Rubina, jeune étudiante tuée lors d’une manifestation, le photojournaliste franco-iranien appelle la France à un sursaut politique et moral.
13/01/2026, 12:43
À Marseille, les Éditions du Chemin des Crêtes ont longtemps raconté l’aventure aux adultes, sacs au dos, baudriers serrés et récits plein la tête. Randonnée, escalade, parapente, course à pied : la maison a bâti son identité autour du plein air et de celles et ceux qui l’arpentent. Aujourd’hui, le regard se décale, à hauteur d’enfant.
13/01/2026, 10:00
Les Éditions Quanto ouvrent un nouveau chapitre de leur histoire éditoriale avec le lancement d’une collection jeunesse, conçue comme une extension naturelle de leur travail autour de la transmission des savoirs. Portée par une approche exigeante, attentive au langage et à la narration, cette collection entend s’adresser aux enfants sans les infantiliser, tout en créant un espace de lecture partagé entre générations.
12/01/2026, 14:26
TÉMOIGNAGE - « OnlyFans ou le Bois de Boulogne. Ce sont là mes dernières options. Je suis éditrice. Voici mon histoire. Elle est authentique. » Épisode 8. Il fallait marquer une pause, pour vous autant que pour moi. J'ai partagé pas mal de choses dans ces colonnes, mais les confiseurs n'ont pas le monopole de la trêve. Je m'appelle Victoire. J'ai eu la révélation que je cherchais.
10/01/2026, 10:38
Figure majeure et pourtant trop discrète de la science-fiction française, Michel Jeury aura profondément marqué la littérature de l’imaginaire en bouleversant notre rapport au temps, au langage et à la conscience. À l’heure où sa Trilogie chronolytique s’apprête à renaître en librairie, cet article propose une traversée mémorielle et critique de l’œuvre d’un écrivain essentiel, à la croisée du romanesque terrien et des audaces conceptuelles de la SF, dont l’héritage continue d’irriguer silencieusement notre présent.
09/01/2026, 10:51
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14 Commentaires
Nico
10/02/2025 à 07:00
Cette fuite en avant technophile m effraie quelque peu. Il est vrai que j ai tendance de plus en plus a devenir technophile pourtant ayant travaillé 10 ans dans l informatique j ai pu voir l arrivé des clé USB, des tablettes numériques, des disques dur externe etc..
Tout n est pas blanc tout n est pas noir mais le peu de prudence face au risques (écologique, géopolitique etc..) que génère cette nouvelle technologie n est pas très rassurant.
PerCha
10/02/2025 à 09:06
Oui : idéalement, il faut faire preuve d'une grande volonté d'anticipation des dégâts. Cette béatitude empressée ne rassure personne !
Puthod
10/02/2025 à 13:05
Le deuxième technophile a remplacé par technophobe.
Nico
10/02/2025 à 13:09
A la relecture je me suis aperçu qu au lieu d écrire technophobe j ai écrit technophile dans seconde phrase.
Mazon
10/02/2025 à 09:55
L'Intelligence artificielle c'est comme les fleurs artificielles, c'est pas des fleurs c'est du plastique.
Lily
13/04/2025 à 11:24
Très joli !
Aurélien Terrassier
10/02/2025 à 11:00
Emmanuel Macron ne changera et pour preuve il veut pietiner le principe de précaution. Heureusement qu'Eric Sadin organise en parallèle un contre-sommet de l'IA à Paris. https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2025/02/10/le-philosophe-eric-sadin-oracle-d-une-ia-qui-degenere_6539592_4500055.html
Florence Mothe
10/02/2025 à 11:08
Intervention consternante comme d'habitude. D'abord, Emmanuel Macron parle d'I.A. pour ne pas parler d'autre chose. Ensuite, manifestement, non seulement il ne comprend rien aux risques que l'I.A. représente pour les traducteurs,écrivains, journalistes, mais encore , il s'en fout, manifestement. Enfin il essaie de vendre maladroitement une prétendue association avec l'Inde qui sera, démographiquement et économiquement dans quelques années une des premières, si ce n'est la première puissance du monde. L'Inde doit se moquer de nous et de Macron comme Trump, Poutine, toute l'Afrique et le reste du monde. Lamentable.
Quoi de neuf, docteur ?
10/02/2025 à 11:37
En parallèle du développement de l'IA s'écrit l'histoire de l'impuissance.
L'impuissance de Macron qui, à rebours de l'Europe, pense qu'il faut mettre la charrue avant les boeufs, inventer avant de réguler... L'Europe va "gagner", bien sûr.
L'impuissance de l'Europe, persuadée qu'on peut devenir les premiers dans un champ de contraintes qu'on est les seuls à respecter.
L'impuissance des rétifs et des craintifs - c'est celle que je préfère - qui à chaque nouveau paradigme se mettent à courir comme des canards sans tête. La Fontaine disait aussi : (même) quand le mal est certain, la plainte ni la peur ne change le destin.
Finissons sur une note positive :
"Une nouvelle classe d'antibiotiques pour les bactéries Staphylococcus aureus résistantes aux médicaments (SARM) vient d'être découverte grâce à une intelligence artificielle entraînée sur plus de 39.000 composés." (Sciences et Avenir 2023)
"L'intelligence artificielle va prendre de plus en plus de place dans les futurs traitements contre le cancer. C'est l'un des enseignements de l’ESMO (European Society for Medical Oncology), l’un des plus grands rendez-vous des cancérologues mondiaux, qui se tient à Barcelone jusqu'au mardi 17 septembre." (France Info 2024)
Alors le reste...
Aradigme
11/02/2025 à 17:48
Bonjour,
Ceux qui régulent avant d'inventer ignorent évidemment tout de ce qu'ils régulent, puisque ce n'est pas encore inventé...
Salutations
Aradigme
roger destienne
10/02/2025 à 12:23
Matraque, corruption, racisme, vulgarité... on a demandé à Gemini ce qu'il pensait du bilan macronien et il est assez ok avec ces qlqs mots clés... on n'est pas tombé de notre chaise bordel à trous...
Pascal
10/02/2025 à 12:33
Encore une fois il gesticule avec frénésie dans ses délires de grandeur en se mettant en avant. Tout est bon à prendre pour se croire une lumière sous les projecteurs. J'en ai marre de voir ce malade.
Rose
11/02/2025 à 08:44
Alors, l'IA est championne dans la recherche contre le cancer mais si elle recherchait les causes comme les pesticides et autres ? Et l'ajout de 35 data centers (il y en a déjà 300) financés par qui ? Et le partage de l'eau pour les refroidir ? Et la pollution de ces énergies ? Quelqu'un y a pensé ?
C'est glacial tout ça, comme l'argent et la mort.
Rien que pour ces raisons, c'est non merci, je préfère le vivant.
J.Cutler
17/02/2025 à 07:38
Le progrès n'est jamais absolu, il est relatif. Qui plus est, il est initié par l'humain, d'où sa double relativité. Enfin il est "technique"....Un "malade" ayant refusé un examen "technique" le soumettant à radiations, est toujours bien portant...Alors, l'IA...Un traducteur professionnel a subi un "creux de vague" dans son travail, à cause de l'IA. Il a même pensé changer de métier...Tout est rentré dans l'ordre car l'IA faisait tellement de gaffes...Elle doit rester un outil modeste.