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Houris : les secrets d'écriture bien gardés du Goncourt de Kamel Daoud

En 2010, Houellebecq avait puisé dans Wikipedia pour nourrir La Carte et le territoire sans prendre le soin de mentionner ses emprunts. Et le roman obtint malgré tout le Goncourt. Quatorze ans plus tard, une Académie renouvelée a consacré le roman Houris de Kamel Daoud et... bis repetita

Le 18/01/2025 à 09:29 par Nicolas Gary

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18/01/2025 à 09:29

Nicolas Gary

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ActuaLitté

Démasqué par Slate, le flagrant copier-coller de Houellebecq valut à l’auteur et son éditeur Flammarion de vilaines sueurs froides, quand le PDF intégral du roman circula ouvertement sur la toile. La maison admit, bien qu’à demi-mot, une utilisation inappropriée de la licence Creative Commons qui structure l’encyclopédie en ligne. Au terme d’une splendide controverse, le romancier remercia officiellement Wikipedia et ses contributeurs d’avoir contribué à son ouvrage.

Houris, un Goncourt polémique

Mais Wikipedia, c’était le Web 2.0 : aujourd’hui, les réseaux sociaux inspirent — et révèlent : tout juste salué par l’Académie Goncourt, Daoud était accusé par Saâda Arbane d’avoir utilisé sa tragique histoire. La jeune femme, née en 1993 à Djelfa, avait miraculeusement survécu à une attaque terroriste qui avait coûté la vie à une grande partie de sa famille.

Mutilée à vie, cette Oranaise avait échappé à la mort par égorgement — une histoire bien connue dans la cité où vit cette sportive, surnommée « celle qui ne parle pas ».

Son histoire avait bel et bien servi à l’ensemble de la construction narrative de Houris, affirmait-elle. Et ce, alors qu’elle se serait confiée à l’épouse de l’écrivain, sous le sceau du secret médical. « Cela fait 25 ans que je cache mon histoire, que je cache mon visage, que je refuse qu’on me montre du doigt. C’est horrible », révélait-elle dans un entretien avec One TV, sur YouTube.

Rapidement, les éditions Gallimard, puis Kamel Daoud dénoncèrent une cabale, d’autant que le Salon International du Livre d’Alger avait refusé la présence de la maison centenaire — sans officiellement pointer du doigt le dernier livre de Daoud. « Procès médiatique », jurait l’auteur, voire « violentes campagnes diffamatoires », renchérissait son éditeur, Antoine Gallimard, convaincu qu’elles étaient « orchestrées par certains médias proches d'un régime dont nul n'ignore la nature ».

Inspiré, expirer

« Mon histoire était là, en moi, depuis des années, ce qui explique la vitesse de l’écriture d’Houris, comme une délivrance », attestait Daoud dans Le Point, répondant à ce qu’il qualifie de calomnie. « Cette jeune femme s’identifie à mon personnage, comme elle en témoigne sur les plateaux de télévision algériens. Aujourd’hui, elle m’accuse de lui avoir volé son histoire et d’avoir violé son intimité, et elle se retrouve exhibée par un régime en mal de sens. C’est une tragédie en deux actes : il y a le jour où on égorgea cette jeune femme, et le jour où elle a été utilisée dans une mise en scène. »

L’’origine de l’histoire interroge et divise, selon les opinions, mais qu’en est-il des inspirations du roman ? L’autrice Judith Bouilloc a communiqué à ActuaLitté des photos et captures d’écran, laissant entendre qu’à plusieurs reprises, Daoud a distillé des informations historiques émanant de posts diffusés bien antérieurement tant via Facebook que Twitter.

Houris, par un habile procédé narratif, fait ainsi état de massacres perpétrés en Algérie entre 1992 et 2000. Des références historiques à même de marquer l’esprit du lecteur. Si Kamel Daoud a volontiers parlé de ses « archives personnelles » et de ses « enquêtes de terrain » auprès des victimes de la guerre civile algérienne, les informations historiques retracées par le mouvement Ajouad n’auraient jamais été évoquées.

Cette organisation a vu le jour en décembre 2010 à l’initiative de Nazim Mekbel, le fils du billettiste et chroniqueur satirique Saïd Mekbel, assassiné le 3 décembre 1994 dans un petit restaurant d’Hussein Dey. Il était directeur par intérim du quotidien Le Matin.

Histoire d'une mémoire

Active sur les réseaux sociaux (Facebook, 24.000 membres, et X, 4500 membres), l'association documente l’identité et l’histoire des victimes du terrorisme islamiste en Algérie, ainsi que les principaux événements de la « décennie noire ». Par-delà la logique macabre du chiffre, Ajouad s’est donné pour objectif central l’humanisation des Algériennes et Algériens assassinés durant cette période. Derrière chaque chiffre, un nom, derrière chaque nom, une photo, un récit à relater, une histoire à documenter et à transmettre pour les générations futures.

Contactée, l'association Ajouad assure à ActuaLitté n'avoir « jamais donné l’autorisation à Kamel Daoud de reproduire nos parutions dans un roman ». L'écrivain aurait pourtant pris attache en mai 2024, sans que cette démarche n'aboutisse à l'époque – quel était l'avancement du roman, à cette date, dont la parution se fit le 15 août. Et pourtant, d'une page du roman à un post, difficile de jouer aux 7 erreurs...

La reprise des informations dans ces éléments postés à des dates nettement antérieures à la commercialisation de l’ouvrage ont conduit à une autre interrogation. De fait, le compte d’Ajouad diffuse également des éléments tirés d’une chronologie complémentaire, fruit d’un autre travail de recensement, par l’association Algeria Watch.

Multiplier les sources, discrètement ?

En effet, le militant des droits de l’Homme Salah-Eddine Sidhoum s'était lancé dans un travail similaire. Condamné à 20 années de prison par contumace en 1997, il était accusé d’« appartenance à un groupe terroriste et apologie d´actes terroristes » et acquitté en octobre 2003. Cette chronologie qu'il établit des massacres est devenue une référence – donc une source fiable.

Toujours dans cette tribune publiée dans Le Point, Kamel Daoud détaillait sa méthodologie : « Depuis des années, je collecte des informations, des vidéos et des photos, je mène des recherches et je contacte des familles. En juin 2023, j'ai fait des déplacements à Had Chekala, et j'ai consulté des archives. » 

Le lecteur ne trouvera cependant aucune référence dans l'ouvrage au travail de l’association Algeria Watch et à la chronologie de Salah-Eddine Sidhoum.

Ni contactés ni sollicités

Salima Mellah, membre de l’association Algeria-Watch créée en 1997, à l’origine de la publication de cette chronologie, répond sans hésiter : « Kamel Daoud ne nous a pas contactés ni sollicités pour reproduire ces éléments. »

Cette documentation, qui « répertorie les massacres, quels qu’en soient les responsables », insiste-t-elle, nécessita pourtant un travail méticuleux. Débuté dès 1996, en lien avec des personnes basées en Algérie, ce funeste inventaire s’appuyait sur des témoins locaux, des avocats, mais également des articles de presse, compilés et vérifiés, issus de journaux algériens ou internationaux. 

Précieux, au point d’avoir été communiqué par Algeria-Watch au Conseil des droits de l'homme dans le cadre de l'examen périodique universel de l'Algérie. « Il ne s’agit pas d’un document officiel du Conseil ou de l'ONU. Il émane de notre association. Mais, de la sorte, l’ONU en garde une trace », poursuit Salima Mellah.

Et d’ajouter : « Ces massacres, en particulier les plus grands d’entre eux, représentent le tabou des tabous. Grâce aux travail acharné des familles et des avocats, les personnes disparues suite à des arrestations ou enlèvements par des agents de l’Etat ont obtenu une forme de reconnaissance de l’État, il est également possible d’évoquer la torture. L’État serait “responsable, mais pas coupable” selon la devise officielle. » 

« Que le romancier se soit servi de cette liste pour étayer ses thèses est dérangeant. D’abord parce que contrairement à ce qu’il prétend, parler de la “tragédie nationale”, selon la terminologie officielle, n’est pas interdit mais sert en réalité à occulter la part de responsabilité de l’État dans ces crimes et répéter que les islamistes en sont les seuls responsables. » 

« Ce qu’interdit l’article 46 de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale c’est de remettre en question cette version officielle en s’interrogeant sur les véritables commanditaires de nombreux massacres, et l’identité de certains groupes armés qui les ont commis. »

« L'article 46 de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale en Algérie prévoit des peines de 3 à 5 ans d'emprisonnement et une amende de 250.000 à 500.000 DA pour toute personne utilisant la tragédie nationale pour nuire aux institutions de l'État, ternir l'image de l'Algérie ou discréditer ses agents. Les poursuites sont automatiquement engagées par le ministère public, et en cas de récidive, les peines sont doublées. L’article s’inscrit dans le “chapitre sixième : mesures de mise en œuvre de la reconnaissance du peuple algérien envers les artisans de la sauvegarde de la République algérienne démocratique et populaire”. » 

Recopie fidèle, mais plagiat ?

Soumis à une avocate, les passages relèvent d'une utilisation manifeste des documents précités, reconnaît-elle. Mais difficile de déterminer si, juridiquement, le procédé serait susceptible d’être condamné au titre de la contrefaçon. De fait, l’originalité de la forme, critère de protection par le droit d’auteur, serait considérée comme posant question dans la mesure où la forme est traitée comme une information brute « avec une forme stylistique à l’os ».

« Il aurait été intellectuellement préférable et éthique que la source soit citée a minima dans les remerciements ou dans une bibliographie de fin d’ouvrage », souligne l’avocate. Il semblerait toutefois que cette méthode pourrait en revanche constituer un parasitisme économique « au sens où Kamel Daoud se serait placé sciemment dans le sillage des associations ayant collecté ces informations, afin de profiter sans bourse délier de leurs investissements », nous précise une consoeur. 

De fait, fort de son prestigieux prix, l'ouvrage s'est écoulé à plus 366.000 exemplaires à date (donnée : Edistat). L’approche trouble d’autant plus que certains passages trouvent un écho avec les tragédies relatées, mais dans des versions cette fois reformulées. Pourquoi avoir procédé tantôt à une reformulation et tantôt non, comme on le constate dans les exemples relevés ci-dessous ?

Selon la secrétaire générale des éditions Gallimard, Karina Hocine, ces « découvertes étonnantes » se résument à « des informations brutes sur des faits historiques publics, précédemment parues dans la presse, et que ces associations ont elles-mêmes reprises, sans citer leurs sources ». 

Réjoignant l'analyse juridique faite, elle considère qu'elles « ne donnent prise à aucune appropriation par le droit d’auteur. Elles se limitent à quelques occurrences et s’inscrivent dans le cadre du travail sur les personnages ». Et de conclure : « En outre Kamel était en contact avec ces associations qui n’ont jamais revendiqué aucun droit. » 

Crédits photo : ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

Par Nicolas Gary
Contact : ng@actualitte.com

123 Commentaires

 

Jean Drogo

18/01/2025 à 10:07

Bis repetita ? Indéniablement, dans les attaques perpétrées contre le Goncourt 2024.
Cette fois-ci, elles proviennent non du côté obscur de la Méditerranée mais d'une autrice qui a grandi sur nos rivages à nous.
J'ai dû mener ma propre enquête pour découvrir pourquoi c'est en stéréo que cette petite musique, qui ne tient pas du hasard, se diffuse désormais.
Et comme Sherlock avant moi, ou bien avant, comme Archimède, je pus m'écrier rapidement : Eurêka, mon cher Watson !
Madame Judith Bouilloc tient un blog sur Mediapart...

Team ActuaLitté

18/01/2025 à 10:46

Bonjour
Réflexion déplacée, que nous avons validée pour vous le faire remarquer.
Et prévenir les vélléités de commentaires similaires.
Si vous n'avez rien à apporter sur le fond du sujet, merci de ne pas polluer les espaces de commentaires.

Jean Drogo

18/01/2025 à 13:56

Il m'est apparu, à moi, qu'il s'agissait bien du sujet, dont ces histoires de vie ou de textes volés ne sont que les ombres projetées sur le mur de la caverne.
Le véritable théâtre des opérations se joue à l'extérieur, dans le monde politique, où une Algérie meurtrie par la France, depuis que celle-ci a reconnu la marocanité du Sahara occidental, fait feu de tout bois pour discréditer la France. Daoud, Sansal, ayant pris son parti, figurent parmi les premières bûchettes de ce brasier naissant.
Et tous les influenceurs mobilisables, des deux côtés des rives méditerranéennes, sont enrôlés pour tenir les poignées du soufflet.
La duperie n'étant pas mon fort, je ne peux que vous assurer de ma difficulté à créditer ces jeunes exégèses d'une profonde sincérité littéraire.
Et je suis fort triste que vous ayez pu prendre l'expression de mon point de vue pour une atteinte à votre environnement.
Bien à vous.

Wlid16

18/01/2025 à 16:26

Veuillez revoir votre chronologie mister ! Le torchon de Kamel Daoud est sorti bien avant le reconnaissance macronienne de la solution marocaine et le tollé qu'il a suscité n'a rien a voir avec cette affaire politique mais repose sur des faits avérés de plagiat et d'instrumentalisation de la tragédie algérienne !
Dommage que toute votre prose soit au service d'un mensonge !

Jean Drogo

18/01/2025 à 19:38

Chronology walk with me...

1. Soutien français au plan marocain pour le Sahara occidental (avec pour conséquence le retrait immédiat de l'ambassadeur algérien en France) : 30 juillet 2024.
https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/maroc/emmanuel-macron-appuie-le-plan-marocain-pour-le-sahara-occidental-seule-base-de-reglement-du-conflit_6695769.html

2. Prix Goncourt à Kamel Daoud : 4 novembre 2024.

3. Interview de Saada Arbane à One TV, chaîne algérienne : 15 novembre 2024.
Interview où l'on apprend qu'une plainte a été déposée, après la parution du livre... en août !
https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/livres/deux-plaintes-contre-kamel-daoud-accuse-davoir-vole-lhistoire-de-houris-prix-goncourt-2024-20-11-2024-YUAAWH2M6RDU7OL4564UHWXIJ4.php

4. Arrestation de Sansal : 16 novembre 2024.





Copier Coller

19/01/2025 à 14:55

Lire la critique d' Houris par Tahar Ben Jelloun, écrivain marocain et membre de l'Académie Goncourt dans la presse parue le 22 juillet 2024 . Soit un mois avant la sortie de Houris
https://fr.le360.ma/societe/ces-generaux-qui-naiment-pas-les-ecrivains_XBWNEIUDOZBCFH7FBJVV73WK6A/?fbclid=IwY2xjawHIUsdleHRuA2FlbQIxMQABHVbqFLOPLvS8iYMlUg93VMn3QySYsT9c2S_blEGIgET9c-8f_lJI1bRrPQ_aem_0zJo2foOdAXhw4tCgCAsHg

Citation de Tahar Ben Jelloun "Il est vrai que le roman est un peu long, que parfois on en a assez des scènes d’horreur, mais on se dit que c’est la vérité et que tout le monde est en droit de la connaître. Un jour, peut-être, et grâce à la littérature, un procès pour «crimes contre l’humanité» sera intenté à une armée et à des militants fanatiques."

Il faut aussi écouter son interview sur France Inter du 7 octobre où il affirme que la cause du Sahara marocain est une cause sacrée et qu'il a fait pression sur Brigitte Macron pour cette reconnaissance.

En France il semble donc acté qu'on puisse faire la promo d'un livre avant même qu'il soit sorti tout en étant juré Goncourt et partisan avéré d'une grande cause politique. La vérité monsieur c'est que lorsque la littérature devient une arme politique. C'est la mort du roman. Ce prix Goncourt 2024 est un grand deshonneur pour la France et pour l'Algérie. Cet article sur les méthodes d'écriture de Kamel Daoud le démontre magistralement. Merci à Nicolas Gary.

Jean Drogo

19/01/2025 à 21:46

Une fois n'est pas coutume, je laisse, pour le roman, Sartre vous répondre :
- La littérature vous jette dans la bataille ; écrire c'est une certaine façon de vouloir se libérer ; si vous avez commencé de gré ou de force vous êtes engagés.

Et pour l'Algérie et pour faire bonne mesure, je vous sers un petit Camus :
- Quelle que soit la cause que l'on défende, elle subira un déshonneur permanent si l'on recourt à des attaques aveugles contre des foules d'innocents.




Samsam

20/01/2025 à 19:54

Manifestement, par les emprunts multiples à la vie d'une des victimes non-citée, par les emprunts multiples à des associations qu'il ne cite pas, Daoud a fait non pas un plagiat une fausse autobiagraphie d'une victime qui voulait garder à tout prix son malheur. C'est un vol des plus méprisables. Et qu'il soit soutenu par un Tahar Ben Jelloun qui serait au mieux avec madame (ou monsieur) Brigitte, second terme d'une royauté détesté dans tout le pays ne peut qu'enfoncer un peu plus Douad dans l'enfer des faussaires.

Loreline

23/01/2025 à 20:45

Merci à Nicolas Gary et à ActuaLitté de faire le travail que la presse mainstream ne fait plus.
Cet article vous honore.

nadiazah@ucm.es

20/01/2025 à 14:14

BRAVOO!

Jean Paul Mariani

23/01/2025 à 00:04

Jean Drogo tu lui mets un copier coller sous les yeux. Il hurle que c est un complot algérien. Non mon pote c'est juste Kamel Daoud qui est une grosse feignasse. Je sais c'est dur à reconnaître mais c'est la vérité.

Judith Bouilloc

30/01/2025 à 16:00

Cher M. Drogo, N'hésitez pas à faire un tour sur mon blog. Vous apprendrez d'autres informations " étonnantes" sur Kamel Daoud et sur son oeuvre, selon les termes de Gallimard.
https://blogs.mediapart.fr/judith-bouilloc/blog/241224/affaire-saada-arbane-contre-kamel-daoud-ressources

Actualisant

18/01/2025 à 11:04

Mais cette réponse de Gallimard, quelle précieuse pépite !
Pour résumer :
Nous sommes parfaitement au courant du procédé de notre auteur et savons pertinemment chez qui il est allé piocher, avec ou sans leur autorisation – mais cela qu'importe.
Et nous les connaissons au point de vous assurer que ces associations ne citent pas de sources : pourquoi voudriez vous que notre romancier star s'abaissent à remonter le niveau que nous déplorons.
Il ne manquerait plus que le couplet un peu paternaliste (ou maternaliste, ici), invitant la presse à ne pas publier un sujet dont l'intérêt est finalement dérisoire en regard de la grandeur de l'écrivain concerné et de la petitesse de ces gens qui ont servi à alimenter son ouvrage.

AD-MI-RA-BLE !

Charlie455

18/01/2025 à 23:52

Gallimard : vu et s'en tape.
La littérature assassinée.
On n'oubliera pas.
Merci ActuaLitté.

Marie-Lise Kieffer

19/01/2025 à 00:00

Le peintre dévorant sa femme aux editions Stock par Kamel Daoud .

Page 33 "Cette nuit d’octobre au musée, à Paris cœur de l’occident, j’ai pressenti, étrangement, comment un homme pouvait manger une femme, réellement, dessiner son crime, le confesser et être admiré pour ce cannibalisme déstabilisant. "

p 60 " La morsure du vampire est un supplice partagé entre lui et sa proie. Car le vampire est un prisonnier. Il ne peut vivre sans sucer le sang d'autrui et, ce faisant, il multiplie ses propres reflets en les contaminant, des vampires comme lui, donc sa solitude en extension, son sort de Narcisse qui ne peut jamais assouvir une fois pour toutes sa soif. L'autre, dans ce narcissisme du sang, étant une source de chair, pas d'eau, où il contemple son reflet, son image, démultipliée par la trace de ses dents pointues. "

Kamel Daoud tel qu'en lui même, prédateur et vampire. Violant la vie d'une femme, et pillant le tombeau des morts. On ne félicite pas Gallimard qui prend les lecteurs pour de parfaits abrutis.

Nadia

20/01/2025 à 14:40

Bonjour,
Pour ma part, je n'ai pas lu ce livre, le Goncourt de la honte, ni le lirai jamais. Je suis algérienne et algéroise, je connais très bien la tragédie que nous avons vécu en Algérie, surtout à Alger dans le décennie noire.
Je n'ai pas besoin que le nouveau citoyen français Mr. Daoud me raconte mon histoire et ma tragédie, se basant primo sur l'histoire tragique d'une rescapée de guerre sans son consentement et secondo copiant des informations sans citer leur source.
"Palabras: con ellas puedes hacer y deshacer lo que quieras." Elena Ferrante. (les mots: avec eux tu peux faire et défaire ce que tu veux.
À bon entendeur...
Merci Actualité.
Vive L'Algérie.
Nadia

Abdul

27/01/2025 à 08:30

L'Italienne Elena Ferrante écrit en espagnol ???

Nadia

27/01/2025 à 13:31

Bonjour,
Non elle écrit en italien, mais je lis ses livres traduits à l'espognol.
Vive l'Algérie.
Nadia

Wilhelm Meister

18/01/2025 à 12:45

Bis repetita …. Passionnant de décortiquer les sources du roman , ça servira sûrement en édition Pléiade , le livre ( remarquable ! ) s’est déjà vendu à plus de 400000 exemplaires , espérons d’autres ouvrages de l’auteur à ce niveau de LITTÉRATURE , car nous sommes ici sur un site pour les passionnés de Belles Lettres .

Team ActuaLitté

18/01/2025 à 14:37

Bonjour
366.000 et quelques exemplaires selon Edistat.
Et il s'agit d'honnêteté intellectuelle quand on se sert de sources, plus que d'appareil critique...

Rime

20/01/2025 à 11:30

Ce livre bien exposé dans les rayons des grandes surfaces ne se vent pas.

Prix Vautour 2024

19/01/2025 à 22:30

Qu'avez -vous trouvé de remarquable dans ce roman monsieur ? On aimerait beaucoup savoir.
L erotisation permanente du corps de l'héroïne ?
La reification du personnage reduite à sa canule ? L'absence de dialogue ? Les personnages fantomatiques sans l'ombre d'un travail sociologique ou même logique ? Les monologues d'une longueur et d'un radotage ennuyeux ? Le point de vue unique et unilatéral sur une guerre qui a fait des centaines de milier de morts ? Le côté historique mais sans personages historiques ? Sans bibliographie ? Sans citation ?
Ah oui, il y a la scène d egorgement remarquablement detaillée, et la scène chez le gyneco islamiste, les viols, la cruauté gratuite permanente. La description de l'Algérie comme un enfer. Aucune place pour la nuance , la sociologie ou une mise en perspective historique.
Par contr ce Goncourt atteint un niveau de scènes malsaines et horrifiques assez exceptionnel.... ne pas pas confondre littérature et racolage.

Kamel Daoud , finira dans les poubelles de l'Histoire littéraire.

FredEx

18/01/2025 à 12:57

Avez-vous entendu parler du collage ?
Avez-vous entendu parler du montage ?

Yann345

18/01/2025 à 23:47

Il y a les liens avec les numéros des pages. Il suffit de cliquer en fait.

Arthur Loudun

18/01/2025 à 23:50

Mais quelle honte pour Gallimard et l'Académie Goncourt, au moins une dizaine de passage copiés collés dans le Goncourt 2024. Libraires, il faut boycotter Houris.

Salah Ziad

18/01/2025 à 14:24

En Algérie, on déplore l existence des faux moujahidines. Mais voilà que KaDa l imposture, sobriquet attribué à la personne concernée, innove en s inventant impliqué dans le combat contre le terrorisme islamiste. Il devient chef de file des faux combattants contre le terrorisme. Son déplacement à Had Chkala, pour couvrir la tuerie pour le compte du Quotidien d Oran, n a pas excédé 30 mn. C est notoire au niveau de la profession à Oran.
En tant que journaliste. KaDa l imposture excelle dans la formule. Et la compilation. Il ne connaît pas ce que c est le terrain. D ailleurs, il est chroniqueur. IL ignore le siège des associations qui ont pignon sur rue à Oran et ose prétendre avoir effectué des déplacements chez les familles des victimes de territoire dans la région de Relizane. Mensonge. Preuve supplémentaire de son mépris et son peu de considération pour son lectorat dans l Hexagone. Parce qu à Oran, et en Algérie, ses lecteurs se comptent par centaines tout au plus.
Je termine par un petit rappel. Tahar Ben Djelloun, goncourisé lui aussi et membre de l Académie du même nom, à signé un opus sur Tazmamert, le fameux bagne où Hassan II envoyait les opposants de son règne. Alors Qu il ne connaissait même pas l emplacement exact de cette tristement célèbre prison.

Juba

18/01/2025 à 15:49

Ah, ça n'a pas raté, voilà qu'il parle du Maroc, c'est une obsession chez l'algerien.

Zuad

19/01/2025 à 14:28

Ziad, cite Tahar Bendjelloun car celui-ci est venu au secours de ce Kamal Daoud en déclarant qu'il est mérité et qu'il n'y a rien de politique dans l'attribution du Gancourt 2024. L'obsession de l'algérie est cherchée du côté du makhzen qui ne rate pas une occasion de dénigrer l'algérie. Puisqu'on parle de Tahar Bendjelloun et son soutien à Kamel Daoud et à la cause féministe que ce dernier défend, sachez que son nom a été cité dans une affaire d'esclavagisme moderne en 2000.Decide

A

28/01/2025 à 05:40

Il n'a pas pas parle du maroc mais de tahar benjelloune , faire diversion c'est votre sport favori , si vous n'apporter rien au debat il vaut mieux s'abstenir de faire des commentaires qui revelent votre niveau , un salarie qui reagit automatiquement a certains mots.

Khodja

01/02/2025 à 06:14

Non monsieur ce n'est point une obsession chez l'algérien. Une généralisation d'un sujet -esclave.Il a parlé de Tahar Benjelloun,le dévoué du grand prédateur des richesses des marocains.

taharboughilas@gmail.com

18/01/2025 à 18:42

Écoutez ce type a été condamné en 2017 pour violences conjugales par le tribunal d Oran a 6mois de prison avec sursis il aurait frappé sa femme avec un bâton et lui aurait arraché une touffe de cheveux elle est belle la mirabelle chez Gallimard

Copie colle et cogne et on te filera le Goncourt

19/01/2025 à 21:38

Oui et la copie du verdict du Tribunal d’appel d’Oran, en date du 8 décembre 2019, condamnant Kamel Daoud à un an de prison ferme pour avoir frappé et blessé à l’arme blanche son ex-épouse à Oran est ici https://www.afrique-asie.fr/si-tu-veux-etre-selectionne-pour-le-prix-goncourt-cognes-ton-ex-femme/

MEKRI

18/01/2025 à 19:04

Mr Daoud, en dépit des éléments factuels, continue de crier au complot ou kabbale pour se dérober et nier l'évidence. Un de ces éléments factuels est qu'il a dédicacé un exemplaire de son ouvrage à Saada Arbane et qu'il a invité chez lui pour lui proposer d'utiliser son histoire. Cette invitation s'est faite par le biais de son épouse, psychiatre de Saada. A-t-il dédicacé son livre à toutes les victimes ?

Littérature

18/01/2025 à 19:32

Ce commentaire a été refusé parce qu’il contrevient aux règles établies par la rédaction concernant les messages autorisés. Les commentaires sont modérés a priori : lus par l’équipe, ils ne sont acceptés qu'à condition de répondre à la Charte. Pour plus d’informations, consultez la rubrique dédiée.

Cyril Balcon

19/01/2025 à 04:10

Ce commentaire a été refusé parce qu’il contrevient aux règles établies par la rédaction concernant les messages autorisés. Les commentaires sont modérés a priori : lus par l’équipe, ils ne sont acceptés qu'à condition de répondre à la Charte. Pour plus d’informations, consultez la rubrique dédiée.

Edco

19/01/2025 à 11:20

Bon ben .. Houris soit qui mal y pense...( panse ..)...
Marjane rend sa légion ...
Ptet que Kada devrait rendre son prix ?!!! En tout cas , en cas de vote ici bas , ya des chances ...🤔😭

Pierre la police

19/01/2025 à 13:57

De toutes façons, on s'en tape. Tout le monde copie tout le monde. Ravalec écrit avec Chatgpt. Tout fout le camp, mon bon monsieur ! J'ai même recopié un roman de Mélissa da costa et l'ai présenté à un éditeur comme le nouveau Don Quichotte et il m'a dit : "Mon Pierrot, c'est du lourd, ça va faire frissonner les classes moyennes un peu cultivées qui lisent Vuillard ".

J.Cutler

19/01/2025 à 12:53

Peu m'importe plagiat ou non, prix (récompense) ou non, quand j'ai la chance, le bonheur de lire ENFIN un VRAI écrivain, je ne me pose AUCUNE question.

Un vrai écrivain

19/01/2025 à 21:34

Un vrai écrivain qui crache sur l'Algérie et sur les arabes. C'est en effet très très précieux ! Surtout en ce moment où l'Algérie nous les brise tant. En plus il revèle au monde l'horreur de la guerre civile comme à peu près une centaine de romanciers algeriens avant lui ( mais chut, ça les medias français et Gallimard ne veulent pas en parler ! ) . Peu importe que Kamel ait battu son ex-femme, qu'il ait fait partie du FIS ( front islamique du salut ) mouvement qui a egorgé et violé des femmes pendant la decennie noire. Kamel daoud n'est pas monté lui même au maquis mais il a prêché pour que les autres aillent faire le sale boulot. Peu importe que Kamel Daoud ait violé l'intimité d'une vraie victime du terroriste, Saada Arbane, peu importe qu'il ait copier coller sans autorisation le travail acharné de deux associations de victimes du terrorisme . La fin justifie les moyens ! Il faut absoudre Kamel Daoud de tous ses crimes, car on reconnait tous en lui un vrai écrivain !

J.Cutler

20/01/2025 à 16:40

A vous lire vous êtes exclu. Des vrais écrivains. A l'extrême rigueur un (mauvais) journaliste.

A

28/01/2025 à 06:20

Daoud a tout compris il s'est mis du cote du manche et si maintenant les damnes de la terre veulent avoir le meme traitement que ceux comme disait jules ferry des races superieures , lui qui comme daoud considerait les femmes comme un accessoire indispensable c'est que le monde a bien change.

Maussade

19/01/2025 à 12:57

Si j'ai bien tout compris...

1) Kamel Daoud a inventé de toutes pièces cette histoire
2) Le gouvernement algérien a monté un complot contre lui pour se venger de la position de la France sur le Sahara Occidental
3) Le Jury Goncourt est blanc comme neige depuis sa création
4) Gallimard défend la littérature, la liberté d'expression et de création et en aucun cas ses intérêts commerciaux ni ne fait du lobbying...!

5) J'ai tout bon?

moije0682

19/01/2025 à 13:38

Bonjour,
D'abord, sur un site dit "littéraire", on est surpris de lire "KABBALE" à la place de "cabale". Le mot utilisé se réfère à une théorie ésotérique, d'origine juive si je ne dis pas de bêtise, alors que le mot français est "cabale". Du coup, on se pose quand même des questions sur l'auteur de l'article.
Sinon, concernant DAOUD, lisez le blog du grand reporter Jacques-Marie Bourget, qui vous dira tout de l'imposture de ce personnage, qui défend les femmes algériennes après avoir été condamné à Oran pour avoir battu la sienne, ou d'avoir inventé les viols en série de Cologne, bref un redoutable affabulateur placé là par le grand patron BHL pour taper sur ses concitoyens. Mais tout cela, vous le trouverez bien expliqué sur le site de J.M. Bourget.

Team ActuaLitté

19/01/2025 à 18:47

Merci de votre observation, l'erreur a été corrigée, sans aucune mystique.

Liliane Bourdin

19/01/2025 à 14:21

Comme professeure de français, je suis atterrée. Chaque année j'explique à mes élèves que je ne veux pas de copier coller wikipedia dans les copies. Qu'ils doivent reformuler, écrire par eux-mêmes , que dans le cas d'une citation, ils doivent impérativement mettre des guillemets, et citer leur source. Que vont ils me répondre ? "oui mais Madame le Prix Goncourt l'a fait dans son roman Houris . Alors pourquoi pas nous ? ". Kamel Daoud est journaliste, il me semble, comment peut-il ne pas mentionner ses sources ? C'est la base de son métier. Et Gallimard qui cautionne. J'espère que l'Académie Goncourt va réagir. Pierre Assouline que j'admire tant ne peut accepter ça.

Rime

20/01/2025 à 11:38

Assouline dont vous parlez est le principal instigateur de cette énorme manipulation et on dit même qu’il y aurait eu l’intervention du président Macron pour que forcer Daoud à publier son livre malgré les réticences du journaliste politique inquiet des réprobations que ça risquait de susciter une fois découvert le plagiat.

Edco

20/01/2025 à 11:52

Ya quelqu un qui m a dit.....à c qui paraît....😂😂😂😂

m jego/ Mariana

19/01/2025 à 14:26

Effectivement, c'est regrettable qu'il n'ait pas cité le travail de ces associations, ni précisé quelle était l'origine de ces groupes terroristes (islamistes ou d'état), mais je reconnais à Kamel DAOUD le mérite de nous avoir fait connaître ces faits horribles que j'aurais, comme beaucoup en France ou ailleurs, totalement ignorés. Ces massacres de gens ordinaires et surtout innocents sont à dénoncer, quoiqu'en dise le gouvernement. D'ailleurs, pourquoi le gouvernement algérien ne veut pas que l'on en parle, ne veut pas que l'on s'en souvienne ???

Lisez les autrices algériennes

19/01/2025 à 21:07

Des dizaines d'autrices algériennes ont écrit sur la décennie noire. Il y a eu des romans, des films , des essais. C'est juste que la critique française s'en tape. Dernièrement Amina Damerdji, autrice algérienne qui a publié l' excellent roman, bientôt les vivants paru en 2023. Chez Gallimard !!!!! Cela ne s'invente pas !!!! C'est ça qui est reproché à Kamel Daoud, clamer partout qu'il est un héros, un grand resistant, qu'il a brisé le tabou de la Guerre civile algérienne . Lui tout seul. Et qu'il est persecuté par le pouvoir algérien pour cela. Alors qu'il est juste un menteur, un pilleur et un pro du copier coller.

Pierre KALMAR

19/01/2025 à 14:46

Bonjour à tous et à toutes,
Dans mes livres, il m'arrive de citer d'autres auteurs ou de me référer, par exemple, à un article de Wikipédia. Lorsque cela m'arrive, je prends toujours soin de noter mes sources en fin de volume, dans une rubriques que j'intitule "Principales références". Cette année, j'ai d'ailleurs augmenté le montant de mon don annuel à Wikimédia, afin de les remercier à mon modeste niveau.
Je suis tout de même étonné qu'autant de personnes accordent du crédit à des livres qui obtiennent le prix Goncourt.
La plupart des auteurs et des autrices qui parviennent à intégrer de grandes maison d'édition sont soit des génies, des novateurs, soit, le plus souvent, d'abominables arrivistes qui ont fait appel à leur réseau relationnel.
Mais cela nous détourne des vraies qui sont les suivantes :
- pourquoi feindre de croire qu'un Goncourt est forcément un bon livre ?
- comment 360 000 personnes sont-elles assez moutonnières pour acquérir un livre de ce genre alors qu'il existe tant de vrais livres, de vrais auteurs ?
Je me limite à deux questions.

Pierre KALMAR

01/03/2026 à 19:54

Je réponds à mon propre commentaire.
Depuis ce message, j'ai lu l'ouvrage en question et j'ai été séduit par la prose éblouissante de l'auteur.
Son écriture métaphorique et poétique est d'une telle richesse que l'histoire elle-même est passée au second plan.
Je me suis surtout centrée sur la qualité de l'écriture.
Je fais partie des personnes qui sont capable de remettre en cause leur point de vue.


Edco

01/03/2026 à 23:20

Et oui .....comme quoi toujours lire le livre avant ......les a prioris. C est agréable , voire beaume au cœurable de voir des gens honnêtes....en plus , après ....13 mois ....bravo..

Lightman

19/01/2025 à 15:00

Un auteur a copié/collé deux ou trois phrases sur le web ?
Wouaaaahh ! Mazette ! Une belle tempête dans un verre d'eau !
En 2025, il faut moins de 10 secondes pour copier/coller un paragraphe et demander à chatGPT de le reformuler, ce qui rend l'emprunt indétectable. Au moins là, on peut tracer la source.
Il va falloir s'habituer et mettre à jour votre système d'exploitation.

Voici une version réécrite par chatGPT de ce commentaire :
"Un écrivain a repris quelques phrases glanées sur internet. Et alors ? Il faut bien s'occuper.
En 2025, il suffit de dix secondes pour copier un paragraphe, le balancer dans ChatGPT et récupérer une version méconnaissable. L’origine, au moins, reste accessible.
Il faudra bien s’y faire. Le monde avance, avec ou sans vous."

Et sa traduction en hébreu :
"סופר לקח כמה משפטים שמצא באינטרנט. אז מה? צריך הרי להעביר את הזמן.
בשנת 2025, לוקח עשר שניות בלבד להעתיק פסקה, להדביק אותה ב-ChatGPT ולקבל גרסה שאי אפשר לזהות. לפחות במקרה הזה, המקור עדיין נגיש.
תצטרכו להתרגל. העולם ממשיך להתקדם, איתכם או בלעדיכם."

Maussade

19/01/2025 à 19:20

Lightman, en Hébreu... C'est du lourd!
Ils sont vraiment partout!
Signé Maussade :))

Kamel le gros boulet

19/01/2025 à 21:21

Merci pour la démonstration.
Ça prouve surtout l'infinie stupidité de Kamel Daoud. S'il avait la flemme de reformuler ses emprunts, il n' a même pas été foutu d'utiliser chat GPT pour reformuler ses copiers collers qui auraient pu passer inaperçus.
Et que dire de l'éditeur qui n'a même pas passé le texte qu'il presentait au Goncourt à un logiciel detectant les copier collers venant d'internet. De l'amateurisme absolu. On applaudit très fort Gallimard !!! Soutien aux auteurs qui passent des années à écrire un roman pour un retour financier merdique, ces auteurs qui mourraient de honte à l'idée d'un copier coller et qui n'auront jamais le millième de l'exposition mediatique de Kamel Daoud, le gros boulet.

Antonin

20/01/2025 à 10:15

J'aime bien le "Il faut bien s'occuper", juste ce qu'il faut d'à-côté de la plaque.... ou peut-être pas.

Actualisante

20/01/2025 à 11:55

Lightman, la "reformulation" de votre félin péteur est problématique : elle ajoute à votre commentaire du sens qui n'y est pas à au moins deux endroits, enlève les exclamations sarcastiques, ce qui modifie le ton. La phrase "L’origine, au moins, reste accessible" est incompréhensible alors que la phrase d'origine était très claire.
Je n'ose pas imaginer ce que donne une traduction si l'IA n'est même pas capable de reformuler des propos (excusez-moi) simples.

mathias lair

19/01/2025 à 15:17

Oh la fôte ! Votre cabale n'est pas une Kabbale !

Rime

19/01/2025 à 16:40

À partager …

Boycottons Houris de Kamel Daoud : Une pétition pour la justice et l’éthique intellectuelle et médicale | Atipik TV

https://atipik.tv/boycottons-houris-de-kamel-daoud-une-petition-pour-la-justice-et-lethique-intellectuelle-et-medicale/

Juliette

19/01/2025 à 17:02

Je pense qu’un auteur a le droit de de servir de documents historiques et journalistiques pour nourrir sa fiction. Je ne le crois pas tenu d’évoquer systématiquement à la fin de son livre les sources où il a puisé ; ce peut être une courtoisie mais seuls les ouvrages du genre historique sont traditionnellement obligés de donner leurs références. M. Daoud écrit un roman, il peut, à mon sens, s’inspirer de faits réels sans être déshonoré ni poursuivi. J’exprime ici mon opinion de lectrice et de professeur de littérature.

Philippe

19/01/2025 à 20:17

Bien sûr, mais entre s’inspirer ou citer et recopier, il y a tout un abysse qu’un auteur digne de son art refuse de franchir.
Pire encore lorsqu’un éditeur dont le travail fondamental est d’aider à soutenir la rigueur littéraire de l’œuvre qu’il propose s’en lave les mains — en osant tout au moins espérer que ce ne soit pas au seul nom du débit des ventes.

Vive le copier coller

19/01/2025 à 22:45

Ah oui et comme professeur vous encouragez aussi vos élèves à copier coller des textes trouvés sur internet dans les copies qu'ils doivent vous rendre ? C'est de cela dont il s'agit. Non seulement Kamel Daoud n'a pas cité ses sources mais en plus il a copié collé servilement sans changer un seul mot de ses emprunts. Excusez moi de trouver ses méthodes affligeantes et indignes d'un écrivain.

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La vulnérabilité comme langage commun des années 2020

Que raconte, au fond, cette Sad Girl Literature ? D’abord une expérience vécue — solitude, précarité affective et matérielle, hyper-conscience de soi — qui n’est pas que « triste ». Elle est politique (dans la manière de décrire le corps face aux normes), économique (dans la façon de détailler l’épuisement au travail), médiale (dans l’imbrication du récit et des réseaux).

20/08/2025, 13:30

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Redéfinir l’expérience de lecture à l’heure du livre numérique accessible

Aujourd’hui encore, plus de 2/3 des livres numériques jeunesse sont produits dans des formats qui reprennent fidèlement la mise en page de leur version imprimée. Une solution rassurante pour les éditeurs, car elle garantit que le rendu visuel reste intact. Mais ce choix interroge sur leurs stratégies numériques, notamment par l’inclusion de ceux qui présentent des troubles (dys…), devenue une exigence majeure.

19/08/2025, 11:28

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Sad girl lit : mode fugace ou symptôme durable ?

Tour à tour caricaturé en littérature de l’ennui chic et célébré comme le miroir des tourments contemporains, le « sad girl lit » n’en finit pas de provoquer. Accusé d’uniformiser l’expérience féminine, il est aussi le terrain d’expérimentations queer, de fables cannibales et d’utopies « hopepunk ». Symbole d’une génération qu’on dit mélancolique, ce label concentre surtout les fractures d’une critique en quête de nouveaux horizons.

19/08/2025, 11:18

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Marketing de la vulnérabilité : BookTok et Sad Girl Lit, les usines à émotions

Difficile d’évoquer la diffusion du phénomène SadGirlLit sans parler de BookTok. En 2021, les ventes de livres imprimés aux États-Unis ont atteint un sommet historique (825 millions d’unités) — l’analyste NPD citée par le World Economic Forum pointait explicitement l’effet TikTok et la création de rayons « BookTok made me buy it » chez des chaînes comme Barnes & Noble.

18/08/2025, 08:00

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Pour une politique commune du jeu en tant que pratique culturelle

Le domaine du jeu, qu'il soit de société ou vidéo, accueille aujourd'hui de nouveaux publics, et se trouve de plus en plus légitimé au sein des pratiques culturelles. Ludothèques et médiathèques le rendent plus accessible, tandis que les professionnels assurent une indispensable médiation. L'Association des Bibliothécaires de France (ABF) et l'Association des Ludothèques Françaises (ALF) appellent, dans un texte reproduit ci-dessous, à une politique publique ambitieuse pour affirmer la place du jeu dans les lieux culturels.

11/03/2026, 11:29

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Un Cultura à Forbach : “Pourquoi faire ?”

L'enseigne de produits culturels et créatifs Cultura pourrait s'inviter prochainement à Forbach, en Moselle, après la cession d'une parcelle à Valimmo, la société foncière du groupe. La Librairie-Pâtisserie Autonome, installée dans la ville depuis juillet 2025, interpelle les candidats à la mairie sur les conséquences d'une telle installation pour le tissu commercial du centre-ville. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, la tribune adressée par les libraires aux six candidats et candidates.

10/03/2026, 16:20

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“Internet, l’eldorado utopiste qui a fini en LIDL”

Il y a environ vingt-cinq ans Thierry Théolier faisait la couverture de Technikart. Avec son look original, branché, sa casquette Paris enflammée et son style unique, l’homme était coutumier des soirées mondaines, où il venait délibérément jouer les pique-assiettes et les provocateurs. Influencé par le concept de happening, Thierry, polyvalent, s’illustre à la fois sur le web, sur scène en tant que DJ, poète-performer, mais aussi en tant qu’auteur, et en tant que théoricien, volontairement « crevard », de la dude attitude, telle qu’exposée dans le Dude manifesto, essai publié en 2015. Propos recueillis par Etienne Ruhaud.

10/03/2026, 12:08

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15 minutes de lecture vaudront toujours mieux qu'une injonction à lire

Pourquoi la lecture résiste aux mots d’ordre ? Les politiques publiques ont toujours traqué la formule capable de faire lire. Campagnes nationales, prescriptions scolaires, slogans institutionnels : tous poursuivent le même objectif. Mais l’acte de lire résiste aux mots d’ordre.

10/03/2026, 10:16

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Jean-Yves Mollier : “Cette censure a entraîné une déformation complète de mon entretien”

Nous publions ci-dessous le texte d’un droit de réponse adressé le 2 mars 2026 au directeur de la publication du magazine Livres Hebdo par l’historien Jean-Yves Mollier, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris-Saclay / Versailles-Saint-Quentin. Ce document a été transmis par l’intermédiaire de son conseil, Me Stephan Alamowitch, avocat à la Cour.  

09/03/2026, 14:06

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Auteurs autoédités : pourquoi Amazon ne suffit plus pour vivre de ses livres

Le numérique avait promis l’émancipation ; il a surtout dressé des péages partout. Derrière l’écran lisse, des auteurs comptent des pages lues, mendient une mise en avant, regardent filer la marge et le lecteur avec. Dans cette foire aux algorithmes, Thotario entre comme un démonteur de machine : pas pour repeindre la cage, mais pour rouvrir les issues et rendre aux créateurs un territoire qu’ils avaient cessé d’habiter. Par Dylan Tosti, fondateur de Thotario.

09/03/2026, 13:58

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Macron et Neruda : les conseils que le Nobel chilien aurait donnés au président

Alors comme ça, Emmanuel Macron aime poser avec des livres de la maison Gallimard – et plus particulièrement l'édition Quarto, Résider sur la terre. Œuvres choisies de Pablo Neruda ? invité dans les bureaux de l’Élysée : manuel de survie poétique pour un président en fin de cycle
 

07/03/2026, 08:00

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Le marché d'occasion numérique, un continent juridique encore inexploré

Le numérique culturel s’impose partout, mais un détail change tout : le marché secondaire demeure un désert juridique. Dans le livre comme dans le jeu vidéo, l’achat en ligne ressemble à une propriété. En réalité, il s’agit le plus souvent d’un droit d’usage personnel, encadré par des conditions générales. Je m’intéresse à cette faille depuis le jeu vidéo, mon premier terrain de culture. Par Dylan Tosti, fondateur de Thotario.

06/03/2026, 14:53

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Face au “modèle économique planétaire mortifère” d'Amazon, “unissons-nous”

L'épisode polémique autour du partenariat noué entre Amazon et le Festival du Livre de Paris, avec l'assentiment du Syndicat national de l'édition, laissera des traces dans la chaine du livre. Il témoigne d'une présence de plus en plus banalisée de la multinationale américaine au sein de cette dernière, un constat contre lequel le collectif lyonnais TENIR ! appelle à se mobiliser, dans une tribune.

06/03/2026, 10:50

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Jean-Claude Ceccarelli : quand la réalité se mêle à la fiction pour raconter l'Histoire

ActuaLitté ouvre ses colonnes à Jean-Claude Ceccarelli, qui revient sur son goût pour les récits mêlant faits historiques et imagination romanesque. À travers ses ouvrages consacrés à Paris et à la Renaissance italienne, il évoque sa manière de faire dialoguer réalité et fiction pour raconter l’Histoire.

05/03/2026, 15:34

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“Les pratiques d’Amazon fragilisent les librairies en France comme à l’étranger”

Suite à la polémique qu'a déclenchée la présence d'Amazon au Festival du livre de Paris, édition 2026, l’association internationale des libraires francophone (AILF) a fait parvenir à ActuaLitté un communiqué. Par ce texte, l'organisation se tient solidaire du Syndicat de la Librairie française dans la dénonciation du partenariat entre le Festival du Livre de Paris et Amazon. Leur texte est proposé dans son intégralité.

04/03/2026, 10:38

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Un maire peut-il interdire un livre ? Les bibliothécaires rappellent la loi

L’Association des bibliothécaires de France réaffirme que la censure n’a pas sa place en bibliothèque, à la suite de l’intervention d’un maire auprès d’une professionnelle pour empêcher l’acquisition d’un roman. S’appuyant sur le cadre légal, l’ABF rappelle que les collections doivent être pluralistes et exemptes de toute pression idéologique, politique ou religieuse. 

03/03/2026, 13:20

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Perrette is The New Queen – et si la laitière avait toujours eu raison ?

Les occasions de rêver, sans arrière-pensée ni messages d’alerte subliminaux, devenant assez rares, j’ai pris comme une bouffée d’oxygène, en une sorte de flash réconfortant, l’image de Perrette et de son fameux pot au lait, rendue populaire par Jean de La Fontaine (Fables, Livre VII).

02/03/2026, 15:53

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Un chef-d’œuvre oublié d’une survivante d’Auschwitz enfin publié en France

Le 6 mars paraîtra aux éditions des Syrtes La Promenade de Mária Földes, « une véritable découverte littéraire », traduit du hongrois (Transylvanie) par Catherine Fay. Un roman autobiographique publié en 1974, écrit par une autrice de langue hongroise en Roumanie, survivante de la Shoah, oubliée ensuite par les vagues de l’histoire. 

02/03/2026, 12:04

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Le tarot : un mystérieux et fascinant jeu de cartes…

À la fin du Moyen-Âge, dans les années 1430, un jeu somptueux fut créé pour le divertissement des riches aristocrates de l’Italie du Nord. Ses cartes magnifiques, enluminées et dorées à l’or fin, se répandent dans les cours italiennes. Et depuis lors, ce jeu, appelé « jeu des triomphes » puis « tarot », fascine les esprits…

02/03/2026, 11:43

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Trump bannit l’IA Claude : un scénario que John le Carré aurait reconnu

Le 27 février 2026, Donald Trump a ordonné à toute l'administration américaine de cesser d'utiliser l'IA d'Anthropic. Derrière la décision : une opération militaire au Venezuela, un garde-fou automatique, et un refus maintenu sous pression directe de la Maison-Blanche. John le Carré aurait reconnu cette histoire. Il l'avait déjà écrite.

01/03/2026, 10:02

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“Pourquoi je suis partie ? Une maison d’édition ne se construit pas avec des tableurs”

TÉMOIGNAGE - « OnlyFans ou le Bois de Boulogne. Ce sont là mes dernières options. Je suis éditrice. Voici mon histoire. Elle est authentique. » Épisode 9. Grand final. Oui, je respire encore. Il aura fallu des semaines de négociations pour aboutir. Je m'appelle Victoire. J'ai décidé de tout envoyer paître. Je vous annonce que je me casse, pour retrouver mon indépendance, dans un cadre respectueux et factuel.

27/02/2026, 16:57

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Fille de pute censuré : quand la fiction révèle les fractures du réel

Un maire refuse l’acquisition d’un roman dans une médiathèque municipale. Le livre : Fille de pute, de Swann Dupont. Les motifs avancés sont connus. Pas de règlement voté, donc pas d’achats, considère le maire. Et puis, n'oublions pas la protection des mineurs, donc l'impérieuse prudence. D'ailleurs, le titre du livre lui-même, voyez-vous... même sans lire le bouquin, pas besoin d'aller trop loin. Pourtant, la lecture de ce récit fait assez mal à la réalité. 

25/02/2026, 16:43

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L'édition, “enjeu stratégique pour ces milliardaires en quête d’influence”

En octobre 2025, la députée Sophie Taillé-Polian (Écologiste et Social, Val-de-Marne), vice-présidente de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale, déposait une proposition de loi cherchant à empêcher « la constitution de monopoles économiques dans les secteurs des médias et de l'édition ». Elle revient pour nous, à l'occasion d'un entretien, sur les motivations derrière ce texte, pensé en réponse à un phénomène qui « représente un danger pour notre démocratie ».

25/02/2026, 10:10

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Parenthèses à Hong Kong : une librairie dédiée aux rencontres et à la langue française

Il existe, en plein centre de Hong Kong, une librairie française - mais il serait plus juste de dire francophone - nichée dans le quartier animé de Sheung Wan, au beau milieu des gratte-ciel, des tramways grinçants - que l’on appelle ici ding-ding - et du flux continu des passants.

24/02/2026, 17:25

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Municipales 2026 : les archivistes interpellent les futurs maires

À l’approche des élections municipales de mars 2026, l’Association des archivistes français (AAF) intensifie son plaidoyer. L’organisation lance un appel national aux maires sortants candidats à leur réélection ainsi qu’à l’ensemble des futur·es candidat·es, les invitant à s’engager formellement en faveur d’une gestion rigoureuse des archives communales et intercommunales.

24/02/2026, 14:48

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Fille de pute, victime de la censure : un maire peut-il interdire un roman en médiathèque ?

Qu’une médiathèque de l’Orne reçoive des conseils du maire, quant aux ouvrages qui ont droit de cité ou non dans les étagères, voici qui étonne. Le titre du récit que Swann Dupont a publié chez Istya & Cie, peut-être – Fille de pute –, mais l’argument serait court. Dans une longue tribune, l’autrice détaille cette étonnante situation et combien l’interventionnisme de l’édile va à l’encontre du sens commun – pour ne pas dire, du bien commun.

23/02/2026, 16:43

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Science et âme : sommes-nous seulement notre cerveau ?

À un mois du rendez-vous parisien, La Conscience & l’Invisible, qui se tiendra au Grand Rex, voit son programme et ses intervenants susciter curiosité et intérêt. Dans la continuité des précédentes éditions conçues de concert, les éditions Guy Trédaniel s’associent à l’essayiste et conférencier Jean Staune. Cette rencontre rassemblera un large auditoire autour d’une interrogation qui résiste aux certitudes — ce que “nous” sommes, et ce qui, peut-être, subsiste lorsque le cerveau s’éteint.

23/02/2026, 15:31

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Retraites d’auteurs : “Un dispositif créé pour ne pas fonctionner” que l’État a laissé pourrir

Cette tribune naît d’une plongée dans le scandale Agessa, de ces mois passés à s’enliser dans un marécage administratif où chaque démarche enfonce davantage. Derrière les formulaires, les silences et les réponses dilatoires, se dessine un système qui exige des victimes qu’elles financent leur propre réparation. Ce récit d'Henri Fellner expose les rouages d’un piège institutionnel, ses acteurs, ses complicités et les forces qui s’acharnent à maintenir les auteurs hors du droit commun. 

23/02/2026, 12:02

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Pas de cartes postales : “Mon premier livre vendu, c’était une biographie du Che”

Sur le quai de l’Hôtel de Ville, Pierre est assis avec son camarade Maxime. L'ancien libraire et chineur invétéré nous présente ses « outils » : des textes « utiles », des archives de luttes, des classiques qui reviennent, des fonds devenus introuvables ou presque - et surtout, des ponts.

20/02/2026, 18:22

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Les documentalistes territoriaux, un “rôle fondamental” dans la vie publique

À l'heure de la remise en cause de la fiabilité des informations par les intelligences artificielles génératives, de la post-vérité et d'une réduction drastique des dépenses publiques, les documentalistes territoriaux et leurs services sont menacés. L'association des spécialistes de l'information-documentation, Interdoc, appelle dans une tribune à maintenir les moyens et missions des documentalistes, et qualifie leur rôle dans la vie publique de « fondamental ».

19/02/2026, 11:25

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Prix Les Visionnaires 2026 : des romans pour éclairer le présent et interroger l’avenir

Bibliothécaire à la médiathèque Jean Rousselot, à Guyancourt (Yvelines), Grégory Launay est membre du jury du Prix Les Visionnaires 2026. À travers ce prix littéraire et territorial, il défend une vision de la lecture comme outil de médiation, de réflexion sur le monde contemporain et de dialogue avec les différents publics.

17/02/2026, 15:54

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Spectacle vivant : l’intersyndicale annonce une crise “d’une gravité exceptionnelle“

Dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre Sébastien Lecornu, l’intersyndicale du spectacle vivant public alerte sur une crise d’une « gravité exceptionnelle ». Les organisations dénoncent les effets de la loi de finances, l’effondrement des financements territoriaux et les menaces pesant sur l’intermittence. 

17/02/2026, 12:40

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Luciana Peker : “Aimer mieux, c’est aimer sans hiérarchie ni soumission”

La Saint-Valentin déborde de cœurs rouges, mais sous le vernis sucré, Luciana Peker tranche dans la chair du mythe romantique. Son enquête dissèque l’amour comme un champ de bataille intime, saturé d’héritages politiques, de domination feutrée et de déséquilibres affectifs. Entre désir sincère et architecture sociale, elle dévoile une cartographie du sentiment où le pouvoir circule, s’infiltre et modèle les corps, les choix et les silences, loin du conte amoureux vendu comme universel.

17/02/2026, 09:35

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Agents littéraires : la mutation silencieuse qui transforme la carrière des écrivains

C’est un petit séisme auquel a assisté l’édition voilà une semaine : après la publication d’une quinzaine d’ouvrages et près d’un million de livres vendus, Patricia Darré décidait de collaborer avec Mickaël Palvin fondateur de l’agence littéraire Héraklès. Pourquoi ce choix, quand la notoriété et la réussite sont avérées ? Et que dit cette relation nouvelle de l’époque ?

13/02/2026, 17:01

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Les Passantes : des vies effacées qui éclairent l’Histoire

Comme les éditions Anacharsis misent sur les vies effacées, l’historien Philippe Braunstein ouvre le bal de cette collection si brassensienne. Et l’intéressé (Philippe, pas Georges) d’attaquer d’emblée un détail éditorial : « Donc je peux dire tout de suite que je suis furieux de la couverture qui a été faite, parce que ça n’a aucun rapport avec Venise, ni avec un noble vénitien, ni avec un ambassadeur, et ils ont inventé un portrait qui n’existe pas. »

09/02/2026, 17:19

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Livres jeunesse : la classification proposée par le RN, “fausse bonne idée”

Le député d'extrême droite Julien Guibert (Nièvre, Rassemblement national) a déposé à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à instaurer un système de classification par âge des ouvrages destinés aux jeunes et aux adolescents. Une initiative accueillie fraîchement par pratiquement toutes les professions du secteur : l'Association des bibliothécaires de France ajoute en effet ses propres arguments pour écarter l'idée, dans une tribune reproduite ci-dessous en intégralité.

09/02/2026, 10:13

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Bernard Werber : “L'imagination est un artisanat qui réclame une certaine rigueur”

Depuis quelques semaines, Bernard Werber s’installe comme un horloger mystique prêt à disséquer l’imaginaire humain et la littérature, à travers un podcast qu'il a monté. Ici, pas de nostalgie confortable : place au moteur brut, à l’idée nue, au monde qui naît sous le scalpel narratif. Entre méthode d’atelier et pulsion de création, il démonte la fiction pièce par pièce, puis la relance comme une machine vivante prête à happer l’auditeur.

06/02/2026, 14:11

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L’Amérique au bord du précipice : pourquoi la culture renversera Donald Trump

L’Amérique tangue, ivre de sa propre légende, coincée entre les néons sales du pouvoir brut et les fantômes électriques de Ginsberg qui hurlent encore sur l’asphalte. Dans le cockpit, un milliardaire enragé joue avec les boutons rouges comme un enfant trop riche dans un magasin d’armes. Pourtant, sous la tôle froissée, le moteur démocratique gronde. Les poètes, les musiciens, les libraires, les profs, les types fatigués qui votent sans illusions tiennent encore la ligne. Ce texte parle d’une chute possible. Mais surtout d’une résistance culturelle qui mord, qui encaisse, qui refuse de plier. Par Mathias de Breyne.

06/02/2026, 14:08

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“Norma Jeane Baker était une femme. Marilyn Monroe était un mythe”

De la découverte sidérante de la mort de Marilyn Monroe à l’enquête intime sur Norma Jeane Baker, ce Daniel Charneux retrace ici une fascination née dans l’enfance et devenue projet littéraire. Entre mémoire personnelle, immersion dans les archives, films et biographies, et réflexion sur l’identité, l’auteur traque la femme derrière l’icône. Une plongée sensible dans la fracture entre mythe hollywoodien, violence médiatique et destin humain brisé. Il publie ce 5 février I'm not M.M. chez Arléa.

04/02/2026, 09:00

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Derrière la perquisition de Violette and Co, une “procédure absurde”

La perquisition de la librairie parisienne Violette and Co, le 7 janvier dernier, pour la vente d'un livre de coloriage sur la Palestine, a largement choqué le monde du livre. L'intervention policière paraît en effet disproportionnée, pour un titre qu'il était alors légal de proposer au public et qui a depuis fait l'objet d'un avis défavorable d'une commission très critiquée, au fonctionnement opaque... L'Observatoire de liberté de création réitère son appel à une réforme de l'encadrement des publications jeunesse, dans un courrier à trois ministres reproduit ci-dessous.

03/02/2026, 11:05