#Roman francophone

Un homme seul, de Frédéric Beigbeder : Rosebud – La Sonate 16 de Mozart

De livre en livre, Frédéric Beigbeder se surpasse. Plus il écrit, plus il se parfait. Ce nouveau roman de non-fiction, Un homme seul (Grasset), est stupéfiant. Saisissant. Exceptionnel. Exceptionnel car dense, touffu, intense, audacieux, protéiforme, passionnant, émouvant, sensible, très stylé. Beigbeder mène l’enquête et fait mouche ! L’étude et la recherche sur ce père complexe méritent tout notre respect !

Le 06/01/2025 à 10:59 par Laurence Biava

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06/01/2025 à 10:59

Laurence Biava

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Devant une telle force de frappe, devant un tel hommage romanesque fut-il subjectif, comment rester de marbre ? Roman d’investigation, roman à thèses et d’aventures, Un homme seul  nous entraîne dans la vie incroyablement sinueuse, un peu triste, très tumultueuse et assez extraordinaire de Jean-Michel Beigbeder, décédé en 2023. Frédéric, « l’écrivain de la famille », dresse un portrait héroïque de ce papa à la fois connu (de tous) et méconnu (de ses fils) pour lequel il a éprouvé longtemps des sentiments ambivalents.

L’auteur ne se refuse rien. Un homme seul narre la biographie d’un personnage à la personnalité très extravertie : homme brillant et endurant, businessman hors norme, père absent dont la vie a — il me semble — implicitement influé sur l’œuvre littéraire de ce fils cadet : ce dernier opus en apporte un certificat supplémentaire tant il porte en lui les révélations de la quintessence de cet héritage.

C'est un livre douloureux qui conte des épisodes et des moments précieux, puis alterne avec des souffrances longtemps restées tues. C’est une reconstitution savante et précise dans laquelle Frédéric Beigbeder rassemble avec fierté et ironie mêlées les morceaux d’existence de cet illustre Executive Searcher. Comme toujours, les références littéraires contenues ici sont légion ; de Dickens à Maupassant, de Plotin à Roger Martin du Gard, sans oublier un certain nombre d’écrivains contemporains — y a-t-il un auteur contemporain autre que Beigbeder qui cite autant ses confrères ?

Tout cela rappelle le travail titanesque du « Dictionnaire amoureux des écrivains français vivants » paru l’an passé —, le lecteur assiste aux derniers instants de « JMB » quai de Tournelle, à Guéthary, et tourne les pages ébahi, ébloui par les strates d’écriture… La démarche filiale fait donc coup double : pleine d’empathie et de tendresse, mais aussi tranchée et avec ce qu’il faut de retenue, elle use de ce titre à double sortie : « Un homme seul », qui fait ricochet. L’homme seul désormais est Beigbeder fils. La solitude est un virus qui se transmet sans scrupules et fait fi des générations.

Frédéric Beigbeder avait déjà exploré les origines de sa famille dans Un roman français, et livré une partie de l’histoire de ses grands-parents Justes qui ont sauvé plusieurs familles juives : là, il y a de longues pages sur les Lambert bijoutiers recueillis par Charles et Grace. Évoqué avec pudeur et émotion dans quelques scènes mémorables dans Un barrage contre l’Atlantique, Jean-Michel Beigbeder apparaît enfin dans sa prime enfance à l’école militaire de Sorèze, maltraité par des Dominicains aux manières bien peu chrétiennes : les pensionnaires endurent des sévices redoutables.

Le fils écrivain confie que le père restera marqué à vie par ces épisodes douloureux. Et en effet, quel que soit l’angle par lequel on l’envisage, la vie de Jean-Michel Beigbeder, c’est de l’artillerie lourde. Le fils, qui excelle dans les considérations géopolitiques sur cette Amérique des années 50, sur « le capitalisme déshumanisé », et sur l’apport du consumérisme mondialiste tant prisé à l’époque par son boomer de père, va non seulement de découverte en découverte, mais nous renseigne à foison sur le métier de « Chasseur de têtes » dont Jean-Michel fut l’heureux importateur en France.

Vers le mitan du roman, Un homme seul prend un tour sacrément épique avec les mentions sur l’ascendance aristocratique américaine, la découverte savante de vrais-faux passeports au nom de William Harben, la place des homonymes, l’hypothèse fertile selon laquelle le père aurait pu avoir été embauché par la CIA. Et plus encore, et pas que…

 La CIA offrait des bourses aux étudiants étrangers en échange de leur engagement ultérieur. C’était un pari sur l’avenir. Le jeune Français a pu bénéficier du soutien des services secrets américains en échange de la promesse de devenir un “officier traitant” durant sa carrière future. Son recrutement par Spencer Stuart comme responsable du développement européen puis mondial du premier cabinet de chasseurs de têtes international peut ensuite avoir servi de couverture pour des activités de renseignement économique…

Sur Plotin et le solipsisme — forme de quête du Graal ou d’obsession lyrique et spirituelle du père —, Beigbeder revient assez régulièrement. Le solipsisme, on dirait l’arbre qui cache la forêt. Plusieurs chapitres savoureux sont bâtis autour ; l’ironie n’y est jamais absente. On sent chez l’auteur le besoin de faire ce point, de prendre enfin le temps de s’attarder sur cette philosophie entachée de pessimisme, de lui préférer celle de Platon, de faire plus avant connaissance avec ce père lointain et d’exprimer pourquoi, outrepassant l’indifférence qu’il avait ressentie jusqu’alors, combien eux, ces deux êtres qui s’impressionnaient, se sont fuis toute leur vie.

Dans un ultime sursaut, et avec une admiration évidente, il me semble que Frédéric Beigbeder cherche à clore cette relation étrangement élastique : ne veut-il pas venger ce père, venger l’oubli futur qui l’accablerait si cet opus biographique n’avait été publié, et ce faisant, creuser les sillons de la vie de cet homme pleine de dénis et de zones d’ombres. Le point de jonction, le moment d’unité qui scelle le père et le fils cadet — « pour les siècles des siècles » — comme si c’étaient d’ultimes retrouvailles, me semble être cette sonate 16 de Mozart dont on entend la mélodie page 155. 

Les notes de piano traversèrent le temps et le salon avec une limpidité innocente. La vie recouvre sa clarté originelle de nombreuses strates de malheur crasseux. Plus nous vieillissons, plus la sonate 16 s’éloigne. La naïveté merveilleuse de l’enfance passe en sourdine, comme un trésor enfoui sous la terre. Le fait que ce vieux père endormi, fatigué et triste écoute seul la sonate 16 dans son salon est la preuve définitive qu’il avait un cœur, quelque part, caché, enseveli. Mozart était le seul archéologue capable de le déterrer. S’il vous plaît, arrêtez de lire ce texte et écoutez tout de suite l’andante de la sonate 16 en imaginant ce vieil homme d’affaires épuisé qui regarde un morceau de ciel au-dessus de sa cour d’immeuble, en sachant qu’il va mourir. A quatre-vingt-cinq-ans, une brise qui fait trembler les feuilles d’un arbre peut être l’apothéose d’une journée. Il suffit que le piano égrène certaines notes dans un certain ordre, et le monde pourrait presque sembler accompli. La sonate 16 me permet de dialoguer avec lui. Elle est la conversation que nous n’avons jamais eue. Elle nous relie au-delà des mots et de la mort. C’est Mozart qui nous assassine. 

Un homme seul est et restera un dialogue inachevé (ou pas, c’est selon la croyance de chacun) avec celui qui l’aura marqué du sceau de son absence, qui lui aura « transmis des fantômes ». En pointant ressemblances (la lame du divorce) puis dissemblances (la sacralité du rôle de père), il me semble que l’auteur Frédéric Beigbeder enterre aussi ses chères utopies et l’égoïsme des années 90. Effectivement, c’est comme si soudainement les aventures de Marc Marronnier et la trilogie Parango devenaient plus désuètes et d’un intérêt moindre.

C’est comme si un biotope était révélé, et les caractéristiques d’un pedigree, éclaircies. Tout lecteur fidèle cerne mieux le pourquoi du comment du livre Windows on the World, les réussites et déboires au sein des agences de publicité, le soutien à un candidat communiste, la fascination pour une Amérique toute littéraire et le fait d’avoir marché sur les pas de Salinger, jusqu’à cette non-hostilité témoignée envers la prostitution. Enfin, si ce livre me semble si important, c’est parce qu’il fait miséricorde, accorde un pardon ultime, en assurant la transmission des âmes fortes aux petits-enfants qui le liront.

J’ai été marquée cet été par la lecture de Le dernier homme, nouvelle parue dans le Fig Mag. Beigbeder y évoque de façon science-fictive la crainte de la disparition du mâle. Je trouve formidable que paraisse quelques mois plus tard ce livre dédié à ce Jean-Michel de père, qui ne peut que faire figure de Premier homme, comme le sont tous les pères. Il est certain que Frédéric Beigbeder vit dans des chemins d’adoration où il n’y a jamais nulle mauvaise pensée, où seuls les actes réciproques et la loyauté comptent vraiment.

Avec cet ouvrage, il avance dans cette pénombre des humeurs, s’enrage, émet des cris sourds, cherche définitivement ce besoin de consolation impossible à rassasier, conscient des racines du temps, tout en demeurant intensément audacieux. Il se pense amnésique mais a gardé le meilleur des réminiscences qui sont survenues dans sa vie, c’est la force de son paradoxe tout fitzgeraldien. Tout n’est pas simple affaire de volonté, il est des événements qu’il faut vouloir plus profondément, et qui demandent du courage.

Aimer demande du courage. Frédéric Beigbeder est courageux.

 

 
 
 

Par Laurence Biava
Contact : laurence.biava@cegetel.net

6 Commentaires

 

Constance Donnadieu

06/01/2025 à 20:38

Ce panégyrique de ouf

jpp

LOL

Laurence Biava

07/01/2025 à 11:28

C'est votre droit.
Meilleurs voeux et bonnes lectures 2025

De Saint-Hilaire

07/01/2025 à 16:49

Je pense que c'est un très bel hommage à un livre magnifique.

Pops White

09/01/2025 à 07:16

En tout cas la recension est superbe. J'avoue que j'avais cessé de lire Beigbeder depuis bien longtemps, lassé par ses pitreries cocaïnophiles et un certain auto-apitoiement, mais votre chronique tape juste et je vais lire "un homme seul". Merci beaucoup.

karl laurent

09/01/2025 à 09:29

vivement le nouveau Sollers

ha il est mort ?

bon

Lily

09/01/2025 à 11:51

Belle plume journalistique... avec un bémol taquin : trop d'enthousiasme tue l'enthousiasme !

Un homme seul

Frédéric Beigbeder

Paru le 08/01/2025

220 pages

Grasset & Fasquelle

20,00 €

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Mon refuge et mon orage (trad. Irène Margit) compte parmi ces texte qui ne racontent pas seulement une histoire : ils ouvrent un chantier intérieur, une excavation intime où le souvenir, la colère et la tendresse se disputent chaque phrase. Arundhati Roy livre un récit où la mémoire devient matière littéraire, et la mère, figure centrale, un personnage presque mythologique, entre abri et cataclysme. À paraître le 12 février.

23/01/2026, 17:18

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Les Ensablés - Ma petite Yvette, d'André Dumas

En terminant la lecture de Ma petite Yvette d’André Dumas (1874-1943), récemment réédité par J’ai lu, je me suis demandé aussitôt : est-ce un chef-d’œuvre ? Mon cœur  me répondait « oui ! », tandis que ma raison, le souvenir des romans de Proust, de George Eliot (bref les écrivains de mon Panthéon) me disaient que non, ce n’était pas tout à faire un chef-d’œuvre. J’ai ma petite idée désormais. Par Hervé BEL

15/03/2026, 09:00

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Espagne, Japon, IA, Rousseau : 5 livres pour comprendre le monde autrement

Comme chaque semaine, voici la Booksletter, ou l’actualité à la lumière des livres. On l’ouvre comme une traversée d’idées : identité espagnole, biologie synthétique, mémoire argentine, hiver démographique japonais, Rousseau réinventé. Une revue qui met les ouvrages au travail, non pour illustrer le monde, mais pour le lire autrement.

14/03/2026, 08:39

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Une BD sur le jeu vidéo, l’humour et la pédagogie : Aux pixels près... La pré-prod

Stand Alone Production publie Aux pixels près... Tome 1 : la préprod, un album signé Shong, alias Chong Yong. Avec ce premier volume, l’auteur et illustrateur entraîne le lecteur dans les coulisses d’une production de jeu vidéo, entre festival geek, recrutement inattendu et projet menacé. Cet album raconte, avec humour, les métiers, l’ambiance et les tensions d’un univers fascinant, dans un récit pensé pour tout public. Pédagogique et humain, l’ouvrage ouvre aussi la porte aux plus jeunes lecteurs curieux.

14/03/2026, 07:30

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Florence Magnin revisite Alice au pays des merveilles avec la BD La Dernière Alice

Le 16 avril 2026, les éditions Varou publieront La Dernière Alice, Le pays perdu, un album signé et illustré par Florence Magnin. L’artiste y rouvre la porte d’un territoire que l’on croyait familier pour mieux le dérégler, et entraîne le lecteur dans une traversée où l’enfance, le rêve et l’inquiétude avancent d’un même pas, au bord d’un merveilleux univers soudain traversé de fissures. Un retour ambitieux, pensé pour séduire les curieux autant que les familles, et pour relancer dans l’année un diptyque annoncé d’emblée en deux volets.

14/03/2026, 07:00

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Demande à la brûlure, de Simon Johannin

13/03/2026, 18:22

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Un chef-d’œuvre oublié de la fantasy féminine refait surface en librairie

Abandonnée alors qu’elle n’est encore qu’une enfant, la jeune Halla, orpheline, grandit d’abord au contact du monde sauvage. Recueillie par une ourse, puis élevée par un dragon, elle découvre peu à peu les mystères et les dangers de l’existence avant de croiser la route des humains.

13/03/2026, 18:12

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Le coquelicot noir de Diane Peylin : dans la solitude d’une secret étouffant

Jim est un jeune homme solitaire, peu bavard, timide avec les femmes, mal à l’aise dans les rapports physiques. Il tombe amoureux. Il en est même presque surpris. Elle l’appelle « son Indien », pour lui, c’est « son amoureuse ». Ils filent le parfait amour, mais, il y a un mais... Jim est parfois absent de lui-même, il a des crises d’angoisse, et ses crises vont s’accentuer lors de la naissance de sa fille.

13/03/2026, 17:30

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Coup de balai sur le classement : Guillaume Musso s’empare du podium

Un vent de fraîcheur souffle sur les meilleures ventes cette semaine (du 02/03 au 08/03). Et si vous m’aviez dit, il y a quelques mois, que le classement prendrait cette tournure, je vous aurais sans doute ri au nez...

13/03/2026, 13:11

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Survivre dans un monde où tout semble vouloir vous détruire

Alice, 26 ans, pensait avoir tout oublié de son agression par le mystérieux Lapin. Mais lorsqu’un incendie dévastateur embrase l’hôpital psychiatrique où elle est internée, la jeune femme se retrouve plongée dans les tréfonds de la Vieille Ville, un labyrinthe sordide aux allures de Pays des Merveilles cauchemardesque. 

13/03/2026, 07:00

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Les rêves des grands vus par une enfant

Comment imaginer son futur quand notre famille le fait déjà si bien pour nous ? Celle de la petite héroïne de Dans les rêves des grands n’imagine que le meilleur pour elle : sa maman rêve qu’elle devienne pilote, ou encore son papa la voit être la première femme présidente. 

12/03/2026, 08:00

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Adam Silvera publie un nouveau roman dans l’univers de Death-Cast

Celui qui survit veut mourir à la fin, roman d’Adam Silvera traduit de l’anglais par Fabien Le Roy et Cécile Ardilly, paraîtra le 23 avril aux éditions Robert Laffont. Dans ce nouveau volet situé dans l’univers de Et ils meurent tous les deux à la fin, l’auteur explore la rencontre entre deux jeunes hommes dont la trajectoire va être bouleversée par le service Death-Cast, capable d’annoncer à chacun le jour de sa mort.

12/03/2026, 07:14

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Fonction publique : quand la souffrance au travail devient une question politique

Avec Souffrance au travail dans le service public, l’avocate Christelle Mazza livre un ouvrage massif – plus de sept cents pages – qui se présente à la fois comme un diagnostic et comme un appel. Diagnostic d’une crise profonde du service public français ; appel à une prise de conscience juridique et politique de ceux qui y travaillent. Préfacé par le psychiatre du travail Christophe Dejours, ce livre s’inscrit dans une tradition critique qui interroge le destin des institutions publiques à l’heure du management et de la dématérialisation de l’État.

11/03/2026, 09:00

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Avec Brûle bébé, Matthieu Barbin raconte une trajectoire artistique et intime

Brûle bébé, premier livre de Matthieu Barbin, connu sur scène sous le nom de Sara Forever, paraîtra le 9 avril 2026 aux éditions Au diable Vauvert. Ce récit suit la trajectoire d’Alex, jeune homme issu de la banlieue bordelaise dont la découverte de la danse ouvre un chemin artistique et intime où s’entremêlent quête identitaire, création et rupture avec son milieu d’origine.

11/03/2026, 08:15

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Romance challenge : quand une passionnée de BookTok cherche l’amour comme dans les livres

Romance challenge, de Susan Lee, paraît le 9 avril dans la collection dédiée aux romances chez Robert Laffont. Ce roman met en scène une passionnée de littérature sentimentale qui tente d’appliquer dans sa propre vie les codes narratifs qu’elle analyse et commente en ligne, avec l’espoir de vivre une histoire digne des romans qu’elle dévore. Un livre traduit par Karine Forestier. 

11/03/2026, 07:11

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Ambre d'Eclair et l'appel des dragons

10/03/2026, 18:00

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Le temps de la terreur : John Gwynne relance les Terres Bannies avec une fureur intacte

Ici, personne n’entre dans l’âge adulte à pas feutrés. Dans les Terres Bannies, on grandit sous la menace, entre fidélités imposées, récits officiels et violence prête à rompre ses chaînes. Avec Le temps de la terreur (trad. Thomas Bauduret), John Gwynne relance sa mythologie par l’héritage empoisonné : une génération née après les grandes batailles découvre que la paix n’était qu’une trêve armée, et que les vainqueurs, eux aussi, cachent leurs failles sous l’armure. par Théo.

10/03/2026, 11:34

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Un non pour un oui. Pensées-poèmes

10/03/2026, 10:57

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Un roman fait de voix et de sons : Bruits, l’expérience immersive d’Anne Savelli

Moi qui désormais ne me passionne plus guère que pour le doux silence de la nature ou pour les Suites pour violoncelle de Bach — et qui dois pourtant quotidiennement batailler avec l’horrible patron du bar sis au rez-de-chaussée de mon immeuble afin qu’il renonce aux basses abrutissantes de sa sono —, je dois confesser que Bruits, le titre du dernier roman d’Anne Savelli, avait de quoi m’agacer…

10/03/2026, 10:36

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Somber Jann : elle espionne ses voisins… et découvre qu’un tueur en série habite en face

Jaylen, Jonas et Joshua Jann viennent d’emménager dans la maison voisine. Trois frères, silencieux, presque insaisissables, dont la présence trouble immédiatement l’équilibre du quartier. Depuis la fenêtre de sa chambre, la narratrice les observe chaque nuit. Ce rituel d’observation devient rapidement une obsession. Somber jann : saison 1 de Cynthia Havendean, sera disponible le 16 avril.

10/03/2026, 09:00

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Un amour mort, une mémoire effacée : le thriller sombre de Tendre promesse assassine

Et si le danger ne résidait pas dans ce que l’on ignore, mais dans ce que la mémoire refuse de restituer ? Découvrez Tendre promesse assassine signé Laura Ezrena, à paraître le 16 avril...

10/03/2026, 08:30

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Le Pèse-Dieu : retrouver un être aimé dans un royaume des morts virtuel

Ian Soliane publie Le Pèse-Dieu chez Robert Laffont, dans la collection Ailleurs & Demain, un roman attendu en librairie le 16 avril, qui imagine un futur où les morts continuent d’exister dans un au-delà numérique. L’histoire suit un père qui décide de descendre dans cet espace virtuel pour retrouver sa fille disparue, dans un récit mêlant quête intime et exploration d’un monde situé à la frontière entre la vie et la mort.

10/03/2026, 07:07

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Naples avant Maradona : l’histoire mouvementée d’un royaume au cœur de l’Europe

Avant la Naples de Maradona et Marek Hamsik, il y eut le Royaume de Naples, et Diego n’en était pas le roi. Alain Blondy raconte une longue histoire, du Ve au XIXe siècle, avec des frontières mouvantes, des capitales qui basculent - Palerme ou Naples -, des dynasties qui se succèdent. Et surtout : l’histoire de Naples est indissociable de celle de la Sicile, tantôt jumelle, tantôt rivale, tantôt tenue par le même souverain, sans jamais se confondre vraiment.

09/03/2026, 18:33

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Les Maquettistes

09/03/2026, 15:18

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N’importe quel enfant : Les Orphelins, Une histoire de Billy the Kid d’Éric Vuillard

Billy the kid, petit gars né possiblement à New-York, possiblement en 1859, avait possiblement pour vrai nom William Henry Mac Carty, ou alors pas, c’est flou. À l’époque, celle de sa naissance, il n’était pas destiné à rester dans les mémoires. D’ailleurs l’est-il ? Resté dans les mémoires ? Ce qui est resté, c’est le mythe d’un jeune bandit habile au pistolet et dégommé par les autorités avant sa vingt-deuxième année. De ce mythe associé à une poignée de photos et faits avérés, Vuillard tire un portrait plutôt collectif et tout à fait captivant de quelques desperados de l’Ouest américain au XIXe siècle. 

09/03/2026, 15:05

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Avec Place de la Victoire, 1936, Alexandre Courban poursuit sa chronique du Paris ouvrier

Troisième épisode des enquêtes du commissaire Bornec du XIIIe arrondissement, chronique sociale du Paris des années 30, les années du Front populaire. Alexandre Courban poursuit sa chronique sociale, policière et bien documentée du Paris ouvrier de cette période.

09/03/2026, 11:42

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Frontières liquides

09/03/2026, 09:00

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Valerio Varesi revient avec La peur dans l’âme, une nouvelle enquête du commissaire Soneri

Avec La peur dans l’âme, de Valerio Varesi, (traduit par Gérard Lecas)à paraître le 16 avril chez Agullo Éditions, l’auteur italien poursuit les enquêtes du commissaire Soneri dans un polar situé dans les montagnes des Apennins, où un village isolé voit la peur s’installer après une fusillade inexpliquée et la traque d’un criminel en fuite.

09/03/2026, 07:06

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Iran : une mère perd quatre enfants dans la répression des mollahs

Il existe des livres qui ne racontent pas seulement une histoire : ils ouvrent une cicatrice. Depuis la révolution de 1979, l’Iran vit sous un régime qui a transformé la foi en instrument de pouvoir et les familles en champs de bataille. Dans ce roman inspiré de faits réels, une mère voit ses enfants engloutis par la machine répressive. La littérature ne répare rien ; elle empêche seulement que les morts disparaissent une seconde fois.

07/03/2026, 15:06

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Désorientations d’un GPS algérien

Quand on entame la lecture de La partie immergée de l’iceberg. Éloge du GPS algérien, on adhère presque immédiatement à la démarche du nouvel essai que signe le cinéaste Lamine Ammar-Khodja. Par un usage rafraîchissant de l’auto-dérision, la mise en récit de ses déambulations introspectives sur l’histoire algéro-française et ses géographies « brumeuses » trouve un ton juste : agréable, frais, nonchalant et parfois féroce.

07/03/2026, 10:21

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Musique classique, santé numérique et désillusion cubaine

Dans le vacarme des algorithmes, des guerres culturelles et des diagnostics en ligne, les livres persistent : ils observent, dissèquent, contestent. Cette semaine, la Booksletter circule de Bach aux dactylos oubliées, des gourous de santé numérique à la désillusion cubaine de Leonardo Padura, jusqu’aux alliances secrètes du vivant. Autant de récits qui scrutent une même question : comment nos sociétés écrivent-elles leur propre partition ?  

07/03/2026, 10:09

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L'Arabe qui sourit

07/03/2026, 09:00

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Un livre retrace la vie d’une élue de village à travers un siècle de mutations

Lucette Routaboul : une histoire mondiale, de Jean-Robert Jouanny, paraît aux Éditions de l’Aube dans la collection « Regards croisés » le 3 avril 2026. L’ouvrage retrace la trajectoire de Lucette Routaboul, maire d’une petite commune du Tarn, dont la vie permet de parcourir près d’un siècle d’histoire rurale française et d’en saisir les transformations à hauteur d’individu.

07/03/2026, 07:30

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Mohamed Boclet : un livre pour comprendre comment mieux utiliser son cerveau

Votre cerveau va vous sauver, de Mohamed Boclet, paraît chez Robert Laffont le 9 avril. Dans cet essai consacré aux capacités d’apprentissage et à la plasticité cérébrale, l’auteur propose d’explorer le rôle que peut jouer une meilleure compréhension de notre fonctionnement mental pour améliorer le bien-être et la santé psychique.

07/03/2026, 07:00

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Assurbanipal ou l’apogée de l’empire assyrien

Un livre en appelle souvent un autre. C’est en lisant Les fleuves du ciel d’Elif Shafak (Flammarion) que j’ai eu envie d’en savoir plus sur le roi d’Assyrie, Assurbanipal. Et comme si j’avais été écoutée, les éditions Perrin viennent de sortir sa biographie, Assurbanipal. Le roi assyrien derrière la légende de Sardanapale, signée par l’historienne de l’Antiquité, spécialiste de latin, de grec, d’hébreu, d’araméen et d’akkadien, Josette Elayi.

06/03/2026, 16:38

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Pourquoi avons-nous l’impression de subir nos vies ?

Reçue par le Premier ministre espagnol et décorée de l’Ordre du Mérite civil, Gisèle Pélicot ne se contente pas de passionner les Français : pour sa deuxième semaine, elle confirme sa place de numéro 1 des ventes sur la période du 23/02 au 01/03, avec 37.840 exemplaires supplémentaires, portant son total à 97.938 ventes pour Et la joie de vivre (Flammarion).

06/03/2026, 12:55

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Le jour où une star du cinéma devient invisible

Ce qui est arrivé à la célèbre actrice blonde, nouveau roman de Stéphane Carlier, paraîtra le 2 avril 2026 aux éditions du Tripode. Le livre imagine la journée déroutante d’une immense star du cinéma français qui, du jour au lendemain, se réveille dans le corps d’un homme ordinaire et voit soudain son statut, son entourage et son identité lui échapper.

06/03/2026, 07:26