Kamel Daoud, Prix Goncourt 2024 pour son roman Houris, a été accusé par une Algérienne d’avoir utilisé son histoire sans consentement, via des informations transmises par son épouse psychiatre, Aicha Dehdouh, en violation du secret médical. Deux plaintes ont finalement été déposées en Algérie contre l'écrivain et sa femme. Une information confirmée à l’AFP par l’avocate des plaignants, Fatima Benbraham.
Le 20/11/2024 à 17:37 par Hocine Bouhadjera
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Cette dernière explique : « Dès la publication du livre, nous avons déposé deux plaintes contre Kamel Daoud et son épouse Aicha Dehdouh, la psychiatre qui a soigné la victime Saâda Arbane. » L'accusatrice est la survivante d’une attaque d’un groupe armé en 1993 à l’âge de 6 ans, porte encore les séquelles de cette tragédie, notamment une atteinte aux cordes vocales, limitant son expression.
Avant l'annonce de cette plainte, elle avait témoigné sur une chaîne algérienne, accusant l’auteur d’avoir repris son histoire sans son consentement.
Les plaintes, déposées en août, quelques jours après la parution du roman, visent notamment « la violation du secret médical, puisque le médecin (l'épouse de M. Daoud, NDLR) a remis tout le dossier de sa patiente à son mari », ainsi que « la diffamation des victimes du terrorisme et la violation de la loi sur la réconciliation nationale », a précisé Me Benbraham.
Cette dernière loi interdit toute publication sur la période de la guerre civile en Algérie, entre 1992 et 2002. L’avocate a également indiqué que les plaintes avaient été déposées auprès du tribunal d’Oran, où résident l’écrivain et son épouse.
L’une d'elles a été déposée « au nom de l'Organisation nationale des victimes du terrorisme » et l’autre « au nom de la victime ». Me Benbraham a insisté sur le fait que leur démarche avait été initiée bien avant l’attribution du Prix Goncourt début novembre, affirmant : « Nous n'avons pas voulu en parler, afin qu'il ne soit pas dit que nous voulions perturber la nomination de l'auteur pour le prix. »
Le 15 novembre dernier, lors d’un entretien sur la chaîne algérienne One TV, Saâda Arbane a accusé Kamel Daoud, Prix Goncourt 2024 pour Houris (Gallimard), de lui avoir « dépossédé une victime du terrorisme de son histoire, de sa vie, contre son gré », malgré « les refus catégoriques de ses parents de leur vivant ».
Selon l'accusatrice, Kamel Daoud aurait exploité son histoire, transmise par son épouse, la psychiatre Aicha Dehdouh, violant ainsi le secret médical. Elle précise avoir été suivie entre 2015 et le départ de la famille Daoud en France, d’abord en thérapie de groupe avec sa mère, puis en consultations individuelles.
Elle affirme avoir plusieurs fois exprimé son refus que son récit soit utilisé : « Sa femme m’a dit qu’il est en train d’écrire un livre, je lui ai dit : “Attention, je ne veux pas que ça soit sur moi.” » Malgré ces objections, Saâda Arbane identifie des détails personnels dans Houris, tels que sa cicatrice, sa canule, son salon de coiffure, et même son lycée, des éléments qu’elle considère comme des références directes à sa vie.
Dans un communiqué publié le 18 novembre, Gallimard a dénoncé des « violentes campagnes diffamatoires » visant l’écrivain. Antoine Gallimard, PDG de la maison, affirme que Houris repose sur « des faits tragiques survenus en Algérie durant les années 1990 », mais précise que « son intrigue, ses personnages et son héroïne sont purement fictionnels ». Il invoque la jurisprudence permettant aux romanciers de s’inspirer de faits réels pour créer des œuvres de fiction. Toutefois, cette liberté artistique peut se heurter au droit à la vie privée, un sujet régulièrement débattu, comme ce fut le cas pour Yoga d’Emmanuel Carrère, accusé par Hélène Devynck d’avoir publié sans son consentement.
Gallimard mise fortement sur le succès de Houris, qui a déjà écoulé plus de 120.000 exemplaires après l’attribution du Prix Goncourt, mais les accusations en Algérie, où le livre est interdit, menacent de ternir cette réussite. L'éditeur rappelle que Kamel Daoud est une figure controversée dans son pays natal, souvent critiquée par le régime algérien, et estime que cette polémique s’inscrit dans une campagne orchestrée par des médias proches du pouvoir.
Les relations entre la France et l’Algérie se sont récemment dégradées, notamment en raison du soutien d’Emmanuel Macron à l’intégration du Sahara occidental au Maroc, un sujet que l’Algérie, favorable à l’indépendance de ce territoire, considère comme une provocation.
Par ailleurs, les autorités algériennes continuent d’interdire toute évocation publique de la « décennie noire » (1992-2002), une période marquée par des affrontements sanglants ayant causé entre 60.000 et 150.000 morts. Cette censure historique pourrait expliquer la sensibilité accrue autour de Houris, qui traite indirectement de cette époque.
L’Académie Goncourt, qui a récompensé Kamel Daoud, pourrait se retrouver face à des questions sur l’éthique de cette décision si des preuves attestant d’une violation du secret médical venaient à émerger. Interrogé, Philippe Claudel, président de l’Académie, n’a pas souhaité commenter ces accusations.
Quelques jours avant l’attribution du prix, Tahar Ben Jelloun, juré du Goncourt et proche de l’écrivain, avait salué le livre sur France Inter, en soulignant l’impact d’un tel ouvrage : « Tout ce que l’Algérie, enfin les généraux, voulaient cacher pour la guerre civile […] va être connu du monde entier et par les traductions dans le monde entier. »
À LIRE - Kamel Daoud et le Goncourt 2024 : un prix sous influence ?
Kamel Daoud, devenu français en 2020 et exilé depuis, divise en Algérie. Critique des pratiques religieuses et de la société algérienne, il est perçu comme une figure « très française », agitant le débat autour de la liberté d’expression. En août dernier, il expliquait dans une interview au Point être attaqué car il n’était ni « communiste », ni « antifrançais », mais les accusations de Saâda Arbane risquent de fragiliser son image, en France comme à l’étranger.
Crédits photo : ActuaLitté, CC BY SA 2.0
Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com
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L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié, ce mercredi 15 avril, l'indice des prix à la consommation pour le mois de mars 2026, ainsi que l'évolution des prix sur un an. Pour les livres, entre mars 2025 et mars 2026, l'augmentation est estimée à 0,9 % par l'Insee. L'inflation ralentit, puisque la variation annuelle entre 2024 et 2025 atteignait 1,2 %.
16/04/2026, 12:01
L’Afrique du Sud relance le débat sur la régulation du prix du livre. Entre volonté de soutenir les librairies indépendantes et crainte d’une hausse des coûts pour les lecteurs, le projet cristallise des tensions profondes. Inspirée de modèles étrangers, la réforme interroge l’équilibre entre accessibilité, diversité éditoriale et viabilité économique des acteurs du livre.
16/04/2026, 11:54
Carine-M & Élian Black’Mor, auteurs-illustrateurs depuis 20 ans, dévoilent l’Abominable Oracle. Plus qu’un jeu, ce projet fusionne 12 albums de bibliographie en 42 arcanes immersifs. Après deux décennies d'onirisme sombre, ce deck concentre notre essence graphique. Il s’accompagne du Livre des Augures, notre 13e opus : un Codex officiel contant l’histoire de chaque créature. Un pont radical entre l’art du beau livre et le monde du jeu. L'alchimie entre narration et illustration enfin révélée.
16/04/2026, 10:43
Le 2 juin prochain, la Bibliothèque publique d'information, relocalisée sur le site Lumière, à Paris, accueillera une journée d'étude, sous l'intitulé « Bibliothèques : lieux des possibles, lieux en tension ? ». Coorganisée par l'institution et l'Enssib, elle proposera notamment un état des lieux des recherches en cours dans le domaine des bibliothèques.
16/04/2026, 10:33
La « méthode Bolloré » s'est à nouveau appliquée au pan éditorial de ses activités, après le licenciement d'Olivier Nora, PDG de la maison d'édition Grasset, le mardi 14 avril. En écartant cet éditeur historique, véritable pilier de la structure, le milliardaire s'est toutefois mis un peu plus à dos certaines figures du catalogue. 115 auteurs et autrices, dont Virginie Despentes, Sorj Chalandon ou Anne Berest, ont ainsi annoncé qu'ils ne signeraient pas leur « prochain livre chez Grasset ».
16/04/2026, 10:24
L’absence du SNE, du CNL et de représentants de l’État à la présentation des résultats 2025 des États généraux de la bande dessinée a provoqué une riposte immédiate des organisations d’auteurs. Leur communiqué s’appuie sur une enquête documentée : revenus faibles, pauvreté élevée, inégalités persistantes et inquiétude massive quant à l’avenir composent un diagnostic que les signataires jugent désormais impossible à ignorer.
15/04/2026, 16:35
Au Royaume-Uni, plusieurs maisons d’édition remettent en cause la chronologie traditionnelle qui faisait du grand format l’étape obligée avant le poche. Ce virage, nourri par les usages de lecture, la contrainte de mobilité et la pression économique, redéfinit la manière de lancer un titre, de l’exposer en librairie. Et de le distinguer dans un paysage où l’audio continue de progresser.
15/04/2026, 16:18
Dalila Zein a été nommée directrice générale d’Editis. Jusqu’ici directrice générale déléguée, elle prend en charge les opérations du groupe d’édition aux côtés de Denis Olivennes, dans une organisation resserrée destinée à conduire les évolutions engagées.
15/04/2026, 15:53
Mondial Relay en aurait installé 9000 à ce jour, Amazon quelque 4500. Ils ont poussé dans les villes et les campagnes en quelques années, jusqu'à changer les habitudes de consommation. Les casiers automatisés de retrait de colis, ou lockers, ont connu un « développement exponentiel », pointe la députée socialiste du Finistère Mélanie Thomin. Elle avance une proposition de loi pour encadrer et surtout limiter leur installation.
15/04/2026, 15:13
Whoopi Goldberg renforce sa présence dans le livre avec WhoopInk, une collection ouverte chez Blackstone Publishing. L’initiative dépasse l’effet de notoriété : elle confie à une personnalité médiatique un rôle direct dans le repérage des textes, leur fabrication et leur promotion. Un signe supplémentaire de la transformation des circuits de prescription dans l’édition américaine.
15/04/2026, 14:37
En débarquant Olivier Nora de la tête de Grasset, Vincent Bolloré a franchi le Rubicon : en quelques heures, l’éviction de l’éditeur historique — remplacé par un dirigeant issu de l’entourage direct du milliardaire, et des plus éloignés de la passion littéraire de son prédécesseur — a déclenché une vague de réactions d’une rare intensité. Auteurs qui claquent la porte, prises de position alarmées, appels à la mobilisation : pour beaucoup, bien plus qu’un changement de direction, il s'agit là de la nouvelle étape d'une lutte culturelle.
15/04/2026, 13:11
Un drame survenu dans un centre de tri de l’Oregon met en lumière la brutalité des méthodes managériales du leader mondial du e-commerce. Alors qu’un collaborateur succombait à un arrêt cardiaque, l’activité s'est poursuivie sans interruption, illustrant une déshumanisation dénoncée tant aux États-Unis qu'en France.
15/04/2026, 12:41
Plus de 1000 professionnels du cinéma et de la télévision ont publié, le 13 avril, une lettre ouverte contre le projet de fusion entre Paramount et Warner Bros. Discovery. Ils demandent aux procureurs généraux des États américains, notamment en Californie, d’examiner l’opération et de la bloquer. Les signataires estiment que ce rapprochement aggraverait la concentration du secteur, avec des effets sur l’emploi, les structures indépendantes et la diversité des œuvres.
15/04/2026, 12:33
Une nouvelle structure éditoriale fait son apparition dans le paysage français. Fondée par Paloma Grossi au sein du groupe Les Nouveaux Éditeurs, Les Intranquilles entendent publier aussi bien des auteurs confirmés que de nouvelles voix, en fiction comme en non-fiction.
15/04/2026, 12:33
Après le financement à 108% d’Opales des Abysses, de Masseni sur Ulule l’été dernier, les éditions Mayeges reviennent sur la plateforme pour une deuxième campagne de précommandes, afin de défendre une fantasy celto-nordique en seul tome : La Geste de Crocs et de Ronces écrit par Margaux Salliot. Toulousaine de naissance, elle a toujours adoré les littératures de l’imaginaire et les dessins animés. Elle travaille aujourd’hui dans le cinéma d’animation en parallèle de ses activités d’autrice.
15/04/2026, 11:43
Le 23 avril 2026, la Belgique célébrera la Journée mondiale du livre avec une ampleur inédite. À travers l’opération « Destination : lecture, pour tous ! », auteurs et institutions se mobilisent pour transformer les trajets en train en expériences littéraires. Entre dispositifs pédagogiques pour les écoles et actions solidaires, ce programme national ambitieux vise à ancrer durablement le plaisir des mots dans le quotidien de chaque citoyen.
15/04/2026, 11:33
Au lendemain de la publication d'une étude qui confirme le déclin des pratiques de lecture chez les jeunes Français, le président de la République se rendra à la Cité internationale de la langue française de Villers-Cotterêts pour lancer une « journée hors ligne », un « rendez-vous de déconnexion ». L'idée étant aussi de promouvoir la lecture comme alternative.
15/04/2026, 11:15
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39 Commentaires
B. Diclo
20/11/2024 à 19:07
Nul doute que Daoud aura en Algérie un procès équitable. Car il faut toujours faire confiance à la justice de son pays.
Et il va y avoir de gros morceaux de tragi-comique dans cette affaire ! Car la plainte portant sur la "violation de la loi sur la réconciliation nationale", le tribunal va donc se pencher sur l'histoire d'une victime de la guerre civile dont il est interdit de parler !
Les juristes français apprécieront aussi la plainte pour "diffamation" de l'avocate d'une cliente érigée en héroïne par celui contre lequel la plainte est déposée... Les juristes algériens s'en accommoderont sans doute. Pas vraiment le choix...
Avec son anti-américanisme primaire, le pouvoir algérien n'a sans doute jamais entendu parler de l'effet Streisand.
Falco
21/11/2024 à 08:17
Bonjour,
Vous confondez le fonds de l’affaire et la forme dans laquelle cette affaire est manipulée par la junte algérienne !
Le problème que soulève avant tout cette accusation et les procédés de la famille Daoud s’ils s'avèrent vrais, est l’utilisation des notes de sa femme psychiatre pour écrire une histoire où il dévoile les choses les plus intimes dont la victime à parlé se croyant protégée par le secret médical et la violation par un soignant du Serment d'Hippocrate
Falco
21/11/2024 à 08:35
Serment d’Hippocrate qui dit entre autres :
« …
Quoi que je voie ou entende dans la société pendant, ou même hors de l'exercice de ma profession, je tairai ce qui n'a jamais besoin d'être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas.
… »
C’est ce vol d’intimité et de confiance qui est la base de l’exercice de la médecine et du rapport de confiance qui lie le soignant et son patient qui aurait été bafoué par les époux Daoud ! Le reste c’est du cirque politique de la junte « démocratiquement élue » en Algérie qui joue sur la haine de la France espérant ainsi masquer la corruption et la dictature !
CQFD!
Merci
B. Diclo
21/11/2024 à 12:10
Saada Arbane a dit qu'elle avait été mise au courant de ce livre par des proches qui lui auraient dit : "c'est ton histoire !"
C'est donc qu'elle n'en avait pas parlé qu'à sa psy.
Dès lors, identifier la "passerelle" entre elle et Daoud va devenir coton.
Mais là où me semble résider votre confusion entre forme et fond, c'est que nous voilà donc face à une femme qui refusait que son histoire soit rendue publique et que tout ce qu'elle a fait depuis quelque temps, c'est la rendre mondialement célèbre !
Voilà pourquoi, moi, je pense que le vrai fond n'est pas dans cette histoire de secret médical trahu... Mais bien dans ces tentatives désespérées pour l'Algérie d'atteindre Daoud.
Edco
21/11/2024 à 20:10
Je viens de voir que l écrivain Boualem Sensal arrêté et emprisonné en Algérie depuis le 16 novembre.....à son arrivée.....Euh , comment dire ......Je pleure !!!!!
christophe aubert
21/11/2024 à 05:10
Charles de Batz Castelmore attaque Alexandre Dumas, qui a largement romancé son histoire dans "Les Trois Mousquetaires", quant à elle, la Belle Hélène, dit que vraiment Troie, ça ne c'est pas vraiment passé comme ça, mais qu'elle trouve qu'on a trop étalé malgré tout sa vie intime depuis trois mille ans, et que ça va bien... Mais la reine Margot, Henry V, Salammbô et Richard III arrivent devant nos studios, je vous laisse...
Falco
21/11/2024 à 08:45
Mais que dit le Serment d’Hippocrate sur les rapports soignant > malade … car c’est de cela qu’il s’agirait ! De l’honnêteté d’un couple dont la l’épouse psychiatre laissé son mari , écrivain anti-junte algérienne et gagnant sa vie de sa plume, consulter le dossier médical d’une patiente afin de le transformer en livre qui lui rapportera quelques centaines de milliers d’Euros !
Voilà le prisme sur lequel vous devrez regarder cette affaire germanopratine , pas sur l’angle politico-mediatique dont tout le monde se fout ! C’est l’honnêteté et du respect du secret médical d’un couple médiatique dont il est question !
Merci
Serment d’Hippocrate :
« …
Quoi que je voie ou entende dans la société pendant, ou même hors de l'exercice de ma profession, je tairai ce qui n'a jamais besoin d'être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas.
… »
Edco
21/11/2024 à 10:13
Et d ailleurs ts les patients.es de Freud ( livres : études sur l hystérie, le petit Hans,Dora : fragments d une analyse , 5 leçons sur la psychanalyse, un souvenir d enfance de Léonard de Vinci .. etc ...) font une manif devant le ministère de la culture !!!!
A noter que si on ne se manifeste pas médiatiquement, comme patient, personne ne sait , à la lecture du livre , de qui on parle, précisément , on n est alors qu un symbole .....
Falco
21/11/2024 à 11:01
Bonjour
Les accusations sous pseudo sont toujours faciles!
Assumez ce que vous affirmez et pour qui vous œuvrez car mis à part valses réactions pro-Madrigal je ne trouve pas d’autres…. C’est louche ! Et encore plus louche que Actualité dont les revenus publicitaires sont dépendants de ce groupe, diffusé votre diatribe sans vérification !
Vous parlez de « légalité » là où il s’agirait, si les faits sont vérifiés, de « moralité » mais quand on continue de s’enrichir, comme c’est le cas des Gallimard, en continuant de publier et de promouvoir sous tous les formats possibles les œuvres de fachos notoires ou de pédophiles vérifiés, on ferait mieux de reconnaître que cette affaire pose des questions surtout quand la personne dont l’histoire et l’intimité de la consultation sont mises en pâture sur la place publique !
Alors taisez-vous au lieu de déblatérer n’importe quoi et d’accuser une femme qui crie sa douleur et ce viol et que l’on se doit écouter jusqu’à ce que la justice fasse son job !
Merci
Aurelien Terrassier
21/11/2024 à 12:11
Le pire c'est que je suis d'accord avec ce que vous dites Falco et je ne comprends pas pourquoi vous m'insultez gratuitement.
Aurelien Terrassier
21/11/2024 à 12:36
Falco Assumez au moins de défendre Kamel Daoud et non les victimes. J'ai de forts désaccords avec Edco mais elle a le droit il me semble de s'exprimer autant que vous sur Kamel Daoud.
Falco
21/11/2024 à 15:14
S’il vous plaît, allez voir ailleurs si j’y suis!
En bon bobo Melenchoniste votre Indignation et vos accusations à géométrie variable m’emmerdent maintenant !
Je ne défends personne! Dans cette affaire comme dans d’autres j’emploie le conditionnel car seule, à mes yeux, la justice a le droit de lancer des accusations une fois saisie et l’affaire instruite!
Je trouve dommage le manque d’empathie de KD et du groupe Madrigall à l’encontre de cette femme !
Qu’elle soit manipulée ou pas là n’est pas le problème ! Le problème est que , selon ce que je lis, parce qu’elle est Algérienne elle se retrouve traitée de tous les noms et de tous les maux alors que ce serait parce que les Daoud et Gallimard auraient violé son histoire intime qu’elle doit faire valoir ses droits en justice et s’exprimer sur un événement qui semble douloureux et alors même qu’elle n’aurait jamais donné son accord pour ce qui semblerait être un pillage de son histoire et la violation du secret médical par un écrivain aidé par sa femme psychiatre soignant la victime et cela dans le seul but de se faire du pognon!
Maintenant ça suffit allez emmerder quelqu’un d’autre !
Merci
laure
21/11/2024 à 16:38
J'adore votre commentaire si vrai ! 🤣Gardons un peu de second degré puisque nous ne sommes ni juge ni accusé dans cette histoire.
laure
21/11/2024 à 16:42
et n'oublions pas Delphine DELAMARE qui aurait inspiré Flaubert pour Madame Bovary
Falco
24/11/2024 à 09:18
Bonjour Laure,
Mais dans tout ceux qui sont cités il n’y a ni trace ou affirmation des « victimes » que leur histoire ne soit pas divulguée, il n’y a pas de viol de l’intimité de la victime (signification des tatouages, avortements, etc), ni diffusion au niveau mondial de son dossier médical, si les faits sont avérés !
Au faite, vous réagirez comment si votre médecin de famille ou votre psy qui, devenu confident de vos secrets les plus intimes, éditait un livre en explorant l’histoire des 40 dernières années à travers votre vie et dévoilant votre intimité alors que vous vous croyez en vous libérant d’histoires parfois douloureuses en confiance et en sécurité protégée par le Serment d’Hippocrate et que , alors qu’ils s’intéressaient d’un point de vue mercantile à votre histoire, vous auriez fermement demandée de ne pas le faire !
Vous auriez réagi comment si la Terre entière apprenait que vous avez avorté? Eu plusieurs amants? Etc etc ?
Merci et bon dimanche !
christophe aubert
24/11/2024 à 21:09
Pour ma part, si mon histoire, aussi intime soit-elle, était reprise par un grand écrivain, sans évidemment que je sois clairement nommé, mais au contraire ma vie transformée dans son récit, je serais très flatté, devenir en quelque sorte le héros caché d'un grand roman (prix Goncourt pensez donc)... Et je ne ferais rien pour dévoiler au monde que c'est moi et mon histoire qui seraient une grande part de l'inspiration de ce roman. Cela me serait un plaisir secret, caché, que je dévoilerai seulement à mes petits enfants bien plus tard, à l'article de la mort.
Falco
25/11/2024 à 15:58
Bonjour
Vous confondez le fonds et la forme ou alors vous êtes de celles/ceux qui acceptent qu’une femme soit agressée sexuellement par Matzneff ou PODA parce qu’elle aurait été habillée avec une robe courte et des porte-jarretelles … »habillée en p…te , elle l’a bien cherchée » … c’est ça votre théorie ?
Parce que c’est une femme algérienne sa parole ne vaut rien et elle aurait forcément été manipulée ou à la solde de la junte au pouvoir. Vous ne vous dites jamais que dans une société islamisée et fortement machiste qui est la société algérienne cette femme prends des risques importants en dénonçant les abus d’une personnalité ?
Qu’ensuite la junte Algérienne l’aie amplifié et profité pour la politiser est une chose mais cela ne vous vient pas à l’idée que « peut-être » ce qu’elle raconte est vrai tout simplement ? Vous êtes de celles/ceux qui quand une femme dit s’être fait harceler ou violer votre première réaction est de la regarder de haut en bas et vous dites « habillée ainsi elle l’a bien cherchée!!! »
Vos messages sont ignobles car le problème n’est pas si son histoire est bien décrite ou pas mais dans quelles circonstances elle aurait été usurpée !
Or selon vous et d’autres cette femme qui fut égorgée, violentée entre autres devrait s’estimer heureuse que son histoire personnelle et intime soit dévoilée par un auteur porté aux pinacles par les critiques et les bobos de la gauche caviar germanopratine !
Lisez ceci publié par Actualitte et regardez la vidéo de son interview sur YouTube et vous vous poserez des questions .,,
Pas celle de dissocier l’homme et l’œuvre comme vous le faites! Avez-vous le même point de vue sur les affaires Depardieu, Polanski ? Car in fine pour suivre votre logique « elles l ‘on bien cherché! Et puis elles devraient être heureuses qu’une « vedette » s’intéresse à elles et les fasse sortir de leur vie merdique » … car c’est cela qui ressort de votre message !
Et puis que je sache ni Gallimard ni les Daoud n’ont porté plainte pour diffamation calomnieuse en France contre cette personne à cette heure et cela pose question ..,
Merci
Vidéo : https://youtu.be/IyRWHAndCBs?feature=shared
Houris de Daoud : “Une violation de mon intimité”, selon Saâda Arbane
Née en 1993 à Djelfa, Saâda Arbane a miraculeusement survécu à une attaque terroriste ayant décimé une grande partie de sa famille et où elle a été, elle-même, égorgée. L’histoire de cette sportive qui « ne parle pas » est bien connue des Oranais. Et désormais, aurait rapporté un Prix Goncourt à un romancier...
par Faris Lounis.
Le 18/11/2024 à 10:59
La presse mainstream en France, du Monde à Valeurs Actuelles, en passant par Libération et Le Point, dénonce par avance tout questionnement littéraire ou idéologique des dits et écrits de celui qui vient de recevoir le Goncourt pour son Houris (Gallimard, 2024). Mais cette mise en cause venant d’Algérie, si elle était avérée, serait de nature à rompre sur le plan éthique cet unanimisme médiatique autour du « roman le plus féministe de la rentrée » (Frédéric Beigbeder) par lequel « une jeune rescapée […] de la guerre civile algérienne [mettrait] enfin des mots sur son histoire » (Elle, 04/11/24).
Sur One TV, Saâda Arbane estime en effet que cet auteur qui prétend donner la parole aux femmes de son pays face aux islamistes aurait en réalité « dépossédé une victime du terrorisme de son histoire, de sa vie, contre son gré », et malgré « les refus catégoriques de ses parents de leur vivant ».
Elle assure que l’auteur algérien aurait « exploité son histoire personnelle sans son consentement », voire en utilisant abusivement des confidences recueillies dans un cadre médical. Ayant « mis plus de vingt-cinq ans pour oublier » son « traumatisme », elle estime que Kamel Daoud aurait « remué les plaies » d’une histoire dont elle estimait « la seule à décider comment [elle devait] sortir ».
« Ma famille et mon entourage, qui savaient que je ne voulais pas parler de cette histoire, étaient choqués », témoigne-t-elle, ajoutant que cette histoire, « c’est quelque chose qui me perturbe dans ma vie. Tout le monde m’a dit : “C’est bizarre ce que tu as fait” ». Après la parution de Houris, « on m’a même appelé pour me demander combien j’ai été payée pour le livre ». Une « amie installée à Paris » avait du mal à croire que « j’ai laissé utiliser mon histoire de cette manière ».
Elle-même fut marquée : « Quand j’ai commencé à lire le livre, je n’ai pas dormi trois jours ». Et d'ajouter : « Cela fait 25 ans que je cache mon histoire, que je cache mon visage, que je refuse qu’on me montre du doigt. C’est horrible… »
Elle ajoute cette accusation plus grave à l’égard de l’écrivain concernant « les détails de sa vie personnelle » qu’elle n’a jamais confiés qu’en thérapie : « Il a tout pris de sa femme [...]. On ne peut pas parler comme ça tant qu’on n’a pas vécu la chose [...]. C’est ma vie, c’est mon passé. Y a que moi qui peut juger comment ça doit sortir. Ce n’est pas à lui de faire ça. C’était pas à lui de me jeter comme ça. En plus, il salit ma réputation ». Houris « est une violation de mon intimité ».
Par-delà l’incontestable et légitime droit de l’écrivain à la fiction et à la libre création, ces déclarations soulèvent de sérieuses questions d’éthique tant littéraire que médicale.
Dans l’émission « Houris, la contre-enquête », la jeune femme affirme que la vie de Fajr ressemblerait étonnement à la sienne : « Ma cicatrice. Ma canule. Les conflits avec ma mère. L’opération que je devais subir en France, la pension que je reçois en tant que victime [du terrorisme islamiste]. L’avortement, je voulais avorter. La signification de mes tatouages [au niveau de la nuque et du pied]. Le salon de coiffure, j’avais un salon de coiffure et d’esthétique et c’est dans le livre. Le lycée Lotfi. L’allusion romancée à ma passion pour l’équitation », énumère-t-elle auprès du journaliste.
Comment des faits aussi précis auraient-ils pu arriver jusqu’au romancier ? Selon elle, il s’agirait d’une « violation du secret médical » par son ancienne psychiatre, Mme Daoud. Elle affirme qu’elle aurait été suivie chez cette dernière, de l’année 2015 jusqu’au départ de la famille Daoud en France, dans plusieurs établissements médicaux oranais, d’abord pour une thérapie de groupe avec sa mère, et puis seule.
La survivante du massacre de Djelfa insiste sur le fait que durant ses consultations chez Mme Daoud, sa parole était totalement libre : « Je n’avais pas de filtre [je parlais] sans tabous, je disais tout. Pour moi, c’était ma psychiatre. Il y avait le secret médical, je disais tout. » Durant son interview, elle précise qu’« il y a trois ans et demi, l’écrivain [lui] a demandé l’autorisation de raconter [s]on histoire dans un livre. Mon refus était catégorique. J’étais chez lui, cité Hesnaoui. Sa femme m’avait invité pour boire un café et discuter de ma thérapie. »
Après, continue-t-elle, quand « sa femme m’a dit qu’il est en train d’écrire un livre, je lui ai dit : “Attention, je ne veux pas que ça soit sur moi”. Elle m’a dit : “Non, ça ne parle pas de toi du tout”. Plusieurs fois durant mes consultations, j’ai redit à sa femme : “Attention, je refuse qu’il fasse ça” ». Mme Daoud l’aurait rassurée en lui répondant : « “Pas du tout… Je suis là pour te protéger.” »
Aujourd’hui, et après la lecture de Houris, elle juge qu’elle n’aurait en rien été protégée par son médecin. « J’ai dit tous ces détails à sa femme en tant que psychiatre [...] Je ne l’ai jamais dit à personne [d’autre] », affirme-t-elle. Son intime conviction est que Kamel Daoud aurait eu accès « à [s]on histoire » par le biais de son épouse et psychiatre.
Selon elle, Houris serait une « divulgation du secret médical » : « Je n’ai jamais communiqué mon dossier médical à Kamel Daoud. [...] Je n’ai jamais autorisé Kamel Daoud ou sa femme, ma psychiatre, à raconter mon histoire. » La jeune femme estime en outre que l’écrivain aurait « attendu la mort de [s]es deux parents pour faire ça ».
L’intérêt de la presse, des médias et des écrivains pour l’histoire de Saâda Arbane ne serait pas nouveau. En 2009, raconte-t-elle, « quand j’ai gagné la médaille d’or du Championnat Maghrébin d’Équitation [...], je commençais à recevoir les premières demandes pour raconter mon histoire ». Depuis lors, pour elle comme pour ses parents par kafala (forme musulmane d’« adoption »), le refus de raconter son histoire était catégorique.
« Depuis 25 ans, continue-t-elle, je refuse qu’on raconte mon histoire à ma place. C’est mon intimité, c’est mon histoire. [...] J’avais refusé que mon histoire soit divulguée », mais « lui, il l’a bien divulguée, [...] mon intimité a été dévoilée ». Et si elle a décidé de prendre la parole aujourd’hui, ce serait « pour dénoncer l’abus que Kamel Daoud a fait dans son livre de mon histoire ».
D’après elle, Mme Daoud se serait rendue en octobre dernier à son domicile, pour lui remettre un exemplaire de Houris portant une dédicace signée de l’écrivain : « Notre pays a souvent été sauvé par des femmes courageuses, et tu es l’une d’entre elles, avec mon admiration. »
Cette dernière lui aurait « parlé du projet du film et de son éventuelle implication dans le scénario » qui pourrait lui faire « gagner énormément d’argent » par lequel elle pourrait « acheter son appartement en Espagne ». Saâda Arbane dit avoir compris cette proposition « comme une tentative de l’acheter et de l’amener à se taire ».
Également devant le journaliste de One TV, son mari considère que la publication de Houris et son hypermédiatisation « a remué le couteau dans la plaie » de l’histoire familiale de sa femme et que, depuis, « elle trouve énormément de mal à se nourrir, à dormir », « souffre gravement de sévères maux de tête ». Selon lui, le roman « a fait resurgir de mauvais souvenirs » et cela pourrait se répercuter négativement sur leur fils de huit ans.
L'écrivain n'a pour le moment pas réagi à ces déclarations.
> Antoine Gallimard a diffusé un communiqué pour dénoncer des attaques fallacieuses contre l'écrivain, reproduit ci-dessous. De son côté, l'Académie Goncourt, contactée par ActuaLité, se refuse à tout commentaire
Anjo
21/11/2024 à 08:01
A priori, mesquinerie majuscule de la part de la plaignante-à sa décharge, passée par un hôpital psychiatrique- . D'aucuns (unes) auraient été flattés(es) d'avoir été une inspiration récompensée...Cela n'enlève rien au talent de l'écrivain; Allah merci!
Falco
21/11/2024 à 09:09
Bonjour
Votre commentaire comme tant d’autres qui oublient que le « viol d’une intimité communiquée sous la protection du secret médical « est la principale question de cette affaire ! Le prisme politique et le dénigrement d’un auteur importent peu s’il s’avérait qu’il a eu accès LIBREMENT aux carnets de son épouse psychiatre pour voler l’ histoire d’une personne ayant fait savoir plusieurs fois au couple qu’elle ne souhaitait pas que son histoire personnelle devienne publique !
Et puis votre diatribe me rappelle ce que disait peu de temps avant sa mort, Umberto Eco:
« Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d'imbéciles qui, auparavant, ne faisaient que discuter au bar après un verre de vin, sans causer de tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite, alors qu'aujourd'hui ils ont le même droit de parole qu'un prix Nobel. C'est l'invasion des imbéciles. »
Et d'ajouter:
« La télévision a promu l'idiot du village, auquel le spectateur se sentait supérieur. Le drame d'Internet, c'est qu'il est en train de faire de l'idiot du village un porteur de vérité. »
Et aussi ce vieux proverbe chinois :
« Quand le sage montre les étoiles l’idiot regarde le doigt ! »
Merci
Anjo
21/11/2024 à 15:23
Quelle est la place du hasard dans tout cela? Notez-vous que notre...époque est devenue totalement in-ca-pa-ble d'appréhender une histoire, un fait, un évènement...sans l'entacher, par un biais ou un autre de "négatif". Quand je me réjouis j'envoie au diable les faiseurs de "mais" interrogatifs qui trouvent ou plutôt inventent maille à partir car......actuellement on peut tout inventer. J'ai lu ce livre et le fais circuler, sans problème . Toute morale est subjective, n'est-il pas?
Aurelien Terrassier
21/11/2024 à 10:21
En attendant aucune preuve de liens entre le pouvoir algérien répressif et les deux plaignantes contre Kamel Daoud dont une au nom de l'organisation nationale des victimes du terrorisme. L'atteinte du secret médical étant puni par la loi et si c'est vraiment le cas le romancier neo-réac devra répondre de ses actes...
Falco
21/11/2024 à 10:51
Et pour ce qui d’être « REAC » vous vous y connaissez !!!!
Vous êtes une bouse nauséabonde !
Dégagez !
Merci
Aurelien Terrassier
21/11/2024 à 12:06
Falco A part insulter gratuitement vous faites quoi d'intéresser ici? Vous savez argumentez?
Falco
21/11/2024 à 12:25
Moi je vous insulte ? Alors que sur tous vos posts soit ils sont bloqués par le modérateur soit vous lancera des accusations en vous croyant le procureur en chef! N’est pas Robespierre qui veut! Il faut soit se prononcer au conditionnel dans les interventions et surtout ne pas être péremptoire comme c’est votre cas ! Pourquoi traiter KD de « neo-reac » ou le dessinateur de Spirou de raciste ?
Vos commentaires n’ont pas de sens et, je me répète peut-être, vous me faites penser à l’imbécile de la citation de Umberto Eco qui, peu de temps avant sa mort tenait les propos suivants:
« - Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d'imbéciles qui, auparavant, ne faisaient que discuter au bar après un verre de vin, sans causer de tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite, alors qu'aujourd'hui ils ont le même droit de parole qu'un prix Nobel. C'est l'invasion des imbéciles. »
CQFD
Merci
Aurelien Terrassier
21/11/2024 à 12:34
Falco J'ai largement argumute sur la BD raciste de Spirou que vous cautionnez ainsi que sur Kamel Daoud liens à l'appui dans certains de mes commentaires. Contrairement à vous je ne suis pas anonyme mais je respecte ce droit. Par contre que vous m'insultez gratuitement sans débattre ni arguments, je n'admets. En fait vous soutenez plus Kamel Daoud et les deux plaignantes dans le fond. Falco vous n'êtes qu'une imposture intellectuelle anonyme qui ne sait ni argumenter ni débattre.
B. Diclo
21/11/2024 à 12:19
Rien... A part que l'affaire est née dans des medias algériens dont les liens avec le pouvoir sont assez étroits.
Rien... A part que Daoud et son éditeur sont personna non grata dans le pays.
Rien... A part que le coeur du roman de Daoud est la "guerre civile" algérienne dont il est interdit de parler là-bas.
Rien... A part que Saada Arbane porte sur la place publique son histoire, qu'elle ne voulait pas voir "fictionnée" dans un roman.
Comme on dit dans la police, il y a un faisceau d'indices...
Un lecteur
21/11/2024 à 18:08
"Aucune preuve de lien"... vous pensez sincèrement qu'on peut, en Algérie, faire une interview télévisée à une heure de grande écoute sur un sujet largement tabou et interdit, les années noires, sans l'aval du gouvernement. Seriez vous naïf ou aveuglé par vos œillères politiques ?
perkeo
21/11/2024 à 11:32
Bien fait, mais c'est en France qu'il faut porter plainte. Il y a trois personnes mises en cause: la psychiatre, l'écrivain et son éditeur (en tant que personne morale). La plainte contre l'écrivain et l'éditeur doit être portée en France, puisque la publication est française.
La défense de Gallimard est nulle. Probablement ils savaient très bien d'où venait l'inspiration de l'écrivain, mais ils ont pensé qu'ils ne risquaient rien, que la victime était trop pauvre et trop obscure pour réagir, qu'ils pouvaient compter sur sa honte d'être victime, qui empêche tant de gens de demander justice, et, enfin, comme la victime vit en ALgérie, ils ont pensé qu'il serait facile de ricaner de la justice de son pays. Et je parie que tout ce joli petit monde vote à gauche.
Bien sûr, la victime ne va pas forcément gagner son procès. Mais ce sera très drôle de voir les avocats de la défense s'entortiller dans leurs arguments, et se lancer dans de grande et beaux discours sur la liberté de création. Sortez vos mouchoirs, ce sera très émouvant.
Aurelien Terrassier
21/11/2024 à 12:12
Perkeo je suis d'accord avec ce que vous dites sauf sur le fait que Gallimard et le jury votent à gauche à mon avis ils sont plutôt macronistes ou de centre-droit.
Falco
21/11/2024 à 12:14
Bonjour,
S’il ne s’agissait pas de la violation du Serment d’Hippocrate d’une personne qui se livrait a son soignant se pensant en toute sécurité…. Comme vous je serais plié de rire!
Si les frais sont avérés c’est très grave . Le problème matériel et commercial de KD ou de La famille Gallimard est le moindre des cadets, le viol médiatique que cette personne se « voit imposer » par un couple qui lui aurait volé son histoire et son intimité est bien plus grave.
Le Serment d’Hippocrate serait bafoué dans ce qu’il a de plus important, le secret médical .
Que dit le SERMENT D’Hippocrate à ce sujet :
« Je jure par Apollon, médecin, par Asclépios, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l'engagement suivants :
…
Quoi que je voie ou entende dans la société pendant, ou même hors de l'exercice de ma profession, je tairai ce qui n'a jamais besoin d'être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas.
Si je remplis ce serment sans l'enfreindre, qu'il me soit donné de jouir heureusement de la vie et de ma profession, honoré à jamais des hommes ; si je le viole et que je me parjure, puissé-je avoir un sort contraire ! »
CQFD !
Edco
21/11/2024 à 16:32
Eh , m'sieur,
F audrait ptet
A rrêter les injures et autres
L ogorrées répétées ad nauseam
C ontre les avis contraires ,
O h combien légitimes et
argumentés....
Vos avis suffisent , thanks !
Falco
22/11/2024 à 08:15
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Mon nom est personne
21/11/2024 à 12:05
Chez Gallimarion
Plus c’est nauséabond
Plus ça sent bon
Le pognon !
Edco
21/11/2024 à 14:31
Chez Gallimard
De plus en plus de bavards
Et donc c est tout bonnard
Pour enrayer les ringards
Et promouvoir les triquards !!!!🤭
Aurelien Terrassier
22/11/2024 à 18:19
Joli poème!
B. Diclo
21/11/2024 à 12:57
Tiens d'ailleurs, Boualem Sansal, 75 ans, vient d'être arrêté à son arrivée en Algérie.
Chouette pays, hein ?
Moralité : L'Algérie, si tu l'aimes, tu la quittes !
Gilles
23/11/2024 à 14:50
Ha zut, l'écrivain préféré du moment de la réacosphère française serait un délinquant.
Étonnant.
Gaucho Marx
24/11/2024 à 10:17
Être considéré comme un délinquant par un criminel est une volupté de fin gourmet, aurait pu dire Courteline.
Si l'affaire n'était pas aussi grave, et si on ne voyait pas fleurir ici ou là des commentaires de gens prenant le parti de l'Algérie contre des intellectuels français, contre, n'ayons pas peur des mots, la France.
Falco
24/11/2024 à 21:27
Extraordinaire comme la gauche germanopatrine caviar si prompte à être pro palestinienne et à faire des appels de sabotage contre la France d’un seul coup sur l’affaire Daoud perd toute nuance et défends Gallimard et Daoud corps et âme en oubliant que la plaignante , la victime est une femme qui a été obligé par ce qui ressemble à un viol de son intimité par son médecin traitant et du mari de celle-ci ! Si c’est faux qu’empêche Gallimard et M. et Mme Daoud de porter plainte pour diffamation ???
Les trolls de Gallimard font bien leur travail sur ce le site d’Actualité et veulent nous vendre une idée de cette affaire qui n’est pas celle présumée… attendons les procès à Alger et à Paris….