Pacôme Thiellement est formel : « Le roman national ment. » De l'épopée sanguinaire de Jules César à Emmanuel Macron, en passant par la « gauchiste » Jeanne d'Arc, l'auteur raconte son Histoire de France sur le média Blast. Une première saison de sept épisodes pop, qui donne un premier volume publié en co-édition par Massot et Blast.
Le 21/10/2024 à 18:22 par Hocine Bouhadjera
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21/10/2024 à 18:22
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Louis Pauwels avait raconté en son temps les Histoires magiques de l'histoire de France. Chez Pacôme Thiellement, l'approche est bien plus rigoureuse, mais l'enchantement est préservé, même quand il est macabre... L'anti-Lorànt Deutsch.
Face à l'Histoire de France des Clovis, Charlemagne, Saint Louis, Richelieu, Louis XIV, et autres Napoléon, celle des Frères et Sœurs du Libre Esprit, des Cathares, de Jeanne d’Arc, de Rabelais, de Jean-Jacques Rousseau, d'Arthur Rimbaud, de Toussaint-Louverture, de Gérard de Nerval, de Hara Kiri... Face à la France, « fille aînée de l'Église », la France « fiancée anarchiste de Jésus ».
Une Histoire de France envisagée à travers le prisme de l'anarchie spirituelle, de la mystique révolutionnaire et de la poésie. Une histoire des tentatives d’émancipation, des échecs qui sont des victoires.
ActuaLitté : Vous avez décidé de proposer votre Histoire de France, rien que ça, et vous l'appelez L’Empire n’a jamais pris fin, que vous reprenez à Philip K. Dick, un auteur de SF. Quelle drôle d’idée…
Pacôme Thiellement : L’Empire n’a jamais pris fin, c’est une phrase qui est apparue dans un rêve de Philip K. Dick. Un rêve dont la date exacte nous est inconnue mais qu’il a retranscrit dans L’Exégèse, son journal rédigé toutes les nuits de 1974 à sa mort en 1982, ainsi que dans son roman Siva en 1978. Dick était dans une boutique vendant des vieux magazines de SF rares et il cherchait une série nommée L’Empire n’a jamais pris fin. S’il la trouvait, « tout » lui serait révélé.
Selon ses propres mots : « S’il mettait la main dessus et s’il pouvait la lire, il saurait tout. Voilà ce qui était en jeu dans son rêve. » A cette époque de sa vie, Philip K. Dick a également eu une expérience mystique surnaturelle, une « invasion divine ». Une voix est apparue dans sa tête et lui a parlé, à partir de février 1974 pour repartir entre deux et trois mois plus tard.
Cette voix était celle d’un disciple « gnostique » de Jésus persécuté de l’an 70, Thomas, qui lui a expliqué que nous vivions toujours sous le joug de l’empire romain, que la victoire du christianisme était un leurre, une victoire « en carton-pâte », l’Église n’était que la continuation de l’Empire. Et, à son époque, il fallait voir les USA et l’URSS comme les deux visages de celui-ci. Je cite Dick : « Rome s’étendait partout à travers les âges. Rome écrasait le monde de sa masse, cuirassée comme elle l’était, énorme avec ses noirs murs de métal, ses geôles et ses rues, ses chaînes et ses anneaux de fer, ses guerriers casqués. »
Tout ça me parle beaucoup. Comme les nombreux textes, fragmentaires et posthumes, de la philosophe Simone Weil sur le poids de l’influence romaine sur notre vision du monde en général, et sur l’Histoire de France en particulier : L’Enracinement, « Quelques réflexions sur les origines de l’hitlérisme » et « L’agonie d’une civilisation vue à travers un poème épique » dans les Écrits historiques et politiques, etc. C’est d’ailleurs pour cela que le premier tome de L’Empire n’a jamais pris fin commence avec un texte qui tente de donner des éléments de contexte concernant à la fois Philip K. Dick, Simone Weil et un texte d’André Breton très étonnant, Flagrant Délit, où le père du surréalisme associe les « gnostiques », dont on venait de retrouver les textes à Nag Hammadi, et les poètes visionnaires (Hugo, Nerval, Baudelaire, Lautréamont, Mallarmé, Rimbaud, Jarry).
L’Empire n’a jamais pris fin, c’est une Histoire de France alternative qui tient à la fois de la science-fiction, du « gnosticisme » et de la poésie. Ça fait plus de dix ans que j’ai envie de faire une « Histoire de France ». Mais narrative, subjective, comique, nonsensique, vivante. J’ai tellement aimé ces « Histoires » racontées et parfois réinventées par un auteur seul, comme les émissions d’Alain Decaux ou d’Henri Guillemin et, bien sûr, les livres de Cavanna. Cavanna a fait une Histoire de France « Hara-Kiri ». Je voudrais faire une Histoire de France « Freak Show ».
Il n’existe pas de livre qui traite de ce secret, pas d’individus qui fassent autorité en la matière. Il n’en est pas moins là : le Christ contre César. Tel est le récit sous-jacent rapporté à travers les âges, depuis deux mille ans, et qui, en même temps, n’est jamais rapporté.
- Philip K. Dick.
Vous êtes formel sur un point : vous ne faites pas œuvre d’historien, mais d’exégète. Pouvez-vous expliquer ce que vous entendez pas là, à ceux qui ne sont pas familiers de votre approche ?
Pacôme Thiellement : J’ai choisi le titre d’exégète parce qu’il est tombé en désuétude. Pour moi, il a quelque chose de comique. Mais il est également « sérieux » (malgré tout) dans le sens où l’exégèse implique l’idée d’une interprétation multiple, potentiellement infinie, d’un texte considéré comme sacré.
Dès Poppermost, mon premier livre (Ndr : réédité aux éditions MF en novembre prochain), il y a plus de vingt ans, j’avais fait de l’exégèse. Mais pas de La Bible ni du Coran ou de la Bhagavad-Gita. J’avais fait l’exégèse de faits divers (le mythe de la mort de Paul McCartney, les morts réelles de Sharon Tate et de John Lennon) et des chansons des Beatles, qui étaient sacrées pour moi.
Aujourd’hui je fais l’exégèse de l’Histoire de France. C’est pas si différent. Faire l’exégèse de l’Histoire de France, cela veut dire qu’il s’agit ici, non d’une description scientifique, ou d’une recherche universitaire, mais d’une interprétation personnelle, subjective de celle-ci. C’est une lecture. Je n’ai pas fait d’études d’Histoire, je ne cherche ni à reproduire la méthodologie des historiens, ni à entrer en concurrence avec eux. Je fais autre chose. Je fais avec l’Histoire de France la même chose que j’ai fait auparavant avec les Beatles dans Poppermost comme dans mes autres livres. Je collecte des informations, je choisis celles qui me semblent honnêtement pertinentes et j’en propose une interprétation. Mais je ne dis pas que c’est la seule possible.
Pour cela, j’ai quand même reçu de l’aide de spécialistes, comme Franc Bardou pour l’histoire des « Cathares » ou Raphaël Carbonne pour les chapitres concernant la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons et l’histoire de Jeanne d’Arc. C’est important que les faits soient justes, qu’il n’y ait pas de contresens historique, et quand on ne sait pas quelque chose, je dis « on ne sait pas ». Mais la narration des faits n’est pas le but que je me suis proposé dans L’Empire n’a jamais pris fin. Cette narration est toujours au service d’une interprétation, une lecture du passé qui puisse avoir un sens pour aujourd’hui et qui puisse nourrir notre séjour sur la Terre.
Finalement, vous proposez une contre-histoire, face, entre autres, à deux références, Jacques Bainville et Jules Michelet. Quels sont les fils conducteurs de votre approche ?
Pacôme Thiellement : Jules Michelet, je le respecte profondément et même je l’aime beaucoup. Souvent il dit des dingueries, mais ça n’est jamais sans intérêt. Il est habité. Il vit dans ce drôle de truc qu’on appelle « L’Histoire de France ». Il la vit comme une transe ! Ou comme la rencontre avec un sphinx. Ça m’intéresse. Je considère qu’on vit encore en grande partie dans son texte, son labyrinthe, une Histoire qu’il a écrite, qui est devenu ensuite pour le meilleur ou pour le pire (et surtout pour le pire) le « roman national ».
Jacques Bainville, en revanche, me semble un triste imbécile. Ce qui m’hallucine, c’est la place que l’historien de L’Action Française a réussi à prendre dans le monde politique contemporain. Bainville fétichisé ridiculement par Zemmour, qui pleure de joie quand il peut dire à ses amis que son fils désormais le lit (c’est dans une conversation avec Paul-Marie Couteaux sur une chaîne YouTube, ça doit pouvoir se retrouver) ; Bainville cité par Gérald Darmanin à l’Assemblée nationale… C’est de la folie pure, parce que c’est l’amour de l’ordre, de la hiérarchie et du pouvoir en dehors de tout autre critère d’évaluation de la vie. Et Bainville parle toujours au nom de la France : « La France pensait », « La France voulait ». C’en est à la fois extrêmement comique et incroyablement sordide. C’est l’amour de la Mort.
Votre point de vue est celui d’une puissante faiblesse, face au pouvoir plein de misères. Quel changement de paradigme, de perspective, proposez-vous aux lecteurs ?
Pacôme Thiellement : L’opposition à une doctrine de la force ne se fait pas par la force mais par un autre regard porté sur les notions de force et de faiblesse, de victoire et d’échec. Que ce soit Jésus, Marie-Madeleine, les « Cathares », Jeanne d’Arc, Rabelais et d’autres, c’est une autre image de l’humanité que celle de ces stupides rois et guerriers, conquérants victorieux. Et c’est cette humanité qui me bouleverse et dont je veux parler. Elle a aussi sa place dans la façon dont nous nous racontons notre passé, et dont nous essayons de nous le réapproprier.
Elle a connu ses victoires, comme elle a connu ses défaites. L’Empire n’a jamais pris fin contient également des passages sur L’Iliade et sur La Bhagavad-Gita, parce que ces deux poèmes contiennent des éléments essentiels qui permettent de modifier notre regard. Dans L’Iliade, l’idée que les perdants ne sont pas moins honnêtes que les gagnants d’une guerre, qu’il n’y a pas de corrélation entre la victoire et la supériorité morale. Dans La Bhagavad-Gita, l’éthique d’une action sans regard pour son fruit, réalisée en dehors des notions d’échec et de victoire.
Votre contre-histoire est aussi une contre-histoire religieuse : Jésus serait l’inverse du christianisme ? Et qui sont ces « Sans roi », martyrisés depuis des siècles, mais toujours vivants, notamment grâce à vous ?
Pacôme Thiellement : Je réfléchis à Jésus indépendamment de ce qu’en a fait le christianisme, comme figure émancipatrice, dans la continuité de ceux qui ont été considérés comme des hérétiques par l’Église. L’Église les a appelés « gnostiques », mais c’est un terme péjoratif. En lisant les textes retrouvés à Nag Hammadi en 1945, j’ai trouvé cette expression dite par Jésus pour décrire ses interlocuteurs privilégiés, « Abasileus Genea », la génération Sans Roi.
Ça me semble intéressant, comme la phrase, également dite par Jésus, dans le Discours du Sauveur, un de ces écrits dits apocryphes : « Je ne suis pas venu comme un Seigneur mais comme un soutien, je suis votre frère en secret. » Depuis La Victoire des Sans Roi en 2017, une réflexion sur leur vision du monde, une spiritualité révolutionnaire, est un des fils rouges de mon enquête, qui va de livre en livre.
Dans ce premier tome, vous interrogez le traitement de figures féminines, comme Marie-Madeleine, passée de proche, voire concubine de Jésus Christ, à prostituée, ou Jeanne d’Arc, devenue tragiquement un symbole pour l’extrême droite. Comment expliquer de tels contresens ?
Pacôme Thiellement : C’est un fonctionnement systématique, de la part des pouvoirs, de récupérer des figures révolutionnaires et de les transformer en fétiches à leur usage. Marie-Madeleine a été confondue avec Marie l’Égyptienne, et transformée ainsi en prostituée dans le monde chrétien (même s’ils se sont excusés depuis sur cette « fake news » millénaire, on continue à retrouver cette idée stupide remise régulièrement au goût du jour) alors que, dans les textes Sans Roi, elle est la personne la plus proche de Jésus, peut-être même sa compagne. En faire une prostituée a permis à l’Église de la mettre à distance au profit de Pierre et de Paul. D’en faire un objet de pitié.
Quant à Jeanne d’Arc, elle a tout d’abord été une héroïne de gauche. C’est la Jeanne de Michelet, de Quicherat ou même de Péguy (et c’est celle qu’on retrouve au cinéma, chez Dreyer, Bresson et Rivette). Et c’est cohérent : une jeune fille du peuple, qui n’a peut-être même pas appris à écrire, qui sort de sa condition de paysanne comme de femme, qui se lève contre un occupant, malgré la lâcheté profonde des pouvoirs au nom desquels elle va se battre, et contre l’Église qui va la brûler et qui tient tête, lors de son procès, toute seule à un aéropage de vieux messieurs capuchonnés.
Je cite un écrivain et révolutionnaire péruvien, José Carlos Mariàtegui, pionnier de l’indigénisme, qui a écrit en 1926 : « Jeanne d’Arc est revenue vers nous portée par la houle de notre propre tempête. » Ainsi que toutes ces « Jeanne » d’autres pays, figures de libération et d’émancipation : Yu Gwan-Sun, Qiù Jin, Maria Pita, qui ont à chaque fois été considérées comme des « Jeanne » coréenne, chinoise, congolaise…
La récupération de Jeanne par l’Église, puis par l’Extrême-droite, j’en décris les étapes dans mon chapitre qui lui est consacré. Cette récupération est purement intéressée. C’est une récupération cynique. Et c’est une des plus grandes impostures jamais réalisées. Jeanne n’appartient à personne, bien d’accord, mais la laisser à l’Extrême-droite est un crime.
Pour me moquer d’eux, je rappelle aux fans de De Villiers et de Zemmour qu’il y a bien une phrase islamophobe dans les minutes du procès, mais elle n’a pas été prononcée par Jeanne. Elle a été prononcée par Cauchon : « Si vous ne voulez pas vous soumettre à l’Église et lui obéir, on vous abandonnera comme une Sarrasine. » Oui, dans son procès, Jeanne a été littéralement traitée par Cauchon d’islamo-gauchiste… On se croirait dans une émission sur Cnews, pas vrai ? En fait, c’est Cauchon le véritable héros de ces imbéciles. C’est à lui qu’ils ressemblent. Qu’ils nous laissent Jeanne et qu’ils célèbrent Cauchon.
Vous aimez à faire des parallèles avec aujourd’hui. Vous n’avez pas peur d’être accusé d’anachronisme ?
Pacôme Thiellement : Ben non, je n’en ai peur. C’est ce qui m’intéresse justement, l’anachronisme. L’anachronisme est un autre nom de la présence ou de l’actualité. Comme disait Christian Gabrielle Guez Ricord (je le cite de mémoire, c’est sans doute beaucoup mieux exprimé) : « Ça ne m’intéresse pas de savoir ce que Rimbaud a voulu dire à son époque, ce qui m’intéresse, c’est ce qu’il veut nous dire aujourd’hui. » Ce qui m’intéresse, quand je lis les minutes du procès de Jeanne d’Arc, c’est ce qu’elles nous apprennent sur aujourd’hui. C’est même ce que Jeanne veut nous dire aujourd’hui.
Finalement, quel est votre rapport à ce qu’on appelle La France ?
Pacôme Thiellement : La France est une construction artificielle, un fantasme délétère de dominés. Les Francs étaient des guerriers germains utilisés par Rome pour mater les révoltes gauloises. Plus exactement pour mater les Bagaudes. C’est une histoire méconnue et passionnante. Et puis finalement les Francs se sont attaqués aux Romains eux-mêmes, et ils ont imposé leur pouvoir par la force alors qu’ils ne parlaient même pas la langue des Gallo-romains qu’ils occupaient.
Pourquoi n’abandonnerions-nous pas ce nom, « La France », qui était celui de nos colonisateurs et occupants, et ne retournerions pas à celui de « Gaule » ? La Gaule est déjà artificielle, certes. C’est une construction des Romains mais qui, au moins, correspond aux peuples multiples qu’ils ont colonisés, et le nom de « Gaulois », même imposé par César, est d’origine « gauloise » alors que « France » est d’origine franque ! La « France », c’est le pays des occupants, des individus sinistres qui nous dirigent, depuis Clovis jusqu’à Macron.
Et j’ajouterais, à l’attention de ceux qui rétorqueraient que l’allusion aux Gaulois est une idée d’extrême-droite : qu’ils relisent leur « Goat », leur cher Bainville, et qu’ils voient ce qu’il pense des Gaulois – et avec lui, toute sa mouvance. Je cite Bainville : « À quoi devons-nous d’être ce que nous sommes ? À la conquête des Romains. C’eût été un malheur si Vercingétorix avait triomphé. » De même, Napoléon III, expliquant aux Algériens en 1865 que vaincus, ils sont semblables aux Gaulois promis à ressusciter dans une civilisation nouvelle.
Ou écrivant dans son livre : « Tout en honorant la mémoire de Vercingétorix, il ne nous est pas permis de déplorer sa défaite. N’oublions pas que c’est au triomphe des armées romaines qu’est due notre civilisation : institutions, mœurs, langue, tout nous vient de la conquête. » Ne l’oublions pas, en effet, mais battons-nous pour nous en défaire.
Abattons Rome. Et, à défaut de renoncer à ce nom piégé de France, allons à la recherche d’une autre France. Elle existe chez François Villon, chez François Rabelais, chez Jean-Jacques Rousseau, chez Gérard de Nerval, chez Arthur Rimbaud et Alfred Jarry. C’est cette France que j’aime et que j’appelle la France des Sans Roi.
La saison 2 de L’Empire n’a jamais pris fin a déjà commencé, qui traite d’un autre sacré zig, Rabelais. Que pouvez-vous nous dire sur ce qui devrait devenir le volume 2 de votre Histoire de France ?
Pacôme Thiellement : Le deuxième temps de L’Empire n’a jamais pris fin partira de Rabelais pour aller jusqu’à la Révolution. Si les petits Cauchons ne nous mangent pas, à Blast, je compte bien parler des régicides, de la Fronde, de Louis XIV et de Jean-Jacques Rousseau.
À LIRE - Jacques Rivette cinéaste du mystère, par Pacôme Thiellement
Et on déploiera ces deux autres fils rouges, celui du Carnaval et celui de la « vie étrange » comme dit Rimbaud en parlant de Villon. A savoir ce que les poètes ont vu, parfois dans des états hallucinatoires, et qui éclaire autrement l’Histoire de France. Nous n’en avons fini ni avec les Sans Roi, ni avec le Carnaval, ni avec les visions des poètes.
Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com
Paru le 10/10/2024
365 pages
Massot Editions
20,90 €
Paru le 05/11/2024
149 pages
MF éditions
10,00 €
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CGesange
25/10/2024 à 11:19
Thiellement se trompe à propos de Jeanne d'Arc car il n'utilise qu'un document écrit par ses ennemis : Jeanne d'Arc elle-même a promu des croisades contre les musulmans (par exemple dans la lettre qu'elle a dictée à un scribe le 17 juillet 1429 - voir le lien ci-dessous). Les archives du gouvernement anglais et des dizaines de témoignages oculaires montrent qu'elle a été condamnée par un tribunal qui avait été manipulé par le gouvernement anglais après qu'elle ait déjà été approuvée par des ecclésiastiques de haut rang à Poitiers en avril 1429, et qu'elle a été soutenue par de nombreux autres ecclésiastiques tels que comme l'archevêque d'Embrun, l'éminent théologien Jehan Gerson, l'inquisiteur Jehan Dupuy et bien d'autres. Elle n'était pas une « gauchiste » : son objectif affiché était de placer son roi sur son trône et elle souhaitait également participer à une croisade contre les Hussites (voir le lien vers sa lettre aux Hussites ci-dessous).
Voici un lien vers une traduction de sa lettre du 17 juillet 1429 disant au duc de Bourgogne de lutter contre les musulmans : https://archive.joan-of-arc.org/joanofarc_letter_july_17_1429.html
Voici un lien vers sa lettre à les Hussites menacent de prendre part à une croisade contre eux : https://archive.joan-of-arc.org/joanofarc_letter_march_23_1430.html
Michel BLAISE
25/10/2024 à 11:45
Dès que l'on parle de la France, je constate que les commentaires refusés pleuvent. Le courage est la chose la mieux partagée au monde avec la bêtise et çette minorité de wokistes qui ne savent rien faire d'autre qu'interdire et détruire. Mais inventer et créer, surtout pas !
Scatcat56@gmail.com
25/10/2024 à 13:13
Une énième tentative de relecture de notre histoire .il faudrait étudier le Clovis de Michel Rouche avant de parler des francs....et aborder le chapitre suivant après l avoir assimilé...incompatible avec l'impatience du boboïsme parisien plus soucieux de conforter ses opinions que de comprendre.
Xav
25/10/2024 à 14:00
Ni historien, ni exégète, car un exégète travaille à remettre des textes dans leur contexte, à expliquer comment ils étaient construite, et pas du tout à la construction d'une mythologie ou d'un roman qui lui fait plaisir.
Heureusement que tout le monde n'a pas un tel ego...
tseyug
25/10/2024 à 16:21
le prochain nom de la France, c'est le Francistan.....c'est tout à fait dans la bonne pensée de collaboration wokiste de cet article.
ToToTe
25/10/2024 à 18:20
Il y a longtemps que je pense la même chose. Je n'aime pas ce nom de Français. Je ne me sens pas " française" ces Francs venus de l'Est, je n'aime pas les considérer comme mes ancêtres. Mes véritables ancêtres sont Celtes (des Bretons) et Celto Ligures ( des Provençaux) je suis une Gauloise puisque c'est ainsi que nous appelaient les Romains.
Dominique Loquais
25/10/2024 à 20:20
La chanson de Graeme Allwright exprime en peu de mots tout ce Pacôme nous dit dans Jeanne la gauchiste
https://www.paroles.cc/chanson,jeanne-d-arc,25553
C'est très émouvant pour moi de mieux comprendre cette chanson après avoir écouté "Jeanne la gauchiste"
Merci Pacome
CGesange
26/10/2024 à 11:07
Thiellement se trompe à propos de Jeanne d'Arc car il n'utilise qu'un document écrit par ses ennemis : Jeanne d'Arc elle-même a promu des croisades contre les musulmans (par exemple dans la lettre qu'elle a dictée à un scribe le 17 juillet 1429 - voir le lien ci-dessous). Les archives du gouvernement anglais et des dizaines de témoignages oculaires montrent qu'elle a été condamnée par un tribunal qui avait été manipulé par le gouvernement anglais après qu'elle ait déjà été approuvée par des ecclésiastiques de haut rang à Poitiers en avril 1429, et qu'elle a été soutenue par de nombreux autres ecclésiastiques tels que comme l'archevêque d'Embrun, l'éminent théologien Jehan Gerson, l'inquisiteur Jehan Dupuy et bien d'autres. Elle n'était pas une « gauchiste » : son objectif affiché était de placer son roi sur son trône et elle souhaitait également participer à une croisade contre les Hussites (voir le lien vers sa lettre aux Hussites ci-dessous).
Voici un lien vers une traduction de sa lettre du 17 juillet 1429 disant au duc de Bourgogne de lutter contre les musulmans : https://archive.joan-of-arc.org/joanofarc_letter_july_17_1429.html
Voici un lien vers sa lettre à les Hussites menacent de prendre part à une croisade contre eux : https://archive.joan-of-arc.org/joanofarc_letter_march_23_1430.html
Alek Jones
27/10/2024 à 12:27
réveillez vous on est en 2024 arretez de vous toucher sur l'istoire avec le gros H c'est qioi votre problçme dans la vie révisionner ? regardez ski ce passe en ce moment ça vous dérange pas pas ? on creve dans la manche on regarde ça aux infox et vous venez nous assomer avec jeanne mais bordel c'est quoi votre probleme ?
da da da
27/10/2024 à 16:59
Je pourrais vous assommer avec les règles d'orthographe par contre. On s'intéresse à l'Histoire, oui, déjà parce qu'on en fait partie, comme vous, et que pour savoir où l'on va il faut savoir d'où l'on vient. C'est un cliché mais c'est vrai. Peut-être qu'aujourd'hui en 2024 ce sont ceux qui veulent la fin de l'Histoire les révisionnistes ? Comme ce Pacôme justement.
C'est à vous de vous réveiller : ne voyez-vous pas que le retour à la nation (pas au nationalisme) c'est un retour à la souveraineté et au devoir de protection de l'État ? Un retour à la raison en somme, après des décennies d'un mondialisme fou qui a tout détruit et déconstruit sur son passage et dont vous êtes l'incarnation. Le sens de l'Histoire n'est pas celui que vous pensiez, c'est ça qui vous énerve.
Je ne comprends pas : vous dites que les médias mentent mais qu'il faut es croire quand ils montrent que des migrants se noient dans la Manche ? Occupez-vous des passeurs d'abord si vous voulez les sauver ! Ainsi vous sauverez des vies à la fois du côté des émigrés que des accueillants, et même moi je vous direz merci.
François berson
27/10/2024 à 22:59
Appeler la comme vous voulez.c'est un pays énorme,peupler d'igrare.
Lyo
30/10/2024 à 00:08
Un personnage intéressant, ses réflexions m'ont fait beaucoup réfléchir même si je ne suis pas forcément d'accord sur tout.
C'est effectivement le vainqueur qui a écrit l'histoire, en premier Jules César pour la Gaule. Ce qui me fait marrer c'est les gens un peu nationalistes et qui pensent descendre des Gaulois qui sont effectivement un ensemble de tribus, de culture différentes et qui ne se nommaient pas Gaulois. Mais surtout, nos ancêtres sont les Francs (qui étaient regroupés également en plusieurs tribus) et à la limite les Gallo-Romain. Mais la population "Gauloise" avant César n'existe plus après la conquête de la Gaule. La question de savoir si César a commis un génocide se pose puisque en réalité il a été prouvé que pas mal de tribus avaient des membres qui savaient écrire, les tribus avaient une culture, et certaines tribus écrivaient sur des tablettes en bois. Et apparemment ils utilisaient le grec ancien (l'anglais de l'époque). César est arrivé, à tout détruit, à fait capturer des enfants de ces tribus pour les éduquer à Rome. Et ensuite il a écrit sa version des faits que beaucoup d'historien ont cru pendant longtemps.
Pour cette raison, la France n'a aucune légitimité a revendiqué une "identité" Gauloise (et construite de toute pièce par César). C'est nos ancêtres les Francs, pas les Gaulois hein.. mdr Franc=Français
Bref, tout ceci est très intéressant, l'esprit de Rome, du colonialisme n'est jamais mort mais je ne suis pas sûre que ça ait commencé avec César. Avant, il y a eu Alexandre Le Grand et bien d'autres malheureusement. Par contre, je n'aime pas cette idéalisation qu'on fait de ces hommes. Ils ont commis des atrocités, ils ne méritent en rien notre admiration.
J'apprécie que Pacôme Thiellement précise toujours qu'il n'est pas historien et qu'il fait une exégèse subjective de l'histoire de France. Parce qu'au vu de certains commentaires qui l'accusent de mentir, ces personnes n'ont pas dû bien tout comprendre.
Zenitram
01/11/2024 à 12:02
Quand on picore l’histoire avec un esprit façonné par un enseignement moderne, on peut la réecrire à l'infini à l'aune d'idées subjectives.
Peu importe sous quel angle on l'éclaire, ce qui compte ce sont les faits, tant naturels qu'humains, qui nous ont conduits à notre identité actuelle.
Runaria
03/11/2024 à 00:41
Les paroles de Pacôme thiellement est plein de sagesse est de passion pour l'histoire de la gaule devrai je dire mais j'adore regarde vos vidéos passionnante j'espère pouvoir continuer avec vous j'aime aussi le gnosticisme hérétiques grâce a vous je fais des recherches sur la vraie histoire de la France j'espère pouvoir voir la vraie vérité. <Je fais des recherches sur l occitan car j'adore l'histoire oublié de sud de la France je peux découvrir mon véritable patrimoine un grand merci.
Louis Denormandie
04/11/2024 à 22:07
"J'ai la gaule"
G. Matzneff