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Juan Branco : "La radicalité politique est nécessairement un rapport à la mort"

« Conséquent, je crois que ça va être le mot de cet entretien », assène Juan Branco – utilisant le terme à une dizaine de reprises. “Conséquent”, l'avocat et auteur s'efforce de l'être dans son engagement à « protéger la faiblesse », ligne politique « fondamentale » . Une idée qui l'a changé en révolutionnaire, assumant cette posture jusque dans ce nouvel ouvrage : Comment fabriquer une guillotine ?, manuel d'insurrection révolutionnaire.

Le 15/09/2024 à 15:37 par Ugo Loumé

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15/09/2024 à 15:37

Ugo Loumé

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ActuaLitté

Après Abattre l’ennemi et Coup d’État, Juan Branco dégaine un nouveau titre qui ne cache pas ses intentions : « C’est une violente attaque contre une partie d’une pseudo-gauche, pseudo-révolutionnaire, qui s’est pâmée l’année dernière devant un ouvrage qui s’appelle Comment saboter un pipeline (Andreas Malm, trad. Étienne Dobenesque, éditions La Fabrique). Je l’avais acheté avec pas mal d’enthousiasme et, en fait, tout l’ouvrage consiste en une forme pacifiste de transgression de petit-bourgeois de salon. »

De la conséquence, c’est d'ailleurs ce que Branco réclame à quiconque se prétend « révolutionnaire. Il s’agissait aussi d’interroger ces gens-là dans leur inconséquence et leur rapport à la violence. Êtes-vous réellement dans une velléité révolutionnaire ou est-ce que c’est juste une posture pour coucher avec des filles ou des garçons et faire société de façon alternative ? », lance-t-il. Pour lui, l’engagement radical s’accompagne d’une question cruciale : « Est-ce que je considère vraiment que le système est à ce point dysfonctionnel que je suis prêt à me sacrifier ou, pire, à sacrifier des gens, pour le changer ? » 

Si la réponse est négative : « redevenez conséquent, mettez ça de côté, engagez-vous au PS ou chez LFI et arrêtez de prendre cette position moralement distinguante ».  Dans le cas contraire, « je vais vous donner véritablement un manuel ».

De Filipetti à Mélenchon, une désertion progressive

Pour lui, les choses ont commencé au début des années 2010. Après avoir été approché par Dominique de Villepin pour le suivre dans une hypothétique campagne qui n'aura finalement pas lieu, Juan Branco, qui débute à peine sa vingtaine, est embarqué en tant que conseiller d’Aurélie Filippetti pour la campagne de François Hollande. 

« J’essayais de porter un projet politique sur un sujet précis », en l'occurrence celui de licence globale qu’il avait théorisé « avec quelques amis » contre Hadopi et le système d’abonnement que nous connaissons aujourd’hui. Et ce, pour rendre la production culturelle et intellectuelle accessible à tous. 

Très vite, la réalité du politique le rattrape, et l’idée est écartée « à la dernière minute. Je n’avais pas encore la formation politique suffisante pour comprendre que ça mettait bien trop en tension un appareil politique traditionnel comme le PS à l’époque ».

« Ces orientations essentielles qui auraient changé la production culturelle du pays font l’objet d’arbitrages, liés à des manoeuvres politiciennes au sein d’un petit monde », analyse-t-il. Conclusion, on lui a proposé d’autres postes, loin de la mission originelle, qu'il a refusés, avant de révéler son éviction et celle du programme dont il était responsable. C’est à ce moment qu’il est entré en rapport frontal avec le système politicien.

Sa prochaine — et dernière en date —expérience électorale se déroule en 2017, sous étiquette LFI. « La France Insoumise c’était un truc plus affectif, j’avais rencontré Mélenchon sur le plateau du Supplément en 2016, j’avais été très ému par ses discours, notamment celui de Marseille »

Il affirme que cette campagne était expérimentale : « J’ai pris une circonscription dont je savais qu’elle n’était pas gagnable. J'étais intéressé de voir à quel point les législatives étaient une non-élection : une pure reproduction des rapports de forces qui existent dans l’espace institutionnel et médiatique. Il n’y a pas de réelle dynamique avec les gens. »

Après cette aventure, il publiera coup sur coup Contre Macron et Crépuscule. Le premier est un essai théorique sur la macronie « où je dis que c’est une nouvelle variante d’une forme de fascisme et qu’il va falloir être très attentif à la manière de le débrancher », qui passa plutôt inaperçu. « C’est un texte qui a été très peu lu parce qu’il est très exigeant » — qui affiche tout de même près de 20.000 ventes (donnée Edistat, grand format et poche).

A LIRE — Comment les fortunés de France auront “inventé” Emmanuel Macron

Le second est un pamphlet plus concret, « le résultat d'une investigation solide, vérifiée, argumentée et libératrice », si l’on en croit la quatrième de couverture. Juan Branco y dévoilait les liens entre l’oligarchie française et les pouvoirs politiques et institutionnels du pays, qui menèrent Macron au pouvoir.

Branco et le "système", rupture consommée

Commercialement, l’ouvrage est un succès avec 170.000 exemplaires (poche et GF), alors même que le texte est disponible gratuitement sur internet : il devient un des étendards du mouvement des gilets jaunes. Au niveau critique, les réactions sont plus mitigées. Certains lui reprochent sa prose qui déforme la langue, d’autres parlent d’une fausse enquête-révélation qui fait défaut aux impératifs de sources et vérification de l’information. Ou qui ne révèle finalement que ce que tout le monde savait déjà. 

D’autres encore iront plus loin, mettant en avant une possible jalousie qu’entretiendrait Branco avec Gabriel Attal depuis l’enfance, lui reprochant son outing en dévoilant sa relation avec Stéphane Séjourné. L'auteur se défend de la moindre inimitié personnelle : « À chaque fois ils pensent que je suis l’ennemi individuel et personnel de tout le monde. Les gens que je vise ne sont que les incarnations transitoires assez insignifiantes, et symptomatiques de forces profondes que j’ai tenté de mettre au jour. »

Alors qu’il vient d’acter sa rupture avec « le système », ses écrits, ses interventions sur les réseaux sociaux, ainsi que sa personnalité seront largement décriés et moqués par une partie de l’espace médiatique français.

Après le Crépuscule, la mort ?

Pour ActuaLitté, il revient sur cet épisode : « Avec Crépuscule j’y suis allé la fleur au fusil. J’ai tiré à balle réelle sur mon espace social sans protection aucune. Les gilets jaunes sont venus me sauver par miracle, c’est presque un cadeau divin. Seul, c’était la mort. »

A LIRE — Juan Branco : “Je n’y survivrai pas. Vous et moi le savons”

Le vocabulaire mortuaire, il ne l’utilise pas à la légère, lui qui affirme être « être beaucoup plus au bord de la mort qu’autre chose ». Comme l’ultime étape dans un parcours de révolutionnaire : « La radicalité politique est nécessairement un rapport à la mort. Quand on se confronte réellement à un appareil de pouvoir avec toute la puissance qu’il peut avoir, nécessairement on met sa vie en jeu. »

Il éprouve pourtant quelques difficultés à poser des mots lucides et précis sur sa propre expérience : « Ce sont de vrais rapports de dévastation. C’est compliqué de résumer quelque chose de tellement multiforme, tellement intense, qui se déroule depuis cinq ans. On a l’impression que notre vie nous échappe. Je regarde ces années et je vois un continuum d’agression, de rapport de violence effective à mon égard, qui crée psychiquement un étau extraordinaire. »

Mais cette dévastation, selon lui, est le lot de toute trajectoire révolutionnaire. « Si on le fait sérieusement, on se fait nécessairement détruire. C’est seulement en étant inconséquent qu’on survivra : ça signifierait qu’on a pas eu besoin de vous abattre. La seule alternative c’est d’avoir une sphère sociale qui vous protège, c’est ce que j’essaye de construire. Une force sociale qui fasse que le coût de nous frapper devient structurellement plus élevé. »

Révolution, mode d'emploi

Loin d’être le résultat d’une opération mystique, l’image que véhicule Branco est explicable : « Les services de renseignements, les agences de communication — Havas, Publicis, Image7  — les boites d’intelligence économique — Axis, Adit, Avisa — ce sont des choses que très peu de gens connaissent, mais ce sont des sources d’information pour les analystes qui les répercutent dans l’espace public. Ça façonne la manière dont vous êtes perçu. Et les oligarques recrutent les journalistes, les directeurs de rédaction etc. »

« Vous vous êtes au milieu, vous dévoilez les mécanismes. Mais dans le meilleur des cas vous allez toucher deux millions de personnes sur 67. Les gens ne voient que par l’image façonnée par les structures que vous venez de dégommer, ignorant que vous venez de le faire. C’est pour ça que ça me rend révolutionnaire : pour une révolution vous n’avez pas besoin d’une majorité de la population. »

Arrive alors ce nouvel ouvrage, que Branco imaginait comme un petit manuel à visée très pratique, à ranger dans une poche. « Dans les livres Coup d’Etat ou Abattre l’ennemi il y avait des éléments pratiques, mais englués dans une prose révolutionnaire un peu romantique et analytique. Là on a réduit à l’os et on propose juste un manuel. »

« Crépuscule m’a donné de l’argent, donc du temps pour réfléchir. Et ce privilège profondément bourgeois, ajouté à ceux de mon passé – qui m’ont permis de faire des études –, j’ai voulu le réinvestir dans un prolongement de ma démarche. »

La giljotinen, bientôt chez Ikea

En ressortent près de 250 pages, dont un vrai manuel de fabrication de guillotine à la manière d’Ikea — la giljotinen, donc —, dans lesquelles sont données des informations (parfois très) précises concernant les possibilités de sabotages et de prises des lieux de pouvoir dans le cadre d’une hypothétique révolution.

Et, le moins qu’on en dira, c’est que Branco ne perd pas de temps en avant-propos justifiant son geste. « Ce livre prend le revers de tout dispositif qui vise à expliquer au peuple pourquoi il doit se rebeller. Les gens n'ont pas besoin qu’on leur explique pourquoi ils doivent le faire, au mieux ça les conforte », nous explique-t-il. « Pour beaucoup de gens, 20 euros c’est pas rien, il faut que ça puisse leur apporter quelque chose. »

« Je me suis beaucoup interrogé sur la valeur ajoutée des intellectuels. Là je me suis dit qu’il fallait mettre ça de côté, mais juste donner des instruments et qu’ils fassent ce qu’ils veulent avec, sans me transformer en l'apôtre de leur révolution. »

Ses premiers mots, qui débutent le chapitre 1, intitulé « Frapper » sont alors directs : « Voici, selon nous et d’expérience, ce à quoi il faudra s’attaquer ». Et de continuer sur plus de 50 pages décrivant, partout en France, comment les lieux de l’État sont prenables, leur moyen d’alimentation et de communication sabotables, quels instruments utiliser à cette fin et comment les utiliser.

La cinquantaine de pages qui suivent propose des moyens de construire de nouvelles institutions, structures, et manière de gouverner. Puis un chapitre entier traite de la surveillance et de la fabrication de l’information en France. Enfin, une dernière partie insiste sur la nécessité d’une organisation sérieuse et d’un sens du timing à même de mener à bout le geste révolutionnaire.

"Il n’y a plus violent que la rose qui nait"

Fini, donc, de se demander : « La révolution, pourquoi ? » Pour Juan Branco, être conséquent c’est répondre à l’interrogation : « La révolution, comment ? » Dans ce « comment », vient évidemment la question de la violence. Sur sa quatrième de couverture, l’avocat et auteur reprend une citation de Jean Genet : « Il n’y a plus violent que la rose qui nait »

 

Il regrette ainsi qu’il y ait un « impensé dans la notion de violence de la part des forces progressistes, qui sont souvent issues de classes bourgeoises et qui n’ont aucun rapport à ces questions là ». 

Il explique lui-même avoir baigné dedans : « Je pars d’un habitus de bourgeois. Quand vous êtes bourgeois, il n’y a aucune violence visible autour de vous, à part dans des cas de violence intra-familiale dont j’ai été préservé. À partir de là, il y a tout un travail de mise à distance de cette pseudo-non -violence. On se rend compte que cette préservation de la violence dans laquelle j’ai grandi est le fruit de bien d’autres violences beaucoup moins visibles. »

Jusqu’à ses premières expériences professionnelles, à la Cour pénale internationale notamment, qui ont profondément changé son rapport à la question : « Stagiaire à la CPI à 20 ans, je me plonge dans des dossiers où la violence est omniprésente. Une des premières choses que j’y vois, c’est le témoignage d’un enfant soldat qui raconte comment on avait attaché un autre enfant soldat à un arbre devant lui, et lui avait demandé de lui arracher des morceaux de chair jusqu’à l’amener à céder sur un point. À partir de là mon interrogation fondamentale c’est : qu’est-ce qui provoque ça ? »

« D’un côté il y a 15000 personnes qui meurent du fait du chômage, une ville de Paris où y a pas un jeune qui peut vivre, pas une personne d’une classe populaire qui se permet de rentrer dans le centre. Et à côté il y a des jardins comme le Luxembourg où des gamins comme moi barbotent comme si c'était une extension de leur jardin. Comment renverser ça ? Non pas pour les imiter et leur ressembler, en évitant au maximum tout dommage collatéral, mais sans non plus se condamner à l’impuissance. »

Les costumes de la "gauche zara" sont sales

Pour lui, cela passe par un action qui vient percer la bulle virtuelle dans laquelle se complait la bourgeoisie, qui se noie dans une abondance qui n’exige plus rien d’eux : « c’est comme la pourriture du fruit qu’on ne consomme pas, à un moment donné il va se dégrader pour donner potentiellement naissance à autre chose, mais en l'occurrence on est à mon sens dans une phase de pourrissement et il faut réordonner tout ça ». Leur tendre un miroir pour leur montrer leur laideur — ce qu’il a commencé à faire avec Crépuscule, puis entamer un rapport de force qui permette de reconnecter la classe dirigeante au reste de la population. 

Dans cette classe, il englobe également les forces du Nouveau Front Populaire, qu’il appelle « la gauche Zara », qui ne seraient que des agents du prolongement de l’existant, en ce qu’ils se contentent de « proposer des politiques qui vont permettre de plus consommer dans le système mondialisé tel qu’il existe aujourd’hui. Leur idée n’est pas de se dire, par exemple, qu’il faudrait qu’on recommence à produire des vêtements ou accessoires dans les quartiers et reconstruire une identité qui réponde à la crise qui génère le vote RN. Peut-être parce qu’ils sont satisfaits du système tel qu’il existe aujourd’hui parce qu’ils font tous partie de cette élite qui peut voyager, avoir une maison de campagne… » 

Ce retour à la réalité, à la matérialité du politique, pourrait passer, par exemple, par une réhabilitation de la guillotine : « La seule façon de répondre à ça c’est la recherche d’une matérialisation de la sanction qui permet de sortir de la phase moderne décrite par Foucault du système disciplinaire. Il faut trouver des instruments qui rétablissent ce rapport de force, et la réhabilitation symbolique de la guillotine a aussi une fonction révolutionnaire : si on commence à tous construire des guillotines dans nos jardins ou nos bureaux, tout de suite, en face, ils vont commencer à nous prendre au sérieux. C’est aussi un évitement du passage à l’acte et de la nécessité de la violence. »

Toujours dans l’objectif de servir les plus faibles, « la purgation de la violence doit se faire vers le haut. Ma ligne fondamentale d’engagement politique c’est de protéger la faiblesse ». De lui donner une place dans laquelle il parvient à exister, socialement et politiquement. 

« On est dans un système tellement oppressif — j’ai vu des camarades noirs et colonisés en Guyane, qui sont allés en prison pour avoir brûlé un feu de palette devant une préfecture — qu’il s’agit de dégager cet espace pour offrir une respiration à des gens qui en ont besoin. Ça, c’est plus fondamental que la respiration matérielle que leur propose la gauche sociale. »

Juan, ou les vertus de la violence

Alors, hors de question d’utiliser la violence n’importe comment et contre n’importe qui. Le rapport à la violence doit être vertueux, s’orienter vers la création, vers la beauté. Pour Juan Branco, elle n’est digne que lorsqu’elle vise à faire contrepoids à un pouvoir qui lui-même abuse de sa puissance pour faire violence sur les faibles. 

De là ce rapport dérangeant que la plupart des forces de gauche entretient avec la police : « Vous pensez vraiment que les policiers avaient en eux l'envie de fracasser des gilets jaunes qui sont des gens qui ont des conditions sociales très similaires à la leur ? On leur a demandé d’agir ainsi et ils ont obéi car ils sont payés pour et que c’est leur fonction. » 

« Si on veut attaquer quelqu’un, il faut s’attaquer à la tête, chercher la noblesse. Si on ne s’attaque à un policier que parce qu’il est le plus vulnérable de l’appareil de pouvoir dans lequel il est, ce n’est pas loin de provoquer une forme de dégoût et de rejet absolu chez moi. »

Une autre chose qui provoque son dégoût, c’est le rapport de pillage de la richesse commune dans lequel se vautrerait une grande partie de l’élite française : « J’ai vu trop de gens piller, une fois qu’ils avaient été portés par le sacrifice de beaucoup de personnes. On finance des institutions universitaires pour vous permettre d’étudier pour vous rendre utile à la société. Ce sens éthique de la responsabilité, du “rendre” se perd. On est dans un rapport d’avidité qui est étrange. »

"Il y a très peu d’écrivains aujourd'hui en France"

Pour clore cet entretien, nous avons voulu parler de la création littéraire contemporaine, et de sa capacité a, peut-être, changer le rapport au réel de la population : « La littérature, l’exploration du langage, de la capacité à communiquer, à échanger, à purger, c’est fondamentalement politique. Ils ont compris, intuitivement ou non, qu’il fallait maîtriser cet espace-là. »

L’avocat et auteur explique être lui-même en cours de rédaction d’un prochain ouvrage qui se voudrait plus intime, plus littéraire, sans pour autant que ce soit un roman, nous a-t-il confié : « Ce n’est pas un roman, c’est une exploration littéraire de l’intime. Il m’apparaissait fondamental de faire ce chemin introspectif et de l’intérieur déployer ce rapport à l’intimité », car au fond, avance-t-il, nous ne serions que « des corps déterminés par nos affects. Pour moi le politique est un espace de transformation du sentiment ». 

Et de poursuivre : « Ce livre a été écrit par exemple contre Edouard Louis, son non-rapport à l’écriture, son rapport d’opportunisme à la classe bourgeoise, d’instrumentalisation de son parcours social ; ou, avec plus de respect, contre Annie Ernaux et son refus conscient, volontaire, de l’élaboration stylistique, qui fait écho à son appartenance sociale. Moi qui viens d’un autre espace social, c’est un livre qui vient en miroir ».

Une « sur-écriture » qui s’oppose à la « sous-écriture » qui règne selon lui sur la littérature contemporaine. « Je considère qu’il y a une telle médiocrisation de l’espace intellectuel en général et en particulier de l’espace créatif et littéraire en France, appauvrie à tous les niveaux — stylistique, émotionnel et ainsi de suite — que j’ai envie de faire un coup d’État à l’intérieur de ça. »

Et Juan Branco se montre sévère : « Il y a très peu d’écrivains aujourd’hui en France. » Mais combien en comptons-nous pour chaque époque ? « Il y a des petites traces chez Vuillard, chez Joseph Andras », admet-il. Pour le reste, « les œuvres qui sont sacrées sont souvent d’une pauvreté telle que je me réfugie dans un travail infini de rattrapage des grandes œuvres qui ont marqué l’histoire de la littérature, plutôt que de m’infliger un rapport de consommation à l’écriture existante qui risquerait paradoxalement de m’appauvrir et déteindre sur moi ».

« Les radicalités existent, mais elles ne sont soit pas publiées, soit publiées sans visibilité. Mon livre, c’est un vrai objet radical et porté par quelqu’un qui a une surface sociale », il avance alors que sa prochaine exploration littéraire sera aussi une expérimentation par rapport à lui-même, « voir dans quelle mesure j’ai ou non un talent, une capacité à faire de la littérature, du langage. J’ai essayé de pousser jusqu’au bout cette dynamique. C’est comme me transformer en bombe humaine pour voir l’effet que ça peut produire ».

Crédits image : Gaelle Daireaux

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Par Ugo Loumé
Contact : ul@actualitte.com

9 Commentaires

 

Yves

15/09/2024 à 16:35

La bombe humaine, tu la tiens dans ta main
Tu as l'détonateur juste à côté du cœur
La bombe humaine, c'est toi, elle t'appartient
Si tu laisses quelqu'un prendre en main ton destin
C'est la fin

Valérie Toranian

15/09/2024 à 17:12

Notre arbre à papillons était en grande souffrance suite à une invasion d’acariens rouges. Nous avons tenté des solutions naturelles sans effet. Avec ce produit l’invasion a été stoppée en seules jours. Merci!

Ernst Luppus

15/09/2024 à 19:13

"Avec Branco
je dis BANCO !"

Léon Trotski

Maître Yoda

15/09/2024 à 19:21

Extrait du code pénal :

"Article 411-9
Le fait de détruire, détériorer ou détourner tout document, matériel, construction, équipement, installation, appareil, dispositif technique ou système de traitement automatisé d'informations ou d'y apporter des malfaçons, lorsque ce fait est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation, est puni de quinze ans de détention criminelle et de 225 000 euros d'amende.
Lorsqu'il est commis dans le but de servir les intérêts d'une puissance étrangère, d'une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger, le même fait est puni de vingt ans de détention criminelle et de 300 000 euros d'amende."

Edco

16/09/2024 à 08:23

" Ce qu'on nomme communément envie est un vice qui consiste en une perversité de nature qui fait que certaines gens se fâchent du bien qu'ils voient arriver aux autres hommes."
René Descartes — Les passions de l'âme
Un si long article pour une si médiocre personne !!!!!!

Fred Otash

16/09/2024 à 08:47

Son constat sur la littérature actuelle est assez juste même s'il se trompe sur Louis et Ernaux et oui Vuillard est surement le meilleur écrivain actuel, mais nous ne sommes pas à un concours de beauté, il me semble... y a des trucs qui se font dans l'ombre, ignorées, car dérangeantes, ignorées par le Marché de l'édition qui jouit en vase clos, consanguin à mort... et tous ces prix stupides qui n'amusent que ceux qui les créent... bref le ronron risque de durer un paquet de temps encore...

perkeo

16/09/2024 à 09:52

Les médias manipulent l'opinion publique? On tombe des nues.
Les gens sont avides? (paraphrase en style filosofia povera de l'aphorisme immortel "On est dans un rapport d'avidité qui est étrange.") Nooooon? Les gens sont avides? C'est pas vrai! C'est vrai que c'est étrange. Et personne ne s'en était aperçu.
C'est merveilleux, cette lucidité.
De la série: «mon nombril est plus joli que le vôtre» et «moi je peux réciter les oeuvres complètes de Foucault à l'endroit et à l'envers et puis pas vous».
Pour ceux qui connaissent un peu l'Italie: La corazzata Potemkin è una boiata pazzesca, Fantozzi 1976.

Sylvie

26/09/2024 à 23:08

Excellent comme toujours Juan est un homme intègre et intelligent
Je soutiens totalement Juan
Ces livres nous font connaître comment les élites se moquent éperdument du peuple
Bravo bravo Juan et soyez prudent que dieu vous protège

Aurelien Terrassier

24/11/2024 à 02:34

Ce commentaire a été refusé parce qu’il contrevient aux règles établies par la rédaction concernant les messages autorisés. Les commentaires sont modérés a priori : lus par l’équipe, ils ne sont acceptés qu'à condition de répondre à la Charte. Pour plus d’informations, consultez la rubrique dédiée.

Comment fabriquer une guillotine

Juan Branco

Paru le 12/09/2024

240 pages

Au Diable Vauvert

19,00 €

Comment saboter un pipeline

Andreas Malm trad. Etienne Dobenesque

Paru le 19/06/2020

210 pages

La Fabrique

14,00 €

Crépuscule

Juan Branco

Paru le 03/10/2019

262 pages

Points

8,40 €

Abattre l'ennemi

Juan Branco

Paru le 25/03/2021

255 pages

Michel Lafon

17,95 €

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Dans son essai, Zuhair Tawfiq explore la manière dont les stéréotypes se construisent entre Orient et Occident. À travers cette réflexion, il questionne le rôle de l’écrivain dans la déconstruction des idées reçues et des représentations de l’Autre. Lauréat du Sheikh Zayed Book Award 2026 dans la catégorie « Critique littéraire et artistique » pour Perceiving the World: Mutual Stereotypes Between the Self and the Other, il répond aux questions d’ActuaLitté.

16/06/2026, 10:53

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“Traduire un texte vieux de plusieurs siècles est un véritable défi”

L’œuvre de Nawal Nasrallah navigue sur de multiples aspects : le patrimoine culinaire d’Al-Andalus et du Maghreb, l’histoire matérielle, la traduction savante et les circulations méditerranéennes constituent autant d’atouts. Elle travaille sur l’histoire et la culture de la cuisine arabe à travers les siècles, avec un intérêt particulier pour les textes culinaires médiévaux. Lauréate du Sheikh Zayed Book Award 2026 catégorie Traduction, elle répond à ActuaLitté.

13/06/2026, 07:00

ActuaLitté

“La librairie a besoin d'une aide urgente et massive” (Syndicat de la Librairie française)

Un certain sentiment d'urgence dominait les Rencontres nationales de la librairie, à Rennes, ces 7 et 8 juin. La situation économique des commerces indépendants est en effet préoccupante, d'autant plus que les perspectives ne sont pas engageantes et que l'action publique manque de moyens... Alexandra Charroin-Spangenberg, cogérante de la Librairie de Paris (Saint-Étienne) et présidente du Syndicat de la Librairie française, et Guillaume Husson, délégué général de l'organisation, reviennent pour ActuaLitté sur les sujets du moment.

10/06/2026, 14:53

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“La poésie arabe exprime des expériences humaines universelles”

Traducteur d’Adonis, Mahmoud Darwich et Ibn Arabi, Stefan Weidner fait dialoguer depuis Cologne les cultures arabe et européenne. Lauréat 2026 du Sheikh Zayed Book Award pour Der arabische Diwan, anthologie de poésie préislamique ouverte à des voix féminines rarement traduites, il revient sur son œuvre, sa lecture de la poésie arabe et les enjeux du dialogue entre les cultures. Dans cette interview, il répond à ActuaLitté.

10/06/2026, 10:48

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Affaire Grasset : Laure Darcos et Sylvie Robert avancent une “clause de confiance”

Elles forment un tandem sénatorial très actif sur les questions culturelles, et plus particulièrement les sujets relatifs au livre. Laure Darcos, sénatrice de l'Essonne (Les Indépendants - République et Territoires) et Sylvie Robert, sénatrice d'Ille-et-Vilaine (Socialiste, Écologiste et Républicain) et vice-présidente du Sénat, évoquent leur proposition de loi sur le contrat d'édition, la lutte contre la concentration du secteur, et dressent aussi un premier bilan du sort réservé à la culture sous les mandats d'Emmanuel Macron.

09/06/2026, 16:20

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“Rimbaud nous demande justement de repenser ce qu’est la modernité”

Avec son Découvrir Rimbaud aux Éditions sociales, Alix Stéphan relit le poète à travers l’histoire, la révolution et les lignes politiques de son œuvre. De l’opacité des textes aux héritages décoloniaux, du refus du travail aux rapports de domination, elle défend une lecture située de Rimbaud, attentive au contexte sans épuiser le mystère des poèmes. Propos recueillis par Vivian Petit.

09/06/2026, 12:28

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La Goutte créative : une maison indépendante mise sur le livre vivant

Fondée par Charlotte Cruz et Chilly Charly, La Goutte Créative rejoint le réseau de diffusion et de distribution de DG Diffusion. La jeune maison indépendante défend un catalogue à la croisée des sagesses du monde, de l’imaginaire, de la transmission et du développement personnel. Charlotte Cruz y voit surtout un moyen d’élargir la portée d’un projet éditorial fondé sur l’éthique, l’écologie et le lien direct avec les lecteurs.

08/06/2026, 17:01

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Richard Sebag et Patrick Aurignac, anciens du grand banditisme, se racontent

Deux anciens détenus témoignent qu’une autre vie reste possible, même après les foyers, les braquages, les centrales, les années de prison et les retours presque impossibles. Au festival Passeurs de Livres, à Alès, Richard Sebag et Patrick Aurignac présentent chacun un récit autobiographique : Quelques lumières sur le chemin pour le premier, Mes chemins de travers pour le second, tous deux publiés par la maison nîmoise Nombre7. Ils parlent sans fard de leurs parcours, de leurs erreurs, de la violence, mais aussi des mains tendues qui ont permis la sortie.

06/06/2026, 13:00

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Pompier volontaire, autrice, éditrice : l’incroyable trajectoire de Fanny Destenay

Il y a des parcours qui avancent par bifurcations successives, mais toujours dans la même direction. Chez Fanny Destenay, l’énergie frappe d’abord : ancienne professionnelle de l’hôtellerie, passée, entre autres, par les pompiers volontaires, puis par la politique, l’écriture, les réseaux sociaux, les livres jeunesse et désormais l’édition, elle donne l’impression de transformer chaque expérience en terrain d’action.

05/06/2026, 15:10

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“Les Grecs et les Romains nous apprennent l’esprit critique”

Marraine de la 5e édition de Passeurs de Livres, à Alès, Laure de Chantal y revient avec un attachement particulier. Normalienne, agrégée de lettres classiques, directrice de plusieurs collections aux Belles Lettres, autrice de nombreux ouvrages sur l’Antiquité, la mythologie et la langue française, elle voit dans ce festival un lieu où se rejoignent deux fidélités : les livres et les Cévennes.

04/06/2026, 18:11

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Passeurs de Livres : le pari des sciences humaines au cœur des Cévennes

Jeudi 4 juin au matin, avenue Carnot, le festival n’a pas encore ouvert officiellement au public. Les stands achèvent de se monter, certains exposants prennent leurs marques, l’équipe règle les derniers détails techniques - jusqu’à ce compteur de visiteurs qu’il faut encore retrouver pour suivre au plus juste la fréquentation du salon. Malgré l’effervescence des derniers préparatifs, Franck Belloir, directeur du festival Passeurs de Livres, a pris le temps de nous répondre.

04/06/2026, 16:30

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Darwin et les bas-bleus : entretien avec Françoise Lavocat

Paru en mai 2026 aux éditions Station Zapata, Darwin et les bas-bleus, de Françoise Lavocat, nous plonge dans le monde politique et littéraire de la première moitié du XIXe siècle.

02/06/2026, 15:44

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“Je ne regrette aucun message” : Tommaso Debenedetti, 15 ans à inventer la mort d'écrivains

Il affirme être Tommaso Debenedetti, faussaire médiatique passé des fausses interviews littéraires aux fausses annonces de décès d’écrivains. Dans cet entretien (réalisé par email), où l’identité même de l’interlocuteur impose une prudente réserve, il revendique ses canulars comme une enquête permanente sur la crédulité des médias, l’autorité des institutions et la puissance émotionnelle de la mort à l’ère des réseaux sociaux.

02/06/2026, 10:39

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Gilles Francescano veut “offrir au monde de l’imaginaire le plus beau des festivals”

Directeur artistique des Imaginales depuis quatre ans, et acteur de l'événement depuis toujours, Gilles Francescano dresse un premier bilan de cette édition consacrée au thème « Alter ego ». Entre affluence, chaleur exceptionnelle, place de l’autre, relation gémellaire, accessibilité et avenir du festival, il défend une ambition claire : faire des Imaginales un lieu de pensée libre, d’accueil et de circulation entre les auteurs, les publics et la ville.

01/06/2026, 16:07

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Uranium, spectres et totalitarisme : le roman tchèque qui secoue les Imaginales 

Aux Imaginales, la Tchèque Lenka Elbe présentait Uranova, son premier roman, publié en français aux Forges de Vulcain dans une traduction d’Eurydice Antolin. Un livre ambitieux, impressionnant, difficile à ranger dans une seule case : enquête, roman d’amour endeuillé, récit politique, horreur, fantastique, humour noir, mémoire familiale et histoire tchèque s’y contaminent sans cesse. Au centre, une ville réelle : Jáchymov.

31/05/2026, 18:45

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Christopher Bouix, coup de coeur 2026 : “La littérature doit mordre ou griffer”

Coup de cœur des Imaginales 2026, Christopher Bouix arrive à Épinal avec une œuvre déjà multiple : un triptyque d’anticipation sur l’intelligence artificielle et les futurs déshumanisés, un roman d’horreur où les enfants massacrent les adultes, un passé d’auteur jeunesse repéré par Netflix, mais aussi un détour plus ancien par l’Antiquité, les textes grecs et latins, Socrate, la démocratie et les sorcières. Rencontre avec un écrivain qui aime les livres noirs, drôles, mordants, et les questions que le futur pose au présent.

31/05/2026, 14:00

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François Richard : “Vivre est le seul vrai choix”

C’est une épiphanie littéraire. François Richard fait paraître aux éditions du Grand Souffle Division Eidola, le troisième tome de son cycle V I E, qui peut se lire indépendamment des deux précédents bien qu’il en tire les fils narratifs jusqu’au bout de la nuit. Une épiphanie dans laquelle l’auteur manifeste la réalité cachée comme fin de la quête de ses personnages. Exacerbation, comme une bombe à fragmentation, du précepte proustien dans Le Temps retrouvé : « La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c’est la littérature. » Par Olivier Stroh.

29/05/2026, 11:12

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“Un potager résilient, c’est être prêt à devenir autonome le jour où c’est nécessaire”

Après une carrière dans l’industrie du jeu vidéo, Didier Flipo a choisi le maraîchage bio, le sol vivant et la transmission. Avec Le Potager résilient, il propose bien plus qu’un guide de jardinage : une réflexion concrète sur l’autonomie, la résilience et notre rapport au vivant. Entre écologie pratique, production de semences, soin des sols et critique des faux conseils circulant en ligne, il défend une approche patiente, pédagogique et profondément ancrée dans le réel. Un entretien où le potager devient aussi une manière de penser le monde contemporain.

20/05/2026, 14:48

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Pour une édition de proximité : Le Cercle ouvert, publier moins pour mieux lire

Avec Le Cercle ouvert, Mathieu Larnaudie et Bertrand Py défendent une maison à la production resserrée, attentive aux auteurs, aux libraires et aux lecteurs. Adossée à Terre Neuve et donc au groupe Albin Michel, elle publiera ses premiers titres le 20 août 2026 autour d’une idée presque révolutionnaire : moins publier pour mieux accompagner les livres et refaire communauté, sans céder sur le catalogue.

19/05/2026, 17:29

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“Acheter un livre dans une librairie indépendante, c’est presque militant”

À Limoges, la librairie jeunesse Rêv’en Pages, ouverte depuis plus de quarante ans, est en redressement judiciaire. Confrontée à la hausse de ses charges et à la baisse du panier moyen, sa gérante, Rachel Faure-Lencroz, cherche à adapter son fonctionnement : changement de transporteur, projet de librairie mobile, développement de la romance, du young adult et de l’occasion.

 

19/05/2026, 12:13

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Xavier Coste : comment 1984 est devenu “le projet de [sa] vie”

À Palaiseau, les planches de Xavier Coste autour de 1984 et du Journal de 1985 dévoilent les coulisses d’une obsession graphique née à l’adolescence. Dans le cadre du salon Dimension, croquis, originaux et reproductions éclairent la construction d’un univers dystopique où l’adaptation devient affaire d’émotion, de fidélité intérieure et de vision.

 

18/05/2026, 17:15

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Murielle Compère-Demarcy : Artaud, le feu du langage

Originaire de Compiègne, très active dans le milieu littéraire, Murielle Compère-Demarcy, qui signe parfois MCDem, dirige depuis 2022 la collection « Présences d’écriture » aux éditions Douro, et rédige de nombreuses chroniques pour diverses revues. Auteure d’une vingtaine de livres, Murielle Compère-Demarcy semble, entre autres, très marquée par Antonin Artaud, auquel elle consacre Alchimiste du soleil pulvérisé en 2019, recueil publié chez Z4. Par Étienne Ruhaud.

18/05/2026, 10:30

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Palaiseau : comment le salon Dimension veut réconcilier science et littérature

Grégory Hermant, responsable du service événementiel de la ville de Palaiseau, revient sur la troisième édition de Dimension, salon du livre consacré aux liens entre science, science-fiction et vulgarisation. Un rendez-vous encore jeune, mais déjà identifié par son public, ses auteurs et ses partenaires.

13/05/2026, 17:01

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“Il y a des possibilités pour les femmes de vivre beaucoup mieux”

Dans Digitopuncture et santé féminine, Jacques Staehle condense plus de soixante ans de pratique des médecines naturelles. À partir de son parcours personnel et des questions reçues en séminaire, il propose une approche accessible de la digitopuncture appliquée aux troubles féminins, entre gestes précis, équilibre énergétique et transmission d’expérience. À bientôt 95 ans, l’acupuncteur et naturopathe affiche une énergie et une vitalité qui donnent, au minimum, envie d’écouter ce qu’il a à dire.

13/05/2026, 13:38

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Celle qui sait : 12 000 livres imprimés, 3067 vendus… mais une rupture de stock ?

À peine paru, déjà en rupture ? Le thriller Celle qui sait, de Riley Sager, aurait donc provoqué une razzia, à en croire son éditeur, Verso, un label du Seuil. Fort d’un premier tirage de 12.000 petits pains, le roman, traduit par Dominique Haas, comptabilisait 3067 ventes au 12 juillet, d’après les données GfK communiquées par la maison. Mais alors, où sont les quelque 9000 autres volumes ? Petit exercice de mathématiques à l’usage des nostalgiques du cahier de vacances.

21/07/2026, 16:53

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“La littérature est un sport-business : bienvenue dans le mercato le plus opaque du monde”

Et si l’édition fonctionnait comme un jeu de management sportif ? Charles Garatynski compare la sélection des manuscrits au « scouting » footballistique : des milliers de candidats, quelques signatures, des filtres de plus en plus rapides et, souvent, aucun retour.

20/07/2026, 18:11

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La comptine “Il était un petit navire” : autopsie d’un cannibalisme parfaitement évitable

Mon enfant adore Il était un petit navire. Moi aussi, à son âge, j’étais censé apprécier cette histoire maritime pleine d’entrain, dans laquelle un équipage mal préparé envisage de manger un mousse avant même d’avoir vérifié s’il restait une boîte de sardines. Devenu père, me voici contraint de rouvrir le dossier. Et les conclusions sont toujours aussi accablantes. Bande de buses de marins d'eau de baignoire...

18/07/2026, 15:04

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Réduire la lecture à un plaisir ? C'est avant tout “un instrument de liberté”

À force de vouloir sauver la lecture, on finit parfois par l’enfermer dans deux cases : le divertissement agréable ou l’effort salutaire. Dans une tribune publiée par Libération, l’avocat et éditeur Jean-Claude Zylberstein déplace le débat. Les livres lui ont permis de franchir des frontières sociales, professionnelles et intellectuelles. Le plaisir ouvre l’ouvrage ; l’émancipation commence parfois à la page suivante.

16/07/2026, 15:07

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Antiquité : ce que les Anciens avaient compris bien avant Internet et l’IA

Pourquoi l’Antiquité continue-t-elle de nous fasciner ? La question mérite d’être posée car nous savons aujourd’hui que les sociétés antiques étaient loin d’être parfaites. Elles connaissaient les guerres, les inégalités, l’esclavage, les luttes de pouvoir et les violences politiques. Pourtant, plus de deux mille ans après leur disparition, elles continuent d’habiter notre imaginaire collectif. Léa Varachaud publie aux éditions Grancher un essai sur ces rites et ce qu'ils nous apporteraient aujourd'hui encore.

15/07/2026, 15:12

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On a regardé Au fil des années : Prime Video remet l’amour d’été à flot

Prime Video replonge dans les amours d’été avec Au fil des années, adaptation de Tous nos étés, le phénomène de Carley Fortune. Entre deux temporalités, un lac canadien et 10 ans de non-dits, Percy et Sam rejouent la romance de la seconde chance. Fidèle au cœur du roman mais plus libre avec ses personnages secondaires, la série séduit malgré quelques longueurs et des dialogues parfois trop appuyés. Le charme, lui, demeure jusqu’au dernier épisode.

15/07/2026, 11:50

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Le génie de Baudelaire : entre fatalité tragique et modernité poétique

PORTRAIT – Lorsqu’on évoque Charles Baudelaire, on songe aussitôt au poète-alchimiste capable de transmuer la laideur en splendeur et la tristesse en allégresse. Pourtant, derrière la figure emblématique du grand poète se dessine l’ombre d’un homme profondément mélancolique. C’est précisément dans cette affliction de l’âme que le génie baudelairien puise sa force et se déploie avec une intensité si singulière qu’il s’impose comme l’un des grands précurseurs de la poésie moderne, ouvrant la voie tant au symbolisme qu’au surréalisme. De Karim S. Rebeiz.

13/07/2026, 10:27

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La lecture, une gourmandise : des recettes d'enfants pour donner envie de lire

Cet été, je lis ! : entre l’assertion et la promesse faite à soi-même, le ministère de l’Éducation nationale annonce la couleur de sa campagne estivale. Ce 10 juillet, à la Fnac des Ternes, une vingtaine d’élèves, du CM1 à la 6e, ont mis leur imagination aux fourneaux avec l’autrice Aurélie Gerlach. Au menu : inventer un gâteau magique, choisir ses pouvoirs et dresser la liste de ses ingrédients. Os humains compris.

10/07/2026, 15:16

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La Mer Salée, une maison d'édition “aujourd’hui détenue par ses lectrices et lecteurs”

Le secteur du livre, en France, connaît un fort repli économique, provoqué par une baisse générale des ventes de livres et une concentration des achats sur un nombre restreint de titres. Les structures indépendantes, librairies ou maisons d'édition, sont particulièrement vulnérables, si bien que de nouvelles organisations émergent. Sandrine et Yannick Roudaut, co-fondateur.es des Éditions La Mer Salée ont ainsi fait le choix de la structure coopérative, bien commun des lecteurs et lectrices. Ils s'en expliquent dans un texte reproduit ci-dessous en intégralité.

10/07/2026, 10:58

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“Le pilon, si redouté des auteurs, a-t-il un cœur ?”

En juin dernier, François Belley s’inquiétait de ce que les autrices et auteurs modernes entretiennent leur bronzage à grand renfort de selfies : se montrer ou disparaître, cruel avenir. Ou pas. Tout dépend des tempéraments, certainement. L’écrivain pirate marque une pause, pour mieux observer les ravages de l'industrie, sur ses propres ouvrages... Dans la tête du bourreau des livres, ou les états d’âme du pilon.

06/07/2026, 17:28

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Maison des histoires : jouer dans les albums jeunesse

Ouverte le 9 juillet 2025, la seconde Maison des histoires de L’école des loisirs déploie, au 7 cité de la Roquette, douze univers d’albums jeunesse sur deux niveaux. Un musée à jouer où les enfants peuvent courir, grimper, lire, bricoler et, accessoirement, rappeler aux parents pourquoi les bibliothèques municipales ont inventé le chuchotement.

06/07/2026, 17:19

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Facture électronique : l’édition indépendante ne peut pas laisser filer ses flux

À deux mois de l’obligation de réception des factures électroniques, OPlibris et Dilicom défendent un choix d’organisation : intégrer la réforme aux outils des maisons, plutôt que de les laisser dépendre d’un portail extérieur.

04/07/2026, 10:51

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Quand le cloud fait de l'ombre : qui héberge désormais la mémoire culturelle ?

Où vivent vraiment les livres numériques . La Commission européenne estime, à titre préliminaire, que les services cloud AWS et Azure devraient relever du régime renforcé des « contrôleurs d’accès » du Digital Mrkets Act. Le dossier dépasse la concurrence : qui héberge les catalogues, les archives, les liseuses et les usages de lecture ? Voici une sélection de huit ouvrages qui ramènent le cloud à ses serveurs, ses contrats et ses sorties de secours.

 

25/06/2026, 12:56

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Michaël Ferrier, l’écrivain aux semelles de corail

PORTRAIT - Les carnets de voyage de Michaël Ferrier publiés mensuellement dans La Revue des deux mondes se lisent comme  autrefois lorsqu’on s’attachait à un feuilleton littéraire : par épisodes, par haltes, par reprises, avec ce plaisir particulier de retrouver une voix, un rythme, une manière d’entrer dans le monde. De l’Inde à la Guyane, de Pondichéry à Cayenne, il réactive la revue comme lieu d’apparition progressive de la littérature, celle du récit qui avance par fragments, celle de l’aventure donnée non d’un bloc, mais comme une suite précise et vivante.

25/06/2026, 12:17

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Même marché, mêmes règles : ce que la fast fashion explique au livre

En dénonçant le risque d’une loi fast fashion appliquée d’abord aux entreprises françaises, la Fevad soulève une question que l’édition connaît bien : comment réguler les pratiques des grandes plateformes sans faire peser l’essentiel des contraintes sur les acteurs les plus faciles à contrôler ? Dans le livre aussi, la vitesse de production, la rotation des références et la captation de la visibilité déplacent le risque vers les créateurs et les libraires.

25/06/2026, 11:53

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Le webtoon français : une filière en quête de reconnaissance

Protoon, première association professionnelle dédiée au webtoon en France, veut donner une voix collective à une filière encore fragile, mais déjà riche de créateurs, de studios, de plateformes et de lecteurs. Entre succès d’audience, dépendance aux plateformes, précarité des auteurs, manque de données et de reconnaissance institutionnelle, et besoin de formation, récit d'un secteur qui cherche à sortir de l’angle mort pour devenir une véritable industrie culturelle.

24/06/2026, 18:33

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L'urgence de redéfinir “la notion de projet commercial et culturel en librairie”

Librairies : quel avenir au-delà de l’urgence économique ? En trois volets, Évelyne Darmanin, formatrice aux métiers du livre, examine les conditions d’un renouveau. Après la fragilisation économique du secteur, cette série interroge la valeur du conseil, la librairie comme lieu de débat et le projet culturel susceptible de donner sens à l’entreprise. Premier épisode : faire de la relation avec le lecteur une force visible.

24/06/2026, 16:22

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Les librairies, “commerces, d'accord, mais de proximité, de confiance et de relation”

Librairies : quel avenir au-delà de l’urgence économique ? Évelyne Darmanin, auteure de cet article, est sociologue de formation. Elle nous propose une série de trois articles, qui questionnent et interrogent. Alors que les librairies souffrent dans un environnement trop calme, la notion de projet d’entreprise serait plus que jamais nécessaire. Ce premier volet défend une idée simple : la librairie ne se réduit pas à la vente d’un produit dont le prix échappe au libraire. Non, non...

24/06/2026, 16:21

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Librairies : “Il est grand temps de rallumer les consciences”

Librairies : quel avenir au-delà de l’urgence économique ? En trois volets, Évelyne Darmanin, formatrice aux métiers du livre, examine les conditions d’un renouveau. Le premier texte plaçait le conseil et la relation avec le lecteur au cœur de la valeur du métier. Le deuxième défendait la librairie comme espace de dialogue, de circulation des idées et de débat. Ce dernier volet interroge le projet d’entreprise capable d’articuler activité commerciale, transmission professionnelle, ambition culturelle et exigence démocratique.

24/06/2026, 16:15

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Un livre géant brûlé pour les 60 ans de l’Université de Rouen : le symbole qui dérange

Lors des festivités de la Saint-Jean, à Mont-Saint-Aignan, un grand livre en bois a été brûlé pour célébrer les 60 ans de l’Université de Rouen. ActuaLitté donne la parole à plusieurs universitaires, chercheurs et intellectuels, qui s’interrogent sur la portée symbolique d’un tel geste : peut-on célébrer le savoir en mettant en scène la destruction de l’un de ses symboles les plus forts ?

24/06/2026, 12:28

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Censure à Castres : Catherine Pégard interpellée par le Off Avignon

Avignon Festival & Compagnies, qui accompagne le festival Off Avignon, dénonce la déprogrammation à Castres de Passeport, pièce d’Alexis Michalik, par le maire RN Florian Azéma. L’association y voit une décision politique et idéologique, contraire à la liberté de création et de diffusion, et affirme son soutien à l’auteur comme à ses équipes.

23/06/2026, 17:42

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IA : comment améliorer les catalogues de bibliothèque sans numériser les livres ?

Alors que l’IA et le RAG s’imposent comme des pistes pour renouveler la recherche documentaire en bibliothèque universitaire, leur déploiement se heurte à une réalité matérielle et juridique : accès aux textes, numérisation des fonds, droits d’usage et coûts de traitement. Derrière la promesse de catalogues plus intelligents, la question demeure celle de l’autonomie des bibliothèques face aux grandes plateformes. Par Cédric Limousin.

23/06/2026, 16:16

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La canicule à son clim’axe : quand les climatiseurs volent la vedette

Une climatisation défaillante peut transformer un bureau d’espions en plage artificielle. Elle peut aussi obséder un conducteur, accompagner une solitude californienne, dérégler une tour de béton ou servir de voie d’accès à une prise d’otages. Dans les romans, l’air conditionné a sa mécanique, son humeur et parfois son sens du spectacle.

23/06/2026, 15:51

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Au cœur des villages, le salon des écrivains nomades rassemble lecteurs et livres

Depuis cinq ans, le Salon du livre Nomade se déplace de commune en commune en Gironde, avec une idée claire : aller à la rencontre des lecteurs là où ils vivent. Porté par le cercle des Écrivaines de la Table Ronde, il défend une littérature plurielle, des premières publications aux auteurs déjà installés, et fait de la rencontre un geste culturel à part entière.

21/06/2026, 10:55

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Les Éditions au Pluriel : la maison indépendante qui défend une littérature humaine et engagée

Dans le paysage de l’édition indépendante française et à travers ces différentes collections, les Éditions au Pluriel construisent un catalogue singulier Romans, essais, imaginaire, beaux livres ou récits de voyage. C’est un ensemble cohérent, animé par une même exigence : défendre des textes incarnés, accessibles et profondément humains.

19/06/2026, 17:57

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Le livre d’occasion, l’économie circulaire d’une filière linéaire

Dix années de commerce de seconde main, le Label Emmaus invitait à fêter son anniversaire à l'Académie du Climat, ce 18 juin. Un appel, finalement, pour comprendre ce qu’est le réemploie, qui le porte : « 10 ans d’engagement, d’innovation sociale et de coopération au service d’une économie plus juste et circulaire », explique l’organisme. Avec un volet consacré au livre d’occasion – toujours objet de fantasmes…

19/06/2026, 16:36

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Un label pour l’édition indépendante : “Quitte à le faire seul, faisons-le joyeusement”

Alors que Grasset sombre dans l’idéologie, que le mouvement de protestation contre l’instrumentalisation de grandes maisons d’édition au service d’une radicalisation politique et sociale voit le jour, il est grand temps de rendre nos indépendances plus visibles. Je crois en cette urgence, en cette nécessité d’afficher notre fierté (une notion peu mobilisée dans le secteur éditorial) d’être indé. Par Étienne Galliand, éditeur.

19/06/2026, 10:44

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Intelligence artificielle en librairie : le risque de déposséder un métier

Aux Rencontres nationales de la librairie 2026, l’intelligence artificielle s’était invitée dans un double débat : celui de la création, du droit d’auteur et des œuvres, et celui, plus concret, des usages professionnels en librairie. Entre vigilance éthique et outils d’aide au pilotage, l’enjeu consiste à distinguer la menace du remplacement de la promesse d’une assistance pensée au service du métier. Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco, dépassionne le débat.

17/06/2026, 13:10

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Quand Gaston Bachelard nous aide à comprendre notre obsession pour l’IA

L’intelligence artificielle est généralement présentée comme une révolution technologique. On la décrit comme un ensemble d’algorithmes, de modèles statistiques ou d’infrastructures informatiques. Pourtant, cette définition technique ne suffit pas à expliquer l’intensité des passions qu’elle suscite. Par Bertrand Jouvenot.

17/06/2026, 12:52

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Climat : pourquoi “la lassitude peut vite devenir indifférence”

L’information climatique circule davantage, alerte plus souvent et documente mieux l’ampleur du dérèglement en cours. Pourtant, l’accumulation des faits déclenche parfois l’angoisse, la lassitude ou le repli, au lieu de nourrir l’action. Pour dépasser cette impasse, le monde du livre dispose d’un rôle singulier : faire entendre d’autres récits, d’autres voix, et transformer la prise de conscience en mouvement collectif. Fanny Audibert publie chez Oxus Sortir du déni climatique, entrer en action.

15/06/2026, 13:03

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La librairie indépendante peut-elle rester indépendante si son modèle s’épuise ?

ANALYSE – La question de l’indépendance des commerces du livre se déplace. Au-delà du statut juridique ou du choix éditorial, elle engage désormais la viabilité économique, la fatigue des équipes, l’écologie du livre et les conditions concrètes d’un métier sous tension. Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco, aborde le sujet frontalement.

15/06/2026, 12:30

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Rentrée littéraire 2026 : les grandes tendances des romans français et étrangers

La grande fête annuelle de la librairie démarrera fin août comme chaque année, avec son lot de romans, les premiers, les francophones, les traductions. Si 277 romans de cette rentrée ont été utilisés pour amorcer la tendance 2026, aucun n'a été blessé (certains furent blessants...). Et s'impose d'emblée un constat : la littérature prend le présent à bras-le-corps, sans distance ni précaution.

15/06/2026, 11:28

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De DSK à Patrick Bruel : violences sexuelles et impunité des puissants

Dans cette tribune, l’essayiste Nasser interroge, à partir de l’affaire Patrick Bruel et d’autres figures publiques mises en cause, la tension entre parole des victimes, présomption d’innocence, prescription judiciaire et responsabilités médiatiques. Un texte d’opinion, polémique et engagé, sur l’impunité supposée des puissants face aux violences sexuelles.

13/06/2026, 08:33

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“Lancer un livre, c’est créer un moment ; l'installer, c’est construire une durée”

ANALYSE – Surproduction, encore et toujours, l'éternelle problématique de l'industrie du livre. Trop de livres, peut-être, probablement – assurément ? Ou bien, pas assez de temps pour que chaque ouvrage vive sa vie dans les points de vente ? Jean-Charles Caplier, directeur commercial chez Dilisco, propose une autre lecture.

13/06/2026, 06:00

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Affaire Lyhanna : du silence des adultes aux mots de Darmanin

Après la mort de Lyhanna, 11 ans, à Fleurance, Gérald Darmanin a reconnu une défaillance de l’institution judiciaire et demandé le réexamen de milliers de plaintes concernant des mineurs. Face à l’émotion nationale, plusieurs livres rappellent ce que la langue politique nomme mal : la durée du trauma, l’emprise, le silence des adultes et la place trop vite retirée aux victimes.

12/06/2026, 12:59

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Hachette au Sénat : Jean-Yves Mollier dénonce une ombre vieille de 80 ans

Entre les combats parlementaires autour de la loi Bichet, en 1947, et le récent rejet au Sénat, d’un amendement visant à renforcer le lien de confiance entre auteurs et éditeurs, l'historien Jean-Yves Mollier établit un fameux parallèle. Dans une tribune communiquée à ActuaLitté, il y voit la persistance d’une influence d’Hachette sur la fabrique de la loi, et interroge les effets démocratiques de la concentration éditoriale et médiatique.

12/06/2026, 11:51