#Auteurs

Tim Boucher, l'auteur de 120 livres écrits avec l'IA

En deux années, Tim Boucher, artiste canadien, s'est fait l'auteur de plus de 100 livres. Pour ce faire, il a pu compter sur l'aide d'un écrivain des plus dociles, qui répond au moindre ordre qu'on lui donne, ne dort jamais et peut écrire plus vite que la musique : l'intelligence artificielle. Alors que le premier de ces bouquins a été publié le 7 août par la maison d'édition Typophilia, ActuaLitté a pu s'entretenir avec lui et son éditeur.

Le 13/08/2024 à 09:25 par Ugo Loumé

36 Réactions | 3971 Partages

Publié le :

13/08/2024 à 09:25

Ugo Loumé

36

Commentaires

3971

Partages

Partager cet article sur Bluesky Partager cet article sur Mastodon Partager cet article sur Linkedin Partager cet article par mail Imprimer cet article
ActuaLitté

« Utiliser les IA ne fait pas de moi un artiste, mais être un artiste est ce qui me fait utiliser les IA », écrit Tim Boucher, dans un billet de blog qui pourrait tout aussi bien être un manifeste d’IA art. Artiste, Tim l’était avant l'avènement de l’IA : il a créé et continue de créer des oeuvres qui proviennent de son seul esprit d'humain. Artiste, Tim affirme le demeurer lorsqu’il utilise des outils d’intelligence artificielle pour produire des images ou des textes.

Dans son blog, il ajoute : « Il me semble que l’IA est la nouvelle peinture, la nouvelle pulsion artistique… Je ne parle pas ici de peindre au pinceau seulement, mais de peindre avec des idées, des mots, des images et des vidéos en même temps, des chansons, des voix, des personnages. Des mondes. Chacun comme un coup de pinceau sur l’hypertoile et dont la forme ne peut être appréciée que depuis la perspective multidimensionnelle de l’espace latent de l’imagination humaine. »

En plus de générer une multitude d’images à l’aide d’intelligences artificielles, Tim Boucher a écrit au cours de ces deux dernières années plus de 120 livres de science-fiction, en utilisant ces mêmes outils : « ChatGPT, Mistral, Midjourney, Stable Diffusion… tout ce qui est disponible commercialement » précise-t-il. Écrits en anglais, langue maternelle de Tim, et déjà disponible en format ebook, ils seront bientôt publiés pour la première fois en version imprimée par la maison d’édition française Typophilia.

Le temps et l’espace artistique repensés

Comme il l’explique dans son blog, les intelligences artificielles lui ont permis d’aborder d’une nouvelle manière le processus de création artistique. D’abord par leur rapidité d'exécution, qui convient parfaitement au fonctionnement de Tim « je suis quelqu'un qui travaille vite », nous confie-t-il. 

Dans un processus de création plus traditionnel et humain, il est nécessaire de passer par différentes étapes assez laborieuses — au sens premier du terme : avoir l’idée, faire un premier brouillon, le modifier, faire le dessin, ajouter les couleurs,  apporter des détails, du relief etc. « J’aime ce procédé, mais parfois c’est trop lent, parce que les idées fusent et j’aimerais les attraper au vol. »

L’IA, elle, lui permet de sauter ce long travail pour se concentrer sur la capture directe de ces idées. « J’ai toujours voulu écrire, ou faire de la BD, mais ça prend tellement de temps que je finissais à chaque fois par abandonner. Quand ces outils sont arrivés j’étais face à une explosion de créativité, je pouvais y mettre mes émotions, les souvenirs de mes rêves, les idées que j’avais. Je pouvais m'asseoir, capturer tout cela instantanément et en faire quelque chose. »

Image tirée de Relaxatopia, de Tim Boucher
Image tirée de Relaxatopia, de Tim Boucher

En plus de repenser notre relation au temps de la création artistique, Tim Boucher nous explique comment les outils d’intelligences artificielles bouleversent le rapport qu'entretient l’œuvre d’art à l’espace, notamment en avançant le concept d’hypercanvas — qui renvoie à l'idée d'une toile qui s'étend à l'infini : « Dans le passé, la création d’un artiste était limitée à un cadre matériel précis, maintenant, il est possible d’y ajouter toute une multitude de travaux différents. Ça pose la question : où l'œuvre d’art se situe-t-elle ? Au lieu d’avoir une toile pour une oeuvre, je peux avoir une nouvelle image, un nouveau texte, une nouvelle vidéo pour la moindre interraction que j’ai avec l’outil. »

L'IA, un co-auteur maladroit

Le travail de Tim permet également, selon son éditeur Emmanuel Pierre Jean Doridot, de faire tomber le mythe de l’écrivain seul producteur de son livre, et d’une oeuvre qui sortirait de son esprit comme de la cuisse de Jupiter. « Étant dans le milieu de l’orthotypographie, je sais le rôle des intelligences organiques dans le travail de tenue d’un texte. Aucun texte n’est le travail direct d’un auteur seul. »

« Parfois la qualité est bonne, très bonne même, et proche de la production humaine, parfois, c’est très étrange et mauvais », admet-il. Alors il arrive régulièrement que Tim doive retoucher le résultat proposé par l’outil, pour le rendre plus fou, plus déjanté, plus effrayant, plus dramatique... — Nous n'avons pas encore pu nous procurer les ouvrages pour juger du résultat.

Couverture de La Conspiration Quatria, le premier livre de Tim publié par Typophilia
Couverture de La Conspiration Quatria, le premier roman de Tim publié par Typophilia

Aussi, certains de ces livres sont quasi-exclusivement de production humaine, nous dit-il, d’autres ne comportent qu’une intervention minimale. Entre les deux, il y a un tout un spectre de niveau d’interaction humain/outil. « Je me suis dit qu’il y avait la démonstration du potentiel de collaboration entre des intelligences organiques et artificielles », nous confie Emmanuel, mettant en avant ce qui l'a poussé à éditer les livres de Tim, qu'il considère comme un « pionnier » dans son domaine.

Le tout en restant ouvert aux curiosités que propose l'outil, car la maladresse inhérente à la machine n’est pas nécessairement une mauvaise chose, et peut être recherchée pour elle-même.  Par exemple, Tim Boucher nous explique comment, à un certain point de sa recherche, l’IA générative française Mistral se met à devenir folle : son esprit artificiel se brise et la machine se met à répéter en boucle les mêmes termes. 

Selon lui, « ce moment est super intéressant en lui-même, même si ce n’est pas génial d’un point de vue littéraire. On a un outil qui essaye d’imiter l’esprit humain et qui échoue, et cette erreur est super à observer. »

Lorsqu'ils sont passés au travail de retouche, de traduction et de correction des textes, Tim et l’équipe de Typophilia, ont alors fait en sorte que les petites faussetés que produisent les IA ne soient pas effacées, pour permettre au lecteur connaitre ce qu’ils appellent le « goût de l’IA ». « Le texte dégluti par la machine a quand même une certaine saveur. Avec les traductrices, les correctrices et les outils artificiels qu’on utilise pour la traduction, on essaye de la conserver », nous explique Emmanuel.

Un art sans conscience ?

À lire tout cela, on pourrait croire que Tim Boucher n’est qu’un autre fou de gadgets en tous genres, biberonné à la propagande venue de la Silicon Valley et aux œillères bien fixées de chaque côté du visage. Il n’en est semble-t-il rien. Après avoir travaillé plusieurs années dans le trust and safety et la modération de contenus numériques, il vit sans smartphone ni réseaux sociaux. Cette ancienne vie au cœur de la machine « a eu un prix sur les nerfs de Tim, il connaît bien le problème qu’est notre dépendance aux réseaux sociaux et aux technologies », nous dit son éditeur. 

Sa recherche artistique n’est alors qu’une continuation des réflexions qui l’ont toujours traversées concernant notre rapport aux nouvelles technologies, avec le même objectif de le rendre le plus sain possible. « Après avoir travaillé 5 ans dans cet environnement, j’ai vu les limites de ces technologies et ce qui peut être une belle vie avec elles. »

« Ce que nous propose les grandes compagnies qui développent les IA n’est peut être pas ce qui correspond le mieux à nos valeurs, et en tant qu’artiste, je ne peux pas participer à cette discussion sans être à l’intérieur même du programme, en en comprenant les tenants et aboutissants. Grâce à mon expérience pratique, j’ai énormément appris sur ce qui est mauvais, ce qui est bon, ce qui peut être amélioré et comment l’améliorer. »

Crédits : Tim Boucher
Crédits : Tim Boucher

Il a beau utiliser l’IA pour travailler et créer au quotidien, Tim n’en semble que plus conscient des soucis que posent ces nouveaux outils et la manière avec laquelle ils sont gérés, et des solutions qui s’offrent à nous. C’est d’ailleurs le thème central de la plupart des histoires qu’il écrit avec eux, une manière de retourner les armes contre elles-mêmes. Travailler avec, collaborer, tout en mettant son collaborateur sur la sellette.

Connaitre, comprendre, participer

Dans ses livres comme dans ses blogs ou les diverses interviews qu'il donne, l'auteur et artiste canadien met en avant ce qui lui semble être les dangers les plus pressants du monde des IA. Du manque d’invention des machines : « C’est une de mes peurs dans notre usage de l’IA, la perte de la diversité. Je trouve ça vraiment flat et je ne veux de ça ni dans mon travail, ni dans le monde dans lequel je vis. Alors une des solutions, c’est d’avoir plusieurs fournisseurs d’intelligence artificielle, et aussi de préserver l’autonomie de la créativité qui ne provient pas d’un ordinateur. »

Jusqu’au pouvoir excessif que vont bientôt avoir les entreprises privées qui gèrent ces outils : « C’est nécessaire de pouvoir avoir une conversation publique sur les règles d’usage des machines. C’est assez mauvais si on laisse aux plateformes un pouvoir discrétionnaire sur ce qui peut être dit/fait ou pas. Je trouve ça plus dangereux que les fausses existential threats qu’on entend d’habitude dans les médias. Nous allons interragir de plus en plus avec des entités non-humaines qui n’ont pas d’empathie, qui n’ont pas la même compréhension que nous du contexte dans lequel elles évoluent, et nous allons devoir suivre certaines de leurs décisions sans avoir la possibilité de les remettre en question. »

D’autant plus que la vague s’annonce massive, et qu'elle a déjà commencé à déferler : « On a déjà des problèmes de surconsommation de contenu et de média, on est dans une sorte d’anxiété à cause de cela, à devoir constamment checker nos notifs et réseaux. Il y a une grande chance que l’IA aggrave ce problème, car elle pourra être utilisée pour tout personnaliser : “Voici vos musiques de la journée, voici les livres que vous devez lire, les amis que vous devez rencontrer…” C’est un risque énorme parce qu’il n’y a aucun contrôle sur les entreprises qui opèrent dans ce domaine. »

« Elles peuvent ainsi manipuler nos comportements, nous faire acheter tel produit, nous faire ressentir d’une telle manière. On a des preuves que Facebook essaye de repérer les états émotionnels de ces usagers et de les modifier. C’est complètement fou, dystopique. Est ce que c’est le futur qu’on souhaite ? Et sinon, comment le changer ? Parce que ça va arriver très rapidement », conclut-il.

Crédits : Tim Boucher
Crédits : Tim Boucher

Nourrir la bête qu'on veut combattre ?

Ce que semble alors nous proposer Tim Boucher, c'est un voyage dans cette nouvelle hyperréalité qui s'ouvre à nous au travers des outils d'intelligence artificielles. Une sortie dans un environnement où les frontières entre fiction et vérité sont brouillées, où les dangers les plus pressants côtoient des avancées extraordinaires dans toutes les activités humaines. 

L'IA, c'est un cocktail de toutes les capacités humaines, il peut s'avérer être autant explosif que vertueux, selon ce qu'on choisi d'y mettre. « L’intelligence artificielle est une intelligence collective, c’est un mélange de toutes nos productions, donc si on la nourrit avec du garbage [des ordures, NdR], le résultat sera garbage. Mais si on nourrit le système avec de l’information de haute qualité, belle et chargée de sens, l’IA va refléter tout ça. »

Tim Boucher appelle ainsi chacun de nous à s’emparer de ces outils, pour les maîtriser et mieux participer à la révolution qui nous attend, plutôt que d’adopter une simple réaction épidermique de rejet du phénomène. « Il est important d’avoir un dialogue avec ces technologies pour mieux comprendre comment elles marchent, ce qu’on peut faire avec et ce qu’on veut faire avec. Chercher également un moyen de trouver des solutions qui ne sont pas nécessairement couplées aux capitalismes, avec des IA qui nous donneraient d’autres résultats que ceux qu’on reçoit de la part d’une entreprise qui fait ça car elle facture 20 dollars par mois pour son utilisation. »

À LIRE — ChatGPT : c'est au tour d'un Prix Pulitzer de porter plainte contre OpenAI

Tout le monde ne sera certainement pas convaincu par la démarche de l'auteur canadien, qui concède lui même le paradoxe qu'elle recouvre : « Je suis à la fois contre le système, et en même temps je suis une partie du problème. J’accepte ce jugement. »

D'autres pourraient également lui opposer les questions de copyright et de droits d'auteur qui sont actuellement au coeur des réflexions sur ce type de contenus : certains vont même jusqu'à qualifier l'art par IA de vol. Aux États-Unis, notamment, les procès s'enchainent contre les entreprises de développement d'outils d'intelligence artificielle générative. De son côté, Tim affirme être très attentif à ses questions, et rechercherait des moyens de respecter l'esprit français du droit d'auteur dans le cadre de la publication de ses œuvres dans l'hexagone.

Où est passée la vérité ?

L'art par IA est tout nouveau et ne manque pas de détracteurs. Beaucoup d'inquiétudes entourent cette innovation dans la manière de créer du contenu. Sont par exemple pointés du doigt les deep fakes [vidéo ou photo truquées utilisant des personnalités, NdR] et la facilité avec laquelle il est aujourd'hui possible de les partager, les théories du complot qui en découlent, et le danger que cela représente pour la démocratie et pour notre rapport à la vérité. 

En réponse à ces questionnements, Tim Boucher, qui affirme ne jamais cacher le caractère faux des images et des histoires qu'il crée avec l'IA, voit aussi son travail comme une manière de visibiliser la puissance et les risques de cette nouvelle technologie. « Elle a ses propres limites, mais comme tout processus de création. Ce n’est pas une raison pour fuir face à cette nouveauté, mais il faut plutôt mettre la lumière sur ce qui est problématique, le nommer et chercher des solutions ».

En Amérique du Nord, son travail fait déjà parler. Entre critiques, débunkages, recherche de buzz et intérêt sincère pour ses oeuvres, les deepfakes de Tim ont réussi à attirer l'attention, de Reuters à CNN, en passant par la chaîne YouTube d'un influenceur américain spécialisé sur ces questions. Récemment, dans un entretien accessible aux plus anglophones d'entre nous — pour les autres des sous-titres générés automatiquement sont proposés —, Tim est revenu avec lui sur les différents critiques visant l'art généré par IA.

Crédits image : Tim Boucher

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Par Ugo Loumé
Contact : ul@actualitte.com

36 Commentaires

 

Nico

14/08/2024 à 06:35

Que faire face a l'IA? Un outil supplémentaire inventé par l'homme.
La fourchette elle a été conçu pour nous aider a manger mais elle peut tout au si bien nous permettre de blesser son voisin. L'IA est loin d'être neutre a l'image des écrans. On pourrait se poser la même question que Pierre Rabhi c est posé pour la terre.
Quelle IA allons nous laisser a nos enfants et quels enfants allons nous laisser a l' IA? L' enjeu est éthique et éducatif. Peut être devrions nous intégrer dans nos écoles un cours sur le thème des IA.

Onto Logos

16/08/2024 à 22:55

"Le couteau que tu tiens
Dedans ta main
C'est pour m'ouvrir le ventre
Ou délier mes mains"
Philemon Cimon

Nihil novi sub sole...

Il n'y a pas de réponse ante cibum. Seulement post prandium.

Tsinga

14/08/2024 à 07:59

On aurait aimé savoir si les éditions Typophilia publient une traduction générée par l'IA, ont fait appel à un traducteur littéraire en chair et en os, ou les deux, ce qui devient monnaie courante...

Kaleb

15/08/2024 à 17:01

C'est dit dans l'article.

Nadine Monfils

14/08/2024 à 08:03

Tim Boucher porte bien son nom. Il est à la fois le dénonciateur et le profiteur d’un outil qui causera la perte des artistes, et de notre autonomie. En temps de troubles les artistes sont emprisonnés pour leurs idées car ils aident à penser librement. L’IA est tout le contraire. C’est une dictature tapie dans l’ombre et entre les mains de gens mal intentionnés, elle peut devenir un redoutable outil criminel et causer la perte de l’humanité. L’homme à créé son propre assassin et tim boucher autant que son éditeur contribuent à cette destruction. Ils ont beau se déculpabiliser en avançant tous les arguments qu’ils veulent, ils ne font ça que pour le fric que cela peut leur rapporter. C’est criminel de participer à l’IA et tout aussi criminel de l’avoir inventée. Nous allons vers un monde aseptisé dirigé par une machine qui annihilera la pensée.

DGB

14/08/2024 à 16:44

C'est,bien vu, il n'y a rien à ajouter !

Pops White

14/08/2024 à 20:05

Mais je suis tellement d'accord avec chaque lot de ce commentaire 🙏

Titus Pessimus

23/08/2024 à 15:45

Transhumanisme, réchauffement climatique, IA, guerre nucléaire totale, pandémie mondiale, chute d'un astéroïde, ongle incarné...
L'humanité a déjà de quoi mourrir dix fois. Alors un peu plus, un peu moins...

Nico

24/08/2024 à 09:13

Il serait pire de tomber dans l' aquabonisme. Ce que cherche a faire le capitalisme afin de nous contraindre à être de meilleurs consommateurs et de moins bon citoyen avec un esprit critique proche de zéro.
Votre commentaire j ose espérer est fait d'une pointe d'humour satirique.
La société du spectacle et son despote le numérique nous conduit faire un fatalisme cynique et obscène.

Nico

24/08/2024 à 09:22

Correction aquoibonisme

Kl64

14/08/2024 à 09:26

Très instructif et intéressant !

Lyo

14/08/2024 à 10:54

Monsieur n'est pas un artiste. L'IA se sert de modèles existants pour générer des oeuvres, elle plagie des auteurs. C'est pour cette raison que certains éditeurs reconnaissent le travail d'une IA même si l'auteur ne le précise pas.
C'est tout simplement une forme de paresse pour des gens qui veulent se faire de l'argent rapidement.
Et non ce n'est pas de l'art, la personne dans l'interview n'est pas un auteur.

Je suppose que c'est le jeu du capitalisme, détruire les métiers artistiques, ne pas payer des écrivains mais utiliser l'IA. Ils vont ensuite saturer le marché avec leurs fausses histoires.

Guillaume

15/08/2024 à 09:31

Ah, un grand spécialiste capable de trancher sur ce qu'est l'art?

Aurelien Terrassier

17/08/2024 à 19:08

Lyo Tim Boucher c'est dans la continuité de Paul-Loup Sullitzer en pire car il se passe de ghostwriter au profit de l'IA. Tim Boucher est surtout rusé et le fait qu'il utilise l'IA pour pas mal de livres est révélateur aussi. C'est beaucoup plus un biznessman qu'un artiste en effet.

Lilia

14/08/2024 à 13:04

Et donc, plutôt que de faire connaître des oeuvres de petites maisons d'édition indépendantes qui publient de vrais livres écritspar des humains, Actualitté préfère nous faire connaître cette abhération. Bravo pour l'art et la littérature.

DGB

14/08/2024 à 14:40

On ne transige pas avec un adversaire dangereux (Oh combien !) tel que l'IA. Soit on le combat (On entre en résistance), soit on collabore avec lui avec toutes les conséquences possibles et prévisibles.

Pops White

14/08/2024 à 20:04

"Nourrir la bète qu'on veut combattre ?" ? Sérieux ? Dans "Actualitte ??? 😱

Team ActuaLitté

15/08/2024 à 21:47

En effet, on écrit, on écrit et c'est l'erreur bête.
L'animal qui en est responsable devait être bien baite !

Lady Livre

15/08/2024 à 06:49

"J'ai toujours voulu écrite [...], mais ça prend tellement de temps que je finissais à chaque fois par abandonner". Et bien oui, écrire prend du temps...

Si monsieur a la flemme d'écrire parce que ça prend du temps, j'ai la flemme de le lire, parce que ça aussi ça prend du temps, et je préfère le consacrer à des auteurices qui reconnaissent la valeur du travail qu'est l'écriture, sans passer par la solution de facilité de faire écrire une IA parce que ça va plus vite...

Stefan

15/08/2024 à 13:05

Dans 1984 de George Orwell, Julia exerce à peu près le même métier : dans le ministère de la vérité, elle relit, corrige et met en forme des romans à l'eau de rose écrits par un sorte de technologie avancée, dont le principe n'est pas expliqué.
Orwell avait tout anticipé, de la vidéo surveillance à l'intelligence artificielle, mais lorsque j'ai lu son roman (en 1984, ce n'est pas une blague !) personne ne le réalisait vraiment.

HAmra

15/08/2024 à 17:31

Bref, il fait de la photocopie

Patrick

15/08/2024 à 20:45

La question c'est: qui aura envie de lire ça ? Il y a déjà des milliers de livres auto-publiés très médiocres en moyenne, et pas assez de temps pour lire les bons livres. Qui peut donc avoir envie d'acheter ou de lire de la m... générée au km par chatGPT ?

Occhi dei gatti

16/08/2024 à 15:27

Je me suis renseigné pour savoir si il avait écrit 120 romans:

Ce ne sont pas des romans ce sont des petites nouvelles.

Combien à t'il gagné? 1850 euros pour les 120 nouvelles.

Rien d'un profiteur

Lady Livre

16/08/2024 à 16:03

L'article parle de "120 livres" et pas romans. Mais que ce soit des pavés de 800 pages ou des novellas de 80, en quoi ça change quoi que ce soit ? Ce n'est toujours pas lui qui écrit, il se contente de retoucher par ci par là des textes pondus par ChatGPT et se fait de l'argent (peu, peut-être, mais tout de même) sans se fatiguer. La flemme paie, visiblement, mais lui ne verra pas la couleur de mon argent...

Occhi dei gatti

16/08/2024 à 17:28

La question qu'on pourrait se demander c'est: "pourquoi un homme (qui utilise ou non les ia)écrit une centaine de nouvelles pour ne gagner que 1850 euros?"
Les vrais profiteurs c'est plutôt les maisons d'éditions. Et quelle hypocrisie de leur part. Facile de s'attaquer aux auteurs qui gagne 2000 euros pendant que les maisons d'éditions les valide et se mettent tous le reste dans la poche.

Lady Livre

17/08/2024 à 12:04

Qu'il gagne 2000 ou 20 000 ne change rien à la question : mérite-t-il cet argent qu'on lui donne en échange de sa fainéantise ?

La question de la rémunération des auteurs est primordiale, mais ici je ne vois pas d'auteur, juste un profiteur. La façon dont la "ME" dépense son argent la regarde, si tant est qu'on puisse appeler ça une "maison d'édition" parce que, de mon point de vue, j'y vois tout autant une arnaque que ce type qui se dit auteur... Je ne suis pas sûre qu'une telle structure soit pérenne et je n'irai pas pleurer sur eux quand ils devront fermer leurs portes.

Occhi dei gatti

17/08/2024 à 20:09

Détrompez vous, il y a de plus en plus de maisons d'éditions qui acceptent les ia, toute aussi bien les images de synthèse que les reformulateur ia. Idem pour les dessins animés. C'est notre avenir qu'on le veuille ou non. Je suis certaine que vous avez déjà lu des livres peut être même pour enfants , vu des films à partir d'ia sans que vous le sachiez.

D'ailleurs récemment il y a même une maison d'édition qui a accepté une bd réalisé entièrement à partir d'ia.

Pour ceux qui est de Tim Boucher dans un autre article il est expliqué que pour écrire une nouvelle Tim Boucher mettait entre 3 et 8 heures avec les ia. Donc s'il écrit en moyenne une nouvelle en 5h et qu'il a écrit 120 nouvelles. 120×5= 600 heures de travail pour 1850 euros. C'est les maisons d'éditions les véritable profiteurs.

Aurelien Terrassier

16/08/2024 à 17:32

Tim Boucher est un génie. Il a compris toutes les subtilités de l'IA qui menace le monde de l'édition et il en est bien conscient aussi bien de certaines bonnes opportunités dont ses livres et d'autres qui menace les auteurs et les artistes dans leur créativité et leurs droits aussi quand il y a plagiat...

Rolan Hullis

17/08/2024 à 13:05

Yann Moix couplé avec Alexandre Jardin feraient une I A de choix et de qualitay...

adjoignons-y Sollers pour Lacanisé un peu le chaudron

on veut du Tolstoï du dumas du Céline du houellebecx...

bref des écrins pour saint germain D P...

Aurelien Terrassier

18/08/2024 à 09:20

Rolan Hullis Mieux je pense que chaque personne qui commente ici peut sans doute mieux faire que Tim Boucher. En effet même avec l'IA, c'est un peu surréaliste sortir 120 livres en quelques jours comme les fast-food produiraient des hamburgers avec une machine à l'IA et pire encore imaginez un robot-boulanger produisant des viennoiseries de quoi provoquer à juste titre la colère de toute une profession. Quand je dis que Tim Boucher est un génie c'est surtout en tant que biznessman qui a vu le vent venir et qui a sans doute de bonnes réserves financières mais je le redis n'importe qui ici qui commente ferait sans doute bien mieux que lui même sans IA...

Space

17/08/2024 à 20:52

IA ou pas, on peut voir que la couverture dest trop moche et les illustrations pas créatives.

Marie

19/08/2024 à 09:04

"Vous avez dit: artiste, qu'est-ce qu'un artiste...artificiel?"

DGB

19/08/2024 à 11:38

une personne amputée d'une jambe a besoin d'une béquille pour marcher, il en va de même d'une personne à qui il manque une parcelle d' intelligence divine, il lui faut la prothèse qu'est l'IA .

Aurelien Terrassier

19/08/2024 à 12:57

DGB vous avez tout compris et il faut rajouter à cela le sens de l'humanité aussi.

Jean Laiche

20/08/2024 à 08:50

"Écrire ou ne pas écrire".

Éric Naulleau

philippe

29/08/2024 à 22:27

Intéressant, mais ce serait intéressant aussi de faire appel à de "vrais" correcteurs pour corriger cet article qui ne manque pas de coquilles… Les machines ne peuvent pas tout…

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

“La lutte contre le piratage, c'est une conjonction de moyens” (SNE)

Bookys, plateforme pirate diffusant des livres, des revues et des magazines protégés par le droit d'auteur, est visée par une demande de blocage portée par le Syndicat national de l'édition (SNE) et l'Alliance de la presse d'information générale. Adressée aux fournisseurs d'accès à internet, l'assignation ouvre la voie à d'autres actions, comme des mesures contre les sites miroirs ou les prestataires de paiement.

07/10/2026, 16:57

ActuaLitté

Drieu la Rochelle et Colette Jéramec : l’histoire d’un couple impossible

Avec La Rédemption, Jean-Noël Orengo revient sur un couple pris dans les bouleversements du XXe siècle : Pierre Drieu la Rochelle et sa première épouse, Colette Jéramec. Derrière l’écrivain collaborationniste et antisémite, le romancier fait réapparaître une femme longtemps restée dans l’ombre, médecin et chercheuse à l’Institut Pasteur, arrêtée avec ses deux enfants en 1943.

02/10/2026, 18:04

ActuaLitté

Clémentine Mélois : “Toute la vie n’est faite que de ruptures successives”

James Joyce avait fait entrer l’épopée dans la vie ordinaire, jusqu’à faire tenir une Odyssée entière dans une journée. Clémentine Mélois choisit, elle aussi, de partir de presque rien : un déménagement, une séparation, quelques cartons, un verre à moutarde, un rouleau de Sopalin. Dans Choses que je croyais perdues, finaliste du 93e prix des Deux Magots, l’autrice-artiste fait de « l’infraordinaire » sa matière romanesque.

01/10/2026, 15:33

ActuaLitté

Véronique Ovaldé : “J’ai toujours inventé d’autres vies à ma mère”

On connaît Véronique Ovaldé pour ses fictions et leurs vies toujours prêtes à bifurquer. Avec Vivre sans bonheur et n’en point dépérir, paru chez Flammarion en cette rentrée littéraire, elle se tourne cette fois vers sa propre mère. Le récit est plus intime, sans abandonner l’imaginaire, et la place parmi les finalistes du prix des Deux Magots 2026.

30/09/2026, 17:03

ActuaLitté

À 80 ans, Lucky Luke court toujours : dans les coulisses de l’exposition avec Joub

À 80 ans, Lucky Luke n’a pas fini de galoper. Commissaire de l’exposition Lucky Luke court toujours !, présentée à Quai des Bulles, Joub a replongé dans l’ensemble de la série pour raconter autrement le cow-boy de Morris : par le dessin, la couleur, les gags et les motifs qui traversent huit décennies d’albums.

30/09/2026, 12:04

ActuaLitté

Lucie Rico : “Dire quelque chose, c’est déjà le transformer”

Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? Une question qui a conduit Lucie Rico jusqu’à la finale du prix des Deux Magots 2026. Dans ce troisième roman publié chez P.O.L, une phrase inachevée ouvre une enquête sur un souvenir d’enfance, entre le baroque du giallo, reconstitution comme les vrais enquêteurs judiciaires, et mémoire familiale.

29/09/2026, 15:07

ActuaLitté

Elsa Holfert : "Le burn-out n’est pas que professionnel"

Paru le 22 avril 2026 aux Éditions Dangles, Fatigue chronique, et si c’était un épuisement surrénalien ? d’Elsa Holfert explore les mécanismes de l’épuisement liés au stress chronique. Kinésithérapeute de formation, l’autrice exerce aujourd’hui comme praticienne en santé fonctionnelle et en hormonologie.

28/09/2026, 16:40

ActuaLitté

Pour encadrer l'IA, La France insoumise convoque Isaac Asimov

Exclusif — Une figure de la science-fiction s'invite à l'Assemblée nationale, à la faveur d'une proposition de loi déposée par René Pilato, député La France insoumise — Nouveau Front Populaire de Charente. Les fameuses « lois de la robotique », conçues par l'écrivain américain, y sont citées, afin de motiver et nourrir un encadrement des intelligences artificielles mises à la disposition du grand public.

24/09/2026, 15:58

ActuaLitté

“La véritable violence, c’est le déni, l’indifférence”

Mère isolée, actrice pornographique quadragénaire, Sabine élève seule son fils Romain dans le vingtième arrondissement. Adolescent « normal », moyen, ce dernier subit un harcèlement en règle dès lors qu’une vidéo de Sabine fuite au collège, et fait le tour des réseaux sociaux… La suite ? Accompagnée par le hardeur Joseph, et par Enguerrand, bourgeois blasé, Sabine résout de se venger, guidée par son seul amour maternel. Une deuxième intrigue se met en place, mêlant cette fois milieux d’affaire et hauts-fonctionnaires, sur fond de revenge porn et de libertinage. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.

21/09/2026, 16:54

ActuaLitté

“Avons fait l’impossible, mais avions rêvé davantage”

Aux Deux Magots, Jean-Luc Coatalem a connu presque toutes les places : celle du jeune homme qui observe, du lauréat photographié sur le boulevard, puis du juré chargé, à son tour, de choisir. À l’heure où le prix 2026 entre dans le vif de ses délibérations, l’écrivain ouvre les portes d’une institution qu’il connaît désormais de l’intérieur, avec ses goûts, ses rites et ses petites stratégies.

21/09/2026, 15:53

ActuaLitté

“Le risque de devenir « un LinkedIn du livre » existe évidemment”

L'écueil, Jean-Charles Caplier le formule lui-même : créer « un LinkedIn du livre » de plus. Alors que LivreConnect ouvre officiellement le 16 septembre, son fondateur défend un espace transversal entre les métiers, nourri de ressources, d’outils et d’un assistant IA. Pour ActuaLitté, il précise ce qui permettra de juger si le projet a vraiment trouvé sa place — et jusqu’où il entend laisser Volt’R intervenir.

16/09/2026, 09:30

ActuaLitté

”Chaque livre mérite de trouver ses lecteurs” : Béliveau éditeur à la conquête de l’Europe

Reprise en juillet 2026 par Amélie McNicoll et Alexandre Vézina, Béliveau Éditeur entend revoir autant sa sélection de projets que leur commercialisation. Les deux entrepreneurs veulent associer davantage les auteurs à la stratégie de leurs livres, relancer la production et renforcer la présence de cette maison québécoise de plus de 50 ans en France, en Belgique et en Suisse, avec un objectif de 25 à 30 titres à court terme.

16/09/2026, 09:00

ActuaLitté

À quelques pas de toi : le podcast qui a relié les générations

Il y a des a priori auxquels il faut tordre le cou : « il ne se passe pas grand-chose en milieu rural » est un préjugé qui vient de prendre du plomb dans l’aile grâce à une dynamique mise en place dans une petite commune de Gironde.

14/09/2026, 16:07

ActuaLitté

“Pourquoi tu n’écris pas un livre sur le sexe ?” : la naissance de SexOD

À l'occasion de la sortie de son premier thriller (SexOD - juin 2026 - Patchenco éditions), que ActuaLitté vient de chroniquer, Patrick Collignon a bien voulu répondre à nos questions. On y apprend notamment que si l'écrivain belge a choisi de placer l'intrigue de son roman à Stockholm, ce n'est pas tout à fait par hasard ou pour suivre la mode !

03/09/2026, 18:13

ActuaLitté

Écris-moi une danse.... De la page au mouvement avec Myriam Gourfink

Un roman s’écrit avec des mots, une partition de musique avec des notes, et pour la danse ? Comment expliquer à des danseurs et danseuses les mouvements imaginés par un ou une chorégraphe, des intentions scénographiques qui soient intelligibles par tous et mémorisables. Rencontre avec Myriam Gourfink, danseuse, chorégraphe, riche d’un parcours international, reconnue et très appréciée pour son travail de recherche chorégraphique. 

02/09/2026, 15:56

ActuaLitté

Harcèlement scolaire : apprendre dès 4 ans à poser ses limites

Avec Éduquer contre l’exclusion et le harcèlement – Méthode et outils pédagogiques adaptés au programme EVAR, paru aux éditions Dangles, Chloé Ségneré s’adresse aux enfants de 4 à 7 ans, mais aussi aux adultes qui les accompagnent. Sa méthode Empatikids passe par les émotions, le respect des limites, le consentement ou encore la sécurité pour tenter d’agir avant que les situations d’exclusion ou de harcèlement ne s’installent.

01/09/2026, 17:32

ActuaLitté

“Dieu est mort, mais il n’arrive pas à s’en consoler”

Romancière, poétesse, psychanalyste et traductrice franco-suédoise, Kristina Ifwarson vient de cosigner avec l’éditeur Olivier Gallon la traduction d’un texte de Stig Dagerman inédit en français : Le Jour dernier. Parue de son vivant en 1952, cette pièce radiophonique est l’ultime œuvre de Stig Dagerman. Qu’est-ce qui fait la singularité de ce texte ? Pourquoi a-t-il été « oublié » jusqu’ici en Suède ? Et comment cette traduction pourrait-elle renouveler notre lecture de l’œuvre de Stig Dagerman ? Le point avec Kristina Ifwarson. Par Karim El Haddady.

31/08/2026, 17:11

ActuaLitté

Livre sur les quais 2026 : se renouveler sans rompre le fil

Pour sa 17e édition, Le Livre sur les quais cherche à renouveler ses formes sans perdre ce qui fait son identité. À Morges, Adélaïde Fabre défend un festival plus participatif, ouvert aux autres arts et aux nouveaux publics, mais toujours construit autour de la rencontre et de la transmission.

27/08/2026, 16:45

ActuaLitté

Henri-Frédéric Amiel, écrivain d’une “vie manquée” devenue monument littéraire

Douze tomes, 16.900 pages… Publié en intégralité par L’Âge d’Homme entre 1976 et 1994, le Journal intime d’Henri-Frédéric Amiel (1821-1881), aujourd’hui revendu fort cher sur le marché de l’occasion, demeure peu lu, du moins en intégralité. Agrégée, docteure ès lettres, Géraldine Sauquet a, en quelque sorte, débroussaillé l’épais maquis de ce texte total, récit intime de quatre décennies, histoire de la vie quelque peu terne d’un professeur genevois, extrêmement cultivé, séduisant physiquement, mais miné par une timidité et une aboulie pathologiques. Par Étienne Ruhaud.

26/08/2026, 18:22

ActuaLitté

Quand le format vertical bouscule l’écriture des séries

Pensées pour être regardées sur un smartphone, les fictions verticales ne se cantonnent plus aux productions amateurs des réseaux sociaux. France Télévisions et Arte investissent désormais ce terrain, où la brièveté impose ses propres règles : installer une situation immédiatement, caractériser un personnage en quelques secondes, concentrer les dialogues et maintenir le récit sous tension. Une autre manière d’écrire la fiction ?

25/08/2026, 11:11

ActuaLitté

“Ma mère est partie en Espagne” : Lavinia Braniște écrit l’exil ordinaire

Le 21 août paraît aux éditions des Syrtes le roman Camping de Lavinia Braniște, traduit du roumain par Sylvain Audet-Găinar. Un roman sur l’exil ordinaire et des vies en transit. Dialogue avec son éditrice, Olimpia Verger.

17/08/2026, 17:51

ActuaLitté

“Les richesses du sol africain l’ont carrément appauvri”

Elvis Ntambua Mampuele, romancier, lauréat du Prix Senghor du public du premier roman : « La culture ne met pas fin à une guerre, mais elle peut aider une société à guérir, à se rassembler et à préparer les conditions d’une paix durable » Par Karim El Haddady.

14/08/2026, 16:15

ActuaLitté

“Face à des mégafeux incontrôlables, la Grèce n’en finit plus“

Tout brûle en Grèce, pas seulement la nature éprouvée par la sécheresse et l’incivilité de ses habitants, elle brûle parce que la police est corrompue, l’environnement est bafoué et les hommes politiques sont malhonnêtes. Et pourtant, la Grèce est un pays attachant, plein de ressources et de bonnes volontés. Cependant, la sincérité n’est pas un gage suffisant d’honnêteté, Nikos Nikolopoulos le démontre au fil de ce polar passionnant, efficace dans lequel s’entremêlent plusieurs histoires, passées ou récentes, qui finissent toujours par converger vers un drame.

04/08/2026, 15:33

ActuaLitté

“Un réseau de librairies plus fort et plus moderne” : l’ambition de l’ALIM au Maroc

Hassan El Kamoun est partout. Il porte la voix des libraires du Maroc et celle de l’ALIM. On le voit sur le terrain, dans son pays, mais aussi en France, en Belgique ou aux Émirats arabes unis, inlassablement mobiliser, convaincre et attirer l’attention sur les enjeux de la librairie. Propos recueillis par Agnès Debiage (ADCF Africa).

03/08/2026, 16:07

ActuaLitté

Oser Joyce : deux années avec Ulysse

Pendant deux ans à plein temps, Michel et Michela Gribinski ont vécu au rythme de Leopold Bloom, traversé six fois Dublin et remis chaque phrase sur le métier. De cette immersion naît une nouvelle traduction d’Ulysse, guidée par un pari : retrouver, sous le monument à la réputation si intimidante, le roman, ses corps, ses voix, son burlesque et sa mélancolie.

27/07/2026, 18:22

ActuaLitté

“Le collectif doit primer sur l’ego” : la SAIF invente un prix contre la logique des prix

Comment récompenser des artistes sans renforcer la compétition qui structure déjà leur secteur ? Avec le Prix La SAIF x Ce qui nous lie, Églantine de Boissieu assume ce paradoxe : distinguer un collectif, non pour couronner une œuvre ou une carrière, mais pour lui offrir trois jours durant lesquels il pourra cesser de produire. Une manière de traiter le temps, le repos et les relations de travail comme des ressources politiques.

24/07/2026, 16:16

ActuaLitté

“Quand un artiste affirme que son œuvre n’est pas politique, c’est déjà politique”

Marraine de la première édition du Prix La SAIF x Ce qui nous lie, l’autrice et illustratrice Cy défend une création indissociable des luttes collectives. Remise le 13 septembre, pendant le festival Les Muses, cette nouvelle récompense ne distingue pas une œuvre : elle offre à un collectif engagé trois jours pour se retrouver, réfléchir et reprendre son souffle.

22/07/2026, 15:51

ActuaLitté

La première librairie antiraciste de France mise sur le numérique

Ancienne ingénieure à la SNCF, Nawal Kerdougli a créé au printemps ManYaya, la première librairie exclusivement antiraciste en France. Interrogée par ActuaLitté, elle revient sur les origines de ce projet, ses choix éditoriaux et son ambition de rendre ces ouvrages accessibles partout en France, notamment dans les territoires où l’offre spécialisée est limitée.

17/07/2026, 17:27

ActuaLitté

Renaud Lefebvre (SNE) : “Les opérateurs d'IA sont en infraction permanente”

L'année 2026 n'est pas de tout repos pour l'industrie de l'édition, confrontée à un repli des ventes et à un recul apparent des pratiques de lecture. Parallèlement, la situation budgétaire de l'État entraine une contraction des soutiens publics, tandis que de puissants acteurs technologiques prennent leurs aises, afin de développer des outils d'intelligence artificielle... Renaud Lefebvre, directeur général du Syndicat national de l'édition (SNE), est revenu pour ActuaLitté sur quelques sujets de préoccupation.

16/07/2026, 11:19

ActuaLitté

Yon : la BD de Camille Broutin qui fait dialoguer manga et science-fiction

Noure, libraire au Renard doré, dans le 5e arrondissement de Paris, défend Yon, de Camille Broutin, publié chez Dargaud. Entre manga, science-fiction et récit de survie, elle voit dans ce premier tome une œuvre graphique très maîtrisée, portée par des adolescentes qui existent pour elles-mêmes et par une narration assez ouverte pour accueillir de nombreux lecteurs.

14/07/2026, 15:49

ActuaLitté

Makassar “unique fautif” ? Pollen refuse le procès trop simple

La crise Makassar ne se résume pas, estime Benoît Vaillant, à la défaillance d’un seul — fut-il diffuseur-distributeur. À la tête de Pollen, il organise actuellement l’arrivée d’une trentaine de structures (principalement de BD), en collaboration avec Vincent Dodivers. Mais le président de Pollen réaffirme surtout le besoin d’une lecture plus collective, face à un modèle qu’ont fragilisé les coûts de stockage.

10/07/2026, 10:14

ActuaLitté

OPlibris-Dilicom : une boussole pour la facture électronique

La facture électronique ne changera pas seulement le format des documents comptables. Pour les maisons d’édition indépendantes, elle pose une question plus concrète : où circuleront, demain, les factures, les données clients, les informations fournisseurs, les statuts de paiement et les écritures qui, jusqu’ici, passaient souvent par un outil de gestion, un PDF, un mail et un cabinet comptable ?

09/07/2026, 10:26

ActuaLitté

Avec l'iridologie, Coralie Imhoff entend ”porter un autre regard sur votre regard”

Coralie Imhoff a publié aux éditions Quintessence L’iridologie psycho-émotionnelle - Explorer le lien entre terrain, émotions et inconscient à travers l’iris. Elle y présente une lecture de l’iris qui ne se limite pas au terrain physiologique, mais prend aussi en compte les émotions, l’inconscient et certains éléments transgénérationnels. L’ouvrage s’adresse aux thérapeutes comme au grand public, avec une cartographie et des signes observables sans matériel spécifique.

07/07/2026, 11:54

ActuaLitté

On était des anges : la bande d’ados si juste qu’on croit l’avoir connue

À la librairie Vignettes, dans le 19e arrondissement de Paris, Ariane défend On était des anges, album d’Anne-Caroline Pandolfo dessiné par Terkel Risbjerg et publié chez Dargaud. Ce qui la frappe : une bande d’adolescents immédiatement crédibles, un récit qui alterne comédie, mélancolie et silences, et un dessin dont la fluidité apparente cache une précision très fine.

05/07/2026, 10:56

ActuaLitté

À Kinshasa, La Maison du Savoir réinvente la librairie francophone

À Kinshasa, La Maison du Savoir s’est imposée en quelques années comme l’un des acteurs majeurs du livre. Fondée par Raïssa Hakim, pharmacienne de formation devenue libraire par conviction, l’enseigne compte aujourd’hui trois points de vente et poursuit son développement avec l’ouverture prochaine d’une quatrième librairie. Loin des réseaux habituels, Raïssa Hakim avance vite et bien dans l’une des plus grandes villes d’Afrique, en portant une image moderne, vivante et ambitieuse de la librairie francophone. Propos recueillis par Agnès Debiage (ADCF Africa).

03/07/2026, 16:39

ActuaLitté

Roxane Blondel, un yoga à hauteur de soi : "Le yoga doit pouvoir s’adapter à chacun"

Avec Le Yoga qui vous ressemble – Des pratiques simples et accessibles pour chaque moment de votre journée, publié aux éditions Grancher, Roxane Blondel défend une pratique souple, concrète et inclusive. Professeure de yoga, créatrice d’outils pédagogiques et ancienne pâtissière, elle propose un ouvrage à consulter selon ses besoins, pour faire du mouvement un véritable soutien au quotidien.

25/06/2026, 16:19

Autres articles de la rubrique À la loupe

ActuaLitté

Classique = Moderne ? Un étudiant défie l’Académie française sur ses propres règles

Exclusif - C'est à en perdre son latin : cette fois, les Modernes siègent sous la Coupole. Deux prix de poésie de l’Académie française sont contestés pour avoir couronné des écritures qui prennent leurs aises avec la versification régulière. Anton Goubier, jeune étudiant en lettres classiques, réclame la règle, le grand médiéviste et Immortel Michel Zink, 81 ans, lui répond que le classique n’a jamais cessé de bouger.

07/10/2026, 17:00

ActuaLitté

“Quand je n’écris pas mes histoires, j’écris sur celles des autres”

Cyril Camus publiera Grand-Guignol aux éditions Anacharsis, ce 16 octobre. Lorsqu’il n’écrit pas ses propres histoires, il étudie celles des autres. Chercheur à l’Université Toulouse Jean Jaurès, spécialiste de Neil Gaiman, du fantastique, de la bande dessinée et des cultures populaires, il a fait de l’analyse des récits un autre versant de son travail. Ces recherches ont directement nourri Grand-Guignol, de la construction des ambiances au goût pour une documentation fouillée.

07/10/2026, 14:35

ActuaLitté

“Le RN ose tout”, même confisquer Olympe de Gouges, icône féministe

Exclusif — Le Rassemblement national tente, par une initiative parlementaire visant à faire entrer Olympe de Gouges au Panthéon, de se grimer en formation féministe. Les votes du parti d'extrême droite, tout comme les prises de position de Marine Le Pen, sont pourtant bien éloignés des combats de l’autrice de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Une pétition, signée par des historiennes, des universitaires et des spécialistes d'Olympe de Gouges, dénonce « la dernière des impostures » du RN.

07/10/2026, 10:24

ActuaLitté

Sommes-nous vraiment les auteurs de notre propre histoire ?

Ilios Chailly, écrivain et comédien qui travaille depuis plusieurs années sur Antonin Artaud, s’intéresse ici à une question plus large : comment notre identité se construit, se transforme et se raconte. En croisant Ricœur, Deleuze, Derrida, Lacan ou Artaud, on en se refait pas, avec des expériences plus personnelles, il explore ce qui, dans une vie, relève de l’héritage, du récit que l’on fait de soi et de la possibilité de changer.

06/10/2026, 18:11

ActuaLitté

“Aujourd’hui, une banque a remplacé Verlaine, Zweig et Yahya Kemal”

Au 27, boulevard Saint-Michel, il ne reste rien du café Vachette où Verlaine, Moréas, Yahya Kemal ou İbrahim Çallı ont laissé leurs traces. Rien, sinon des récits, des plaques déplacées et quelques souvenirs incertains. Entre littérature, peinture et mémoire parisienne, Adnan Algın, correcteur, remonte le fil d’un lieu disparu, où l’on payait parfois ses dettes en vers, en leçons ou en tableaux. Aujourd’hui, une banque tient les comptes. À sa manière.

05/10/2026, 17:35

ActuaLitté

PLF 2027 : “L’État renonce à soutenir pleinement les artistes”

Le projet de loi de finances 2027, présenté le 1er octobre dernier, procède à une nouvelle réduction des budgets alloués au ministère de la Culture. Les collectivités territoriales, premières financeuses du secteur culturel, voient elles aussi leurs moyens se rabougrir. Le Syndeac, premier syndicat des entreprises du spectacle vivant public, dénonce un choix politique aux lourdes conséquences.

05/10/2026, 15:07

ActuaLitté

“Une partie de notre psychisme réclame des métamorphoses”

Phénomène identitaire largement porté par les réseaux sociaux, le thérianisme désigne le sentiment d’une proximité profonde avec un animal, jusqu’à parfois se vivre comme partiellement animal. Le psychanalyste Jean-Charles Bettan interroge ce que cette identification dit du rapport au corps, à l’adolescence et à la construction de soi, tout en mettant en garde contre les rapprochements trop rapides avec la dysphorie de genre.

05/10/2026, 10:52

ActuaLitté

Après la rentrée littéraire, cinq romans passent au contrôle technique

Une intrigue qui freine mal, des personnages secondaires à peine visibles, des clichés qui enfument l’habitacle : chaque année, des centaines de romans sont mis en circulation sans que personne ne vérifie leur état général. Avec 461 nouveautés annoncées pour la rentrée littéraire 2026, il devenait urgent d’ouvrir un centre agréé. Cinq livres ont accepté de passer sur le pont. Certains auraient mieux fait de ne pas regarder le procès-verbal.

03/10/2026, 07:30

ActuaLitté

Comment les traductions françaises ont transformé Les Mille et Une Nuits

En trois siècles, la traduction française des Mille et Une Nuits est passée du geste fondateur d’Antoine Galland, adaptation libre devenue mythe européen, à l’entreprise savante et sensible de Jamel Eddine Bencheikh et André Miquel, qui restitue dans la Pléiade un texte arabe dans son ampleur, ses rugosités et sa poésie. Entre ces deux bornes, Mardrus, Khawam et bien d’autres ont chacun inventé leur Orient, entre excès d’exotisme et quête d’authenticité. Par Amel Aït-Hamouda.

02/10/2026, 18:11

ActuaLitté

2026 en Ukraine, les livres brûlent. Littéralement.

Cécile Deniard, traductrice littéraire, s’est rendue deux semaines en Ukraine pour apporter son soutien à ses collègues au nom du Conseil européen des associations de traducteurs littéraires (CEATL). Elle y a participé au festival BookForum de Lviv mi-septembre, puis est allée à Kyiv afin d'y rencontrer d'autres acteurs de la chaîne du livre. Leur énergie, leur créativité, mais aussi le besoin de solidarité qui s’est souvent exprimé au cours de ces entretiens, lui ont inspiré cette tribune.

02/10/2026, 13:02

ActuaLitté

Makassar : après la liquidation, la bataille pour récupérer des milliers de livres

Exclusif - Makassar a été placé en liquidation judiciaire le 1er septembre, contraignant les éditeurs partenaires à changer de diffuseur et/ou de distributeur. Pour nombre d’entre eux, c’est chose faite. Reste un détail à régler : les livres. Car des centaines de milliers d’exemplaires attendent de quitter l’entrepôt d’Indre-et-Loire où ils sont toujours détenus. Fâcheux ?

02/10/2026, 11:45

ActuaLitté

“Si nous voyons le nom, nous ne lisons peut-être plus tout à fait la même phrase”

Le nom d’un auteur change-t-il notre manière de lire ? À partir du Prix de la Page 111, qui soumet au jury des textes anonymisés, Adnan Algın, écrivain, poète et correcteur, interroge le poids de la réputation dans le jugement littéraire. Prix, éditeur, critiques et œuvres antérieures composent un « capital de la signature » capable d’accorder davantage de crédit à une phrase — ou d’en refuser à celle d’un inconnu. Une invitation à relire les textes avant leurs auteurs.

01/10/2026, 16:14

ActuaLitté

Pangram peut-il vraiment prouver que le roman de Thélyson Orélien a été écrit par une IA ?

Depuis le début de l’affaire Thélyson Orélien, le débat s’est concentré sur l’usage possible de l’intelligence artificielle, la fiabilité des détecteurs, puis les affaires de plagiat. Un aspect a toutefois été moins examiné : le calcul utilisé pour affirmer qu’il était presque impossible que Pangram se soit trompé sur les 20 passages du roman présentés comme suspects par « Balance ton Claude », compte derrière lequel se trouve notamment l’essayiste Samuel Fitoussi. Pour ActuaLitté, le mathématicien Mouhamadou Sy revient sur ce calcul, sur l’hypothèse d’indépendance qu’il suppose et sur ce qu’il permet réellement, ou non, de conclure.

30/09/2026, 16:08

ActuaLitté

“L’écoute de cette sélection de chansons a joué un rôle crucial d’inspiration”

Cyril Camus publiera Grand-Guignol aux éditions Anacharsis, ce 16 octobre. S’il revendique depuis l’enfance une passion pour les livres et l’horreur, l’écrivain entretient avec la musique une relation tout aussi profonde — quoique née plus tardivement, presque par accident. Du punk français aux chants celtiques, de Bob Dylan au free-jazz, des musiques de films à la darksynth, ses écoutes accompagnent autant son quotidien que son travail d’écriture. Au point de faire de la bande-son de Grand-Guignol une composante à part entière du roman. Il revient sur cette « musicobsession », ses découvertes fondatrices et ces morceaux qui, parfois, donnent à la fiction sa couleur avant même que les mots ne l’installent.

30/09/2026, 13:35

ActuaLitté

Édition classique, crowdfunding ? “Choisir le modèle le plus juste pour chaque œuvre”

Auteur et président de l’Association de sauvegarde de l’Abbaye Saint-Félix de Montceau, Guilhem Méric revendique un parcours d’« auteur hybride », entre maisons d’édition et publication indépendante. À l’occasion du lancement de MORLHED – L’Ombre des Primordiaux, il explique pourquoi il a choisi le financement participatif, entre maîtrise des droits, cohérence de son univers, contexte économique du livre et relation directe avec ses lecteurs.

30/09/2026, 12:48

ActuaLitté

Le Goncourt craint pour son intégrité ? Alors Pangram pour les 15 autres romans, fissa !

L’Académie Goncourt a donc retiré de Thélyson Orélien, de sa première sélection, au nom de plagiats antérieurs et d’analyses concluant que le roman serait « selon toute vraisemblance » produit avec IA. Une décision loin d'être unanime, on compte au moins Pascal Bruckner dans la résistance. Puisque l’Académie introduit le détecteur dans son prétoire, qu’elle aille au bout de sa logique : même outil, même protocole, même soupçon. Sinon, ce n’est plus une règle. C’est un traitement d’exception. 

29/09/2026, 14:48

ActuaLitté

Quai des Bulles : 45 ans de BD, de rencontres et de passion

Traditionnellement, le festival Quai des Bulles décale ses dates pour cause de Route du Rhum et ouvre ses portes ces 9-10-11 octobre, à Saint-Malo. L’occasion, s’il en fallait une, de venir flâner sur les remparts se gaver d’air iodé et de bande dessinée…

29/09/2026, 14:22

ActuaLitté

Affaire Thélyson Orélien : “Un score de génération par IA n’est pas une preuve”

Créée en juillet 2024 pour distinguer les œuvres d’origine humaine des contenus générés par intelligence artificielle, l’association Fabrication Humaine défend un label gratuit fondé sur l’engagement de l’artiste. Dans cette tribune, elle prend appui sur l’affaire Thélyson Orélien pour interroger la place prise par les outils de détection : sans trancher sur l’origine de C’était ça ou mourir, elle appelle à distinguer l’indice de la preuve et plaide pour davantage de transparence dans les processus de création. 

28/09/2026, 16:30

ActuaLitté

IA et littérature : et si on arrêtait de s’écharper pour s’entendre, bordel !

Nathalie Hug a publié en juin dernier 92 BPM, Mais bordel qui a écrit ce roman ? aux Éditions Télémaque, un texte qu’elle présente comme entièrement hybride, né de 18 mois de travail avec l’intelligence artificielle et accompagné d’un making-of détaillant cette expérience. Dans cette tribune, elle revient sur la polémique autour de C’était ça ou mourir, de Thélyson Orélien, accusé d’avoir été écrit avec l’IA, et élargit le débat à la place de ces outils dans la création littéraire, à la transparence envers les lecteurs et à l’avenir de l’écriture humaine.

28/09/2026, 14:22

ActuaLitté

Journée de la traduction : 7 livres où tout aurait mieux fini avec un bon traducteur

Le 30 septembre, l’ONU célèbre la Journée internationale de la traduction. L’occasion de rappeler qu’en littérature, un mot de travers peut envoyer une expédition sur le mauvais continent, transformer Jésus en plante urticante ou rendre une civilisation extraterrestre dépendante à une voix. De Jules Verne à R. F. Kuang, sept livres où comprendre l’autre relève moins du confort que de la survie — avec, parfois, des résultats franchement discutables.

28/09/2026, 12:22

ActuaLitté

Thélyson Orélien : “Pourquoi tant d’acharnement sur un écrivain ?”

L’affaire Thélyson Orélien s’est imposée en quelques jours au cœur de la rentrée littéraire. Soupçonné d’avoir eu recours à l’intelligence artificielle pour écrire C’était ça ou mourir, puis rattrapé par plusieurs cas de plagiat concernant des textes anciens, l’auteur québécois conteste les accusations visant son roman. Le retrait du livre de la sélection du Goncourt a encore amplifié une controverse qui interroge désormais tout le monde éditorial. Par Auguste Feydeau.

26/09/2026, 14:00

ActuaLitté

Journée de l'accès à l'information : 5 livres qu’on n'aurait jamais dû ouvrir

Le 28 septembre célèbre la Journée internationale de l’accès universel à l’information. Excellente initiative. À un détail près : depuis des siècles, la littérature s’échine à démontrer que certains renseignements se porteraient beaucoup mieux sous clé. Lettres compromettantes, manuscrits impossibles, confessions judiciaires, dossiers de surveillance : cinq lectures où ouvrir le mauvais document revient rarement à améliorer sa journée.

26/09/2026, 09:30

ActuaLitté

Démarchage téléphonique : sept livres où un appel a tout fait basculer

Le téléphone avait été inventé pour permettre à deux personnes éloignées de se parler. Puis quelqu’un a compris qu’il pouvait également servir à vendre des fenêtres, proposer une mutuelle, annoncer un décès ou rappeler à quelqu’un que son passé savait toujours composer son numéro.

26/09/2026, 08:00

ActuaLitté

Affaire Thélyson Orélien : “Réinventons le pacte entre l’auteur, l’éditeur et le lecteur”

Thomas Perroud, normalien, est animateur de l’émission Anachroniques consacrée notamment aux premiers romans sur Fréquence protestante. Il revient sur les soupçons d’usage de l’intelligence artificielle au sujet du premier roman de Thélyson Orélien, C’était ça ou mourir (Grasset).

24/09/2026, 16:32

ActuaLitté

Violences sexistes et sexuelles : 50 ans pour passer de l'intime à la loi

Après des décennies de mobilisations, de recherches et de récits, les violences sexistes et sexuelles ne sont plus seulement appréhendées comme une succession de drames privés. Elles constituent un objet politique, juridique et culturel. La proposition de « loi intégrale » actuellement examinée à l’Assemblée nationale en offre une nouvelle traduction — et invite à regarder l’histoire des mots qui ont rendu ces faits visibles.

24/09/2026, 16:10

ActuaLitté

Thélyson Orélien a-t-il oublié un prompt ChatGPT sur son site internet ?

ActuaLitté a retrouvé, dans un article publié en 2023 sur un site alors animé par Thélyson Orélien, une phrase qui ressemble à une consigne de rédaction laissée par erreur. Un indice concret, distinct des détecteurs d’IA, qui vient désormais s’ajouter à une série d’éléments exhumés ces derniers jours par plusieurs médias et internautes autour des textes de l’auteur. Au-delà de son cas, l’affaire touche désormais à quelque chose de plus vertigineux : la possible fin d’un monde où l’on croyait encore savoir, sans trop de doute, ce qu’était un auteur.

24/09/2026, 13:34

ActuaLitté

“L’IA est arrivée, et le mot “aide” s’est complètement décousu”

Entre correction, réécriture et création, où commence véritablement « l’aide » à un auteur ? Écrivain, poète et correcteur, Adnan Algın plonge dans ses propres archives éditoriales pour interroger les interdictions visant l’intelligence artificielle. De ses interventions sur des romans aux cas célèbres de Raymond Carver ou T. S. Eliot, il questionne une frontière que l’IA n’a peut-être pas inventée, mais sérieusement brouillée.

24/09/2026, 11:53

ActuaLitté

“L’horreur est le meilleur genre de l’histoire de la fiction”

Cyril Camus publiera Grand-Guignol aux éditions Anacharsis, ce 16 octobre. L'écrivain revendique une passion pour l’horreur née dans les livres, nourrie par le cinéma. De Guillermo del Toro à Stephen King, l’écrivain revient sur les monstres qui ont façonné son imaginaire et défend une conviction paradoxale : l’épouvante peut nous rassurer. Les démons de fiction ont sur les terreurs du réel un avantage décisif : ils n’existent pas. Une invitation à frissonner pour mieux souffler, qu'il partage dans nos colonnes...

23/09/2026, 17:36

ActuaLitté

Jean-Yves Mollier : LFI chez Fayard, “un véritable coup de poignard dans le dos”

La publication annoncée chez Fayard du prochain livre du député LFI Aurélien Taché provoque la colère de Jean-Yves Mollier. Dans cette tribune, l’historien dénonce ce qu’il considère comme une contradiction avec le soutien affiché par La France insoumise aux auteurs mobilisés autour des États Généreux, après les bouleversements intervenus chez Fayard et Grasset.

21/09/2026, 16:19

ActuaLitté

Les livres prophétiques ne sont peut-être pas ceux que nous croyons

De George Orwell à André Malraux, en passant par Aldous Huxley, Ray Bradbury, Friedrich Nietzsche et Franz Kafka, Bertrand Jouvenot propose de déplacer notre regard sur les « livres prophétiques ». Dans cette tribune, il distingue les œuvres qui ont anticipé les formes visibles de notre monde de celles qui auraient saisi des mutations plus profondes : crise du sens, autonomie des systèmes, transformation de notre rapport au temps et à nous-mêmes.

21/09/2026, 12:32

ActuaLitté

Et si le vrai danger n’était pas la mort du livre, mais celle de la lecture ?

ActuaLitté ouvre ses colonnes à la Fondation Jean-Jaurès, qui revient sur le rapport « La République des lecteurs – Pour en finir avec la mort du livre », signé par Arthur De Grave et Diana Filippova. Face au recul de la place de l’écrit et aux mutations des pratiques culturelles, le texte présente dix propositions pour replacer la lecture et l’écriture au cœur des politiques publiques. 

21/09/2026, 11:42

ActuaLitté

“Humanité générique” : La fabrique défend Louisa Yousfi après la polémique

Une phrase de Louisa Yousfi, extraite d’un entretien publié début septembre, a déclenché une vive polémique et plusieurs annonces de saisines judiciaires. Son éditeur, La fabrique, prend aujourd’hui sa défense dans une tribune adressée à ActuaLitté. Avant de la publier intégralement, nous revenons sur l’origine des propos, leur contexte, les critiques qu’ils ont suscitées, les soutiens exprimés et le sens du concept d’« humanité générique » invoqué dans le débat.

19/09/2026, 10:30

ActuaLitté

Journée de la paix : 5 romans où 5 minutes d'échange épargnaient 300 pages

Le 21 septembre, l’ONU célèbre la Journée internationale de la paix. Mauvaise nouvelle pour la littérature : si ses personnages pratiquaient le dialogue, la médiation et le simple fait d’attendre la fin d’une phrase, des rayonnages entiers perdraient quelques centaines de pages. Cinq romans en apportent la preuve : ici, le non-dit, l’accusation mal étayée ou le bébé mal identifié suffisent à mettre le feu aux poudres.

19/09/2026, 10:00

ActuaLitté

France Travail ouvre un service pour personnages secondaires

On connaissait la pièce de Luigi Pirandello : Six personnages en quête d'auteur. Alors, il fallait bien que cela arrive. Après les cadres en reconversion, les salariés victimes d’un plan social et les quinquagénaires priés de devenir « entrepreneurs d’eux-mêmes », France Travail accueille une nouvelle catégorie de demandeurs : les personnages secondaires. Mobilité inter-romanesque exigée.

19/09/2026, 07:30

ActuaLitté

De la librairie à l’édition : pourquoi toute l'industrie du livre se fragilise

Il est grand temps de changer la terminologie depuis bien trop longtemps en vigueur dans l’industrie de l’édition : non plus chaîne du livre, car d’un maillon à l’autre, on finit par ignorer ce qui se passe plus loin, mais écosystème. Et quitte à renverser la table (et pas que celle des nouveautés), troquons “indépendant” pour “interdépendant”. Une notion bien plus proche de la réalité économique…

16/09/2026, 17:03

ActuaLitté

Intuition : “Le corps sait souvent avant nous”

Pourquoi devient-il parfois si difficile de savoir ce que l’on pense vraiment, ce que l’on ressent ou même ce que l’on veut ? Sollicitations permanentes, rythme soutenu et bruit mental finissent par couvrir cette perception plus discrète que l’on appelle intuition. Fondatrice du centre d’enseignement Infinite Spirit, formatrice et thérapeute, Johanna Hani propose de retrouver un peu de silence, de revenir aux sensations du corps et d’apprendre à distinguer l’intuition de l’anxiété ou de la peur. 

14/09/2026, 14:58