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Aurélien Bellanger : des "valeurs de la République" jusqu'au fascisme

RomansRentree2024 – Un troisième livre en deux ans : Aurélien Bellanger écrit à toute vitesse. Le temps presse : il soupçonne que le retour des heures sombres est plus proche qu'on ne le pense. Si certains raillaient pareille crainte, voilà peu, la panique qu'a provoquée les récents événements politiques dans l'Hexagone justifie à elle seule ce son nouveau roman, Les derniers jours du Parti socialiste.

Le 19/08/2024 à 08:01 par Ugo Loumé

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Publié le :

19/08/2024 à 08:01

Ugo Loumé

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ActuaLitté

Aurélien Bellanger, fortement inspiré par Michel Houellebecq pour ses débuts en littérature, disait à Marianne début 2023 s’en être largement éloigné depuis. En cause ? Une radicalisation de l’auteur que Bellanger considère être une erreur. « Maintenant, il est à droite de Zemmour », considère-t-il, ce qui le place, selon le Prix de Flore, dans le « camp d’en face ».

Rien d’étonnant, alors, que le romancier nous ait préparé pour la rentrée une sorte d’anti-Soumission. Le pendant de gauche du roman polémique de Houellebecq, qui voyait l’islam prendre le pouvoir en France et un musulman élu Président de la République en 2022. 

Les derniers jours du Parti socialiste illustre plutôt comment, en réaction à la même peur que celle qui guidait la plume de Houellebecq, certains seraient prêts à s’abandonner à un surprenant autoritarisme pour défendre « les valeurs de la République ». 

Les clefs sont sous le paillasson

Lors de sa dernière chronique sur France Culture à l’été 2021, alors qu’il sillonnait les routes françaises à vélo, et que son livre n’était encore qu’une idée en train de germer, Aurélien Bellanger résumait l’histoire comme celle de « la courte apogée, sur fond d’attentat islamiste, d’un groupuscule de républicains fanatiques ». « Chaque nom de village traversé m’apportait un nouveau nom de personnage », ajoutait-il dans cette même émission.

Voici donc Grémond, apparatchik du Parti socialiste, qui lorsque son camp hésite politiquement et se ramollit, décide de trancher dans le vif en proposant une vision de la France basée sur un laïcisme radical. Taillevent, philosophe beau-gosse, a grandi dans le Quartier latin avant de s’imposer dans le milieu médiatique français, et se complaît dans un centrisme radical.

En face, Frayère, philosophe, lui aussi, mais des campagnes, qui se sert de son implantation territoriale pour mettre en avant les racines catholiques et paysannes de la France de l’Ancien Régime avant de progressivement glisser vers une sorte de fascisme bien franchouillard.

Il appartiendra à chacun d’essayer de reconnaître, sous les traits de chaque personnage fictif, les personnes réelles qui les ont inspirés. Et pour ceux qui sont moins amateurs de romans à clé, rendez-vous en fin de chronique pour découvrir ceux que nous pensons avoir découverts.

Parti socialiste, mais jamais revenu

Ainsi, tout le début du roman se concentre sur l’histoire de la gauche depuis la fin des années 1980. Avec comme témoin privilégié Grémond, dont nous suivons le parcours timide et anonyme. Professeur de science politique à Toulouse, il agit d’abord dans les coulisses, sans jamais se montrer sur le devant de la scène, et monte petit à petit les échelons de la première force politique de gauche avant de monter son propre mouvement à l’aile droite du parti à la rose : le Mouvement du 9 décembre.

Aurélien Bellanger profite de l’occasion pour faire du PS une analyse cultivée. De SOS Racisme à Hollande, il s’agit presque d’un petit précis d’histoire du parti — en plus fun —, dans lequel il est dévoilé en tant que machine politicienne, qui demande aux individus qui la composent au moins autant de stratégie que d’idéologie.

Bellanger nous montre comment le Parti socialiste est finalement devenu, pour sa grande part, plus parti que socialiste, en rompant avec la lutte des classes et les idéologies qui l’ont construit. Rupture achevée avec le rapport du think tank Terra Nova de 2011, qui préconise à demi-mot aux leaders de la gauche de gouvernement d’abandonner les classes ouvrières au profit d’un nouvel électorat plus urbain et qualifié.

L’auteur caricature ceux qui composent cette gauche désidéologisée. Pourtant née avec mai 68, triomphante en 1981, elle a perdu ses idéaux rebelles et son enracinement populaire en gagnant le pouvoir, et s’est ensuite égarée par son incapacité à comprendre réellement les mouvements et problématiques qui apparaissent au début du XXIe siècle. Elle se retrouve pour sa plus grande part démunie face à l’époque, sans vision, sans « cap clair », et déconnectée des préoccupations populaires. 

Grémond, qui appartient pourtant à cette catégorie d’individus, a le mérite de comprendre ce qui se joue-là : la gauche bourgeoise et universaliste, qui puise son énergie dans l’esprit lumières et s’est progressivement institutionnalisée et s’est faite gestionnaire pour accéder, sinon au pouvoir, au moins à une position hégémonique, court à sa perte. 

L’apparatchik tranche alors dans le vif, et devient l’incarnation d’une ligne qui va fendre les hésitations molles du PS du tournant du millénaire. En restant à l’écart de l’excitation politicienne et de ses exigences quotidiennes, Grémond va se transformer en calculateur froid, fidèle à ses idées laïcistes qui, nous le verrons, ne tarderont pas à dériver dangereusement. 

La philosophie est dangereuse pour la société

Mais d’abord, Aurélien Bellanger passe de l’histoire politique à l’histoire de la philosophie, en suivant la jeunesse des deux autres protagonistes : Taillevent et Frayère. Ces deux apprentis penseurs sont diamétralement opposés, tant par leur origine que par leur caractère — puisque cette première donnée a largement engendré la seconde. 

Taillevent est charmeur, toujours poli et soigné, il plaît instantanément en ce qu’il correspond parfaitement aux attentes germanopratines. Frayère est bien plus rustre, ne cherche pas à arrondir les angles et n’hésite jamais à être désagréable. C’est par ce décalage avec les conventions en matière de philosophe français, couplé aux thèses provocatrices sur l’identité française qu’il défend, qu’il fera lui aussi sa place dans le paysage médiatique et intellectuel de l’hexagone.

Malgré leurs différences, les deux intellectuels se sont trouvé un mentor commun en la personne de Cormier, professeur de philosophie dans une fac de province qui, aussi talentueux soit-il, n’a jamais eu de son vivant le succès de ses confrères de la capitale. 

Par conviction, et rancœur probablement, il s’est notamment fait spécialiste des attaques envers Foucault, Derrida, Deleuze et autres représentants de ce que les Américains appellent la « French Theory », ce qui le place de facto parmi les philosophes « de droite ». Les accusations qu’il leur porte vont de « l’obscurantisme volontaire » au « charlatanisme intellectuel » en passant par « l’esbroufe byzantine ». 

Ce philosophe matérialise à lui seul les discours, de plus en plus présents dans le débat public actuel, reprochant à ces penseurs-là, qui ont régné sur le paysage intellectuel français et mondial du XXe siècle, d’être la cause de la « décadence de l’occident ». Et pourquoi pas ? Ceux qui condamnèrent Socrate pour corruption de la jeunesse, impiété et on en passe, et on en oublie, que sont-ils devenus ?

Aurélien Bellanger, l’encyclopédiste cool

Là encore, Aurélien Bellanger déploie sa culture. Elle est philosophique cette fois : le romancier fut jadis l’auteur en puissance d’une thèse en la matière — en puissance, car il l’a abandonnée avant même d’en rédiger le premier mot.

Les patronymes et les concepts s’enchaînent, sans jamais tomber dans le pompeux, ni l’ennuyeux — du moins pour celui que la philosophie intéresse un tant soit peu, c’est-à-dire, naturellement, tout être humain doué de conscience. Après le précis d’histoire du PS en plus fun, place donc au manuel de philosophie romancé, et très condensé — car l’histoire de la philosophie dépasse très largement celle du PS.

Voilà comment, en plus de 150 pages qui défilent comme une vidéo YouTube de vulgarisation politique, philosophique, et biographique — en mieux écrit, rassurez-vous —, Aurélien Bellanger plante un décor bien fourni pour son roman. Maintenant, place à l’action.

Vient alors l’épisode Charlie Hebdo, journal satirique qui fut lancé dans les années 70, puis relancé 20 ans plus tard par un certain Revêche, ancien chanteur et humoriste, qui passera ensuite à la direction de France Inter. Les trois hommes de Bellanger, Grémond, Taillevent et Frayère, sont un par un invités aux dîners organisés par la rédaction de l’hebdomadaire. C’est au cours de ces rendez-vous mondains qu’ils deviendront intimes.

Liberté, égalité, laïcité

L’on y parle de liberté d’expression, de droit au blasphème, de l’importance de l’ironie, et surtout, encore une fois, de laïcité. Placée comme valeur cardinale de la République, aux côtés de la liberté, de l’égalité, et de la fraternité, l’entourage du journal satirique l’estime dangereusement menacé.

Dans certains dialogues, le ton frôle volontairement le ridicule tant la défense de ces valeurs se fait grossièrement, mais Aurélien Bellanger parvient à maintenir tout au long du roman une certaine dose d’ambiguïté qui laisse toute leur crédibilité aux personnages, à leurs idées et à leur discours. C’est par cette tentative d’objectivité dans le traitement des faits, des peurs et des problématiques soulevées par les protagonistes, et par l’espèce de neutralité axiologique qu’essaye de tenir le romancier jusqu’à une certaine limite, que le récit garde toute sa tension du début à la fin du roman. 

Car le sujet n’est pas à prendre à la légère. Nous en avons la confirmation lorsque tous les débats et craintes qui agitaient nos personnages atteignent un point critique au moment des attentats du 7 janvier 2015. C’est le cœur de l’esprit anticlérical français qui est touché ce jour-là. Légitimement, la peur, même si on essaye de la cacher, agite intensément le pays. En réaction, c’est avec la laïcité dans ce qu’elle a de plus radical qu’on croit trouver la meilleure arme pour défendre la République. Cependant, une arme n’est jamais une fin en soi, mais toujours un moyen pour se battre. Alors, se battre contre quoi ? Contre qui ? Pour qui ? Et pour quoi ?

Charlie Hebdo, piégé par l’horreur qui l’a touchée, semble accéder à la vie éternelle — en tant que symbole des valeurs républicaines — tout en perdant ce qui faisait sa singularité. La caricature, cet élément d’ironie, de rébellion, de légèreté et de nihilisme ultime, est devenue l’emblème idéologique et politique le plus lourd de sens de notre époque. Récupéré par le pouvoir d’une manière qui nie tout ce pour quoi il existe, l’acte satirique est vidé de sa substance. Cet hebdomadaire, radicalement moqueur et de tradition libertaire, est devenu l’outil de l’ordre politique en place, le « Journal officiel de la République française ».

Les mêmes armes, mais des mains différentes

Dans le même mouvement, la laïcité, qui à l’origine avait été pensée comme un instrument au service d’une bataille contre un ordre millénaire (l’Église) qui sclérosait la société française, lui imposait ses dogmes et y entravait la liberté individuelle, est à présent l’instrument de combat privilégié de l’ordre en place. Au début du XXe siècle, la laïcité se dirigeait contre le pouvoir et avait vocation à finir de renverser la table, à l’aube du XXIe siècle, elle est utilisée par le pouvoir pour s’assurer que rien ne change. Là encore, qu’a-t-on perdu et qu’a-t-on gagné dans ce transfert ?

Dans le roman d’Aurélien Bellanger, certains personnages à l’origine à gauche du spectre politique, les socialistes, les libertaires et les progressistes, abandonnent la défense des plus faibles pour se concentrer sur celle, sans concession, des idéaux républicains. Ils se retrouvent petit à petit de l’autre côté de la balance, et certains d’entre eux qui, comme Frayère, présentaient déjà une appétence particulière pour les thèses les plus à droite, finissent par y plonger la tête la première. 

Au centre de ce paysage évolue le « Chanoine », ce président de la République qui ne cesse de s’auto-convaincre de son génie et de son caractère exceptionnel, à chaque fois qu’il touche, au sens charnel du terme, une nouvelle personne en la saluant de son plus grand sourire. Il se revendique ni de gauche ni de droite, mais mène une politique ambiguë, qualifiée « d’extrême droite moins une » par certains observateurs. 

C’est du moins comme ça que l’analyse Sauveterre, un romancier qui présente son billet d’humeur chaque matin sur France Culture. Ce dernier deviendra progressivement le témoin central de l’enlisement dangereux que connaît la société française dans le récit. Il finira par se résigner : le fascisme arrive, rien ni personne ne peut l’arrêter, et surtout pas un simple romancier, le seul mérite qui lui reste encore est de parvenir à le nommer.

Le centre droit, réveillé en pleine sieste

Les derniers jours du Parti socialiste est un roman définitivement politique et partisan. Le « camp d’en face » de celui d’Aurélien Bellanger, et surtout ceux qui le tolèrent dangereusement, sont tournés en ridicule par l’auteur. Ce dernier, qui disait il y a quelques années être « sorti de son sommeil dogmatique, de [sa] longue sieste de centre droit », s’engage désormais pleinement dans son époque en analysant ce même centrisme qu’il accuse d’être la cause de l’ambiance protofasciste qui semble planer actuellement sur la planète France.

L’histoire tragique que narre Aurélien Bellanger dans ce roman, c’est celle d’une partie de la génération rebelle de la deuxième partie du XXe siècle, qui est aujourd’hui hégémonique et qui continue, comme ses aînés le faisaient pour elle, d’ignorer qu’une nouvelle jeunesse arrive, prête à la renverser à son tour et à prendre sa place dans le monde qui se construit. 

Le romancier moque ainsi ceux qui partent à la conquête du pouvoir — politique, intellectuel ou médiatique — puis s’y cramponnent inlassablement en invoquant leur progressisme qui cache en réalité un conservatisme des plus glissants. 

Car c’est une génération qui se pense naturellement plus progressiste que toutes celles qui l’ont précédée — et c’était certainement le cas à l’époque —, et parfois même que celle qui la suit, mais qui ne réalise pas qu’elle est aujourd’hui tout autant conservatrice. 

Les conservateurs progressistes

Son conservatisme a alors la spécificité de ne pas être explicitement idéologique — puisque ses idées viennent d’une époque libérale en tous points de vue —, mais découle de sa position sociale. Ceux que vise Aurélien Bellanger ont vu leur idéologie vaincre et, enorgueillis de cette victoire, refusent de la remettre en question. Ils n’acceptent pas les changements qui touchent la société en général et le clan progressiste en particulier — changements qui inexorablement l’écraseront pourtant. 

Les derniers jours du Parti socialiste c'est l'histoire de ces gens persuadés d’avoir le privilège de la raison, du bon sens et de l’esprit français, et qui accusent quiconque pense différemment de manquer de jugeote ou, pire, d’être explicitement l’ennemi de la raison, du bon sens et de la République. Dans leur bataille pour les « principes et valeurs » de cette dernière, ils ont de nombreux adversaires : les musulmans, les grands philosophes du 20e siecle, les sociologues, les libertaires, les anti-colonialistes, les LGBTQ+... 

Ces adversaires sont évidemment toujours tolérés — car c’est le propre de la civilisation qu’ils défendent d’être « tolérante » — mais seulement tant qu’ils ne parlent doucement, se tiennent à leur place et ne réclament pas une trop grande part dans l’espace public. Dans le cas contraire, ils sont renommés « extrême-gauche », « islamo-gauchistes » ou « wokes », sont exclus de « l’arc républicain » et leur parole n’est plus écoutée.

Ils finiront par être remplacés, pourtant, ces progressistes-conservateurs, et par ceux-là mêmes qu’ils pointent du doigt. Car le monde continue de tourner, et ceux qui restent immobiles à son sommet s’effondreront logiquement. Mais Aurélien Bellanger illustre comment, entre-temps, les individus sur le point de s’effondrer peuvent flirter avec les idées les plus dangereuses, dans une réaction à leur peur panique de se voir disparaître.

Quelles valeurs, au juste, pour la République?

Car qu’en fait-on de ceux qui n’entrent pas dans les valeurs de la République ? Et puis, c’est quoi au juste, les valeurs de la République ? Où sont les limites ? Qui est apte à les définir ? Que se passe-t-il lorsqu’on les dépasse ?

Cette obsession contemporaine consistant à mettre le plus de droiture possible dans la notion floue et mouvante d’identité rappelle celle que nos cousins d’outre-Rhin ont commencé à développer à partir de la toute fin du 18e siècle autour du concept de Volkgeist — comprendre : l’esprit du peuple. Développée par certains penseurs romantiques et juristes de l’époque, tels que Herder et Savigny, la notion allemande de Volk va pourtant à l’encontre des idées dont accouche la Révolution française, en opposant à son naturalisme subjectiviste une conception objective du peuple. 

Il s’agissait pour ces intellectuels de bâtir une nation allemande à partir de critères préétablis et piochés dans ses « racines germaniques ». Certains idéologues parleront alors de race pure à protéger et des ennemis qui la mettent en danger — à l’époque, les libéraux parce qu’ils remettent en cause l’unité du Volkgeist, et les juifs parce qu’ils forment une communauté bien soudée à même de contrôler le pouvoir. 

Libre à chacun de faire ou non les analogies qu’il souhaite à partir de cette comparaison nécessairement bâclée. Les temps ont changé, les idéologies d’hier ont disparu et ne réapparaîtront pas sous leur forme d’antan, alors il ne s’agit pas ici de dire que l’histoire est nécessairement et strictement cyclique, et que le nazisme nous attend au bout du chemin que révèle Aurélien Bellanger dans son roman. Mais y a-t-il besoin que ce soit du nazisme, ou du fascisme au sens originel du terme, pour que « ce qui nous attend au bout du chemin » soit dangereux  ?

Mais de qui Aurélien Bellanger parle-t-il donc?

Comme promis, voici pour les plus curieux la liste des références que la rédaction d’ActuaLitté a détectées dans le texte de Bellanger : Grémond est très fidèlement inspiré de Laurent Bouvet, fondateur du Printemps républicain (qui s’appelle donc, dans le roman, Mouvement du 9 décembre), Taillevent ressemble comme deux gouttes d’eau à Raphaël Enthoven, et Frayère à Michel Onfray. 

Cormier, est le maître de Frayère, de la même manière que Lucien Jerphagnon fut celui de Onfray. Le philosophe, spécialiste de l’antiquité, a également, comme Cormier avec Taillevent, signé une série d’entretiens avec Enthoven.

Revêche a la même trajectoire que Philippe Val. Le Chanoine, vous l’aurez reconnu, masque à peine par ce pseudo la personnalité d’Emmanuel Macron. Et Sauveterre est l’alter ego de l’auteur lui-même, Aurélien Bellanger.

À LIRE - Les années d’apprentissage d’Aurélien Bellanger

D’autres personnages que la chronique, par économie, a ignorés, parsèment encore ce dense roman, et nous laissons à chaque lecteur le plaisir de les découvrir et de trouver de qui ils sont inspirés.

Un extrait de l’œuvre est à découvrir en cliquant ici.

 
 

DOSSIER - Rentrée littéraire 2024 : les romans en avant-première

Par Ugo Loumé
Contact : ul@actualitte.com

15 Commentaires

 

JP Treze

19/08/2024 à 10:44

A peine sorti, déjà polémique. Lire l'entrevue de Enthoven dans l'Express.

Gilles

20/08/2024 à 13:07

D'un autre côté, quand une personne de droite écrit l’histoire d'un parti de gauche, normal que ça polémique.

Jules

19/08/2024 à 13:31

La gauche a soutenu Pol-Pot et soutient maintenant Khomeiny... Ca a échoué hier, ça échouera demain. Aron avait raison et Sartre avait tort.

Gilles

20/08/2024 à 13:03

Ce commentaire a été refusé parce qu’il contrevient aux règles établies par la rédaction concernant les messages autorisés. Les commentaires sont modérés a priori : lus par l’équipe, ils ne sont acceptés qu'à condition de répondre à la Charte. Pour plus d’informations, consultez la rubrique dédiée.

bouly62

09/09/2024 à 15:11

Qui soutient Khomeini en France actuellement ? Et qui lit vraiment Aron ?

Claude Marx

19/08/2024 à 16:53

Tout ce qui fait iech Raphaël Enthoven est admirable. Son avis sur les livres ne nous intéresse aucunement. Son monde bourgeois et déconnecté est un musée plombé dans un réel bisounoursien.
Idem pour le joufflu normand, Onfray. Ce monde s'écroule et c'est beau à regarder. Bientôt au tour de la caste centro-extremiste au pouvoir. Messieurs, nous ne vous tiendrons pas la porte. Thanks a lot!

Déconstructionnisme dogmatique

20/08/2024 à 12:18

Le précédent roman de Bellanger sur Walter Benjamin suggérait déjà qu'il reprenait la posture si confortable du radicalisme brun rouge qui se présente comme étant de gauche : en fait, comme sous Weimar justement, toujours cibler les sociaux-démocrates, comme "bourgeois", installés dans un continuum de traîtrises à l'avenir révolutionnaire. À force d'insulter les modérer, on obtient en effet 1933. L'accusation de préparer le terrain au fascisme peut aussi bien être renvoyé au romancier comme à ses sources - qui apparemment sont incritiquables : Derrida ? Inspiré par les nazis Heidegger et Schmitt. Foucault et Deleuze? Qui croit encore en un Nietzsche-de-gauche. Bellanger ne cite pas le très benjaminien Giorgio Agamben - mais il semble lorgner par là, insultant avec Chapoutot (un autre heideggerien) quiconque se méfie des excès de LFI.
Bref! Il ne prend aucun risque et se donne le beau rôle. Car enfin, taper sur Enthoven ou Onfray, c'est à la portée du premier essayiste venu ...

Chapuis pascal

21/08/2024 à 06:10

Aurélien Bellanger un social démocrate meurtri et déçu des errements de la gauche socialiste et face aux vociférations stratégiques d'un Melanchon ou simplement l'expression d'une rancoeur d'une jalousie médiatique d'un vulgaire règlement de compte face à tous ces"bel ami" politiques et intellectuelle
.dystopie politique passionnante et forcément polémique en espérant qu'elle n'a pas été écrite dans un relent complotiste ,le chanoine est vraiment très réussi je rêve d'une rencontre avec Onfray Enthoven Bellanger un débat une confrontation en toute dignité au regard du billet d'humeur d'enthoven dans l'express

Chapuis

23/08/2024 à 11:47

Je me réponds à moi même car au nom de la'"Sainte laïcité" opportun oxymore le fait que tout cela n'est que instrumentalisation et manipulation pour un machiavélique et cynique calcul politique me laisse perplexe et dubitatif ,seule la littérature sera sauvé de ce naufrage qui a le mérite certain de provoquer j'espère le debat loin de toutes convictions partisanes ,dans valeurs républicaines il y a le mot valeur donc une forme d'éthique auquel en aucun cas on doit deroger
"

JMDSH

21/08/2024 à 09:13

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Yves

22/08/2024 à 13:00

Merci pour cette analyse particulièrement intéressante, qui en tout cas, m'a donné envie et persuadé de l'intérêt de lire ce livre.
Ça tombe bien, on vient de me l'offrir....

Thibaud

23/08/2024 à 20:47

Très bon article... mais du coup, on n'a plus guère envie de lire le livre qui semble valoir uniquement par ses "clés".
(Taillevent sans doute Enthoven mais le nom a pu lui être inspiré (sans qu'il serve de modèle) par Tavoillot.)

Pour de moi

23/08/2024 à 21:56

J en reste consternée , éblouie et stupéfaite : quelqu un de plus lucide que moi ! Avec l intelligence de l'analyse politique, historique et contextuelle en plus !
Le point commun : tout le monde s' en fout et leS plus forts gagneront comme d 'hab ! Quelle importance de savoir et de prévoir ? Après la shoah, staline, polpot, le Vietnam, le Rwanda, c est toujours le pire qui triomphe

Quark

15/09/2024 à 02:01

Ce commentaire a été refusé parce qu’il contrevient aux règles établies par la rédaction concernant les messages autorisés. Les commentaires sont modérés a priori : lus par l’équipe, ils ne sont acceptés qu'à condition de répondre à la Charte. Pour plus d’informations, consultez la rubrique dédiée.

laure

21/03/2026 à 04:52

"la panique qu'a provoquée les évènements?" je vous en prie, parlez francais...

Les derniers jours du Parti socialiste

Aurélien Bellanger

Paru le 19/08/2024

469 pages

Seuil

23,00 €

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07/07/2026, 16:17

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En vacances : 7 romans français à lire avant la rentrée littéraire

Du retour d’Adamsberg au conte végétal de Charlotte Monsarrat, le premier semestre 2026 a fait émerger des succès de librairie aussi bien que des échappées plus discrètes. Tous publiés entre le 1er janvier et le 30 juin, ces sept romans écrits en français offrent, avant le déferlement de la rentrée, une cartographie vivante des lectures qui ont compté. Et compteront encore ces prochaines et estivales semaines. 

05/07/2026, 14:48

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Méthane : pourquoi ce gaz devient l’urgence climatique oubliée

Cette semaine, la Booksletter traverse un Brésil gagné par la dictature de Vargas, ausculte l’autoportrait de Donald Trump, remet le méthane au cœur de l’urgence climatique, suit le destin d’un caïd colombien et interroge notre rapport au soleil. Une revue de presse où l’histoire, la politique, la science et la littérature se répondent, jusque dans la mise à l’écart, à Moscou, de 18 000 livres ukrainiens sous couvert de conservation patrimoniale.

04/07/2026, 10:42

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La mort d'un fils

Ce récit touche au cœur. Il narre la vie brute, pleine et sensible d’un être perdu. Il raconte la tragédie familiale née autour du mystère d’un fils, entre révolte et résilience. On le lit comme un road-movie avec des séquences réussies de flash-back. Heureux, presque ou si peu, aux Editions Taos, de Corinne Desthieux.

03/07/2026, 16:30

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Ça dépend des jours : Guillaume Dreidemie explore la mémoire en poésie

Ça dépend des jours, de Guillaume Dreidemie, publié ce printemps 2026 à La rumeur libre, est un nouveau recueil de poèmes qui explore principalement la perte d’identité, la mémoire et la survie des êtres, maintenus debout grâce à l’écriture.

03/07/2026, 10:56

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Passion libre de Julien Tribotté : l’été sera (encore plus) chaud

Que reste-t-il de l'amour quand les pratiques changent plus vite que notre imaginaire ? Avec Passion libre, paru ce printemps dans la collection l’Arpenteur de Gallimard, Julien Tribotté interroge autant la révolution des pratiques amoureuses que la résistance obstinée d’un certain romantisme. Par Camille Roche.

01/07/2026, 16:18

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Lucioles : nouvelles pour réimaginer nos futurs

Avec ce recueil de nouvelles, co-édité par les Éditions La Volte et Reporterre, l’intention est claire : proposer des textes qui s’éloignent des dystopies habituelles, des discours éco-anxieux, pour se tourner vers des imaginaires plus optimistes. Et si on s’autorisait à croire à un avenir meilleur ? Au fait que l’humanité finira, d’une manière ou d’une autre, par sortir de la terrible impasse qui semble nous attendre ? Et si on créait un chemin vers l’espoir ?

01/07/2026, 10:34

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Moon Knight : les vies réinventées du Poing de Khonsou

Il y a des anthologies qui alignent les curiosités comme on dispose des figurines sur une étagère. Et puis on tombe sur Les phases du Chevalier de la Lune, alimenté par cette vertigineuse idée que Marc Spector ne serait pas une exception, mais l’un des visages successifs d’un dieu vieux comme la nuit. Le pari de raconter les poings de Khonsou à travers les siècles (passés ou futurs), sous d’autres ciels est porté avec une liberté réjouissante.

30/06/2026, 16:18

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Le Garçon d'encre : Se rappeler de sa peine pour se souvenir des temps heureux

Maxine ne voit plus son père, Peter, depuis cinq ans, écrivain célèbre, leurs chemins se sont séparés depuis le décès de sa mère. A la mort de celui-ci, Maxine revient à contrecœur dans son village d’enfance pour assister aux funérailles. 

30/06/2026, 14:38

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“L'art est un anti destin“

Le nouveau livre de Pascal Louvrier est une biographie historique, engagée, extrêmement réussie, qui vise à restaurer l’image injustement ternie de Malraux, prix Goncourt 1933, ministre des affaires culturelles puis ministre d’Etat sous la présidence de Gaulle, auteur de « La condition humaine », « Antimémoires », « Lazare », « La voie royale », « L’espoir », « Les chênes qu’on abat », entre autres livres parmi une production littéraire qui fut à foison, et inégalée de par sa qualité, son nombre et son caractère. 

29/06/2026, 12:14

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Lolita Pille, reine en son royaume littéraire

En lice pour le prochain Renaudot Essai, Antigone reine, le dernier livre de Lolita Pille, est un essai magistral. Profondément littéraire, libre, habité, incarné, il confirme un talent singulier ainsi que son apprentissage minutieux de lectrice et d’écrivaine.

29/06/2026, 12:02

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La belle-mère : quand deux vérités s’entrechoquent

Asa, 55 ans, a élevé seule son fils suite au départ du père alors qu’Andreas était encore tout petit. Avancer à deux, face au monde, ça transforme. Leur relation mère-fils, fusionnelle au possible, leur a permis de tenir et de trouver du bonheur au quotidien. Seul bémol : les années ont passé et, devenu adulte, Andreas a trouvé l’amour. Elle s’appelle Josefin. Et si Asa espérait développer une relation agréable avec la jeune femme, rien ne se passe comme prévu…

29/06/2026, 10:44

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Drive my car, d’Haruki Murakami : le Mal est une maladie

Publiée en 2014 dans le recueil intitulé Des Hommes sans femmes, aux éditions Belfond (traduction d’Hélène Morita), Drive my Car est une nouvelle à l’intelligence narrative exceptionnelle. La simplicité de son écriture et la profondeur qu’elle atteint évoque Tchekhov ou Kafka, présents tous deux dans le recueil. Dramatique, elle pose deux problèmes auxquels elle répond de manière limpide, abyssale. Au lieu de se refermer à la dernière page, le sens reste béant, fascinant, que le dispositif de la nouvelle épouse à jamais.

29/06/2026, 09:49

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Espions de Cambridge, Tocqueville, paternité : la sélection Books

Cette semaine, Books suit cinq chemins où l’érudition rencontre les angles morts du présent. Les Cinq de Cambridge rappellent les ravages de la fidélité idéologique ; un biologiste démonte les mirages de la longévité ; Juan Villoro observe le football comme une religion ; Tocqueville reparaît dans une Amérique désenchantée, tandis que la paternité se lit jusque dans le cerveau. Chaque livre remet ainsi une évidence en jeu.

27/06/2026, 09:00

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Houaria : Oran, ses femmes et ses fantômes

Houaria, roman de l'auteure algéro- syrienne Inam Bioud, est paru en 2025, dans la collection Khamsa, co-crée par les éditions Barzakh en Algérie et les éditions Philippe Rey en France. Par Ghozlène Benabi.

26/06/2026, 17:44

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Les Crimes de la Maison Bleue… et il n’en resta plus qu’un ?

Un groupe d’étudiants se rend à Tsunojima, pour la retraite annuelle du Club des amateurs de roman policier. Un lieu chargé d’histoire, idéal pour ce rendez-vous : un an auparavant, l’île est devenu la scène de crime d’un quadruple meurtre. Une famille assassinée dans leur demeure. Seiji Nakamura, son épouse Kazié, leur domestiques. Un épisode sanglant, à ce jour encore inexpliqué, malgré quelques théories… Pourtant, ce n’est que le début.

26/06/2026, 17:18

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Le Poids des os : c’est quoi, le prix d’une belle vie ?

D’un côté, il y a ces personnes pour qui tout va bien, à qui la vie sourit dès leur premier souffle sur cette Terre. Une existence proche d’un long fleuve tranquille, sans soubresaut. De l’autre côté, il y a le reste de l’humanité : une part, certainement plus importante, qui se démène pour atteindre un idéal, parfois impossible, et un bonheur qui leur glisse entre les doigts, encore et toujours. Le Poids des os, ce sont 25 nouvelles, entre rêve et réalité.

25/06/2026, 16:46

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La Nuit gagnera l’océan : la fantasy aquatique de Nadia Coste

Quand un messager halve, englué dans une matière noire, échoue près de l’Acropora, Discrète pressent que l’équilibre de son peuple vient de céder. Gardienne dakhana capable de lire l’avenir dans les nuages, elle doit quitter le récif et rejoindre les peuples de la forêt. Avec La Nuit gagnera l’océan, publié chez Scrineo, Nadia Coste compose une fantasy aquatique inventive, dense et portée par une héroïne qui apprend à agir sans attendre d’être délivrée de ses peurs.

25/06/2026, 11:29

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Le chef d’oeuvre oublié

Avec La Vierge jaune, Foucauld Duchange signe un premier roman d’une étonnante maturité, à la fois récit de filiation, méditation sur l’art et exploration du manque maternel. Publié dans la toute récente collection “Aventures” (éditions Gallimard), le livre s’inscrit dans cette tradition française du roman de mémoire où l’écriture tente moins de raconter une vie que de recomposer une présence disparue.

24/06/2026, 10:52

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Salem, de Stephen King : que l’écriture soit

Salem (éditions JC Lattès, 2006, traduction originale de Christiane Thiollier et Joan Bernard, révisée et augmentée par Dominique Defert) est le second roman de Stephen King. Perturbant, littéraire – il convoque un grand nombre d’œuvres et d’auteurs de marque –, une confiance s’en dégage au-delà du pire, belle comme l’espoir d’un écrivain qui sent monter en lui des forces capables d’affronter l’existence, la part d’effroi qu’elle recèle.

24/06/2026, 10:42

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RMC Story de Philippe Pichon : dictionnaire d’un amoureux transi du théâtre classique

Oubliez vos souvenirs des Lagarde et Michard, dépoussiérez vos idées reçues sur les classiques de la littérature et mettez de côté vos fastidieuses notes prises en cours de français sur les dramaturges du XVII : voici un essai enthousiaste, qui va bousculer vos aprioris.

23/06/2026, 13:02

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Trois livres pour redécouvrir Marc Bloch, historien et résistant

À l'heure où Marc Bloch et Simonne Vidal font leur entrée au Panthéon, Armand Colin republie trois textes majeurs de l'historien : Écrits de guerre (1914-1918), Apologie pour l'histoire ou Métier d'historien et Les Caractères originaux de l'histoire rurale française. Trois ouvrages qui permettent de mesurer l'ampleur d'une œuvre dont l'influence dépasse largement le cadre universitaire.

23/06/2026, 12:22

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John Rebus, l’enquêteur prisonnier qui refuse de lâcher la vérité

Infatigable Ian Rankin ! Quatre décennies se sont écoulées depuis qu'il nous a donné à lire la première enquête de son inspecteur au nom d'énigme, John Rebus, dans L'étrangleur d'Édimbourg (l'ouvrage vient d'ailleurs d'être réédité en poche). Un cycle romanesque qu'il convient d'apprécier dans sa totalité fluide. Une sorte de « comédie humaine », avec ses personnages reparaissant d'un livre à l'autre (comme dans celle de Balzac), indissociable de la ville d'Édimbourg. Et de l'Écosse tout entière, d'ailleurs. Par Jean Miniac.

23/06/2026, 12:01

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Anne Percin rallume le feu sous les bombes

Un cahier d’écolier, cinquante-deux pages couvertes d’une écriture nerveuse, une morte dont la famille a presque perdu jusqu’au prénom : Anne Percin ne reçoit pas un héritage, plutôt une énigme. Eugénie sous les bombes déplie ce legs minuscule pour restituer l’existence d’Eugénie et de Charles, couple vosgien emporté par le premier XXe siècle, puis par la Grande Guerre. Entre enquête généalogique, fiction historique et méditation sur le pouvoir des mots, le passé revient avec ses odeurs, ses ridicules, ses élans et ses plaies mal refermées. Rendez-vous le 20 août.

21/07/2026, 11:42

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Une vague rouge a emporté Messi : la finale du Mondial en trois livres

Ce dimanche 19 juillet, l’Espagne a repris la couronne à Lionel Messi. La finale n’a pourtant basculé qu’à la 106e minute, lorsque Ferran Torres a enfin traduit au tableau d’affichage une domination installée depuis le coup d’envoi. Deux tirs argentins, aucun cadré, onze arrêts d’Emiliano Martínez : le 1-0 raconte mal l’écart entre les deux équipes. lors, pour comprendre le sacre, l’asphyxie et cette chute retardée, j'ai retenu trois œuvres : Les Vagues, Sa Majesté des mouches et Le Roi se meurt.

 

21/07/2026, 11:01

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White River : une tragique ruée vers l'or au cœur du Grand Nord canadien

Le récit — détaillé et documenté — d'une expédition calamiteuse au Canada au XVIIIᵉ siècle : quand la fièvre de l'or s'empare des trappeurs et les pousse aux pires décisions. White River de Ian McGuire Traduction de l'anglais Sophie Aslanides.

 

21/07/2026, 09:12

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Une famille doit répondre d’avoir délaissé une mourante

Par une journée froide de novembre, quelques personnes sont réunies dans une petite chapelle pour mettre en terre une parente. Le pope frigorifié se hâte de chanter l’office, les fossoyeurs s’enivrent et les invités silencieux se perdent dans leurs pensées. 

21/07/2026, 09:00

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Qui était là en premier, le dinosaure ou la poule ?

La poule intrépide a un secret renversant : elle descend des dinosaures… et aucun renard ne fera d’elle son festin !

21/07/2026, 08:00

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La réunion de famille vire au carnage dans les Pyrénées

Dans une ferme isolée au fin fond d’une vallée pyrénéenne, une famille dysfonctionnelle se réunit pour veiller un patriarche agonisant. Secrets enfouis et rancœurs anciennes remontent à la surface.

21/07/2026, 07:00

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Le sens de nos pas

20/07/2026, 13:09

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Maman, le loup m’emporte : aux racines d’un féminicide

C'est un terrible assassinat de l'an 1840 qui fait la "Une" du troisième numéro de la série "L'affaire qui ..." aux éditions de L'Aube. Florence Medina interroge le profil de ce féminicide avant l'heure tout comme ses propres motivations et peut-être les nôtres à nous passionner ainsi pour l'affaire de l'enfant de la Villette. Sortie ce 21 août.

20/07/2026, 11:53

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Les mortes aussi soulèvent le monde : Douce Dibondo fait danser le deuil

Kaya est morte, mais sa voix circule encore. Depuis l’éther, elle accompagne Kem, sa jumelle, tandis qu’un carnet bleu ramène leurs proches vers les derniers mois de la disparue. Avec Le Mouvement, publié chez Rivages, Douce Dibondo entraîne l’intime dans la rue, de la France au Kongo. Un récit incandescent, charnel et politique, qui touche juste lorsqu’il laisse parler les blessures — quitte à laisser parfois le manifeste déborder la fiction. La cause ne s'arrête pas : elle se poursuit ce 19 août. 

20/07/2026, 11:37

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À nos Marques : deux adolescents en guerre sous le même toit

Élaïa fend l’eau pour oublier le vitiligo que ses camarades lui renvoient au visage. Lucien parade pour cacher l’énurésie, les paris sportifs et la peur de perdre sa mère. Quand leurs parents les installent sous le même toit, la guerre éclate. Dans À nos Marques, Calouan et Bénédicte Rousset livrent un roman jeunesse énergique et chaleureux, très juste dans l’intime, plus fragile dans ses raccourcis. Départ donné le 27 août.

20/07/2026, 11:00

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Les Ensablés - Une saison dans la vie d'Emmanuel, de Marie-Claire Blais

Ecrivaine célèbre outre-Atlantique mais qui -bien que de langue française- est aujourd’hui assez peu connue dans notre pays, Marie-Claire Blais  (1939-2021) fut pourtant l’objet d’un engouement bien plus rapide en France que dans son Québec natal, qui réserva à ses premières publications un accueil critique contrasté allant de l’enthousiasme à l’extrême réserve. Par Marie Coat.

19/07/2026, 09:00

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Fanny à la folie : Émilie de Turckheim raconte les souvenirs d'une femme de 82 ans

Fanny à la folie, le nouveau roman d'Émilie de Turckheim, paraîtra le 19 août 2026 aux éditions JC Lattès. À travers le portrait d'une octogénaire contrainte de quitter son appartement pour entrer en maison de retraite, l'autrice retrace une vie traversée par les souvenirs, les amitiés fondatrices, les amours et les secrets, dans un récit où se mêlent humour, fantaisie et émotion.

18/07/2026, 10:01

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Comment l’IA transforme la guerre de l’information

L’heure du digital, l’océan de l’information ne cesse de s’étendre. Toute recherche apporte son flot de réponses et il n’est pas toujours facile de naviguer entre renseignements officiels, astroturfing (une stratégie de manipulation et d’influence), fake news et propagande.

18/07/2026, 08:00

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Un vétérinaire découvre que son symptôme n’est pas isolé

Martin Reinhard est vétérinaire. Il vient de reprendre un cabinet sur le déclin à Château-Chinon. Mais depuis quelque temps, ce géant qu’on verrait bien en troisième ligne sur un terrain de rugby se sent épuisé. Et le climat automnal n’arrange rien à son état vaguement dépressif. Pire, un matin, alors qu’il observe des chevreuils à proximité de sa maison, une étrange tache bleue apparaît dans son champ de vision.

18/07/2026, 07:00

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Parle-moi de chez nous : les racines prennent l’avion

Un téléphone sonne, une femme tombe, trois générations retrouvent la parole. Entre Porto Rico et les États-Unis, Jeanine Cummins remonte les silences d’une lignée de femmes. Parle-moi de chez nous (trad. Christine Auché) est une saga généreuse, traversée d’images splendides, qui pèche surtout lorsqu’elle explique ce qu’elle vient de si bien faire sentir.

17/07/2026, 16:23

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Freida McFadden et les cahiers de vacances : on prend les mêmes et on recommence

Le Dîner, de Freida McFadden (trad. Karine Xaragai), reste en tête des meilleures ventes du 6 au 12 juillet 2026, avec 42.080 exemplaires écoulés. Derrière, La Prof remonte à la deuxième place. Pour le suspense, il faudra repasser : les huit autres titres du Top 10 sont encore des cahiers de vacances.

17/07/2026, 12:31

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Septentrionale : Karim Kattan fait de l’amour le dernier moteur du monde

Un pays jamais nommé s’effondre derrière eux ; devant, toutes les routes filent vers le nord. Dans Septentrionale, Karim Kattan lance Maryam et Joseph à travers une nuit de guerre, de prodiges et de souvenirs. Porté par les trajectoires queer de ses deux protagonistes, ce roman de l’exil mêle argot, visions cosmiques et tendresse sans édulcorer les violences héritées. Une traversée saisissante, parfois freinée par des symboles trop appuyés. Sortie le 4 septembre.

17/07/2026, 10:37

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Elle le mangerait : la grande Frédé a les crocs

Frédérique a 35 ans, quelques centimètres de trop selon les autres, un ex qu’une mesure d’éloignement lui interdit d’approcher et une faim d’amour impossible à rassasier. Lorsque Gabriel la défend dans la rue, elle ne rencontre pas un homme : elle invente un couple. Avec Elle le mangerait, Nicolas Robin signe une comédie noire nerveuse, drôle dans son aveuglement, glaçante dans sa logique. À table, le 27 août.

17/07/2026, 10:37

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Que reste-t-il des idéaux quand un attentat se prépare ?

Jeanne, Eric et Abdallah sont adolescents quand ils forment un groupe de musique : Les Pirouettes Cacahuètes. Ils voulaient fabriquer du son, une matière sauvage pour contrer l’effondrement annoncé, mais jamais le trio n’aurait imaginé alimenter une révolution à venir.

17/07/2026, 09:00

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Saurez-vous distinguer l’auteur de l’intelligence artificielle ?

Antoine Hummel propose un jeu. Son dispositif littéraire caustique entreprend de nous décoller du régime permanent de sollicitation que produisent les algorithmes de plateformes et d’applications.  En se confrontant à YouTube et en laissant s’insinuer l’intelligence artificielle, le texte explore ce que deviennent l’attention, le jugement et la création lorsque la répétition du même et la suggestion algorithmique enclosent notre appréhension du monde. 

17/07/2026, 08:00

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La prochaine guerre mondiale pourrait commencer par l’eau

L’eau est devenue l’or bleu du XXIe siècle, une ressource rare et convoitée, au cœur des équilibres géopolitiques. Dans un monde sous tension, Léa, ingénieure spécialiste du traitement de l’eau, travaille sur des technologies de pointe censées répondre à la pénurie. Lorsque la crise s’intensifie, elle est mobilisée au sein de Blue Corps, une unité internationale chargée de sécuriser les ressources hydriques, considérées comme des infrastructures critiques.

17/07/2026, 07:00

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Les Carnivores : Guillaume Nail écrit un futur qui a les crocs

Après une série de contaminations venues du vivant, les bêtes ont presque disparu, la viande se rationne et le Sanum organise un monde d’interdits, de protocoles et de surfaces désinfectées. Augustin, enfant rescapé d’une forêt interdite, croise Vadim, bureaucrate carniste, masculiniste et futur Guide d’une communauté hors contrôle. Avec Les Carnivores, publié chez Denoël, Guillaume Nail signe un roman brutal, organique, parfois saturé, mais traversé d’une vraie puissance de vision.

16/07/2026, 17:31

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Une étreinte pour un long voyage : une saison en Perse et en prose

16/07/2026, 14:22

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Le petit chien thérapeute : “Le deuil, c’est la mémoire qui s’obstine à battre sous les cendres”

16/07/2026, 14:22

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Le fabuleux piano : Sonia Devillers fait parler un Érard disparu

En cherchant le piano laissé à Bucarest par sa grand-mère, Sonia Devillers rencontre un autre instrument disparu : un Érard de concert, numéro 68037, acheté par la famille Enoch en 1892, volé par les nazis en 1943 et jamais retrouvé. Dans Le fabuleux piano, publié chez Robert Laffont, elle compose un récit-enquête ample, sensible et très documenté sur les objets spoliés, les morts sans tombeau et la musique comme dépôt de mémoire. Début des gammes, ce 27 août.

16/07/2026, 10:38

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Gaëlle Obiégly, ou l’art de digresser dans Rien à voir

Une narratrice connue sous le nom de Rose de Nuit vend des fiches de lecture, se dispute avec une bibliothèque et repart avec un livre blanc qui n’en est peut-être pas un : Une sculpture. Quand l’artiste Ari Bosochur lui propose de participer à une rétrospective où les œuvres seraient remplacées par leur récit, tout se met à glisser. Gaëlle Obiégly signe un roman brillant, drôle et très mobile sur l’art, la parole, le soin et les vies qu’on tente d’ordonner. Rien à voir, peut-être à lire, ce 20 août.

16/07/2026, 10:33

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Ce que le capitalisme doit au racisme et au patriarcat

Pourquoi le capitalisme domine-t-il le monde ? A-t-il toujours existé ? Quels liens entretient-il avec la démocratie, le racisme, le patriarcat ou la crise écologique ?

16/07/2026, 09:00

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Son fiancé vole les 32 millions du Loto et déclenche sa vengeance

Pâquerette a 28 ans. Elle est laborantine, et follement amoureuse de Jean-Benoît, son fiancé, qu’elle considère comme l’homme parfait. Un soir, après sa journée de travail, elle rentre chez elle, avec dans sa poche, un ticket de Loto sur lequel elle a coché tous les numéros qui racontent leur histoire d’amour. Installée devant la télé, elle retient son souffle. Les chiffres tombent… un par un. Jusqu’au dernier : jackpot, trente-deux millions d’euros ! 

 

16/07/2026, 08:00

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Une veuve face aux victimes remontées d’un lac artificiel

Près de l’ancienne mine creusée par les Britanniques, une veuve assiste aux recherches des victimes dans un lac artificiel. Un homme en combinaison plonge puis remonte sans cesse des eaux. Elle tremble à l’idée de ce qu’il pourrait repêcher. Traduit du grec par Nicolas Pallier.

16/07/2026, 07:00

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France-Espagne : la Roja met les Bleus à terre un soir de 14 juillet

Un soir de fête nationale, les Bleus rêvaient d’une troisième finale de Coupe du monde consécutive. À Arlington, dans l’agglomération de Dallas, l’Espagne les a privés de ballon, de souffle et d’avenir : 2-0, sans véritable contestation. Pour raconter cette chute, trois livres : Le Cœur du pélican pour la France, Rouge ou mort pour la Roja et Les Derniers Jours de Roger Federer pour une rencontre dont l’issue s’est dessinée bien avant le coup de sifflet final.

15/07/2026, 21:35

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Je ne suis pas venu apporter la paix : la ferme où tout implose

Dans une ferme isolée d’une vallée pyrénéenne, un patriarche agonise. Ses enfants reviennent, chargés de rancœurs, de secrets, de fatigue et de comptes jamais réglés. Dehors, l’orage cogne. Dedans, Judith tient la maison, Maud prie, les chiens veillent, la fratrie s’observe. Je ne suis pas venu apporter la paix, ou la tragédie familiale noire revue par Nicolas Martin, organique, parfois excessive, mais d’une puissance d’atmosphère rare. À partir du 3 septembre.

15/07/2026, 15:12

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Fille de : Anne Pitteloud démonte le mythe du grand écrivain

À la mort de Christian Monnay, écrivain culte retiré du monde depuis trente ans, sa fille Chloé découvre que ses neuf manuscrits inédits ne contiennent que des pages blanches. Pour préserver sa mère aveugle, puis pour exister enfin comme autrice, elle glisse ses propres romans sous le nom du père. Anne Pitteloud signe une comédie noire, fine et acide sur la filiation, l’imposture et les légendes que fabrique le monde littéraire. Généalogie à découvrir le 21 août.

15/07/2026, 12:15

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Comment l’ordre transforme les révolutions en cérémonies

Comme il y a une dialectique de la raison, il y a une dialectique de la mémoire qui métamorphose le souvenir de la révolte en culte de l’ordre, les anniversaires des révolutions en défilés militaires, l’héritage de la Shoah en légitimation d’un État génocidaire ; ainsi s’affrontent les romans nationaux et la tradition des vaincus, le culte des héros et les traces laissées par les sans-nom, les monuments et les remémorations dissidentes.

15/07/2026, 09:00

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Les Désarmantes : Caroline Bouffault imagine une France sans hommes au pouvoir

Avec Les Désarmantes, son troisième roman à paraître le 21 août 2026 aux éditions Fugue, Caroline Bouffault imagine une France devenue une république pacifiste dirigée exclusivement par des femmes, où l’arrivée d’une journaliste étrangère vient révéler les contradictions d’un modèle fondé sur l’exclusion des hommes.

15/07/2026, 07:48

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Le mythe de la France sans esclaves s’effondre dans les archives

À la veille de la Révolution française, Paris se pense comme une terre de liberté, régie par le principe selon lequel « il n’y a pas d’esclaves en France ». Pourtant, pour les esclaves venus des colonies chercher refuge dans la capitale, cette promesse se révèle fragile et souvent illusoire. 

14/07/2026, 09:00

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Une communauté protectrice devient peu à peu impossible à quitter

Alors qu’elle prend la route pour tenter de calmer ses angoisses, Coro se retrouve sur des sentiers déserts, sans téléphone portable, frôlant la panne sèche. La nuit progresse, et alors qu’elle s’aventure au bout d’un chemin étroit pour demander de l’aide, elle arrive devant un grand portail noir. Elle va découvrir une demeure isolée, entourée de végétation et peuplée d’animaux. La communauté de femmes qui y vit propose son aide à Coro.

14/07/2026, 08:00