La créatrice de la saga Harry Potter, J. K. Rowling, est au cœur d’une nouvelle pièce de théâtre, TERF, présentée jeudi lors du festival Fringe à Édimbourg – capitale écossaise, où elle réside. La création théâtrale imagine une révolte des acteurs des films Harry Potter contre l'écrivaine. Et ce, pour dénoncer ses multiples et intempestives réactions sur X, au sujet des personnes transgenres...
Le 01/08/2024 à 17:47 par Hocine Bouhadjera
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Publié le :
01/08/2024 à 17:47
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« C'est une intervention de Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint pour dire à J.K. Rowling d'arrêter ses conneries sur Twitter », partage, non sans humour, Trelawny Kean, qui interprète Emma Watson dans la pièce, nous rapporte l'AFP.
L'auteur et metteur en scène Joshua Kaplan a expliqué de son côté que TERF (féministes qui excluent les femmes trans des luttes féministes) porte avant tout sur les droits des trans et la perte de nuances dans les discussions sur les réseaux sociaux, plutôt que de simplement critiquer l'autrice de la saga.
Il a enfin souhaité aborder le dilemme de nombreux fans d’Harry Potter, ou montrer comment on peut « aimer l'art et être en désaccord avec l'artiste ».
TERF, décrite encore comme « très drôle » par Trelawny Kean, contient une « dynamique familiale » entre les trois comédiens et J.K. Rowling, tout en offrant des scènes du passé de l'auteure, qui éclairent ses opinions.
Dans la vraie vie, les acteurs originaux des films Harry Potter, tels que Daniel Radcliffe et Emma Watson, ont pris leurs distances avec l’écrivaine, exprimant leur tristesse quant à l'évolution des événements. Daniel Radcliffe avait notamment affirmé qu'il n'avait plus de contact avec J.K. Rowling, et de réitérer son soutien aux LGBTQ+.
Soucieuse de la réception potentielle de la pièce, la production a pris des précautions, notamment en changeant de titre et de salle, et en maintenant l'anonymat du personnage trans de la pièce.
Le débat sur les droits des personnes trans est particulièrement vif en Écosse, où une loi facilitant le changement de genre, votée en 2022, a été bloquée par le gouvernement central à Londres. J.K. Rowling avait vivement critiqué cette nouvelle législation contre l'incitation à la haine, qui inclut les questions de transidentité, en publiant une série de tweets provocateurs le 1er avril dernier.
Elle a affirmé que cette loi privilégie les sentiments des hommes trans-identifiés au détriment des droits des femmes. L'ancien Premier ministre britannique Rishi Sunak l'avait soutenu, affirmant que son parti protégera la liberté d'expression. En revanche, le Premier ministre écossais Humza Yousaf avait défendu la loi, affirmant qu'elle est nécessaire pour protéger contre les comportements menaçants.
Le dernier combat de J.K. Rowling en date ? La problématique des personnes trans dans la boxe féminine aux JO 2024. La romancière a notamment partagé : « Une image pourrait-elle mieux résumer notre nouveau mouvement pour les droits des hommes ? Le sourire narquois d'un homme qui se sait protégé par un établissement sportif misogyne appréciant la détresse d'une femme qu'il vient de frapper à la tête et dont il vient de briser l'ambition de vie. »
La pièce TERF est présentée ce jeudi au public.
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Le Festival Fringe d'Édimbourg, qui se tient cette année du 2 ou 26 août, est l'une des plus grandes célébrations des arts et de la culture au monde. La ville accueille des spectacles variés sur des centaines de scènes, allant des théâtres aux espaces réaménagés comme des bars et des parcs.
Le festival propose également des performances couvrant tous les genres, y compris théâtre, comédie, danse, cirque, cabaret, ou des spectacles pour enfants. Des événements de rue gratuits ajoutent enfin couleur et vitalité à la ville.
Face aux critiques visant la boxeuse algérienne Imane Khelif après sa victoire rapide contre Angela Carini aux Jeux Olympiques de Paris 2024, le CIO a défendu l'athlète, affirmant que tous les participants respectent les règles d'admissibilité. Le CIO a clarifié que la boxeuse, hyperandrogène, a toujours concouru dans la catégorie féminine, malgré son exclusion par l'IBA en mars 2023 pour des raisons hormonales, mettant en lumière les tensions entre les deux organisations.
L'hyperandrogénie est une condition médicale où une femme produit des niveaux élevés d'hormones masculines, comme la testostérone. Cela peut entraîner des caractéristiques physiques typiques des hommes, mais n'est pas considéré comme une tricherie si cette production est naturelle.
Caster Semenya, triple championne du monde et double championne olympique du 800 mètres, est un autre cas d'hyperandrogénie qui avait suscité des controverses sur son admissibilité à concourir dans les catégories féminines. En 2019, la Fédération internationale d'athlétisme avait exigé qu'elle prenne des médicaments pour réduire son taux de testostérone, ce qu'elle avait refusé, entraînant son interdiction de compétition. Elle s'était notamment défendue en déclarant : « Dieu m'a créée comme je suis, je m'accepte et je suis fière. »
La controverse autour de l'Algérienne a été exacerbée par des déclarations politiques, notamment de Matteo Salvini et de la première ministre italienne Giorgia Meloni, critiquant la participation d'athlètes avec des caractéristiques jugées masculines.
De son côté, J.K. Rowling a encore affirmé : « L’idée selon laquelle ceux qui s’opposent à ce qu’un homme frappe une femme au nom du sport s’y opposent parce qu’ils croient que Khelif est "trans" est une plaisanterie. Nous nous y opposons parce que nous avons vu un homme frapper une femme. »
Crédits photo : Festival Fringe Society (CC BY-SA 3.0)
Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com
4 Commentaires
Hermione99
02/08/2024 à 12:12
"la problématique des trans dans la boxe féminine" : On parle de personnes trans déjà, pas "des trans". Merci de corriger votre article.
Ensuite vous ne précisez même pas que dans ce tweet J.K. Rowling s'en prend en fait à une femme cis (une femme cis est une femme qui n'est pas trans), Imane Khelif. Elle a simplement des taux de testostérone plus élevés que la moyenne, ce qui est une variation naturelle. La transphobie atteint un tel seuil que même les femmes cis en sont victimes. Une femme s'écartant un tant soit peu d'une norme féminine qui plus est abstraite est soupçonnée d'être trans et lynchée pour cela.
C'est irresponsable de votre part de ne pas recontextualiser un minimum les choses et préférer faire du sensationnalisme en laissant les choses à interprétation. Vérifiez vos informations et recontextualisez-les correctement avant de les partager s'il vous plaît.
Dobbyfree
02/08/2024 à 12:14
Sur ce sujet facile de se prendre les pieds dans le tapis. Ceux qui encourage cela sont les mêmes qui prônent les "safe spaces", à savoir qu'une personne de couleur ou "racisée" selon le terme, doit être protégée et placée dans une bulle pour éviter qu'elle souffre de ce que le reste du monde pourrait lui infliger et ça pour chaque communauté. Cependant lorsqu'il s'agit des femmes et des trans celles-ci n'ont pas le droit à une safe space, ce que défend, entre autre, Rowling. Pour faire simple qui a le privilège sur l'autre ?
Walid
02/08/2024 à 12:55
« Le dernier combat de J.K. Rowling en date ? La problématique des personnes trans dans la boxe féminine aux JO 2024. » … La romancière est bel et bien transphobe sans aucun doute. Par contre veuillez revoir vos informations car Iman Khalid n’est pas une femme trans mais une femme née femme et avec un taux de testostérone élevé. Ceci d’ailleurs lance un débat encore plus grand qu’on évite depuis des années : qu’est-ce qu’une femme ? Qu’est ce qu’un homme ?
Yannick
03/08/2024 à 11:32
Donc pour J.K. Rowling, contrairement à ce qu’elle déblatère à l’envie, le fait d’avoir un utérus ne suffit pas à faire une femmes !