#Economie

Livre d'occasion : pourquoi une taxe n'aidera ni auteurs ni éditeurs

Le partage de la valeur entre éditeurs et auteurs portait jusqu’à présent sur la seule commercialisation des ouvrages neufs. Chacun campait alors sur des positions personnelles. Le marché de l'occasion a les atours de l'El Dorado et les intérêts convergent : estimé à 351 millions €, voici un gâteau très appétissant. Au point que l’on sorte les couverts, serviette autour du cou et tout le monde se remet à table.

Le 10/12/2024 à 12:20 par Nicolas Gary

64 Réactions | 931 Partages

Publié le :

10/12/2024 à 12:20

Nicolas Gary

64

Commentaires

931

Partages

Partager cet article sur Bluesky Partager cet article sur Mastodon Partager cet article sur Linkedin Partager cet article par mail Imprimer cet article
ActuaLitté

Quand Emmanuel Macron évoqua en avril dernier la perspective d’une contribution ponctionnant le marché du livre de seconde main, l’industrie se pourlécha les babines. Jusqu’à présent, la principale source de rémunération pour auteurs et éditeurs provenait de la vente de livres neufs (ou exploitation première). La présence des titres fraîchement publiés dans les points de vente devient cruciale, plus que jamais.

Or, le gâteau du livre neuf se réduit : en 2023, 2,945 milliards € de chiffre d’affaires pour les éditeurs. Une hausse de 1,16 %, certes, mais 439,7 millions d’exemplaires écoulés, en baisse de presque 2 %. La conclusion s’impose : le prix unitaire a augmenté. Et pendant ce temps, l’étude de La Sofia a dessiné les contours du pactole de l’occasion : comment récupérer le grisbi ?

Le préjudice, ou l'artifice démagogique

Sauf que s’attaquer à l’occasion revient à négliger le péché originel et son corollaire. D’un côté la surpublication, qui réduit le temps de vie et de présence des nouveautés librairies et de l’autre, la best-sellerisation : les clients achètent de plus en plus des valeurs “sures” ou connues. 

De toute manière, les libraires ont de moins en moins de temps pour s’intéresser aux voix montantes et, en bons commerçants, la nécessité de payer les factures. On aime ce qu’on vend, sans forcément vendre ce que l’on aime… et l’on n’a plus le temps de découvrir ce qu’on aimerait, pour paraphraser Sabine Wespieser.

À LIRE - Livres neufs à prix réduit : une solution pour les collectivités

Pour rallier les parlementaires, un amendement vit le jour, avec un argumentaire très en vogue actuellement : taxer les vendeurs d’occaz, afin de compenser « le préjudice économique subi par les auteurs de livres et leurs éditeurs en raison de l’exploitation commerciale qui est faite de leurs œuvres par ces opérateurs sans donner lieu à rémunération ».

Pas le con d'être aussi “droit” ?

Un point auquel Roselyne Bachelot, quand elle officiait rue de Valois avait déjà répondu : « Les auteurs ne sont pas privés d’une partie de leurs droits d’auteur, dans la mesure où ils ont exercé leur droit exclusif de commercialiser les exemplaires de leurs œuvres, l’exercice de ce droit de distribution entraînant de facto son épuisement. » (Réponse au sénateur Frédéric Marchand, mars 2020)

Et de fait, la directive européenne 2001/29/CE et sa transposition dans le droit français interdisent à quiconque de chercher à exercer un droit sur l’objet-livre, dès lors qu’il a été vendu officiellement une première fois.

Et la ministre de la Culture renvoyait, par anticipation, tout ce beau monde dans les cordes : « Au-delà, la création d’un droit de suite des auteurs de livres n’est pas autorisée par les textes internationaux et européens. » Prévu à l’article L. 122-8 du Code de la Propriété intellectuelle, ce mécanisme juridique concerne en effet les œuvres graphiques et plastiques (tableaux, sculptures, dessins, ou photographies) : pour toute vente, après la première cession, artistes ou héritiers perçoivent un pourcentage.

Mais ce droit n’existe qu’à compter du moment où les exemplaires de l’œuvre n’existent qu’en quantité limitée : tout l’inverse de l’industrie du livre, où la production est précisément industrielle… Pour le livre d’occasion, circulez, y’a rien à ponctionner.

D’ailleurs, Roselyne Bachelot n’était pas seule à l’affirmer : « L’idée d’un droit de suite sur le livre d’occasion paraît juridiquement incertaine, techniquement complexe et peu à même de générer une ressource significative », lisait-on dans le Rapport Racine en janvier 2020 (p. 68).

Gare à la distorsion de concurrence

Devant l’entêtement du CPI, un amendement, fit son apparition dans le cadre du projet de loi de finances 2025 : le droit fiscal ouvrait la porte à une taxe, pas sur l’objet, mais sur les opérateurs. On laissait tranquilles les particuliers, pour cibler les entreprises proposant de la commercialisation en ligne. 

Pour le coup, les avocats sollicités par ActuaLitté sourient : que les plateformes de vente d’occasion soient prises d’assaut signifie que les revendeurs usant de solution de mise en relation entre consommateurs échapperaient à la contribution. En somme, favoriser LeBonCoin au détriment de Momox. 

« La loi française n’aime pas du tout cette approche — pas plus que l’Europe : le principe de non-discrimination relève des principes fondamentaux de la concurrence », rappelle une avocate spécialiste de la propriété intellectuelle. Or, aucune différence entre un bouquiniste des quais de Seine et Momox dans l’activité marchande : mettre le second à contribution a quelque chose de démagogique, auprès de l’opinion publique. 

Omettre le premier serait certainement mal vu pour le respect des règles de droit de la concurrence — sauf à instaurer des dérogations. Et donc ouvrir grandes les vannes d’une future usine à gaz, tout en assurant une concurrence déloyale : de fait, quid des plateformes type Vinted, qui prennent des commissions sur des transactions, sans gérer de stock ? Sur quelle base les mettrait-on à contribution ?

/uploads/images/36593791794-9afe477bff-k-67580c0730aeb698413989.jpg

Vitesse, précipitation et après moi le déluge

Et quand bien même on n’aboutirait pas à construire un outil à concurrence déloyale, quelles contorsions le droit français aura-t-il à faire pour que la contribution soit encadrée ? En passant par le Code des Impôts, l’État français ne s’épargnerait pas la notification auprès de la Commission européenne afin de s’assurer de la conformité au droit de l’Union. 

Les porteurs du texte y avaient-ils seulement pensé ? Nous n’avons pas pu en obtenir confirmation : quand bien même, aucun des délais qu’implique la démarche n’était respecté. 

Autre idée : en décembre 1975 fut instaurée une taxe spéciale sur les films pornographiques ou d'incitation à la violence (projet de loi de finances 1976). Elle marquait une volonté de régulation accrue de la production et de la diffusion de contenus jugés contraires à la moralité publique. Elle fut abrogée par la Loi de Finances de 2021.

Pourquoi ne pas avoir tenté un système similaire à ce prélévement, qui abondait les caisses du CNC et pour le livre d'occasion, serait alors fléché vers les caisses du CNL ? Les sommes découlant de cette ponction forfaitaire auraient constitué un soutien direct à l’industrie, en abondant les budgets pour auteurs, éditeurs et libraires. D’ailleurs, même les entreprises hors de France y étaient soumises : CQFD ? Diable non : la discrimination serait encore à l'oeuvre.

Inventer des droits à gérer : commode !

Sauf que pour fonder une taxe sur une prérogative de droit d’auteur, comme l’amendement l’entendait, encore faudrait que ce dernier existe. Et faire intervenir une « société de perception et de répartition des droits » (ou OGC, pour les intimes) quand il ne s’agit en rien de droit d’auteur sollicité, voilà qui était bizarre. 

De fait, l’épuisement des droits sur l’objet-livre conduit à ce qu’on s’interroge : comment justifier l’intervention d’un OGC — à laquelle s’ajouteront des frais de gestion ainsi qu’un calcul de répartition de l’argent collecté. Autant cela se justifierait si le CNL recevait les sommes, pour les redistribuer par des aides à la création. 

À LIRE - “Nutri-score” et autres projets d’avenir pour une édition écologique

Dans le cadre d’un OCG, quelle sera la clef de répartition de la compensation ? Et compenserait-elle véritablement le préjudice économique supposé ? D’ailleurs, a-t-on véritablement évalué le montant de ce préjudice ? Du côté de l’industrie du livre, pas vraiment.

Pour le consommateur, le calcul sera vite opéré...

L'occasion d'un dangereux précédent

Ce qui prête plus encore à sourire, c’est qu’un pareil amendement provoquerait un raz-de-marée phénoménal : tel que rédigé, rien n’aurait empêché d’autres industries d’applique la bonne vieille doctrine du “Mêmes causes, mêmes effets”. 

Jusqu’à présent, personne n’avait entendu les fabricants automobiles réclamer une compensation pour la vente en ligne de véhicules : probablement parce que de 6 millions d’unités vendues en 2021, nous sommes passés à 5,3 millions en 2023. Et que 1,817 million de voitures neuves furent immatriculées en 2023 contre 1,577 2022. 

À LIRE - Dans les librairies, des ventes en hausse qui masquent l'inflation

Mais le même raisonnement s’appliquerait avec brio : ponctionner comme l’indique l'amendement les « opérateurs de vente en ligne exerçant une activité de place de marché et/ou de revente de livres d’occasion ». Remplacez livres d’occasion par véhicule, vêtements, casseroles, bureau, et ainsi de suite. 

D’ailleurs, particulièrement concerné par la seconde main, le textile serait légitime à réclamer pareil dispositif. En modifiant le Code des Impôts, ouvre-t-on la boîte de Pandore, qui par analogie, finirait par tuer net le marché de l’occasion ?

Là encore, on mesure combien les récriminations montrent avant tout combien l’édition française a raté le coche — d’ailleurs, combien de concessionnaires auto proposent justement du neuf et de l’occasion ? Tout le monde n’a pas la vision géniale d’un Alain Kouck, en réalité… 

Le mieux ? Oublier cette idée

Écrit à la va-vite, l’amendement ne fut d’ailleurs pas même soutenu : la planche était savonnée. Comme la mesure ne concernerait que les opérateurs installés sur le territoire, elle mettrait à mort progressivement tout commerce de l’occasion dans l’Hexagone — le livre, ce cheval de Troie qui s’ignore ? 

« L’idée avait été avancée d’une estimation annuelle du volume de livres d’occasion vendus avec ensuite une taxation annuelle directe des plateformes étrangères. Elles ne paient pas ? Elles ne peuvent plus vendre de livre en France », nous précise un économiste impliqué dans les réflexions voilà quelques années.

Comment créer un modèle de contribution en préservant le principe d’égalité — c’est-à-dire en ne défavorisant pas les uns au profit des autres ni dérouler un tapis rouge aux acteurs étrangers ? La réponse est simple : en renonçant à une contribution. La solution pour la filière n’est pas à chercher dans le marché d’occasion : cette approche ensevelit surtout le débat sur le partage de la valeur qui est le vrai problème. 

À LIRE - Partage de la valeur : la chaine du livre à l'heure des comptes

Le tout au risque de diaboliser le marché de l’occasion qui représente au contraire une chance pour le secteur : celle de découvrir des auteurs, d’acheter d’autres livres neufs, d’inciter à la lecture à des tarifs plus accessibles. 

Crédits photo : ActuaLitté, CC BY SA 2.0 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Par Nicolas Gary
Contact : ng@actualitte.com

64 Commentaires

 

Jean Drogo

10/12/2024 à 13:22

D'un grand président américain :
- Tout ce qui bouge on le taxe ; ce qui bouge encore on le réglemente ; tout ce qui ne bouge plus on le subventionne.
Voyons le bon coté... Le livre d'occasion se porte bien !

Jojo

12/12/2024 à 08:55

Ronald Reagan, un néo-libéral. Moins d'État et laissons le marché se réguler tout seul ! Le néo-libéralisme, c'est la liberté du renard dans le poulailler.
Avec cette logique économique, le livre d'occasion se porte comme le ténia dans l'intestin !

Jojo

10/12/2024 à 15:11

"Le tout au risque de diaboliser le marché de l’occasion qui représente au contraire une chance pour le secteur : celle de découvrir des auteurs, d’acheter d’autres livres neufs, d’inciter à la lecture à des tarifs plus accessibles. "

Quel cynisme ! Vosu faites du lobbying pour des plateformes de vente en ligne ?

Ce que vous nommez "livre-objet" n'est pas un objet comme les autres.

Des livres qui viennent à peine d'être publiés sont immédiatement disponibles "presque neuf" sur des plateformes commerciales. Vous cherchez un titre, on vous propose sur la même page d'acheter la version imprimée ou numérique ou celle d'occasion.
Les auteurs ne sont rémunérés QUE sur les ventes de leurs ouvrages. Aucune chronologie des médias. Un livre qui vient d'être publié, vous pouvez décider de l'acheter neuf et ainsi, rémunérer son auteur ou l'emprunter à la bibliothèque ou l'acheter d'occasion. Que vous ayez lu Les Misérables dans un exemplaire neuf ou d'occasion, vous avez lu le même texte. La consommation de la culture n'est pas une consommation de fruits et légumes.

Nicolas Gary - ActuaLitté

10/12/2024 à 15:44

Bonjour Jojo
Il n'y a aucun lobbying du tout. Au mieux je plaide pour une relecture du CPI et que l'on cesse de verser dans la démagogie (cf propos de R. Bachelot).
Et oui, diaboliser l'occasion ne rime à rien. Et le livre en tant qu'objet contient peut-être des choses extraordinaires, mais reste un objet découlant d'une production industrielle. Donc un objet (et composé de matière pour partie recyclable !).

Alors, soit on revoit le CPI et on change la notion d'épuisement des droits, soit elle demeure et dans ce cas, on arrête avec les éléments de langage. :-)

Jojo

10/12/2024 à 18:01

"Et le livre en tant qu'objet contient peut-être des choses extraordinaires, mais reste un objet découlant d'une production industrielle."

Mais s'il contient des choses extraordinaires, le livre n'est pas QUE matériel.

Nicolas Gary - ActuaLitté

10/12/2024 à 19:52

Quand on en vient au CPI et à la question de la distribution avec épuisement des droits, la loi (pas moi, hein, la loi), prend en compte l'objet, pas son contenu.
C'est une nuance simple, mais fondamentale dans le cadre des discussions sur l'occasion.

Jojo

10/12/2024 à 21:29

Une œuvre, une propriété immatérielle, c'est un contenu avant d'être un objet. L'objet n'existe que parce qu'il y a un contenu. Le fond précède et engendre la forme.

Oui, il faut plaider pour un changement du CPI parce que la distribution avec épuisement des droits ne correspond plus à la marchandisation du livre à l'ère d'internet !

Et il faut une chronologie des médias. Qu'un livre neuf ne puisse pas être emprunté dès sa sortie dans une médiathèque et encore moins être soldé ou vendu d'occasion après un certain délai. Revoir le business model de la chaîne du livre en tenant également compte des impératifs écologiques.

L'occasion, pourquoi pas mais pas avec cette sauvagerie ultra-libérale où le livre finira par être rentable qu'à ceux qui ne financent pas sa création.

MxSz

13/12/2024 à 21:43

@jojo bonsoir. Poursuivons la logique jusqu'au bout et taxons également le prêt de livres entre proches, (famille et ami.es), les vide-grenier et autre braderies, avec un indice fondé sur le quotient familial.

Lecteur

15/12/2024 à 22:21

Oui ! Et privons aussi Actualitte.com de ses revenus publicitaires (et subventions publiques éventuellement perçues par le passé ?) puisque son contenu n'a lui aussi aucune valeur, n'étant fait ni d'encre ni de papier... Apres tout, pourquoi ses rédacteurs seraient-ils payés, puisque le CPI ne prévoit l'épuisement ni de l'amour ni de l'eau fraîche, qui suffisent à remplir le frigo des poètes, c'est bien connu (ce n'est pas moi qui le dit, hein, c'est la loi...).

Jojo

16/12/2024 à 09:18

Taxons aussi votre mauvaise foi !
Lorsque vous allez au cinéma, vous louez une place, vous ne partez pas avec le fauteuil, l'écran et la copie sou le bras. Et si vous voulez voir ce film une seconde fois, vous payez à nouveau ou vous le retrouvez sur une chaîne TV ou une plateforme mais indirectement, vous payez un droit d'accès quand même. Et devant un écran, chez vous, vous pouvez être dix à le voir. Mais le droit d'accès n'est jamais gratuit.
Plusieurs personnes peuvent lire le même livre. C'est d'ailleurs ce qui se passe. L'idée n'es tpas de taxer TOUS les lecteurs d'un même exemplaire mais de partager la valeur de cet exempalire revendu d'occasion.
LE revendeur d'occasion ne propose pas la gratuité. En revanche, ce que vous lisez de l'auteur dans un exemplaire d'occasion est gratuit. Ça vous semble logique parce que vous confondez un livre avec n'importe quel objet manufacturé. Vous ne comprenez pas le principe du droit d'auteur. Une rémunération pour celui qui est l'auteur d'un ouvrage. L'a
s si qu'lqu'un le revend, c'est bien pour se faire de 'largent, pas par bonté. Un vendeur de livres d'occasion ne vous offre pas gratuitement un livre.

Actualisant

16/12/2024 à 09:35

Madame, relisez-vous : on loue une place pour une séance de cinéma, on souscrit à un accès avec le streaming.
Mais on achète un livre, imprimé et la loi nous en rend propriétaire en tant qu'objet. Car justement l'accès est inclus législativement. Je comprends votre engagement passionné, mais je déplore vos sorties de routes.

Lecteur

15/12/2024 à 22:11

Ne vous en déplaise : quand on achète un livre, qu'il soit neuf ou d'occasion, c'est une "oeuvre de l’esprit" (selon les termes du CPI, précisément) que l'on achète, et pas seulement "un objet découlant d'une production industrielle [...] composé de matière pour partie recyclable"...
En suivant votre raisonnement, les livres numériques devraient être gratuits, puisque sans support materiel, qui est le seul à avoir une valeur économique si l'on vous suit... Raisonnement absurde (et populiste), comme votre article !

Actualisant

15/12/2024 à 23:04

Que vous ignoriez que dématérialisé un support reste un support, est préoccupant.
Le syllogisme va un temps. Ensuite, on tente de refléchir.

Actualisant

11/12/2024 à 08:22

Ah, la “chronologie des médias” appliquée au livre d'occasion, encore une belle idée de chèvre où l'on transpose des éléments d'autres industries culturelles sans réfléchir à d'où ils viennent et pourquoi ils ont été construits (à tort ou raison d'ailleurs) dans tel ou tel secteur.
En l'occurrence, le CPI ne sera pas seul à devoir être modifié, comme le rappelle l'article la directive européenne sur l'épuisement des droits est transposée désormais dans le droit des Etats, donc c'est toute la législation européenne qu'une pareille modification impliquera de mettre en oeuvre.
Rien d'impossible, juste une volonté politique qu'il faudra porter avec un peu de courage et d'opiniâtreté. Et d'ici à 2025, 26 et moins encore 27, n'imaginez pas que le sujet deviendra une priorité.

En somme, la SGDL devrait réfléchir avant de parler et ne pas laisser entendre que ses solutions (l'amendement comme cette chronologie) sont la panacée alors qu'on verserait plutôt dans l'incongru irréfléchi. Mais pour le comprendre, il faut quelques notions de droit, qui impliquent juste de saisir pourquoi une modification du CPI ne s'opère pas comme on tourne une page.

J'ajouterai, et cela m'est très personnel, que l'on a vraiment baissé les bras sur la rémunération et la surpublication (corrélée au marché de l'occasion d'ailleurs : quelle étude s'y est intéressé ?) pour désormais tout miser sur l'occasion afin de redresser la barre.

Jojo

11/12/2024 à 15:02

J'ajouterai que la question de la rémunération des auteurs n'a pas été remplacée et effacée par la question du partage de la valeur du livre d'occasion mais que les problèmes s'accumulent.

adnstep

13/12/2024 à 10:10

Les agriculteurs apprécieront...

RENaudin

11/04/2025 à 09:41

Je pense que la littérature a pour vocation à circuler .
Lorsque j'ai lu un livre , je ne pense pas nécessaire de le garder , donc je remets dans le circuit , soit en mettant dans des boîtes à livres , soit en revendant .
Je lis beaucoup et l'achat de livres neufs ,étant donné que j'habite à 50 kms de toute librairie donc que je devrait payer en plus les frais de port , représenterait un certain budget .
Ne mettons donc pas une taxe sur un produit qui a déjà rapporté à son auteur et à son éditeur , d'autant plus qu'on peut se demander si cette taxe arriverait réellement dans leur poche .

Necroko

11/12/2024 à 03:52

l'Informé parle d'une "chronologie des médias" soit 6 mois ou les livres pourraient pas être vendu en occaz.

Nicolas Gary - ActuaLitté

11/12/2024 à 07:57

Bonjour
Une idée lancée par la SGDL qui était également à l'origine de l'amendement qui n'aura donc même pas été présenté.
Cette chronologie pose le même problème : épuisement des droits, personne – en l'état actuel du droit – ne peut imposer au possesseur d'un livre d'en faire ce que bon lui semble (en tant qu'objet, pas sur le contenu).

Jojo

11/12/2024 à 11:08

L'amendement n'a pas été soutenu mais de toute façon, le PLF 2025 est tombé à l'eau et il n'y a encore une fois plus de gouvernement.

Luna

11/12/2024 à 07:29

Donc le plan du gouvernement comme d'hab, ne me dites pas que c'est de racketter les plus pauvres pour continuer de subventionner les bénéfices d'Amazon, ils n'oseraient tout de même pas !

Jojo

11/12/2024 à 12:05

Quel gouvernement ?
Il n'y a plus qu'un gouvernement démissionnaire.

La SGDL et une dizaine de députés centristes qui proposent un amendement, ce n'est pas LE gouvernement.

Et un amendement, de préférence, ça se discute. Normalement, la chambre des députés sert à discuter des propositions de loi. Ce n'est pas un zoo pour réunir des singes hurleurs qui veulent imposer leurs idées par la force. En l'occurence, cet amendement n'a pas été soutenu, il n'a pas été discuté, pas voté en première lecture et ensuite, on a vu le numéro de cirque des députés RN et LFI.

Donc, ne vous inquiétez pas, le livre d'occasion a encore de très beaux jours devant lui !
Tant mieux pour les lecteurs et tant pis pour les auteurs toujours plus précarisés !

Falco

11/12/2024 à 09:10

Bonjour

C’est désarmant de lire tant de bêtise !

Quand un pilier de l’économie culturelle commence à regarder comment escroquer le consommateur alors qu’il a déjà gagné sa vie lors du premier acte de vente, que l’état a pris sa part via la TVA et les impôts et taxes , c’est que ce pilier doit disparaître !

Cet article et ces questions sont une honte! Car si « tout l’inverse de l’industrie du livre, où la production est précisément industrielle…«  il est toujours maîtrisé par l’éditeur qui rémunère systématiquement l’auteur toute vente dite « exploitation première »… ou alors on a affaire à des escrocs qui n’ont d’éditeur que le nom!
En cas de vente à des soldeurs ou de mise au pilon de leurs ouvrages les auteurs ont la possibilité d’acquérir au prix du meilleur offrant le stock et de reprendre leurs droits sauf pour lésé droits cédés, format poche par exemple sur lequel ils ont eu des droits rétrocédés !

Je répète pour bien connaître ce discours, ce poser cette question est une escroquerie tenue par des mauvais auteurs, des mauvais éditeurs ou des mauvais libraires espérant toucher un « pactole » auquel ils ne méritent absolument pas !

Honte à ceux qui veulent spolier les lecteurs 2 fois!

Merci

Jojo

11/12/2024 à 11:28

Consommer toujours moins cher !
Vive l'ultra-libéralisme !
La formule lisse du chacun pour soi et que le plus malin gagne !

Le livre d'occasion aujourd'hui se vend industriellement. On n'est plus avant l'ère du net où il était plus difficile de se procurer une version d'occasion d'un livre qui venait d'être publié.
Si je vais sur un plateforme pour acheter un livre qui vient de sortir et qu'on me propose le même d'occasion "comme neuf" pour deux fois moins cher, je vais l'acheter. Je lirai sensiblement la même chose et la qualité de l'objet sera quasiment identique. L'occasion siphonne les ventes du neuf.

Ce que dit la SGDL se base sur une étude du ministère de la culture :

"Une étude publiée en 2024 par le ministère de la Culture a montré qu’en 2022 un livre sur cinq était acheté d’occasion, que le chiffre d’affaires des revendeurs de livres d’occasion s’élevait à 350 millions d’euros (10 % du chiffres d’affaires du livre neuf) et qu’il connaît une croissance exponentielle (+49 % en cinq ans). Ce marché s’est par ailleurs profondément recomposé : il se concentre désormais autour de puissantes plates-formes, généralistes ou spécialisées (Amazon, Momox, Rakuten-Price minister, Ebay), au détriment de la revente entre particuliers et du réseau des bouquinistes, qui, lui, est en voie de disparition."

49% en. cinq ans !
Et ce n'est pas fini. Il y a un moment où il faut revoir les règles, sinon, certains financent la création et d'autres qui ne la financent pas en sont les heureux bénéficiaires.
Il y a quelque chose dans le business model du livre qui ne fonctionne plus.
Les gains des auteurs (encore en vie) proviennent uniquement des ventes de leurs ouvrages neufs. Les éditeurs ne payent pas le travail, seulement le succès. Ne l'oubliez pas !

Une chronologie des médias ne serait pas un collage stupide pas plus stupide que la Loi Lang.

adnstep

13/12/2024 à 10:19

Vendez le neuf au prix de l'occasion, et il y aura moins d'occasions vendues.

Le pb est simple :
- pouvoir d'achat en berne.
- prix du livre en hausse.
- lectorat en baisse.

Est-ce ultralibéral d'en conclure que le marché du livre va aller plus mal demain, et que se placer sur le marché de l'occasion est peut-être une bonne idée ?

Comme disait un commentateur plus haut, un livre, ce n'est pas des fruits et des légumes. Effectivement, une soupe de livres, c'est assez indigeste et ça nourrit mal son homme.

Jojo

14/12/2024 à 17:07

Le marché de l'occasion est une bonne idée pour les revendeurs, pas pour ceux qui créent et ceux qui financent la création. Ou alors, s'il ne faut pas taxer l'occasion, expliquez-moi comment financer cette création ?

Falco

15/12/2024 à 10:57

La première et l’essentiel est le TALENT puis vient le fait d’arrêter d’écrire et surtout de publier le énièmes livre sur un sujet ou il y a déjà une flopée !
80 000 titres par an en Français alors que moins de 3 000 se vendent (neuf+occasion+poche+podcast+téléchargement++++) à plus de 800 exemplaires !
Arrêtez de nous emmerder avec des sujets qui n’intéressent que les médiocres !
J’ai contribué à cette surenchère en achetant plus de 10 000 titres par an en solde aux éditeurs et en publiant fut un temps plus de 2000 titres par an mais je les vendais sur mon propre circuit, mes librairies (jusqu’à 180) les GMS lors d’opérations de Foire aux Livres et dans des corners sur les stations service d’autoroute pour savoir que jamais les auteurs qui ont du talent et quelque chose à dire ne réclament ou rendent responsables des éditeurs, les diffuseurs, les distributeurs, les points de vente de mal faire leur travail! Ce sont toujours les médiocres qui ne se remettent jamais en cause. D’autre part sur les plus de 20000 titres publiés en 25 ans 98% ce sont des titres ou des thèmes issus de la demande de nos boutiques qui ont été publiés !!!!
Elle est où la création ou le statut d’intermittent permet à tout un chacun qui sait jongler avec 2 balles peut l’obtenir ? On assiste depuis 1968 à un nivellement par le bas qui aboutit à donner le Prix Goncourt à un très possible voleur d’histoire et le Prix Nobel à une folle à lier !!!’
Triste France !

Jojo

16/12/2024 à 09:23

Nous y voilà !
Vous êtes marchand de livre d'occasion et vous refusez de partager la valeur. Vous vous profitez d'une industrie culturelle mais vous ne souhaitez pas la financer.
Votre argument est de vous faire passer pour un écolo.Vous revendez tout ce que les éditeurs fabriquent à perte. Heureusement qu'ils gaspillent parce qu'autrement, vous n'auriez rien à vous mettre sous la dent !
Puisque vous haïssez les auteurs et préférez la matière à son contenu, recyclez-vous ! Vendez du papier toilette !

Falco

16/12/2024 à 09:57

C..nnard c’est ce que j’ai parfois fait … car dans les lots achetés tout n’était pas passable et heureusement il fut une époque où j’ai pu faire des opérations de vente de livres à 1€ et des opérations au kg qui permettaient d’écouler les bouses publiés. Aujourd’hui le prix du m2 des appartements et des maisons ne permet pas de consacrer 3m2 à une bibliothèque… et les éditeurs vivant dans un système de cavalerie ( office payé à 60 jours par les libraires aux distributeurs, qui rémunèrent l’éditeur à 90 jours , le libraire à le droit de retour d’un livre après l’avoir payé soit à 90 jours de l’avoir reçu et le retour est traité à 180 jours après la mise en vente (au mieux!!!) avec une valeur à 60 jours plus tard soit 240 jours…. En escomptant sa facturation le distributeur récupère 8 mois de trésorerie et l’éditeur … 5 ou 6 mois….
Et cela tient depuis 50 ans ! Le libraire est le seul baisé qui paye pour être baisé! Il finance le tout en acceptant d’être un smicard ayant investi une fortune pour un espace en emplacement n°1 ou 2 du centre-ville d’au moins 120m2 , en finançant un fonds qui ne se vends pas et en payant les salaires fussent ils au smic …
Et certains c..ne viennent donner des leçons d’économie alors qu’ils n’ont rien fait d’autre que compiler des articles d’encyclopédie !
Je vous emm…de !
Merci

Eugéne Morel

11/12/2024 à 20:05

Excellent article que vous commentez judicieusement. ça fait un moment qu'on voit l'appétit des éditeurs déjà gavés de taxes parafiscales perçues sur les bibliothèques (droit de prêt) et les consommateurs de livres travailler à la construction d'une nouvelle aubaine, comme d'habitude dans "l'intérêt des auteurs" (ça peut calmer leurs revendications en faveur d'une remise en cause du partage léonin de la valeur dans la chaîne du livre) et dans l'esprit de la croisade de la France éternelle contre Amazon.

Luna

12/12/2024 à 08:08

Bien sûr la croisade éternelle de la liberté contre la servitude volontaire que veut nous imposer ce gouvernement fantoche d'Amazon.
C'est encore une fois "le peuple qui s’asservit, qui se coupe la gorge, qui, ayant le choix d’être serf ou d’être libre, abandonne sa liberté et prend le joug, et, pouvant vivre sous les bonnes lois et sous la protection des États, veut vivre sous l’iniquité, sous l’oppression et l’injustice, au seul plaisir du tyran. C’est le peuple qui consent à son mal ou plutôt le recherche

Vous vous affaiblissez afin qu’il  soit plus fort, et qu’il vous tienne plus rudement la bride plus courte. Et de tant d’indignités que les bêtes elles-mêmes ne supporteraient pas si elles les sentaient, vous pourriez vous délivrer si vous essayiez, même pas de vous délivrer, seulement de le vouloir.
Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne vous demande pas de le pousser, de l’ébranler, mais seulement de ne plus le soutenir, et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, fondre sous son poids et se rompre."

Falco

12/12/2024 à 15:10

Autant de bêtise cela porte un nom qui commence par c et finit par nnerie!

Necroko

13/12/2024 à 05:22

ouch, votre perte de MDP/comptes est vraiment un traumatisme dis donc.

adnstep

13/12/2024 à 10:22

Amazon me convient très bien.
Par contre vous, Luna, vous me faites peur. Je n'aimerais pas vous savoir au pouvoir.

Jojo

12/12/2024 à 08:49

Vous confondez les éditeurs avec les auteurs. Ce projet d'amendement est venu de la SGDL pas du SNE.

Les auteurs ne perçoivent aucun salaire pour écrire un livre, ils reçoivent une avance que l'éditeur récupère sur les ventes. L'avance remboursée, l'auteur commence à percevoir des bénéfices. Qu'un livre soit lu dans un exemplaire neuf ou d'occasion ou numérique ou qu'il soit emprunté en bibliothèque, il est lu et c'est cette lecture qui devrait rémunérer l'auteur. La logique d'une taxe sur le prêt en bibliothèque n'est pas plus absurde qu'une taxe sur le livre d'occasion.
Un livre n'est pas un objet comme un autre. Les revendeurs ne financent pas la création. Les auteurs, ce n'est pas leur soucis. Ils voient le livre uniquement comme un objet dont ils peuvent tirer profit. Ils vendent des livres comme ils vendraient des casseroles ou des chaussettes. Même neuf, un lecteur ne paye jamais la valeur réelle de ce qu'il lit.
Le marché de l'occasion s'est transformé avec internet et il est en train de vampiriser les ventes du livre neuf. Si rien n'est fait, seuls les auteurs de bestsellers auront le droit de vivre de leur plume. La liberté d'expression a un prix. En achetant un livre d'occasion, vous ne rémunérez que le revendeur. L'auteur ne gagne absolument rien. Ce qu'il a écrit pour vous, vous le lisez gratuitement. Et cette gratuité, l'auteur n'en a pas décidé. Elle lui a été imposée par une évolution du marché de l'occasion.

Actualisant

12/12/2024 à 11:37

Ah, oui, un amendement SGDL, mais va tellement dans le sens des demandes du SNE.
Lequel a obtenu (le rappeler ne fait pas de mal et c'est un peu moins démagogue que de prétendre que les deux entités ne marchent pas main dans la main sur ce sujet), que le président Macron contredise sa ministre de la Culture sur le sujet.
Mme Dati avait dit “Non” aux éditeurs sur la taxe occasion, lesquels ont obtenu une “contribution” officialisée par le PR.
Et pour mémoire, quand le SNE n'aime pas les amendements de la SGDL, il le fait savoir. Dans le cas contraire, c'est qui ne dit mot consent.
Nous sommes dans l'édition, après tout : les mots (et les silences entre les mots) ont un sens.

Jojo

12/12/2024 à 18:33

Parfois, les intérêts convergent. Parfois, non.
Je précisais que cet amendement est venu de la SGDL et pas des éditeurs. Pour être précis.

Mais si on prélève une taxe sur le livre emprunté en bibliothèque, pourquoi serait-il absurde qu'une taxe ne soit pas prélevée sur le livre d'occasion ?
C'est sensiblement la même logique : un livre, qu'il soit lu par une ou dix personnes en version neuve ou d'occasion est lue. C'est cette lecture qui devrait rémunérer l'auteur.
Et peut-être qu'il faudrait que cette taxe, dans les deux cas (bibliothèques, occasions), ne reviennent pas aux éditeurs mais seulement aux auteurs.
Des livres d'occasion, sur le plan écologique, ce n'est pas à rejeter. Mais il faut revoir la partage de la valeur. Sans argent, les auteurs ne peuvent pas vivre de leur travail.

Necroko

13/12/2024 à 02:22

Connaissant les ayants-droit (exemple la copie privée) sa va commencer léger puis y aller à fond avec de jolies études qui montrent que les consommateurs sont tous méchants à revendre leurs livres et donc il faut les/nous taxer plus.

Si on donne 3% aux auteurs alors les éditeurs vont aussi demander leurs 3%.

Il faut surtout pas laisser les auteurs et éditeurs s'approcher de nos livres d'occaz (ou DVD/BR).

Luna

13/12/2024 à 07:06

Non, c'est la négation de la propriété.
Quand j'achète un livre, il m'appartient, je le lis autant que je veux, je dessine dessus, je le prête, je l'échange.
Je l'utilise comme papier toilette si ça me chante, je le cuisine comme dans le chameau de la bibliothèque et qu'on ne vienne pas me dire que je dois demander l'avis de l'auteur à chaque fois.
Un livre ce n'est ni du streaming, ni de la location longue durée et cette vision de la SGDL est une fois de plus liberticide, criminelle et à combattre.
Non l'avenir du livre, ce n'est pas de payer à chaque page lue, n'en déplaise à ces spoliateurs de la SGDL

Jojo

13/12/2024 à 08:43

Pour vous, les auteurs n'existent pas. Ce qu'on trouve dans les livres surgit de nulle part.
Vous n'achetez pas qu'un objet sorti d'usine. Le droit d'auteur est immatériel. Vous pouvez vous procurer des livres et les brûler en place publique. Ça n'aura pas le même sens que de bruler des pneus.

Aurélie

15/12/2024 à 11:14

Et quand vous achetez un jean d'occasion par ex, vous pensez aux ouvrières du Bengladesh qui l'ont fabriqué ? Pourquoi pas encore une taxe sous prétexte qu'il faut payer l'auteur du travail ? On peut aller loin comme ça, postulez à Bercy.

Jojo

16/12/2024 à 09:08

Un jean, exceptée sur son étiquette, il n'y a pas grand chose à lire et encore, ce n'est pas ça qui vous transporter ou vous faire réfléchir. Faut comparer ce qui est comparable !

Falco

16/12/2024 à 10:03

Un jean avec ou sans marque a pour objet de vous habiller et vous protéger du froid par exemple. Les livres dont vous parlez n’ont d’autre vocation que de remplir des cartons et des linéaires !

Jojo

13/12/2024 à 09:02

"Le tout au risque de diaboliser le marché de l’occasion qui représente au contraire une chance pour le secteur : celle de découvrir des auteurs, d’acheter d’autres livres neufs, d’inciter à la lecture à des tarifs plus accessibles."

Ou d'acheter d'autres livres neufs ou tous les livres d'un auteur que vous appréciez.
L'illusion des gauchistes. Croire toujours qu'il suffirait de raser gratis pour que le monde devienne amour. Si seulement le monde pouvait être aussi vertueux !
Si un lecteur peut avoir un livre moins cher, il l'achète moins cher et sil peut l'obtenir gratuitement, il le prend. Peu importe si l'auteur (en vie) de ce livre n'est pas rémunéré pour ce qu'il lui offre. Voilà comment fonctionnent les humains et voilà pourquoi beaucoup d'agriculteurs se retrouvent à crever de faim.

Je doute qu'un tarif plus accessible incite à la lecture. Pour inciter à lire, il y a l'école et les parents. Une question d'éducation. Si on ne vous apprend pas à lire et a vraiment lire, c'est-à-dire à comprendre l'intérêt de la lecture : la culture, la curiosité, la connaissance, que vous donniez des livres gratuitement à des non-lecteurs ne les incitera pas plus à lire. C'est de la démagogie de prétendre le contraire. Du même niveau de naïveté que l'idée de Dati d'implanter des librairies dans des quartiers ou des personnes ne fréquentent jamais leurs médiathèques. Remplacer une offre gratuite par une offre payante ne les amènera pas plus à la littérature.
La culture se paye. Les lettres et les arts ont un coup de fabrication. Faut arrêter de faire croire que la culture doit être gratuite. Les pays avec une économie forte ont plus de moyen pour produire des cathédrales et des œuvres avec des technologies pointues que les pays économiquement faibles. La richesse d'un pays s'évalue aussi a sa capacité à financer ses artistes et ses intellectuels. Tout l'histoire le démontre. Sans Philippe de Médicis, il n'y aurait pas eu les trésors de Florence.

L'ultra-libéralisme du net qui permet à des revendeurs de livres de faire fortune sur le dos des auteurs et des éditeurs ne créera aucun cercle vertueux. Au contraire ! Les marchands de livres d'occasion sur le net ne sont que des ogres qui dévorent tout et qui refusent de partager la valeur. Ils profitent.

Luna

13/12/2024 à 12:20

Ce système actuelle qui vire au paiement à la demande, n'est pas vertueux non plus.
Un livre, ce n'est pas de l'eau, le système ne doit pas tout nous faire payer dès qu'on tourne le robinet.
Et pourquoi pas fixer le prix d'une chaise au nombre de fois où l'on s'assoie dessus pendant qu'on y est !
Si les auteurs ne sont pas bien payés, c'est parce qu'ils sont considérés par les ultra libéraux comme des employés du livre que l'on peut remplacer par de l'IA aussi crétine, qu'insipide plutôt que comme des créateurs.
Je tacle et je botte en touche la remarque.
Nous ne sommes pas coupable, mais victime d'un piratage organisé !

Jojo

14/12/2024 à 17:09

Qeul rapport entre les IA et le marché d'occasion ?

Aurélie

15/12/2024 à 10:23

Ah bon des agriculteurs qui meurent de faim alors que ce sont eux qui cultivent les légumes ?
J'ai acheté "le vol des cigognes" de JC Grangé d'occaz, il est écrit en 4e de couverture 5,50 € à sa parution (2004 il me semble). 20 ans plus tard Le Livre de Poche le publie en plus gros caractères donc + de papier et ils vous expliquent le pourquoi de l'inflation, le papier coûte cher. Aujourd'hui on le trouve en librairie à 8,90 €, soit +62 %.
Avec un billet de 10 € vous ne pouvez plus acheter un roman de poche chez Babel noir. Ou le dernier livre de poche de Jérôme Fourquet coûte 11,40 €.
Si vous passez à Limoges, vous pourrez visiter Le Bibliovore, c'est une librairie d'occaz pleine à craquer.

Jojo

16/12/2024 à 09:29

Absurde de comparer le prix d'un livre de 2004 avec celui de 2024 !
L'inflation en 20 ans, elle est de combien ?
Et si vous souhaitez vous amuser à comparer des prix, prenez l'augmentation du prix du pain sur vingt ans et comparer le à l'augmentation du prix d'un livre sur la même période. Puis, comparer les deux à la réévaluation du SMIC toujours sur cette période. Vous constaterez que les livres ne coûtent pas si cher.

Falco

12/12/2024 à 09:47

Bonjour

Pour compléter cet article celui-ci permets de comprendre le pourquoi du comment..
il y a quelques années les chiffres GFK des ventes réelles étaient déjà catastrophiques ! 95% des plus des 75 000 parutions annuelles se vendaient à moins de 400 exemplaires. La machine à imprimer était poussé par les offices qui via les coûts fixes de diffusion distribution permet la fuite en avant de ce métier qui vit à découvert! Enlevez à Hachette, Madrigal ou à Editis mais aussi aux autres la distribution et la cavalerie qu’il en découle et tout leur système s’écroule ! Les points de vente par leur inscription à l’office et des taux de retour proches de 50% financent tout un système qui bénéficie à Amazon et aux GMS!
Merci


« Livres invendus : un taux de retour de 22 % et 25.000 tonnes pilonnées
Descendu à 19,3 % sur la période 2021-2022, le volume des livres invendus en France en 2023 s'établit à 22 % du volume d'ouvrages transportés vers les points de vente, d'après des données relayées par l'ADEME, l'Agence de la transition écologique, dans un rapport. Cela représente 41.000 d'ouvrages qui retrouvent les entrepôts des distributeurs.
Le 11/12/2024 à 15:30 par Antoine Oury
1 Réactions | 14 Partages
share
Dans son rapport final consacré aux flux de produits graphiques en France, l'Agence de la transition écologique réserve une petite partie de son examen au secteur du livre. Pour faire état des mouvements au sein de ce dernier, l'agence s'est appuyée sur les données fournies par le Syndicat national de l'édition, en cohérence avec celles apportées par les services de douanes.

En guise de préambule, l'ADEME relève les spécificités du marché du livre et de la production d'ouvrages en France, en notant par exemple l'« écart très important entre le nombre de livres produits par les éditeurs et le nombre de livres vendus sur le marché français ».

Dans un marché reposant sur une logique de l'offre (un grand nombre de titres sont mis sur le marché chaque année, 36.819 en 2023 selon le SNE), un certain nombre de références ne rencontrent pas leur public, ou pas dans des proportions idéales.

Ces références non vendues ne sont pas pour autant systématiquement évacuées du marché : « [L]a différence entre la production et la vente de livres vient augmenter les stocks des distributeurs rétribués par les maisons d’édition pour conserver les livres pendant des périodes pouvant dépasser la décennie », rappelle l'ADEME. D'après le SNE, plus d’un milliard d’exemplaires seraient actuellement en stock.

Une partie de ces ouvrages retournés est malgré tout détruite : 13 % du volume de livres du flux « Aller » ont ainsi été pilonnés sur la période 2021-2022, selon le SNE. Ce qui représentait tout de même, toujours sur cette période, 25.000 tonnes de livres sur les 36.900 tonnes d'invendus, soit 67 % des ouvrages retournés... En 2023, 25.000 tonnes d'ouvrages auraient été pilonnées, soit 60 % de l'ensemble, à savoir 41.000 tonnes de livres retournés.

Plus de livres invendus

L'ADEME, en s'appuyant sur les données du SNE, relève une hausse du taux d'invendus en 2023, estimé à 22 %, quand il était descendu à 19,3 % sur la période 2021-2022. L'agence précise cependant que « le taux de retour des points de vente vers les grossistes était en réalité d’environ 21 % de la production annuelle, selon le SNE, mais il est partiellement compensé par les ventes sur stocks ».

La question des ouvrages invendus est au cœur de multiples réflexions entamées par le secteur du livre, en particulier par les éditeurs et les libraires. Ces derniers pointent une production trop dense de nouveautés, et réclament des baisses de cadences, évoquant « une surproduction qui nuit à la diversité », comme le soulignait Anne Martelle, présidente du Syndicat de la librairie française, dans nos colonnes.

À LIRE - Librairie : ralentir pour mieux vendre ? Bilan de la Trêve des nouveautés

Du côté des éditeurs, les structures indépendantes sont confrontées à la même problématique, puisque l'importante production de nouveautés les met en difficulté pour trouver une place dans les librairies. Les plus grandes structures, en particulier celles intégrées à des groupes industriels, assurent que les rythmes de parution ont été considérablement ralentis...

Un regard général le confirme : en 2023, la production des éditeurs français a baissé, avec 36.819 nouveautés (- 5 % par rapport à 2022) et 457 millions d'exemplaires produits dans l'année, nouveautés et réimpressions confondues. Toutefois, ce léger recul de la production resterait insuffisant pour assurer la bonne santé de la chaine du livre, pointent de nombreux acteurs.

Pour réduire le taux d'invendus, le Syndicat national de l'édition travaille sur un outil, Filéas (pour Fils d'informations libraires, éditeurs, auteurs), qui permettrait de mieux suivre les ventes de livres et ainsi d'ajuster production et diffusion. Sa mise à disposition doit survenir en 2025.

Des livres plus épais

L'ADEME fait état d'une production en baisse, avec 456,3 millions d'exemplaires produits en 2023, chiffre que le SNE avait arrondi à 457 millions dans son propre rapport, contre 536 millions d'exemplaires en 2022. Détail amusant, le poids moyen en grammes des ouvrages produits augmente, passant de 384 g à 408 g en 2023. Moins de livres sont sortis des presses, donc, mais ils seraient plus épais...

L'ADEME note une particularité du secteur, le « solde négatif des échanges extérieurs très élevé », que l'agence explique par des « maisons d’édition faisant massivement appel à des imprimeurs situés hors des frontières ».

Tableau tiré du rapport Actualisation 2023 des flux de produits graphiques en France de l'ADEME
Tableau tiré du rapport Actualisation 2023 des flux de produits graphiques en France de l'ADEME
Le tonnage de papier mis en œuvre par le secteur est aussi en recul en 2023, de - 2 %, à 195.300 tonnes. Il s'agit du premier recul observé depuis l'année de la pandémie, en 2020 (- 10,9 % au cours de cette période exceptionnelle), et ce niveau n’est jamais vu depuis au plus d'une décennie. À titre de comparaison, en 2011, le tonnage annuel mis en œuvre s'élevait à 279.000 tonnes.« 

Jojo

12/12/2024 à 18:33

Oui et conclusion ?

Falco

13/12/2024 à 23:19

Trop de titres! N’importe qui publie n’importe quoi pour alimenter les offices qui ne sont que de la cavalerie de ce métier !
Le libraire paye tout avec la menace implicite de la faculté de retour et la loi Lang qui lui garanti une remise constante, un prix garanti et un encadrement des remises accordées y compris aux collectivités ! Ceci s’appelle une situation de monopole sans aucun risque!
Quand aux auteurs ceux qui font des ventes ils gagnent correctement leur vie, les autres … ont une carte de visite et un statut d’intellectuel mais n’ont pas grand chose d’intelligent à dire puisque les clients/lecteurs ne les achètent pas !
Le jour où les auteurs vivront que de leurs ventes…. Nous y sommes! Et beaucoup d’entre vous sont beaucoup trop payés par rapport au nombre de livres que vous avez écrit (??) et qui sont vraiment lus!
Maintenant … vous nous emmerdez !!!

Jojo

14/12/2024 à 17:03

Tout ça pour dire : les auteurs, vous nous emmerdez !

Ne lisez plus. Allez vous promener !

Falco

15/12/2024 à 11:04

Faut-il encore avoir quelque chose à dire d’intéressant et intellectuellement acceptable pour que le titre d’auteur ne soit pas galvaudé !
Bien souvent avec une IA vous obtenez de meilleurs résultats sans risque d’erreurs sur la chronologie ou sur les faits … car à force de manipuler telle ou telle encyclopédie et telle ou telle chronique les « auteurs » finissent par tout mélanger…
Essayez l’IA (ChatGPT) c’est bluffant !

Jojo

16/12/2024 à 09:31

Chat GPT n'a pas de conscience. Un peu comme vous monsieur le marchand d'occasion !

Falco

16/12/2024 à 09:38

Bonjour,
À la lecture de vos commentaires « votre conscience » (cachée derrière un pseudo comme le font tous les abrutis) doit être en RTT!
Vous ne connaissez rien à l’économie du livre !
Vos arguments sont simplistes et collectivistes !
Barrez-vous chez Maduro puisque tout est si beau dans les kolkhozes !
Merci

Lecteur

15/12/2024 à 21:03

Est-ce Rakuten ou Momox qui vous a fourni les éléments de language ? Tous leurs arguments y sont sagement repris. Bravo pour le copier-coller ! J'espère qu'ils paient bien...

Nicolas Gary - ActuaLitté

15/12/2024 à 23:08

Bonsoir
Je crains que votre ironie ou votre cynisme ne soient totalement déplacés.
Si les faits sont trop têtus pour ce que vous êtes en mesure d'accepter, n'accusez pas le messager ni son message, mais plutôt votre incapacité à comprendre ce qui est dit.
Ou changez la loi, pour changer le monde.
Mais arrêtez de nous insulter, c'est idiot.

elisée verjus

21/12/2024 à 12:40

Necroko un message d'espoir pour nos auteurs chéris ? un petit mot doux pour lanoelle ?

Necroko

21/12/2024 à 21:15

Pas marre de troller le site avec des pseudos générés via une IA ?

Falco

22/12/2024 à 12:12

Le Necroko ne serait pas un peu/beaucoup schizophrène ???

À la question de qu’est-ce le Nicroko ?, que je ne connais pas car je ne suis pas un lecteur de Manga ou de BD( à part Astérix, Tintin, Blake et Mortimer ou Lucky Luke (période cigarette !)) j’ai obtenu ça:
« Necroko, personnage de manga. Les Nécromes sont des êtres dénués d'émotion et ne ressentent qu'une seule chose : une faim insatiable pour le Wakfu qui les guide dans leurs actions. »
Alors je répète à l’hôpital qui se fout de la charité, vous n’êtes pas schizophrène ? Quant à moi c’est mon vrai nom !
Merci

Luna

22/12/2024 à 14:45

C'est un très joli nom.
Mais si ça continue comme ça avec cette logique ultralibérale va falloir payer une abonnement à vie pour avoir le droit de porter un prénom.
Non, tout cela va bien trop loin.
L'auteur est le propriétaire de son texte.
Le lecteur propriétaire de son livre et tous les autres sont des sangsues.
Et nous sommes, comme le disait Balzac, dans l'obligation de mentir, d'implorer un autre homme pour de l'argent, de nous courber devant un sot assis sur sa caisse, de recevoir son froid regard, son regard de sangsue plus odieux qu'un soufflet !

Falco

22/12/2024 à 17:51

Bonsoir Luna,

Comme dans la chute je le disais en lisant vos commentaires « jusque là tout va bien » mais ce dernier commentaire me laisse pantois et je me dis que vous devriez consulter vite car après ce stade d’état d’esprit il ne vous reste que la strychnine où la mort aux rats….
Allez une petite tisane et au lit !
Joyeux Noël !

Necroko

23/12/2024 à 02:18

je parlais au troll aux multiples pseudos "elisée verjus" pas à toi (l'autre troll).

Falco

23/12/2024 à 11:02

Ce commentaire a été refusé parce qu’il contrevient aux règles établies par la rédaction concernant les messages autorisés. Les commentaires sont modérés a priori : lus par l’équipe, ils ne sont acceptés qu'à condition de répondre à la Charte. Pour plus d’informations, consultez la rubrique dédiée.

Plus d'articles sur le même thème

ActuaLitté

Laâyoune, en attendant : entre football et Maroc, le Sahara face au réel

“Les sources“. En arabe, cela se dit Laâyoune, aujourd’hui la plus importante ville du Sahara occidental. Riche en nappes phréatiques dans une zone de désert, la ville a toujours représenté un lieu de repos. Et d’approvisionnement. En eau. Donc en vie. Et c’est là que Nicolas Rouillé installe son nouveau livre, Laâyoune, en attendant. Et malgré le silence du désert, de nombreux échos se font entendre. 

14/01/2026, 11:15

ActuaLitté

Artaud face au marxisme : la révolution ne se limite pas à l’estomac

Le « momo » Ilios Chailly revient avec un texte ample et nerveux, consacré à Antonin Artaud et à l’idée d’une révolution vivante de l’esprit. Au fil d’une traversée du surréalisme, des ruptures avec Breton et des secousses mexicaines, notre spécialiste déroule une lecture combative, pleine d’éclats. Artaud y apparaît moins comme une figure à célébrer que comme une déchirure qui oblige à sortir des automatismes. Un long format pour qui veut prendre le temps d’une secousse intérieure.

29/12/2025, 13:11

ActuaLitté

Ask this book : Amazon met une IA dans vos livres, un étrange assistant qui arrive sur Kindle

On l’a d’abord pris pour une commodité, un de ces petits raffinements qui rendent la lecture numérique plus fluide. Puis la question s’impose : qu’implique, au juste, un chatbot d’IA embarqué dans un livre ? Avec Ask this Book, Amazon dote l’application Kindle iOS d'un compagnon de lecture à qui poser des questions directement – personnages, intrigue, thèmes – et d’obtenir des réponses instantanées. 

15/12/2025, 10:07

ActuaLitté

Éditions de Minuit : anatomie d’un mythe discret à l’ère des algorithmes

Que dit le web d’un éditeur lorsqu’on cesse de parler sur lui pour observer ce qui se dit autour de lui ? À l’heure où la critique littéraire se fragmente entre médias prescripteurs, plateformes numériques, blogs spécialisés et réseaux sociaux, l’image d’une maison d’édition ne se construit plus seulement dans ses catalogues ou ses manifestes, mais dans un écosystème discursif diffus, cumulatif, parfois contradictoire. Les Éditions de Minuit, réputées pour leur discrétion autant que pour leur exigence, offrent à cet égard un terrain d’observation singulier.

12/12/2025, 11:40

ActuaLitté

Transgression au féminin : de Rim Battal à Mririda N’Aït Attik

Paris. Vendredi, 4 décembre 2025. Rim Battal présente à Montmartre, son roman, Je me regarderai dans les yeux, éditions Bayard. La narratrice, dix-sept ans, dénonce, dès la première phrase, avec des mots crus, le chantage à la virginité. « Cela n’a pas duré plus de cinq minutes, mais, j’eus l’impression de passer une journée entière, les jambes écartées, nues, sur cette table d’examen médical ». Par Mustapha Saha.

10/12/2025, 19:11

ActuaLitté

Imaginer des mondes que la science finit par construire : l’incroyable pouvoir des néologismes

D’où viennent les mots qui façonnent notre imaginaire technologique ? Des laboratoires, des auteurs de science-fiction… ou d’un espace trouble entre les deux ? Le mémoire Néologismes, entre fiction et réalité explore précisément cette zone de frottement où se rencontrent écrivains visionnaires et ingénieurs bien réels. Une question traverse ces pages comme un fil rouge : comment les néologismes circulent-ils entre inventions fictives et réelles, jusqu’à parfois se répondre, se nourrir, se transformer ?

08/12/2025, 10:50

ActuaLitté

3 € pour lire : mythes et réalités d’une “taxe sur la lecture”, sur fond de crise du livre

Enquête et contre-enquête... La tribune d'Amazon incriminant les frais de port obligatoires détaille un constat alarmiste : depuis l’entrée en vigueur de la loi Darcos, les lecteurs paieraient 3 € à chaque commande inférieure à 35 €, une « taxe sur la lecture », affirme Amazon France qui aurait déjà coûté plus de 100 millions d’euros aux lecteurs. Mais le discours du directeur général mérite d’être nuancé — voire contesté — à plusieurs égards.

08/12/2025, 06:30

ActuaLitté

Derrière Les Humanoïdes associés, la mystérieuse galaxie Giger

La dégringolade des Humanoïdes associés et du groupe américain Humanoids a choqué les milieux de la bande dessinée et de la science-fiction. Cependant, ces liquidations successives ne semblent pas remettre en question l’activité éditoriale de la structure, entre un calendrier de nouvelles parutions et le maintien de Métal hurlant en kiosques. La conséquence d’un montage économique et financier basé sur une foisonnante galaxie d’entreprises…

05/12/2025, 15:18

ActuaLitté

Henri Fellner : “On a passé toute notre vie dans un écosystème dysfonctionnel, illégal”

Lorsqu’Henri Fellner raconte son premier jour à l’AGESSA, pour préparer sa retraite, il est presque soulagé de « faire les choses dans les règles ». Il vient d’entrer dans le monde professionnel par la grande porte : des collaborations avec Bayard, des dessins publiés dans des journaux sérieux, un environnement éditorial structuré. Bref, le scénario idéal pour un artiste de bonne volonté. Pourtant, la scène qui se déroule ce jour-là est d’une absurdité glaçante.

05/12/2025, 10:38

ActuaLitté

Les Humanoïdes associés : récit d'un crash intergalactique et transatlantique

En matière de BD et de science-fiction, difficile de faire plus mythique que Les Humanoïdes associés, maison d'édition fondée en 1974 par Moebius, Philippe Druillet, Jean-Pierre Dionnet et Bernard Farkas. Portée par le vaisseau Métal hurlant, revue qui a influencé des générations de créateurs, elle a connu une existence mouvementée, faite de succès historiques et d'échecs tout aussi retentissants. Le dernier en date, en 2025, a tout emporté sur son passage.

01/12/2025, 12:25

ActuaLitté

Artaud dans le désert algérien : ce que Zemmour ne comprendra jamais

Cette année-là, tout s’est mis à trembler. L’Europe se crispe comme une bête acculée. L’Allemagne d’Adolphe Hitler transforme la haine en ministère, et en France, le 6 février manque de renverser la République. Les ligues d’extrême droite déferlent sur la Concorde, veulent déborder la Chambre, les tirs claquent : quinze morts, des centaines de blessés. Le pays comprend soudain que le coup d’État n’est plus un fantasme, mais un film déjà storyboardé, presque tourné. Par Ilios Chailly.

28/11/2025, 19:05

ActuaLitté

Witkacy ou la Forme Pure : l’art en état de crise permanente

Stanisław Ignacy Witkiewicz, dit Witkacy (1885-1939) est un « génie multiple » selon les mots d’Alain van Crugten. Peintre, dramaturge, romancier, photographe, mais aussi théoricien, il n’a cessé de penser l’art en des termes radicaux : ni instrument moral, ni relais politique, ni traduction psychologique. Par Charles Garatynski.

28/11/2025, 18:44

ActuaLitté

Librairies indépendantes : face à l’assaut du numérique, quelles stratégies ?

ANALYSE – À l’ère de l’omnicanal et des médias sociaux, le commerce se métamorphose : derrière le magasin physique se dessinent de nouveaux modèles économiques, des logistiques repensées et une concurrence élargie à l’échelle mondiale. Pour les librairies, en particulier, cette révolution numérique ne constitue ni une simple rupture ni une menace, mais bien un levier potentiel d’innovation, à condition de conjuguer identité locale, expertise culturelle et nouveaux usages. Par Joel Diatezo.

24/11/2025, 10:48

ActuaLitté

Collecter l’argent des œuvres ne donne pas droit à diriger la sécurité sociale des artistes

ANALYSE – L’interview du sénateur Jean-Raymond Hugonet, publiée dans nos colonnes, avait tout du plaidoyer tranquille : les organismes de gestion collective (OGC) seraient des acteurs « naturels » de la gouvernance sociale des artistes-auteurs, presque des piliers historiques qu’il conviendrait enfin de remettre à leur place. Mais la réalité, documents à l’appui, s’avère beaucoup plus nuancée. Et parfois franchement contraire à ce qui est avancé.

19/11/2025, 16:38

ActuaLitté

Antonin Artaud à Rodez : vision gnostique contre raison psychiatrique (les électrochocs)

Kabhar Enis – Kathar Esti est le premier grand texte écrit par Antonin Artaud à Rodez après les électrochocs. Entre histoire mouvementée du manuscrit, analyse détaillée de ce « chant gnostique » et mise en cause du regard psychiatrique du fameux Dr Ferdière, le comédien et auteur passionné du Mômo, Ilios Chailly, montre combien ce texte, trop vite rangé du côté du délire, révèle au contraire un Artaud cohérent, informé et métaphysiquement rigoureux.

14/11/2025, 16:01

ActuaLitté

“On a sauvé la maison” : enquête sur une réforme conçue pour protéger à tout prix la SSAA

Présentée comme une modernisation, la réforme du régime social des artistes-auteurs a surtout permis de préserver la Sécurité sociale des artistes-auteurs (SSAA), héritière de l’Agessa. Derrière les mots de « transformation » et « efficience », les documents internes et le rapport Bensimon-Weiler révèlent une manœuvre institutionnelle : sauver la structure, pas les artistes.

28/10/2025, 14:32

ActuaLitté

Antonin Artaud face au théâtre balinais : naissance du Théâtre de la Cruauté

En 1931, au bois de Vincennes, l’Exposition coloniale internationale fut pour Antonin Artaud une expérience décisive. C’est là, devant les danses balinaises, qu’il découvrit un art total — fait de rythme, de souffle et de présence — qui allait bouleverser sa conception du théâtre et inspirer Le Théâtre et son Double. Par Ilios Chailly.

27/10/2025, 12:51

ActuaLitté

Agone, Abyme et Les Crépusculaires : Mathieu Gaborit, 30 années de magie

Je me revois encore, il y a près de trente ans, tournant fébrilement les pages de Souffre-Jour, premier tome des Chroniques des Crépusculaires. À l’époque, adolescent sortant du brevet des collèges, j’ignorais que ce roman marquerait un tournant pour la fantasy française. Ou alors, une brillante carrière de journaliste littéraire s'ouvrait – ou, plus sérieusement, un bel avenir en cabinet de voyance. J'ai peut-être fait erreur...

26/10/2025, 13:54

ActuaLitté

Littérature contre slogans : comment les romans racontent l’Amérique de Trump

La Novlangue trumpienne s’impose au-delà des réseaux sociaux.  Elle procède par une simplification extrême. Elle utilise des slogans binaires et des expressions émotionnelles percutantes qui réduisent notre capacité à penser la complexité du réel. Heureusement, la littérature offre un contrepoint salutaire. Les romans américains dessinent un tableau beaucoup plus divers. 

29/09/2025, 10:32

ActuaLitté

Traumas et secrets : la famille brisée de la rentrée littéraire 2025

De la mère aimante et cruelle au père absent, des secrets d’exil aux violences conjugales, la rentrée littéraire 2025 déborde de familles blessées. Psy, sociologue ou sympathisant d’extrême droite : chacun lirait ces romans différemment. Mais tous s’accorderaient sur une chose — la famille n’a jamais été aussi fragile, ni aussi centrale en littérature.

06/09/2025, 11:10

ActuaLitté

Enquêteurs atypiques et sujets de société : le polar cosy du XXIe siècle

Sous ses airs traditionnels, le cosy mystery contemporain n’est pas figé dans le passé. Au contraire, il évolue pour refléter la société d’aujourd’hui, introduisant de la diversité dans ses personnages et abordant des thèmes actuels – tout en conservant sa légèreté caractéristique. 

03/09/2025, 10:07

ActuaLitté

Polar breton, enquête provençale : le cosy mystery à la française

Le phénomène du cosy mystery n’a pas tardé à franchir la Manche pour gagner le cœur des lecteurs francophones. Longtemps, le genre est resté confidentiel en France – cantonné aux traductions d’Agatha Christie ou aux intrigues so british. Mais ces dernières années, on assiste à une véritable déferlante de polars “douillets” adaptés à l’Hexagone.

01/09/2025, 11:07

ActuaLitté

Comment les héritiers d’Agatha Christie ont modernisé “cosy mystery” ?

La silhouette en tweed de Miss Marple continue de hanter le cosy mystery, mais le genre ne vit pas que dans le souvenir d’Agatha Christie. Après l’âge d’or britannique des années 1920-1930, il a traversé le siècle en se renouvelant par petites touches, sans rien perdre de son ADN bienveillant. 

26/08/2025, 11:52

ActuaLitté

Le cosy mystery, ce polar qui réchauffe le cœur des lecteurs

Le rideau s’ouvre sur un manoir anglais baigné de lumière, un chat qui ronronne près de la cheminée, et une vieille dame souriante servant le thé. Bienvenue dans le cosy mystery, un sous-genre du polar où même le crime semble se dérouler sur la pointe des pieds. Ici, le meurtre se fait feutré, l’énigme se tricote au coin du feu et l’atmosphère est aussi apaisante qu’une balade dans la campagne anglaise.

23/08/2025, 10:15

ActuaLitté

La vulnérabilité comme langage commun des années 2020

Que raconte, au fond, cette Sad Girl Literature ? D’abord une expérience vécue — solitude, précarité affective et matérielle, hyper-conscience de soi — qui n’est pas que « triste ». Elle est politique (dans la manière de décrire le corps face aux normes), économique (dans la façon de détailler l’épuisement au travail), médiale (dans l’imbrication du récit et des réseaux).

20/08/2025, 13:30

ActuaLitté

Redéfinir l’expérience de lecture à l’heure du livre numérique accessible

Aujourd’hui encore, plus de 2/3 des livres numériques jeunesse sont produits dans des formats qui reprennent fidèlement la mise en page de leur version imprimée. Une solution rassurante pour les éditeurs, car elle garantit que le rendu visuel reste intact. Mais ce choix interroge sur leurs stratégies numériques, notamment par l’inclusion de ceux qui présentent des troubles (dys…), devenue une exigence majeure.

19/08/2025, 11:28

ActuaLitté

Sad girl lit : mode fugace ou symptôme durable ?

Tour à tour caricaturé en littérature de l’ennui chic et célébré comme le miroir des tourments contemporains, le « sad girl lit » n’en finit pas de provoquer. Accusé d’uniformiser l’expérience féminine, il est aussi le terrain d’expérimentations queer, de fables cannibales et d’utopies « hopepunk ». Symbole d’une génération qu’on dit mélancolique, ce label concentre surtout les fractures d’une critique en quête de nouveaux horizons.

19/08/2025, 11:18

ActuaLitté

Marketing de la vulnérabilité : BookTok et Sad Girl Lit, les usines à émotions

Difficile d’évoquer la diffusion du phénomène SadGirlLit sans parler de BookTok. En 2021, les ventes de livres imprimés aux États-Unis ont atteint un sommet historique (825 millions d’unités) — l’analyste NPD citée par le World Economic Forum pointait explicitement l’effet TikTok et la création de rayons « BookTok made me buy it » chez des chaînes comme Barnes & Noble.

18/08/2025, 08:00

ActuaLitté

Pourquoi ces héroïnes fascinent : anatomie de l'archétype Sad Girl Lit

Quels sont les codes qui reviennent dans cette fameuse Sad Girl Literature ? D’abord l’introspection — une voix narratrice qui rase les bords, examine les pensées comme on tourne une pierre entre les doigts. Les héroïnes sont ultra-conscientes de leur corps, de leur image, du regard qui pèse. 

17/08/2025, 08:34

ActuaLitté

D’où vient la littérature de ”Fille triste“ ? petite histoire d’un grand malentendu

L'expression « sad girl literature » ou Sad Girl Lit circule depuis plusieurs années dans les médias anglo-saxons, parfois comme une étiquette marketing, parfois comme un repoussoir critique. Une littérature de la vulnérabilité qui serait apparue, avant de devenir un label mondial. Sortez les mouchoirs, ça va pleurer dans les chaumières...

15/08/2025, 11:40

ActuaLitté

Quand la science passe en mode fiction : les experts racontent le climat

À la croisée des chemins entre littérature et science, une tendance émerge : des essais romancés et des fictions écrites par des scientifiques pour mieux faire passer le message climatique. Incapables de se faire entendre avec leurs graphiques et équations, certains experts choisissent la plume du conteur pour frapper les esprits. Suite de notre dossier explorant les multiples aspects de la Climate Fiction.

12/08/2025, 09:40

ActuaLitté

De la haine au racisme, puis au génocide : la terrible leçon d'Histoire signée Marvel

Une épopée n’a pas besoin de chapitres par dizaines pour édifier un récit époustouflant. X-Men, Futur antérieur offre la quintessence de ce que les histoires déclinées autour des porteurs du gène X permet. Sorti en 2023, et signé Marc Guggehnheim au scénario et Manuel Garcia au dessin, ce récit devient un manuel de philosophie contre les dérives totalitaires. Et bien plus encore. 

27/07/2025, 19:23

ActuaLitté

"Violeur !" : dans les coulisses d'un livre choc sur le porno

Il y a eu #MeToo. Il y a eu les viols de Gisèle Pélicot. Et puis, il y a l’affaire de la pornographie amateure : French Bukkake, Jacquie et Michel. Face à ces violences, quinze autrices et journalistes ont uni leurs forces pour créer Sous nos regards, un livre collectif et entièrement bénévole publié aux éditions du Seuil, véritable ovni dans le paysage éditorial. ActuaLitté vous embarque dans les coulisses d’une aventure littéraire hors norme, où solidarité, écriture et engagement ne font qu’un.

03/07/2025, 16:49

ActuaLitté

"Un miracle ?" : ces biographies sur le pape Léon XIV... qui n’en sont pas

Ce 8 mai 2025, tous les regards étaient braqués sur la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre, au Vatican. Alors que le nouveau pape Robert Francis Prevost, alias Léon XIV, se présentait pour la première fois au monde entier, des petites mains s'affairaient en coulisses pour publier les premiers ouvrages sur ce nouveau visage...

27/05/2025, 12:36

ActuaLitté

Pourquoi Jeanne & Juliette fait le pari d’une édition sincère et incarnée ?

Éditrice et fondatrice des éditions Jeanne & Juliette, Virginie Bégaudeau signe une série d’articles dans nos colonnes. Sa maison propose des récits aux figures féminines fortes, ancrées dans des contextes historiques marquants – un écho à notre époque, par-delà les siècles. Or, être indépendant, c'est publier librement, mais jamais seule. Voici son dernier billet.

10/05/2025, 14:48

ActuaLitté

Roman historique : quelle place pour les auteurs francophones ?

L’éditrice Virginie Bégaudeau, fondatrice des éditions Jeanne & Juliette, ouvre pour ActuaLitté une série d’articles inédits. Sa maison met les femmes au cœur des récits, les inscrivant toujours dans un cadre historique fort. Des héroïnes puissantes confrontées à des contextes tout aussi marquants. Pour dernière analyse, elle mesure la présence d'oeuvres francophones en regard de celles traduites : alors ?

07/05/2025, 09:00

Autres articles de la rubrique À la loupe

ActuaLitté

“Il faut s’organiser collectivement pour se défendre concrètement”

La branche Métiers du livre de SUD Culture Solidaires a tenu, vendredi 16 janvier 2026, une conférence de presse à l’annexe de la Bourse du travail de Paris. Ses membres, aux côtés d’autres acteurs engagés du monde du livre, y ont dénoncé la multiplication des attaques d’extrême droite contre les librairies et le climat politique, policier et médiatique qui les rend possibles. Un fait jugé inédit depuis des décennies a été particulièrement souligné : la perquisition, le 7 janvier dernier, de la librairie féministe Violette and Co.

16/01/2026, 18:22

ActuaLitté

L’industrie du livre, ou l’art délicat de se concentrer en feignant de s’en foutre

Il y a dans l’industrie du livre quelque chose d’un ballet étrange : une danse de bilans déficitaires, de discours vertueux, de concentrations “raisonnables” et de communiqués qui jurent, la main sur le cœur, que tout cela se fait au nom de la diversité. On fusionne pour mieux défendre la pluralité, on rationalise pour préserver la création, on licencie pour sauver la chaîne du livre — cette créature mythologique que tout le monde invoque mais que plus personne ne nourrit vraiment.

16/01/2026, 12:22

ActuaLitté

Feryane, 34 ans de grands caractères : “Une belle aventure“ qui s’achève

Créée en 1991 et basée à Viroflay dans les Yvelines, la maison d’édition Feryane, spécialiste des rééditions en grands caractères, a annoncé sur son site sa cessation d’activité au 31 décembre 2025. L’entreprise familiale laisse derrière elle plusieurs centaines de titres, et une histoire de lecture partagée, portée dès l’origine par une femme convaincue qu’un lecteur malvoyant devait pouvoir lire « la même chose que sa cousine ».

15/01/2026, 17:10

ActuaLitté

Ô Mères d’Iran de Massoumeh Raouf : le cri d’une mère courage

« L’Histoire ne se répète pas, elle bégaie » avait déclaré Mendès-France à la tribune de l’Assemblée Nationale. L’Iran, pour son grand malheur, se prête parfaitement à cette maxime. Massoumeh Raouf, journaliste iranienne, a fui son pays à la suite de sa condamnation à 20 ans de réclusion. Elle réussit à s’évader de prison et a raconté sa détention ainsi que son évasion en 2022 aux éditions Balland dans Évasion de la prison d’Iran

15/01/2026, 16:46

ActuaLitté

Et si le webtoon sauvait la BD sur smartphone ? L’expérience inattendue de Bang !!

À l’origine de Bang!, il n’y a ni pitch de start-up calibré ni fascination naïve pour la technologie. Il y a d’abord un constat, presque évident que pose Clément Cousin : l'offre de BD numérique actuelle, ne fonctionne pas. Ou plutôt, « la façon de consommer de la BD en digital est cassée », résume-t-il sans détour. Trop souvent, l’adaptation numérique se contente de transposer la page papier sur un écran qui n’a jamais été pensé pour elle (ni peut-être à elle). Résultat : une expérience inconfortable, peu fluide, parfois décourageante.

15/01/2026, 16:09

ActuaLitté

Pierre Bordage, trente ans d’amitié et de traversées

Marion Mazauric rend hommage à Pierre Bordage, compagnon de route et géant de l’imaginaire, en retraçant trente ans d’amitié, de livres et d’audace littéraire. Un texte personnel et puissant, à la mesure d’un écrivain dont l’œuvre et la vie n’ont jamais cessé de se confondre. Voici l’hommage que le Diable lui a rendu par la voix de Marion Mazauric.

15/01/2026, 11:45

ActuaLitté

“La mémoire des Européens semble figée et anesthésiée“ : entretien avec François-Michel Durazzo

Première moitié du XIXème siècle… Fils d’une tenancière de bordel, l’aventurier viennois Redo Hauptsammer débarque dans l’austère commune de Szonden, bourgade imaginaire située dans le détroit de l’Oder, en Prusse orientale. Par Étienne Ruhaud.

14/01/2026, 11:48

ActuaLitté

Simon de Jocas : “Être éditeur, c’est aller à la rencontre de l’autre”

Il y a des transmissions qui ressemblent à des bilans. Or celle de Simon de Jocas, ancien président des Éditions Les 400 coups, tient plutôt du déplacement : quitter la barre sans quitter la route. Au moment où l’on voudrait l’installer dans une « après-vie » paisible, il rectifie le récit, d’un ton ferme et souriant. « Quand on me demande si je prends ma retraite, je dis non, ce n’est pas prendre ma retraite. »

14/01/2026, 09:33

ActuaLitté

Répression en Iran : lettre ouverte d'un photojournaliste au président Emmanuel Macron

Dans une lettre ouverte, le photojournaliste franco-iranien Reza Deghati interpelle le président de la République, Emmanuel Macron, sur la répression en cours en Iran. À travers le destin de Rubina, jeune étudiante tuée lors d’une manifestation, le photojournaliste franco-iranien appelle la France à un sursaut politique et moral.

13/01/2026, 12:43

ActuaLitté

À Marseille, des livres de montagne et de nature pensés pour les enfants

À Marseille, les Éditions du Chemin des Crêtes ont longtemps raconté l’aventure aux adultes, sacs au dos, baudriers serrés et récits plein la tête. Randonnée, escalade, parapente, course à pied : la maison a bâti son identité autour du plein air et de celles et ceux qui l’arpentent. Aujourd’hui, le regard se décale, à hauteur d’enfant.

 

13/01/2026, 10:00

ActuaLitté

Livre jeunesse : ”Les enfants aiment rêver, mais ils aiment aussi comprendre”

Les Éditions Quanto ouvrent un nouveau chapitre de leur histoire éditoriale avec le lancement d’une collection jeunesse, conçue comme une extension naturelle de leur travail autour de la transmission des savoirs. Portée par une approche exigeante, attentive au langage et à la narration, cette collection entend s’adresser aux enfants sans les infantiliser, tout en créant un espace de lecture partagé entre générations.

12/01/2026, 14:26

ActuaLitté

“L’édition n’est pas épuisée. Elle est saturée”

TÉMOIGNAGE - « OnlyFans ou le Bois de Boulogne. Ce sont là mes dernières options. Je suis éditrice. Voici mon histoire. Elle est authentique. » Épisode 8. Il fallait marquer une pause, pour vous autant que pour moi. J'ai partagé pas mal de choses dans ces colonnes, mais les confiseurs n'ont pas le monopole de la trêve. Je m'appelle Victoire. J'ai eu la révélation que je cherchais.

10/01/2026, 10:38

ActuaLitté

“Connaisseur averti du temps incertain” : Michel Jeury, une longueur d’avance sur notre époque

Figure majeure et pourtant trop discrète de la science-fiction française, Michel Jeury aura profondément marqué la littérature de l’imaginaire en bouleversant notre rapport au temps, au langage et à la conscience. À l’heure où sa Trilogie chronolytique s’apprête à renaître en librairie, cet article propose une traversée mémorielle et critique de l’œuvre d’un écrivain essentiel, à la croisée du romanesque terrien et des audaces conceptuelles de la SF, dont l’héritage continue d’irriguer silencieusement notre présent.

09/01/2026, 10:51

ActuaLitté

Lettre à nous, les hyper-délirants : “Vivre est bien souvent devenu une pathologie qui réclame la molécule idoine”

Particulièrement sensible aux commentaires survenus suite à la publication de sa Lettre à Nicolas Demorand, l’auteur Christophe Esnault a voulu revenir sur le sujet. « J’y ai vu beaucoup de personnes en souffrance psychique, aussi je me pose en hyper-délirant et ai écrit ce texte sous neuroleptique, comme tout ce que j'ai écrit depuis à peu près quinze ans. » En découle le texte qui suit.

08/01/2026, 12:33

ActuaLitté

Un nouveau bilan dans votre boîte mail : de belles découvertes

2026 pointe le bout de son nez et Elsa l'accompagne avec quelques dernières recommandations, un bilan personnel et de bonnes résolutions. En avant la musique !

07/01/2026, 17:15

ActuaLitté

ActuaLitté a réuni 1,7 million de lecteurs en décembre 2025 : et vous ?

Allez savoir pour quelle raison les débuts d’année sont propices aux bilans des mois passés : un côté bicéphale janusien, probablement. Pas encore détachés de ce qui s’achève, on peine à se projeter dans l’avenir. Ou bien, puiser des forces dans les réussites qui insuffleront l’énergie indispensable. En ce mois de janvier, c’est bien le cas : notre média a explosé les compteurs.

07/01/2026, 16:53

ActuaLitté

Grand bal parlementaire : quand les artistes-auteurs et autrices imposent leur musique

Il faut forcément un événement d’importance pour m’arracher à mon Angleterre chérie et m’éloigner de mes cottages humides et de mes thés parfaitement infusés. Mais les réjouissances de décembre et l'organisation de grands bals constituent une excuse parfaitement recevable. Plus encore lorsque ces festivités se tiennent à Paris… Tenez-vous le pour dit, moi, Lady en Passant revient en cette nouvelle année. Avec mes meilleurs voeux...

07/01/2026, 10:51

ActuaLitté

Pourquoi la bibliothérapie séduit de plus en plus de publics

Lectrice de toujours, autrice et praticienne confirmée, Céline Mas retrace ici le chemin qui l’a conduite à la bibliothérapie. De la découverte fondatrice de Sadie Peterson Delaney à la construction d’une méthode croisant littérature et sciences cognitives, elle raconte une pratique exigeante, engagée, et profondément ancrée dans le réel. Un témoignage à la première personne qui éclaire les enjeux, les responsabilités et les promesses d’un accompagnement par les livres.

05/01/2026, 11:56

ActuaLitté

Bonne année 2026 : surtout, surtout, restez bien concentrés

Il est de ces mots qui n'ont l'air de ne rien demander, tout en exigeant beaucoup. “Concentration”, par exemple. Au hasard. Terme apparemment sage, presque scolaire, il convoque des réalités autrement plus explosives qu'en apparence. En ce début de 2026, c’est avec lui que l’on vous souhaite une bonne année. Bien concentrée. Très concentrée... 

01/01/2026, 21:25

ActuaLitté

Faire de l’argent avec son séjour en prison : et si Sarkozy reversait ses droits d’auteur ?

Un titre qui surgit hors de la longue nuit carcérale, et un emballement médiatico-économique qui s’ensuit... En ce dernier jour de l’année, invitons chacun à prendre de bonnes résolutions et ses responsabilités. ActuaLitté propose ici une Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, l’enjoignant à la générosité.

31/12/2025, 10:56

ActuaLitté

Basile Panurgias : “Un bon livre est un livre dont on oublie le genre”

Auteur d’une grosse dizaine de romans depuis 1992, célébré par Arnaud Viviant ou Frédéric Beigbeder (entre autres), Basile Panurgias revient à ses origines familiales, pour évoquer Athènes à travers un nouvel opus percutant, publié par les soins des éditions Séguier : Le Roman de Vassilis. On y suit un génie du backgammon, architecte franco-grec, accusé, à tort, d’être responsable du décès de sa femme, s’exiler sur ses terres ancestrales, pour y retrouver sa mère, ex-star de la télévision hellène. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.  

30/12/2025, 11:15

ActuaLitté

“Le nom de l’éditeur ne suffit plus” : acheter des livres, à l’ère des milliardaires

Face à la concentration croissante de l’édition, l’application Quisbn ? ambitionne de rendre visibles des liens de propriété largement méconnus du public. En scannant un ISBN, elle permet d’identifier les groupes auxquels appartiennent les maisons d’édition, au moment même de l’achat. Fondé sur le croisement de sources publiques et une veille contributive, l’outil entend démocratiser l’accès à des données économiques complexes et nourrir une compréhension plus éclairée du monde du livre.

26/12/2025, 10:18

ActuaLitté

L’édition française va mal ? “Le lecteur n’a pas disparu. Il s’est déplacé”

Voici l'histoire d'un renoncement intérieur. Loin de l’image d’un secteur agressé de l’extérieur, l'industrie du livre serait gagné par le conformisme, la frilosité intellectuelle et l’autosatisfaction morale, où la curiosité éditoriale s’est effacée au profit de la reproduction, de la sécurisation et de l’alignement idéologique. Un diagnostic sévère qui interroge la perte de sens du métier d’éditeur et pointe une crise moins visible mais plus radicale : celle du désir, du risque et de la confiance dans l’intelligence du lecteur.
 

25/12/2025, 09:45

ActuaLitté

Ni guéri ni vaincu : continuer à créer avec la maladie

En 2022, j’ai publié sur Actualitté une tribune dans laquelle je décrivais des symptômes physiques apparus dans les semaines ayant suivi ma vaccination contre le Covid-19. À l’époque, je traversais une période d’errance médicale profonde. Je ne savais pas ce que j’avais. Je ne disposais d’aucun diagnostic. Je tentais simplement de mettre des mots sur ce que je vivais, avec les outils dont je disposais alors : l’écriture et le témoignage. Depuis, beaucoup de choses ont changé. Par Guilhem Méric.

24/12/2025, 10:26

ActuaLitté

“Économiquement, la vente en librairie ne suffit pas”

À première vue, on croit connaître le livre de photographie : des photos - logique -, un « beau livre », un objet qu’on feuillette. Mais il n’est ni un simple album, ni une exposition mise en pages, ni une illustration chic d’un texte. C’est un récit, un langage à part entière - et c’est précisément parce qu’il reste méconnu, parfois mal identifié, que l'association France PhotoBook inaugure une Journée de sensibilisation au livre de photographie, le jeudi 22 janvier 2026 à Amiens, de 9h30 à 17h30.

23/12/2025, 17:32

ActuaLitté

“La première règle du Knight Club, c'est de s'approprier les croisades” Arthur de Pins

Parti guilleret de son atelier à Bastille, Arthur de Pins nous attendait devant l’Institut du Monde Arabe. On s’était promis de parcourir ensemble la bibliothèque et les ouvrages médiévaux, parler de l’art de la forge au XIIIe siècle, dans le Royaume d’Israël… et ce n’était que l’apéritif. Une immersion complète pour aborder son dernier livre Knight club, un roman graphique entre tempête de sable et vis comica

23/12/2025, 11:04

ActuaLitté

Emmanuel Khérad : “La mobilisation du public me donne une responsabilité”

Après l’arrêt brutal de La Librairie francophone, Emmanuel Khérad retrouve l’antenne avec Le Club francophone, un nouveau programme culturel diffusé sur TVMonaco et YouTube. Télévision, production indépendante, jeunesse, lecteurs, libraires et francophonie : l’animateur et producteur revient sur la genèse du projet, et ses ambitions pour l'année à venir.

22/12/2025, 18:01

ActuaLitté

Livres : ce que change vraiment la décision de l'Europe pour Amazon

Depuis plus de dix ans, la France tente de contenir l’influence des géants du commerce en ligne sur le marché du livre. Après la loi de 2014, puis la loi « Darcos » de 2021, un seuil minimal de facturation des frais de livraison a été instauré pour éviter que certains acteurs — Amazon en tête — ne pratiquent des tarifs quasi nuls. 

22/12/2025, 17:59

ActuaLitté

“Pourquoi nous ne vendrons pas le dernier livre de Nicolas Sarkozy”

Même au-delà des frontières de l'Hexagone – et peut-être plus encore – le dernier ouvrage de Nicolas Sarkozy fait polémique.  Hassen Jaied, entrepreneur franco‑tunisien du monde de l’édition et de la librairie en Tunisie, se passionne pour les mutations de l’industrie. Il pose les bases de principes ethiques et moraux dans le commerce du livre, et ses librairies en particulier.

20/12/2025, 15:25

ActuaLitté

“Après Noël, le monde de l’édition n’implosera pas. Il fera bien pire : il continuera.”

TÉMOIGNAGE - « OnlyFans ou le Bois de Boulogne. Ce sont là mes dernières options. Je suis éditrice. Voici mon histoire. Elle est authentique. » Épisode 7.  Dans une série télévisée, on approcherait du dernier épisode : happy end, drame humain, mariage improvisé, explosion de volcan, paix mondiale, invasion d'aliens, c'est selon. Je m'appelle Victoire. Et je relis actuellement V pour Vendetta

20/12/2025, 11:59

ActuaLitté

Après les agressions, Paris crée un dispositif d’intervention rapide pour les librairies

Après plusieurs semaines de polémique, le Conseil de Paris a finalement adopté l’aide municipale destinée aux librairies indépendantes. Nicolas Bonnet-Oulaldj, adjoint à la maire de Paris chargé du commerce, de l’artisanat et des professions culturelles, revient pour ActuaLitté sur les enjeux de ce vote, les usages concrets de la subvention et les tensions politiques qui ont traversé le dossier.

18/12/2025, 18:26

ActuaLitté

Et si le livre numérique pouvait enfin circuler comme une œuvre d’art ?

Comparer Thotario au droit de suite ? L’idée peut surprendre. Elle peut même faire tiquer. Nous le savons, et nous l’assumons. Car ce rapprochement n’a jamais eu vocation à être un raccourci juridique ni une promesse spectaculaire. Il s’agit d’un point de départ. D’un angle de réflexion. D’une manière de remettre sur la table une question ancienne, mais toujours brûlante : comment rémunérer les auteurs de façon juste lorsque les œuvres circulent ?

18/12/2025, 12:14

ActuaLitté

“Il est temps de reconnaître les métiers artistiques comme des activités nécessaires à la société”

Ce jeudi 18 décembre, dans le cadre de la niche parlementaire du groupe Écologiste au Sénat, les sénateurs examineront la proposition de loi portée par Monique de Marco sur la continuité de revenus des artistes-auteurs. Marion Cocklico, illustratrice, raconte la précarité de ses débuts, des à-valoir insuffisants et la nécessité de cumuler un second emploi après un burn-out. Elle défend l’accès des artistes-auteurices à l’assurance chômage et la reconnaissance de leurs métiers.

18/12/2025, 10:35

ActuaLitté

Quatre livres, quatre voyages : l’évasion en papier à offrir (ou à s’offrir)

Un monde qui s’effondre, un couple qui s’échappe, une carte qui déplie l’imaginaire, une France qui se raconte en images : quatre livres, quatre manières de voyager - sans forcément quitter sa chaise. Petit tour d’horizon, léger mais sérieux, pour remplir sa liste de beaux cadeaux… ou s’offrir une escapade de papier.

17/12/2025, 15:45

ActuaLitté

Amin, un enfumage algérien

C’est une histoire qui se passe à Alger et dans ses alentours, mais elle se déroule également ailleurs, dans d’innombrables pays. En somme, c’est une histoire ancienne, elle change simplement de visages, de géographies, de configurations, de scènes et d’acteurs. 

17/12/2025, 14:32

ActuaLitté

Continuité de revenus : les éditeurs volontaires pour une hausse de la “contribution diffuseur”

Ce jeudi 18 décembre, à l'occasion d'une niche parlementaire du groupe Écologiste au Sénat, une proposition de loi de Monique de Marco (Gironde, Écologiste - Solidarité et Territoires) sur la continuité de revenus des artistes-auteurs sera examinée. Une opportunité d'amélioration de la condition des artistes auteurs, souligne le Syndicat des éditeurs alternatifs (S.E.A) dans un communiqué, reproduit ci-dessous.

17/12/2025, 11:40