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Les Ensablés - Les enfants aveugles, de Bruno Gay-Lussac (1918-1995) par Hervé Bel

C’était il y a peu dans le 6ème arrondissement, un samedi, jour béni entre tous puisque le dimanche nous protège encore du lundi. En passant devant la librairie « Le dilettante », maison d’édition dont les Ensablés affectionnent les publications, je tombe sur des bacs remplis de livres d’occasion. L’un d’eux attire mon attention : « Les enfants aveugles » d’un certain Bruno Gay-Lussac, avec une introduction de François Mauriac. Mauriac? Il fallait que ce roman oublié ait quelque qualité... Alors je l’ai acheté. Par Hervé Bel 

Le 10/04/2022 à 09:00

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10/04/2022 à 09:00

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Je fais mes recherches sur Bruno Gay-Lussac. Il appartient, comme je m’y attendais, à la famille du physicien Gay-Lussac, mais, plus surprenant, il est également le neveu par alliance de François Mauriac. « Les enfants aveugles » est son premier roman, paru en 1938 :  l’auteur n’avait que vingt ans à sa publication ! 
 
Aussitôt une question me vient, malveillante, j’en conviens : aurait-il été publié s’il n’avait pas été lié à Mauriac? Wikipédia nous apprend que Gay-Lussac reniera plus tard cette première veine romanesque dite « classique » pour développer à partir de 1963 (« L’insaisissable ») un style dépouillé. Au total il aura publié une trentaine de romans jusqu’en 1995, sans jamais obtenir de grands prix. Il avait donc une véritable vocation littéraire. 
 
Je me décide donc à lire « Les enfants aveugles », 270 pages, édité par Grasset en 1938, en commençant par cette fameuse préface de l’oncle François, lequel déclare dès les premières lignes : « Ce n’est pas ici un roman sur l’adolescence, mais le livre d’un écrivain adolescent (…) L’absence d’intentions fait le prix d’une œuvre parfois maladroite, sa sincérité aussi; ou plutôt (car sincérité prête à confusion), ce désir de ne rien avancer qui n’exprime du plus près possible, ce qu’en chaque rencontre il a ressenti. » 
 
Ainsi le maître lui-même témoigne que l’écriture est maladroite, pour aussitôt préciser qu’elle est néanmoins rachetée par la sincérité… Je me pose aussitôt cette question (encore la malveillance du jaloux) : combien d’auteurs en herbe, malgré leur évidente sincérité, ont-ils vu pourtant leurs romans refusés, par une simple petite lettre (du genre, « malgré toutes ses qualités, votre roman n’entre pas dans le cadre de nos publications »)?
 
Grâce à cette « sincérité », ajoute Mauriac, « Nous sommes assurés qu’aucun éducateur de jeunes consciences, ne lira avec attention Bruno Gay-Lussac sans en tirer un enseignement. » Autrement dit, ce roman est un témoignage et il vaut déjà pour cela. On peut ne pas être d’accord, et je ne le suis pas. Un roman n’a pas à témoigner. La sincérité est obligatoire (on n’écrit que ce que l’on pense vraiment, mais pas forcément sur soi), mais elle ne suffit pas. Ce qui fait un « bon » roman, c’est aussi (principalement?) un style, une expression, une intrigue, un fond qui dépasse l’expérience individuelle pour atteindre l’universel.

Mauriac le sait bien. A tel point qu’il convoque Proust pour appuyer son neveu : « Si l’on me demandait aujourd’hui la qualité qui me frappe en lui (Proust), je répondrais d’abord le scrupule. (…) dans son œuvre immense nous aurions peine à trouver un seul trait qui ne corresponde à une connaissance par le dedans. » 
 
C’est vrai, mais ce n’est, après tout, que la base de tout roman, et Proust, on en conviendra, a mille autres qualités… Mais il s’agit pour Mauriac de défendre son neveu. Au moins celui-ci a cette qualité de parler de ce qu’il connaît. Je me rends compte en écrivant ces lignes de mon injustice. Je suis de ces gens qui refusent au « fils de » d’avoir du talent. J’arrête. Je passe directement au roman lui-même.
 
Un jeune homme, orphelin, du nom d’Édouard passe ses vacances d’été au bord de la mer (où, on ne sait pas) chez son oncle et sa tante, dans une vaste demeure en pierres à peine suffisante pour loger toute la famille très nombreuse (plein d’enfants courent dans les couloirs, et il y a des domestiques). Georges partage sa chambre avec son cousin Édouard, fils des propriétaires.
 
Quand le roman commence, Édouard s’ennuie dans le chaud crépuscule qui tombe sur la campagne. Il s’ennuie mais pas que. Il sent sa pensée orientée vers quelque chose qu’il ne souhaite pas aborder, pour finalement reconnaître qu’il s’agit de l’amour : 
 
« Quel amour? Il ne sait (…) il veut simplement connaître ce mystère dont tout son être a soif. Le mal, non, il n’en veut pas (…) Pourquoi serait-il bas de chercher l’équilibre de sa conscience et la libération d’une inquiétude? Pourtant l’inquiétude ne naît pas du bien. »
 
On songerait à un film de Rohmer. Il est assis sur une chaise longue. Les deux amis ne se disent rien. Il faudra bientôt se coucher, il n’y a plus rien d’autre à faire, quand soudain Yves propose de prendre la voiture de la tante et de filer à la station balnéaire toute proche. 
 
Ce sera le début de l’aventure, d’une aventure amoureuse bien entendu, avec une jeune fille rencontrée dans un des cafés du bord de mer, où l’on danse, et qu’Édouard aperçoit, ébloui, aussitôt conquis. Un amour de vacances? Non, le jeune homme veut davantage : un vrai amour, éternel, « pur ». Et les débuts, avec Jannia (c’est de nom de la jeune fille), semblent correspondre à ce qu’il désirait.
 
Il est beaucoup question de pureté dans ce roman, et on comprend pourquoi Mauriac a bien voulu aider son neveu. J’ignore si les jeunes gens d’aujourd’hui pensent encore comme Édouard… Assurément, en tout état de cause, le propos du roman est daté, car il se mêle aux tourments d’Édouard de multiples références à la religion catholique (autre motif pour que l’oncle s’y intéresse). Mais cela se lit avec plaisir, comme une vieille maison que l’on visite, et qui a gardé son charme un peu désuet.
 
Mais Édouard est aveugle, trop ébloui par la lumière qui lui semble émaner de Jannia, laquelle écrit dans son journal : « Édouard, pourquoi restes-tu dans l’ombre? (…) Pourquoi as-tu refusé de mordre mes doigts jusqu’au sang, pourquoi me prends-tu si rarement dans tes bras? Tu n’étreins pas, tu ne sais pas étreindre. J’ai besoin de ça, pourtant! (…) Elle (la chair) vit, elle veut sa part, elle a faim… Je ne t’aime pas que pour cela, bien sûr! Mais enfin…
 
Voilà le problème, un problème classique : le garçon est amoureux d’une étoile qui n’en est pas une, forcément. C’est un être vivant, avec des désirs, mais le jeune homme, encore à l’aube des siens, parcouru par « l’idéal » ne veut pas le voir. Tout contact physique, à l’exception des baisers chastes, des pressions de la main, lui apparaît presque monstrueux, en tous les cas indigne de la jeune fille.
 
Alors forcément, il y a l’autre, le concurrent, un peu plus âgé, plus expérimenté, en d’autres termes, le salaud, l’abruti, mais beau tout de même, assuré, lui, pas comme Édouard qui va découvrir, hélas, que Jannia n’est pas qu’une étoile. Alors il veut mourir, se rate et rentre chez sa tante. Il n’est pas majeur et toute cette histoire se termine par une gifle magistrale, histoire de le remettre d’aplomb.
 
C’est quand même pas mal, comme témoignage d’une adolescence d’autrefois, qui, bien plus lointaine de la mienne, lui ressemble pourtant. Et alors, qu’est-ce qu’il reste de ce texte? Une impression de mélancolie qui n’est pas désagréable car elle se relie à la nôtre, certaines belles pages, où la sincérité s’appuie sur le style. Certes, des imperfections qui n’auraient pas dû passer la rampe (concordance des temps!), mais bon, il était quand même le neveu de Mauriac.
 
Le fait qu’il le fût explique sans doute le nombre important de journaux qui parlèrent de ce roman, bientôt oublié par la guerre. 
 
Certaines critiques sont favorables. Dans le Figaro du 1er octobre 38, André Rousseaux (journaliste à L’Action française, puis au Figaro où il succède à Henri de Régnier pour la rubrique littéraire, résistant à partir de 1940) écrit : « Y a-t-il problème plus redoutable, au fond, que celui de l'avènement de l'amour? C'est pour l'avoir si vivement senti, si intensément exprimé, que M. Bruno Gay-Lussac nous donne un roman dont l'importance me paraît dépasser celle des livres de débutants. »
 
Jean Lacerna (je ne trouve qu’un Jean Larcena sur internet, poète, aquarelliste, mort en 1967, est-ce lui?) écrit dans le Cahier des arts et des lettres de novembre 1938 : « Tant par l’autorité de son préfacier François Mauriac que par la qualité de son style, le roman de Bruno Gay-Lussac (…) marque une date. C’est le triomphe de l’impressionnisme. Avec un art souvent hallucinant, le romancier traduit les sensations d’un adolescent au premier contact de la vie et de l’amour (…) Le vide intellectuel de ces personnages vous confond. »
 
Gonzague Truc (1877-1972), proche de L’Action française, prix de l’Académie française 1943, et ami de Boylesve, y va également de son compliment dans La revue hebdomadaire du 31 décembre 1938 (à laquelle Mauriac a collaboré jusqu’en 1928, semble-t-il) : « Ce qui nous importe d'ailleurs, c'est moins l'aventure que ce bouillonnement d'un cœur d'adolescent, ce choc désordonné de forces aveugles, cette double cécité qui tient à la société comme à la nature, à ce déferlement de l'organisme et des énergies premières que rien ne vient endiguer ou canaliser. Édouard reçoit à la fois ou subit les sensations, les impulsions les meilleures et les plus dangereuses. Il n'a pas encore l'esprit de révolte, il songe peu à rompre les liens, tout externes, d'une discipline bourgeoise, il va jusqu'à s'adresser à un prêtre. Gestes vains d'un noyé qui s'enfonce et agite mécaniquement les bras au-dessus d'une eau profonde. Lorsqu'on s'apercevra que cette belle aurore qui se levait était déjà au crépuscule on touchera au désespoir. Et le désespoir, en effet, est bien le lot de la jeunesse, en attendant la désespérance. »
 
Mais globalement, la critique est… « critique », peut-être parfois en raison de la préface de Mauriac. Jean-Pierre Maxence (mort en 1956, journaliste d’extrême droite, partisan de la Révolution nationale, ce qui ne l’empêche pas de travailler avec Robert Desnos) écrit ainsi dans Gringoire : « Avec Bruno Gay-Lussac, l’équité impose moins de balancements. Si l’on osait donner la formule de son premier livre, comme on donne celle d’un cocktail, on risquerait cette définition : Mettez dans un verre de médiocre champagne étendu d’eau quelques gouttes de liqueur mauriacienne, une larme d’essence de Fromentin, un soupçon d’alcool baudelairien, une trace d’élixir des Enfants terribles ; secouez, agitez et servez, non, point trop glacé, tiède, et vous aurez Les enfants aveugles. » 
 
C’est très sévère. Toujours dans le même camp, Brasillach dans L’Action française du 13 octobre 1938 est tout aussi impitoyable : 
« Disons tout de suite que son livre, Les Enfants aveugles, où ne manque pas l'adresse, nous a paru, ces jours-ci, tout à fait incroyable, et faisons l'aveu que nous n'avons même pas pu le terminer. Ce n'est pas parce que les dialogues y sont composés dans un style intermédiaire entre celui de Paris-Soir et celui d'Asmodée, ce n'est même pas parce que l'anecdote y est inconsistante et le récit fort ennuyeux, que ce petit roman nous a paru inoubliable. II s'agit, une fois encore, d'un livre d'adolescent. Je ne dirai jamais, devant de pareils personnages, qu'ils n'existent pas, puisque je suis fermement persuadé que tout existe. Acceptons donc encore ces jeunes gens lymphatiques, bourrelés de remords vagues et distingués, et qui cultivent leur jolie conscience aux tables des bars et dans l'ivresse des cocktails. C'est la jeunesse selon saint François Mauriac. »
 
Huff ! comme diraient nos amis libanais quand ils sont estomaqués… 
 
De l’autre côté de l’échiquier politique, dans Ce soir (Parti communiste, Aragon…), Paul Nizan n’est pas plus tendre : 
« Son livre est fort mauvais. Il me semble n'avoir rien lu sur la pureté qui fût aussi suri que ce premier récit d’un très jeune homme. La comparaison avec Marcel Proust, que M. Mauriac risque à propos justement de cette pureté, écrase M. Gay-Lussac. J'entends bien que l'auteur du Fleuve de Feu a dû être touché parce qu'il sentait dans les Enfants aveugles d'inquiétudes, de méditations ambiguës sur la chair et le péché, et qu'il a écrit pour M. Gay-Lussac la préface qu'il eût sans doute rêvée dans son adolescence pour ses Mains jointes. M. Mauriac a pensé préfacer un roman, il n'a, comme il arrive d'ordinaire, postfacé que ses propres œuvres. Il y a cependant quelques signes' qui permettent d'attendre l'avenir littéraire de M. Gay-Lussac, qui est un parent de M. François Mauriac; le plus encourageant de ces signes est la gifle finale que le jeune héros reçoit de la main de sa tante, et qui marque l'entrée en scène de la réalité. »
 
Je ne sais comment Bruno Gay-Lussac prit toutes ces critiques qui étaient très dures si l’on y songe (et je ne vois plus dans nos temps contemporains de critiques aussi dures, peut-être celles de Beidbeger?). Il regretta peut-être l’intervention de son oncle qui pouvait fausser aussi bien les critiques favorables que défavorables… Une chose est certaine, il eut le courage de poursuivre. Écrire des romans, ce n’est pas seulement faire preuve de sincérité, comme nous le disions plus haut, il y a aussi, justement, l’opiniâtreté qui finit par le talent, immanquablement, pourvu que jamais on ne renonce. Il me faudra lire prochainement les autres œuvres de Gay-Lussac, celles qu’il n’a pas reniées, alors que son roman "Les Enfants aveugles", il semble lui-même l’avoir oublié.

 
 

1 Commentaire

 

Maryse Vaugarny

26/05/2022 à 16:52

J'ai découvert Bruno Gay Lussac dans un bac de livres à détruire... dans une bibliothèque. Heureusement pour moi, je l'ai ouvert, c'était Arion et j'ai été littéralement secouée. J'ai lu presque tous les autres et ceux que je n'ai pas lus, je vais les lire. Tout est en sensations, menus mouvements. Je regrette de l'avoir connu trop tard, je serais allée le rencontrer, lui dire à quel point cela bouillonne en moi quand je le lis. M

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Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais  (1908-1998) - quitta la Pologne à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Mobilisé en 1939, il fut fait prisonnier, puis parvint à s'évader. Juif et apatride, il partagea alors l'existence précaire de nombre de personnes réfugiées à Marseille dans l'espoir d'obtenir un visa. Grâce à l'aide de son ami Gide, il obtint ce précieux sésame et gagna les Etats-Unis où il vécut plusieurs années, enseignant la littérature. Malaquais n'a publié que trois romans : « Les Javanais » (prix Renaudot 1939),  « Le Gaffeur » (publié en 1953), tous deux objets de précédents articles et  « Planète sans visa », grand roman de la France sous l'occupation, publié en 1947 et qu'il remania jusqu'à ses derniers jours. Ce roman de plus de 500 pages a été réédité en 1999 après sa mort.

25/05/2025, 09:41

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Les Ensablés - La Saint-Michel et le Pont Euxin d'Anne Lacroix, par François Ouellet

Anne Lacroix (1897-1982) n’aurait publié qu’un seul roman, La Saint-Michel et le Pont-Euxin chez Grasset en janvier 1933. À cette date, elle a déjà commencé un deuxième roman, Rézle (et même annoncé un troisième titre, Les Bergers d’Arcadie), soumis en décembre de la fin de cette même année pour le Prix du roman du Temps ; les quelques voix qu’elle récolte seront insuffisantes pour qu’elle obtienne ce prix qui consiste dans la publication du roman dans les pages du quotidien. Mais, cinq ans plus tard, en mars 1938, Rézle paraîtra en feuilleton dans Le Temps. Il ne semble pas que la carrière d’Anne Lacroix ait connu d’autres développements. Par François Ouellet.

11/05/2025, 09:00

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Les Ensablés - L'Impassible de Frédéric Berthet (1954-2003)

Lorsque la critique d’un livre est aussi intéressante, voire plus, que le livre dont elle parle, lorsqu’on se régale de son style, de son ironie, de sa drôlerie, et si transparaît à travers ses mots l’originalité de l’homme lui-même, alors on peut se dire qu’elle est elle-même œuvre littéraire, et que son auteur est un sacré bonhomme. Voilà la réflexion que je me suis faite après la lecture de ce recueil d’articles de Frédéric Berthet, récemment paru chez La Table Ronde sous le titre L’Impassible. Par Hervé BEL

27/04/2025, 09:00

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Les Ensablés - Happe-Chair de Camille Lemonnier (1844-1913)

Happe-Chair, un titre qui a tout de suite attiré mon attention. Je me trouvais alors dans une des dernières librairies anciennes de la rue Saint-Sulpice (pour combien de temps encore sera-t-elle là ?), dans la bonne odeur des vieux livres, lorsque je suis tombé sur la réédition de 1908 de ce roman de Camille Lemonnier publié une première fois en 1886 chez Kiestmaeckers…  par Hervé Bel. 

13/04/2025, 12:28

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Les Ensablés - Jacques Rivière, Sentiments et critique

À l’occasion du centenaire de sa mort, la collection Bouquins consacre un volume à Jacques Rivière, critique et essayiste, véritable cheville ouvrière de la Nouvelle revue française dont il assura la direction durant plus de 10 ans. Mort prématurément en 1925 à l’âge de 39 ans, celui qui fut à la fois le grand ami et le beau-frère d’Alain Fournier, l’auteur du Grand Meaulnes, révèle par la quantité d’articles qu’il donna à la revue une perspicacité critique étonnante. Sensuelle et inspirée. Par Denis Gombert

30/03/2025, 09:00

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Les Ensablés - Lire sous l'occupation de Jacques Cantier

Le monde des livres sous l’Occupation a déjà été étudié par l’historien Jacques Cantier qui s’était intéressé à la trajectoire de l’une des figures maudites des lettres françaises avec sa biographie de Pierre Drieu La Rochelle (Perrin, 2011). Cette fois, avec Lire sous l’Occupation, publié en 2019 et en poche en 2024 aux Éditions CNRS, il nous présente un panorama global de la lecture entre 1939 et 1945. , par Nicolas Acker.

16/03/2025, 16:50

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Les Ensablés - La femme qui boit de Colette Andris, par Marie Coat

En mars 2023, Gallimard publiait dans sa collection L’imaginaire un grand succès de son catalogue paru en 1929, réédité à huit reprises puis repris en 1934 dans sa collection de poche : La femme qui boit », première oeuvre d’une jeune femme de 29 ans, Pauline Toutey. Par Marie  Coat

02/03/2025, 19:56

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Les Ensablés - Le gaffeur de Jean Malaquais

Né en 1908 à Varsovie, Vladimir Malacki - devenu par la suite Jean Malaquais - quitta la Pologne  à l'âge de 18 ans pour venir vivre en France. Cette période de sa vie fut marquée par une grande précarité et  par la volonté farouche de vivre de sa plume. Mobilisé en 1939 puis fait prisonnier, il s'évada et émigra vers le continent américain. Par Isabelle Luciat

16/02/2025, 10:09

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Les Ensablés - Le Boucher des Hurlus de Jean Meckert

Jean Meckert (alias Jean Amila, 1910-1995) est mort il y a trente ans… Pas tout à fait mort, car ses romans ont continué d’être réédités et nous n’avons pas manqué d'en parler dans nos colonnes (1). Cette fois, c’est la courageuse Ronces éditions (2) qui republie Le boucher des hurlus paru chez Gallimard en 1982 et signé du nom Jean Amila qu’il avait adopté pour ses romans publiés dans la Série Noire. Par Hervé BEL

02/02/2025, 19:38

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Les Ensablés - L'inconstante de Marie de Régnier

Fille de José Marie de Heredia, épouse du poète Henri de Régnier, Marie de Régnier n’eût peut-être d’autre choix que de devenir une femme de lettres. Mais en adoptant un nom d’homme tout de même, société corsetée oblige ! C’est ainsi que Marie de Régnier entama très tôt une carrière littéraire au confluent de deux siècles, à la période de la Belle Epoque, sous le nom de de Gérard d’Houville, puis de Gérardine (la renommée de Caroline Rémy, dite Séverine, étant peut-être passée par là). Par Denis Gombert.

19/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Autour des trônes que j’ai vus tomber (1921), de la princesse Louise de Belgique

L’Avenue Louise est l’une des plus importantes artères de Bruxelles. On oublie souvent qu’elle fut dédiée à la princesse Louise (1858-1924), fille aînée de Léopold II, le roi bâtisseur qui rénova la ville. Et l’on a tout autant perdu le souvenir de l’histoire rocambolesque et tragique de sa déchéance au sein des cours européennes de son temps... Ces mémoires romancés offrent au lecteur les confessions rares d’une princesse égarée par le destin. Par Louis Morès.

05/01/2025, 09:00

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Les Ensablés - Mes amis d'Emmanuel Bove, centenaire d'un chef-d'oeuvre

On ne pouvait pas laisser s’achever cette année 2024 sans célébrer les cent ans d’un des chefs-d’œuvre romanesques du XXe siècle. Des chefs-d’œuvre, la littérature française en a produit son lot, et les centenaires à venir ne manqueront pas : en 2026, ce sera Les Faux-monnayeurs, en 2032, Voyage au bout de la nuit, en 2038, La Nausée, etc. Mais les auteurs ensablés aussi ont leurs grands et petits chefs-d’œuvre, dont certains ont été chroniqués ici même : L’Enfant à la balustrade, Les Javanais, par exemple. Et maintenant Mes Amis d’Emmanuel Bove : avis à ceux qui ne l’auraient pas encore lu. Par François Ouellet.

15/12/2024, 16:14

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Les Ensablés - Le Poil de la bête de René-Jean Clot

Un peu avant l'excellent Elisabeth que nous avons chroniqué , les éditions Le Passeur avaient réédité en 2023 le roman Le poil de la bête  de René-Jean Clot (1913-1997). Une fois de plus, soyons reconnaissants à cet éditeur d’oser ainsi remettre au goût du jour des auteurs injustement oubliés. René-Jean Clot l’est inexplicablement. Par Hervé Bel

01/12/2024, 09:00

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Les Ensablés - Jabadao (1951) de Anne de Tourville

Lorsqu’il y a tout juste vingt ans, Anne de Tourville  (1910-2004) décéda à 94 ans, elle était bien oubliée du monde littéraire et l’est encore à ce jour. Elle avait pourtant remporté le Prix Femina en 1951 avec son roman «Jabadao» devançant entre autres, dès le deuxième tour, Louise de Vilmorin et Michel de Saint Pierre. Par Marie Coat

11/11/2024, 09:40

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Exposition Michel-Ange – Rodin : 5 livres pour aller plus loin

À l’occasion de l’exposition Michel-Ange – Rodin. Corps vivants, présentée au musée du Louvre jusqu’au 20 juillet, plusieurs ouvrages paraissent et offrent autant de portes d’entrée dans ce dialogue entre les deux maîtres. Essai, catalogue, bande dessinée ou réédition : chacun éclaire à sa manière ce face-à-face à quatre siècles de distance. Tour d’horizon.

21/04/2026, 17:55

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Gogmagog : périple fantasy en fleuve hanté…

Anglestume. Arcadia Meade, connue sous le nom de Cady, 78 ans, est à la retraite. Avant, elle voguait sur la Nysis, qu’il pleuve ou qu’il vente. Appelée par les rivages au loin, elle n’a jamais pu résister à l’appel de la mer et à cet air chargé de sel et de danger… Pourtant, il a fallu se faire une raison. L’âge, vous savez. Alors elle passe ses journée à boire, à fumer des roulées et à récupérer de quoi manger à droite, à gauche. 

21/04/2026, 12:08

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La violence faite aux autres : le livre qui dénonce les dérives judiciaires

C’est un livre brûlant et passionnant qui raconte un réalisme âpre et totalement méconnu, et dit à voix haute ce que tout le monde pense tout bas mais n’ose écrire, détailler. C’est un livre bienvenu de la part de Maître Dosé, avocate pénaliste parisienne connue et reconnue. Une voix forte et nécessaire : La violence faite aux autres (Sonneur).

21/04/2026, 12:00

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La Tentation des combles, de Dominique Boudou : le vertige de la quête du sens

Il y a les romans noirs. Il y a les romans gris. La Tentation des combles (éditions Fables fertiles, avril 2026), de Dominique Boudou, en est un, comme le disent les yeux de Catherine vus par ceux du narrateur, qui s’y perd. Défaite, changeante, opaque, sa teinte est indécise, en quête d’une vérité finale qui se dérobe.

21/04/2026, 10:40

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Daemon tome 2 : la bande d'Arès d'urgence, version antiquité

21/04/2026, 10:00

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Salut, tu vas bien ?

21/04/2026, 08:30

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Le facteur Cheval, une œuvre plus vaste que le Palais idéal

Hauterives, petit village de la Drôme, à l’aube du XXème siècle. Ferdinand Cheval (1836-1924), ancien facteur que l’on traite de vieux fou au village, façonne son propre tombeau dans le cimetière de son village, à moins d’un kilomètre de son Palais idéal. Peu à peu, au milieu des pierres tombales, s’élève une sculpture délirante.

21/04/2026, 08:00

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Jacek Dukaj : D'autres chants, le chef-d'œuvre de la SF polonaise enfin en France.

Une fresque métaphysique monumentale où la philosophie d'Aristote devient la loi physique d'un univers en perpétuelle mutation. À travers l'errance de Hieronim Berbelek, stratège déchu cherchant à retrouver sa dignité dans un monde sculpté par la volonté de puissants démiurges, l'auteur polonais signe une œuvre d'une densité rare, mêlant habilement récit d'aventure, enjeux ontologiques et immersion sensorielle totale.

21/04/2026, 07:30

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Ce que le public ne voit jamais au Muséum d’Histoire naturelle

Voyages extraordinaires au Muséum, de Jacques Cuisin et Nicolas Gilsoul (Robert Laffont), en librairie le 13 mai, propose une immersion dans les collections méconnues du Muséum d’Histoire naturelle de Paris, à travers le récit d’une exploration hors du commun qui met en scène la richesse du vivant et les coulisses invisibles de l’institution.

 

21/04/2026, 07:00

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Sous le règne des Filles du Feu redéfinit la fantasy nordique

Sébastien Juillard signe le premier volet magistral de la saga de Sigdís Hröriksdóttir. Loin des sentiers battus, l'auteur nous entraîne dans une Scandinavie du VIIe siècle où l'acier des épées le dispute au givre des cœurs. Entre fresque historique et drame intime, ce roman impose une voix singulière, portée par une plume d'une précision chirurgicale et un sens du tragique hérité des anciens scaldes.

20/04/2026, 16:44

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Supergirl: Woman of Tomorrow : par-delà le récit super-héroïque

Loin du simple récit de super-héros, Supergirl: Woman of Tomorrow (trad. Jérôme Wicky) transforme Kara Zor-El en figure traversée par le deuil, la violence et l’altérité. Tom King confie la narration à Ruthye, jeune fille en quête de vengeance, tandis que Bilquis Evely et Matheus Lopes bâtissent un cosmos somptueux, instable, où couleur et silence guident le sens. 

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Lauréate du prix Renaudot poche, Louisiane C. Dor publie un nouveau roman : La Confusion

La Confusion, deuxième roman de Louisiane C. Dor, paraît le 6 mai : l’autrice y suit Coline Mayard, vingt ans, aspirant à l’amour et à un ailleurs, dont la rencontre avec un écrivain plus âgé bouleverse les repères et l’entraîne au cœur d’une relation et d’un foyer où les frontières se brouillent.

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Univers, ADN, Israël : ces livres qui bousculent nos certitudes

L’actualité à la lumière des livres. Des milliards de galaxies qui s’éloignent, un vieux débat américain ravivé par le Proche-Orient, une invasion britannique oubliée, le journal intime d’un grand diariste anglais et les mystères du microchimérisme : la sélection de la semaine traverse cosmologie, géopolitique, roman historique, édition et biologie.

18/04/2026, 10:13

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Raharimanana revisite le mythe d’Ibonia dans Terre et ciel

Terre et ciel, de Jean-Luc Raharimanana, paraît aux Éditions Rivages le 6 mai 2026 et propose une réécriture contemporaine du mythe malgache d’Ibonia, en suivant le parcours d’un héros promis à une princesse qu’il devra reconquérir au terme d’un long voyage initiatique.

18/04/2026, 08:23

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Manon Apithy raconte les coulisses de son titre olympique

L'or de la vie - Dépasser mes peurs et mes limites, signé par Manon Apithy et publié chez Robert Laffont, paraît le 13 mai : la championne olympique de sabre y retrace son parcours et livre une réflexion personnelle sur la réussite, entre exigences sportives, fragilités et quête d’équilibre.

18/04/2026, 07:17

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Artaud face à son psychiatre : des documents explosifs révélés

Paru le 16 avril 2026, Antonin Artaud et Jacques Latrémolière, la relation insolite entre un patient et son psychiatre (éd. L’Harmattan) s’inscrit dans la continuité du travail solide et exigeant que Patrick-Albert Pognant consacre à Artaud depuis plusieurs années. J’avais découvert cet auteur à travers son précédent ouvrage, Antonin Artaud, la mise en échec de la médecine, qui m’avait profondément marqué à l’époque où je rédigeais mon propre livre, Artaud le Martaud : asiles, drogue, électrochocs. Par Ilios Chailly.

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La supérette du bord de mer

17/04/2026, 15:00

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Succès immédiat pour Fred Vargas : Adamsberg propulse les ventes

Le commissaire Adamsberg est de retour : Fred Vargas signe un come-back remarqué, comme d'habitude, avec Une unique lueur (Flammarion), qui s’installe directement en tête du classement dès sa sortie, avec 38.110 exemplaires vendus pour cette nouvelle semaine (06/04 au 12/04).

17/04/2026, 11:48

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Les Plus Jeunes Années du monde, ou la forêt devenue menace politique

Dans l’Utah, l’apparition d’arbres rouges luminescents fait vaciller l’ordre du monde. Marie-Lorna Vaconsin transforme ce surgissement végétal en roman d’anticipation politique, où se croisent traumatisme, emprise sectaire, enfance défigurée et espoir d’une riposte du vivant. Une fiction dense et âpre, qui fait de la forêt un révélateur de toutes les violences humaines.

17/04/2026, 11:43

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Changer sa manière d’enseigner pour faire réussir tous les élèves

Un livre qui offre une autre vision de l’École, débarrassée de ses fins utilitaristes et mise au service de la compréhension du monde. Un manuel qui offre des pistes aux enseignant·es pour maintenir une pratique d'exigence intellectuelle avec les élèves. Pour redonner du sens à l’École et au métier d'enseignant.

17/04/2026, 08:00

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Fuir la figure parentale... et revenir en courant

Un petit chien vit avec une lapine nommée Marsa qui le materne beaucoup et lui répète sans cesse ce qu’il doit faire et ne pas faire! Il décide de partir loin d’elle pour explorer le monde. 

17/04/2026, 07:00

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La haine des fascistes pour les pâtes, ou cette autre histoire de l'Italie

Et si l’histoire italienne se lisait dans une assiette de pâtes ? Federico Tavola mêle souvenirs siciliens, scènes de voyage, histoire du fascisme, folklore régional et mythologies culinaires pour défendre une thèse simple : en Italie, la cuisine tient lieu de langue commune. Un essai-mémoire ample et charnel, où la pasta devient à la fois affaire de goût, de transmission familiale, d’éducation sentimentale et de résistance politique.

16/04/2026, 14:26

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Ravagés de splendeur, ou Rome explosant de désir

Avec Ravagés de splendeur, Guillaume Lebrun ne ressuscite pas seulement Héliogabale : il fait de son règne une scène de confrontation entre les corps, les croyances et le pouvoir. Porté par trois voix qui s’entrecroisent, le roman transforme la Rome antique en territoire de désir, de violence et de bascule politique, avec une langue qui éblouit autant qu’elle déborde.

16/04/2026, 12:56

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Eau : le livre qui démonte le mythe de l’abondance

L’eau n’est plus, dans cet essai, une simple question d’environnement. Simon Porcher en fait le point de rencontre des crises contemporaines : climat, agriculture, santé, énergie, inégalités, démocratie. En retraçant la longue histoire de sa maîtrise et de ses conflits, il montre comment une ressource tenue pour acquise devient le révélateur brutal de nos impasses collectives.

16/04/2026, 12:55

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Marie-Lorna Vaconsin imagine un monde au bord de la rupture

Avec Les Plus Jeunes Années du monde, roman de Marie-Lorna Vaconsin à paraître chez Actes Sud le 13 mai, l’autrice imagine un monde troublé par un phénomène inexplicable où des chênes se mettent à émettre une lumière rouge, tandis que deux trajectoires solitaires cherchent à renouer avec les autres.

16/04/2026, 09:29

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Fantômes et giboulées : un manoir où les morts viennent dire adieu

Avec Fantômes et giboulées, Catherine Dufour signe un nouveau roman publié chez Robert Laffont, à paraître le 7 mai, où une femme transforme un refuge pour victimes de violences en lieu d’accueil pour les morts, mêlant humour, littérature et surnaturel autour d’une question simple : peut-on vraiment cohabiter avec les fantômes sans en payer le prix ?

16/04/2026, 08:04

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Tuer ceux qui nous posent problème : la solution ?

Lily est rédactrice de notices. Elle aime les modes d’emploi clairs, que les choses soient à leur place et les procédures efficaces. Un jour, elle découvre le développement personnel et un mantra : « Libérez-vous en éliminant les problèmes un à un ». 

16/04/2026, 07:00

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L'usure du sang

15/04/2026, 16:37

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Martin Schongauer. Le bel immortel

15/04/2026, 13:53

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Les chemins de Joseph d’Anne Guglelmetti : Un roman choral sans fausses notes.

Trop souvent, les romans dits sociétaux parlent de la France périphérique, celle des banlieues éloignées où abondent les clichés des « pavillons jardins avec des trampolines ». Mais on parle peu de la France rurale et de ses combats au quotidien pour continuer à compter parmi les autres. 

15/04/2026, 09:00

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Breyten Breytenbach, Afrikaner rebelle et amoureux

Le bien nommé Breyten Breytenbach a payé le prix de l'insoumission : un opposant à l’apartheid, un homme d’exil, un prisonnier politique, un écrivain interdit de séjour dans son propre pays. Il fut cet Afrikaner qui tourna le dos au confort tribal, fonda un mouvement clandestin, fut arrêté en 1975, condamné à neuf ans de prison, vingt-deux mois à l'isolement.

14/04/2026, 18:22

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Les arbres de Nagasaki : rendre hommage au vivant

14/04/2026, 17:25

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Pas perdu de Benoît Coquil : un labyrinthe pour « embrasser l’été »

Pas facile pour Marlon, lycéen en terminale dans un trou paumé du Poitou, de porter le prénom d’un acteur américain, symbole de la virilité, quand on dessine des garçons nus et qu’on est amoureux de Samir, l’énigmatique et désirable pion du lycée.

14/04/2026, 14:35

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Comment une librairie bouleverse une vie entière

Une rupture, un été forcé en Cornouailles, une librairie au bord du désordre : Gracie Page fait d’un scénario de romance une histoire de déplacement social et intime. Avec Anna, brillante élève soudain déclassée, le roman observe comment un lieu, une communauté et le travail quotidien autour des livres déplacent les ambitions, réordonnent les affects et fissurent le mythe du parcours parfait, sans renoncer aux séductions du romanesque sentimental.
 
 

14/04/2026, 10:35

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Catherine Dufour : Fantômes et giboulées, ou le secret terrifiant derrière

Dans son dernier ouvrage, Fantômes et Giboulées, Catherine Dufour s'éloigne des sentiers battus pour livrer une chronique sociale mâtinée de fantastique. À travers le portrait de Camille, gérante d'un refuge pour femmes victimes de violences, l'autrice explore les thèmes de la précarité et de la mémoire hantée des lieux. Entre enquête policière et réflexion philosophique, ce livre décortique avec une ironie mordante les mécanismes de l'invisibilité.

14/04/2026, 10:33

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L’évangile sauvage de John Muir : un testament de roche et de glace

Longtemps resté inédit en France, Sentiers escarpés de John Muir paraît enfin aux éditions Arthaud. Véritable bible du nature writing, ce recueil retrace les pérégrinations du célèbre naturaliste à travers l’Ouest américain, de la Sierra Nevada au Grand Canyon. Entre observations scientifiques rigoureuses et envolées lyriques mystiques, Muir jette les bases de l’écologie moderne et de la protection des espaces sauvages dans un récit vibrant.

14/04/2026, 10:32