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Édition : le plastique autour de certains livres, pas fantastique mais nécessaire

Anéantir, de Michel Houellebecq (Flammarion), et Moon River, de Fabcaro (6 Pieds sous terre) n'ont sans doute pas grand-chose en commun. Si ce n'est leur présentation sous un film plastique dans les librairies et autres points de vente du livre. Alors que la filière du livre se pose des questions sur son impact environnemental, cet usage du plastique est-il vraiment nécessaire ?

Le 18/03/2022 à 11:53 par Antoine Oury

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Publié le :

18/03/2022 à 11:53

Antoine Oury

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Anéantir, de Michel Houellebecq, a brillé grâce au tapage médiatique qui accompagne chaque titre de l'auteur. Mais aussi parce que le livre était recouvert d'un film plastique, un phénomène rarissime, d'autant plus en littérature française. À l'heure où les questions écologiques se posent dans la filière du livre comme partout ailleurs, l'usage de plastique ne manque pas de soulever quelques questions, la matière étant réputée polluante — essentiellement issue d'un dérivé du pétrole — et pas forcément recyclable.

Preuve que l'utilisation de la matière interroge, « [u]n lecteur nous avait posé la même question il y a quelques mois sur ce titre », nous confie Jean-Philippe Garçon, cofondateur de la maison d'édition 6 Pieds sous terre, à propos de la bande dessinée Moon River, de Fabcaro.

« Quelques ouvrages à notre catalogue ont effectivement un blistage. Il y a toujours une raison spécifique à ça, liée à la fabrication : papier de couverture, type de reliure, format de l'ouvrage... », nous explique l'éditeur. « La question est globale et cette protection plastique sert tout au long de la vie du livre (et en particulier sur les invendus). »

Pascal Lenoir, directeur de la production des éditions Gallimard et président de la commission Environnement et Fabrication du Syndicat national de l'édition, explicite cette fonction première de l'emballage plastique à l'unité : protéger le livre, tout simplement. « Cette protection porte sur toute la partie distribution et présentation en librairie », note-t-il. « Pour l'éditeur, l'emballage plastique à l'unité représente un coût important rapporté au prix de fabrication du livre, et cette dépense n'est pas faite de gaieté de cœur. »

Cet emballage intervient pour limiter « la hausse mécanique du taux de pilon, si le libraire reçoit des ouvrages sales et abîmés », explique Pascal Lenoir. Outre les chocs et accrocs, qui menacent notamment les coins des « couvertures en reliure Kolbus à bords coupés », note Jean-Philippe Garçon, les couvertures des titres risquent également le maculage, ou lorsqu'une couleur déteint sur une autre, dans les cartons de transport à la librairie. 

« Mettre sous film à l'unité des ouvrages un peu chers, ce n'est pas satisfaisant, mais c'est nécessaire », résume Pascal Lenoir. « On reproche le pilon [la destruction de certains ouvrages invendus, NdR] aux éditeurs, mais les éditeurs se le reprochent eux-mêmes, et la protection des livres permet de réduire ces volumes pilonnés. Si un ouvrage cher est abîmé ou sali, il court le risque d'être retourné par le libraire, trié et finalement détruit. » Les flux de transport seront aussi alourdis par ce retour de l'ouvrage détérioré.

Dans la distribution, une autre forme de plastique intervient, le plastique thermorétractable, utilisé à des fins de sécurité dans les entrepôts de distribution. « Pour assurer la sécurité des travailleurs de la distribution, il est obligatoire d'emballer les ouvrages dans un plastique thermorétractable, au sein des cartons. Une palette qui n'en a pas est d'ailleurs refusée à l'entrée de l'atelier », précise Pascal Lenoir. Ce plastique est fourni par l'imprimeur, à la demande du distributeur, mais facturé à l'éditeur. Parfois, et souvent dans le cas des best-sellers, ce thermorétractable emballe des lots de livres identiques destinés aux librairies, grandes surfaces culturelles et grandes surfaces spécialisées.

De la fabrication à la fin de vie du plastique

Parallèlement à ces plastiques « de manutention », la matière plastique peut aussi intervenir dans la fabrication elle-même, notamment par le fameux pelliculage des livres, qui peut par exemple leur donner un aspect brillant. « De plus en plus de livres ne sont plus pelliculés, et présentent une matière brute », assure Pascal Lenoir, signe selon lui « d'une attention particulière accordée par les éditeurs à l'écoconception des ouvrages ». Cet usage plus mesuré des matières plastiques dans la fabrication même limite aussi l'impact d'éléments perturbateurs du recyclage du papier.

Dans le cas de Moon River, l'absence de pelliculage aura finalement nécessité la précaution de l'emballage plastique à l'unité. « J'ai utilisé un papier de couverture nouveau, très texturé et dont je ne connais pas en amont la résistance (aux chocs, aux taches, aux déchirements), et surtout sans pelliculage. De plus, l'impression sur la couverture en Silk foil est toujours fragile et à tendance à s'écailler ou se décoller facilement aux frottements. Sur un premier gros tirage, c'est extrêmement risqué de ne pas prendre à minima cette précaution. S'il s'avère que cette protection est inutile, on évitera de la demander pour les retirages à venir », nous indique Jean-Philippe Garçon. « Et malheureusement, à l'usage on s'est rendu compte qu'il en fallait bien une », ajoute-t-il.

L'utilisation du plastique semble donc incontournable pour certains titres : est-il possible d'en assurer la traçabilité, dans ces conditions ? La sous-traitance complique ce point : « Il est proposé directement par l'imprimeur qui a un fournisseur dédié. Mais c'est un élément dont on n'a pas l'origine », admet Jean-Philippe Garçon. Dans le cas du livre de Michel Houellebecq, Flammarion n'a pas retourné nos demandes de commentaires.

Pascal Lenoir confirme les difficultés liées à l'écoconception de cette matière plastique : des plastiques biodégradables existent — fabriqués à partir de pommes de terre, notamment —, mais les éditeurs sont contraints « par les capacités industrielles des imprimeurs et la capacité des fournisseurs à fournir des matières avec ou sans plastique ».

« Il est possible qu'une filière de transparents de protection plus naturelle se généralise, de “plastique” végétal. Ça fait partie des éléments d'amélioration à venir, très probablement », imagine Jean-Philippe Garçon. 

(illustration, Frédéric BISSON, CC BY 2.0)

Concernant la fin de vie de la matière, le blister plastique autour d'un livre à l'unité n'indique pas de consigne de tri. « J'ai tendance à croire que les gens sont capables de comprendre, et qu'un certain réflexe s'est installé vis-à-vis du plastique, concernant la poubelle où le jeter », assure Pascal Lenoir. En l'occurrence, le bac et/ou le sac jaune. Pour plus d'informations, le SNE avait abordé la question des usages plastique dans sa charte environnementale, fin 2021.

Enfin, la dernière question soulevée par cet usage du plastique interroge la production de livres et l'ambition artistique elle-même : une nouvelle sobriété est-elle nécessaire ? « Je crois que les lecteurs ont donné la réponse l'année dernière, où nous avons constaté pratiquement 20 % de hausse des ventes de livres imprimés, quand on annonçait la mort du papier il y a quelques années », remarque Pascal Lenoir, qui souligne aussi la qualité de lecture et de reproduction d'image et de couleurs propre à l'imprimé. « Et quelle industrie a la chance de pouvoir s'appuyer sur une ressource naturelle renouvelable et recyclable pour 95 % de son approvisionnement ? »

Photographie : Anéantir, de Michel Houellebecq (Flammarion), sous plastique en librairie (capture d'écran YouTube)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Par Antoine Oury
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14 Commentaires

 

Forbane

19/03/2022 à 17:58

Le plastique n'est jamais nécessaire.
C'est un fléau qu'il convient d'éradiquer et qui d'ailleurs n'aurait jamais dû voir le jour (ses inventeurs auraient dû penser aux conséquences létales qu'un tel produit aurait entre les mains d'une espèce aussi inconséquente que la nôtre).
Un peu de décence : pensons aux animaux qui en meurent tous les jours aux quatre coins du monde dans des souffrances atroces. Pensons aux humains qui, sur d'autres continents moins gâtés que le nôtre, vivent sur des décharges de plastique au péril de leur santé.
Ne pas en être capable est la preuve d'une bêtise et d'un égoïsme insondables.
À visionner d'urgence : https://www.youtube.com/watch?v=2i16ZfC8Z0w

boonskis

20/03/2022 à 04:27

Merci pour ce mot Forbane—très juste. La nocivité de ce matériau pour l’environnement n’est pas un calcul difficile. Comme vous dites, le plastique n’est jamais nécessaire et assez souvent, c’est même moins efficace que d’autres matériaux.

Aradigme

21/03/2022 à 10:41

Bonjour Forbane,

Vous semblez atteint de plasticophobie (les phobies sont à la mode de nos jours).
Les différents plastiques constituent des matériaux fort utiles, irremplaçables dans bien des cas. Je vous donne comme example des milliers de dispositifs médicaux stériles à usage unique qui sont tous réalisés en plastique et permettent de sauver des millions de vies chaque année. Nous ne disposons d'aucun matériau qui pourrrait efficacement les remplacer.
Les inventeurs des plastiques et autres polymères sont des bienfaiteurs de l'humanité. Les chimistes Ziegler et Natta qui ont mis au point la polymérisation radicalaire dans les années cinquante ont d'ailleurs obtenu le prix Nobel pour leur découverte en 1963.
Quant à vos histoires sur les animaux tués par le plastique, elles font partie d'un folklore écologiste bien orchestré, mais totalement affabulé. Je suppose qu'on découvrira bien de temps à autre une tortue assez myope pour confondre un sac plastique avec une méduse, mais elle constituera l'exception, pas la règle. Par ailleurs, aucune étude à ce jour n'a pu mettre en évidence un quelconque problème de santé lié aux microplastiques, pour une raison bien simple: ils ne sont pas métabolisables et n'interagissent donc pas avec les processus biologiques des êtres qui les ingèrent. Ils ne gênent pas plus la digestion des animauxque si ceux-ci absorbaient du sable ou de la terre, ce qui leur arrive assez fréquemment. Les particules entrent dans le tube digestif et sont éliminées à son extrémité.
A ce propos, je précise un point physique simple à l'attention des écolos qui rabachent sans cesse le mot "biodégradable". Sachez que plus de 99% des matériaux naturels sur Terre ne sont pas biodégradables. Le sable ne l'est pas, le granit non plus, ni l'argile, ni les falaises de calcaire de Douvres, etc...
Donc, ne perdez pas de temps à promouvoir la "solution finale" pour les plastiques. Comme tout matériau, les plastiques doivent simplement être utilisés à bon escient et recylés, sans plus.
Si des Chinois ou des Indiens lisaient votre post, ils en riraient jusqu'à demain. Afin d'améliorer leur niveau de vie, ils n'hésiteront pas à produire plus de plastique par habitant que les Européens.

Salutations
Aradigme

Boonskis

21/03/2022 à 14:22

Aradigme,

Votre réponse est digne d'un publicitaire du secteur des plastiques.

D'abord, on ne parle pas de phobie quand on est concerné par la santé de l'environnement. Il y a une immense quantité de déchets plastiques dans la nature que nous côtoyons tous les jours et il ne s'agit pas seulement de certains pays pauvres (Avez-vous voyagé un peu en Haïti?) mais dans mon propre environnement, aux Etats-Unis aussi, ou des bouts de plastiques jonchent partout dans la nature pour se retrouver finalement dans les sols et surtout au fond des plans d'eau, étangs et rivières.

Le plastique est très pratique pour certains besoins certes, et même nécessaire pour nos obsessions du jours (non nécessaires mais partie de la vie moderne: voitures, ordinateurs, avions, etc.). Les inventeurs de ce produit peuvent être vus comme des bienfaiteurs, tout comme ceux qui ont inventé le DDT et les centrales nucléaires par exemple. Cela dit, ce n'est pas parce qu'on a inventé quelque chose de "bien" qu'il faut l'utiliser partout. Ce qu'on voit aujourd'hui avec le plastique est le même problème que nous avons vu pour le DDT et le nucléaire: les industriels et leurs lobbys veulent utiliser un produit partout même si son utilisation n'est pas nécessaire et qu'il est même nuisible pour tous les humains (pour certains plus que pour d'autres, bien sûr, mais dans le fond, pour tous).

Le fait que des animaux sont tués par les plastiques n'est pas "une histoire". Là vous êtes vous-même dans les contes de fées. Voulez-vous des photographies que j'ai prises moi-même ici aux USA d'animaux tués piégés dans les filets plastiques qui servent à contrôler l'érosion? Ce n'est là qu'un petit exemple parmi, hélas, bien d'autres.

Votre langage révèle le désir de ne pas considérer d'autres points de vue: "je suppose" --ce n'est pas une supposition, voyons. J'écris cette réponse pour d'autres--pas pour vous, puisque vous ne changerez pas d'avis publiquement (je doute fort que vous ne représentiez pas l'industrie, mais bon).

Votre supposition sur les Chinois et les Indiens est aussi très mal placée: vous ne vous êtes pas entretenus avec eux.

Le danger le plus grave du plastique, dont vous faites abstraction, est le fait que tous les plastiques (recyclés ou non) deviennent au fil du temps des microplastiques. Les chercheurs ne savent pas encore le danger des microplastiques pour le vivant, mais nous savons que ces particules sont d'ores et déjà dans la chaîne alimentaire de la vaste majorité des animaux--y compris et surtout l'humain comme nous sommes entourés de plastiques-- et nous savons que ces microplastiques se retrouvent dans nos corps, jusque dans le placentas et les foetus: respirées, mangées, bues. De plus en plus d'études suggèrent un impact sur la santé. Nous en saurons beaucoup plus dans les dix années à venir. Il faut espérer que son impact sera relativement grave, mais entre temps il faut agir.

Finalement, la source principale des plastiques, ce sont des gisements limités de pétrole ("fossile"): faire du plastique c'est ne pas faire du gasoil, du kérosène, etc. C'est utiliser une matière première qui, un jour, ne sera plus. ET si on l'utilise maintenant pour nos gourdes à usage unique, on prive d'autres populations d'énergie fossile pour cuisiner, chauffer, ou améliorer leur niveau de vie au quotidien.

Le plastique vient des profondeurs de la terre et c'est là où il doit retrourner à la fin de sa vie utile. Il est fait surtout de pétrole, probablement de résidus organiques (nos ancêtres, plantes et animaux, on pourrait dire). On en fait beaucoup de produits et certes certains sont très utiles (mais jamais "nécessaires" comme dit Forbane). Les plastiques qui ne servent qu'une fois sont les plus nocives pour nous tous car ils se retrouvent rapidement dans la nature et deviennent des dangers pour les animaux, et puis ensuite, d'autres dangers quand, dans 10, 20 ans, ils deviennent des microplastiques dans les sols et la nappe phréatique. Les plastiques qui servent de multiples fois sont bien sûr utiles, et nous ne pourrons pas nous en passer pour le moment. L'essentiel c'est donc (1) d'éliminer les plastiques à usage unique et ensuite (2) d'assurer que tous les autres plastiques vont à la fin de leur vie non pas dans le biosphère mais sous terre, dans des cavernes ou récipients souterrains où ils ne pourront ni abîmer la beauté de notre terre, ni entrer dans l'écosystème où les microplastiques pourraient (comme le DDT ou les déchets nucléaires) devenir de véritables fléaux pour nos enfants et petits-enfants.

Amoureux de la Nature: réduire le plastique dans ma vie quotidienne et m'assurer que le plastique dont je me sers retourne aux profondeurs de la terre est un des objectifs les plus fondamentaux de ma vie.

Aradigme

21/03/2022 à 18:59

Bonjour Boonskis,

Votre réponse laisse bien entendu de coté les arguments que j'avançais, ce qui ne me surprend pas. Quand vous parlez des "obsessions du jour ("non nécessaires mais partie de la vie moderne selon vous: voitures, ordinateurs, avions, etc.") y incluez-vous les dispositifs médicaux dont j'ai parlé?
Je vous signale à tout hasard qu'une valve cardiaque est réalisée en plastique, de même qu'un tuyau pour Baxter ou un masque à oxygène... Rappelez-vous en si un jour vous en avez besoin... On revoit très vite ses positions idéologiques lorsqu'on se trouve à court d'oxygène. Vous considérez une voiture comme inutile, vous changerez peut-être d'avis le jour où vous aurez besoin d'une ambulance. Je crains que comme beaucoup de personnes, vous jouissez des avantages techniques d'une société indutrielle avancé sans même vous en rendre compte.

Quant aux microplastiques dont j'ai d'ailleurs parlé dans mon post précédent, ils ne posent aucun problème prouvé à ce jour dans les articles de recherche que j'ai lus.

Pour ce qui est des Indiens et des Chinois, je parle de leur opinion car j'ai travaillé avec eux pendant des années. Je peux vous asurer qu'ils ne sont pas encore atteint de plasticophobie. En fait, ils devraient plutôt améliorer leurs techniques de recyclage. Les balancer dans l'environnement ne semble pas les gêner du tout. Je ne suis pas un intégriste de l'environnement, comme vous l'avez peut-être constaté, mais je trouvais quand même cela choquant. Comme je l'ai indiqué dans mon post précédent: "Comme tout matériau, les plastiques doivent simplement être utilisés à bon escient et recylés, sans plus." Par contre les idées d'éradication pronées par Forban, et que vous semblez soutenir, ne tiennent tout simplement pas la route.
Si votre objectif n°1 dans l'existence consiste à "éliminer les plastiques à usage unique", songez quand même aux dispositifs médicaux... Personne n'est à l'abri d'un séjour en hôpital...

Salutations
Aradigme

PS: je ne suis pas au service de l'industrie du plastique, mais je suis chimiste, j'ai développé et fabriqué des polymères pendant quelques années, et je connais assez bien le sujet techniquement. Assez en tous cas pour repérer les erreurs ou exagérations que je vois passer régulièrement dans la presse et que reprennent en choeur des écolos.

rez

22/03/2022 à 09:26

c'est les "connaisseurs" comme vous qui nous mettent dans cet bordel dans lequel on se trouve. Et votre réponse pour s'en sortir c'est de se taper la tête contre un mur jusqu'à ne plus sentir besoin de réfléchir.

Boonskis

21/03/2022 à 14:48

P.S. Le plastique est en effet "pas fantastique" mais--contrairement à l'argument ici--absolument pas "nécessaire" pour les livres. Nécessaire? Non...commode, pratique, facile pour l'entreprise mais pas nécessaire. C'est ce genre d'utilisation que nous pouvons facilement éliminer sans aucun impact sur notre qualité de vie.

rez

22/03/2022 à 09:24

Vous semblez atteint de plasticophilie.

Les plastiques, avant, c'étaient des dérivés assez naturelles de la cellulose. Une filière saine de production de chanvre et autres plantes pourrait en fournir assez de matériel pour remettre l’acétate de cellulose dans les marchés pour remplacer ces plastiques nocifs et synthétiques.

Jean-Philippe Garçon sait très bien qu'il est dégueulasse et hypocrite de filmer les livres car, "chers" ou pas, ils vont finir au pilon si décision de l'éditeur est prise. Il se presse donc à essayer d'éviter cet reproche en argumentant... enfin, il nous prend par des imbéciles.

Mais votre argument comme quoi ni l'argile ni la pierre ni... tout ce qui compose cet planète (sauf les animaux on dirait) n'est biodégradable, je commence à penser que M. Garçon et vous sont la même sous-personne.

Boonskis

21/03/2022 à 19:59

Merci pour cette discussion fort intéressante Aradigme, mais qui révèle plus que tout votre désir de ne pas reconnaître le fait que les plastiques ne sont que très rarement recyclés (l'utilité du recyclage est mise en cause aujourd'hui) ou éliminés à bon escient.

Je crois quand même que nous pourrions nous entendre sur plusieurs points.

J'ai été rapide à soutenir la thèse de Forbane sur la non-nécessité du plastique parce que, dans la vaste--l'immense!-- majorité des cas, reconnaissons-le, les plastiques ne sont absolument pas nécessaires.

Le premier problème des plastiques qui partent dans la nature, c'est qu'ils offensent notre sens de la beauté de cette planète.

Les plastiques ont cependant des usages très importants dans la société moderne.

Dans mon second commentaire, j'ai indiqué reconnaître sans ambiguïté qu'il y a des besoins où le plastique est une matière très utile et donc que nous ne pourrons pas nous en passer--pas en tout cas si nous continuons à faire des quadruples pontages ou de conduire des voitures. Comme vous, je dirais qu'il faut les utiliser correctement, les enfouir--- les remettre en terre à la fin de leur vie--- les recycler peut-être (c'est discutable)---cela est absolument nécessaire et nous devrions nous concentrer sur *cela*, et ne pas faire comme vous des tribunes sur les innombrables bienfaits du plastique, dont tout le monde est plus que conscient! En insistant en plus qu'il n'est "jamais" (ou presque) nuisible. C'est faux.

Pour les besoins des transports et pour les besoins médicaux (certes à usage unique, vous avez raison) je ne vais rien dire. Il va sans dire que ce n'est pas là le problème dont je parle car l'industrie médicale fait bien attention à ce que ces plastiques soient mis dans des décharges où ils ne pourront pas nuire aux organismes vivants. Mais vous semblez vouloir accepter sans aucun esprit critique le sur-usage du plastique dans la vie quotidienne. C'est là le problème dont je parle et dont j'imagine Forbane voulait parler. Les sacs plastiques partout. Les emballages, le polystyrène à usage unique, les opercules de sécurité....Les jaquettes de livres aussi, le plastique sert pour des raisons de commodité, le plastique n'est point nécessaire.

Ce que vous dites sur les autres nationalités n'est pas vrai: vous surgénéralisez de vos propres expériences et ne reconnaissez pas les nombreux exemples qui vont à l'encontre de votre thèse: je connais bon nombre de situations à travers le monde où les plastiques qui ne sont ni recyclés ni employés à bon escient et qui se retrouvent donc dans la nature pour constituer un véritable fléau pour les populations (les "nurdles"-- les petites billes de plastique à Maurice, dans le delta du Mississippi, par exemple n'en sont qu'un petit exemple flagrant). Mais regardez aussi les égouts de France ou d'Amérique.... Vous pouvez nier tout cela de votre plume, mais cela ne change pas la réalité des choses et son impact sur les générations présentes et futures, le fait que je vois de la pollution pure et simple tous les jours et que vous la voyez aussi mais vous ne voulez pas vous révéler sensible, et je crois que vous indiquez clairement pourquoi. N'avez-vous jamais regretté les déchets plastiques dans la nature quand vous faites une randonnée? Sinon, je crois que la majorité des lecteurs ne pourront pas s'identifier à vous.

Forbane

22/03/2022 à 11:23

Merci à vous ainsi qu'à d'autres ici. Vous avez plus de patience que moi.
C'est à cause des Aradigme de ce monde que rien n'avance, sinon vers le pire. Ceux-ci se réjouiront sans doute d'apprendre que leur objectif (la destruction de la nature) est atteint et que la fin est proche - y compris la leur.

Boonskis

21/03/2022 à 20:22

Dernier petit mot, Aragime, car je voudrais au moins souligner quelque chose que vous avez dit: vous avez été choqué par la propension des gens dans certains pays à balancer les plastiques dans la nature...que cela ne les gênent pas. Je soumettrais que ce n'est pas très différent dans l'Occident: ne pensez pas que les Occidentaux sont moins aptes à le faire. Oui, ici, c'est différent, il y a peut-être la question de l'éducation et des infrastructures (celles-ci rendent l'enfouissement ou le recyclage plus faciles), mais c'est assez courant un peu partout. Il faut tenir compte de cela: si les populations--toutes les populations--rejettent facilement dans la nature les filtres à cigarettes ou les sacs en plastique, peut-être qu'il faut les fabriquer différemment? Car...au fond, c'est à qui la faute? Aux populations? Ou aux inventeurs / industriels qui introduisent de nouvelles matières dans la société sans tenir compte des conséquences potentielles? Vous pouvez imaginer ma réponse! Mais certes, l'éducation et les systèmes pour éliminer le plastique sont très nécessaires et les producteurs de ces matériaux devraient probablement les financer: mais ne pas utiliser le plastique quand il n'est vraiment pas nécessaire--la grande majorité des usages-- serait peut-être une bien meilleure politique. Car finalement tout cela relève de la politique: de l'équilibre des pouvoirs et des droits dans la société.

Aradigme

23/03/2022 à 15:06

Bonjour Boonskis,

En ce qui concerne les sacs plastiques, je vous rassure de suite: je ne les utilise pas. Je continue d'utiliser un cabas depuis des décennies. Je ne vois pas de problèmes à ce qu'ils disparaissent, mais ils ne représentent pas un tonnage si important que cela.

Je voudrais revenir sur un de vos commentaires sur la responsabilité que vous attribuez " aux inventeurs / industriels qui introduisent de nouvelles matières dans la société sans tenir compte des conséquences potentielles".

Le problème, bien entendu, est que les inventeurs et industriels ne peuvent imaginer tous les impacts d'un nouveau produit. Prenons un chercheur en chimie organique qui développe une nouvelle réaction chimique. Cette même réaction permettra plus tard de développer un médicament, un pesticide et un gaz neuro toxique - ce que le chercheur ne peut deviner au moment où il développe la réaction en question (je parle d'un cas réel). Il est impossible d'envisager toutes les applications d'une nouvelle technologie. Certaines mettront dix ou quinze ans pour apparaître car elles nécessitent un besoin nouveau ou une interaction avec d'autres technologies non encore apparues au moment où le choix devrait être fait.

Mais même si le chercheur pouvait envisager toutes les applications, serait-ce à lui seul de décider: "Bon, je laisse tomber le médicament et aussi le gaz neurotoxique. Tant pis pour ceux que le médicament sauverait." De quel droit prendrait-il seul cette décision, sans même avertir les maaldes concernés? Je suis un fervent démocrate, et j'estime donc que la décision doit être prise par l'ensemble de la population, pas par un chercheur isolé. Face à un nouveau produit, la population peut décider de son sort, soit via ses élus (soumis à des groupes de pression, tels que les écolos) soit en votant avec son porte-monnaie:" J'apprécie le produit, donc je l'achète". C'est à mon sens plus démocratique qu'une personne qui décide seule dans son coin, ne trouvez-vous pas? En plus, cela a l'avantage de mettre les grognons devant leurs responsabilités.

Prenons un autre exemple, cette fois celui d'un industriel qui développe un distributeur de crême chantilly sous pression pour les pâtissiers. Peut-il imaginer que de jeunes inconscients vont des années plus tard se servir des capsules de pressurisation au protoxyde d'azote pour s'offrir des "sensations" et s'intoxiquer? Difficile... Einstein disait avec raison que la bêtise humaie s'avérait insondable et qu'elle seule donnait une idée de l'infini.

Un dernier point. Je considère les points de vue des autres, mais j'estime avoir le droit au mien et à le défendre. Il me semble que beaucoup d'intervenants dans ces pages estiment que supprimer tous les plastiques, comme le demandait Forbane, constituerait une solution. J'estime qu'ils se trompent. Ils ne saisissent apparement pas toutes les conséquences d'une telle action. La plupart du temps, des matériaux de substitution moins nocifs n'existent pas, et la conséquence rapide de la "solution Forbane" serait de nous ramener aux standards de vie d'avant les années cinquante, quand l'espérance de vie était nettement moins élevée. Si vous supprimez les disposables plastique, par exemple, vous supprimez les tests de biologie clinique à faible coût unitaire.

Je vois le même genre de problème avec la vogue de la nourriture "bio". Les pesticides ne posent pas de problème aux humains quand ils sont utilisés adéquatement. Ils permettent d'obtenir des rendements plus élevés de 30% et de mieux conserver les produits (le benomyl, par exemple, permet d'éviter que les moisissures s'attaquent très vite à des fruits comme les fraises). La suppression des engrais et pesticides dans l'agriculture bio réduit les rendements, ce qui signifie que les coûts augmentent, et donc les prix.
Qui paie pour les produits bio ? Les personnes à faible pouvoir d'achat qui vont éprouver des difficultés à se nourrir, ici-même ou dans d'autres pays. En fait, ceux qui paient le prix de ces exigences très souvent fantaisistes, de cette "pureté ecologique", ce sont les moins favorisés. Ceux qui les exigent vivent souvent dans des métropoles et disposent la plupart du temps de bons revenus.
L'agriculture " de masse" a été introduite précisément pour nourrir des masses. En 1946, la France était incapable de nourrir sa population pourtant inférieure à celle d'aujourd'hui. Les techniques productivistes introduites ont permis d'atteindre puis de dépasser l'équilibre alimentaire tout en réduisant le nombre de bras nécessaires. Les mêmes causes produisent les mêmes effets: l'abandon des techniques productivistes obligera (1) à trouver de nouveaux agriculteurs en quantité - alors que c'est déjà difficile aujourd'hui- (2) à défricher de nouvelles terres, car si les forêts et les terres non exploitées augmentent sans cesse depuis les années 50, c'est principalement à cause de l'augmentation des rendements sur des terres choisies pour leur qualité. Vous ai-je dit que j'avais aussi fait des études d'ingénieur agronome?

Bref, je ne vais pas vous importuner plus longtemps avec mes digressions. Vous avez bien entendu le droit à vos opinions, tout comme moi. La mienne est que les écolos scient la branche sur laquelle nous sommes tous assis. Bon, je n'y resterai de toute façon plus très longtemps...

Merci pour cette conversation attrayante.

Saluations
Aradigme.

stephix

22/03/2022 à 07:53

Détruire des livres parce qu'ils ont des tâches ou des defauts, alors en 2022 on vit encore ce genre d'aberration ? On propose bien des fruits et légumes pas très jolis à la vente à petits prix, pourquoi ne pas faire un rayon "livres neufs abîmés" à petits prix, je suis sûre que les gens se jetteraient dessus. Tous les petits salaires qui ne peuvent s'offrir de livres neufs à cause du prix élevé, aimeraient bien pouvoir les acheter à moitié prix malgré leur apparence abîmée... Franchement.

rez

22/03/2022 à 09:31

dans quel monde de bisounours vivez-vous? ceux qui impriment et distribuent des livres ce sont les mêmes psychopathes qui éduquent nos enfants, remplissent des voitures et béton nos vies, nous font payer de l'armement à tout va et décident que les hôpitaux doivent être rentables au même titre qu'un sex shop.

Donc non, on ne peut pas leur demander cela. Vous ne demandez pas aux cellules cancéreuses de changer d'attitude et de se mettre plutôt à métaboliser du sucre...

des maisons d'édition régulées par l'état sans possibilité de devenir des appendices de bolloré ou similaires, avec des conditions de vente et gestion décentes, et basta. Mais on ne peut pas changer un système que par nature est nuisible, il faut le remplacer par un autre. Bien sur, chose difficile quand la chaine du livre et tout le monde de la culture ont été vendus (en France peut-être "grâce" au virus du libéralisme inséré par... Mitterrand) au marché de loisir.

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Sumi Saint Auguste à la direction des affaires publiques du groupe Lefebvre

Le groupe Lefebvre renforce son organisation en annonçant la nomination de Sumi Saint Auguste au poste de directrice des affaires publiques. Elle prendra ses fonctions le 8 janvier 2026 et reportera directement à Julien Tanguy, PDG du groupe Lefebvre et directeur général de Lefebvre Dalloz. Jusqu’à présent, elle occupait la fonction de directrice de la prospective au sein du groupe.

14/01/2026, 10:27

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Mamamélis cède son catalogue à L’Arche : une page se tourne pour l’édition féministe

Après plus de quarante ans de publications consacrées à la santé des femmes et aux écrits de femmes engagées, les éditions Mamamélis vont céder l’intégralité de leur catalogue aux éditions de l’Arche à compter du 1er janvier 2026. L’annonce a été faite par leur fondatrice, Rina Nissim, dans un communiqué.

13/01/2026, 18:18

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CNRS Éditions : Marie-Pauline Gacoin prend la direction générale

Depuis le 5 janvier, Marie-Pauline Gacoin est Directrice générale de CNRS Éditions. Elle a été nommée par Antoine Petit, président-directeur général du CNRS, et succède à Blandine Genthon, partie en août 2025 à la direction des PUF. Elle prend la tête de la maison d’édition du CNRS, chargée de diffuser les savoirs scientifiques et de contribuer au débat public.

13/01/2026, 17:43

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Freida McFadden prévoit des titres jusqu’en 2028 : le ménage n'est pas fini

Freida McFadden, autrice américaine de thrillers à succès, dont notamment La femme de ménage, prolonge son partenariat avec l’éditeur américain Sourcebooks jusqu’en 2028. L’accord, annoncé après une année record en librairie et au cinéma, porte sur trois nouveaux romans à paraître entre 2027 et 2028, tandis que plusieurs adaptations audiovisuelles de son œuvre sont en cours.

13/01/2026, 11:18

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François Bétremieux rejoint les éditions du Sonneur pour les relations libraires

Les éditions du Sonneur renforcent leur équipe commerciale avec l’arrivée de François Bétremieux, qui prend en charge les relations libraires, à Paris comme en région, aux côtés de Jean-Luc Remaud. 

12/01/2026, 18:11

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La collection philosophique “La Relève“ reprend vie chez l’Observatoire

Créée en 2018 à l’initiative d’Adèle Van Reeth, aujourd’hui directrice de France Inter, et désormais dirigée par Géraldine Mosna-Savoye, animatrice du Souffle de la pensée sur France Culture, la collection de philosophie « La Relève » est relancée par les Éditions de l’Observatoire. 

12/01/2026, 17:44

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Paul Watson ouvre une nouvelle aventure éditoriale chez Glénat

Les éditions Glénat inaugurent en janvier 2026 une nouvelle collection de non-fiction narrative, Latitude Aventure, pensée comme un vaste territoire éditorial consacré à l’aventure humaine sous toutes ses formes. À travers ce projet, l’éditeur entend rassembler et renouveler des récits longtemps cantonnés à des rayons spécialisés – montagne, mer, exploration – pour leur offrir une visibilité élargie et un nouveau souffle littéraire.

09/01/2026, 18:18

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Une nouvelle éditrice chez Casterman Jeunesse

Casterman Jeunesse (Madrigall) renforce son pôle Romans français avec l’arrivée de Mathilde Gaudant au poste d’éditrice junior. 

09/01/2026, 13:30

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Âme animale : une collection pour apprendre à se mettre à la place des bêtes

Et si la rencontre avec un animal suffisait à infléchir une trajectoire de vie ? C’est le pari d’Âme animale, une nouvelle collection de courts essais personnels des éditions Tana, qui entend placer l’expérience sensible au cœur du récit. À chaque volume, un auteur ou une autrice raconte la rencontre avec une espèce - parfois redoutée, parfois idéalisée -, qui a profondément modifié son regard sur le vivant.

08/01/2026, 18:06

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Clap de fin pour Trilogie Éditions, qui proposait des séries littéraires par abonnement

La maison Trilogie Éditions a été placée en liquidation judiciaire, en fin d'année 2025, par le tribunal de commerce de Toulouse, a appris ActuaLitté. Créée en 2024, la structure avait adapté le modèle de l'abonnement à des séries littéraires, mais n'a pas réussi à transformer l'essai. L'intérêt du public était là, mais l'exposition médiatique et le soutien des libraires sont restés insuffisants, estime le fondateur, Aurélien Verdun.

08/01/2026, 12:35

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True Crime : la mère de Kay Scarpetta publie ses mémoires en mai 2026

Après des décennies passées à disséquer le crime dans la fiction, Patricia Cornwell s’apprête à retourner son regard vers sa propre histoire. La romancière américaine, figure majeure du thriller contemporain, publiera True Crime, son tout premier livre autobiographique.

07/01/2026, 17:53

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Notre livre de cuisine anti-gaspi à dévorer, avec Olivier Chaput

À l’heure où les écrans s’imposent dans le quotidien des enfants, le chef Olivier Chaput lance Souvenirs de Cuisine, un projet éditorial porté avec la Team Chabada. Pensé comme un ouvrage de transmission plus que comme un simple livre de recettes, il défend la cuisine comme acte éducatif et culturel dès le plus jeune âge. 

07/01/2026, 11:34

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L'AMAEL, instance de dialogue auteurs-éditeurs, en pleine discorde ?

Présentée au début du mois de novembre dernier, l’Association de Médiation des Auteurs et des Éditeurs de Livres (AMAEL) vient concrétiser un projet interprofessionnel évoqué en... 2014. Une longue, très longue création qui n'empêche pas, à l'arrivée, un certain nombre de frustrations. Des organisations d'auteurs et de traducteurs désavouent ainsi la structure, estimant que certaines voix n'ont pas été entendues lors des travaux préparatoires ou contestant sa légitimité.

07/01/2026, 11:30

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Prise dans le marasme Humanoids, La Boîte à Bulles renommée Pictavita

Par des messages envoyés aux auteurs et aux journalistes, la maison d'édition La Boîte à Bulles officialise un changement de nom, pour devenir Pictavita. Derrière la « réorganisation » annoncée se profile surtout la méthode de Fabrice Giger, dirigeant et propriétaire de la structure, habitué des manœuvres financières et administratives. Le fondateur et ancien dirigeant, Vincent Henry, licencié en 2024, assure que le groupe Humanoids, également lié à Giger, lui doit plus de 500.000 €.

07/01/2026, 10:11

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Rivages recrute un nouvel attaché de presse

Les Éditions Rivages (Actes Sud) ont nommé Alexandre Blomme au poste d’attaché de presse, aux côtés de Marie Trang et Marie Wodrascka. Il occupait jusqu’ici des fonctions de communication et relations presse au sein de l’agence littéraire Trames.

05/01/2026, 10:27

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Fontaine O Livres annonce les participants du Tour d’Europe de l’édition indépendante 2026

Fontaine O Livres a annoncé la liste des maisons d’édition sélectionnées pour l’édition 2026 du Tour d’Europe de l’édition indépendante, un programme annuel destiné à accompagner des éditeurs francophones dans leur développement international. 

05/01/2026, 09:00

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Ces maisons d’édition qui se sont lancées en 2025 

Nouvelles structures indépendantes, lignes éditoriales affirmées, formats audacieux ou ancrages territoriaux revendiqués : malgré un contexte fragile pour le livre, plusieurs maisons d’édition ont vu le jour en 2025 aux quatre coins de la France et en Belgique. Du polar à la jeunesse, de l’essai politique au manga, ces initiatives témoignent d’une volonté de reprendre la main sur les formes, les récits et les conditions mêmes de publication, en assumant des choix éditoriaux tranchés et des modèles souvent hors normes.

30/12/2025, 13:23

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Intelligence artificielle et édition : la révolution silencieuse qui secoue les éditeurs chinois

Dans la sphère éditoriale chinoise, l’année 2025 s’inscrit comme une période charnière, un moment où l’intelligence artificielle (IA) ne se contente plus d’être un outil auxiliaire, mais devient un acteur à part entière de la chaîne du livre. Un récent article du Beijing News propose de poser une question simple et pourtant difficile : lirez-vous un livre entièrement traduit par une IA ?

30/12/2025, 12:16

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Quand Simone de Beauvoir décryptait “le phénomène Bardot, légende créée par les autres”

Publié en août 1959 dans le magazine américain Esquire, Brigitte Bardot and the Lolita Syndrome n’est pas un livre au sens strict, mais d'un essai incisif de Simone de Beauvoir consacré au « phénomène Bardot ». L’autrice y propose moins une notice biographique qu’une lecture sociale : Bardot, décédée ce 28 décembre 2025, devient un révélateur des tensions de la France d’après-guerre, prise entre morale bourgeoise, culture de masse et reconfiguration des désirs.

28/12/2025, 16:42

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Avec Marc Kopylov, une certaine idée du livre s’éteint

Fondateur, avec son épouse Christiane, des Éditions des Cendres, Marc Kopylov est décédé le 14 décembre dernier, à l’issue d’un long combat contre la maladie, à l'âge de 70 ans. Depuis 1984, la maison indépendante qu’il dirigeait avait construit un catalogue exigeant, attentif aux textes et à leur forme.

 

23/12/2025, 12:48

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Média-Participations s’allie à la plateforme africaine Gara pour diffuser son catalogue

Le Groupe Média-Participations annonce la signature d’un accord de distribution avec la plateforme numérique africaine Gara. Ce partenariat porte sur la diffusion de son catalogue d’édition francophone sur le continent africain, via une plateforme conçue pour les usages numériques locaux. Il s’inscrit dans une stratégie de développement engagée par le groupe en Afrique, fondée sur le numérique et des partenariats avec des acteurs implantés sur le territoire.

23/12/2025, 10:35

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Édition indépendante : après ActuSF, Pollen Diffusion entre au capital de Tom Pousse

Avec cinq autres partenaires, le diffuseur-distributeur indépendant Pollen Diffusion devient actionnaire de Tom Pousse, une maison d’édition spécialisée dans l’accompagnement des enfants et des adultes en difficulté d’apprentissage et/ou en situation de handicap. L’opération s’inscrit dans une reprise collective, tandis que le fondateur, Alain Royer, conserve la direction éditoriale.

18/12/2025, 18:26

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La Quête du Coeur de diamant, un roman illustré pour allumer la lumière intérieure des jeunes lecteurs

Dans les années 2050, Stella, une jeune fille différente et courageuse, découvre le début d'Une légende oubliée : celle du Cœur de diamant, un symbole d’espoir capable de sauver la Terre. Guidée par la sagesse toltèque, une louve blanche et sa propre lumière intérieure, elle part en quête de cette légende sans se douter que c'est en quête d’elle-même qu'elle se lance. Un projet Ulule porté par Charlotte Hiroux Sırkıntı.

18/12/2025, 13:02

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Michèle Pedinielli dirige “L’affaire qui…“, nouvelle série en coédition avec la BnF

Aux éditions de l’Aube, la collection L’Aube noire ouvre un nouveau rendez-vous : « L’affaire qui… », une série créée et dirigée par Michèle Pedinielli, en coédition avec la Bibliothèque nationale de France (BNF).

 

17/12/2025, 18:23

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Black Book Éditions, spécialisées dans le jeu de rôle, en redressement

La maison d'édition lyonnaise Black Book, spécialisée dans les jeux de rôle et jeux de société, a annoncé son placement en redressement judiciaire, validé par le tribunal des activités économiques de Lyon mi-novembre. L'entreprise est fragilisée en raison du coût lié au bail d'un important dépôt, a expliqué David Burckle, fondateur et dirigeant.

17/12/2025, 11:25

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Sur l'écologie du livre, l'éditeur “a une responsabilité particulière” (Wildproject)

Cette fin d'année sera cruciale pour le secteur du livre, miné par des résultats jugés décevants et une certaine morosité ambiante. L'impératif économique masquera sans doute des réflexions sur l'industrialisation et la commercialisation des ouvrages, alors que certains acteurs s'interrogent sur l'impact environnemental de leurs pratiques. La maison d'édition Wildproject, qui consacrait dès 2019 un titre à l'écologie du livre, poursuit cette réflexion.

15/12/2025, 15:38

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Fondées en 1988, les éditions møtus en liquidation judiciaire

L'éditeur de livres jeunesse møtus, fondé par François David en 1988 sous un statut associatif, a été placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Caen, le 10 décembre 2025. La structure, rachetée en 2019 par Pierre Lenganey, alors propriétaire de la librairie alençonnaise Le Passage, a publié ses derniers livres en fin d'année 2024.

15/12/2025, 15:34

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Premier tome d'une collection de romans éco-conscients pour les 9-12 ans

Dans les Pyrénées, Elena, Lise et Tom voient leurs vacances bouleversées par une série étrange d’attaques de troupeaux. Quand un loup se profile, la peur s’installe. En enquêtant auprès des éleveurs et des protecteurs de la nature, les jeunes héros découvrent un territoire où émotions et idées s’affrontent. Premier tome de la collection Crimes contre Nature, ce polar vert écrit par mère et fille, invite les 9-12 ans à explorer la biodiversité et à cultiver leur esprit critique. Projet porté par Claire Marine Alemany.

15/12/2025, 12:11

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Au Québec, les éditions Abduco reprennent le catalogue des Intouchables

Les éditions Abduco annoncent l'acquisition des catalogues des Éditions des Intouchables et des maisons associées (Lanctôt Éditeur et les Éditions Cornac), dans le cadre d'un accord avec la famille de Michel Brûlé, fondateur de la maison Les Intouchables décédé le 31 mai 2021.

11/12/2025, 15:27

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Tibert Éditions ouvre une campagne pour “sauver la maison”

À l'aube de leur dixième anniversaire, Tibert Éditions ont ouvert, ce 9 décembre, une « vente solidaire », avec comme objectif de « remettre la maison d'édition à flots pour naviguer vers 2026 ». François Andrieux, fondateur de la structure, espère atteindre un objectif de 20.000 € récoltés par cette initiative afin de compenser, notamment, de « nombreux impayés de la part de librairies ».

11/12/2025, 12:06

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Groupe Bayard : Pauline Alvado nommée directrice commerciale du pôle jeunesse

Le Groupe Bayard annonce l’arrivée de Pauline Alvado au sein de son pôle jeunesse, où elle occupera les fonctions de directrice commerciale. Elle exercera sous la responsabilité d’Emmanuelle Marie, directrice adjointe du pôle jeunesse.

11/12/2025, 11:31

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Crunchyroll Manga (re)devient Kazé et promet “un label fort”

Pegasus Manga, une société de HarperCollins Publishers, annonce aujourd’hui qu’après trois ans, la marque Crunchyroll Manga reprend son nom d’origine : Kazé. Ce nom a façonné l’histoire de l’édition manga en France et en Allemagne pendant plus de 30 ans et demeure une référence culturelle, reconnue par les lecteurs et respectée par l’ensemble du secteur. 

10/12/2025, 12:01

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Le monde arabe cartographié, pour mieux comprendre les politiques du livre

Les éditeurs et éditrices indépendant·es du monde arabe dévoilent une cartographie des politiques publiques du livre couvrant 11 pays de la région. Cette nouvelle ressource propose une lecture comparative des dispositifs législatifs, économiques et culturels qui structurent le secteur du livre et témoigne d’un travail mené malgré un contexte souvent fragile et instable.

 

10/12/2025, 11:15

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Terre à terres : la nouvelle maison qui veut penser les transitions

Les éditions de l’Aube lancent Terre à terres, une nouvelle maison pour penser les transitions écologiques, sociales et technologiques. Née de la restructuration de plusieurs collections existantes, cette nouvelle entité entend rendre plus lisible un travail éditorial déjà engagé de longue date sur les questions de soutenabilité, de territoires et de transformations du monde contemporain.

09/12/2025, 16:38

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Après le Conseil d’État, l’écriture inclusive portée devant la justice européenne

La décision du Conseil d’État validant l’usage du point médian sur des plaques commémoratives à l’Hôtel de Ville de Paris continue d’alimenter la controverse. Après la réaction de l’Académie française, l’association Francophonie Avenir annonce, cette fois, son intention de saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour contester le jugement, estimant que le dossier est « loin d’être terminé ». 

14/01/2026, 18:44

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Scott Adams, la chute d’un satiriste du monde du travail

Créateur du comic strip Dilbert, Scott Adams est mort le 13 janvier 2026 à Pleasanton en Californie, à l’âge de 68 ans. Auteur d’une des satires les plus diffusées du monde de l’entreprise, il laisse derrière lui une œuvre qui a profondément marqué la culture du travail… mais aussi une fin de parcours éclipsée par des prises de position jugées racistes qui ont entraîné la disparition de Dilbert des grands journaux.

14/01/2026, 17:58

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Olivier Lombardie nommé directeur général du Centre national du livre

Par arrêté de la ministre de la Culture, Olivier Lombardie est nommé directeur général du Centre national du livre (CNL). Il a pris ses fonctions le 12 janvier auprès de Régine Hatchondo, présidente du CNL, et en succession de Pascal Perrault.

14/01/2026, 17:20

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Un outil pour estimer la compatibilité d'un manuscrit avec une maison d'édition

Une fois le manuscrit terminé, une autre étape s'ouvre pour l'auteur qui souhaite faire publier son texte par un éditeur : trouver la bonne maison d'édition. Afin de viser juste et de ne pas multiplier les envois sans réponse, l'auteur Xavier Mayot s'est fait codeur, pour concevoir un outil de diagnostic en ligne de compatibilité entre création et maison d’édition. Accessible gratuitement, il encourage l'utilisateur à « s'investir dans l'envoi de son manuscrit ».

14/01/2026, 15:22

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Arnaud Lagardère prend la présidence non exécutive de Lagardère Travel Retail

Louis Hachette Group annonce que Dag Rasmussen fera valoir ses droits à la retraite et quittera ses fonctions de président-directeur général de Lagardère Travel Retail - la branche du groupe Lagardère dédiée au commerce en zones de transport -, à compter du 1er mars 2026, après plus de dix années à la tête de l’entreprise.

14/01/2026, 14:23

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Nouvelle administration aux Éditions Les 400 coups

Les Éditions Les 400 coups ont le plaisir d’annoncer que la maison entame un nouveau chapitre de sa grande histoire.  Simon de Jocas, président de l’entreprise lors des douze dernières années, cède les rênes de la maison à Renaud Plante et Nicolas Trost - tous deux membres de l’équipe actuelle des 400 coups - ainsi qu’à Gautier Langevin, éditeur de bande dessinée chez Front Froid.

14/01/2026, 14:05

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À droite, une nouvelle proposition de loi pour interdire l'écriture inclusive (oui, encore)

À l'Assemblée nationale, droite et extrême droite rivalisent de propositions de loi afin d'interdire l'écriture inclusive. Le député Corentin Le Fur (Droite Républicaine, Côtes-d'Armor) souhaite ainsi en proscrire l'usage pour les « documents, inscriptions, signalétiques, supports d’information ou de communication et, plus généralement, les inscriptions apposées ou accessibles dans l’espace public ».

14/01/2026, 12:05

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Analyser l'économie d'une librairie : un guide pour s'y retrouver

Être libraire n'implique pas seulement de se débrouiller avec les lettres : en tant que commerce, la maitrise des chiffres est tout aussi indispensable. Livre et Lecture en Bretagne, Normandie Livre & Lecture, l’Agence Unique - Occitanie Culture et l’Agence régionale du Livre Provence-Alpes-Côte d’Azur copublient un guide pratique d'analyse et de contrôle économique de l'activité d'une librairie, rédigé par le regretté Michel Ollendorff.

14/01/2026, 09:34

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Ce que les librairies indépendantes québécoises ont le plus vendu en 2025

Chaque année, la publication de la liste des 50 livres les plus vendus dans les librairies indépendantes offre un précieux instantané des pratiques de lecture. Le classement 2025 a été dévoilé par la coopérative des Librairies indépendantes du Québec, réunies sous la bannière Les libraires.

13/01/2026, 18:33

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“Propos diffamatoires“ : Cizeron met en demeure Papadakis et Robert Laffont

À deux jours de la sortie de l’autobiographie de Gabriella Papadakis, Pour ne pas disparaître, chez Robert Laffont, Guillaume Cizeron a décidé de contre-attaquer. Le patineur artistique français a annoncé, mardi 13 janvier, avoir mis en demeure, par l’intermédiaire de ses avocats, son ancienne partenaire de danse sur glace ainsi que son éditeur. Il conteste la présence, dans l’ouvrage, de propos qu’il juge « faux » et « diffamatoires ».

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Après le boycott massif, l'annulation de l’Adelaide Writers’ Week 2026

Le conseil d’administration de l’Adelaide Festival a annoncé l’annulation pure et simple de sa composante littéraire, l’Adelaide Writers’ Week, prévue du 28 février au 5 mars. Cette décision fait suite à une crise majeure provoquée par l’éviction de l’écrivaine et universitaire palestino-australienne Randa Abdel-Fattah. La décision intervient après plusieurs jours de contestation et le retrait massif d’auteurs et d’autrices du programme.

13/01/2026, 16:11

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Librairie : Sud Culture Solidaires diffuse un “guide d'autodéfense” contre l'extrême droite

L'année 2025 a été marquée par une recrudescence des agressions contre des librairies, dans toute la France. De Marseille à Paris, en passant par Nantes ou Périgueux, des enseignes ont été attaquées en raison de leur sélection d'ouvrages ou de leur engagement militant. Un certain nombre d'intimidations ont été signées par l'extrême droite, et le syndicat Sud Culture Solidaires propose un document pour accompagner les commerces victimes de ce type d'incidents.

13/01/2026, 15:52

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Animation : Média-Participations prend 25 % de Miyu Productions

Miyu Productions, société de production audiovisuelle spécialisée en animation, annonce l'entrée au capital du groupe Média-Participations à hauteur de 25 %. Une prise de participation présentée comme « une alliance née d’une vision commune de la création, au service des artistes, des projets et d’une ambition internationale partagée ».

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Rémunération des auteurs : ce que change le nouveau règlement du CNL

Le conseil d’administration du Centre national du livre (CNL), réuni le 9 décembre 2025, a approuvé une évolution de son règlement des aides à la publication des ouvrages francophones. 

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Union internationale des éditeurs : Jessica Sänger à la tête du comité Liberté de publier

Jessica Sänger, responsable des affaires européennes et internationales au sein de l'Association des éditeurs et libraires allemands, prend la tête du comité Liberté de publier de l'Union internationale des éditeurs (UIE).

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L'auteur Craig Silvey inculpé pour possession de contenus pédopornographiques

L'écrivain australien Craig Silvey, auteur particulièrement en vue dans son pays, a été interpelé ce lundi 12 janvier à son domicile de Fremantle, sur la côte ouest de l'Australie. Inculpé pour possession et distribution de contenus pédopornographiques, il aurait été pris sur le fait en train d'« échanger avec d'autres pédocriminels en ligne », selon les enquêteurs.

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Trois arrivées au cabinet de la ministre Rachida Dati

Trois nouvelles personnalités ont été nommées au sein du cabinet de la ministre de la Culture Rachida Dati. Parmi elles, un certain Hugues Ghenassia-de Ferran, qui fut notamment sous-directeur des affaires juridiques au sein du secrétariat général de la rue de Valois, avant de devenir directeur général délégué de l'Institut français.

13/01/2026, 09:18

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Un Conseil national de protection sociale des artistes-auteurs en juin 2026

La loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026, promulguée le 30 décembre 2025, a introduit plusieurs dispositions relatives à la protection sociale des artistes auteurs. Parmi celles-ci, la création d'un Conseil national de la protection sociale des artistes auteurs, qui revoit considérablement la gouvernance du régime.

13/01/2026, 09:16

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Zéno Bianu, poète des seuils et des traversées, est mort

Le poète, dramaturge et essayiste Zéno Bianu est mort le 9 janvier 2026 à Paris, à l’âge de 75 ans. Figure singulière de la poésie contemporaine française, il laisse une œuvre abondante et multiforme, située à la croisée de la poésie, du théâtre, du jazz et des spiritualités orientales.

12/01/2026, 17:33

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L'auteur d'Histoire de Jérusalem interdit d’entrée en Israël

L’historien français Vincent Lemire s’est vu notifier une interdiction d’entrée sur le territoire israélien, à quelques jours d’un déplacement universitaire prévu à Jérusalem et Tel-Aviv. Spécialiste reconnu du conflit israélo-palestinien, l’universitaire évoque une décision politique ciblant des voix critiques et dénonce une atteinte directe à la liberté académique.

12/01/2026, 17:10

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La Propagandiste, un roman inspiré d'un vécu familial au tribunal

Paru au Seuil en août 2023, le premier roman de Cécile Desprairies, La Propagandiste, est au cœur d'une action en justice porté par le frère et un cousin de l'autrice. Ils lui reprochent une « atteinte à la mémoire des morts » par la présentation de plusieurs membres de leur famille comme des collaborateurs avec l'occupant nazi, pendant la Seconde Guerre mondiale.

12/01/2026, 15:28

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En Australie, un festival boycotté après l’éviction d’une écrivaine pro-palestinienne

La déprogrammation de l’autrice et universitaire palestino-australienne Randa Abdel-Fattah par l’Adelaide Festival (Australie) a provoqué une vive contestation dans le monde littéraire. À quelques semaines de l’édition 2026 de l’Adelaide Writers’ Week, programmée du 28 février au 5 mars, plusieurs dizaines d’auteurs ont annoncé leur retrait de l’événement.

12/01/2026, 14:52

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Rachat de Mondadori : les faits de corruption du camp Berlusconi examinés par la CEDH

Arnoldo Mondadori Editore, un des plus importants groupes éditoriaux italiens, appartient aujourd'hui à la Finanziaria di Investimento Fininvest S.p.A. — ou Fininvest —, holding de la famille Berlusconi, qui en a fait l'acquisition en 1991. Ce rachat avait toutefois été entaché de faits de corruption de magistrats, afin d'obtenir une décision favorable face à un concurrent, le groupe CIR de Carlo De Benedetti. Les héritiers Berlusconi ont contesté, auprès de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), la condamnation de Fininvest en 2011, sans succès.

12/01/2026, 12:11

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Un nouveau centre dédié aux cultures francophones ouvre à La Nouvelle-Orléans

La fondation à but non lucratif « Nous », The New Orleans Foundation for Francophone Cultures, a inauguré un nouveau centre culturel au 602 Toulouse Street, dans le quartier français de La Nouvelle-Orléans. Le lieu, ouvert après plusieurs mois de rénovation, regroupe une galerie d’exposition, une librairie francophone et un studio de production. Il est en collaboration avec The Historic New Orleans Collection et vise à structurer un pôle dédié aux cultures francophones de Louisiane.

12/01/2026, 11:01

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Les petites librairies françaises fragilisées par l'année 2025

Les résultats de l'édition française pour 2025 ne sont pas encore connus, mais risquent d'être modestes, et les meilleures ventes de l'année écoulée révèlent déjà une concentration — l'effet McFadden — qui interroge. Du côté des librairies, les plus petites enseignes, dont le chiffre d'affaires est inférieur à 300.000 €, sortent fragilisées, tandis que le reste de la profession garde tout juste la tête hors de l'eau.

12/01/2026, 10:06

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Lucie Hazemann nommée directrice générale des services de l’INHA

L'Institut national d'histoire de l'art (INHA) annonce la nomination de Lucie Hazemann au poste de directrice générale des services de l'établissement d'enseignement supérieur et de recherche. Parmi ses premiers chantiers, la définition du nouveau projet stratégique de l'institution.

12/01/2026, 08:34

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Écriture inclusive et langue française : le Conseil d’État tranche, l’Académie peste

La querelle autour de l’écriture inclusive a franchi, fin 2023, un seuil supplémentaire. En rejetant un recours dirigé contre l’usage du point médian sur deux plaques commémoratives apposées à l’Hôtel de Ville de Paris, le Conseil d’État a clos un contentieux apparemment mineur, mais lourd de portée symbolique. 

11/01/2026, 16:57

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Droit d’auteur vs IA : 2026, l’année de tous les verdicts aux Etats-Unis (1/2)

Les systèmes d’intelligence artificielle peuvent-ils utiliser librement des œuvres protégées sans rémunérer leurs auteurs ? L’épineuse question de ce bras de fer juridique mondial entrera dans une phase décisive en 2026. Après une salve de procès retentissants et un accord historique en 2025, la nouvelle année apportera des décisions majeures, susceptibles de redéfinir l’application du droit d’auteur à l’ère de l’IA.

11/01/2026, 16:12

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Pourquoi des autrices ont été exclues d’une distribution massive de livres au Mexique

Le Fondo de Cultura Económica (FCE) du Mexique, en collaboration avec plusieurs pays latino-américains, a lancé en décembre 2025 une initiative exceptionnelle : la distribution gratuite de 2,5 millions de livres auprès des jeunes de 15 à 30 ans à travers le continent. Présenté comme un moment de rassemblement culturel et d’ouverture à la lecture, ce projet — baptisé 25 for the Twenty-Five — se heurte cependant à une vive polémique sur les critères de sélection des titres choisis. 

10/01/2026, 17:26

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Adobe accusé de pillage d'ebooks : le gardien du droit d’auteur devient suspect

Adobe occupe depuis des décennies une place centrale dans l’écosystème logiciel : Photoshop, Illustrator ou InDesign sont devenus des standards professionnels, voire des extensions naturelles. Mais depuis quelques mois, ce statut d’allié des auteurs et des éditeurs se fissure. En cause : des poursuites judiciaires intentées aux États-Unis, accusant le groupe d’avoir entraîné ses modèles d’intelligence artificielle sur des livres protégés par le droit d’auteur, sans autorisation ni compensation.

10/01/2026, 11:20

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Pourquoi le Japon mise tout sur l’Inde pour conquérir les lecteurs de manga

À l’aube de 2026, se profilait en effet une offensive culturelle sans précédent. En janvier, un nom emblématique de la BD japonaise traverserait une nouvelle frontière : Yoshitoki Ōima, autrice de A Silent Voice et To Your Eternity. Elle allait se rendre pour la première fois en Inde dans le cadre d’une tournée soigneusement pensée par l’industrie du manga… Un événement ? A plus d’un titre oui.

10/01/2026, 09:37

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Romance en Suède : le genre qui pèse des milliards mais reste méprisé

La Suède est un marché du livre où les chiffres racontent une histoire contrastée. Derrière les files de volumes de romance qui s’écoulent à vitesse grand V — chiffres d’affaires records, classements de vente dominés sans équivoque — se cache une énigme : pourquoi ce genre littéraire, puissant économiquement, demeure-t-il si souvent ignoré ou dénigré par les voix critiques institutionnelles et les pages culturelles établies ?

10/01/2026, 09:13

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À Lyon, les bibliothèques changent de rôle et deviennent aussi des lieux refuges

Longtemps perçues comme des havres de silence et de savoir, les bibliothèques publiques élargissent aujourd’hui leur champ d’action. À Lyon, elles s’inscrivent désormais dans une démarche plus large de protection et d’inclusion, assumant un rôle social renforcé au cœur de la cité. Depuis plusieurs années, la Bibliothèque municipale de Lyon (BmL) affirme une vision de l’accueil qui dépasse la seule médiation culturelle : garantir à chacune et chacun un espace sûr, respectueux, accessible. Une ambition qui trouve un prolongement concret dans l’intégration au dispositif Angela.

09/01/2026, 17:23

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Pub pour le livre sur la TNT : captée par les grands groupes, et un effet peu significatif

À compter du mois d'avril 2024, le ministère de la Culture a voulu ouvrir plus largement la télévision aux publicités pour les livres, en conduisant une expérimentation autour des chaines de la TNT. L'objectif affiché, une plus grande promotion en faveur de la lecture de livres, n'avait pas été du goût de l'ensemble du secteur, qui craignait une mise en avant des mastodontes. Ce qu'une étude d'impact confirme en partie : les grands groupes sont les seuls à recourir à la pub télévisuelle, mais l'impact de cette dernière sur les ventes reste, a priori, peu significatif.

09/01/2026, 15:07

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Après la libération, l’immortalité ? La deuxième vie de Boualem Sansal

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal est officiellement candidat à l’Académie française. L’institution a enregistré sa candidature lors de sa séance du jeudi 8 janvier 2026, soit deux mois après sa libération de prison en Algérie.

09/01/2026, 12:17

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“Dévastée”, l'autrice Chimamanda Ngozi Adichie annonce le décès de son jeune fils

L'autrice nigériane Chimamanda Ngozi Adichie et son époux, le docteur Ivara Esege, ont fait part du décès de l'un de leurs jumeaux, Nkanu Nnamdi, à l'âge de 1 an, des suites d'une maladie. « La famille est dévastée par cette perte incommensurable et nous demandons au respect de leur vie privée tout au long de cet épisode douloureux », précise le message.

09/01/2026, 11:17