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Connaître et comprendre : les traducteurs ont toujours eu ce rôle d’explorateurs

Docteure en littérature française et comparée, Lise Chapuis s’est un beau jour passionnée pour l’italien. Au point de faire métier de traduction. Elle dirige également la collection Selva selvaggia, des éditions L’Arbre vengeur, où, là aussi, elle offre aux lecteurs français de découvrir de nombreuses oeuvres du Bel paese – classiques et contemporaines. Entretien, tout en nuances.

Le 11/08/2021 à 10:46 par Federica Malinverno

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11/08/2021 à 10:46

Federica Malinverno

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ActuaLitté /  Federica Malinverno : Qu’est-ce qui vous a amené à devenir traductrice, et plus spécifiquement de l’italien ?

Lise Chapuis : Je n’ai aucune origine familiale en rapport avec l’Italie et je n’ai pas appris l’italien durant ma scolarité, mais l’anglais et l’allemand, avec beaucoup de latin aussi. J’ai commencé à aller en Italie durant mes études de lettres modernes, le voyage classique, pour visiter les villes et les musées, Venise, Florence… Une révélation, bien sûr. Je me suis mise à étudier l’italien en autodidacte, avant de suivre un cursus complet à l’université. J’avais un goût pour les langues, il s’est fixé sur l’italien, par désir. Maintenant je dois dire que je découvre encore tous les jours cette langue dans toute sa richesse, quelle chance…

Depuis combien de temps exercez-vous ?

Lise Chapuis : Mes premières traductions datent de 1986-87. J’étais lectrice à l’Université de Pavie quand une amie professeure de littérature italienne, Maria Antonietta Grignani, m’a vivement recommandé un joli petit bouquin édité chez Sellerio, Donna di Porto Pim, d’un certain Antonio Tabucchi. En le lisant, j’ai pensé que j’aurais aimé écrire précisément quelque chose comme ça. Comment partager cette découverte ? L’idée de la traduction s’est imposée : dans mon enthousiasme, j’ai contacté Antonio Tabucchi, alors professeur à Gênes, qui m’a dit que les droits avaient été achetés par l’éditeur Christian Bourgois, lequel m’a proposé un contrat pour ce livre-ci, ainsi que pour Nocturne indien que j’avais également beaucoup aimé. Voilà comment a commencé ma carrière de traductrice.

Je serai toujours reconnaissante à Antonio Tabucchi et Christian Bourgois qui m’ont fait confiance. Je ne sais pas si cela serait possible aujourd’hui, peut-être, et je l’espère. Ils ont donné une chance à une débutante, une inconnue, et il faut dire que cela a bien marché parce que Nocturne Indien a eu tout de suite le prix Médicis Etranger (en 1987). On n’avait pas internet ni les mêmes facilités de circulation à l’époque. J’étais déjà professeure de français et je le suis restée pendant quelque temps, en parallèle de la traduction, j’avais ainsi un peu de latitude pour choisir les textes. J’ai fait des études de langue et littérature, j’ai le goût des mots, français et étrangers, ce qui me plaisait et me plaît toujours, c’est de fouiller, plier, travailler le français pour qu’il arrive à s’approcher de l’autre langue.

Pendant votre carrière, quelles évolutions dans le métier de traductrice avez-vous observées ?

Lise Chapuis : Très tôt, j’ai eu la chance de rencontrer une traductrice qui faisait partie de l’ATLF (Association des traducteurs littéraires de France), Claire Cayron, et grâce à elle, j’ai vite eu conscience qu’il existait un métier, une position de traducteur qui était un peu subalterne et qu’il fallait affermir, sinon défendre. Et il me semble qu’il y a eu en effet, grâce aux associations, des résultats très positifs au fil du temps. La position des traducteurs s’est affirmée.

On assiste aujourd’hui à une professionnalisation du métier, de plus en plus de formations universitaires sont proposées, et c’est tant mieux. Et il me semble que la réflexion sur la diversification des langues traduites est maintenant engagée, en ce qui concerne la formation des traducteurs comme dans les politiques éditoriales. En effet le déséquilibre est encore grand entre les langues traduites : il y a des zones immenses de la planète d’où on traduit peu, voire quasiment rien, et le monde ne peut pas aller bien comme ça. Il faut connaître et comprendre : les traducteurs ont toujours eu ce rôle d’explorateurs, de passeurs de culture.

Heureusement leur visibilité est bien meilleure que lorsque j’ai commencé, et désormais certaines maisons d’édition mettent le nom des traducteurs en couverture, par exemple les éditions Do de Bordeaux.

Pendant votre carrière quelles évolutions et tendances avez-vous observé dans la littérature italienne ? Et dans celle qui était achetée en France ?

Lise Chapuis : Je crois qu’il n’est pas facile d’avoir une vue d’ensemble de la littérature dans laquelle on vit, qu’elle soit française ou italienne. Quand j’ai commencé, on parlait d’Antonio Tabucchi, Pier Vittorio Tondelli, Andrea De Carlo, Daniele Del Giudice, Alessandro Baricco comme d’une sorte de « génération » : ils avaient en commun, me semble-t-il, une langue relativement classique, qui s’était peut-être formée à la suite d’auteurs comme Italo Calvino ou Cesare Pavese, et pas forcément des thématiques tournées vers l’Italie (Tondelli, De Carlo voyageaient, Tabucchi parlait du Portugal…), comme un mouvement centrifuge.

Après, il me semble qu’il y a eu un mouvement de retour vers l’Italie intérieure dans sa diversité, comme un besoin de faire une sorte d’état des lieux, avec un recours plus marqué peut-être aux thématiques régionales, aux langues mêmes, qu’il s’agisse de l’inclusion visible du dialecte ou seulement de sa présence en filigrane, ce qui peut être un vrai défi pour les traducteurs. Il ne s’agit pas d’un repli, mais d’un autre regard sur le monde environnant, qui peut viser à l’universel à travers le local. Giosuè Calaciura par exemple, quand il parle du Borgo Vecchio, ce n’est pas seulement celui de Palerme, il l’a souvent précisé, ce sont tous les « Borgo Vecchio » du monde.

CHRONIQUE: Borgo Vecchio, Palerme incandescente

Il est vrai qu’une des caractéristiques de la culture et de l’histoire de l’Italie est que les bases régionales y sont fortes, avec une diversité des lieux de production culturelle, notamment des maisons d’édition, mieux réparties qu’en France sur l’ensemble du territoire, malgré une tendance à la concentration dans le nord du pays aujourd’hui.

Cet ancrage régional peut cependant, s’il n’est pas maîtrisé, entraîner le risque d’une sorte de provincialisation. Et du coup, certaines maisons d’édition françaises peuvent avoir tendance à privilégier des thématiques frôlant le cliché, surtout quand il s’agit du Sud. Une sorte d’exotisme ressassé, dangereux à mon avis pour une perception correcte de ce qui se passe vraiment en Italie aujourd’hui.

Pourtant la création littéraire italienne est dynamique, diversifiée certes quant aux lieux, ce qui fait sa richesse, mais aussi dans l’approche des thématiques les plus contemporaines, dans la recherche artistique et formelle.

En tant que traductrice, il me semble cependant qu’il est moins facile aujourd’hui de faire des propositions aux maisons d’édition, en tout cas de faire accepter des voix vraiment originales, des recherches formelles. Est-ce dû à une plus grande présence des agences littéraires ? Je ne sais pas, mais il faut rester attentif et espérer que les auteurs qui sont dans une démarche artistique aux marges des sentiers battus continuent à arriver jusqu’au public français.

Et cela ne se fait souvent que grâce aux petites maisons d’édition par exemple L’Arbre vengeur avec laquelle je collabore et qui a accepté de publier J.R. Wilcock, une figure originale, ou Francesco Permunian, un auteur bien plus proche de Ceronetti que des clichés du Sud. Tant qu’elles le peuvent, car la prise de risque est grande pour ces maisons d’édition.

Vous traduisez plusieurs genres, de la littérature générale à la jeunesse : comment change le travail de traducteur par rapport à son objet ?

Lise Chapuis : En réalité, j’ai seulement réalisé une adaptation de Pinocchio et traduit quelques titres pour la jeunesse de Beatrice Masini, qui écrit aussi pour adultes et a une écriture très fine, quel que soit le lecteur. Mais je crois qu’un traducteur doit avoir la même exigence, qu’il traduise pour les enfants ou les adultes, ne pas chercher à adapter, mais trouver le juste niveau, et toujours aussi laisser au jeune lecteur l’occasion de découvrir des mots qu’il ne trouvera peut-être pas ailleurs que dans les livres.

Je remarque également que le secteur italien de la littérature de jeunesse est très bien implanté en France en ce qui concerne l’album, il y a de magnifiques réussites, de magnifiques illustrateurs, tandis que la production reste assez faible en ce qui concerne la traduction des romans italiens destinés aux jeunes lecteurs. Là encore, dommage, car la connaissance d’un pays voisin devrait pouvoir passer par des récits destinés à la jeunesse, si souvent confrontée à des modèles essentiellement anglo-saxons.

Votre approche est-elle différente si vous traduisez des auteurs/trices vivants/tes ou des classiques ? Quelle relation avez-vous avec les auteurs/trices que vous traduisez ? Et avec les éditeurs/trices ?

Lise Chapuis : Non, je ne crois pas. Je considère chaque nouveau livre à traduire comme un projet différent, avec sa spécificité propre, quelle que soit l’époque de sa production.

Bien sûr, si l’auteur est vivant, arrive un moment où, confronté à un doute, l’on se dit que le mieux est de lui demander une explication, une indication, et c’est souvent bien utile, parfois pour de simples détails relatifs à des objets, des lieux, même s’il est désormais possible de trouver réponse sur internet à la majorité des questions. Pour les nuances lexicales ou stylistiques, il arrive que l’auteur ne sache plus la raison de son choix, ou même ne comprenne pas la question que l’on se pose, ce qui est parfois drôle.

Mais là où c’est précieux, c’est lorsque la langue, comme celle de Giosuè Calaciura par exemple, est traversée par le dialecte en filigrane : un mot qui a l’air banalement italien peut alors avoir un sens différent inspiré du dialecte, et c’est une véritable chance que de pouvoir découvrir ce travail de tissage à travers les conversations autour du texte. Et souvent, un lien se crée avec l’auteur parce qu’on travaille tous les deux la même matière, le langage, avec la même passion, quoique dans des langues différentes.

En ce qui concerne les éditeurs, le besoin d’un regard extérieur est essentiel, j’ai eu de très beaux échanges avec des réviseurs et des correcteurs qui n’avaient pas une idée normative de la langue. En effet si l’on veut faire rentrer la langue de l’auteur dans la norme, on annule le travail de création qui est celui des écrivains littéraires et qui est justement souvent fait d’écarts. En tout cas la phase de la révision est un moment indispensable.

Comment percevez-vous les évolutions actuelles du marché du livre en Italie ?

Lise Chapuis : Personnellement, je trouve qu’il y a en Italie une grande créativité, une édition tonique, avec une curiosité en direction de l’étranger, et de nombreuses traductions, même si les traducteurs ont moins de visibilité qu’en France et que l’édition italienne est bien moins subventionnée. La vie littéraire est également très dynamique, riche de nombreux sites et blogs et de manifestations importantes et très suivies.

Quels sont les titres que vous venez de traduire et ceux sur lesquels vous êtes en train de travailler maintenant ?

Lise Chapuis : J’ai commencé à traduire le dernier livre de Giosuè Calaciura sorti aux éditions Sellerio en 2021, qui a pour titre Io sono Gesù, un livre qui a eu un très bon accueil critique en Italie : je suis cet auteur depuis longtemps, ce sera le sixième livre de lui que je traduis, il traite de l’histoire, ou plutôt de la vie, de Jésus avant qu’il ne devienne Jésus. Un sujet qui intrigue. Je suis toujours touchée par la façon subtile qu’a Calaciura de mener le récit, par sa langue qui allie le prosaïque et le poétique en des effets saisissants.

Bientôt sortira aux éditions Buchet-Chastel un autre livre que j’ai beaucoup aimé traduire, L’étrangère (La straniera, La Nave di Teseo, 2019), de Claudia Durastanti : une sorte de roman-autobiographie qui parle de l’expérience personnelle d’une fille, dont les parents sont sourds, qui vit entre l’Italie et les États-Unis. Il s’agit d’un livre à la structure originale, presque sous l’angle sociologique, avec une langue traversée par le bilinguisme et les problèmes de langage familiaux. Très intéressant à lire, et bien sûr à traduire. Est sorti récemment aux éditions Viviane Hamy, à l’occasion du tournoi de Roland-Garros, La Divine, de Gianni Clerici, une biographie de Suzanne Lenglen, une femme incroyable, une star du tennis des années 1920, une star tout court.

Je n’avais jamais traduit de texte de ce type, moins littéraire qu’historique, et j’ai trouvé passionnant de me plonger dans la reconstitution de toute une époque. Et ma toute dernière traduction vient de sortir chez Denoël : Écrire, mode d’emploi à l’usage des auteurs en herbe et autres amoureux de la littérature de Vanni Santoni, un petit texte vif, un peu polémique, sur l’enseignement de l’écriture créative. Enfin je suis en train de traduire, en collaboration, pour les éditions Agullo un roman de Laura Mancini, Rien pour elle, qui donne à voir, à travers les étapes d’une vie, des quartiers de Rome peu fréquentés par la littérature, et encore moins par les touristes.

Crédits photo : Nan Palmero, CC BY 2.0 ; Lise Chapuis © Philippe Taris

 
 
 
 
 
 

9 Commentaires

 

Francesco Montessoro

16/08/2021 à 09:47

Interview charmante. Je voudrais poser une question. Que pensez-vous de Jhumpa Lahiri, écrivaine de langue anglaise et d’origine bengalie qui écrit en italien. La réponse m’intéresse aussi parce que moi, non francophone, j’écris des récits en français

Chantal Godil

18/08/2021 à 14:49

Je ne suis sans doute pas qualifiée pour répondre à votre question mais cette question m'interpelle: je connais Jhumpa Lahiri, j'ai lu The Namesake (premier roman), et un recueil de nouvelles, Unaccustomed Earth, deux oeuvres d'une grande finesse, je les ai lues en anglais mais je ne savais pas du tout qu'elle écrivait en italien et en suis très surprise. Souvenez-vous de ces deux exemples très connus d'auteurs qui ont choisi d'écrire dans une autre langue que leur langue d'origine: Joseph Conrad, d'origine polonaise et Samuel Beckett, ce dernier disant que dans certains cas le français parvenait mieux à rendre ce qu'il voulait exprimer.
Pour ma part, si je devais écrire dans une autre langue, ce serait en anglais, car il me semble que l'anglais est à certains égards plus expressif que le français. Mais bien sûr chaque langue est unique et riche. La question de "traduire" m'a toujours beaucoup intéressée et cet article montre une fois de plus à quel point la traduction est une tâche difficile mais passionnante.
Pourquoi avez-vous choisi le français comme langue d'écriture?

FRANCESCO MONTESSORO

19/08/2021 à 20:00



J’ai découvert Jhumpa Lahiri, « a British-born, American-bred writer of Indian descent », en lisant un de ses articles parus dans le New Yorker. Il était écrit en anglais, bien sûr, mais « traduit de l’italien ». Et ça était étrange. Ensuite j’ai lu In altre parole/In other words, un livre sur l’écriture dans une langue qui n’est pas la langue maternelle de l’écrivain/e, et Dove mi trovo. Deux livres écrits directement en italien. Vous rappelez à juste titre Conrad e Beckett, j’ajouterais même, pour l’écriture non littéraire en français, Cioran et Mircea Eliade. Et Nabokov, pour la littérature anglaise, Kundera et un chinois, aussi, Gao Xingjian pour le français. Il faut réfléchir. D’ordinaire, un écrivain choisit sa langue maternelle pour s’exprimer dans le domaine littéraire; pour changer de langue, il doit changer de pays. Conrad avait embarqué adolescent dans la marine anglaise, Nabokov était un réfugié, comme Gao Xingjian et, en quelque sorte, Cioran et Eliade. Français et anglais étaient des langues que « mettaient en sécurité ». Et, de même, on peut situer dans ce phénomène les écrivains des pays africains, caraïbe ou asiatiques francophones et anglophones attirés par les métropoles riches et développées.
Jhumpa Lahiri n’a rien à voir avec tout ça. Elle a commencé à étudier l’italien - une langue qui, en Amérique, n’ouvre pas la voie à une carrière ou à l’intégration - pendant ses années d’université, à vent cinq ans, mais c’est seulement après son déménagement en Italie, à peu près il y a dix ans, que elle a fait de réels progrès dans la maîtrise de la langue. Elle avait plus de quarante ans, un famille, des cours d’écriture créative à Boston, sa propre activité littéraire. Et pourtant elle a choisi de s’exprimer créativement dans une langue étrange à ses racines culturelles et familiales: elle pourrait même choisir l’hongrois ou l’islandais … « There was no need to learn Italian », elle écrivait (In Other words, Bloomsbury, London 2017, p. 153), mais, et pourtant, elle pursuit en disant que « reading in a foreign language si the most intimate way of reading » (In Other words, p. 163). Hier j’ai relu In Other words, mais pour vous répondre cette brève note ne suffit pas: je vous suggère de lire ce livre directement. Pour la question de la traduction (et de mon choix d’écrire en français), nous pourrons en parler plus tard.

Chantal Godil

04/09/2021 à 11:59

Bien sûr, vous avez raison, Nabokov fait aussi partie de ceux qui ont choisi une autre langue d'écriture, ces langues, français et anglais, mettaient sans doute "en sécurité" comme vous le dites, mais c'était peut-être aussi pour des réfugiés un moyen de tirer un trait sur une "vie d'avant" qu'ils avaient fuie et s'ouvrir à une "nouvelle vie", avec une "nouvelle langue" et de "nouveaux codes" de pensée. Conrad aussi, très tôt orphelin, a sans doute voulu passer vers un ailleurs qui lui permettrait de "renaître", et ce dans une autre langue qui était celle des marins des bateaux sur lesquels il a embarqué. On peut penser que sa langue d'écriture aurait été autre s'il avait embarqué sur une autre flotte que la flotte britannique. Il en va de même pour les autres. Et puis, il y a ceux qui font "de la résistance" pour faire vivre leur langue d'origine, comme Isaac Bashevis Singer qui écrivait en Yiddish bien que réfugié en Amérique.
Je lirai In Other Words, et vous remercie pour cette suggestion qui m'intéresse beaucoup; quant à Dove mi trovo il ne paraîtra en anglais qu'en mars 2022 et mon italien est beaucoup trop lointain pour le lire dans sa version originale. Le thème évoqué pour ce dernier n'est pas sans rappeler son premier roman, The Namesake, me semble-t-il.
Je reviendrai donc vers vous plus tard, quand je l'aurai lu.

FRANCESCO MONTESSORO

06/09/2021 à 09:29



J’aime ce que Chantal Godil écrive; belle sa référence à Isaak B. Singer, qui écrivait en yiddish mais qui aurait pu choisir aussi l’hébreu, ou le polonais, ou l’allemand, ou l’anglais. De ma part, je voudrais faire quelques autres remarques.
Tommaso Landolfi, dans Dialogo dei massimi sistemi, un récit de 1937, écrivait quelque chose qui peut nous intéresser.

« Tu dois donc savoir, commença alors Y, qu’il y a des années je me suis consacré à une patiente et minutieuse distillation des éléments constitutifs de l’œuvre d’art. Je suis arrivé par cette voie à la conclusion précise et incontestable que le fait d’avoir à sa disposition des moyens d’expression riches et divers est, pour un artiste, une condition pas du tout favorable. Par exemple, pour moi, il est de loin préférable d’écrire dans une langue imparfaitement connue, au lieu d’une qui nous soit parfaitement familière … évidemment, qui ne connaît pas les mots propres à indiquer des objets ou des sentiments, il est contraint de les remplacer par des périphrases, tu peux dire aussi des images; avec quel avantage de l’art je te le laisse entendre ».

C’est un paradoxe. Mais en réalité, il s’agit aussi de quelque chose tout à fait bien enracinée dans la littérature : en Europe on a écrit par des siècles en latin tandis que on parlait en vulgaire. L’italien a été une langue seulement littéraire jusqu’au bout du XIX siècle : tout le monde parlait son propre dialecte et, pour ce qui concerne l’élite, certains utilisaient une langue « internationale ». Pour beaucoup de personnes il s’agissait du français, langue dans laquelle le ministre Cavour, un piémontais, écrivait son courrier, son journal, et parlait des affaires de l’état. Pour lui le dialecte était réservé aux amis et aux servants. L’italien, qu’il connaissait à peine, était réservé aux autres italiens (cultivés mais non francophones). La littérature, à partir de Dante et Boccace, a été écrite en italien, une langue modelée sur le toscan et en partie sur les parlées du nord de l’Italie. Mais en fait, il s’agissait d’une langue réservé aux gens de lettres.
Quand même, dans les derniers siècles en Europe on a écrit surtout dans des langues « nationales », et parlées. C’est vrai, écrire dans sa propre langue maternelle, ou la langue des propres études, c’est naturel. Mais quelque écrivain n’a pas choisi toujours la langue qu’il parlait.
Jhumpa Lahiri écrit (In Other Words, p. 55) « I write in a terrible, embarrassing Italian, full of mistakes. Without correcting, without a dictionary, by instinct alone. I grope my way, like a child, like a semiliterate. I am ashamed of writing like this. I don’t understand this mysterious impulse, which emerges out of nowhere. I can’t stop. » Et ensuite: « How is it possible that when I write in Italian I feel both freer and confined, constricted? Maybe because in Italian I have the freedom to be imperfect » (In Other Words, p. 83). Pour conclure: « Without a sense of marvel at things, without wonder, one can’t create anything » (p. 93).

Revenons à Tommaso Landolfi. Dans ses Racconti impossibili (Récits impossibles, un titre bien choisi) il écrivait :

« La mia moglie era agli scappini, il garzone scaprugginava, la fante preparava la bozzima... Sono un murcido, veh, son perfino un po' gordo, ma una tal calma, mal rotta da quello zombare o dai radi cuiussi del giardiniere col terzomo, mi faceva quel giorno l'effetto di un ma­lagma o di un dropace! Meglio uscire, pensai invertudiandomi, farò magari due passi fino alla fodina »

C’est le début du premier récit, La promenade. J’ai gardé le texte italien parce que je ne sais pas faire une traduction française. Et, d’ailleurs, je ne sais même pas fournir une explication acceptable du texte en italien. J’ai reconnu huit substantifs : femme, garçon, valet, calme, jardinier, jour, effet, pas. Puis quelques verbes et adverbes.
Pour moi, qui croyais connaître un peu la langue italienne, il s’agit d’une débâcle. Je n’ai pas compris le sens des phrases. Un bulot de merde, pour les traducteurs/traductrices. Sauf erreur de ma part, ces contes « impossibles » n’ont jamais été traduits en français. Et non par hasard …
Il s’agit, bien sûr, d’un jeu linguistique de part d’un écrivain qui aimait employer un style baroque. Et pourtant, la littérature est bien « jeu », recherche d’un « style » personnel. Et le travail de trouver les mots et la forme juste c’est à peu près le même ainsi dans sa langue maternelle comme dans une langue d’adoption. Comme l’a démontré Jhumpa Lahiri.

Chantal Godil

22/09/2021 à 10:11

J’ai lu In Other Words et je vous remercie de m’avoir fait connaître cette œuvre singulière. Ce désir irrépressible de Jhumpa Lahiri d’écrire en italien, si imparfaitement que ce soit, est effectivement intéressant. Elle utilise souvent le mot ‘impulse’ , autrement dit une sorte d’élan inexplicable, incontrôlable de parler cette langue qui lui est à la fois familière et étrangère; elle parle d’un coup de foudre, Love at First Sight, titre donné au 3ème chapitre, et c’est sans doute bien de cela qu’il s’agit : elle explique ‘It’s as if Italian were already inside me and, at the same time, completely external. It doesn’t seem like a foreign language, although I know it is. It seems strangely familiar. I recognize something, in spite of the fact that I understand nothing.’ Quelques lignes plus bas, ‘ I realize that there is a space inside me to welcome it.’ (page 15 de mon édition). C’est une passion, un besoin vital, une histoire d’amour! Jusqu’à son mari, Alberto, dont elle dit ‘Because of his looks, because of his name, everyone thinks he’s Italian.’ (page 141) Est-ce son ‘Italian-looking physical appearance’ qui l’a d’abord séduite ? On peut s’interroger. Il y a bien une histoire d’amour entre elle et l’italien puisqu’elle dit, ‘I’m not returning to Rome to rejoin my language. I’m returning to continue my courtship of another.’ (page 133)
Page 165, on peut lire : ‘I think that my writing in Italian is a flight. Dissecting my linguistic metamorphosis, I realize that I’m trying to get away from something, to free myself. I’ve been writing in Italian for almost two years, and I feel that I’ve been transformed, almost reborn.’ Ceci confirme, me semble-t-il, ce que j’avais évoqué la deuxième fois : la fuite ; plus loin elle dit : ‘Writing in another language represents an act of demolition, a new beginning.’ (page 207) Lahiri ne se sent ni vraiment indienne, et pas davantage américaine ; elle se déconstruit pour mieux se reconstruire, un processus qui n’est pas simple et qui lui donne parfois l’impression de ‘trahir’ les siens, tout comme elle a le sentiment de trahir l’Italie quand elle retourne aux Etats-Unis ; il y a une déchirure, une contradiction, ‘Oddly, I feel more protected when I write in Italian, even though I’m also more exposed’ (page 173). Comme certains personnages de ses romans qui cherchent leur identité, je pense à The Namesake, elle ne se sent elle-même qu’en Italie et ne supporte pas d’être étiquetée ‘étrangère ’ elle est presque humiliée quand on lui parle anglais en Italie. Si elle décide d’écrire en italien, c’est peut-être que les lieux lui parlent, eux aussi avaient été enfouis en elle, que ce soit Firenze, Venezia ou Roma, puisqu’elle dit qu’une langue c’est aussi un espace géopgraphique (page 19) et que les mots rappellent tout , ‘Because words bring back everything : the place, the people, the life, the streets, the light, the sky, the flowers, the sounds.’ Elle respire en Italie, elle y trouve son inspiration, elle s’y reconnait ; l’anglais n’a peut-être été qu’une étape transitoire.
En écrivant en Yiddish, c’est ce que fait Isaac Bashevis Singer : il recrée un espace géographique, fait revivre des lieux et des personnes, même si ces personnes ont émigrés, Brooklyn devient une sorte de Shtetel, une ‘Yiddish land’ en exil, à l’intérieur du melting pot.
Et bien sûr, elle ne manque pas de citer les auteurs dont nous avons parlé, Beckett, Conrad, Nabokov (page 191), qui sont eux aussi passé d’une langue à une autre, mais sans doute pas pour les mêmes raisons qu’elle, elle le dit d’ailleurs, ‘What I’m doing […] is different, out of the ordinary, and so I feel an even more intense solitude, almost an other dimension of solitude. I wonder if there are others like me.’ (page 191).
Un dernier point: elle n’a pas souhaité traduire elle-même en anglais ‘In Other Words’, ce qu’elle explique au début du livre ; par contre, la traduction anglaise de Dove mi trovo, sera la sienne. Pourquoi ? Elle l’expliquera sans doute dans l’introduction.

FRANCESCO MONTESSORO

26/09/2021 à 17:39

Après la lecture de In Other Words, Chantal Godil souligne l’un des aspects les plus intéressants de l’œuvre de Jhumpa Lahiri, ce « désir irrépressible d’écrire en italien », de parler « cette langue qui lui est à la fois familière et étrangère ».
Et à côté de ce vrai « besoin vital » elle remarque que « une langue c’est aussi un espace géographique », c’est à dire quelque chose qui renvoie au terroir, aux gens, à la culture au sens large d’un « lieu ». Chantal Godil pense surtout à Isaac Bashevis Singer qu’il « fait revivre des lieux et des personnes ».
Mais il ne faut pas oublier que pour Singer l’espace et la langue sont des valeurs à conserver face à le déracinement : il s’agit ici de la mémoire. Pour Jhumpa Lahiri, au contraire, l’espace et la langue qu’elle a cherché - au moins à un certain stade de sa vie - font partie d’un monde nouveau, inconnu et convoité, où l’enjeu est le combat. Lutte entre les idées et les mots justes pour les exprimer ; idées qui germent encore dans une langue maternelle, l’anglais ou le bengali, mais qui doivent être exprimées dans les mots d’une autre langue, l’italien, aimée peut-être mais pas encore entièrement perçue comme « propre ».
Jhumpa Lahiri a commencé à écrire en italien quand elle ne maîtrisait pas encore parfaitement cette langue. Mais dans quelle langue pensait-elle? Une question que je pose sur le fil d’un souvenir.
Dans sa interview Lise Chapuis, en parlant d’un bouquin de Antonio Tabucchi, a dit : « j’ai pensé que j’aurais aimé écrire précisément quelque chose comme ça ». Pour moi, le mot-clé de cette phrase est « précisément ». Un adverbe qui trouve son explication dans l’affirmation suivante : « j’ai le goût des mots, français et étrangers, ce qui me plaisait et me plaît toujours, c’est de fouiller, plier, travailler le français pour qu’il arrive à s’approcher de l’autre langue ». Le goût des mots, le plaisir de « fouiller, plier, travailler » une langue. C’est le plaisir de Jhumpa Lahiri et d’une multitude d’écrivains, surtout les écrivains qui aiment le « style », le beau écrire. C’est le plaisir d’un bon traducteur, perdu et retrouvé parmi les vocables, les formes idiomatiques, les sons musicaux des mots. Peut-être, parce que le traducteur est en réalité un écrivain déguisé.

Chantal Godil

28/09/2021 à 19:06

Et bien nous sommes tout à fait d'accord: un traducteur est à n'en pas douter un écrivain déguisé, comme vous dites, car il faut en effet aimer les mots, jouer avec eux, avec leur rythme et leur sonorité, faire des choix parfois difficiles. C'est un vrai travail d'écriture qui peut, pour certaines oeuvres et certains traducteurs, le travail d'une large partie de vie surtout lorsque le traducteur s'attaque à des 'hommes océans' comme dit Victor Hugo en nommant Shakespeare, mais il y en a d'autres dont Hugo fait lui aussi partie, ou Dante bien sûr, pour ne citer que ceux-là parmi d'autres.
J'ai beaucoup apprécié nos échanges et vous en remercie.

Francesco Montessoro

30/09/2021 à 11:34

J’ai découvert récemment que même Antonio Tabucchi a écrit directement en portugais un de ses romans, Requiem. Bien sûr, il était professeur et traducteur ainsi qu’écrivain. Il connaissait très bien la langue de Pessoa, et pourtant c’est quelque chose qui suscite l’admiration.
Mais il est temps de mettre fin à notre conversation. Moi aussi
j’ai aimé nos échanges et vous en remercie. Comme je remercie ActuaLitté, que je ne connaissais pas et que j’ai appris à apprécier.

Borgo Vecchio

Giosuè Calaciura trad. Lise Chapuis

Paru le 07/01/2021

155 pages

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7,20 €

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Petit cours de langue des choses cachées avec Cécile Coulon 

Montmorillon2024 — Cécile Coulon, autrice confirmée depuis son plus jeune âge, sort à 33 ans son neuvième roman, La langue des choses cachées (Iconoclaste, 2024). Elle y explore tout ce qui est dit quand les gens ne parlent pas, surtout les souffrances. À cette occasion, le Festival du livre de Montmorillon tenait à l'avoir comme invitée d'honneur. Sa présence a rythmé le salon, entre lecture musicale et jogging littéraire. ActuaLitté a eu l'opportunité de s'entretenir avec elle.

09/06/2024, 15:34

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Jacques Rivette cinéaste du mystère, par Pacôme Thiellement  

Pacôme Thiellement a gagné il y a peu une belle popularité grâce à son histoire personnelle et fascinante de l’Histoire de France, diffusée sur la chaîne Youtube de Blast. En parallèle, il continue son travail d'exégèse, comme il aime à le dire, des artistes qui l’inspire : après David Lynch ou Frank Zappa, le plus méconnu des cinéastes de la Nouvelle Vague, et finalement le plus mystérieux, Jacques Rivette. Ceux qui n’ont vu que La Religieuse n’ont rien vu de lui…

08/06/2024, 11:00

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"Comprendre l'œuvre d'Artaud ne nous rend pas meilleurs mais plus humains"

Écho Antonin Artaud a fêté son premier anniversaire ce mois de mai : sept numéros publiés, une communauté croissante sur Facebook, le lancement d'un nouveau blog, un numéro spécial, et prochainement une nouvelle série de podcasts, Cinartonomie, qui fusionnera cinéma et littérature avec un focus sur Artaud. Ilios Chailly, initiateur de la revue, raconte à ActuaLitté cette jeune aventure, et se livre sur sa passion pour l'auteur de l'Ombilic des limbes.

05/06/2024, 13:48

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“En lisant ce roman, j'étais bouche bée”

Christophe Mileschi est un homme aux multiples casquettes. À la fois professeur de langue et de littérature italienne, il est également traducteur italien/français, auteur de divers essais et textes de création. Il a ainsi traduit de nombreux auteurs classiques, comme Italo Calvino, pour Gallimard. Dans la seconde partie de cet entretien divisé en deux épisodes, il raconte la traduction de Chemins de fer du Mexique de Gian Marco Griffi (Gallimard, 2024).

04/06/2024, 13:16

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Tiffany Cooper : “Dessin et humour ont rendu ma vie plus belle”

RDVBDAmiens2024 – Originaire de Grenoble, Tiffany Cooper mit un terme à sa carrière dans le textile de luxe pour s’occuper de son linge sale : « Le dessin et l’humour ont toujours rendu ma vie plus belle », assure-t-elle. Étudiante à l'École des Arts Décoratifs de Strasbourg, elle ouvrit son blog en 2012, dont découla son premier livre, Le Meilleur des Mondes Possibles (2013). Rencontre, en toute simplicité.

01/06/2024, 15:17

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Alain Damasio : “L'Afrique nous sauvera !”

MementoMori - L'auteur Alain Damasio était présent aux Imaginales 2024 à plusieurs titres : présenter son dernier ouvrage, Vallée du silicium, publié au Seuil, accompagner son camarade Mathias Echenay, avec qui il a lancé La Volte il y a 20 ans, et participer à l'Oratorio Les Furtifs, tiré de son roman paru en 2019.

01/06/2024, 13:23

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"On veut mélanger les deux formules : populaire et élitiste"

Montmorillon2024 — Il y a 10 ans s'éteignait Régine Deforges. L'autrice et éditrice native de Montmorillon a marqué de son encre les lettres françaises et le paysage culturel de sa région natale. Cette année, le festival du livre de Montmorillon lui rend un hommage appuyé. ActuaLitté a pu s'entretenir au sujet de cette édition spéciale, avec le maire de la ville, Bernard Blanchet, et David Aladenise, son adjoint à la culture.

31/05/2024, 18:07

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“Mettre un coup de frais, un coup de jeune et de talent”

Montmorillon2024 — Programmatrice des rencontres de Montmorillon depuis 2022, Anne-Lise Dyck-Daure avait cette année pour mission d'ouvrir le festival à de nouveaux horizons littéraires, tout en conservant un ancrage territorial. ActuaLitté a pu s'entretenir avec elle, à un peu plus d'une semaine de l'ouverture du Festival du livre de Montmorillon.

 

31/05/2024, 12:17

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Zebra Comics fait les beaux jours de la BD africaine

Beaucoup de dynamisme se dégage de cette jeune équipe de Zebra Comics. Cette startup basée à Douala, la capitale économique du Cameroun, est en train de s’illustrer internationalement. Njoka Suyru, l’un de ses fondateurs, est curieux, réactif et porteur d’une belle énergie. Nous avons discuté une bonne heure en visio. Propos recueillis par Agnès Debiage, fondatrice d’ADCF Arica.

30/05/2024, 11:05

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“La littérature n’est pas un miroir, mais une fenêtre sur le monde”

Loredana Lipperini, née en 1956 à Rome, est une journaliste, autrice et essayiste italienne. Elle anime l’émission radiophonique de culture et littérature Fahrenheit sur Rai Radio 3 et a été jurée de plusieurs prix littéraires en Italie ainsi que consultante pendant sept ans pour le Salon International du livre de Turin.

28/05/2024, 11:09

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Les Imaginales, “vouées à devenir la plus grande fête de l'Imaginaire”

MementoMori - L'édition 2024 des Imaginales s'achève ce dimanche, le second sous la houlette du dessinateur Gilles Francescano, qui dresse avec ActuaLitté un bilan à chaud, placé sous la précieuse sensation d'être à la bonne place.

26/05/2024, 18:33

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Chris Vuklisevic : "J'ai cherché à confronter les lecteurs avec leur mortalité"

MementoMori – Chris Vuklisevic a commencé par être le Coup de coeur des Imaginales 2024 dès février, avant de remporter le prestigieux Grand Prix de l'Imaginaire, et enfin Le Prix des Imaginales, à chaque fois pour son roman, Du thé pour les fantômes, paru dans la collection Lunes d'encre de Denoël en mai dernier. Un an après, la jeune autrice confirme sa place de pépite du genre.

25/05/2024, 15:42

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John Gwynne : la mythologie nordique à hauteur d'homme et de femme

MementoMori – L'auteur de fantasy britannique John Gwynne a été présenté au public français grâce aux éditions Leha, dix ans après la sortie de son premier roman en 2012. Depuis, quatre de ses ouvrages sont parus en France, de deux de ses séries. Le second tome de sa Confrérie du sang, La Faim des dieux (trad. Thomas Bauduret), paraîtra le 13 juin prochain. À l'occasion de sa première venue aux Imaginales, ActuaLitté s'est entretenu avec l'écrivain de Fantasy, et son éditeur.

25/05/2024, 09:50

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Sue Rainsford : “J'ai une grande tolérance pour les scènes gores”

MementoMori – L'Irlandaise Sue Rainsford n'avait pas pu célébrer son Prix du Roman étranger aux Imaginales l'année dernière, mais avait eu une bonne excuse : « J'étais enceinte jusqu'au cou. » Elle se rattrape cette année, et c'est peu de le dire, avec une rencontre et la participation à trois tables rondes, le tout pour une première participation au festival de l'imaginaire. Faut dire que le thème de cette année sied parfaitement à celle qui, en seulement deux romans, s'est imposée comme une plume importante du body-horror.

24/05/2024, 09:55

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“Les Rendez-vous de la BD d'Amiens sont vitaux”

RDVBDAmiens2024 – « Cette manifestation est un instant majeur pour la bande dessinée en France. » Le directeur de l’Agence régionale du livre et de la lecture des Hauts de France, François Annycke, n’y va pas par quatre chemins. Quand il s’agit des Rendez-vous de la BD d’Amiens, porté par l’association On a marché sur la Bulle, tout le territoire est concerné.

23/05/2024, 10:21

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“Notre cahier des charges, c’est un festival de qualité et populaire”

Comediedulivre2024 – 2025, dans l’événementiel, c’est loin… et c’est demain. Mais pour l’instant, les équipes savourent la fin du salon : en renouant avec les médiathèques, les 17 et 18 mai, les rencontres hors les murs ont déployé la manifestation par-delà le département. D’autant que pour la seconde (ou deuxième ?) année, la Comédie quittait la traditionnelle esplanade Charles-de-Gaulle, en travaux. 

22/05/2024, 10:34

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La collection Angle Mort remet de la science dans la SF

L'éditeur indépendant L'Œil d'or inaugure avec le recueil de nouvelles Multiversalités une collection inédite, « Angle Mort ». Dérivée de la revue homonyme qui circule en ligne depuis 2010, elle en partage l'ambition : penser autrement la science-fiction et le monde avec. Directeur de cette publication depuis 2014, le sociologue Julien Wacquez nous présente cette nouvelle initiative.

21/05/2024, 16:16

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Manuel Vilas : “L’imagination, c’est gratuit : on ne paye ni impôt ni taxe”

Comediedulivre2024 – Manuel Vilas, l'auteur espagnol, a captivé le public français avec ses œuvres telles qu'Ordesa, Alegria et Les Baisers (Éditions du sous-sol, trad. Isabelle Gugnon). Son style unique et sa plume d'une grande beauté offrent un regard inédit sur la vie humaine et notre époque contemporaine. Avec Irene (trad. Isabelle Gugnon) il présente à Montpellier un nouveau chef-d'œuvre. 

18/05/2024, 14:15

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Les Ensablés : 15 années à exhumer des écrivains

Cela fait déjà 15 ans qu’ActuaLitté se met au service des Ensablés, cet ensemble d’œuvres oubliées exhumées par l'équipe. Alors, pour fêter cet anniversaire si particulier, les chroniqueurs anonymes sont passés de l’autre côté des lignes. Interview.

16/05/2024, 17:35

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"Quand on parle d'exil on a envie de rétablir une certaine vérité"

PrixPorteDoree2024 – Les Prix de la Porte Dorée étaient remis ce mardi 14 mai au Palais du même nom. Dans la catégorie bande dessinée, Charles Berberian a été primé pour Une enfance orientale. La présidente du jury et scénariste de la BD Aya de Yopougon, Marguerite Abouet, salue une oeuvre « intime et universelle ». ActuaLitté s'est entretenu avec elle.

16/05/2024, 17:10

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Sabyl Ghoussoub, “président” des écrivains de l'exil

PrixPorteDoree2024 — Sabyl Ghoussoub, auteur et journaliste français d'origine libanaise, présidait cette année le jury du Prix littéraire de la Porte Dorée. Dans l'enceinte du Musée de l'immigration, lui et son équipe de jurés ont décidé de désigner deux lauréates ex-aequo, Seynabou Sonko et Élise Goldberg. À l'occasion de la soirée de remise des prix, ActuaLitté a eu la chance de discuter avec lui.

16/05/2024, 11:32

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Seynabou Sonko, Elise Goldberg : un bonheur partagé

PrixPorteDoree2024 – Seynabou Sonko et Elise Goldberg viennent d'être élues lauréates ex-aequo du Prix de la Porte Dorée. La première pour Djinns (Grasset), la seconde pour Tout le monde n’a pas la chance d’aimer la carpe farcie (Verdier). Ces deux primo-romancières ne sont pas liées que par ce prix, elles sont aussi amies dans la vie. ActuaLitté s'est entretenue avec elles lors de la soirée de remise des prix qui avait lieu le 14 mai au Palais de la Porte Dorée, qui accueille le Musée de l'immigration.

15/05/2024, 18:15

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Charles Berberian : accompagner le chaos d'Une éducation orientale

PrixPorteDoree2024 – Ce mardi 14 mai, l'ambiance était littéraire au Palais de la Porte Dorée. Dans ce lieu d'exception, qui accueille entre autres le Musée de l'immigration, étaient remis les Prix de la Porte Dorée, récompensant une oeuvre qui traite de l’exil, les identités plurielles ou l’altérité liée aux réalités migratoires. Pour le Prix BD, c'est Charles Berberian qui a été désigné lauréat, avec Une éducation orientale (Casterman). ActuaLitté a eu l'occasion de s'entretenir avec lui.

15/05/2024, 15:15

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La dessinatrice Elizabeth Pich a une suggestion : restons idiots

LeLivreaMetz24 – Le questionnaire de Proust est un excellent outil pour en découvrir davantage sur son écrivain préféré en un temps limité. Elizabeth Pich, autrice et illustratrice germano-américaine, a accepté de se prêter au jeu, invitée cette année du festival Le Livre à Metz.

21/04/2024, 14:52

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Le directeur de RFI, Jean-Marc Four, face à la désinformation

LeLivreaMetz24 – Comment décrypter l’information dans un monde globalisé, nourri de milliards de données chaque jour ? C'est une des questions que se posent l'auteur de La guerre de l'Information (Tallandier), David Colon, le journaliste et grand reporter Olivier Weber, et le jeune directeur de Radio France internationale (RFI), Jean-Marc Four. Ce dernier a accepté d'évoquer ce complexe et épineux sujet auprès d'ActuaLitté, à l'occasion du festival qui allie littérature et journalisme, Le Livre à Metz.

20/04/2024, 18:20

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Sylvain Prudhomme dépasse les bornes familiales

PrixFrontieres2024 – Le 6 mars dernier, Sylvain Prudhomme a été désigné lauréat 2024 du 4e Prix Frontières, pour son roman L'enfant dans le taxi, paru aux Editions de Minuit. À l'occasion de la remise de la récompense littéraire durant le Festival Le Livre à Metz, ActuaLitté a pu s'entretenir avec le Prix Fémina 2019.

20/04/2024, 14:48

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Rosella Postorino : “J’écris parce que la mort existe”

VoixItaliennes – Dans cette série d'entretiens nous donnons la parole à des écrivaines et journalistes italiennes qui s’expriment à propos de leur activité d'écriture mais aussi de leur engagement social ou politique. A travers des voix parmi les plus intéressantes de la littérature italienne contemporaine nous aurons un portrait des défis et des questions qui animent le débat culturel dans le Bel Paese.

20/04/2024, 12:56

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"Dans la littérature comme le journalisme, aller au-delà des apparences"

LeLivreaMetz24 – « Gare aux apparences » est le grand thème de l'édition 2024 du festival qui allie journalisme et littérature, Le Livre à Metz. Une expression qui devrait être, - car elle ne l'est pas toujours -, un des principaux mantras du monde de la presse. C'est en tout cas l'avis de David Le Bailly, journaliste et auteur de l'Hôtel de la Folie, paru au Seuil la rentrée littéraire dernière, qui avec cet ouvrage remporte Le Prix Le Livre à Metz.

19/04/2024, 11:00

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“Un prix d'autant plus précieux qu'il est décerné par des enfants”  

LeLivreaMetz24 – Le prix jeunesse Graoully 2024 - à ne pas confondre avec l’ancien Graoully d'or, tourné SF - a été décerné à Marie Caudry pour son album, Ah ! Les voyages, publié chez Thierry Magnier. L’autrice recevra sa gratification littéraire à l’occasion du festival Le Livre à Metz, qui cette année alerte, « gare aux apparences »... Une expression qui va à ravir à l'œuvre ici récompensée… 

19/04/2024, 09:00

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Grégoire Delacourt : “Croire en la générosité, dans une époque où l’égoïsme tue”

Dans l'univers littéraire, peu d'auteurs parviennent à tisser une connexion aussi profonde et réfléchie avec leur œuvre et leur lectorat que Grégoire Delacourt. Ce 17 avril, il publiera La liste 2 mes envies, suite des aventures de la mercière d’Arras, Jocelyne, qui avait conquis 1,5 million de lecteurs. En avant-première, le romancier évoque son parcours, son écriture et bien d’autres choses.

08/04/2024, 11:45

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Bibliocollector vise le record de cartes de bibliothèque

Adolescent lyonnais de 16 ans, Adam s'est lancé dans un projet fou : battre un record du monde en collectant le plus grand nombre de cartes de bibliothèques du monde entier. Pour que sa collection soit officiellement reconnue, plusieurs critères s'imposent, mais qu'importe, le Bibliocollector est lancé dans son projet. Entretien.

 

 

01/04/2024, 11:06

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Géopolitique, conspirations : “XIII est un survivant” (Yves Sente)

AnniversaireXIII – Le plus amnésique des héros apparut en 1984, sous l’impulsion du scénariste Jean Van Hamme et du dessinateur William Vance : à la recherche d’un passé fuyant, accusé d’assassinat d’un président des États-Unis et toujours pris dans une conspiration politique sans fin, XIII fête ses quarante années d’aventures, de manipulation et de faux-semblants. Retour avec Yves Sente, le scénariste qui prolonge depuis 13 ans déjà cette épopée américaine avec le dessinateur Iouri Jigounov.

14/03/2024, 15:43

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Nancy Huston : “Tout romancier qui se respecte est trans”

L'autrice française d'origine canadienne, Nancy Huston et l'écrivain, réalisateur, poète et militant écologiste, Cyril Dion, se connaissent, ils sont amis. Ils éprouvent l’un pour l’autre de l’affection et de l’estime. Les éditions Actes Sud ont proposé une rencontre pour parler de Francia, le dernier texte de Nancy Huston, publié par la maison le 6 mars dernier. Propos recueillis par Estelle Lemaître.

14/03/2024, 15:24

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À Madagascar, Karné offre une évasion aux jeunes insulaires

Tout sourire et pleine d’entrain, Ravaka a l’air de fonctionner à mille à l’heure. Dès qu’elle s’exprime, on sent un grand enthousiasme et une vraie curiosité. Une envie de comprendre et d’agir se dégage d’emblée de sa personnalité positive. Elle a créé Karné, un concept unique : un magazine bilingue (malgache-français), coloré, vivant, instructif, ludique qui sait prendre sa place sur ce marché. Propos recueillis par Agnès Debiage, fondatrice d’ADCF Africa.

14/03/2024, 13:17

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Frédéric Taddeï : "L’âge est un sujet qui n’existe pas"

« Quand on vous dit que François Ier a gagné la bataille de Marignan en 1515 on ne vous dit pas quel âge il avait, il avait 20 ans ». Le présentateur Frédéric Taddeï a une obsession qu’on ne lui connaissait pas encore : l’âge. Nous l’avons rencontré pour la sortie des Birthday books le 6 mars 2024, l’occasion de discourir sur ces « quartiers de la vie que l’on habite tous ensemble ».

29/02/2024, 15:46

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“Nos points communs sont simples : le territoire et le livre.”

#Noshorizonsdesirables – Durant cinq années de librairie au Québec chez Pantoute, Benoît Vanbeselaere est passé de la communication et de l’événementiel à la direction générale d’une des deux succursales. Depuis avril 2023, il a pris ses fonctions comme coordinateur de l’Association des éditeurs des Hauts-de-France. En marge des Rencontres régionales du Livre et de la Lecture 2024, à Boulogne-sur-Mer, il revient avec nous sur les actions menées et à mener.

26/02/2024, 15:13

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Les éditions MeMo, du coeur aux ouvrages

L'édition française se débat, engluée entre la concentration, la surproduction, la hausse des coûts de production et une indéniable baisse des ventes. Le secteur de la jeunesse souffre des mêmes maux, mais en pire. Leur 30e anniversaire encore dans les mémoires, les éditions MeMo, depuis Nantes, continuent d'insuffler passion et intelligence au sein d'un catalogue exigeant sans être élitiste pour autant.

11/06/2024, 16:57

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Hommage à Ben, “conscient de l’importance de la non-importance”

La Fondation du doute, installée depuis 2013 à Blois, a appris le décès, le 5 juin dernier, de son fondateur, Benjamin Vautier, et de son épouse Annie. Les directeurs et l'équipe de l'institution, organisée autour de l'esprit Fluxus cher à Ben, lui rendent hommage dans un texte reproduit ci-dessous.

11/06/2024, 12:54

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La Maison d'Europe et d'Orient en péril

Les éditions l'Espace d'un instant sont une initiative de la Maison d'Europe et d'Orient, pôle culturel européen - association reconnue d'intérêt général, soutenue par la Fondation Jan Michalski et la Ville de Paris, et partenaire de Sens Interdits et du Théâtre dans la Forêt. Elles alertent aujourd'hui dans une tribune du devenir de la Maison d'Europe et d'Orient. Leur texte est proposé en intégralité.

07/06/2024, 11:50

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Mort d'Éric Hazan : “La Fabrique est orpheline”

Stella Magliani-Belkacem et Jean Morisot ont communiqué un texte en hommage au fondateur des éditions La Fabrique, Éric Hazan, décédé ce 6 juin. Leur message est ici reproduit dans son intégralité.

07/06/2024, 10:29

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La poésie palestinienne désinvitée : Le Marché de la poésie réagit

Abdellatif Lâabi exprimait le 1er juin dernier sa « stupeur » face à la décision du Marché de la Poésie d'annuler la venue d'une délégation palestinienne en tant qu'invité d'honneur. Une tribune, relayée ce mercredi 5 juin par ActuaLitté, demandait à la direction de l'événement de maintenir la dite-invitation. C'est au tour du Marché de la Poésie de s'exprimer dans une lettre ouverte, à retrouver ci-dessous.

05/06/2024, 16:59

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Marché de la poésie : la Palestine ou le boycott

Alors qu'il était prévu que la Palestine soit l'invitée d'honneur du Marché de la poésie 2025, autour de l'Anthologie de la poésie palestinienne d’aujourd’hui constituée par Abdellatif Laâbi, Yves Boudier a récemment informé ce dernier que l'organisation avait décidé d'annuler la venue des poètes palestiniens. Une tribune, signée à ce jour par 193 personnalités, demande au Marché de la poésie de revenir sur sa décision. ActuaLitté relaie ce texte ci-dessous.

05/06/2024, 15:38

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“Le livre sur les comptoirs d’une librairie est né d’un fragment d’idée"

Carnetdebord – Le prochain livre d'Audrée Wilhelmy, romancière et artiste québécoise, s'intitulera Peau-de-Sang et sera publié à la rentrée par les éditions du Tripode. ActuaLitté suit l'autrice en publiant son Carnet de Bord, dont le chapitre 5 est à retrouver ci-dessous.  Une manière pour Audrée Wilhelmy de faire patienter son lectorat, tout en le plongeant dans son quotidien d'écrivaine.

04/06/2024, 12:22

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Dans la Nef des fous, même les robots rient

RDVBDAmiens2024 – Voilà plus de 30 ans que Turf s’est inscrit dans les pas de Jérôme Bosch (dont le tableau, La Nef des fous, est à découvrir au Louvre) : tout a débuté en ce 77e brumore de l’an 627, dans la bonne ville d’Eauxfolles. Et chez les éditions Delcourt. Le tout pour aboutir à une curieuse expérience, qui se déroule aux Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens.

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Un an à vélo : entre épuisement et émerveillement

#AVeloEntreLesLignes – Découvrir le plus grand nombre de librairies entre Paris et Oulan-Bator, le défi n'est pas des moindres. Et entreprendre le trajet à vélo ? Quelle folie. Pourtant, c’est exactement l’aventure que Zoé David-Rigot et Jaroslav Kocourek ont entamée il y a un an. ActuaLitté partage cette incroyable odyssée en publiant leur récit de voyage intitulé À vélo, entre les lignes. Arrivé en Mongolie, il ne reste que quelques centaines de kilomètres au duo...

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Droit de réponse de Mourad Prod - Editions Oxymore

Suite à l'article intitulé “Une nouvelle démarche déloyale des éditions Oxymore” contre Delcourt et paru ce 25 avril, la société MOURAD PROD – EDITIONS OXYMORE a fait parvenir à ActuaLitté un droit de réponse, signé par le président Mourad Boudjellal. Nous le reproduisons ici dans son intégralité. 

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Un premier “coup de pouce vert” pour construire les bases de demain

RDVBDAmiens2024 — « Les Rendez-Vous de la Bande Dessinée d’Amiens s’inscriront cette année dans une démarche de transition éco-responsable ». Sophie Mille, directrice du festival, affirme sa volonté de faire de cette 28e édition une année de changement. Édito.

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Régression des libertés en Tunisie : arrestations et censure

Il y a quelques années, la Tunisie suscitait l’admiration du monde en faisant une révolution qui devait instaurer la démocratie. La liberté d’expression en fut l’un des acquis les plus importants. Force est de constater que cette époque a été de courte durée. Le gouvernement du président en place ne tolère pas la critique et s’attaque à celles et ceux qui s’opposent à lui.

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“Deux principes fondamentaux guident Les Rendez-Vous de la BD”

RDVBDAmiens2024 – À l'occasion de la 28e édition des Rendez-Vous de la Bande Dessinée, Pascal Mériaux, directeur du Pôle BD Amiens / Hauts-de-France, revient sur les origines et les ambitions du projet.

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L’histoire oubliée et tragique du Camp des Milles

Aurélie Tramier s’est hissée jusqu’en finale de la dernière édition du Prix Maison de la Presse. Une récompense tournée vers la littérature populaire et résolument romanesque, parfaitement en phase avec son dernier roman, Bien-Aimée, publié à La Belle Étoile. Il raconte un camp français peu connu de la Seconde Guerre mondiale, à l’histoire extraordinaire : d’abord destiné à l'internement d'Allemands comme Max Ernst, l'ancienne tuilerie devint à la défaite française, une étape avant Auschwitz…

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Lettre à Xi Jinping : “Il s’agit de graves violations du droit international”

Nguyên Hoàng Bảo Việt, ancien président et membre du Centre PEN Suisse Romand, délégué et membre cofondateur de la Ligue vietnamienne des Droits de l’Homme en Suisse, adresse une lettre ouverte à Xi Jinping, Président de la République Populaire de Chine. Il s'y engage contre la « condamnation injuste et inhumaine » de Rahile Dawut, intellectuelle et ethnologue ouïghoure.

21/05/2024, 12:55

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Damasio : “L’époque a furieusement besoin d'entendre la voix des voltes”

Comediedulivre2024 – Une carte blanche, donnée par la Comédie du livre, offre chaque année à un écrivain. Cette année, Alain Damasio en profite, alors que les éditions de La Volte qui le publient, fête leurs 20 ans. Ses invitées et invités seront Vinciane Despret, luvan, Palo Alto, Karim Kattan, Floriane Pochon, Jacques Barbéri, Fabrice Capizzano, Léo Henry.

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Nouveau record pour le Salon du Livre de Turin 2024

SalondulivredeTurin2024 – Nouveau record de visites pour le Salon du Livre de Turin. 222.000 personnes se sont rendues au Lingotto cette année. Zoom sur ce cru exceptionnel.

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La librairie Au café des livres à Léguevin peut-elle disparaître ?

Ouverte en 2015, la librairie Au café des livres traverse aujourd'hui une mauvaise passe, qui met en sursis sa survie. L'accumulation des crises s'ajoute aux difficultés économiques actuelles, pesant sur la trésorerie de l'enseigne. ActuaLitté lui ouvre ses colonnes, pour relayer un appel aux lecteurs et aux lectrices.

15/05/2024, 13:53

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Un nouveau souffle pour le livre-disque Libertad, hommage à Astor Piazzolla ?

Auteurs et fondateurs du groupe Duo Intermezzo, Marielle Gars et Sébastien Authemayou ont adressé à ActuaLitté une communication portant sur le livre-disque hors norme, Libertad. Ouvrage autour d’Astor Piazzola, préfacé par Frédéric Lodéon (animateur radio de légende) et publié aux éditions Parole, il connaît un arrêt de commercialisation définitif, que les auteurs évoquent dans ce texte, reproduit dans son intégralité.

14/05/2024, 12:48

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Les éditions Edicola érigent un pont entre l’Italie et le Chili

SalondulivredeTurin2024 – Edicola a gagné cette année le Prix National de la Traduction en Italie. Une aubaine pour cette maison d’édition italienne qui détient un second siège… au Chili. ActuaLitté a rencontré son fondateur, Paolo Primavera, au Salon du Livre de Turin.

14/05/2024, 12:17

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"Nous luttons chaque année, c’est un marché précaire"

SalondulivredeTurin2024 – Minimum Fax est une maison d’édition romaine, née d’une revue littéraire initialement distribuée par fax. Cette dernière s’est distinguée grâce à la découverte de grands noms de la littérature italienne contemporaine, mais également pour avoir démocratisé la littérature américaine en Italie.

13/05/2024, 18:02

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Obligations de l’éditeur et résiliation d’un contrat : cas pratique

Le manquement par l’auteur ou par l’éditeur à l’une de ses obligations légales ou contractuelles est susceptible d’entraîner la résiliation du contrat d’édition, à savoir de mettre un terme de la relation contractuelle entre les parties. Le 18 avril 2024, le Tribunal judiciaire de Marseille a fait une application classique du cheminement conduisant à la résiliation du contrat, permettant également de rappeler les obligations à la charge de l’éditeur. Me Adélie Denambride, avocate exerçant en droit d'auteur, de l'édition et du marché de l'art revient sur ce sujet.

13/05/2024, 11:23

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“Désarroi et colère” : France Inter supprime La Librairie francophone

Une tribune signée par plus de 560 autrices, auteurs et acteurs du monde du livre dénonce l'arrêt de La Librairie francophone, émission présentée par Emmanuel Kherad, sur décision de France Inter. L'émission était coproduite et diffusée sur différents territoires francophones par Radio-Canada, RTBF (Belgique), Radio Télévision Suisse et France Inter. Elle avait même déployé en février 2019 une version télévisée.

13/05/2024, 00:01

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“En écrivant, je me jette dans le vide comme les oiseaux”, Amélie Nothomb

SalondulivredeTurin2024 – Oiseaux et chevaux, ou les soeurs Nothomb à Turin : Juliette et Amélie étaient attendues dans une salle archi-comble de lecteurs et lectrices, au salon du livre. Elles ont abordé de leur rapport à langue, à l’écriture et de leur passion pour des animaux, l’oiseau et le cheval, présents dans leurs derniers ouvrages, Psychopompe et Éloge du cheval (2022 et 2023 chez Albin Michel).

11/05/2024, 13:03

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Antoine Gallimard : “Notre métier est d’abord de croire en la littérature”

SalondulivredeTurin2024 – Dans le cadre des rencontres de la section « Edition » du Salon du Livre de Turin où il a été invité, Antoine Gallimard est revenu sur son rôle d’éditeur pendant un dialogue avec Teresa Cremisi, directrice de la section édition et ancienne présidente, jusqu’en 2015, du groupe Flammarion.

11/05/2024, 11:01

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Italie : la lecture s’étend à tous grâce à "la communication augmentative"

SalondulivredeTurin2024 – Officina Babuk et Uovonero, deux maisons d’édition italiennes, sont les pionnières italiennes de la communication augmentative. L’objectif est clair : permettre aux enfants en difficulté dans la pratique de la lecture d’accéder au même patrimoine culturel que les autres.

10/05/2024, 17:35

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"Des livres qui n’ont pas de pères" : zoom sur NN Editore

SalondulivredeTurin2024 - NN Editore a été fondée en 2015 à Milan, précisément le 19 mars, pour la fête des Pères. Et cette date n’a pas été choisie au hasard : NN Editore propose « une recherche éditoriale basée sur l’absence de pères », détaille le responsable de la communication Luca Pantarotto, sur son stand au Salon du livre de Turin.

10/05/2024, 15:43

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En librairie : “Ne plus rien prendre pour faire vivoter les livres déjà là”

Avec le mois de mai s'impose un mot d'ordre : toutes et tous sur les ponts ! Mais ce sont surtout des nouvelles de la lettre Books By Women après les traditionnels brins de muguet. Et comme toujours, la voici proposée en intégralité, rien que pour vos yeux, comme dirait l'autre... Une mouvement d'allégresse et d'humeur par la librairie Un livre à soi (Longjumeau).

10/05/2024, 08:43

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Comédie du livre : “La littérature est encore aujourd’hui vivante”

Comediedulivre2024 – L'ouverture ce 10 mai de l'événement littéraire montpelliérain marque le début de 10 journées consacrées aux auteurs, à la lecture. À travers des rencontres, ateliers, le salon prend ses quartiers à la Promenade du Peyrou, et dans une multitudes d'autres lieux. Régis Penalva, directeur littéraire, présente cette 39e édition.

10/05/2024, 08:06

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Vietnam : une liberté d'expression violemment bâillonnée 

Membre de l’Organisation internationale de la Francophonie, la République Socialiste du Viêt Nam (RSV) est un État communiste autoritaire dirigé par un parti unique. La peine de mort reste intouchable au Viêt Nam. Selon Amnesty International, le régime de Hà Nôi se classe au troisième rang mondial (85 exécutions) en 2018. Les données sur la peine de mort sont classées « secret d'État ». Une menace très sérieuse pour la liberté d'expression, un terrible facteur d'intimidation, une forme ultime et barbare de censure au Viêt Nam. Un texte de Nguyên Hoàng Bảo Việt.

09/05/2024, 09:19

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Bernard Pivot : “On ne peut pas apprivoiser la mort. Ni la snober”

En débarquant sur Twitter ce mois de janvier 2012, Bernard Pivot provoqua un ras de marée chez les gazouilleurs : près d’un million d’abonnés depuis ont suivi ses facéties verbales et autres joutes linguistiques. Fédérateur, le père Pivot, assurément : un monument national qui aura traversé les siècles — si fait. Et fait lire au point d’en devenir une icône.

07/05/2024, 16:20

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Blocages : les Alumni de Sciences Po saluent "la fermeté de l'administration"

La mobilisation étudiante pro-palestinienne, débutée à Sciences Po Paris par une occupation, continue. Récemment, des étudiants de Sciences Po Reims décidaient encore d'occuper leur bibliothèque. Des actions qui répondent à la situation à Gaza et visent à inciter Sciences Po à revoir ses partenariats avec des universités israéliennes.

06/05/2024, 18:09

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Lettre à Paul Auster : “Tu étais l’Amérique”

L'écrivain Paul Auster, réputé pour son approche existentialiste et sombre dans ses œuvres littéraires, est décédé à 77 ans des suites d'un cancer du poumon à Brooklyn. Né à Newark de parents immigrants juifs polonais, Auster était un pilier de la scène littéraire new-yorkaise et américaine et apprécié particulièrement en France. Son éditrice, Marie-Catherine Vacher, partage ici une lettre adressé à l'auteur.

02/05/2024, 06:30

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Valentine Tedo : “J'avais peur de la fin”

Avec Petite fille, Valentine Tedo signe son premier roman. Elle en raconte la genèse pour ActuaLitté.

30/04/2024, 08:56

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Publicité et télévision : “Cachez ce livre que je ne saurais vendre”

Renny Aupetit est propriétaire de deux librairies sur Paris, Le Comptoir des lettres (75005) et Le Comptoir des mots (75020). Le libraire considère avec défiance les arguments rejetant l’ouverture de la publicité à la télé, pour l’édition. En trois points, il propose une autre manière d’envisager cette perspective.

29/04/2024, 14:03

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Audrée Wilhelmy : une virée onirique en Allemagne

Carnetdebord – Plongez avec nous dans l'univers féerique d'Audrée Wilhelmy, dont le prochain livre, Peau-de-Sang, sera publié aux éditions du Tripode. Nous vous présentons ici le chapitre 3 de son Carnet de Bord, qui sert à la fois de prélude à ce roman très attendu et de narration documentant la vie de l'autrice.

29/04/2024, 10:51