#Droit / Justice

#MeToo dans l'édition : “Je suis Jeanne”, une témoin se dévoile

« Je suis Jeanne, l’une des témoins cités sous pseudo par Médiapart dans son enquête du 21 avril 2021. M. Marsan a répondu à cet article en identifiant les témoins, les unes après les autres, dans un exercice d’intimidation qui doit figurer dans un chapitre du Nécronomicon. Dans l’un des derniers paragraphes et sous couvert d’éloges contrits, il rend mon identité publique en citant Albin Michel, ma maison d’édition. Déjà, tout le monde s’en fout, de mon identité, donc joke’s on you. » Par Marguerite Imbert.

Le 01/05/2021 à 12:50 par Auteur invité

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01/05/2021 à 12:50

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ActuaLitté

De plus, ce droit de réponse contourne soigneusement les accusations qui l’ont rendu nécessaire. Il est donc urgent qu’on parle de la manière dont le rapport de force entre l’auteur et l’éditeur favorise et renforce les violences sexistes. 

Les conditions d’un crash

Chaque année de nouveaux arrivages de chair fraîche font grossir les rangs des aspirants à l’édition. Banalisés par le nombre, lissés par l’anonymat, on peine à distinguer les candidats les uns des autres. Beaucoup de jeunes, et beaucoup de femmes qui s’offrent en lamelles dactylographiées. Cet abandon de soi au profit du livre est un péril dont le point de bascule oscille entre l’espoir et la vulnérabilité. L’obsession de l’artiste est doublée par la rage de réussir que la société a su infliger à la plupart d’entre nous. Il semble, à ces auteurs et autrices, qu’il y a tout à gagner et peu à perdre, car ils n’ont rien à se reprocher : ils ne font que proposer leur travail à des gens dont le jugement est absolu. Tout au plus les portes fermées le resteront-elles. La littérature est bâtie sur le risque d’être rejeté.

Affaire Marsan: l'édition face à ses responsabilités

Ce sont les règles d’un jeu aussi cruel qu’universel : celui de la sélection. Un jeu à la perversion subtile, qui gagne malgré eux tous les joueurs à sa cause. Les perdants n’ont guère l’occasion de se faire entendre, frappés qu’ils sont par la honte. Quant aux gagnants, il serait malvenu de mordre la main qui les relève.

Les auteurs, tout entiers dévoués à leurs livres-totems, perdent parfois de vue qu’au fil des pages c’est eux qu’on scrute.

L’une de mes nombreuses qualités

En 2019, c’est avec un cerveau sous vide et 4 heures de sommeil à mon actif que j’arrive aux Imaginales. Comme les autres, j’ai investi pour être là. Je ne me fais pas d’espoirs inutiles, mais j’ai payé une centaine d’euros pour aller à Épinal et y passer la nuit. Je dois donner le meilleur de moi-même. J’ai été sélectionnée pour participer au speed-dating et, déjà, ce champ lexical de la rencontre amoureuse jette le trouble parmi les candidats. Nous sommes à la merci d’un coup de foudre. Exceptionnellement, nous savons qu’aujourd’hui on ne nous jugera pas sur nos compétences d’écrivains, mais sur notre capacité à convaincre.

Et en face, les juges — les éditeurs — attendent d’être séduits. C’est un exercice de charme qui ne dit pas son nom et ignore ses limites.

Quant à moi, je veux renvoyer l’image d’une autrice fiable et mature. Je m’assure d’avoir les ongles propres, le dos droit et de bien connaître la ligne éditoriale de chaque maison à laquelle je vais pitcher mon roman. J’aimerais paraître intelligente sans suggérer la prétention, comme dans n’importe quel entretien d’embauche. C’est donc pressurisée jusqu’au trognon que je me présente enfin devant Stéphane Marsan.

L’article de Médiapart déroule très bien la suite, jusqu’à sa conclusion odieuse. Tout le temps qu’auront duré mes échanges avec Stéphane Marsan, je me suis reprochée d’être paranoïaque (il ne pensait pas à mal en me demandant où j’allais passer la soirée) et imbue de moi-même (pourquoi cet homme mondain me ferait-il des avances ?). Après tout, il voulait m’éditer. Et n’avait-il pas dit que « ses auteurs » lui devaient la gratitude ? N’avait-il pas cité, sans la nommer, l’une de ses protégées qui l’avait injustement trahi ? N’avait-il pas justifié ses manières par l’extraordinaire particularité de la relation auteur/éditeur, intimement dysfonctionnelle et si troublante ?

Par chance, d’autres maisons s’intéressaient à mon texte. Si bien que ce soir-là, j’avais demandé à Stéphane Marsan un délai pour signer mon contrat. Poussant la crétinerie jusqu’au bout, j’ai même expliqué mon dilemme. Nous nous quittons donc et j’entre dans la bouche de métro, déraisonnablement heureuse de commencer ma carrière et impatiente de progresser. La rame n’a pas le temps d’arriver que, déjà, je reçois un SMS de lui. Je me demande ce qu’il a pu oublier de dire ; je m’attends à un commentaire badin, sans doute amical. Et je lis :

« Vu miss nibs. Haut blanc transparent sur un sous tif en dentelles. Ah ça pour négocier un contrat elle sait faire ! :)”

Je passe une seconde interloquée, encore embuée par la joie, avant de comprendre. Envahie par la honte, je baisse les yeux sur mon tee-shirt blanc, porté toute la journée au bureau. Le métro arrive, et avant de perdre tout amour-propre, je lui réponds pour lui signaler sa misérable erreur :

« C’est l’une de ses nombreuses qualités, M. Marsan. »

C’est purement bravache et ça ne me fait pas rire. Je me mets à pleurer, coincée entre deux voyageurs un peu embarrassés.

Rétrospectivement, je m’étonne de l’intensité avec laquelle j’ai vécu cette humiliation. Cet homme s’était ridiculisé en se trompant de destinataire. Pourtant, j’étais honteuse au-delà de l’insulte. Je l’ai sentie faire écho à d’autres attaques, comme tant de femmes en ont vécu. Je n’avais pas prévu que cette violence s’inviterait dans ma profession rêvée. Au cœur de ma dimension littéraire — la plus cérébrale, la moins incarnée — cet éditeur m’avait épinglée comme un objet excitant. Ce SMS m’avait durablement convaincue que j’étais nulle.

Que je ne devais mon contrat qu’au contenu de mon tee-shirt blanc. Que j’avais été provocante, vulgaire, insipide, soumise, aveugle, tout et son contraire. Je me suis retournée comme une chaussette, à l’image de toutes ces femmes qui doutent d’elles-mêmes après avoir été bafouées. Une expérience familière.

Une Jeanne parmi d’autres

Qui sont les responsables de cette dangereuse fusion publique entre l’œuvre et le corps ? L’oligopole culturel qui rend certains hommes incontournables, malgré leur réputation de prédateur ? L’exigence de rentabilité imposée aux artistes ? La société du spectacle, qui réclame toujours plus de chair à vif et attend de ses écrivains qu’ils aient plus à offrir que des livres ? Je pense que ces paramètres font système, et que ce système se referme autour des plus fragiles.

Le métier d’écrivain est intrinsèquement précaire. Merveilleux, mais précaire. L’auteur débutant est placé sous la gouvernance d’un éditeur dont le rayonnement protège et éclipse tout à la fois. Quoiqu’asymétrique, cette relation est souvent enrichissante et donne à l’auteur les outils de son indépendance au fil des années et de ses publications. Mais parfois, la maison d’édition se transforme en huis clos.

Et l’éditeur, investi des espérances d’auteurs et autrices précaires, abuse de sa position. Pour les femmes, c’est double peine. Lorsque la relation de travail tourne au harcèlement sexuel, l’autrice est piégée dans une rhétorique sexiste : le soupçon s’abat sur elle et son talent.

Il faut le rappeler : le contrat d’édition et les négociations qui le précèdent posent les bases d’un rapport strictement professionnel. L’autrice n’engage ni sentiments ni sexualité, et ne doit rien d’autre que son texte. Pourtant, il est trop courant de voir les éditeurs recourir au chantage émotionnel — voire économique — pour faire pression sur une jeune femme inexpérimentée. « Je prends des risques pour toi », « Je dois bien te connaître pour travailler avec toi », autant d’éléments de langage qui repositionnent la relation de travail dans le champ de l’affect. Première étape, volontaire ou non, d’un processus manipulatoire, ce décalage émotionnel peut déboucher sur une emprise paralysante pour l’autrice.

À cela s’ajoutent l’intimidation, l’humiliation systématique des femmes qui ne souscrivent pas au silence et la crainte d’être exclue d’un milieu où tout le monde se connaît : comment s’étonner que #MeToo débarque à peine dans l’édition ? Et pourtant, le phénomène ne date pas d’hier, comme les réactions en attestent : tout le monde savait. Le harcèlement sexuel serait une variable fâcheuse du milieu, un peu comme le coût des impressions en couleur.

À la fin de sa communication, Stéphane Marsan brise mon anonymat avec l’élégance qu’on lui connaît désormais. En citant ma maison d’édition, il s’est assuré une réaction : aujourd’hui, chez Albin Michel, tout le monde sait que j’ai témoigné sous le pseudonyme de Jeanne. Cet accueil réservé à mon début de carrière est, pour tous les acteurs de l’édition, une injure déguisée en connivence.

Il pense que vous lui ressemblez. Il sollicite votre complicité. Il s’attend à ce qu’une fois au courant, ses confrères s’affolent de voir une autrice parler et rompre le pacte tacite. Mais il oublie que partout, des hommes et des femmes solidaires s’investissent pour rendre le monde meilleur. Y compris dans l’édition. Cela ne fait que quelques mois que je suis publiée, mais j’ai déjà eu la chance de rencontrer certaines de ces personnes. Je suis soutenue par ceux qui m’ont publiée, et entendent me publier à nouveau.

Peu importe qu’on les menace, qu’on salisse leur travail, les autrices placeront toujours les livres comme des douves entre elles et le reste du monde et continueront d’écrire. C’est l’une de leurs nombreuses qualités, M. Marsan.

 

Marguerite Imbert est l'autrice de Qu'allons-nous faire de ces jours qui s'annoncent, publié aux éditions Albin Michel. Le lien vers le site de son éditeur a été rajouté à l'initiative de ActuaLitté. Il ne figurait pas dans le texte qu'elle nous a fait parvenir.

 

NDRL : ActuaLitté se doit de rappeler que M. Marsan bénéficie pleinement de la présomption d’innocence, n’ayant par ailleurs, selon ses propres termes « jamais été mis en examen, gardé à vue ou fait l’objet d’une enquête judiciaire ».

 

mise à jour 2/05 - 18 h : 

Gilles Haéri, président des éditions Albin Michel, joint par ActuaLitté, apporte ce message, pour « marquer notre attachement à cette auteure » : 

Albin Michel est heureux d’avoir édité en janvier dernier le premier roman de Marguerite Imbert, publié dans la maison par Véronique Ovaldé. C’est assurément une jeune romancière de talent, dont le premier texte avait fait l’unanimité au comité de lecture, et avec qui nous venons d’ailleurs de nous engager pour un impressionnant second roman de science-fiction.

 

mise à jour 19/05 - 17 h 10 : 

L'avocat de Stéphane Marsan nous a fait parvenir le droit de réponse suivant :

 

Crédit photo : engin akyurt/ Unsplash ; Marguerite Imbert © Albin Michel

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Marguerite Imbert Albin Michel
Qu'allons-nous faire de ces jours qui s'annoncent ?
03/02/2021 311 pages 18,90 €
Scannez le code barre 9782226450326
9782226450326
© Notice établie par ORB
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36 Commentaires

 

Albertine

01/05/2021 à 13:23

Bravo pour ce courage !

Jean

01/05/2021 à 13:25

Les mutations de #MeToo dans les différents secteurs, s'il est encore difficile de dire si elles parviendront à faire bouger les choses, ont au moins le mérite de donner une voix, et de rassurer un peu toutes celles qui se trouvent dans ces situations de merde. J'espère qu'un maximum d'entre elles tomberont sur cette affaire, et verront que c'est un truc qu'on tait de moins en moins.

Et personnellement, en lisant ça et sans rapport avec la sympathie que j'ai par ailleurs pour les victimes de ces sales types, j'ai très envie d'aller voir ce que Marguerite écrit d'autre ! Belle verve !

G.D.

01/05/2021 à 13:32

Merci à Marguerite Imbert de décrire si bien le processus d'assujettissement mis en place par encore trop d'"hommes de pouvoir", de le démonter tranquillement pour en montrer les rouages simples et misérables. Et merci de finir néanmoins par cette note d'espoir qui parle d'humanité, d'intégrité et de talent.

Lyo

01/05/2021 à 14:08

Je suis surprise que les médias généralistes n'en parlent pas du tout. Mais c'est vrai que la maison Bragelonne publié surtout de la SFF, genre très mal vu en France.

En tout cas, courage aux victimes. C'est absolument effroyable ce genre de témoignage.

Louis

01/05/2021 à 16:05

Je suis vraiment désolé de vous lire. Étant moi-même amateur du catalogue Bragelone dans mon adolescence (gros lecteur Fantasy/SF), j'en éprouve maintenant un désagréable remord. C'est une chose difficile à croire, qu'il existe encore des porcs pareils prêts à abuser de leurs position. En tant qu'homme, ça me révulse et, encore une fois, ça me fait honte.
Hâte de vous lire, en vous espérant le meilleur.

Marco

01/05/2021 à 19:03

Bravo. C'est très éclairant sur ce qui peut se passer en "arrière-plan", dans la tête (pour rester poli) d'un gros dégueulasse. Heureusement, tous le éditeurs ne sont pas à mettre dans le même sac : beaucoup ne rencontrent même pas les auteurs avant de signer un contrat. Et c'est très appréciable (selon moi). Ces "speed-dating" initiés par des éditeurs sont-ils une marque de leur professionnalisme ? On peut en douter. Présenter un book de visu pour les illustrateurs à peut-être encore du sens (et encore)... mais pour les écrivains ?
Personnellement (en jeunesse et BD), les seuls éditeurs que j'ai rencontrés, je travaillais avec eux depuis des années et, à l'occasion d'un projet (souvent une commande), d'un passage ou d'un prix, on a partagé un café, parfois un repas. Et ensuite, chacun est reparti de son côté faire sa part de boulot. Et c'est téléphone/mail si on a une question à régler, une négociation, un échange sur un texte.
Donc, méfions-nous de ces éditeurs qui aiment "voir" les auteurs avant même de lire leur texte. Cette expérience (malheureuse et traumatisante, on n'en doute pas) peut servir de leçon et d'avertisseur. Prudence !

NAUWELAERS

01/05/2021 à 21:44

Personnellement, j'apprends cette pratique bizarre de «speed dating» par les éditions Bragelonne...
Effectivement, les éditeurs et éditrices et comités éditoriaux jugent de textes, tout de même.
Même si -ne nous cachons pas derrière notre petit doigt -le talent seul n'est pas toujours le seul critère qui préside à la sélection ou non d'une plume nouvelle.
Souvent l'histoire personnelle de l'auteur ou auteure, ce qu'il y a comme caisse de résonance médiatique possible peut jouer.
Pas toujours, espérons-le !
Je constate que Marguerite Imbert, fort choquée, a répliqué du tac au tac et que l'histoire se finit au mieux: elle est publiée dans une grande maison d'édition !
Ce qui prouve tout de même que malgré la précarité, l'incertitude, l'absence de réseau...une autrice peut et doit se faire respecter sans s'imaginer figurer sur une liste noire.
Puisqu'il y a de nombreux éditeurs et beaucoup d'éditrices qui sont à la hauteur de leur tâche.
Donc oui, avoir le courage et tout bêtement la lucidité de ne jamais se laisser faire.
Non cela ne condamne pas à l'abandon de ses rêves.
MAIS...De nombreuses plumes même ferventes ne seront jamais publiées par les éditeurs classiques: encore plus d'appelés (depuis le Covid qui pousse tout le monde à écrire) et moins d'élus et élues...
Cette voie est étroite et pas facile, comme les métiers artistiques.
Bonne chance à Marguerite Imbert...et si on arrêtait les «speed datings» dans un domaine où ils ne sont pas pertinents voire un peu...malsains (en tout cas, potentiellement) ?
CHRISTIAN NAUWELAERS

Johnny

02/05/2021 à 08:37

Bonjour,
Aucune surprise.. J'ai participé plusieurs fois aux Imaginales, j'ai toujours refusé de participer aux speed dating, car je n'appreciais pas ce principe. D'autres éditeurs que Bragelonne sont entrés dans la même mouvance, je m'en suis rendu compte à l'époque quand une maison d'éditions liée au monde sfff avait sélectionné une autrice après une rencontre. Maison d'éditions sélective, je le sais pour avoir reçu un message m'expliquant qu'ils publiaient peu de nouveaux auteurs, un à deux par an. L'Autrice, pour avoir personnellement retravaillé l'un de ses textes je peux l'affirmer, a été publiée après ce speed dating et c'est triste à dire, mais ce n'était pas pour son talent littéraire. Donc maison très sélective mais pas pour des critères littéraires.
Bragelonne n'est pas la seule dans ce petit milieu à agir ainsi. Je pourrai en parler des heures.
Bonne journée et bon courage aux femmes qui subissent ça, mais il ne faut pas oublier les hommes auteurs qui subissent aussi à différents niveaux, rejets des éditeurs pour leur physique ou inversement. Là on rejoint les propos ignobles de Fabien Lecoeuvre envers Hoshi.

Sylvie sehili

01/05/2021 à 21:06

Au nom des femmes, de toutes les femmes, Merci Marguerite de ne pas vous être laissée effeuiller....ni un peu, ni beaucoup, ni à la folie, mais pas du tout !
Tout mon soutien pour l'avenir
Merci aussi à Médiapart, j'ai désormais bien envie de vous lire...
Sylvie

Ariane

02/05/2021 à 09:48

Si vous ne vous laissez pas faire vous passez vite pour une femme qui a un problème (laide, puritaine, caractérielle, ou psychopathe)si vous êtes mignonne ,charmante et pleine d'esprit, alors vous êtes le diable!!!
Quoiqu'il en soit si vous dénoncez les mauvaises pratiques des éditeurs vous êtes à l'index ...!

Ariane

02/05/2021 à 09:40

Ce que décrit cette Jeanne est parfaitement exact...j'ai subi tout ce qu'elle décrit...toutes ces humiliations des plus grossières aux plus subtiles...
Je me croyais paranoïaque, j'étais seulement bafouée...La méthode des éditeurs bien éduqués se veut subtile : si on n'accepte pas un jeu de séduction tacite rien ne se passe.. ni édition ni parution on reste dans le néant et avec la honte d'être sans doute une autrices sans talent!
Malheureusement beaucoup de femmes s'exécutent, pensant que dans cette société organisée par les hommes c'est un passage obligé...


NAUWELAERS

02/05/2021 à 12:02

Ariane,
Bien entendu je déplore votre expérience semblable à celle de Marguerite Imbert.
C'est choquant.
Pensez aux très nombreuses maisons d'édition dont les responsables sont féminines...
Enfin ce milieu est fortement féminisé, il n'y a pas que Bragelonne !
Ne les invisibilisez pas s'il vous plaît pas en globalisant une expérience négative tout à fait scandaleuse, c'est vrai.
Mais pourquoi rester sur une posture d'impuissance et de vision noircie et faussement ultramasculine du monde littéraire ?
J'ai l'impression d'assister à une sorte de conditionnement négatif répandu qui s'autopersuade en une spirale mentale infernale qui enferme...
Qui a du talent et de la passion ne se laisse pas arrêter par cela.
«Where there's a will there's a way»...
Les gens sont-ils devenus incapables de lutter autrement que par les réseaux sociaux ?
On vous traite comme cela, si mal ?
Arrêtez de vous dévaloriser en croyant qu'un milieu éditorial très féminisé n'est qu'un monde d'hommes.
Enfin c'est faux !
Et que tous les éditeurs se livrent sans aucune vergogne à ces pratiques qui sont inadmissibles (ce que je ne conteste pas une seconde, je ne les comprends même pas) et qui, si avérées -et je veux bien vous croire, c'est honteux -doivent absolument disparaître.
Mais pas d'accord avec un discours de généralisation abusive en décalage complet avec une réalité que tout le monde peut voir.
Enfin si vous avez un peu de confiance en vous, vous fulminez quand cela arrive, même après un temps de latence vu le grand choc; vous l'envoyez paître dès que vous reprenez vos esprits et vous avancez puisque non, vous ne serez pas blacklistée, Ariane...
Vous allez voir ailleurs fissa...!
Assez de mauvais films et de la résistance et persistance indissociable de qui croit à son talent et à ses projets.
Suivez votre fil d'Ariane - facile je sais !- sans vous laisser arrêter par un mauvais, même puissant -ou il l'était car le vent tourne.

Mais certes les places sont chères, même dans les vraies maisons d'édition à la hauteur de leur tâche.
Je vous souhaite d'y parvenir, mais par ce que vous avez à offrir.
En tombant sur des pros intègres et positifs qui vous redonneront la confiance en vous qui semble un poil vous manquer, ne le prenez pas mal...
Mais c'est vrai, cela s'apprend et croyez bien que je me mets pleinement dans le lot.
Il faut savoir ce que l'on veut et ce que l'on refuse dans la vie.
Voilà ce qu'on devrait apprendre en premier à tous les mioches...
C'est un mâle blanc hétéro et non cisgenre -à la poubelle, la novlangue-et non macho ni soumis le moins du monde qui s'exprime ici.
La culture du viol m'est étrangère.
Savoir ce que on veut et donc fatalement ce que l'on refuse, loin des jérémiades mais à fond dans l'action (et la réaction contre ceux voire-si cela se produit-celles qui abusent !), cela s'appelle: la FORCE.
Et...c'est un nom féminin !

Vous êtes jeune, je crois ?
L'avenir est à vous !
Et gardez la santé vraiment...
Amitiés et ne voyez plus tout en noir...
Et Marguerite Imbert est publiée comme nous le savons maintenant !
Bonne chance, Ariane.
CHRISTIAN NAUWELAERS

NAUWELAERS

02/05/2021 à 12:16

Ariane,
Bien entendu je déplore votre expérience semblable à celle de Marguerite Imbert.
C'est choquant.
Pensez aux très nombreuses maisons d'édition dont les responsables sont féminines...
Enfin ce milieu est fortement féminisé, il n'y a pas que Bragelonne !
Ne les invisibilisez pas s'il vous plaît pas en globalisant une expérience négative tout à fait scandaleuse, c'est vrai.
Mais pourquoi rester sur une posture d'impuissance et de vision noircie et faussement ultramasculine du monde littéraire ?
J'ai l'impression d'assister à une sorte de conditionnement négatif répandu qui s'autopersuade en une spirale mentale infernale qui enferme...
Qui a du talent et de la passion ne se laisse pas arrêter par cela.
«Where there's a will there's a way»...
Les gens sont-ils devenus incapables de lutter autrement que par les réseaux sociaux ?
On vous traite comme cela, si mal ?
Arrêtez de vous dévaloriser en croyant qu'un milieu éditorial très féminisé n'est qu'un monde d'hommes.
Enfin c'est faux !
Et que tous les éditeurs se livrent sans aucune vergogne à ces pratiques qui sont inadmissibles (ce que je ne conteste pas une seconde, je ne les comprends même pas) et qui, si avérées -et je veux bien vous croire, c'est honteux -doivent absolument disparaître.
Mais pas d'accord avec un discours de généralisation abusive en décalage complet avec une réalité que tout le monde peut voir.
Enfin si vous avez un peu de confiance en vous, vous fulminez quand cela arrive, même après un temps de latence vu le grand choc; vous l'envoyez paître dès que vous reprenez vos esprits et vous avancez puisque non, vous ne serez pas blacklistée, Ariane...
Vous allez voir ailleurs fissa...!
Assez de mauvais films et de la résistance et persistance indissociables de qui croit à son talent et à ses projets.
Suivez votre fil d'Ariane - facile je sais !- sans vous laisser arrêter par un mauvais, même puissant -ou il l'était car le vent tourne.

Mais certes les places sont chères, même dans les vraies maisons d'édition à la hauteur de leur tâche.
Je vous souhaite d'y parvenir, mais par ce que vous avez à offrir.
En tombant sur des pros intègres et positifs qui vous redonneront la confiance en vous qui semble un poil vous manquer, ne le prenez pas mal...
Mais c'est vrai, cela s'apprend et croyez bien que je me mets pleinement dans le lot.
Il faut savoir ce que l'on veut et ce que l'on refuse dans la vie.
Voilà ce qu'on devrait apprendre en premier à tous les mioches...
C'est un mâle blanc hétéro et non cisgenre -à la poubelle, la novlangue-et non macho ni soumis le moins du monde qui s'exprime ici.
La culture du viol m'est étrangère.
Savoir ce que on veut et donc fatalement ce que l'on refuse, loin des jérémiades mais à fond dans l'action (et la réaction contre ceux voire-si cela se produit-celles qui abusent !), cela s'appelle: la FORCE.
Et...c'est un nom féminin !

Vous êtes jeune, je crois ?
L'avenir est à vous !
Et gardez la santé vraiment...
Amitiés et ne voyez plus tout en noir...
Bonne chance, Ariane.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Forbane

02/05/2021 à 14:53

Bravo à cette jeune femme...
Certaines autrices sont victimes de harcèlement sexuel, d'autres de harcèlement moral (ce fut mon cas).
Toutes nous devons faire front et parler.
Le #MeToo de l'édition le permet désormais, et c'est un immense réconfort que de savoir qu'enfin nous ne sommes plus seules.

NAUWELAERS

02/05/2021 à 19:11

Et les femmes dotées d'un vrai caractère se défendaient déjà sans MeToo et bien avant MeToo !
Les meilleures féministes, ce sont elles.
Qui n'ont pas besoin d'une bannière derrière laquelle marcher...
Foin des dogmes à la fin, soyons nous-mêmes, faisons-nous respecter.
Les hommes également qui peuvent en prendre plein la gueule...
Il faut réagir sans marcher au pas de l'oie.
Par soi-même !

CHRISTIAN NAUWELAERS

r'gil

12/05/2021 à 23:02

Vos réponses me laisse plus que songeur.
Dans certaines, vous faites remarquer que les femmes sont nombreuses aux postes de responsabilité dans l'édition. Certes, mais... ce n'est pas le sujet.
Dans d'autres vous dites "Et les femmes dotées d'un vrai caractère se défendaient déjà sans MeToo et bien avant MeToo !".
Donc celles qui ne savent pas comment s'y prendre pour se défendre, qui se retrouvent surpriese, coincées, isolées, trop jeunes, ce sont des moins que rien, qui n'ont pas "un vrai caractère" puisqu'elles "ne savent pas se défendre", c'est ça ?
Vous rendez-vous compte de ce que vous écrivez ? Ou est-ce que vous n'êtes même pas capable de vous rendre compte du problème, de l'existence de personnes qui utilisent leur position pour du harcèlement envers souvent des personnes jeunes, inexpérimentées ou en "situation d'infériorité" dans la relation ?
Que ces comportements systémiques ne soient pas systématiques, que notre société avance - petit à petit - dans le bon sens, on peut le penser. Certaines grandes entreprises traitent par exemple ce sujet avec la plus grande fermeté, licenciement à la clef. Mais pourtant, de façon très régulière encore, de nouvelles affaires sortent, on découvre que dans certaines institutions, certaines entreprises, certains clubs de sports, certains mouvements politiques, une personne, un homme toujours, utilisait le "pouvoir" conféré par son poste pour harceler ou profiter de jeunes femmes, de jeunes filles ou de jeunes garçons. Et que presque toujours, "ça se savait". Vous ne lisez pas les journaux ou c'est un peu trop compliqué pour vous.

Vos réponses sont justes odieuses, et c'est un homme qui vous le dit.

NAUWELAERS

13/05/2021 à 00:03

Non mes réponses ne sont pas «odieuses» et c'est un humaniste progressiste mais pas extrémiste qui vous le dit.
Vous êtes d'une mauvaise foi confondante et je ne laisse pas passer cela.
Je déteste et condamne autant que vous les rapports de pouvoir odieux et abusifs.
Contre des femmes, des jeunes filles et parfois aussi contre des hommes dont des jeunes hommes.
Je dois l'écrire en japonais ?
Vous faire un dessin ?
Pourquoi faites-vous semblant de ne pas comprendre ?
Vraiment cette manière de certains et certaines de clouer au pilori qui ne raisonne pas à 100% comme eux ou elles est absolument insupportable.
Non monsieur, votre sectarisme, retour à l'envoyeur.
Je plaide pour la dignité humaine avant tout et l'assertivité: se faire respecter.
Apprendre cela à tout le monde dès le plus jeune âge.
Cela vous gêne, monsieur le redresseur de torts ?
Je prétends que si on se défend dès le départ, c'est beaucoup mieux que via des réseaux sociaux et longtemps après.
J'affirme que des preuves restent nécessaires.
Je soutiens qu'une parole seule ne vaut encore pas accusation dans une démocratie.
Et qu'il faut absolument agir en amont pour éviter des possibilités d'abus...et que ce n'est pas facile.
C'est évidemment le but à atteindre et il semble que toute l'évolution actuelle va bien dans ce sens.
Maintenant je ne prends pas position quand je ne sais pas.
Contrairement aux procureurs Twitter ou autres qui sont stupides, odieux et insignifiants...insignifiants sauf hélas s'ils parviennent à interférer avec une justice digne de ce nom.
Enfin je reconnais que ce n'est absolument pas facile et je ne dispose pas plus que quiconque (et surtout pas vous évidemment) de solutions toutes faites.

CHRISTIAN NAUWELAERS

dombout

05/12/2021 à 13:00

Belle joute oratoire aux effluves enivrants de testostérone hahaha

NAUWELAERS

13/05/2021 à 00:13

r'gil
«Donc celles qui ne savent pas comment s'y prendre pour se défendre, qui se retrouvent surpriese, coincées, isolées, trop jeunes, ce sont des moins que rien,»
Votre tronçon de phrase du 12 mai (tel quel), ci-dessus entre guillemets.
Vous me faites écrire ce que je n'ai ni écrit ni pensé et vous m'accusez ensuite d'apporter une réponse «odieuse»...
Un procédé de bas étage, fort utilisé mais qui ne passe pas.
Ici nous ne sommes pas sur Twitter mais sur un forum de qualité.
ENCOURAGER LES GENS à se défendre, c'est défendre la dignité humaine.
Ce qui ne signifie absolument pas prendre la défense des prédateurs.
Pour ne pas comprendre cela, il faut le vouloir...!
CHRISTIAN NAUWELAERS

NAUWELAERS

13/05/2021 à 00:27

Encore une chose, r'gil (votre message du 12 mai): des femmes nombreuses aux postes à responsabilité, parfois au plus haut niveau ( comme Fayard), cela contredit l'argument selon lequel l'édition est -encore - un monde d'hommes.
Ce le fut, c'est beaucoup moins vrai maintenant et on peut penser que de jeunes et moins jeunes autrices ne se trouveront pas en position insupportable de proies.
Donc votre objection était à côté de la plaque, monsieur.
Cela fait totalement partie du sujet et prouve que non, la situation n'est pas sans issue pour des victimes dans un monde qui ne serait peuplé en majorité que d'hommes et prédateurs.
Ce qui ne justifie en rien le comportement des prédateurs qui subsistent encore.
Si vous continuez à faire semblant de ne pas comprendre, tout en déformant mes propos, cela devient incurable.

CHRISTIAN NAUWELAERS

Marco

02/05/2021 à 15:02

Il faut arrêter de penser que de supporter les avances d'un éditeur permettrait de se faire éditer. Ce sont les hommes comme Marsan qui tentent de convaincre les auteurs du contraire, et ils y parviennent. Mais aucun éditeur ne laissera passer un texte qu'il juge intéressant pour son catalogue et capable potentiellement de répondre à une attente de son public. Certains essaient de faire croire qu'il leur faut la crémière... mais c'est faux : tous se contentent de l'argent et du beurre.
Petite histoire : il y a bientôt 20 ans, nous avions en jeunesse une éditrice (eh oui !) qui aimait beaucoup les jeunes illustrateurs. Elle faisait son marché du côté des Beaux-arts de Strasbourg et son favori (celui que j'ai bien connu) était convaincu qu'il fallait donner de sa personne pour être édité. Ce qui lui valut donc de tromper sa femme et de participer à un nombre très important de salons jeunesse où l'éditrice prenait une chambre non loin de la sienne. Le pauvre garçon était souvent épuisé, croulait en semaine sous le travail que lui confiait l'éditrice et le WE pas seulement sous les dédicaces (il rencontrait en effet un grand succès auprès du public).
Mais cette éditrice publiait beaucoup d'autres illustrateurs qui avaient refusé ce jeu dangereux. Tous ceux dont le graphisme correspondait à la maison d'édition se voyaient confier des livres à illustrer. Et ceux dont les ventes étaient bonnes avaient du travail pour des semaines entières et pouvaient disposer à leur guise de leur WE...
Quant à notre illustrateur, le favori, il n'était pas conscient de son talent (et il en débordait), convaincu que sa réussite était liée à cette relation (et qu'y mettre fin aurait des conséquences terribles !).
Puis l'éditrice s'en est allée (elle ne travaille plus dans l'édition)... et l'illustrateur a pu constater qu'il avait toujours autant de travail.
Puis il a changé d'éditeur... toujours avec le même succès.
Tout cela n'était qu'une illusion, une force de persuasion issue d'une pensée collective qu'utilisent certains hommes (et donc parfois des femmes).
Débarrassé de cette relation toxique, notre illustrateur a pu passer de paisibles WE chez lui en compagnie de ses enfants... ah non ! Entre temps, sa femme avait appris qu'il l'avait trompée pendant des années.
Et l'éditrice ? Elle a changé de métier, s'est mariée et vient d'avoir son deuxième enfant. Elle rayonne de bonheur.
FIN

NAUWELAERS

02/05/2021 à 19:05

MERCI à Marco qui flingue ce «storytelling» inepte qui fait croire à de jeunes autrices inexpérimentées que l'édition n'est qu'un monde d'hommes -il suffit de regarder l'ours de très nombreuses maisons d'édition françaises -et que le droit de cuissage est un passeport anti-sanitaire pour mener à la réussite.
Plutôt que de pétitionner (ce qui mène à quoi ?) et balancer des lamentations sur les réseaux sociaux, prendre le taureau par les cornes et se défendre illico, point.
Cette attitude-là est crédible.
Et efficace..
CHRISTIAN NAUWELAERS

Cabinet Pierrat & associés - Droit de réponse Stéphane MARSAN

12/05/2021 à 20:30

ActuaLitté a publié un article le 1er mai 2021 intitulé « #MeToo dans l'édition : “Je suis Jeanne”, une témoin se dévoile » dans lequel je suis expressément visé et que je ne peux laisser sans réponse.

Cet article vise « l’enquête » et l’article de MEDIAPART publié le 21 avril 2021.

La journaliste de MEDIAPART a déclaré publiquement qu’à sa connaissance aucune plainte n’a été déposée ni avant, ni après, la publication de l’enquête.

Je tiens à récuser tous les faits qui me sont imputés et à réfuter formellement toute prétendue accusation de harcèlement sexuel ou moral.

Il semble que la frontière entre une prétendue morale et le droit pénal soit parfois poreuse faisant régner une confusion intolérable.

Cette auteure m’a pitché ses projets aux Imaginales ; puis nous avons pris un verre ensemble à Paris pour une longue discussion pendant laquelle je l’ai encouragée à me proposer un roman politique. Elle m’a confié un formidable roman, que j’ai accepté. Je lui ai adressé malencontreusement un message destiné à un ami et me suis confondu en excuses.

Mes prétendus propos cités dans cet article n’ont donc pas le sens qu’on entend leur prêter. Il est soutenu que j’aurais dit après cette bourde : « Je devrais vous obliger à signer ici et maintenant. Mais je ne le ferai pas parce que je souhaite bien me comporter avec vous. ».

Mon intention était de lui dire : vous avez un contrat sous les yeux, je devrais vous inciter à signer avec moi plutôt que d’accepter que vous attendiez la réponse d’un éditeur et « je souhaite bien me comporter avec vous » doit être compris comme dans le sens « je ne veux pas vous mettre la pression pour que vous signiez ». En effet, si je la surnommais souris intelligente, c’était parce qu’en étant très discrète elle faisait montre à mon avis d’une attitude réflexive très juste. A ma connaissance, l’expression « souris intelligente » n’est ni une insulte ni une expression outrageante ou dégradante...

Je tiens à rappeler que je bénéficie de la présomption d’innocence. Je n’ai jamais été mis en examen, gardé à vue ou fait l’objet d’une enquête judiciaire.

La propagation publique de rumeurs, particulièrement graves, à l’encontre d’hommes et de femmes accablés a des conséquences irréversibles telles que le suicide, à l’instar d’une affaire récente.

Je me réserve le droit d’intenter toute action à l’encontre de toute personne me portant directement ou indirectement atteinte afin de faire valoir mes droits par le biais de mes avocats.

Pierre.Anecem@gmail. Com

12/05/2021 à 23:08

Vous êtes toujours en poste Monsieur Marsan ? Qu'en dit hachette ?

Marco

13/05/2021 à 09:22

Mediapart et Stéphane Marsan, réaction du SELF (Syndicat des Ecrivains de Langue Française) :
"(...) Ce n’est pas une surprise. Des adhérentes du SELF avaient déjà évoqué en privé des faits similaires qu’elles avaient subis de sa part, et nous les avions alors assurées de notre soutien (...)"
Les exemples sont nombreux (Charte, Ligue...). Ces pratiques sont vieilles comme le monde mais, la nouveauté, c'est que de (très) nombreuses personnes n'en veulent plus. Savions nous ? oui. Avons-nous trop tardé à nous révolter ? Certainement. Droit à la présomption d'innocence ? Bien sûr... mais aussi le droit de se méfier de ceux qui sont largement dénoncés, par de multiples sources, qui ne cachaient pas leur façon d'approcher les auteurs jusqu'à ce qu'on le leur reproche, droit de boycotter leur échoppe, droit de ne pas participer à leur façon de sélectionner les projets, etc.
Les priver de mots à publier, ne pas les fréquenter, c'est leur reprendre le pouvoir dont ils aiment abuser.

Robert

28/05/2021 à 20:15

De toute façon, depuis qu'Amazon a inventé son kdp, pourquoi s'embêter à chercher un éditeur classique ? La moyenne des ventes d'un roman publié par une maison classique doit être de 500 exemplaires. Pas de quoi pavoiser, et pas de quoi s'acharner à convaincre untel ou untel de vous publier.

NAUWELAERS

28/05/2021 à 21:09

Réponse à Robert (28 mai): parce qu'un vrai éditeur, cela reste un pro.
Les éditeurs du web n'en sont pas.
Déjà lu des livres au sigle d'un pseudo-simili- éditeur du web...
Affligeant.
On juge l'arbre à ses fruits.
Sauf si on se moque de la qualité, évidemment...

CHRISTIAN NAUWELAERS

Vertigo

28/05/2021 à 22:11

Ce n'est plus aussi simple.
Je connais de bons auteurs qui, parce que leurs livres ne sont pas "commerciaux", ne trouvent plus d'éditeur pour les publier.
A contrario, un manuscrit passable sinon mauvais, parce que vendeur, pourra très bien trouver preneur chez une maison d'édition en bonne et due forme.
Il n'y a qu'à voir les affligeantes productions de Marc Lévy, Guillaume Musso, Clémentine Beauvais, Agnès Martin-Lugand et j'en passe.

Robert

29/05/2021 à 00:28

Vous savez, la "biographie" d'une pseudo-vedette de TV réalité ou un livre de recettes de tel ou tel animateur de jeu TV ne deviennent pas de la littérature par magie juste parce qu'ils sont publiés par Gallimard ou Grasset. Votre vision de l'auto-édition est malheureusement très répandue et fausse dans de nombreux cas. Oui, vous trouverez des très mauvais bouquins auto-édités, mais vous en trouverez aussi beaucoup qui n'auront pas grand-chose à envier à la majorité de ceux publiés par des maisons ayant pignon sur rue. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas le problème ici. Ici on parle de personnes qui se prêtent à ce jeu stupide de "speed dating" pour espérer être publié par une maison d'édition. C'est presque pathétique de se vendre ainsi. Qu'est-ce que la littérature vient faire là-dedans ?

NAUWELAERS

29/05/2021 à 11:28

Robert,
Ce que vous écrivez tombe sous le sens -je ne lis pas n'importe quoi, fût-ce sous le label d'éditeurs (encore) prestigieux.
Mais dans l'océan de livres autoédités sans travail éditorial, bonne chance pour séparer le bon grain de l'ivraie !
Certains, au sein de maisons comme Michel Lafon, sont payés pour ça et se spécialisent dans «l'hélitreuillage» de jeunes plumes prometteuses vers l'édition classique pour leur donner la consécration de publier un vrai livre.
Qui parfois peut cartonner...
Certes il ne faut pas oublier pour autant que qualité et quantité forment un couple bien désuni !
Et le plus trivial opportunisme commercial est souvent de mise.
CHRISTIAN NAUWELAERS

Robert

30/05/2021 à 13:51

C'est vrai qu'il faut chercher un peu. Mais depuis que je publie sur Amazon, il n'est plus nécessaire de trop chercher ;)

Vertigo

30/05/2021 à 13:13

D'accord avec vous, sur tout.
J'ignorais l'existence du speed-dating dans le monde littéraire et m'étonne que des auteurs et autrices y recourent.
Comme vous dites, où est la littérature (avec un L) dans tout cela ?...
Imaginons Steinbeck, London, Kerouac dans ce genre d'entreprises... Inconcevable ! Autant que De Gaulle en train de faire le pitre avec d'autres pitres médiatiques.
Décidément notre époque est on ne peut plus basse et en phase de décadence accélérée.

Questcequonlit

11/06/2021 à 11:18

La palme du mansplaining est attribuée à... C NAUWELAERS !
Petit jeu : lisez chacun de ses commentaires avec une bouteille de Tequila et buvez à chaque fois qu'il :
* explique aux femmes leurs propres problèmes
* dit qu'on n'a pas besoin des réseaux sociaux
* parle de "avant Me Too" #cetaitmieuxavant
* dit qu'il n'y a pas de vrai problème dans le monde de l'édition car il y a beaucoup de femmes dans le milieu
* exprime des opinions paternalistes et condescendantes

Certains feraient mieux de ne pas s'exprimer du tout et de COMPRENDRE qu'ils font partie du problème.

Et chapeau à Marguerite pour sa prise de parole courageuse.

NAUWELAERS

11/06/2021 à 16:11

Palme de la mauvaise foi la plus totale et de la malhonnêteté intellectuelle la plus monolithique et incurable à celui ou celle qui se cache derrière le pseudo Qu'estcequ'on lit !
Tant de bigoterie et de malveillance laisse pantois ou pantoise.
Quand vous prendrez la peine de lire mes contributions avant d'y répondre sans les connaître, faites-moi signe (mais venant de vous, je ne suis pas pressé)...!
-Il existe des tas de dérives des réseaux sociaux que des foules de gens dénoncent à juste titre.
J'en fais partie et désolé si j'offense votre religion...
-Je ne suis pas paternaliste; quant à vous, je pourrais prendre chez vous des leçons de condescendance et de tartufferie -celle qui consiste à travestir les propos de celui ou celle que l'on attaque «ad hominem» faute de vrais arguments...on en invente dans ce cas.
-Souhaiter que les femmes se défendent correspond à une vision honnête et émancipatrice de la femme, partagée par les vraies et vrais féministes dont je suis.
La mauvaise foi gluante, c'est votre domaine.
-Je n'explique pas aux femmes leurs propres problèmes; je souhaite qu'elles se défendent illico et fissa.
Vous préférez qu'elles morflent durant des années avant de se répandre sur vos sacro-saints réseaux sociaux (dont je ne nie pas la nécessité lorsque cela se passe bien, mais vous occultez cela bien entendu) ?
Voilà, je suis en désaccord total avec vous.
Les lectrices et lecteurs du site en jugeront.
Avec moi, la tricherie et la sournoiserie ne passent pas...
Monsieur ou madame questcequon lit, qui que vous soyez, confite ou confite dans votre dogmatisme stérile et négatif...
Ravi que plein de personnes ne vous ressemblent ni de près, ni de loin.
CHRISTIAN NAUWELAERS

NAUWELAERS

11/06/2021 à 16:29

Rectification mais tout le monde aura compris, à la fin de ma réponse au procureur ou la procureuse questcequonlit: confit ou confite...
Petite distraction, désolé.
CHRISTIAN NAUWELAERS

NAUWELAERS

11/06/2021 à 16:35

RECTIFICATION: confit ou confite, évidemment !
CHRISTIAN NAUWELAERS

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Présidentielle : des autrices et auteurs de BD s'adressent aux candidats et candidates

#Presidentielle2022 — Déplorant un faible intérêt témoigné pour les questions culturelles par les candidats et candidates, à quelques semaines des deux tours de l'élection présidentielle, le collectif AAA (Autrices Auteurs en Action) a rédigé une lettre ouverte à leur intention. Nous la reproduisons ci-dessous, en intégralité.

07/02/2022, 16:01

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La lecture comme facteur d'inclusion sociale : le manifeste de l'Alliance pour la lecture

Suivant l'annonce du gouvernement, qui a fait de la lecture une Grande cause nationale pour l'année 2021-2022, 70 associations, organismes et fédérations se sont coordonnés pour obtenir, ensemble, le Label Grande cause nationale attribué par le Premier ministre. L'objectif ? Rendre encore plus efficace le plaidoyer pour la lecture. Nous reproduisons ci-dessous le manifeste de cette Alliance pour la lecture.

01/02/2022, 11:35

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La stratégie Audible auprès des éditeurs : “Aidez-nous à éliminer la concurrence”

Depuis quelques années maintenant, la filiale Audiolivre d’Amazon a posé le pied en France, les achats de droits d’adaptation fleurissent. Audible travaille activement à développer ce marché, de même que Kindle tentait de structurer celui de l’ebook voilà quelques années. Volonté hégémonique reproduite, en changeant de support, les mêmes causes provoqueraient les mêmes effets… 

31/01/2022, 11:55

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Bibliothèques : les mesures sanitaires risquent “de rompre durablement un lien social”

Depuis le mois d'août 2021, les bibliothèques et médiathèques territoriales, en France, doivent se plier à des impératifs de contrôle, tant pour les usagers que pour les agents, du passe sanitaire et, à présent, du passe vaccinal. Ces restrictions d'accès à la lecture publique ne sont pas sans conséquences, préviennent les élus de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC). Nous reproduisons ci-dessous leur communication, en intégralité.

28/01/2022, 12:12

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Censure, gratuité, formation : les bibliothèques désormais protégées par la loi

Promulguée avec une étonnante rapidité, la loi Bibliothèques, aussi dite Robert, du nom de la sénatrice Sylvie Robert qui l’a portée, fut une avancée que la profession a savourée. Pour autant, nuance l’interprofession, plusieurs points nécessitent d’être éclaircis. Et de se dire prête à prendre part aux échanges qu’ils impliqueront.

26/01/2022, 15:03

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Festival du livre de Paris : en 2022, ce sera sans les Régions

FLP2022 – On savait qu’autour du Festival du livre de Paris, il y avait de l’eau dans le gaz entre les organisateurs et les éditeurs indépendants. Empêchés, pour des raisons tarifaires, de prendre part à l’événement, ces derniers déploraient « un coup sévère porté à l’édition indépendante ». Dans un courrier commun, porté par la Fédération interrégionale du livre et de la lecture, ils annoncent la couleur : Paris se fera sans les régions.

20/01/2022, 17:43

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Plus de 600 acteurs de la culture dénoncent la politique sanitaire, “outil puissant de division”

Corinne Masiero, Alain Damasio, Edmond Baudoin, Dominique A, Alexandre Jardin... L’appel à sortir du silence lancé par des bibliothécaires le 14 janvier dernier, et que nous avions relayé, semble avoir été entendu. Plus de 600 artistes, professionnels et professionnelles du secteur culturel (dont nombre d’acteurs du livre) s’associent pour dénoncer une politique sanitaire « dangereuse » et stigmatisante.

18/01/2022, 12:39

Autres articles de la rubrique À la loupe

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Paroles d'autrices : créer des archives, pour la mémoire des autrices de BD

Pouvez-vous citer, en moins de quelques secondes, trois créatrices et autrices de bande dessinée ? À moins que cela ne soit votre sujet de prédilection, l'exercice n'est pas si simple. En cause : le manque flagrant de sources et d'archives relatives à ces femmes créatrices. Pour y remédier, le collectif Les Bréchoises a rassemblé, dans une exposition, des dizaines d'heures d'entretiens et de recherches universitaires, pour que l'histoire des femmes dans la bande dessinée ne soit pas ignorée, démentie ou occultée. 

25/05/2022, 16:30

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Pierre Mérot : "Ce livre est tout entier tourné vers la passion"

Journaliste, éditeur, puis enseignant, Pierre Mérot construit, depuis 1987, une œuvre exigeante, singulière. Proche du premier Houellebecq, l’homme accède à une certaine célébrité grâce à Mammifères, roman d’inspiration autobiographique, autofictionnelle, succès commercial paru en 2003. Propos recueillis par Étienne Ruhaud.

23/05/2022, 10:57

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Vaccin anti-Covid : les effets boomerang

Ndlr : Ce texte est proposé en tant que témoignage émanant d’un auteur, faisant état de ce qu’il considère comme l’incidence de la vaccination sur son état de santé. Il atteste autant d’une douleur que d’un drame personnel, dont on comprend qu’ils soient vécus avec crainte et appréhension. S’il devient nécessaire de rappeler que la peur entraîne des réactions parfois irrationnelles, elle peut aussi engendrer une colère qui n’en est pas moins compréhensible. Si le propos semble excessif, c’est qu’il reflète plus la détresse d’une personne que sa volonté d’apporter de la confusion dans un débat où la prudence doit demeurer la ligne de conduite. Proposées dans nos colonnes pour garantir une diversité de l'expression, les humeurs et tribunes publiées n'engagent pas la rédaction, pas plus qu'elles n'expriment l'avis de ses membres.

22/05/2022, 15:59

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“Durant le confinement, certains sont tombés dans Netflix. Moi, la bioéthique”

Comediedulivre2022 – Au terme de trois mois d’une résidence à Lattes (au sud de Montpellier), Annie Ferret a le sentiment de quitter « ma maison adoptive ». Entrée ce 6 mars, dans l’enceinte du Musée Lattara, elle aura traversé cette expérience avec une passion communicative. « Je suis sortie de mes sellettes, le temps s’est suspendu pour moi, avec une magie dont je ne reviens encore pas », nous raconte-t-elle. Car, quand elle n’écrit pas, Annie Ferret pose. Littéralement, et dans tous les sens. Parfois, en tous cas.

22/05/2022, 15:45

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6 pieds sous terre : Rions beaucoup, et continuons de creuser

Comediedulivre2022 — Passer à Montpellier sans se rendre à l’atelier En traits libres (pun intented...) relèverait de l’affront. Depuis six ans, les éditions 6 pieds sous terre y ont installé leurs bureaux — profitant d’une salle d’exposition, d’un lieu de rencontres. Convergences, camaraderie, et apéros. Donc brainstorming permanent. Rencontre avec Miquel Clemente, directeur de la maison.

21/05/2022, 16:10

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Joyce, anniversaires, expo virtuelles : le Centre Culturel Irlandais dans tous ses états  

Riche saison 2022 pour le Centre Culturel Irlandais (CCI) : installé dans l’ancien Collège des Irlandais au coeur du Quartier Latin, l'organisme célèbre cette année le centenaire de la publication du plus célèbre des romans irlandais du XXe siècle, Ulysse (Trad. Jacques Aubert) de James Joyce, l’indépendance de l’Irlande, et surtout les 20 ans de ce centre dédié à la culture du pays d’Edna O’Brien. A cette occasion, l’institution inaugure cette semaine un module d’expositions virtuelles : 8 propositions inédites pour permettre de découvrir les collections patrimoniales du centre, entre imprimés datant du XVe au XIXe siècle, manuscrits ou encore archives historiques. 

20/05/2022, 13:08

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“La Comédie du Livre – Dix jours en mai continue d'écrire son histoire”

Imaginée au milieu des années 80 par des libraires qui rêvaient de rencontres au grand air, la Comédie du Livre à Montpellier a connu, au cours des 37 dernières années, de nombreuses métamorphoses. Attentive à l’évolution des pratiques, à celle des attentes du public, des autrices et auteurs, des libraires, des éditeurs, la manifestation a su se réinventer régulièrement, étoffer sa programmation, accueillir des écrivains venus du monde entier. Par Régis Penalva Directeur littéraire et artistique.

19/05/2022, 11:27

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L'incroyable histoire du vin, le jeu : grains de raisin et vendanges s'emmêlent 

Le jeu de société, un temps oublié, revient sur le devant de la scène : soirées, bars à jeux et parties en tout genre font de cette activité un passe-temps de plus en plus plébiscité. Les Arènes surfent sur la vague avec ludicité et pédagogie : un nouveau jeu de plateau, L'incroyable Histoire du Vin, nous apprendra l'histoire du vin... en s'amusant. Pas même besoin de modération. De quoi profiter d'une partie, sans se refuser un verre ou deux.

19/05/2022, 08:01

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Valoriser la présence web pour ne pas “occulter le savoir-faire de l'éditeur”

Voilà bien longtemps, dans une galaxie bien éloignée de l’internet que nous pratiquons aujourd’hui, surgissait un site : Le Domaine de Gorn. Cet espace, fut développé par un passionné autour de la bande dessinée éponyme de Tiburce Oger, parue en 1992. Matthieu Moreau, comme d’autres à cette époque, constatait le peu d’engouement des éditeurs pour la Toile. Alors, avec une approche communautaire, le voici parti en vadrouille.

18/05/2022, 10:05

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Belgheis Jafari-Alavi : “Dans la culture persane, la poésie fait partie du quotidien”

ENTRETIEN – Belgheis Jafari-Alavi, enseignante-chercheuse, officie à l'INALCO, l'Institut national des Langues et Civilisations orientales, où elle enseigne la langue persane. Durant son cursus de recherche, elle a étudié la culture orale persane, et en particulier de l'Afghanistan, pour en détailler certains thèmes récurrents, notamment celui de l'exil.

17/05/2022, 11:00

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Ce cafard qui surgit à la fin d'un livre, ou le mal de lire

La lecture, remède contre le stress, plus personne ne le nie. D’autant que la science l'affirme : les bienfaits de cette activité sur le cerveau font l’objet d’études multipliées — l’imagerie cérébrale aidant les chercheurs dans leur démarche. Qu’une œuvre suscite également des émotions, les plus diverses, se comprend par certains mécanismes. Mais pourquoi, une fois l’ouvrage achevé, garde-t-on en soi une certaine mélancolie ?

17/05/2022, 09:15

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Écrivains : de joyeux lurons aux espoirs aussi hauts qu’un gratte-ciel

Le Graal dans l’édition, c’est d’être publié dans une maison d’édition respectable ni à compte d’auteur, encore moins sur Amazon. Certes, ils sont légions à voir leur manuscrit refusé, et par paresse souvent, ou par urgence, se précipitent tels les figurants de la littérature. Ils ne risquent pas pour la plupart d’en devenir les acteurs. Il faut choisir. Quant au Graal, on finit par l’oublier, on veut tout, le beurre, l’argent du beurre, la fermière et sa ferme. Par Gilles Paris.

16/05/2022, 13:04

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Crise du papier : “On est pris en otage par ces hausses de prix" 

#PenuriePapier - En marge du Prix Maison de la Presse, remis ce mardi 10 mai au siège de la SGDL, crise du papier et difficultés dans l'édition sont sur toutes les lèvres. Sophie de Baere, lauréate, et Constance Trapenard, son éditrice, se réjouissent des retombées de la récompense sur l'avenir des Ailes Collées. Toutefois, Arnaud Ayrolles, président fondateur du groupe NAP, estime que l'augmentation du coût des matières premières reste une vraie préoccupation. 

12/05/2022, 15:45

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Nathalie Bauer : l'expérience d'un italien atypique et international

ENTRETIEN – Elle vient de traduire le roman de Fabio Bacà pour les éditions Gallimard, Une chance insolente : Nathalie Bauer entretient avec l’italien une relation nécessairement passionnée, pour avoir fait métier de donner voix aux auteurs et autrices du Bel Paese. Et les projets ne manquent pas en cette année 2022.

12/05/2022, 10:19

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Webtoon : piccoma, “l'ambition de faire lire un petit peu tous les jours”

Depuis maintenant un mois et demi, la plateforme de webtoons piccoma Europe est disponible pour les utilisateurs français. Hyung-Rae Kim, président de la filiale européenne d'une des principales applications manga du monde, a accepté de répondre à quelques questions. Une façon de faire le point alors que l’application iOS est disponible – et bientôt, une solution directement accessible sur navigateur.

12/05/2022, 10:06

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Eszter T. Molnar : “La langue est une partie importante de la personnalité”  

FLP2022 - Parmi les stands d’éditeurs, comme à chaque édition, le salon de Paris, devenu festival, offre une tribune aux littératures nationales. À côté d’un pavillon grec et ukrainien, s’est installé le stand hongrois. Entre agrégation de maisons et uniformité, sous la bannière de la langue de Sandor Marai. L’occasion pour l’écrivaine Eszter T. Molnar de nous présenter son premier roman traduit en français chez Actes Sud, Teréz, ou la mémoire du corps, mais également d’évoquer la littérature hongroise contemporaine avec Zoltán Jeney, qui a monté l’emplacement.

11/05/2022, 15:47

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“Il est possible de proposer de nouvelles expériences littéraires”

Les genres de l’imaginaire se prêtent extrêmement bien au transmédia. Voilà longtemps que le Japon l’a compris – un peu moins longtemps que manga et anime sont acceptés comme d’authentiques véhicules culturels en France. Voilà longtemps, aussi, que les pays anglo-saxons nous abreuvent de films, de jeux vidéo, de romans tirés de licences, quand ce n’est pas l’inverse. Par l’équipe Pangar Studio.

10/05/2022, 17:46

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“Le renouvellement des générations joue en faveur de l'Imaginaire”, Lloyd Chéry

ENTRETIEN – En quelques années, il s’est imposé comme le journaliste incontournable dans le domaine de l’Imaginaire. Depuis ses premières armes de lecteur, à son passage en bibliothèque, Lloyd Chéry en a fait une signature. Créateur du podcast C’est plus que de la SF, il récidivera prochainement avec une nouvelle émission : C’est plus que de la Fantasy. Car tout cela, c'est plus que de la passion...

09/05/2022, 11:24

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Médiateur du livre : “Ce qui compte, c’est la clarté du cadre juridique”

Le Médiateur du livre, autorité indépendante chargée de traiter les litiges concernant le prix unique du livre entre les acteurs du secteur, a récemment fait le bilan d'une année 2021 bien chargée, et des prochains mois de 2022 qui s'annoncent tout aussi studieux. Le Médiateur et ses services comptent d'ailleurs communiquer plus souvent et largement sur leurs actions : Jean-Philippe Mochon, titulaire du poste, a répondu à nos questions.

02/05/2022, 09:55

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L'art délicat de la désinformation, cette “arme de guerre”

UkraineUnderAttack – La désinformation, comme arme de destruction massive : cette idée revient en force avec le conflit en Ukraine. Une forme de guerre moins coûteuse, qu’expose depuis une dizaine d’années le chef d’État major des forces russes, le général Valeri Gerasimov. Mais en remontant le fil de l’histoire même du terme, on retrouve un écrivain d’origine russe, qui en avait fait un thème majeur de ses romans : Vladimir Volkoff.

27/04/2022, 16:49

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Michaela Pavlátová : “En Afghanistan, l’intimité est très importante”

ENTRETIEN - Adaptation du roman Freshta de Petra Procházkova, le film d'animation My Sunny Maad sera diffusé dans les salles de cinéma sous le titre Ma Famille Afghane dès ce mercredi 27 avril. Herra, jeune femme d’origine tchèque, quitte tout pour épouser Nazir, désireux de retourner en Afghanistan. Le film, qui suit le regard d'une femme européenne dans un pays aux traditions diamétralement opposées, est notamment nommé aux Golden Globes. Sa réalisatrice, Michaela Pavlátová, nous a accordé un entretien. 

26/04/2022, 16:02

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“Ainsi disparaît cette sagesse de ne plus avoir de guerre sur le continent européen”

UkraineUnderAttack – Le Pen club français poursuit ses attaques et déclarations contre le régime de Vladimir Poutine. Cette fois, c'est en citant Léon Trotski que l'organisme de défense de la liberté d'expression, accompagne ses réflexions. « Peut-être ne vous intéressez-vous pas à la guerre, mais elle s’intéresse à vous. » Leur texte est ici proposé dans son intégralité.

                                                                                                          

26/04/2022, 08:00

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Strasbourg Capitale du livre ? “Cette candidature s’est imposée à nous”  

ENTRETIEN - La maire de Strasbourg a profité du premier jour du nouveau Festival de Paris, le 22 avril, pour annoncer la candidature de sa ville au label Capitale du livre de l’UNESCO. À cette occasion, ActuaLitté a pu s’entretenir avec Jeanne Barseghian, afin d'évoquer avec elle les atouts de la ville du Bas-Rhin et tracer les contours du projet porté par la mairie écologiste. Si la préfecture alsacienne est choisie, elle deviendra la première ville française à recevoir ce label. 

25/04/2022, 16:20

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Le livre d'occasion à l'âge des grandes plateformes

ENTRETIEN - Engagé dans des recherches sur le marché du livre depuis une quinzaine d'années, le sociologue Vincent Chabault dévoile cinq ans d'études sur le livre d'occasion avec Le livre d'occasion. Sociologie d'un commerce en transition. Dans la continuité de son livre précédent, Eloge du magasin : contre l'amazonisation, sorti en 2020 aux éditions Gallimard,  le maître de conférences et chercheur au CNRS s'attelle à décrire un marché en constante évolution depuis une trentaine d'années – et sa nécessaire transition vers le numérique.

22/04/2022, 09:51

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Pierre Buraglio : “J'ai mis ma maison dans celle de Balzac”

EXPOSITION — La maison de Balzac accueille du 13 avril au 4 septembre prochain l’exposition Buraglio à l’épreuve de Balzac. Sous forme de carte blanche à Pierre Buraglio et à travers une quarantaine d’œuvres préexistantes, mais aussi inédites, le parcours réécrit Balzac sous l’œil de celui qui est surnommé « le peintre sans pinceau ».

20/04/2022, 10:54

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La résurrection de Gaston Lagaffe “trahit la volonté d’un auteur”

Mi-mars, Dupuis dévoilait le retour du Héros Sans Emploi, Gaston Lagaffe, création d’André Franquin. Le dessinateur québécois Delaf se voyait confier une délicate mission de poursuite de l’œuvre. Mais rapidement, la fille de l’auteur, Isabelle Franquin, a décidé de s’interposer, et d’attaquer en justice, faisant valoir son droit moral dans la procédure.

20/04/2022, 09:47

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Marine Le Pen, “des pressions inédites et dangereuses” sur la presse

Ce 24 avril interviendra le second et dernier tour de l’élection présidentielle. Face à face, un revival de 2017, avec Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Or, le PEN Club français manifeste dans nos colonnes différentes préoccupations en regard du traitement de la presse. Et du travail de journaliste.

15/04/2022, 11:54

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“La fatigue d'esprit de Descartes n'a pas grand-chose à voir avec celle de l'ouvrier”

LAM2022 - L'historien Georges Vigarello a construit une bonne partie de ses recherches - et de sa bibliographie - autour du corps, de la manière dont les sociétés et les personnes le considèrent, parce que, selon ses propres termes, « faire l’histoire du corps montre autre chose que le corps ». Son Histoire de la fatigue (Seuil, 2020) dresse ainsi une considération changeante des sociétés à l'égard de cette dernière...

15/04/2022, 11:17

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Une chevauchée de quelques instants avec Craig Johnson

Du 8 au 10 avril dernier, se tenait, comme d’habitude hors les périodes d’aléas sanitaires, entre l’Église Sainte Croix et le Conservatoire National de Musique à Bordeaux, une belle manifestation mettant à l’honneur le livre et nombre de tous ceux qui sont les acteurs de son rayonnement local : L’Escale du Livre. 

15/04/2022, 09:58

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Champollion ou la renaissance des Pharaons  

Environ 1500 ans : c’est le nombre d'années qui séparent la dernière inscription hiéroglyphique connue, et le déchiffrage de cette écriture énigmatique par Champollion. Après plus d’un millénaire de silence, la langue figurative avait été reléguée au rang de symboles hermétiques – porte vers des secrets ensevelis. Du 12 avril au 24 juillet, la BnF propose une exposition en forme d'initiation ludique et savante à la « méthode Champollion ». L’occasion de redonner corps à une des civilisations les plus fascinantes que la terre ait jamais portées. Une exposition qu’a pu visiter ActuaLitté en avant-première. 

13/04/2022, 15:30

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“Tout le tragique du XXe siècle se lit sur le visage” de Milan Kundera

LAM2022 — Connue pour ses enquêtes publiées par le journal Le Monde, consacrées à des figures littéraires ou non, Ariane Chemin s'est arrêtée au festival Le Livre à Metz pour évoquer le livre dans lequel elle tente d'approcher Milan Kundera - sans jamais le rencontrer. Disparu volontaire depuis près de 40 ans, l'écrivain tchèque vivant à Paris incarne pour elle « l'histoire tragique du XXe siècle ».

11/04/2022, 11:09

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“On ne trouve jamais sa place tout seul” (Claire Marin)

LAM2022 — « Même pas peur ! » proclamait fièrement le festival Le Livre à Metz. Inventer sa propre vie peut faire partie des défis que nous lancent la société, les proches et le regard porté de l'extérieur. La philosophe Claire Marin, après avoir étudié les ruptures, s'intéresse à cette définition de soi dans Être à sa place: Habiter sa vie, habiter son corps, publié aux éditions de l'Observatoire.

10/04/2022, 19:33

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“Le féminisme est devenu très mainstream, ce qui peut être un problème”

LAM2022 - Invitée du festival Le Livre à Metz, l'autrice allemande Julia Korbik sortait d'une résidence à la Maison Robert Schuman, à Scy-Chazelles, non loin de Metz. Elle a pu travailler avec des habitants de la commune et des alentours, mais aussi parfaire sa maitrise du français en l'écrivant, ou encore poursuivre des travaux sur Unica Zürn. Rencontre avec l'autrice qui a remis en avant Simone de Beauvoir avec Oh, Simone ! (traduit par Julie Tirard, La Ville Brûle).

10/04/2022, 19:28

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“L'Odyssée est un roman d’aventures, mais aussi un texte très contemplatif”

LAM2022 – Mariette Navarro est la lauréate du prix littéraire Frontières – Léonora Miano 2022. Pourtant, son roman se déroule sur les mers, dans un cargo où les marins s'agitent : les vagues, les embruns, les étoiles, c'est pour les poètes. Eux traversent l'Atlantique dans un voyage extrêmement structuré. Jusqu'à un événement... inapproprié dans la vie de ces hommes et leur commandante.

 

09/04/2022, 15:26

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France et Italie, sœurs jumelles de l’édition

En prévision du Festival Italissimo, qui se déroule du 6 au 10 avril à Paris, une table ronde a eu lieu le 4 avril 2022 à l’Institut italien de Culture à Paris – L’édition en France et en Italie : problématiques, transformations et traductions. Diego Marani, l’actuel directeur a rappelé les paroles d'Umberto Eco, « la traduction est la langue de l’Europe ». « Le rêve », souligne encore Marani, est celui d’un « monde bilingue avec une distribution commune. »

06/04/2022, 17:02

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Exploding Kittens : si tu aimes les chatons, ils ne te le rendront pas...

JEU D'APÉRO – De par son succès lors d’une campagne de financement participatif – 8,7 millions $… – et avec plus de 10 millions d’exemplaires écoulés, Exploding Kittens DEVAIT figurer parmi les jeux que la rédaction expérimente. Nous avons traîné, depuis juillet 2015, et arrivant amplement après la bataille, nous n’aurons rien de plus à ajouter – tout a déjà été dit. Fort bien, et tant pis : on a tout de même envie de vous en parler !

04/04/2022, 09:22