iBooks contre Android = le dilemme du livre enrichi

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C’est un fait chez Walrus: nous adorons iBooks. Vous savez, le logiciel Apple fait pour lire les livres numériques, et plus spécialement les livres numériques enrichis.

Cela ne vous surprend certainement pas: tous nos livres sont disponibles sur la plateforme de vente iBookstore. Mais il existe une bonne raison à cela: imaginez une apocalypse post-nucléaire. Chaque homme et chaque femme a été tué, et vous (oui, VOUS!) êtes le dernier survivant. Vous êtes le dernier homme (ou la dernière femme) sur Terre! Vous faites de votre mieux pour survivre par vos propres moyens, et pour vous empêcher de manger des cailloux ( même si vous en crevez d’envie). Jusqu’à ce qu’un jour… vous rencontriez un autre être humain! Joie dans votre coeur, béni soit ce jour! Honnêtement, avouez-le: que cette personne porte un tee-shirt Linux, Microsoft, Apple ou Google, vous n’en avez rien à faire. Cette personne est devenu votre meilleur ami en un instant… juste parce qu’il/elle est là, juste devant vous! Et aussi parce que cette personne, contrairement à tous les cailloux radioactifs que vous avez essayé de manger précédemment, est capable de comprendre ce que vous dites. Et bien c’est la même chose pour Walrus et iBooks…

 

Ibooks est encore à ce jour le seul logiciel capable d’interpréter correctement les livres enrichis de Walrus. Nous n’avons pas choisi cette situation. Elle apparaît comme une évidence. Et vous savez quoi?

Même si iBooks remplit sa tâche aussi bien qu’il peut, nous ne sommes pas particulièrement ravis de cette situation. Car nous aimerions bien entendu voir nos livres sur d’autres plateformes. C’est pourquoi nous attendons avec impatience qu’Amazon annonce les spécifications techniques de sa nouvelle tablette à venir. Ça a l’air très prometteur! Avec l’augmentation des ventes d’appareils Android, nous aimerions pouvoir offrir aux lecteurs du monde entier une alternative à iBooks. Tout le monde a le droit de lire un livre numérique enrichi sur son appareil, et qu’il s’agisse d’un appareil Apple ou Android ne devrait pas entrer en ligne de compte.

 

 

J’ai une question pour vous. Philip K.Dick se demandait si les androïdes rêvaient de moutons électriques. Je me demande: est-ce que les programmeurs Android rêvent de livres électroniques? Je n’en ai pas l’impression. J’adorerais voir les programmeurs Android travailleur à élaborer une application de lecture 100% multimédia (et bientôt EPUB3), gratuite et libre, et surtout supportant la vidéo. Hé, les gars, qu’est-ce que vous attendez? Que le Morse vienne sonner à votre porte? Vous pensiez que les utilisateurs Android ne lisaient pas de livres? Actuellement, et pour autant que je sache (mais je serais ravi de me tromper) iBooks est le seul logiciel (à part Kindle pour iPad/iPhone)  à accepter les vidéos embarquées. C’est également le seul à permettre aux éditeurs d’utiliser des mises en pages figées (fixed layouts, malheureusement non retenues dans les specs ePub3) et de la CSS avancée (CSS3) dans des livres. iBooks est également la seule application à autoriser l’usage du Javascript, qui est essentiel pour créer des livres totalement interactifs.

Messieurs, Mesdames, les spécifications EPUB3 ne sont peut-être pas définitives, d’accord, mais de gros indices sont disponibles partout sur Internet. Ce n’est pas un secret. Les lecteurs/acheteurs n’en peuvent plus d’attendre. Voudriez-vous être assez aimable pour écouter une seconde… parce que nous avons besoin de vous. Nous avons besoin de vous dans le sens le plus désespéré du terme, et quand je dis « nous », je veux parler de l’intégralité de l’industrie du livre. Ce n’est pas une blague.

Le Morse adore iBooks comme il aimerait une première (et jusque ici meilleure) amante. Mais peut-être est-ce la météo, plutôt chaude ces jours-ci, ou des fluctuations hormonales… Peut-être même est-ce la saisons des amours chez les morses? Il semblerait qu’il se sente d »humeur à aller voir ailleurs… Juste pour comparer. Ce n’est pas tromper, n’est-ce pas? Peut-être que l’herbe est plus verte ailleurs?

Article initialement paru sur le site du studio Walrus