Autoportrait de l’auteur en coureur de fond, Haruki Murakami


Ceci est un double journal : celui d’un écrivain et celui d’un coureur de fond. Deux activités a priori très éloignées, qui sont pourtant les deux principales occupations de l’auteur.

Quelle endurance l’écriture d’un roman demande-t-elle ? Quelle discipline la préparation d’un marathon requiert-elle ? Haruki Murakami analyse l’une à la lumière de l’autre avec une philosophie et une sagesse toutes japonaises.

 

Morceaux choisis :

 

« Aux autres, vous pouvez toujours fournir une explication appropriée. A vous-même, impossible de mentir. En ce sens, écrire un roman ou courir un marathon, voilà deux activités qui se ressemblent. » (page 20)



Le baby-sitter, Jean-Philippe Blondel


Alex, un étudiant de 19 ans, se lance dans le baby-sitting pour boucler ses fins de mois.

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Sujet léger, comédie idéale pour les vacances, (dont le thème de départ ne pouvait pas ne pas me rappeler les aventures d’Emilien, le génial baby-sitter de Marie-Aude Murail, entouré d’enfants tellement attachants -« Baby sitter blues » et romans suivants)…

Voilà ce que je pensais en démarrant la lecture de ce « baby-sitter » presque trop lisse pour être honnête.

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Tout faux.



La fortune de Sila, Fabrice Humbert


La fortune de Sila démarre par un prologue très court, mais ô combien efficace : dans le meilleur restaurant parisien, un jeune serveur se fait frapper par un des clients et, dans la salle, personne ne réagit.

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Cette scène réunit, autour de Sila – le serveur -, tous les protagonistes des 300 pages qui suivent. Il y a là Mark Ruffle, l’Américain violent qui veut faire savoir à tous combien il est fort, accompagné de sa femme et de son jeune fils ; Simon et Matthieu, deux jeunes Français que tout oppose, l’introverti et l’extraverti, le solitaire et celui qui n’est heureux qu’entouré de regards rivés sur lui ; Lev et Elena, un couple de Russes à l’idéalisme en déclin – dont l’idéalisme, plutôt, ne signifie plus la même chose pour chacun d’eux.

Pour tous, cette scène marquera sinon un tournant, une étape. Pour tous, l’argent va jouer un rôle important, faisant au passage d’innombrables dommages collatéraux



Mémoire vive, Vanessa Caffin


Vanessa Caffin, journaliste, a été remarquée lorsqu’est sorti en 2008 son premier roman « J’aime pas l’amour… ou trop, peut-être. ». Je ne l’ai pas lu, je n’avais donc aucun a priori en démarrant la lecture de « Mémoire vive » dont la quatrième de couverture m’avait aguichée.

Et je n’ai pas été tout de suite emballée : j’ai trouvé ce texte trop gentil, trop facile, j’ai même jugé que cela s’essoufflait presque, jusqu’à ce que…

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Jusqu’à ce que tout soit remis en question.

Et là, de façon soudaine, ma vision de tout le roman, depuis ses premières phrases, a été chamboulée.

Je n’étais pourtant pas au bout de mes surprises…



Nation par Barbès, Cécile Wajsbrot


« - A propos, où l’as-tu rencontré, ce jeune homme, à ton travail ?

Léna hésita un peu avant de répondre.

- Dans le métro.

- Dans le métro ? répéta sa mère sur un ton qui signifiait que ce n’était pas un endroit pour rencontrer quelqu’un, quelqu’un de sérieux. » (page 138)

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Présentation de l’éditeur :

Léna et Jason se rencontrent dans le métro. Pendant quelques mois, ils se retrouvent à la station Barbès. Un jour, à cause d’une grève, Jason n’est plus au rendez-vous. Une atmosphère d’incertitude, de violence et de mystère pèse sur leur relation. Pendant ce temps, en Bulgarie, Aniela rêve de venir vivre en France. L’histoire de ces deux femmes est racontée en alternance, jusqu’à la venue d’Aniela à Paris, qui scellera leur destin et celui de Jason.

Lieu de rencontre et de séparation, abîme entre espoir et réalité, le métro joue un rôle primordial… Nation par Barbès mène chacun inéluctablement sur la voie de la perte ou de l’accomplissement.



Zola Jackson, Gilles Leroy


 

Zola Jackson est une institutrice qui vit seule avec son chien, dans la Louisiane des bayous et des maisons de bois.

Zola Jackson a perdu il y a quelques années son fils unique, tellement brillant, dont elle acceptait difficilement l’homosexualité, ou du moins le compagnon.

Et voilà que l’eau monte, autour de sa maison.

et

Nous sommes en août 2005, l’ouragan s’appelle Katrina.

Les secours finiront par arriver, et avec eux les photographes, et Sean Penn



5 questions à Jean-Sébastien Hongre


Hongre

 

Jean-Sébastien Hongre est originaire de la Picardie.

Entrepreneur sur internet, adepte du poker, il signe avec « Un joueur de poker » (Anne Carrière) son premier roman.

Il était hier l’invité de Monique Atlan dans l’émission „Dans quelle étagère“ (voir la vidéo).

 

 

1. Vous et la lecture ?

Je ne me souviens plus la première fois que j’ai cédé à la tentation