Tout ce que je sais de l’amour, Michela Marzano


Tout ce que je saisPrésentation de l’éditeur :

Le titre de ce récit autobiographique, dans la lignée du précédent et magnifique livre de Michela Marzano, Légère comme un papillon, vient d’un vers d’Emily Dickinson :That Love is all there is, is all we know of Love.

Partant de sa propre vie autant que de ses lectures, l’auteur évoque la recherche du Prince Charmant – un objectif qui se révèle inaccessible –, le désir d’enfant, la maternité, l’absence d’amour qui fonde parfois nos bancales existences, l’acceptation des limites de cet amour. Tournant un regard compréhensif pour chacun mais souvent impitoyable envers elle-même, elle aboutit à un constat personnel, où se reflète toute expérience humaine : « On reste seule avec ses peurs. Seule avec une autre liste, elle aussi sans fin, pleine de questions sans réponses. Cette fois, c’est différent. Car même si je perds tout, je ne me perdrai pas moi-même. Ni cette envie de recommencer. Ni la certitude que personne ne peut plus me voler qui je suis, même si, ensuite, la nuit m’anéantit. »

 

 

Michela Marzano a 44 ans. Elle a connu des hommes. A été épouse, maîtresse. Pas mère. De son parcours sentimental et amoureux, elle tire les leçons. Sa dernière histoire en date, celle qui dure, l’actuelle, avec l’homme à qui elle dédie le livre, est esquissée avec pudeur entre des intermèdes plus théoriques sur l’amour, basés sur des textes d’autres.

 

Avec une plume très douce, Michela Marzano interroge des notions sinon qu’on a tendance à oublier, du moins auxquelles la société moderne fait qu’on attache moins d’importance – l’attachement, le renoncement. Elle partage ce qu’elle a appris, ce qu’elle a compris. Accepter l’inévitable altérité de l’autre, l’envisager comme un cadeau plutôt que comme une contrainte. Admettre l’incapacité à survivre à la perte. Tout sonne juste. J’ai l’impression que j’aurais pu écrire chaque ligne ou presque.

 

L’amour est la réponse, la quête, mais l’amour ne suffit jamais.

 

Dans ce beau roman, Michela Marzano livre tout ce qu’elle sait de l’amour et, brossant le portrait de l’amour à l’épreuve de cette vie si rapide que l’on mène au XXIème siècle, où l’on consomme de plus en plus les êtres, où l’on s’investit de moins en moins faute de temps ou de courage, nous invite à réfléchir à sa puissance, à sa magie, à son caractère merveilleux, à sa simple existence même. Et à y croire encore. Ouf.

 

Editions Stock, août 2014, 214 pages, 18,50 €

 

L’extrait :

« Ma relation avec Jacques a commencé sans grande conviction. Un soir de juin, un peu par hasard>.

J’ai beau chercher, je n’arrive même pas à me souvenir de ce qui m’avait incitée à me rendre à cette fête. Moi qui ne sors presque jamais. Moi qui, à cette époque, étais avec quelqu’un d’autre. Qui sait ?

Certes, je n’étais pas parfaitement heureuse. Mais qui peut se vanter de l’être ? Surtout en amour.

[...] Ce soir-là, pourtant, Jacques n’en avait rien à faire des bonnes manières. Au contraire. L’existence d’un autre homme dans ma vie, au fond, lui convenait parfaitement. Il venait de se séparer. Pourquoi aurait-il dû se lancer dans une histoire sérieuse ?

Une aventure parmi d’autres, juste avant de partir en vacances. Une histoire sans lendemain, bien à l’abri des remords et des justifications. Cela lui allait très bien. » (pages 16-17)

 

Le billet de Leiloona, qui m’a donné envie de découvrir le roman.

 

 

Passages choisis :

 

nous seuls« L’amour est ce qui reste quand on pense avoir tout perdu. » (page 24)

 

« Il ne faudrait jamais parler d’un projet de livre à ses amis avant d’avoir commencé à écrire. Leurs critiques et objections risquent de nous enlever le courage de poursuivre. » (page 40)

 

« L’amour est le seul risque qui vaille la peine d’être pris. » (page 42)

 

« Le monde de l’enfance est minuscule. » (page 56)

 

« L’amour ne commence qu’après la perfection. Lorsque l’ordre se brise et que l’on comprend qu’il nous faut repartir du désordre. » (page 62)

 

« Ce que nous n’acceptons pas de nous-mêmes est ce qui nous agace le plus chez l’autre. » (page 64)

 

« Quand on a grandi convaincu que, pour survivre, il faut payer la dette d’une faute qu’on n’a peut-être pas commise, la joie paraît étrange. » (page 70)

 

« A force de partager le présent, le bruit du passé devient moins assourdissant. » (page 70)

 

« Le vide ne peut jamais être comblé. On peut seulement le traverser avec un autre. » (page 83)

 

« Notre amour repose en grande partie sur ce que nous sommes seuls à connaître l’un de l’autre. Et qui exclut tous les autres. » (page 96)

 

« Si on aime une personne, on ne cesse jamais de l’aimer. » (page 162)

 

 



La rentrée littéraire de Benjamin Berton


BenjaminBerton

Benjamin Berton est l’auteur de sept romans.

Le premier, Sauvageons (Gallimard), a remporté le prix Goncourt du premier roman en 2000.

Le dernier, Le Nuage radioactif (Ring), paraît ce 28 août.

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Comment vivez-vous cette rentrée littéraire ? 

Jusqu’ici tout va bien : je suis satisfait du texte que je considère comme l’un de mes plus aboutis et intéressants. J’ai réussi avec Le Nuage radioactif à nouer, ce qui est très important pour moi, dans un roman d’aventure, des éléments d’anticipation et de fantastique et des éléments plus intimes et notamment des développements que j’aime beaucoup sur les relations entre un père et son fils. Le livre est chouette et j’ai pu y ajouter une bande originale composée majoritairement de morceaux d’un type que j’adore (et qui est devenu un ami), Stephen Jones, un compositeur anglais connu… en 1995, pour son tube « You’re Gorgeous » et une BD dessinée par Kevin Cannon qui est un de mes dessinateurs favoris. Accomplissement donc, bien sûr mâtiné d’inquiétudes, moins quant à la réception du texte (je suis confiant) qu’à sa visibilité/invisibilité dans une rentrée à 500 et quelques romans.

BertonCela doit être la trois ou quatrième fois (sur sept romans) que je « concours » à la rentrée de septembre. Je ne suis pas chez Gallimard ou Hachette cette fois mais j’ai un éditeur moins connu, ce qui veut dire, à la base, une moindre exposition qu’il faut compenser par des retours positifs, un bouche à oreille positif et… de la magie. Sortir un livre en septembre, c’est parfois comme se faire beau un samedi soir pour aller en boîte de nuit et se faire refouler par le videur ! C’est toujours ça l’angoisse : qu’on n’en parle pas, que personne ne le lise et que ça finisse aux oubliettes dans trois ou quatre semaines. Pour le reste, après trois ou quatre fois, c’est une sorte de routine bien huilée en ce qui me concerne : des salons (Nancy, Le Mans, Besançon et quelques autres), quelques rencontres presse et, je suppose, quelques dédicaces à venir en librairie ou ailleurs. Ce n’est pas la partie qui m’effraie le plus.

 

Qu’en attendez-vous ?

A la fois beaucoup et pas grand-chose. Comme beaucoup d’écrivains outsiders, il y a toujours quelque part au coin de la tête l’idée que c’est enfin « le grand soir », le roman qui va permettre de franchir un cap de notoriété, élargir le cercle des lecteurs et faire reconnaître la valeur de ce qu’on fait. Mais au fil du temps, cette idée devient de plus en plus abstraite et se déconnecte complètement, de toute façon, de la qualité du travail qu’on propose.

Alors on se reporte vers des… pensées plus réalistes : faire en sorte que le livre soit lu le plus possible en participant activement à la promo d’une part et d’autre part, que celles et ceux qui l’auront acheté et lu, en aient retiré un petit quelque chose. Avec Internet, les blogs, facebook, etc., les lecteurs n’hésitent pas à donner leurs impressions et ils sont de plus en plus nombreux à me mettre un petit mot en disant : « j’ai bien aimé votre bouquin », etc. Ça se faisait moins quand j’ai commencé en 2000. Il y avait un ou deux types qui faisaient une lettre qu’on recevait via l’éditeur et c’était tout. J’aime bien ces sortes de retour. Ça permet d’affronter le caractère ingrat du retour au boulot : s’isoler, écrire la nuit, ne penser qu’à ça.

La rentrée littéraire, c’est souvent un moment d’espoir qui ne dure pas longtemps mais surtout un moment de satisfaction. Et là particulièrement, avec le livre en main, je suis assez content de moi ! C’est déjà ça…

 

Vous intéressez-vous à la rentrée littéraire en tant que lecteur ?

nuage radioactifJe « couvre » la rentrée littéraire pour Premiere/ Fluctuat, un site auquel je collabore depuis 1998. Du coup, je reçois pas mal de livres en service de presse. Cette année étrangement, je n’ai pas reçu les blockbusters et je suis donc en retard sur les livres agaçants et dont on parle partout : Reinhardt (que je n’aime pas beaucoup), Beigbeder (itou), ces machins là. Il n’y a qu’Olivier Adam que je lis encore avec plaisir dans les grosses cylindrées. Par habitude et par fidélité. J’ai reçu d’excellentes BD (Serpents et Echelles de Moore chez Ça et Là, par exemple, un titre qui date de 2001), des romans comme Deux Comédiens de Don Carpenter, chez Cambourakis, un essai romanesque, Debout/Payé de Gauz au Nouvel Attila. Je suis en train de relire Palahniuk qui sort en VF le premier volet d’un diptyque assez drôle sur une adolescente américaine qui meurt et vit en Enfer. Mon coup de cœur pour le moment, ce serait Chambre 507 de JC Hutchins et Jordan Weisman. Un roman à découvrir. Et puis j’attends la sortie du nouveau Martin Amis, en anglais, que Gallimard a refusé de publier, et aussi le David Peace qui sort avec ses 800 pages sur l’entraîneur de Liverpool. Un beau programme donc. Je suis un lecteur compulsif et ça tombe bien.

 

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La rentrée littéraire de Grégoire Delacourt


GregoireDelacourt

Grégoire Delacourt est l’auteur de quatre romans, dont L’Ecrivain de la famille (prix Rive Gauche à Paris 2011, entre autres distinctions et récompenses) et La liste de mes envies (porté à l’écran par Didier Le Pêcheur).

Le dernier, On ne voyait que le bonheur, paraît en cette rentrée littéraire.

 

 

 

Comment vivez-vous cette rentrée littéraire ? Qu’en attendez-vous ? 

Première rentrée littéraire. L’actualité autour des livres est soudain plus dense ; un peu comme le Festival de Cannes pour le cinéma. C’est davantage une sorte de fête. On attend des surprises. Des coups. Des uppercuts. Des frontières qui bougent.

J’attends de cette fête qu’elle enchante le plus de lecteurs possibles. Que les librairies soient pleines.

 

 

Que lisez-vous en ce moment ? Vous intéressez-vous à la rentrée littéraire en tant que lecteur ?

DelacourtLe Parisien. L’Écrivain National, de Joncour. Le Chardonneret, de Tartt. Le Comte de Monte-Cristo, deuxième partie, de Dumas. Tous trois très bien, très différents.

En tant que lecteur, la rentrée littéraire est un moment passionnant. Vous avez soudain six cents Miss Monde devant vous, mais vous ne pourrez en inviter que trois ou quatre à boire un café.

 

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L’écrivain de la famille

5 questions à Grégoire Delacourt

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Chambre 2, Julie Bonnie


chambre-2Présentation de l’éditeur :

Une maternité. Chaque porte ouvre sur l’expérience singulière d’une femme tout juste accouchée. Sensible, vulnérable, Béatrice, qui travaille là, reçoit de plein fouet ces moments extrêmes.

Les chambres 2 et 4 ou encore 7 et 12 ravivent son passé de danseuse nue sillonnant les routes à la lumière des projecteurs et au son des violons. Ainsi réapparaissent Gabor, Paolo et d’autres encore, compagnons d’une vie à laquelle Béatrice a renoncé pour devenir normale.

Jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus supporter la violence du quotidien de l’hôpital.

Un hommage poignant au corps des femmes, et un regard impitoyable sur ce qu’on lui impose.

 

 

Chambre 2 est un roman de femmes. En alternance, Béatrice rapporte ce qu’elle voit, ce qu’elle vit dans cette maternité où elle travaille faute d’autre chose, et revient sur sa propre histoire qui l’a menée jusque là.

 

Tellement de souffrance accompagne la naissance, consacrée moment de bonheur à un point tel qu’il est indécent d’oser aller mal. L’accouchée peut ressentir quelque douleur dans sa chair, mais sa félicité pleine et totale est l’assurance d’une âme sans fêlure ; tout juste lui accordera-t-on la grâce du baby-blues un peu plus tard, loin des regards et des appareils photos, sous réserve qu’il ne l’empêche pas de se reproduire encore. En France, le confort de l’équipe médicale passe bien souvent avant celui de la mère et du bébé (sinon, aucun accouchement ne se ferait sur le dos) – mais chut.

 

La naissance est Le Grand Secret. Les femmes qui sur tant de sujets se disent tout, les mères qui n’ont de meilleure ambition que de transmettre à leurs filles ce que la vie leur a enseigné, toutes aiment mieux enfermer la venue au monde dans le mystère d’une béatitude conséquence du bonheur conjugal. Il n’y a pas de raison que tu n’en passes pas par là toi aussi. Rejoins mon camp, ce territoire dont on ne revient pas. Et donne-moi des petits-enfants.

 

Parfois, bien sûr, les choses se passent bien, les êtres et la terre sont connectés, et cela réconcilie avec l’humanité toute entière.

 

Le parcours amoureux et physique de Béatrice est complexe mais rien n’est jamais définitif, et même à l’hôpital le mieux sécurisé, même à la vie la plus cadenassée il se trouve toujours une issue de secours.

 

 

Ce roman rassemble tous les thèmes qui me préoccupent ces temps-ci. La maternité (le désir de maternité, l’absence de maternité, la légitimité de la maternité, son intérêt, la façon dont on accouche les femmes en France), le corps (ce qu’il dit, ce qu’il cache, son pouvoir, la capacité de l’esprit à le laisser décider ou au contraire à prendre l’ascendant), le désir (comment on l’écoute, comment on le canalise, comment on le nie, ce qu’on en fait), l’amour (comment il naît, pourquoi il part, et la plus grande injustice de tous les temps : sa fatale asymétrie), le sens de la vie (trouver sa place au monde, cocher ou non les cases, désobéir, s’affranchir, être).

 

Dans l’écriture de Julie Bonnie perce l’urgence – ou jaillit, plus encore que perce. Urgence de dire pour ne pas oublier, nécessité de consigner pour faire exister, urgence d’extérioriser pour sauver sa peau, dans un mélange de violence et de tendresse, de larmes et de sourires, de sang et de baisers.

Prix FnacCar c’est bien cela dont il s’agit. Sauver sa peau. Pour Béatrice, la narratrice, préservons le mystère. Mais il semble que Julie Bonnie, elle, y soit parvenue. En nous livrant un cri – un grand roman. Champagne.

 

Chambre 2 a reçu le prix du Roman Fnac 2013

 

Belfond, août 2013, 188 pages, 17,50 €

 

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Tous les premiers romans

 

 

Citations choisies :

 

« C’est dingue l’énergie que je déploie pour être lisse, transparente. Il me faut contenir, afin de ne pas exploser, car exploser ne fait pas partie du travail d’auxiliaire de puériculture. » (page 19)

 

« Le soir, quand je rentre, je pleure, d’une fatigue nerveuse intense et de toutes les émotions, toutes les femmes en larmes, tous les bébés hurlants, les pères agressifs, les médecins odieux. » (page 22)

 

« Je ne peux pas tout réparer d’un coup. » (page 26)

 

« Gabor était maître de l’humour absurde, probablement parce qu’il naviguait depuis toujours sur un bateau qui n’allait nulle part. » (pages 49-50)

 

« Mon amour est parti par la fenêtre, et il a emporté mes ailes. » (page 51)

 

« Les chirurgiens ne savent pas ce qu’ils découpent. On leur a appris la chair, la peau, l’utérus, le muscle.

Pas l’âme.

Ils ne savent pas du tout ce qu’ils font. Ils remettent une dame dans un lit, avec des agrafes elle a l’air entière.

L’opération s’est bien passée, la cicatrice est belle, le bébé va bien. Pourtant ils ne remettent pas l’âme. » (page 53)

 

« Comment on fait pour avoir une âme en béton ? Comment vivent les gens qui n’ont pas peur ? » (page 57)

 

« On en veut vite à ceux qui n’ont pas besoin de nous. » (page 71)

 

« J’ai bien compris que ce n’est pas mon boulot de dire ou même de penser quoi que ce soit. » (page 82)

 

« Ce qu’elle a pleuré, ce jour-là, dépasse l’entendement si l’on n’a pas soi-même vécu la mort d’un bébé, si malade ou monstrueux soit-il.

Le cerveau passe de oui à non en une fraction de seconde et c’est de l’énergie nucléaire qui le fait trembler dans la boîte crânienne. » (page 89)

 

« J’aime particulièrement que Gabor sache se taire. » (page 102)

 

« Il pousse des ailes à tout le monde sauf à moi. » (page 115)

 

« Plus le temps passe, plus j’étais heureuse à l’époque, par contraste. » (page 118)

 

« Elle, elle veut changer le monde quand moi je ne peux que le subir, mais elle m’entend. Je trouve cela précieux. Très précieux. […] Elle se sent à sa place, les pieds bien ancrés dans le sol, sûre de ses positions et de son travail. Du coup, elle me laisse une place, si précieuse, une place avec mon nom dessus avec moi dedans, une place que je peux prendre sans décevoir personne. » (page 138)

 

« En restant, il aurait tout détruit, même les souvenirs. » (page 156)

 

« Se taire est un meurtre de soi-même. » (page 162)

 

« On n’est seul que dans sa propre tête. » (page 166)

 

« A l’hôpital, on se protège comme on peut, mais on est tous au bord du gouffre. » (page 181)



5 questions à Vanessa Caffin


Vanessa Caffin est née en 1976.

Romancière, scénariste, journaliste, elle publie cette rentrée, après le succès de « J’aime pas l’amour… ou trop, peut-être » en 2008, son deuxième roman « Mémoire vive » (Belfond).

 

1. VOUS ET la lecture ?

  

Si je suis incapable de lire quand j’écris, en revanche je lis beaucoup lorsque je n’écris pas – un livre tous les deux jours en moyenne. Cela me bloque quand j’écris, mais cela m’inspire lorsque je n’écris pas



Seul à savoir, Patrick Bauwen


Ce roman, c’est un peu « Facebook m’a tuer » (puisque le nom « Mon iPhone m’a tuer », qui serait ici encore plus juste, est déjà pris par le fameux blog consacré au livre et au numérique).

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Marion, étudiante en médecine, a 20 ans lorsque son amoureux Nathan disparait. 15 ans plus tard, un mystérieux individu qui demande à être son ami sur Facebook la lance sur les traces – en forme de mortel jeu de piste – de celui qu’elle n’a jamais oublié.

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Présentation de l’éditeur

« Je sais ce qui est arrivé à Nathan.

Voulez-vous jouer avec moi ?

Signé : Le Troyen. »

Un message mystérieux sur Facebook et le passé de Marion resurgit.



La Ballade de Lila K, Blandine Le Callet


A une époque où le livre papier est considéré comme dangereux par le gouvernement, la jeune Lila se construit au gré des rencontres dans le Centre où on l’a placée après qu’on l’ait enlevée à sa mère.

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Cette époque, c’est le début du XXIIème siècle – pas si loin de nous, donc. Tout est filmé, enregistré, chacun est surveillé en permanence (l’analyse d’urines est obligatoire chaque matin, comme le port d’un implant contraceptif). 

Le vibromasseur est un appareil d’usage commun, que l’on remet à chaque jeune dès sa puberté.

Les rides sont bannies, les injections bienvenues



701 romans à la rentrée


Même si Jérôme a tout tenté pour que cela n’arrive pas, la rentrée littéraire est bien là, elle démarre ces jours-ci et durera jusque fin octobre.

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701 romans (nombre impressionnant, hallucinant, insensé) qui sortent en quelques semaines, et … seulement 24 heures par jour, 7 jours par semaine, 2 yeux pour lire (et aussi, 1 travail à temps plein et 2-3 autres petites choses