Une année studieuse, Anne Wiazemsky


Présentation de l’éditeur

Un jour de juin 1966, j’écrivis une courte lettre à Jean-Luc Godard adressée aux Cahiers du Cinéma, 5 rue Clément-Marot, Paris 8e. Je lui disais avoir beaucoup aimé son dernier film, Masculin Féminin. Je lui disais encore que j’aimais l’homme qui était derrière, que je l’aimais, lui. J’avais agi sans réaliser la portée de certains mots.

 

A 64 ans, Anne Wiazemsky trempe sa plume dans la fraîcheur des tourments qui surgissent au début de l’âge adulte. On plonge avec elle dans le délicieux récit de sa relation amoureuse avec Jean-Luc Godard, en 1966 (elle a 19 ans, lui 17 de plus), et on s’émerveille de ne croiser que des noms connus en guise de seconds rôles.



Prix des lecteurs de l’Express 2012


Présidé par Régis Jauffret, le jury du Prix des lecteurs de L’Express 2012

- dont je faisais partie – a récompensé hier soir

Bon rétablissement

de Marie-Sabine Roger

(mon coup de coeur parmi la sélection)



Royal Romance, François Weyergans


Présentation de l’éditeur :

Daniel Flamm est en train de vivre, entre Montréal et Paris, une de ces histoires d’amour innocentes et sans conséquences comme il en avait jusqu’à présent l’habitude. Il ne s’est pas méfié, il a oublié qu’on ne sait jamais jusqu’ou va vous conduire une rencontre : « J’ai une histoire à raconter, dit-il. Je ne peux plus la garder pour moi. »
Il se souvient de la première fois ou il a vu sur scène à Montréal une jeune actrice, Justine, et du coup de foudre qui les a réunis malgré leur différence d’âge : « J’adorais passer mes journées avec elle. On ne faisait rien d’autre qu’être ensemble. » Le Royal Romance est le cocktail préféré de Justine…



Tangente vers l’est, Maylis de Kerangal


Présentation de l’éditeur :

«Ceux-là viennent de Moscou et ne savent pas où ils vont. Ils sont nombreux, plus d’une centaine, des gars jeunes, blancs, pâles même, hâves et tondus, les bras veineux le regard qui piétine, le torse encagé dans un marcel kaki, allongés sur les couchettes, laissant pendre leur ennui résigné dans le vide, plus de quarante heures qu’ils sont là, à touche-touche, coincés dans la latence du train, les conscrits.»
Pendant quelques jours, le jeune appelé Aliocha et Hélène, une Française montée en gare de Krasnoïarsk, vont partager en secret le même compartiment, supporter les malentendus de cette promiscuité forcée et déjouer la traque au déserteur qui fait rage d’un bout à l’autre du Transsibérien. Les voilà condamnés à fuir vers l’est, chacun selon sa logique propre et incommunicable.

 

 

Dès les premiers mots, on est embarqués. Cette traversée du continent à bord d’un train mythique, ce sera aussi la nôtre, Maylis de Kerangal en a décidé ainsi. Et l’auteur ne lâchera pas son lecteur avant l’arrivée au point qu’elle aura déterminé comme tel.



Bon rétablissement, Marie-Sabine Roger


A l’hôpital, les journées ont un « compte d’heures dix fois supérieur aux journées du dehors », et les nuits sont « longues comme des cours de philo ». Jean-Pierre Fabre, miraculé après être tombé dans la Seine, repêché par un inconnu sans savoir véritablement comment il s’est retrouvé dans l’eau, est « le bassin de la chambre 28 » dans ce lieu où les patients sont qualifiés par leurs maladies. De sa chambre, « devenue le salon où l’on cause », de son lit où il est cloué, il dépeint un quotidien dont il chasse l’ennui à grands coups d’humour.

 

« Il entre, dit bonjour, me demande :

- Je ne vous dérange pas trop ?

Si je lui réponds que j’allais justement sortir, ça le fait rire. » (page 32)



Les séparées, Kéthévane Davrichewy


Présentation de l’éditeur :

Quand s’ouvre le roman, le 10 mai 1981, Alice et Cécile ont seize ans. Trente ans plus tard, celles qui depuis l’enfance ne se quittaient pas se sont perdues.

Alice, installée dans un café, laisse vagabonder son esprit, tentant inlassablement, au fil des réflexions et des souvenirs, de comprendre la raison de cette rupture amicale, que réactivent d’autres chagrins. Plongée dans un semi-coma, Cécile, elle, écrit dans sa tête des lettres imaginaires à Alice.

Tissant en une double trame les décennies écoulées, les voix des deux jeunes femmes déroulent le fil de leur histoire. Depuis leur rencontre, elles ont tout partagé



Le Chapeau de Mitterrand, Antoine Laurain


Présentation de l’éditeur :

Un soir à Paris, Daniel Mercier, comptable, dîne en solitaire dans une brasserie, quand un illustre convive s’installe à la table voisine : François Mitterrand. Son repas achevé, le Président oublie son chapeau, que notre Français moyen décide de s’approprier en souvenir. Il ignore que son existence va en être bouleversée. Tel un talisman, ce célèbre feutre noir ne tarde pas à transformer le destin du petit employé au sein de son entreprise. Daniel aurait-il percé le mystère du pouvoir suprême ? Hélas, il perd à son tour le précieux objet qui poursuit sur d’autres têtes son voyage atypique au sein de la société française des années 1980.

Cette fable pleine d’esprit et de malice possède comme le fameux chapeau un charme mystérieux



La liste de mes envies, Grégoire Delacourt


J’ai attendu avant d’ouvrir ce roman, pourtant sur ma pile depuis un moment. Attendu comme on met de côté un chocolat dont on est sûr qu’il ne nous décevra pas, parmi les mauvaises surprises à la liqueur et à la pâte d’amande.

Présentation de l’éditeur :

Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine.