Autour de moi, Nathalie Seroux


Autour de moiPrésentation de l’éditeur :

Un premier imagier photo pour les tout-petits qui leur donne à voir le monde à portée de main.

Ce très beau travail photographique de Nathalie Seroux offre une vision personnelle et sensible de l’environnement immédiat de l’enfant et renouvelle le genre littéraire qu’est l’imagier : voici un ouvrage pour apprendre aux tout-petits à nommer les objets, découvrir le monde et s’éveiller chaque jour un peu plus. Tous les thèmes de son quotidien sont présents: les différentes pièces de la maison, les objets qui les meublent, la nourriture, le jardin, les jouets, la musique, les couleurs… et beaucoup de tendresse pour montrer le quotidien du tout-petit !

La photographe crée des images simples et épurées en jouant avec la lumière, les matières, l’harmonie des couleurs chatoyantes. Ses objets et instants saisis dégagent une grande vitalité et se laissent nommer avec évidence.

Un imagier à feuilleter dans l’ordre ou au hasard, pour s’amuser à tisser des liens entre les images, les mots et le monde.

 

Le monde que présente Nathalie Seroux est coloré et poétique, lumineux et malicieux. Son univers est riche, son œil observateur et précis, son objectif tendre et… très subjectif.

 

Pourquoi ne pas habituer au plus tôt les enfants à la réalité plutôt qu’à sa retranscription/transformation/édulcoration ? C’est la question qui s’impose aux adultes face à cet imagier superbe et pas comme les autres. Car Autour de moi est un bel objet qui pèse son poids d’émotion. Entre les pages, et par la magie des associations que propose Nathalie Seroux, un petit supplément d’âme…

 

Inattendu et plein de vie.

 

De la Martinière jeunesse, septembre 2014, 14,90 euros

 

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Qui a tué Jacques Prévert ?, Sandra Reinflet


Qui a tué Jacques PrévertQuatrième de couverture :

Je suis passée devant mon école primaire. De l’extérieur, il m’a semblé que des carreaux étaient cassés J’ai escaladé la grille et l’ai retrouvée éventrée. A l’abandon. Au fil des pas, les souvenirs ont ranimé chaque salle, chaque couloir de l’école Jacques Prévert. Vingt ans plus tard, rien n’a changé, ou presque.

 

 

Depuis 2008, l’école primaire par laquelle est passée Sandra Reinflet est désaffectée. De ce lieu initiatique désormais à l’abandon, l’écrivain-photographe a pris des dizaines de clichés. Salles de classe saccagées, murs tagués, vitres brisés, et souvenirs qui se ramassent à la pelle, avec les feuilles mortes jonchant le sol de la cour. Sous la couverture, l’ouvrage hybride, à mi-chemin entre la balade poétique et l’album d’anecdotes, entre le beau livre et le carnet de correspondance (carnet de vie scolaire dit-on), emballé dans son protège-cahier, des textes courts accompagnent les images – et parfois celles-ci prennent toute la place.

 

sandra_reinflet_3Sandra Reinflet rappelle les souvenirs avec une bienveillance qui éloigne définitivement toute nostalgie paralysante ; le passé est passé. Son regard est tendre, et la contemplation tend à la rêverie.

Qui a tué Jacques Prévert ? est le journal d’une part de soi.

 

Un adulte créatif est un enfant qui a survécu. Ce détour par son école primaire semble avoir fait à Sandra Reinflet l’effet d’un bain de jouvence. Ce livre, c’est la confirmation qu’elle ne se trompe pas. C’est rare, ça fait du bien, ça fait se sentir moins seul et ça donne envie de partager.

 

Comme avec son précédent livre, Sandra réussit, en parlant d’elle, à faire s’interroger celui qui tourne les pages. Elle inciterait presque à aller voir ce qu’est devenue son école primaire – et à vérifier qu’on n’a pas tout à fait trahi celle (celui) qu’on était lorsqu’on y apprenait.

 

La Martinière, janvier 2014, 144 pages, 24 €

 

Jusqu’au 19 février 2014, plusieurs photographies issues de l’ouvrage sont exposées à la Bibliothèque nationale de France (quai François Mauriac, 75013) dans le cadre de la Bourse du talent et de la photographie.

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A lire aussi sur Sophielit :

Je t’aime [maintenant]

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La bande-annonce du livre :

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Raise magazine


 

Présenté comme un « magazine photo », Raise, que j’ai découvert via son n°11 en kiosque depuis avril, en contient un certain nombre, séries tour à tour étonnantes, fascinantes, dérangeantes ou jubilatoires – mais pas seulement : car le travail des 7 photographes présenté ici est chaque fois précédé d’un texte signé d’un auteur différent.

Parmi eux, on retrouve Hafid Aggoune, Mat Hild ou encore Pierre Noirclerc.

 

S’y ajoutent des interviews (dont celles de Julie Ferrier et du groupe AIR), quelques idées shopping en lien avec les séries photo, (presque) pas de pub et la traduction en anglais de l’ensemble des textes.



L’oiseau qui avait enterré sa mère dans sa tête, N’Fassory Bangoura & Philippe Geslin


Que sont ces carnets ? Un recueil de poèmes ? Un livre d’images ? Un carnet de voyage ? Un témoignage illustré ?

 

Rien de tout cela, ou un peu tout à la fois. « Une ethnographie mise en scène », en réalité. C’est surtout la confrontation de deux regards, celui de N’Fassory Bangoura, paysan soussou