L’orchestre vide, Claire Berest


 « Il m’avait rencontrée, et nous sentions tous les deux que cela était irrémédiable. » (page 28)

Au hasard d’un festival, Alma fait la connaissance de John, leader d’un groupe de rock. Il lui demande de le suivre et, sans trop savoir pourquoi, comme par défaut – ou défi ? – elle accepte. Cela implique de s’envoler pour l’autre côté de l’Atlantique, et de vivre par, pour, dans la musique.

« La musique devint les jours, la conversation, le repos, l’angoisse. » (page 82)

 

Vivre sur la route, aussi. Car après le studio, la vie se résume à la tournée. Et le confinement, la proximité extrême se meut en road-trip, transit permanent.

« La route est belle, mais le fait de n’habiter nulle part pose la question de l’existence elle-même. » (page 140)



Blues pour Elise, Léonora Miano


Elles sont 4 amies, Akasha, Amahoro, Malaïka, Shale. Elles vivent à Paris. Autour d’elles gravitent, des mères, des sœurs, des cousins… et des hommes, bien sûr ; surtout des hommes. Elles mangent, boivent, dansent, se posent des questions existentielles, peinent à trouver leur place, cherche dans le regard des autres de la reconnaissance… et de l’amour, bien sûr ; surtout de l’amour.

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Cela ressemblerait donc à du déjà lu si ces protagonistes n’étaient afro, et « bigger than life ».

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C’est ce qui fait la différence, et surtout la force de ce roman. Il regorge de vie, palabres et éclats de rire, moments plus solitaires et pensées sombres. Il est éclaboussé de couleurs. Il est plein de musique, aussi, et pas seulement parce que Léonora Miano propose à la fin de chaque chapitre la bande-son



Fugue, Anne Delaflotte Mehdevi


Au moment de la rentrée des classes, une mère de famille perd la voix alors que tous ses enfants sont enfin scolarisés. C’est l’heure de la remise en question sur son existence de femme, dont l’accomplissement va se trouver bouleversé par ce handicap soudain.

Présentation de l’éditeur

Madeleine s’enfuit de l’école le jour de la rentrée. Sa mère, folle d’angoisse, crie son nom le long de la rivière. L’enfant est saine et sauve, mais Clothilde y perd la voix. Sa voix du quotidien, sa voix de mère, de fille, d’amie et d’amante lui fait désormais défaut.

Clothilde consulte, se refuse aux traitements, se heurte à l’incompréhension de tous. Et, contre toute attente, prend des cours de chant. La voix chantée de Clothilde est belle, sublime même.