Ma vie précaire, Elise Fontenaille


 

La narratrice quitte son appartement parisien. Ses enfants, grands, ont volé loin du nid depuis un moment. Elle est livrée à elle-même.

 

Le roman s’ouvre sur la dispersion des bibliothèques de la narratrice, que celle-ci observe à distance avec intérêt. Contre toute attente, voir ces livres, autant d’anciens fétiches, faire le bonheur de tierces personnes la remplit de joie. La fin des besoins matériels et le détachement sont en marche.

 

« J’avais enfin quitté la marchande de sommeil, et trouvé pour quelques jours refuge à Vincennes, non loin de la tour où le marquis de Sade passa quelques années chez un ami d’ami parti en voyage, mais décidément Paris m’était impossible :



Les Morues, Titiou Lecoq


 

Ne pas s’arrêter à la couverture : ce roman dense n’est pas qu’une affaire de jeunes femmes sexy – au contraire.

 

Les Morues, ce sont trois trentenaires, Ema, Gabrielle et Alice, qui ont édicté en « charte » leurs grands principes concernant la vie, l’amour, les hommes, bientôt rejointes par une quatrième personne – Fred, un homme, ami de longue date d’Ema.

 

« J’ai juste envie d’égoïsme. Je ne veux pas m’enfermer et penser pour deux. Je veux d’abord exister pour moi plutôt que d’exister uniquement à travers les yeux de quelqu’un d’autre. » (page 77)