L’Amour sans le faire, Serge Joncour


« Ne pas avoir d’enfant, c’était se condamner à rester l’enfant de ses parents. »

 

Franck, fils d’agriculteurs, n’est pas revenu chez ses parents depuis dix ans. Lorsqu’il téléphone pour annoncer son arrivée, c’est un petit garçon qui décroche, et qui dit s’appeler Alexandre, comme le frère de Franck décédé accidentellement. De Paris, Franck prend le train sans bien savoir ce qu’il va trouver à la ferme.

En parallèle, Louise, mère célibataire, s’apprête à retrouver son fils pour une semaine de vacances. En fin d’après-midi, elle prend la route.

 

« A la campagne on le sait, celui qui a goûté à la ville, il est foutu, celui qui a goûté à la ville, il ne reviendra pas. » (page 29)

« A Paris on est apprécié à la mesure de l’intérêt qu’on représente, d’où l’urgence de s’en donner. » (page 30)



Paul au parc, Michel Rabagliati


Paul au parc, c’est surtout Paul aux scouts – mais c’est au parc que tout commence, et que tout finit.

 

Un album dans la droite lignée de ce à quoi nous avait habitués Michel Rabagliati.

 

Un album pour découvrir Paul, héros anonyme, ou prolonger le plaisir de passer quelques heures dans sa vie.

 

Un album d’une densité et d’une émotion tellement rares qu’il vient se placer en très, très bonne position dans mon Panthéon BD.

 

Pour mieux connaître Paul : c’est là.



Au pays des kangourous, Gilles Paris


« Ce matin, j’ai trouvé papa dans le lave-vaisselle. En entrant dans la cuisine, j’ai vu le panier en plastique sur le sol, avec le reste de la vaisselle d’hier soir. J’ai ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans. Il m’a regardé comme le chien de la voisine du dessous quand il fait pipi dans les escaliers. Il était tout coincé de partout. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans : il est grand, mon papa. » (page 9)

Simon a neuf ans. Sa mère, carriériste, passe le plus clair de son temps en Australie pour les besoins de son travail. Alors, quand son père, écrivain, et en revanche toujours présent à la maison, tombe en dépression, c’est tout l’univers de Simon qui se trouve chamboulé.



Paul, Michel Rabagliati


Cette série constitue sans doute mon plus gros coup de cœur de ces dernières années au rayon bandes dessinées.

Paul, c’est Monsieur tout le monde.

Ces albums, ce sont des tranches de son existence.

De son adolescence à l’âge adulte, en passant par son enfance que l’on retrouve au gré des retours en arrière, il grandit sous nos yeux, mûrit, acquiert peu à peu chacune des responsabilités qui font la vie.

Des études, une petite amie, l’achat d’un appartement, un enfant… Et en parallèle, petits et grands drames du quotidien.



Fugue, Anne Delaflotte Mehdevi


Au moment de la rentrée des classes, une mère de famille perd la voix alors que tous ses enfants sont enfin scolarisés. C’est l’heure de la remise en question sur son existence de femme, dont l’accomplissement va se trouver bouleversé par ce handicap soudain.

Présentation de l’éditeur

Madeleine s’enfuit de l’école le jour de la rentrée. Sa mère, folle d’angoisse, crie son nom le long de la rivière. L’enfant est saine et sauve, mais Clothilde y perd la voix. Sa voix du quotidien, sa voix de mère, de fille, d’amie et d’amante lui fait désormais défaut.

Clothilde consulte, se refuse aux traitements, se heurte à l’incompréhension de tous. Et, contre toute attente, prend des cours de chant. La voix chantée de Clothilde est belle, sublime même.