L’Envolée des livres 2012, Châteauroux les 14 et 15 avril


Ce week-end se tient à Châteauroux (36), dans le cadre magnifique du Couvent des Cordeliers, le formidable salon qu’est « L’Envolée des livres » – Envolée à laquelle j’ai déjà participé en 2011, après y être allée en visiteuse en 2010.

 

Au programme cette année : des tables-rondes, des conférences, un atelier d’écriture, des rencontres… et quelque 130 auteurs en dédicace, parmi lesquels on trouvera David Foenkinos, Philippe Jaenada, Serge Joncour, Sébastien Acker, Ariane Charton, Bertrand Guillot, Eloïse Lièvre, Jérôme Attal, Krystel Jacob, Stéphane Nolhart, Carole Zalberg… et moi !

 

J’y signerai Je vous emmène au bout de la ligneSanté (Six façons de le dire) et le « petit dernier », ancré localement, Trois années avec la SLA (cf. l’article ci-dessous).



Quand l’autofiction se fait romanesque / Entretien avec Eloïse Lièvre


« À partir du moment où l’on écrit avec une intention littéraire, on est forcément dans la fiction. »

 

Sophie Adriansen : Votre premier roman, « La biche ne se montre pas au chasseur », aborde le thème de la difficulté à concevoir un enfant. Pourquoi avez-vous eu envie d’écrire sur ce sujet ?

Eloïse Lièvre : Le thème de la difficulté à concevoir un enfant est en effet le sujet premier. Sur ce point de départ, d’autres thèmes se sont greffés. Je voulais notamment parler de ce moment où la jeune fille devient une femme, ce « passage ». Ce roman traite donc aussi de l’invention de la féminité, et de sa définition.

Biographiquement, j’ai toujours éprouvé la nécessité impérieuse d’avoir des enfants. Plus profondément, et sans doute avec une part d’inconscient, la question de l’enfantement me fascine.



La biche ne se montre pas au chasseur, Eloïse Lièvre


Jeune mariée, la narratrice sent naître le désir d’enfant. Avec son époux, ils choisissent une date symbolique pour le concevoir. Dans leurs parcours respectifs, tout a toujours fonctionné, ils ont toujours obtenu ce qu’ils souhaitaient. Mais pour une fois, ça coince. La volonté n’est pas tout.

« Si nous avions réussi dès le premier essai, j’aurais exulté […] Si le miracle avait eu lieu aussitôt, nous prenant de court, déboussolés, nous aurions basculé dans cette peur géante avec une insouciance elle-même effroyable, nous n’aurions pas eu le temps de voir venir, pas le temps des questions obligées des personnes responsables, de nous demander si l’on faisait bien, si c’était le moment, si, finalement, c’était une bonne idée. » (page 17)