L’invention du désir, Carole Zalberg


C’est l’histoire d’une relation extraconjugale entre deux individus chacun en couple de son côté. L’histoire de la naissance du désir, de l’aveu de cette naissance, de sa concrétisation, jusqu’à ce qu’il se confronte à la réalité, au matériel, au pratique, au terre-à-terre qui semble si peu fait pour aller avec lui.

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Sur les circonstances de la rencontre, on ne saura rien, si ce n’est qu’elle n’a pas été provoquée pour combler un quelconque manque : « Car c’est tout l’impossible de toi et moi : tu n’es pas arrivé parce que ma vie ne me suffisait pas. » (page 60)

C’est aussi ce qui fait la beauté de cette chose, et sa dureté, car la fin en est connue depuis le début – même si la fin peut-être ne viendra pas, se confondant avec l’éternité.



L’os d’aurochs, Pierrette Fleutiaux


Le principe des livres des éditions du Chemin de fer est de faire se rencontre un texte et des œuvres graphiques. Deux histoires parallèles, l’une (les images) étant néanmoins inspirée de l’autre (les mots) sans pour autant être une stricte illustration de l’intrigue.

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L’association à l’origine de cette maison d’édition explique ainsi la raison d’être de ces « ouvrages à deux voix, issus d’une rencontre inédite entre un auteur et un artiste » :

« Notre objectif est de laisser le champ libre à toutes les expressions contemporaines de la représentation et d’investir l’espace laissé vacant entre les mots et l’imaginaire pour renouveler la tradition du livre illustré.

Nous publions des textes courts, fictions et nouvelles. Ces textes sont écrits par des auteurs ayant déjà publié. Les artistes qui collaborent aux éditions du Chemin de fer ont habituellement une pratique artistique éloignée de l’illustration et cette aventure est pour eux un exercice et une expérimentation nouvelle. »