L’Envolée des livres 2012, Châteauroux les 14 et 15 avril


Ce week-end se tient à Châteauroux (36), dans le cadre magnifique du Couvent des Cordeliers, le formidable salon qu’est « L’Envolée des livres » – Envolée à laquelle j’ai déjà participé en 2011, après y être allée en visiteuse en 2010.

 

Au programme cette année : des tables-rondes, des conférences, un atelier d’écriture, des rencontres… et quelque 130 auteurs en dédicace, parmi lesquels on trouvera David Foenkinos, Philippe Jaenada, Serge Joncour, Sébastien Acker, Ariane Charton, Bertrand Guillot, Eloïse Lièvre, Jérôme Attal, Krystel Jacob, Stéphane Nolhart, Carole Zalberg… et moi !

 

J’y signerai Je vous emmène au bout de la ligneSanté (Six façons de le dire) et le « petit dernier », ancré localement, Trois années avec la SLA (cf. l’article ci-dessous).



5 questions à Carole Zalberg


 

Née en 1965, Carole Zalberg vit à Paris.

Romancière, elle est notamment l’auteur de Mort et vie de Lili Riviera (2005) et Chez eux (2004), publiés aux éditions Phébus, de L’invention du désir (Editions du Chemin de fer 2010) et de La Mère horizontale (2008) et Et qu’on m’emporte (2009), parus chez Albin Michel. Elle a obtenu le Grand Prix SGDL du Livre Jeunesse pour Le Jour où Lania est partie (Nathan Poche, 2008).

Animatrice d’ateliers d’écriture en milieu scolaire et de rencontres littéraires, Carole Zalberg travaille également à des projets en lien avec le cinéma ou le théâtre : A défaut d’Amérique (Actes Sud, 2012) est actuellement en cours d’adaptation pour le cinéma. 



A défaut d’Amérique, Carole Zalberg


Suzan a traversé l’Atlantique pour rendre un dernier hommage à Adèle, qui fut la compagne de son père et que l’on enterre à Paris. Fleur, la petite-fille d’Adèle, est là aussi.

La vie de la défunte Adèle, déracinée, rescapée du ghetto de Varsovie, se déploie comme un fantôme muet sur les existences de Fleur et de Suzan, tandis que se dessine une grande fresque familiale qui mène le lecteur de la Pologne à la France et des Etats-Unis à l’Afrique du Sud.

 

« On devrait toujours laisser les souvenirs où ils sont. » (page 29)

 

Trois femmes, trois générations, trois continents. Trois fragilités, aussi, et trois de ces personnages dont les histoires font l’Histoire.

Au travers de ce triptyque féminin, Carole Zalberg, avec la finesse et l’exigence d’une plume devenue scalpel, explore ce que l’on a coutume d’appeler



L’invention du désir, Carole Zalberg


C’est l’histoire d’une relation extraconjugale entre deux individus chacun en couple de son côté. L’histoire de la naissance du désir, de l’aveu de cette naissance, de sa concrétisation, jusqu’à ce qu’il se confronte à la réalité, au matériel, au pratique, au terre-à-terre qui semble si peu fait pour aller avec lui.

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Sur les circonstances de la rencontre, on ne saura rien, si ce n’est qu’elle n’a pas été provoquée pour combler un quelconque manque : « Car c’est tout l’impossible de toi et moi : tu n’es pas arrivé parce que ma vie ne me suffisait pas. » (page 60)

C’est aussi ce qui fait la beauté de cette chose, et sa dureté, car la fin en est connue depuis le début – même si la fin peut-être ne viendra pas, se confondant avec l’éternité.