La chemise d’une femme heureuse, Susie Morgenstern


La chemise d'une femme heureuseLa chemise d’une femme heureuse, c’est ce dont a besoin la reine Annabellastella pour sortir de sa mélancolie. Le roi Georgieporgie XIII, son époux, dont le seul but est de voir la reine retrouver le sourire, se met en quête de ce vêtement rare…

 

Tandis que le roi fouille le palais, puis le royaume, à la recherche de la chemise préconisée par le sage, la reine découvre le plaisir grâce aux pâtisseries et autres confiseries du chef pâtissier Puttershissel. Elle grossit et on la croit enceinte : mais elle refuse depuis toujours que le roi la touche, et cela ne pourra changer tant qu’elle ne sera pas heureuse…

 

La chemise d'une femme heureuse_dosComme bien des livres pour enfants, cet album est à double lecture. Tandis que les enfants se réjouiront des péripéties du roi Georgieporgie XIII, des découvertes pâtissières de la reine Annabellastella, des illustrations chantantes de Batia Kolton et des chansons colorées de Rachel Pignot (sur des textes de Susie Morgenstern et des musiques de Louis Dunoyer de Segonzac), les adultes se délecteront de cette réflexion sur le désir en forme de conte et du parti que prend l’auteur pour la raconter aux plus jeunes.

 

Le livre s’accompagne d’un CD. La voix de l’auteur s’accorde à merveille avec son histoire. Un très bon point aussi pour les onze délicieuses chansons qui la ponctuent.

 

Actes Sud Junior, 2011, 42 pages et un CD, 20 euros

 

chemise



L’été slovène, Clément Bénech


L'été slovèneEtudiants, le narrateur et Eléna vont passer quelques semaines estivales en Slovénie. Ils sont partis pour tester la solidité de leur amour ou, plus certainement, pour s’assurer que ce qui les lie en est. Tout un tas d’imprévus – de l’accident (sans gravité) de voiture à la traversée d’un lac à la nage faute de bateau en passant par l’intrusion de tiers dans l’intimité du jeune couple et la chute dans l’eau de l’appareil photo – vont venir contrarier ces vacances qui s’annonçaient calmes.

Le narrateur est très attentif à son amoureuse. Il s’émeut de petites choses, cependant qu’il cherche à savoir pourquoi il s’émeut. Mais cette intellectualisation, ce recul auquel la spontanéité des débuts a laissé place, n’est-ce pas la preuve que la fin est annoncée ?

 

Dans ce premier livre, Clément Bénech révèle une sensibilité étonnante. Il distille à chaque page une tendresse pour les bons mots qui concourt à l’aspect désinvolte du tout.



Les étourneaux, Fanny Salmeron


Présentation de l’éditeur :

Après une série d’attentats à Paris, trois amis, Lodka Place, Brune Farrago, Ari Saint-Thomas et leur chien Ferdinand Griffon vont se réfugier dans une maison de campagne. Ils se pensent à l’abri tandis que dehors le chaos menace.

 

Les noms des personnages donnent le ton : on plonge d’emblée dans une sorte de conte moderne, un conte ou une fable. A partir de l’attentat, on remonte le fil des existences : comment chacun d’eux est-il entré dans la vie de Brune ? On tombe en cours de route sur des listes (ex : la liste « nous avant nous c’est comme »), des mails, des textos, de la musique, un test de magazine – qui sont autant d’heureuses surprises, autant de pralines roses dans la brioche.



Un été de trop, Isabelle Aeschlimann


Présentation de l’éditeur :

Markus, quarante ans, marié, trois enfants, heureux en ménage, laisse momentanément sa famille derrière lui pour réaliser un projet professionnel à Berlin. Emilie, vingt-cinq ans, quitte son compagnon après une relation de quatre ans et, en pleine remise en questions, part effectuer un stage dans la capitale allemande. Markus et Emilie se sont déjà rencontrés, huit ans auparavant. Le hasard les remettra-t-il face à face ? L’attrait de la liberté est-il plus fort que le sens du devoir ? Et surtout, peut-on donner une deuxième chance à l’amour ?

 

Un Eté de trop est une histoire de séduction, de tentation, et de cas de conscience qui a pour décor Berlin, ville dynamique où tout paraît possible. Un premier roman qui remet au goût du jour les jeux de l’amour et du hasard, et qui ne laissera personne indifférent…



Je t’aime maintenant, Sandra Reinflet


 

A l’aube de ses trente ans, Sandra Reinflet, qui avait déjà recueilli les témoignages de 81 femmes nées comme elle en 1981, s’est lancée sur la piste de ses amours passées.

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Pour chacun d’eux, elle a sélectionné un moment en particulier, avant de partir à la recherche de l’être qui a traversé sa vie.

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Quête risquée, car faire revivre le passé peut se révéler dangereux – et de la flamme si vive, il ne reste souvent que les cendres.



Mariage blanc, Valérie Zenatti


Rachida aime Antoine. Antoine aime Rachida. Trois ans que cela dure, et sans un seul nuage. Un amour basé sur l’indépendance, les appartements séparés pour mieux entretenir le désir, le partage de convictions et d’avis tranchés. Notamment sur le mariage : ils n’en veulent pas, ni l’un ni l’autre, pas plus qu’ils ne désirent d’enfant. Quant à leurs convictions, dont certaines sont politiques, la nécessité d’aider son prochain y tient une bonne place.

 

Aussi, quand David raconte à son ami Antoine que Tatiana, une architecte russe qui vit à Paris depuis des années, est menacée d’expulsion car son visa arrive à expiration, situation dont seul un mariage blanc pourrait la sortir, Antoine n’hésite pas un instant.



Royal Romance, François Weyergans


Présentation de l’éditeur :

Daniel Flamm est en train de vivre, entre Montréal et Paris, une de ces histoires d’amour innocentes et sans conséquences comme il en avait jusqu’à présent l’habitude. Il ne s’est pas méfié, il a oublié qu’on ne sait jamais jusqu’ou va vous conduire une rencontre : « J’ai une histoire à raconter, dit-il. Je ne peux plus la garder pour moi. »
Il se souvient de la première fois ou il a vu sur scène à Montréal une jeune actrice, Justine, et du coup de foudre qui les a réunis malgré leur différence d’âge : « J’adorais passer mes journées avec elle. On ne faisait rien d’autre qu’être ensemble. » Le Royal Romance est le cocktail préféré de Justine…



Dieu surfe au Pays basque, Harold Cobert


C’est l’histoire d’un drame personnel, d’une injustice du quotidien. Un fait capable de ravager un couple, de détruire à jamais, au-delà des rêves d’enfant, les possibilités d’enfant ; un fait, pourtant, banal, statistiquement banal.

Le narrateur et la femme se rencontrent, s’aiment, se marient, veulent devenir trois. Rien de plus normal. Elle a déjà connu une grossesse avec un autre, mais le bébé n’a pas vécu plus de cinq jours à l’air libre. Il faudra composer avec cet antécédent, les menaces qu’il contient, on passera outre. Le test est positif, la chambre programmée, l’échographie des trois mois planifiée. 48h avant celle-ci, elle perd du sang. A l’hôpital, on annonce la fausse-couche. Celle-ci se soldera par un curetage, après des heures d’une « boucherie » aux méthodes « moyenâgeuses » – bien qu’orchestrée dans le cadre hospitalier.



Love blog, Gally & Obion


Love blog, c’est d’abord… un blog.

Ce blog était à l’origine un moyen de correspondance entre ses auteurs, deux dessinateurs démarrant une histoire d’amour à distance.

Et les dessinateurs ne sont rien de moins que Gally (« Mon gras et moi ») et Obion (qui a notamment collaboré avec Lewis Trondheim).

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Leurs billets parlent d’eux, de leur amour, de leurs envies, de leurs fantasmes