Pertes humaines, Marc Molk


Ceci est un inventaire.

Page après page, fiche après fiche ainsi que l’auteur désigne ces courts chapitres, sont brossés les portraits d’êtres plus ou moins chers, plus ou moins proches, qui pour une raison ou une autre sont sortis de la vie de Marc Molk.

 

Davantage que l’individu, c’est la relation de l’auteur avec lui qui est présentée, analysée de façon volontairement non objective.

 

Chaque fiche est assortie de données quantitatives – le coefficient de perte, la part de responsabilité de l’auteur et ses chances de renouer – comme pour mieux hiérarchiser des conditions de rupture ou de désagrégation qui échappent à toute logique (ou pas).



Aux livres, etc.


En ces temps de campagne, voici deux manifestes à se procurer d’urgence pour penser à l’endroit.

 

 



Les dents de ma mère, Amandine Cornette de Saint Cyr


« Bonjour, je m’appelle Anne. J’ai vingt-sept ans et je suis accro à ma mère. Dès la conception, j’ai vécu la dépendance en me shootant au cordon et, à la naissance, en me soulant à ses mamelles, à raison de dix tétées par jour. Sevrée une première fois, j’ai replongé en sniffant son foulard, puis j’ai continué en me piquant aux câlins, aux bisous, aux caresses, aux « je t’aime » jusqu’à l’overdose. J’ai bien essayé de décrocher, mais à force de pourvoir à tous mes besoins, elle m’en a empêchée. » (pages 36-37)

Anne aurait effectivement besoin d’un groupe de parole pour exposer son problème. Mais elle n’en dispose aussi pas, aussi c’est seule avec elle-même qu’elle tente courageusement de se sortir des griffes – et des dents – de sa génitrice. Or, si la promesse est belle et le prince charmant, il n’est finalement pas certain que le jeu en vaille la chandelle : « Comment peut-il espérer que je troque l’amour éternel d’une mère contre celui, précaire, d’un homme ? » (pages 135-136)



Les séparées, Kéthévane Davrichewy


Présentation de l’éditeur :

Quand s’ouvre le roman, le 10 mai 1981, Alice et Cécile ont seize ans. Trente ans plus tard, celles qui depuis l’enfance ne se quittaient pas se sont perdues.

Alice, installée dans un café, laisse vagabonder son esprit, tentant inlassablement, au fil des réflexions et des souvenirs, de comprendre la raison de cette rupture amicale, que réactivent d’autres chagrins. Plongée dans un semi-coma, Cécile, elle, écrit dans sa tête des lettres imaginaires à Alice.

Tissant en une double trame les décennies écoulées, les voix des deux jeunes femmes déroulent le fil de leur histoire. Depuis leur rencontre, elles ont tout partagé



L’Envolée des livres 2012, Châteauroux les 14 et 15 avril


Ce week-end se tient à Châteauroux (36), dans le cadre magnifique du Couvent des Cordeliers, le formidable salon qu’est « L’Envolée des livres » – Envolée à laquelle j’ai déjà participé en 2011, après y être allée en visiteuse en 2010.

 

Au programme cette année : des tables-rondes, des conférences, un atelier d’écriture, des rencontres… et quelque 130 auteurs en dédicace, parmi lesquels on trouvera David Foenkinos, Philippe Jaenada, Serge Joncour, Sébastien Acker, Ariane Charton, Bertrand Guillot, Eloïse Lièvre, Jérôme Attal, Krystel Jacob, Stéphane Nolhart, Carole Zalberg… et moi !

 

J’y signerai Je vous emmène au bout de la ligneSanté (Six façons de le dire) et le « petit dernier », ancré localement, Trois années avec la SLA (cf. l’article ci-dessous).



3 ans !


Mon blog fête cette semaine ses trois années d’existence.

3 ans !

L’occasion de parler chiffres à cette adresse d’ordinaire réservée aux lettres. J’en ai choisi 3 emblématiques de ces 3 premières années d’aventure.

 

En 3 ans, « Sophielit » a en effet comptabilisé :

 

742 billets publiés

Et des centaines de très belles découvertes littéraires

 

1997 commentaires approuvés

Et des échanges enthousiasmants, parfois prolongés #IRL

 

1 place parmi les 10 finalistes du Grand Prix des Blogueuses ELLE 2011 en catégorie littérature

Et un soutien impressionnant de la part de vous tous



Seins et œufs, Mieko Kawakami


Dans ces pages, trois femmes : Natsu, la narratrice trentenaire et célibataire, qui réside à Tokyo, raconte le bref séjour chez elle de sa sœur aînée Makiko, quarante ans, venue pour une augmentation mammaire, accompagnée de sa fille Midoriko, douze ans.

Makiko, mère célibataire, amaigrie par son rythme de vie éreintant et son travail épuisant, est obsédée par ses seins plus plats que jamais depuis la naissance de sa fille. L’opération de la poitrine lui apparaît comme la solution à tous ses problèmes.

Natsu s’interroge sur les réelles motivations de sa sœur, qu’elle semble soudain voir avec des yeux neufs.

Midoriko, enfin, est tellement perturbée par tout cela qu’elle en a perdu la parole : elle ne s’exprime désormais plus que via son cahier de conversation.



L’art de la biographie / Entretien avec Ariane Charton


« Une biographie, c’est avant tout laisser parler la personnalité et la replacer dans son temps de façon ordonnée et chronologique. »

 

Biographe d’Alfred de Musset, de Debussy, (Gallimard, collection Folio bio, 2010 & 2012) et de Marie d’Agoult (Editions Kirographaires 2011), spécialiste de l’époque romantique, Ariane Charton a par ailleurs établi l’édition de la correspondance amoureuse entre Marie Dorval et Vigny (Mercure de France, coll. Le Temps retrouvé).

Elle est également l’auteur du Roman d’Hortense (Albin Michel, prix littéraire de la ville de Mennecy 2010), consacré à Hortense Allart, la dernière maîtresse de Chateaubriand, et d’une anthologie, Cher papa, les écrivains parlent du père (J.-C. Lattès).

Son blog : Les âmes sensibles  

 

Sophie Adriansen : Qu’est-ce qui vous a amenée à envisager d’écrire des biographies ?



Marie d’Agoult, une sublime amoureuse, Ariane Charton


Quatrième de couverture :

Une femme, grande aristocrate et mère de deux enfants, s’éprend d’un musicien plus jeune qu’elle et quitte tout pour lui. Ce pourrait être un roman, c’est une histoire vraie. Celle de Marie d’Agoult, maîtresse du génial Franz Liszt. Leur passion durera dix ans et verra naître trois enfants dont la future Cosima Wagner.

Ariane Charton, spécialiste du romantisme, brosse avec ferveur ce portrait d’une femme qui osa vivre son amour jusqu’à l’absolu tout en restant une intellectuelle exigeante, soucieuse de défendre ses idées politiques et féministes. Par les élans de son cœur comme par ses préoccupations, cette comtesse romantique nous parle toujours aujourd’hui.



Film « Exécution » : 30 places à gagner


 

« Exécution »

 

une comédie politique

de Marie-Florence Gros et Cyril Delettre